Event #7 - Résurgence de la causalité
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Potiron
Potiron
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Sujet: Event #7 - Résurgence de la causalité   Dim 1 Sep - 20:06
Event #7
Résurgence de la causalité
Les vacances s’achèvent.

Ont-elles été mouvementées, ou plus sereines ? En fonction de vos dispositions, peut-être n’ont-elles pas été perçues au travers du même prisme. Dans tous les cas, elles arrivent à leur terme, et c’est tranquillement que le Prince des Mers chemine jusqu’à son terminus.

Adala.

Comme chaque année, le paquebot de plaisance aura vu nombre de régions, et tout autant de ports, apporter leur dose d’exotisme et de culture à ses passagers. Certains en ont même profité pour regagner leur demeure le temps d’un week-end, et retourner à leurs racines pour ensuite mieux affronter l’inconnu.

Le soleil s’est couché désormais, et les vacanciers se préparent à dormir une dernière fois avant de reprendre leur train train quotidien. C’est notamment demain que les élèves (ré)investiront leur campus, pour une reprise des cours qui débutera normalement le Mardi qui suit.

La nuit s’annonce calme, et certainement le restera-t-elle.

En dépit de la silhouette fantomatique qui surgit dans le lointain.

Certainement qu’au début, vous ne la remarquerez même pas. A force de naviguer, vous savez parfaitement que le Prince des Mers est régulièrement amené à passer à proximité d’îles ou territoires plus vastes, visibles depuis les ponts. Celle-ci ne fait pas exception.

Pourtant, elle paraît créer une légère émulation. Que ce soit sur les terrasses ou au rebord des fenêtres, les gens commencent à lentement se rassembler pour l’observer. Quelques murmures s’élèvent parmi eux, et n’osent énoncer à haute voix le nom à l’origine d’autant d’émois.

Lansat se dresse à l’horizon.

Une île délaissée, et désertée par ses habitants et son école. S’ils remontent pourtant à un an, les événements dramatiques qui ont abouti à sa fuite restent gravés dans les mémoires de certains.

Mais pas de tous. Nombreux sont ceux à ne pas avoir connu l’endroit, voire à ignorer les raisons de sa chute. Dans une certaine incompréhension, ils se tournent alors vers leurs camarades, en quête d’une explication à pareille fascination.

Et pour vous ? Que représente Lansat ? Obscur bout de terre perdu au milieu de la mer ou demeure chargée de souvenirs ? Cette île vous a-t-elle apporté quelque chose, sa chute vous a-t-elle marqué ? Était-elle inévitable ? Avez-vous pu vous reconstruire depuis, combler vos faiblesses ?

Il est peut-être temps de faire le point sur tout ça.

Mais que le trouble ne devienne pas maître de votre esprit. L’appel de la faible lumière émanant d’une ville dominée serait bien susceptible de vous faire céder à une pulsion inconsciente ; et pour cela, les professeurs veillent.

L’heure de la reconquête de Lansat n’est hélas pas encore arrivée.
Fonctionnement
• Event à post unique ! Il vous suffit de poster un rp à la suite pour valider le topic pour vos demandes de passage de grade. Merci de toujours préciser en balise HRP les actions de votre personnage.

• Le Prince des Mers est donc en train d’effectuer un passage à proximité de l’île de Lansat, précédent emplacement de la Pokémon Community. L’île est toujours sous quarantaine et est formellement interdite d’accès : le premier qui tentera de quitter le paquebot se fera instantanément couler par l’Ultralaser du Lamantine de Jackie.

• Vous êtes parfaitement autorisés à poster plusieurs fois ou à prolonger le topic dans un autre rp si vous le souhaitez.

• L’Event se veut comme une simple observation ou introspective de la dernière Intrigue du forum. Ceux pour qui elle est étrangère pourront en profiter pour mieux appréhender les ressentis des personnages plus anciens.

• Le topic sera clos le 30 Septembre.

• Nous espérons que le principe vous plaît !
Idalienor Edelwen
Idalienor Edelwen
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Pokeathlète Médecin
Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Lun 2 Sep - 15:15



Résurgence de la causalité
Lansat

Je n’avais pas du tout pensé à cette possibilité, même si pourtant au fond elle paraissait assez évidente. Notre ancienne île ne se trouve pas si loin en termes de kilomètres d’Adala. Et comme les vacances ont toujours une fin, il était en fait assez naturel de se dire que le bateau passerait non loin des côtés de celle qui fut notre île d’étude autrefois une fois notre périple à bord du Prince des Mers terminé. Nous accosterons sur les côtés d’Adala d’ici quelques heures tout au plus. Le soleil vient juste de se coucher et la nuit sera déjà bien entamée quand nous reposerons un pied sur terre.

Pour autant, là tout de suite, tout le monde semble l’avoir oublié.

Les événements qui ont eu lie il y a déjà plus d’un an sur Lansat sont très loin de concerner tous les passagers. Beaucoup sont de simples touristes et n’ont strictement rien à voir avec ça. Quant aux élèves, une bonne partie d’entre eux n’était pas présent au moment des faits, rendant l’évocation de ces souvenirs perdus extrêmement floue et sans réel impact émotionnel. Moi-même, j’étais persuadée d’avoir d’une certaine façon fait mon deuil de Lansat, le deuil de cette époque que j’ai passé sur l’île à apprendre, à vivre de nouvelles expériences, et surtout à grandir. J’étais persuadée que notre arrivée sur Adala était le synonyme d’un nouveau départ, d’une toute nouvelle aventure aussi riche en périples que la première. Que chaque instant au sein de ce nouvel archipel me permettrait de continuer à grandir, comme une sorte de suite à l’histoire que j’avais commencé à écrire sur Lansat.

Mais alors pourquoi ces quelques lumières que l’on distingue au loin sur les côtes de notre ancienne île me sert le cœur à ce point ?

Les passagers commencent à stopper leurs occupations un à un pour venir observer l’horizon. L’île est en quarantaine. Impossible de s’en approcher et les professeurs sont aux aguets pour s’assurer que personne ne tente l’impossible. Beaucoup d’élèves, moi y compris, souhaitent récupérer cette île, la reprendre aux mains de la Team Rouage qui a abusé de la confiance de jeunes adolescents pour assouvir leur fin et provoquer le chaos. Moi y compris. Les petites lumières visibles depuis notre position symbolisent cet échec. Comme si là-bas, des gens que nous n’aimions pas faisaient souffrir l’île en permanence.

L’île qui aura habité tous nos espoirs.

Je me dégage de la foule qui commence à s’accumuler à l’extérieur pour tenter de prendre de la hauteur. Au niveau de la terrasse à une des extrémités du bateau, j’arrive à escalader une des barrières pour me hisser encore un peu plus haut, juste après ce qui semble être une échelle de sécurité que j’aperçois à ma droite. Là, une sorte de tout petit espace est disponible pour s’assoir et observer l’horizon. Je suis presque sûre que l’endroit où je me trouve est interdit au public, mais je doute fort que les marins viennent me faire la morale. La charge émotionnelle actuelle du navire ne doit pas leur donner le cœur à une telle futilité.
Alors je suis là, assise face à la lune. Assise face à Lansat. Assise face à ces lumières qui me sert le cœur. Et je fredonne. Une chanson. Une chanson que j’ai écrite. Une chanson médiocre pour tout bon musicien. Mais là tout de suite, j’ai envie de la chanter.

« Cette chanson est pour toi, toi qui es là-bas, loin déjà
Quelques mots doux et ma voix, qui s’envolent jusqu’à toi
Et qui se lovent avec bonheur près de ton cœur
Ombres et lumières, pourquoi me taire ?
Jour après jour, ce grand amour
Qui nous emporte devient plus fort et nous transporte dans les étoiles
Toujours plus loin alors j’accepte le destin
Je veux t’aimer, cœur enchainé en liberté
Je veux t’aimer, Cœur enchainé en liberté »

Les mots s’échappent doucement et finissent par s’éteindre, perceptible seulement par les oreilles les plus attentives, ou bien ce qui se tienne tout près. Les yeux brillants, je finis par remarquer que mon ami Cael se tient là tout près, juste au niveau de l’échelle que j’ai utilisé pour monter là. Je le regarde en souriant tristement.

C’était très niais comme chanson je te l’accorde. Après tout je sais chanter, mais surement pas écrire ahah. Toi aussi tu cherches un peu de hauteur pour regarder ? Ou réfléchir ?

Le ranger rose vient s’installer à côté de moi à l’instant où je lui fais signe de prendre place. Après tout, peut-être qu’un peu de compagnie serait libérateur de ce poids qui me pèse sur le cœur. Cette petite chanson sans aucune prétention, malgré la valeur qu’elle a à mes yeux n’a pas suffi à me libérer. Alors à nouveau, les mots coulent et semblent cette fois-ci ne pas réellement trouver de fin.

Ça me fait mal de passer là, de voir notre île prise par la Team Rouage. Je n’ose même pas imaginer ce qu’ils sont en train de faire là-bas. Moi qui avais tout fait pour justifier mes actes auprès de Ginji il y a quelques mois, j’ai l’impression qu’aujourd’hui ça n’a plus de valeurs. En voyant ces lumières, je ne peux m’empêcher de me dire qu’en ayant été avec la Team Rouage, même un court instant, je les ai peut-être aidés dans cette victoire. Peut-être que si je suis malheureuse aujourd’hui, et que tous les autres présents à cet instant sont malheureux, c’est en parti à cause de moi ?

Le silence règne en maitre, même en contre-bas où la plupart des gens ont le respect de ne rien dire et de seulement subir ce terrible instant, celui où tous les souvenirs ressurgissent dans les esprits de chacun, comme une remise en question général. De mon côté, ça n’arrête pas et j’ai le besoin d’évacuer tout ça.

Parfois, j’ai essayé de m’imaginer ce que ma mère m’aurait dit si elle avait été là, enfin vivante je veux dire, au moment de la prise de Lansat. Peut-être m’aurait-elle rassurée comme le reste de ma famille en me persuadant que j’ai fait de mon mieux en faisant ce qui me paraissait être le plus juste ? Peut-être qu’elle me serait rentrée dedans comme elle avait l’habitude de le faire au même âge pour mettre l’accent sur mes erreurs et de quelle manière je devrais procéder pour ne plus que ça arrive ? Ou alors peut-être qu’elle n’aurait rien dit, me laissant seule réfléchir aux conséquences de mes décisions ? Ma maman était plutôt du genre imprévisible. Alors je crois qu’elle aurait bien été capable de me dire encore une autre possibilité que je n’ai pas énoncé.

J’étends un peu plus mes jambes, les laisse suspendues au-dessus de la terrasse un peu plus bas, finissant cette tornade de sentiments par quelques derniers mots.

Mais ce que j’aurais voulu savoir, c’est si aujourd’hui, ma maman aurait été fière de moi malgré tous mes choix ?

Résumé:
 



©️BBDragon

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Le courage est la première des qualités car elle garantit toutes les autres
Ginji Labelvi
Ginji Labelvi
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Lun 2 Sep - 18:04
GINJI LABELVI

rp commun
« Résurgence de la causalité »

C’est comme si le temps s’était arrêté.

Tout se passait bien, pourtant. Mes sœurs et moi, nous mangions joyeusement sur la terrasse du Prince des Mers. Nous savourions notre dernière soirée des vacances ensemble, et parlions de la rentrée prochaine avec hâte.

Et ce alors que je savais que cela allait arriver. A vrai dire, je m’étais même renseigné auprès de l’équipage pour pouvoir me détourner de justesses de ce triste spectacle. Je prévoyais de quitter le repas en avance, et de retourner tranquillement dans ma cabine pour me préserver de cet affront.

Mais j’ai beau croire qu’il s’est suspendu, le temps ne cesse jamais de s’écouler. Les minutes se sont enfuies, et avec elles, mes appréhensions, l’instant de ce repas. Je me suis laissé bercer par les plaisirs de la détente et de l’insouciance.

Et c’est ainsi qu’elle a fini par surgir à l’horizon.

Lansat.

Un étrange silence s’est installé à bord. Au début, je n’ai pas tout de suite saisi pourquoi. C’est Caroline, qui a fixé l’horizon la première, et sans le quitter des yeux, a déclaré :

« -Tu devrais y aller, Ginji. »

Mon regard s’est ensuite naturellement posé sur cette silhouette dans le lointain.

Et elle s'est dressée là.

Inchangée.

Comme au premier jour.

La simple vision de ses lumières me convainc de détourner les yeux. La mine sombre, je décale ma chaise, et me lève.

« -On se revoit demain. Merci pour le repas. »

Lissa m’observe faire sans comprendre.

« -Tu vas où ?
-Dormir. » alors que je pars, je lui adresse un court sourire « Tu devrais faire de même. La journée de demain s’annonce chargée. »

Et je suis parti.

J’ai très vite rallié l’intérieur du navire. Bien que toujours aux niveaux supérieurs, il me faudra certainement redescendre pour retrouver ma chambre.

Tout mon être me paraît anormalement froid. La simple idée que ces gens soient actuellement en train de dormir sur notre île… Elle me met hors de moi.

Je veux leur faire payer. Je veux les détruire. Je veux les piétiner. Je veux les anéantir.  Je veux écraser leurs ambitions. Je veux leur retirer tout ce qu’ils possèdent. Je veux qu’ils souffrent. Je veux qu’ils pleurent. Je veux réduire à néant leurs rêves. Je veux qu’ils prennent conscience de leur échec. Je veux qu’ils regrettent. Je veux qu’ils supplient. Je veux qu’ils désespèrent. Je veux leur faire subir des années de souffrance et de torture. Je veux leur tristesse. Je veux leur peine. Je veux leur colère. Je veux les briser. Je veux les dominer. Je veux les mépriser. Je veux les mettre face à leur impuissance. Je veux leur faire ressentir ma rancune. Je veux qu’ils soient misérables. Je veux qu’ils comprennent leur perdition. Je veux qu’ils réalisent n’avoir aucune chance de salut. Je veux qu’ils vivent le pire des enfers.

Je ne veux pas leur mort.

Je leur veux tout le mal du monde.

Et c’est précisément pour ça que je…

« -… Ginji ? »

Je m’immobilise.

Lissa m’a rattrapé. Seuls dans l’allée assombrie du navire, son interpellation a provoqué l’arrêt de mes bruits de pas et ainsi instauré un silence complet. Elle même a cessé d’avancer lorsque je me suis figé, et quand enfin j’ose lui adresser un regard, c’est pour voir toute l’inquiétude qui habite son visage.

« -Je… Je voulais savoir si… Si tout allait bien. »

Bien que je me sois tourné vers elle, mes pieds sont toujours orientés dans la direction opposée. Un sourire serein se dessine sur mes lèvres.

« -Je comptais juste aller à ma cabine, tu sais. »

Coupable, elle joint nerveusement ses mains, et baisse les yeux. Elle devait penser que j’allais partir sur Lansat au quart de tour. Je viens moi-même fixer le sol devant moi et me retrouve donc à lui tourner le dos, une expression bien moins enjouée sur le visage.

« -Lissa… Je te l’ai dit, tu devrais aller te reposer, toi aussi. Une toute nouvelle vie commence pour toi, demain. »

Elle paraît réticente.

« -Je… »

Mon ton s’affermit.

« -Je suis sérieux. »

Mon interruption la plonge dans un profond mutisme. Je lève alors les yeux vers le plafond, et développe.

« -Demain, tu intégreras la Pokémon Community. Je ne sais pas si tu en as pleinement conscience, mais… Tu n’en ressortiras pas comme tu y es entrée. » ma tête revient alors en position « Tu vas y faire un tas de rencontres. Des tas de gens, des tas de Pokémon, toutes avec des personnalités et des ambitions différentes. Ces rencontres deviendront partie intégrante d’un quotidien mouvementé et coloré, et auquel il te faudra t’habituer. » je plisse les yeux « Parmi ces personnes, il y en aura des bonnes, mais aussi des mauvaises. De même que tout ce que tu vas traverser : des bons et des mauvais moments. Tantôt la vie te sourira, tantôt elle te paraîtra étouffante. Jamais tu ne pourras prévoir de quoi demain sera fait, et jamais tu ne pourras espérer mener une existence simple et sereine. Il y aura des hauts, il y aura des bas… »

Après un instant de silence, je me retourne pleinement. Lissa et moi nous faisons face.

« -Et je ne serai pas là pour t’aider à les traverser. » ma mine s’assombrit « Mon temps à l’école est compté. Bientôt, plus vite que je ne le pense, j’aurai vingt ans, et avec, j’acquerrai mon diplôme de fin d’études. » je la toise droit dans les yeux « Alors, je m’en irai. Je laisserai Adala derrière moi, tout comme j’ai laissé Lansat et Sinnoh. »

J’inspire profondément.

« -Et toi avec. Bien sûr, je serai toujours disponible via téléphone, et rien ne m’empêchera de revenir vous revoir de temps à autre, toi et Caro… Mais je te l’ai dit. Je ne pourrai pas t’aider à traverser tous les événements que tu vas vivre. Des gens te blesseront, tu en blesseras toi-même, et tu te feras du mal à toi aussi. » j’opine tout doucement « Et ce sont ces douleurs qui te forgeront. Mais elles ne seront pas les seules à le faire : les moments de joie, de partage, et d’apprentissage, toutes contribueront à ton expérience et à former qui tu es.  »

A nouveau, mon ton se durcit, et mon expression se fait plus sévère.

« -La question est de savoir si tu es prête pour ça, Lissa. Es-tu certaine de ta décision ? Veux-tu réellement intégrer l’académie ? Et penses-tu pouvoir faire face à tout ce qui t’attend ? »

Elle entrouvre la bouche, sans savoir que dire. Son inquiétude a laissé place à une profonde incertitude, qui actuellement la ronge. Les bras ramenés vers elle, tout dans son être me paraît refermé et fébrile.

Et pourtant, elle serre les poings. Elle serre les poings, et une détermination venue de nul part emplit son visage.

« -Oui, Ginji. » son expression se fait néanmoins moins assurée « Partir de la maison a été l’une des choses les plus terrifiantes à laquelle je me suis confrontée. L’inconnu me fait peur, e-et… Rien de tout ce que tu viens de dire ne me semble facile. » c'est alors qu'elle fronce les sourcils « Mais... »

Elle s’avance d’un pas.

« -J’ai pris ma décision. Partout dans le monde… Des gens désirent briller et réaliser leur ambition. » elle se redresse « Je souhaite me faire partisane de ces rêves. Et je refuse pour cela de me laisser abattre. J'intégrerai cette académie, quoi qu'il m'en coûte, et... Je ferai tout pour éviter que des événements dramatiques comme la perte de Lansat ne surviennent. »

Je souris doucement. Venir en aide aux autres, cela a toujours été la vocation de Lissa. Visiblement, elle est loin de s'en être détournée.

« -Alors c’est que tu es prête. » je fais volte-face, et reprends la route vers ma cabine « Mais tu n’arriveras à rien si tu es fatiguée demain. Je te conseille sincèrement d’aller dormir. »

Bien qu’elle soit surprise par mon brusque départ, elle acquiesce.

« -O-oui !»

Et je m’éloigne. Lissa ne cherche pas à me suivre, et finit même par faire demi-tour. Ainsi, je me retrouve à nouveau seul à avancer dans les couloirs du navire, et chemine tranquillement jusqu’à ma chambre.

Le son étouffé d’un chant parvient jusqu’à mes oreilles. Ne changeant en rien mon allure, je continue ma route jusqu’à m’enfoncer dans les tréfonds du navire, abandonnant cette mélodie à la surface.



Je souhaite tout le mal du monde à la Team Rouage.

Et c’est précisément pour ça que je ne dois pas les laisser me détruire.

Ni moi. Ni tout ceux que j'aime.

HRP:
 

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« Il y aura des hauts, il y aura des bas… Et je ne serai pas là pour t’aider à les traverser. »
Ana C. Gladio
Ana C. Gladio
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Lun 2 Sep - 18:21


Elle est là, dressée devant eux, à moitié cabossée. C'est étrange de la revoir. Cela faisait longtemps. Enfin, seulement un an. Ce n'est pas grand chose mais, pour Ana, ça l'est.

La jeune fille sent une légère pression sur sa main, la tirant de ses pensées. Elle se tourne vivement, surprise, avant de voir le visage de Miguel. Il lui sourit avec compassion. Elle sourit à son tour avant de retourner la tête vers l'île déchue. Lansat. La métisse pousse un léger soupire.

« C'est étrange de la revoir après ce qu'il s'est passé l'année dernière, hein ? » demande-t-elle à Miguel.

Il hoche lentement la tête en serrant la mâchoire.

« Oui.. » répondit-il en baissant la tête. « Tu vas bien ? »

La jeune fille ne répond pas et continue d'observer l'île.

« Quand je suis arrivé à Lansat, je n'avais qu'un seul rêve en tête: devenir coordinatrice. »

Elle se met à rire légèrement en secouant la tête.

« Deux mois après mon arrivée, j'aidais à éteindre l'incendie de PALLADIUM. »

Elle marque une pause, se remémorant certains souvenirs de cette journée. Elle, trop jeune, perdue au milieu des flammes en tentant de jouer les héroïnes.

« Après cela, pendant un an, il ne s'est rien produit. Enfin, mis à part ma.. première déception amoureuse ? »

Elle hausse les sourcils.

« Puis tout s'est enchaîné. Honnêtement, après tout ça, je pensais que j'allais être enfin tranquille. Que j'allais pouvoir.. je sais pas, reprendre ma petite vie tranquille dans la nouvelle académie. »

Des larmes commencent à remplir ses yeux ambrés. Elle déglutit en tentant de les retenir le plus longtemps possible.

« Et puis, seconde déception amoureuse. Et me voilà. »

Elle se tourne vers son cousin en affichant un faux sourire.

« Je croyais être forte mais j'étais ridicule. Je me suis fais avoir je ne sais combien de fois. Et.. »

Elle baisse légèrement la tête, une larme vient glisser le long de sa joue avant de s'écraser sur le sol du navire.

« Je ne te l'ai pas dis, ni à toi, ni à Ezra, ni même à mes parents. Il n'y a que Miriam qui est au courant. »

Elle relève la tête pour plonger ses yeux dans ceux de Miguel.

« Après ma rupture avec Salomé, en plus de tout ce qui a pu se passer avant, j'ai fais une dépression. »

Le brun écarquille légèrement les yeux, surpris, mais semble être aussi déçu. Déçu qu'elle ne lui ai pas dit ou qu'il ne l'ai pas vu, personne ne sait.

« C'est pour cette raison que je ne suis pas venue sur la croisière. J'avais besoin de rentrer chez moi pour aller mieux. Si non.. je me serais probablement jeté par dessus bord. »

Elle laisse échapper un petit rire pour détendre l'atmosphère avant d'attraper les mains de son cousin.

« Mais maintenant, je vais bien. Grâce à ma famille, à toi, à Ezra, à mes pokémons. Grâce aussi à Oléa. Mais j'ai peur. Je suis terrorisée. »

D'autres larmes perlent sur les joues de la coordinatrice. Miguel froncent légèrement les sourcils avant de s'avancer pour la prendre dans ses bras.

« J'ai peur qu'il se passe quelque chose à Adala. J'ai peur qu'on me refasse du mal. J'ai peur de pas tenir le coup. Tu as bien entendu ce que Miriam nous a raconté avec l'attaque des pokémons eau, et si ça recommençait ? »

Le garçon resserre son étreinte en lui chuchotant de se calmer. Ana passe ses bras autour de sa taille pour le serrer plus fort contre elle. Miguel passe doucement une main dans ses cheveux pour lui caresser la tête et la rassurer.

« Personne ne te fera de mal. Tant que je suis là, tant qu'on est là, moi, Miriam, Ezra, tes pokémons, tes amis. On te protégera, je te le promets. »

Il desserre son étreinte et pose ses mains sur ses épaules. Il essuie une larme avec son pouce avant de lui sourire.

« Je suis sûr que Yuna n'hésitera pas à tout faire cramer pour toi, Miriam à tout noyer, Ezra à tout maudire. »

La jeune fille se met à rire avant de frotter ses yeux avec ses mains. Elle prend une grande inspiration puis retourne la tête vers Lansat. Elle sait qu'elle ne doit pas ressasser le passé et aller vers l'avant. Parce qu'il n'y a que comme ça qu'elle pourra s'en sortir.

hrp:
 

©BBDragon

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Event #7 - Résurgence de la causalité 1562174696-signature
Caroline Labelvi
Caroline Labelvi
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Lun 2 Sep - 21:18
CAROLINE LABELVI

rp commun
« Résurgence de la causalité »

Caroline fixe l’horizon.

Juste après le départ de Ginji, Lissa a tenu à le suivre pour s’assurer qu’il aille bien. La jeune fille n’a pas tout de suite réalisé qu’ils passaient actuellement devant Lansat, et il a fallu que sa grande sœur le lui explique pour qu'elle comprenne.

Celle-ci est désormais la dernière à table, et reste appuyée contre la rambarde du navire. Elle n’a pas cherché à suivre ses cadets : elle devine parfaitement que Ginji désire être seul avec ses pensées, mais que Lissa a tout de même besoin de lui parler. Et Caroline n’a aucune place dans cette conversation.

Et puis, cela serait trop facile si elle devait tout le temps être là pour les materner, pas vrai ?

Quoique. Elle doit certainement faire une figure maternelle à chier.

Dans tous les cas, elle préfère les laisser discuter seuls. Surtout qu’ils ont passé bien plus de temps ensemble qu’elle a pu en passer individuellement avec eux deux séparément. Caroline n’a jamais été douée pour rester en place…

Rester en place. Initialement, si elle a débarqué sur Lansat, c’était dans l’espoir de se poser. On ne peut pas vraiment dire que ça lui a réussi… Même si au final, les choses se sont bien finies. Maintenant, elle est en colocation avec Ilea, en couple avec Enzo, et elle a ses deux cadets à portée de main au cas où elle aurait envie de les martyriser… Ses employeurs la laissent aussi plus tranquilles depuis la disparition de Malcolm.

Bien qu’elle se doute que tout ceci sera de courte durée.

Un jour, ils auront à nouveau besoin d’elle. D’elle et de ses capacités. Elle ignore quand, elle ignore pourquoi, mais ça viendra.

Elle le sait. Ils finissent toujours par revenir.

Caroline soupire longuement. Est-ce qu’un jour, elle parviendra à se libérer de son travail ? Elle ne sait jamais sur quel pied danser. Tantôt elle s’éclate, tantôt elle le trouve… Inapproprié.

… Non parce que, clairement, une fille comme elle n’a rien à foutre là-bas. Si elle a pu devenir espionne, c’est uniquement grâce à ses quelques prédispositions. Elle ne mérite pas un tel métier… Elle n’a rien fait pour acquérir ses dons.

Tout comme elle ne mérite pas sa réputation de Coordinatrice.

En fait, de bout en bout, Caroline est une usurpatrice. Elle ment à son entourage, elle ment à ses employeurs. Il n’y a peut-être qu’avec elle-même qu’elle est honnête. Et ça… Ça commence à lui peser.

Elle aimerait bien passer à autre chose. Avoir une vie plus… « Normale ».

… Ah ! Si l’adolescente qu’elle a été l’entendait, elle péterait certainement un boulon. Elle, avoir une vie normale ? Classique ? Monotone ? Mais allons ! Caroline n’est rien de tout ça ! Comment pourrait-elle aspirer à ce genre de quotidien ?

A vrai dire, elle n’est même pas certaine qu’il s’agit de la bonne option. Simplement que…

Parfois, elle se demande à quoi ça peut bien ressembler.

Une vie honnête, juste.

« -Je suis là. Désolée. »

Caroline est tirée de ses pensées par le retour de Lissa. Celle-ci reprend place à table, alors que vraisemblablement, leurs assiettes sont vides. Elle aurait tout aussi bien pu aller directement dormir après avoir parlé à Ginji.

Du moins. Si elle a pu.

« -Tu as réussi à le rattraper ? »

Elle acquiesce.

« -O-oui. »

En un sourire, Caroline insiste.

« -… Et ? »

Elle détourne le regard, mal à l’aise.

« -Il… M’a demandé si j’étais prête. A… A intégrer l’école, je veux dire. »

Nonchalante, la blonde cale son coude sur la table, et sa joue contre son poing. Son rictus attendri se renforce à la vue de sa petite sœur hésitante.

« -Il s’inquiète pour toi. »

Même si elle ne le montre pas, elle ressent dans le regard en coin que lui lance Lissa qu'elle en est attristée.

« -J’ai… J’ai l’air si fragile ? Il oublie que c’est moi qui ai assumé toutes les tâches de la maison après son départ ! Et c’est même moi qui me suis occupée de ses Pokémon pendant son coma…  »

Caroline secoue lentement la tête de gauche à droite.

« -Justement. Tu ne seras plus à la maison, désormais. Et, ce qui t’attend... »

Tout en se redressant, elle croise les bras et expire bruyamment.

« -Eh bien, tu en as déjà eu un léger aperçu le mois dernier. Ce genre d’événement… C’est ce sur quoi on tombe quand on quitte le cocon familial. Et heureusement pour toi… Celui-ci s’est étonnement bien achevé. »

Le regard de Caroline se fixe alors sur Lansat.

« -Ça ne sera pas toujours le cas. »

L’expression de Lissa se fait plus dépitée.

« -Tu penses que j’ai mal agi, en quittant la maison ? »

La blonde ne peut pas s’empêcher de rire. Sa petite sœur la regarde sans trop comprendre.

« -Moi ce que je ne comprends pas, c’est comment tu as pu attendre aussi longtemps pour le faire ! »

Elle gonfle les joues, vexée.

« -Ce n’est pas si mal, la vie à la campagne… ! »

Caroline finit de rigoler.

« -Ahaha, ça, c’est toi qui le dis… »

D’une main, elle balaie totalement la discussion.

« -Mais parlons d’autre chose. Demain… Tu vas recevoir ton premier Pokémon. Tu as hâte ? »

Lissa écarquille en grand les yeux, comme si Caroline vient tout juste de lui apprendre la nouvelle.

« -C-c’est v-vrai. Hum…  » elle hausse timidement les épaules, incertaine « J’espère simplement que je réussirai à le rendre heureux.  »

L’adulte acquiesce avec ferveur.

« -Il n’y a aucune raison que ça se passe mal. »

Lissa ne semble pas aussi convaincue. Dans son esprit, des raisons, elle peut en trouver des tas. Mais elle choisit de ne rien relever, et finit par à son tour observer l’île de Lansat à l’horizon. Caroline ne voit pas comment elle pourrait relancer la conversation, et finit par se lever.

« -Bon, allez. » elle fait un petit signe de la tête à sa sœur « On va se pieuter ? »

Surprenamment, celle-ci décline.

« -Non merci. Je pense que si je vais me coucher maintenant… Je n’arriverai simplement pas à dormir.
-Et... Tu arriveras à retrouver le chemin vers ta cabine toute seule ?
-M-mais ! Je ne me suis perdue qu’une fois, et c’était il y a un mois !... »

Caroline rigole. Elle tapote rapidement l’épaule de sa petite sœur, et commence à partir.

« -Comme tu veux. Mais je te conseille vraiment d’essayer de dormir, ce n’est pas en restant dehors que tu te reposeras. »

Lissa ne répond pas, visiblement décidée à rester ici. L’aînée n’insiste pas et s’en va, laissant sa frangine seule sur la terrasse.



Si pour la blonde, les temps sont calmes, l’image de Lansat est là pour lui rappeler de ne pas se leurrer.

Sa vie n’est pas faite pour être calme.

HRP:
 

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Ranya Iluzion
Ranya Iluzion
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Lun 2 Sep - 21:46



Résurgence de la causalité
Voilà que le Prince des Mers remettait doucement le cap direction Adala, signant la fin de ce voyage riche en émotion. Ça c’est le moins que l’on puisse dire. La blonde n’avait jamais connu d’été aussi agité. Celui de l’an dernier n’avait en fait qu’été la conséquence des événements sur Lansat, ramenant un calme morose sur le camp d’été et avant ça, la jeune fille passait ses étés à danser, comme tout le reste de l’année, à l’exception faite que cette fois-ci, il n’y avait pas classe pour lui faire perdre du temps. Occasion toute trouvée pour la directrice du conservatoire de la prendre en cours intensif pour pousser encore plus les apprentissages de la danse classique, doublant presque le nombre d’heures déjà imposée à la petite fille. Avec le recul, Ranya n’est pas sûre de savoir si elle aimait cela ou non.

Toujours est-il que le retour à quai est prévu dans la nuit et que cela a pour conséquence de décaler la rentrée au mardi plutôt qu’au lundi, de quoi permettre aux élèves de se reposer une dernière fois au calme dans leur chambre avant de reprendre les cours. Programme cohérent et logique mais qui rappelle tristement à la danseuse que les vacances sont finies et que le train train quotidien de l’académie va reprendre. Enfin ça, tout est moins sûr vu l’été qu’elle vient de passer qui aura forcément des conséquences sur sa vie à l’école.

Déjà, elle s’est trouvée un nouvel ami et a renforcé des liens avec un autre. Angel et Thésée sont deux garçons pour le moins surprenants et même si Ranya ne connait le second que depuis peu de temps, elle sait déjà qu’une complicité certaine est née entre eux trois, de quoi former un groupe plus que solide dans les mois voire années qui vont suivre. Le quotidien risque de prendre une toute autre couleur avec ses deux là à ses côtés. Rien que de voir avec quelle facilité ils ont plongé tête baissée dans le danger en se faisant confiance mutuellement, et puis l’assistance qu’ils lui ont apportée quand elle a eu besoin d’elle, la scientifique n’a désormais plus de doute sur le fait qu’elle puisse leur accorder sa confiance en toute tranquillité.

Pour autant, ce même événement ne l’a pas choqué outre mesure. Certes elle a été blessée à la tête, chose qui aurait pu avoir des conséquences bien plus terribles qu’un simple saignement. Certes les batailles ont été impressionnantes et voir tous ces dégâts et blessés autour d’elle n’a pas été anodin. Mais aujourd’hui, a tête reposée, Ranya ne se sent pas paniquée ou pire traumatisée. Elle le prend comme un imprévu, un moment de son existence mouvementé il faut le reconnaitre, mais c’était seulement un instant, un passage qui n’aura pas laissé de trace dans son esprit plus qu’un autre événement sortant un peu de l’ordinaire. Il s’agit d’un souvenir, presque comme un autre.

La seule chose qui l’inquiète en repensant à ce 1 aout, c’est l’évolution non prévue d’Anubis. Pas que les évolutions soient prévues en temps normal, mais là son Skelenox a évolué en son absence, alors qu’elle était évanouie. Même Angel et Thésée n’ont rien vu puisqu’ils se sont dépêchés de sortir de là avec son corps endormi. Apparemment Fàfnir en aurait aperçu le début, mais pareil rien de très clair. Anubis est devenu un Terraclope suite à un excès de colère et un esprit de vengeance bien assuré. Maintenant, la jeune fille ne sait pas trop comment faire pour le calmer, et surtout pour le convaincre qu’il n’y aura plus d’autres incidents comme celui-ci.

Parce qu’elle sait pertinemment que c’est faux.

Ce soir encore, les cœurs sont lourds. Pour autant, le 1 aout parait bien loin face à ce qui se profile devant les yeux des curieux venus assister à la scène depuis l’extérieur. Le Prince des Mers est en train de lentement contourner l’île de Lansat, au plus grand malheur d’une partie des passagers de ce bateau. Ranya perçoit au loin les conversations. Ça va de souvenirs associés à l’île à des envies de meurtres. Des réactions diverses dans lesquelles la danseuse ne se reconnait absolument pas. Appuyée contre la rambarde, la blonde observe ces petites lumières en essayant de se souvenir. Oui, elle a été manipulée de A à Z par une grosse société qui ne souhaitait que prendre possession de l’île. Oui, là-bas elle aura vu des choses terribles pendant la chute de Lansat, des choses qu’un enfant ne devrait pas voir. Oui, c’est la première fois qu’elle se mettait en danger de cette façon. Oui, il y en aurait beaucoup des oui qui viendraient cocher des cases.
Mais une fois encore, la jeune fille ne partage pas les émotions de ses camarades.

Elle ne se sent pas concernée, pas affectée. Lansat était une île. Et elle a été prise par une Team criminelle à cause de l’incompétence de toutes les forces en présence au moment des faits. C’est un fait qui ne peut être réfuté. Mais l’enfant ne ressent pas un attachement particulier face à cet endroit isolé en quarantaine. Son cœur ne bat pas plus vite que la normale. Son cerveau n’est pas en ébullition, noyé sous une tonne de sentiment. Ses mains n’ont pas la tremblote comme certains. Non, simplement elle constate.

L’an dernier, ils ont perdu une île.

D’un pas déterminé, Ranya se lance en quête de la seule personne présente ici qui pourrait la comprendre sur ce point. Même si elle a passé le plus clair de son temps avec Angel et Thésée, les deux garçons ne pourront ici rien faire face à ce que la danseuse ressent, ou plutôt ne ressent pas. Finalement, l’enfant trouve ça presque bizarre. De ne rien ressentir de particuliers alors que les autres élèves présents au moment des faits ont l’air si abattu. Peut-être qu’elle n’est pas normale ? Qui sait.

Au loin, elle finit par repérer son meilleur ami, son bff lui aussi affalé sur une rambarde du pont comme elle un peu plus tôt. Lui aussi fixe l’horizon, perdu, mais n’affichant aucune émotion. Nico est juste…Nico. Fidèle à lui-même, et c’est ça qu’aime Ranya chez lui et qui la pousse la tout de suite à s’installer juste à côté de lui sans annoncer sa présence. Parce qu’ils sont comme ça tous les deux après tout.

Avec toi ce qui est bien, c’est qu’on n’a pas besoin d’en parler. On n’a pas besoin de mots. J’ai l’impression que juste-là, à côté de toi, je ressens la même chose en fixant ses lumières au loin.

Une forme d’indifférence.

HRP:
 

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Cael Joy
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Lun 2 Sep - 22:12
‘’*miom*’’

Dans le doute, embarques des chips. C’est le genre de motto qui me semble si évident que je ne l’ai jamais remis en question. Mais là tout de suite, j’avais que je comprends mieux que jamais, la philosophie profonde et absolue qui s’en dégage.
Mes mains naviguent en un ballet régulier pour le vider de son contenu, tandis que je reste là, accoudé à la rambarde du Prince des mers. Face à moi, l’immensité de l’océan et à l’exception des vagues, pas un élément inhabituel à l’horizon. La nuit n’est pas tombé depuis bien longtemps, mais l’absence de lumière commence à se faire sentir et donne aux vagues un côté un peu irréel.

‘’...Et mince.’’

Le paquet est vide. Je savais que j’aurais dû en prendre un sixième, ça m’apprendra à croire que ça me suffirait, tiens. Tout en essuyant mes mains sur ma veste, je me replonge dans la contemplation des flots : pas que ça soit réellement passionnant, hein, mais au moins, ça m’évite de trop écouter les cris et les bruissements, qui émane de l’autre côté du navire….Celui qui fait actuellement face à Lansat, depuis une bonne demi-heure.
Percha sur mon épaule, Katara semble avoir perçu mon état, puisque la Mustébouée se retient même de plonger à la mer, pour une dernière soirée au fil de l’eau avant notre retour sur la terre ferme d’Adala. La type Eau tente même de me lécher la joue pour me faire réagir, mais je me contente de lui tapoter la tête, sans vraiment la regarder.

J’avoue que je ne sais pas trop quoi faire. Vous y trompez pas : ça me touche ‘’un peu’’ que l’on passe aussi près de Lansat comme ça. Si jamais Jackie n’avait pas explicitement indiqué qu’elle vaporiserait le premier élève qui s’aviserait d’essayer de quitter le navire, par quelque moyens que ce soit, il y aurait déjà un Ranger sur cette île à l’heure qu’il est ! Et même si j’me doute que ça n’aurait rien changé, je suis sûr que Lucki n’aurait pas refusé une nouvelle opportunité de tabasser du sbire Rouage.
Mais en vrai...Ça va. Franchement, je vais bien mieux que ce que j’aurais pu croire. Une fois le pincement au coeur passé, j’étais même content de la revoir, cette île : le Bois de Brume, la petite Jungle, le Lac Corail, jusqu’aux souterrains où j’ai bien dû me perdre une bonne trentaine de fois...Tout ça, ce ne sont pas que des trucs passés. C’est encore là.
Ce qui s’est passé l’été dernier, ça aurait pu mieux se finir, c’pas nouveau. Mais j’agirais probablement pas différemment qu’à l’époque, si ça se reproduisait aujourd'hui : Cléo avait raison, j’ai fait ce que je voulais, pour ce que je croyais et autant que je le pouvais. Et avoir des regrets pour ça...Non merci, je passe mon tour.
Non, ce qui me titille, c’est…

‘’Cette chanson est pour toi, toi qui es là-bas, loin déjà
Quelques mots doux et ma voix, qui s’envolent jusqu’à toi
Et qui se lovent avec bonheur près de ton cœur
Ombres et lumières, pourquoi me taire ?’’

...Alors, soit je suis vraiment fatigué, soit je suis bel et bien en train d’entendre quelqu’un chanter, au-dessus du pont. Et plus étrange encore (Y’avais quoi dans ces chips ?), cette voix, je la connais !

‘’Accroche-toi, Katara !’’

Le temps de me hisser sur la rambarde qui encercle le pont et je n’ai plus qu’à sauter pour aggriper l’un des rebords qui lui fait face, au-dessus des murs nous séparant de l’intérieur du navire. Une prise après l’autre et quelques crochets de fixations plus tard, me voila face à une échelle de sécurité d’un beau bleu profond, que je m’empresse de remonter pour découvrir…

‘’Ida ?!’’

Difficile de se tromper, c’est bien la Pyroli, assise face à la lune et qui chante. Un peu perplexe, je le suis encore plus lorsqu’elle pivote vers moi et enchaîne d’une voix un peu étouffée.


‘’C’était très niais comme chanson je te l’accorde. Après tout je sais chanter, mais surement pas écrire ahah. Toi aussi tu cherches un peu de hauteur pour regarder ? Ou réfléchir ?’’’

‘’On va dire que c’est pour réfléchir, j’imagine.’’

C’est vrai, j’avais pas remarqué mais d’ici, on a une vue imprenable sur la mer alentours. Dans le lointain, les contours de Lansat se dessinent au milieu des flots. néanmoins, je ne m’attarde pas trop dessus avant de m’installer juste à côté d’Idalienor. Y’a un truc...étrange : la voir chanter comme ça, c’est déjà peu courant mais ce qui émane d’elle est suffisamment fort pour que je le sente. Y’a de la détresse et du doute à un tel niveau, que j’ai l’impression de voir Link lorsque je lui dis que j’ai confiance en lui...

‘’Ça me fait mal de passer là, de voir notre île prise par la Team Rouage. Je n’ose même pas imaginer ce qu’ils sont en train de faire là-bas. Moi qui avais tout fait pour justifier mes actes auprès de Ginji il y a quelques mois, j’ai l’impression qu’aujourd’hui ça n’a plus de valeurs. En voyant ces lumières, je ne peux m’empêcher de me dire qu’en ayant été avec la Team Rouage, même un court instant, je les ai peut-être aidés dans cette victoire. Peut-être que si je suis malheureuse aujourd’hui, et que tous les autres présents à cet instant sont malheureux, c’est en parti à cause de moi ?’’

...Pourquoi est-ce que j’ai l’impression d’être dans un réfectoire et qu’il y a un plat de beignets à la mayonnaise sur la table la plus proche ? Au fur et à mesure que les mots de la Pyroli s’égrènent, je commence à me balancer sur place, suffisamment pour que Katara lache un couinement indigné. Désolé amiga, j’voulais pas te faire tomber, c’est juste que...Je pensais pas qu’après tout ce temps, ça soit encore aussi vivace pour Ida.
Continuant sur sa lancée, la Pyroli commence même à évoquer sa mère et j’avoue que mon petit pincement est en train de se muer en véritable boule de bowling, au niveau de l’estomac. C’est pas le genre de questions que je me poserais, mais les entendre ainsi, ça vous mets tout de suite face au doute. Je sais ce que Cléo pense de ceux que j’ai fait, même chose pour Melody ou Noé. Mais quand j’essaye d’imaginer ce que m’aurait dit ma mère...Y’a rien qui me vient.

‘’Mais ce que j’aurais voulu savoir, c’est si aujourd’hui, ma maman aurait été fière de moi malgré tous mes choix ? ‘’

‘’Oui.’’

C’est sorti tout seul. J’dois avoir l’air aussi surpris et intrigué que la Pyroli, lorsqu’elle se tourne vers moi, comme si elle attendait que j’élabore un peu plus. Raaah, moi et ma grande bouche !
S’il lui faut une explication, autant commencer par le plus évident.
Alors que j’ôte ma veste (Oubliez-tout de suite ce à quoi vous pensez, je vous vois venir !), Katara se laisse glisser à terre, pour venir s’allonger devant nous, face à la mer et l’île qui nous nargue à l’horizon. Mes bandages sont désormais à l’air libre et même si le vent salé picote un peu au niveau du bras et de mon épaule, ça m’empêche pas de la fixer avec reconnaissance.

‘’T’as vu...C’quand même à toi que je dois tout ça. Et si je me souviens bien, ce jour-là aussi sur Lansat, t’as fait quelque chose pour tout ceux qui en avaient besoin. Si ta maman t’avait vu ce jour-là, je pense que je vais pas me planter en disant qu’elle aurait été super fière de toi.
T’as un coeur énorme, Ida. Tu veux toujours le meilleur pour les autres et la plupart du temps, tu réussis à t’assurer qu’ils l’obtiennent. Alors, si quelqu’un veut te jeter la pierre pour une erreur, aussi grave soit-elle, il devra d’abord avoir affaire à moi et à Katara !’’


‘’Bouée !’’

‘’Tu vois, elle approuve.
Si tu te sens comme ça, c’est encore une preuve de ce que je viens de te dire. Tu t’en veux malgré tout ce qui te prouves le contraire et tu te demandes comment aurait réagi quelqu’un qui ne peut pas te répondre. Et ben, je vais le faire à sa place : tu as eu peur et tu t’es raccroché à un plan qui te semblait valable. Comme...Alors, si je me plante pas vu le résultat, bien trop de personnes sur Lansat pour que je puisse les compter. Mais y’a une différence majeure entre elles et toi…''


De l’index, je désigne l’île, avant de pointer le Capstick de la Pyroli, puis de lui tapoter le côté de la tête. Ce simple contact me suffit pour sentir son corps se tendre...Elle attends une réponse.

‘’T’as eu assez de coeur et d’intelligence pour savoir quand faire machine arrière. On a fait notre possible pour couvrir ceux qui se sont retrouvés impliqué dans la bataille malgré eux. T’aurais pu continuer avec la Team Rouage ou t’enfuir, mais tu l’as pas fait. Ça va probablement être aussi cliché que ta chanson mais je vais le dire quand même : t’as agit comme une vraie Ranger, une vraie amie, une vraie...Ida, quoi.’’

Même si mes mots s’adressent d’abord à la Pyroli, ils ne sont peut-être pas aussi orientés que je l’aurais imaginé. J’ai presque l’impression de voir deux immenses pupilles sphériques et un bec acéré se pencher sur moi, pour me répéter exactement la même chose….Je suis vraiment un imbécile. S’il avait vraiment eu de la rancune vis à vis de ce que j’ai fait, j’imagine qu’il me l’aurait bien fait sentir, depuis un moment.
Le regard rivé sur la Lune, je laisse échapper un profond soupir...avant de commencer à rire.

‘’T’imagines...Ta maman et la mienne, qui nous regardent là tout de suite ? J’suis sûr qu’elles doivent soupirer comme pas permis et qu’on se ferait gronder comme des gamins de cinq ans. Tu te demandes si ta mère t’en voudrait, t’approuverait ou serait fière de tes choix, hein ? Moi, j’te parie que ça serait tout ça à la fois.  Après, je te parle même pas de Melody ! Si jamais elle apprends que j’ai rejoint une organisation terroriste et qu’on a conquis une île, elle serait capable de défoncer tous les autres membres à coup de poêle, juste pour pouvoir m’envoyer dans ma chambre ‘’réfléchir à ma conduite’’ !’’

Même si j’accompagne ma dernière phrase d’un clin d’oeil, la seule idée d’une Melody furieuse...Brrrrrr, non, on va passer à autre chose. Comme si elle avait senti mon hésitation, Katara revient se glisser entre nous et attrape subitement chacune de nos épaules à l’aide de ses deux queues, pour ensuite les rapprocher brusquement ! Collé à la Mustébouée, la joue contre sa fourrure, je dois admettre que..C’est pas siiiii mal, en fait.

‘’T'sais...T’as le droit d’être malheureuse, Ida. Mais si ça peut t’aider, j’veux bien l’être avec toi.’’
HRP:
 

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Event #7 - Résurgence de la causalité 1529618029-cael
Event #7 - Résurgence de la causalité Nrlv1q6

"You don't need a reason to help people...right ?''
Max Arago
Max Arago
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Scientifique Archéologue
Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Lun 2 Sep - 22:55

résurgence
de la causalité
La nuit se couche sur le Prince des Mers.

Seules les étoiles et les lumières artificielles du navire éclairent les pas de la rosée sur le pont supérieur du bateau. Dans quelques heures, ils débarqueront sur Adala, ils retrouveront leurs locaux et la Pokemon Community.

Sur Adala. Pas sur Lansat.

Max déglutit. Généralement, elle cherche à oublier que l’île qu’elle a quitté et celle qu’elle a rejoint, un an plus tard, n’est pas la même. Qu’entre temps, le monde s’est écroulé autour de ses amis et qu’elle n’a rien put faire pour les aider. Qu’elle n’a pas été là pour eux.

Il est si facile de voir la douleur de ceux qui ont combattus, de ceux qui ont tout fait pour sauver cette île si chère à leurs années d’adolescents. Et pour elle aussi c’est dur. Plus que ces amis, c’est l’île qu’elle n’a pas aidé, qu’elle n’a pas essayé de sauvé. L’île de ses premiers amours, de ses échecs, de ses amis, de ses victoires.

L’île sur laquelle elle a vécu tant de choses.

C’est dur de savoir qu’elle n’était pas là. Qu’elle n’a pas put apporté sa pierre à l’édifice. Qu’elle n’a pas put tout essayé, elle aussi, aux côtés de ses amis, pour sauver ce morceau de terre … Elle s’en veut tellement, tellement, tellement.

Elle s’arrête de marcher. Elle s’arrête de tourner le long de ce pont vide où l’on peut apercevoir les lumières de l’île qu’elle a tant aimé. Qu’elle aime tant.

Une part raisonnable de son esprit lui murmure que sa présence n’aurait pas changé grand-chose. Surtout à l’époque, quand elle était encore la Max timide et malléable. Quand elle était encore ce petit bout de fille qui ne savait pas s’imposer. Quand elle se cherchait et se recherchait. Elle sait. Elle sait qu’elle n’aurait pas réussit. Elle n’aurait rien apporté de plus.

Elle ne sait même pas vraiment ce qui est le plus douloureux. Ne pas avoir aidé, ou savoir que son aide aurait été inutile ?

Elle s’adosse à la rambarde du bateau et laisse son regard se perdre dans les lumières flous de l’horizon. De Lansat.

Inspire, expire, inspire, expire.

Elle n’était pas là. Elle n’a pas put agir. C’est comme ça et elle doit commencer à apprendre à vivre avec. Il est plus que temps qu’elle fasse le deuil de cette île.

Mais c’est dur. D’une manière qui doit être bien différente de ceux qui se sont battus. Quand Max a apprit la tragédie, c’est à son retour. Près de sept mois après la tragédie en elle-même. Elle a dû reconstruire lentement les pièces du puzzle. Elle a dû comprendre, bout par bout ce qu’il s’est passé et encore aujourd’hui, pour être franche, elle ne comprend pas vraiment comment ça a put autant dégénérer. Comment personne n’a put intervenir avant. Pourquoi …

Elle n’ose pas vraiment en parler aussi, de peur d’ouvrir des vieilles blessures dans les cicatrices de ses amis. De peur de blesser sans comprendre. De peur de se blesser elle-même. D’entendre des choses qu’elle ne veut pas entendre.

De comprendre que la guérilla qui a opposé les trois clans de l’île a également divisé ses amis, ses camarades de classe et son école. Elle le sait. Mais mettre des visages sur les clans qu’elle désigne par des noms vagues et lointains … c’est simplement bien moins marquant que d’y assigner des élèves, des amis.

Ça la laisse égoïstement éloignée du conflit. Ça ne l’implique pas d’avantage. Ça ne la force pas à se demander où elle serait allée. Contre qui elle se serait battue.

Elle expire. Longuement. Ça n’est pas arrivé et ça n’arrivera pas. Elle doit passer à autre chose. Et puis, à la base, la Pokemon Community n’est pas une île. La Pokemon Community n’est pas des locaux. Elle est bien plus que ça. Elle est ses professeurs, ses élèves, les pokémons qu’elle abritent. Elle est le staff, les compétitions, les cours et les missions. Elle est un peu bizarre, un peu folle mais elle est construite par ceux qui y vivent. Et peu importe qu’ils aient perdu leur île. Ils se sont relevés, unis et sont partis en conquérir une nouvelle.

La Pokemon Community c’est plus que Lansat et Max doit se raccrocher à cette idée.

Satisfaite par sa conclusion, Max jette un dernier regard à l’île qui a tant vu et se dirige vers la Grande Scène. Elle y attend des accords de guitare familier et en ce moment, elle a bien besoin de la présence d’un ami.


HRP:
 

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Gwenaëlle Sklodowska
Gwenaëlle Sklodowska
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Lun 2 Sep - 23:15
Etrangère, hermétique, perdue. Tels étaient au départ les ingrédients pour créer la parfaite petite mélancolie de Gwenaëlle. Jusqu’à l’agent chimique affliction. Voilà tout ce que ressentait la verte depuis que le prince des mers était arrivé aux abords de Lansat. Elle se baladait sur la terrasse (surplombant ces fichus plébéiens (non c’est faux)) , toujours accompagnée de son acolyte Tool et avait constaté une armée de zombie les yeux rouges qui fixaient éberlués l’île. Mais qu’avait-elle de si spéciale, cette île ? De la fumée s’en échappait mais sinon son design était simple, basique. Un poil paumée, elle s’approcha à son tour de la rambarde du pont du prince des mers (majesté veuillez me pardonner de foulée ainsi votre terre).
Rien dans la vue ne semblait justifier de telles larmes, c’était pas si moche quand même ? Non vraiment la jeune élève n’y comprenait que dalle. L’air peut-être ? Non plus, aucune trace de poison. D’où un tel rassemblement de mélancoliques ? AH MAIS C’EST CA, ça doit être les mélancoliques anonymes qui se rassemblent tous les lundi 1er septembre pour se remémorer le bon vieux temps de la maternelle. Ou pas. C’était idiot. Gwen hausse les épaules. Définitivement elle ne comprenait pas cette académie. Et puis l’incident du 1er août était bien passé, les gens n’ont pas autant de lag dans leurs émotions (ou pas tu sais pas).

Elle aurait pu comprendre pourtant, en demandant aux personnes alentours ce qui se passait, pourquoi un tel état. Mais ses seules connaissances étaient des nouvelles comme elles. De plus les personnes qu’elle avait rencontrées dans la salle des machines n’ont pas dit leur nom. Elle était seule, étrangère à ce monde de larme de tristesse de désolation (on ajoute un peu plus de drama sur tout ce sel ou on a compris ?). En soit, elle était seule, sans amie à part un petit Pokémon plante. Sûrement qu’elle s’en fera à la rentrée, peut-être ou pas. Là-dessus la demoiselle était assez pessimiste. Des amis elle n’en a jamais eu pourquoi ça commencerait maintenant hein ? Vivement à ces noires pensées la verte secoua vivement la tête. La voila qui se laissait aussi aller à la tristesse ambiante. C’était ça, une épidémie de tristesse à laquelle elle était étrangère pourtant.
petite musique ambiance:
 

Une voix s’éleva à côté d’elle. Une brune aussi touchée par ce malaise ambiant. Un virus je vous dis, cette île porte la poisse autant que Gwen va porter la chandelle quand une rose fit un câlin à la brune après un discours des plus tire larmes. Ça ne marche pas avec la verte, gênée, elle préféra s’en aller. C’est dommage la brune chantait bien, elle aussi avait l’air triste.

Sur le pont, les zombies semblaient toujours plus désespérés et désespérant. Soufflant, Gwenaëlle ne savait pas où se positionner dans ce monde de fou. Demander des explications à quelqu’un ? Et puis quoi encore, être en vie était assez compliqué alors avoir des relations sociales aled. Blasée, elle rejoignit un garçon qui faisait de la guitare avec une jolie personne à ces côtés. Attendrie par la mélodie du jeune homme, elle regarda Tool assit aux pieds de la Mentali. Elle lui donna ses baguettes pour que le Arcko chromatique puisse accompagné le brun. C’était un batteur hors pair.

Tool lui donna son premier sourire de la journée. Elle avait quand même au moins un ami dans ce bas monde.

Monde de fous.
HRP:
 
Nico Anderson
Nico Anderson
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Lun 2 Sep - 23:23



résurgence de la causalité
L’été se termine.

Et pour être franc, Nico s’en balance un peu.

L’été qui se termine, ça veut dire simplement que les appels de son père vont s’espacer, que Cait’ sera trop occupée pour s’inquiéter et que …

et bien sa mère sera toujours aussi absente.

Nico soupire et se laisse tomber contre la rambarde. Quand il est arrivé, tout à l’heure, après avoir promis à Cait’ qu’il allait sortir prendre un peu l’air, il n’y avait personne mais depuis quelques minutes, il commence a y avoir un peu plus de monde.

Il s’apprête à partir quand Ranya arrive et s’affale à côté de lui. Il ne se pose même pas la question de comment elle l’a trouvé. Elle semble toujours pouvoir le trouver. Ça amène un sourire sur ses lèvres. Il est heureux de l’avoir en amie.

En meilleure amie.

Il va rester dehors un peu plus longtemps.

Les yeux verts de Ranya restent posés sur l’horizon où se dessinent de jolies lumières. Une jolie petite île.

Oh. Ça explique l’affluence. Et les mots de Ranya. Il soupire, doucement et glisse gentiment sa main dans celle de Ranya.

Lansat.

Pour être franc, Nico ne pense pas souvent à ce qu’il s’y est passé, il y a un an. Il en ressent juste les conséquences. Il en tire juste de l’expérience pour le futur. Il n’a pas vraiment à se soucier du passé, le futur est bien plus important.

Et au vu du futur qui semble se dessiner pour lui … il a pas intérêt à accorder grande importance aux éléments de ce genre. Il soupire à nouveau et profite de la chaleur qui se dégage de la petite blonde.

Ils sont un peu pareil tous les deux.

Un peu trop indifférents, un peu trop différents. Pas vraiment des gamins et pourtant des gamins. C’est peut-être pour ça que Nico l’a laissé entrer dans sa vie si facilement. Ranya c’est quelque chose d’autre.

Alors il se tait.

Elle l’a si bien dit, ils n’ont pas besoin de ça, tous les deux.

Et même si la blonde a passé plus de temps loin de lui qu’avec lui pendant ces vacances … c’est pas vraiment grave. Parce que Nico sait que le lien qui les lit est plus profond qu’un peu de distance.

Ce soir le prouve une nouvelle fois.

Et il sait qu’elle l’intégrera si elle ressent le besoin de le faire.

Il sait que Ranya lui ouvrira toujours la porte si il en a besoin, comme il le ferait pour elle. Et c’est bien plus important qu’une île qu’ils ont quitté il y a plus d’un an.

Alors Nico se tait et profite du silence entre eux.


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Ilea Alezar
Ilea Alezar
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Lun 2 Sep - 23:24



Résurgence de la causalité
Ilea sait depuis quasiment le début de la croisière que cet instant va avoir lieu. Les marins lui avaient même prédit très en avance le jour et l’heure où cela arriverait. Même si en réalité ils n’ont pas pu tout prévoir, subissant avec une certaine violence l’attaque des pokemons marins au tout début du mois d’aout, l’itinéraire était quant à lui parfaitement clair et ne laissait aucune place au doute. Pour revenir vers Adala à la fin du mois d’aout, signant ainsi la fin des vacances et le retour à une vie quotidienne plus normale, le Prince des Mers allait forcément repasser par les abords de l’archipel avant d’y pénétrer.

Et donc passer tout près de Lansat.

L’ensemble du corps professoral a été averti de cet événement et s’est préparé en conséquence. Le Général Jackie a même averti que tout élève tentant de s’approcher ne serait-ce qu’un peu trop près de l’océan serait immédiatement pris pour cible par sa Lamantine sans aucune demi-mesure, de quoi en refroidir plus d’un. Les professeurs ont été postés à différents endroits du bâtiment pour surveiller tout le monde. Mais étonnement, Ilea a été exempté de cette tâche. Archibald Snow lui a offert congé pour cette soirée. Même s’il n’en donne pas l’air, le directeur de l’académie est quelqu’un d’extrêmement bien renseigné sur les histoires de ses employés, et l’éducatrice ne coupe pas à la règle. Il doit bien savoir qu’à cette époque, la rousse n’était pas encore membre de l’académie mais a toujours été très impliquée dans la vie de l’île et même si elle n’a pas hésité à aider les élèves pendant cet événement en se comportant en adulte, elle reste tout de même encore affectée par ce drastique changement qui a eu lieu dans sa vie. L’éducatrice n’a pas protesté et s’est contentée de hocher la tête avant de laisser les autres professeurs gérer les prochaines heures.

Actuellement, Ilea n’en a pas la force.

Le soleil venait à peine de tomber quand les têtes ont commencé à s’agiter à l’extérieur, se ruant vers la rambarde pour observer l’île de Lansat non loin. La rousse s’est appuyée contre les murs des pièces intérieurs du bateau, toujours à l’extérieur, les bras croisés, attachés fermement de part et d’autre de son corps. Des frissons la gagnent tandis qu’elle entend les voix des élèves s’élever. La plupart évoque leurs souvenirs là-bas, plus spécifiquement la chute de Lansat que certains ont vécu aux premières loges au côté de la rousse. Forcément, cette vue n’a rien d’anodin pour la plupart des gens présents ici, Ilea y compris.

Cet endroit qu’elle voit au loin, c’est le symbole de sa nouvelle vie. C’est cet endroit qui l’a accueilli alors qu’elle venait juste de briser ses chaines. C’est cet endroit qui lui a permis de doucement renaitre après ce changement radical de vie. C’est cet endroit qui reçu toutes ses angoisses mais aussi toutes ses petites victoires au quotidien contre elle-même, contre cette fatalité dans laquelle elle est restée accrochée trop longtemps. C’est cet endroit qui lui a offert un nouveau chez elle, un nouveau lieu dans lequel elle s’est construite une nouvelle vie, une nouvelle famille, de nouveaux amis, de nouvelles expériences.

C’est là-bas qu’elle s’est reconstruite.

Ses doigts glissent contre la pokeball attachée à sa sacoche. À tout moment, elle pourrait libérer sa Togekiss qui en quelques secondes s’envolerait en direction de Lansat pour voir ce qu’il s’y passe. En quelques instants, elle pourrait savoir ce qu’il est advenu de son ancien appartement. Est-ce qu’aujourd’hui son studio ainsi que l’ensemble de l’immeuble où elle habitait a été investi par les membres de la Team Rouage, qui s’en servent pour semer le chaos ? Est-ce que toute la vie qu’elle avait construite là-bas ne représente plus rien désormais, écrasée par les idées d’une organisation criminelle qui lui a pris tout ce qu’elle avait ? Est-ce que les dernières affaires qu’elle n’a pas pu déménager dans l’urgence de la situation de juin dernier ont été réutilisées à des fins criminelles ?

Est-ce que, à nouveau, son existence a complètement disparu du lieu dans lequel elle avait construit sa vie quelques années plus tôt ?

Les larmes coulent sur ses joues. Silencieuses, sincères, pures, elles roulent sur sa peau de porcelaine avant de s’écraser sur le sol, repoussant dans le même temps sa main glissant sur sa ceinture. Parce que le pire ce n’est pas ça. Ce n’est pas qu’elle ait perdu tout ce qu’elle avait construit encore une fois.

C’est que, malheureuse, elle a cherché un regard.

Ce regard bleu océan qu’elle a fixé pendant longtemps. Ce regard si pur qui lui permettait de s’évader à une autre époque. Ce regard qui accueillait tous ses espoirs d’adolescente. Ce regard qui lui a permis de rêver maintes et maintes fois. Ce regard qui l’a découvert. Ce regard qui l’a observé. Ce regard qui l’a dévoré.

Ce regard qui s’est détourné.

Ce regard qui l’a abandonné.

Ce regard, c’est celui d’Enzo qu’elle fixe déjà depuis quelques minutes, perdu dans la foule de personne cherchant à apercevoir les lumières de Lansat. Le regard de son amant d’un autre temps la fixe elle aussi, au creux de ses pupilles vert émeraude, brillantes sous l’effet des larmes qui continuent de perler au coin de ses yeux. Ses bras se serrent contre elle un peu plus fort, son cœur bat un peu plus vite, et ses prunelles ne peuvent se décrocher de celui qu’elle nommait Blue autrefois.

A nouveau, elle ressent cette attraction. Cette envie qui la consumait il y a quelques années maintenant de se jeter dans ses bras pour chercher le réconfort dont elle a tant besoin en cet instant. Les larmes qui jusque là lui semblaient si douces lui brûlent désormais la peau. Cette présence si proche d’elle qu’elle avait réussi à repousser semble gagner du terrain. La rousse qui s’était donnée tant de mal pour le repousser semble à l’heure actuellement tout juste capable de maintenant cette distance de quelques mètres. Mais la douleur qu’elle a ressenti à son départ revient alors, lui donnant un peu de force.

Celle de tourner les talons et de disparaitre dans la foule.

Résumé:
 

©️BBDragon

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Alezar Ilea
L'échec n'est qu'une opportunité de recommencer plus intelligemment ~
Nolan Dèannag
Nolan Dèannag
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Lun 2 Sep - 23:37
(T’es vraiment sûre que tu veux pas aller voir ?)

(Pas vraiment.)

(Mais pourquoi ? C’est une super occasion !)

(Je n’en vois pas l’intérêt. Mais vas-y, toi...Et amène Arth avec toi, c’est quand même là qu’il a éclôt !)

Ta Gardevoir n’a pas plus tôt quitté ta cabine d’un Téléport, que tu laisses échapper un soupir de soulagement. Pour une fois, il semblerait que la curiosité l’ai emporté sur son envie d’argumenter. Même sans le vouloir, il t’aurait été difficile de ne pas entendre les bruits qui courent sur tout le navire, au sujet de votre proximité avec lansat. Bon nombre d’élèves se sont probablement précipités pour assister au spectacle, surtout après les événements de l’an dernier.

Raisons de plus pour ne pas t’y rendre.

Lansat est une île exceptionnelle. Tu y as reçu Libra (pour le meilleur et pour le pire...mais surtout le meilleur, sois honnête.), tu as découvert que tu étais peut-être un peu plus qu’un simple musicien sans voix, ni but...Et tu y as rencontré Alban. Marie. Max. Aileen. Même tes camarades du dortoir Voltali de l’époque, une sacré bande bruyante, indisciplinée et incapable de réfléchir aux conséquences avant de décider de se travestir pour investir un dortoir féminin. Et c’est aussi là-bas que tu l’avais entendue jouer pour la première fois...
Mais à présent, il ne te reste pas grand chose de cette époque, à part une tablette usée, un clavier...Et pas mal de bons souvenirs, en réalité. Alors tu n’iras pas sur ce pont, de crainte de les gâcher. Et tu garderas la mélodie de Lansat aussi parfaite que la dernière fois que tu t’es amusé à la retranscrire. D’ailleurs, ce serait peut-être une bonne idée, quand tu y songes…

**********************

La Grande Salle n’est pas bien remplie. Rien d’étonnant vu l’événement se déroulant sur le pont extérieur. Pour un peu, tu regretterais qu’il soit si tard : Sarah doit dormir à coup sûr, aucune chance que sa mère n’accepte qu’une petite fille comme elle  ne puisse vadrouiller dans le navire, même accompagnée.
Tant pis, tu pourras toujours utiliser ce morceau pour votre prochaine leçon : après avoir trouvé un coin à l’écart pourvue de plusieurs fauteuils et d’une table, tu laisses glisser l’étui que tu tiens en main, à côté de cette dernière. Voilà un an que tu mixes et pratiques majoritairement sur un clavier mais...Au fond, tu sais très bien ce pour quoi tu es réellement fait.
Le temps de te caler le plus confortablement possible et tes doigts viennent caresser le bois laqué de l’instrument, comme on retrouve un vieil ami oublié depuis longtemps. Les cordes sont toujours aussi fermes tandis que tu les penses pour en sortir quelques notes désacordées et après une ou deux manipulations...Tu es prêt.
Une grande inspiration et tu peux commencer à jouer. Pas pour fermer les yeux, ni pour te distraire de toute cette agitation extérieure. Pas pour enfouir le souvenir d’Alban, de ton oncle ou...d’elle, non. Justement pas, loin de là.

Tout ça, c’est uniquement pour te souvenir.



Te souvenir de ce que tu y as appris, de ceux que tu as rencontrés, de ceux qui se sont éloignés.



...Et de tout le reste, puisqu'il ne te lâchera pas comme ça, hein, Nolan ? Ce sont des notes qui te poursuivront, que tu le veuilles ou non. Alors, autant hausser les épaules et les faire chanter, tu ne crois pas ?

No more Lansat stands

Et si d'autres veulent se joindre à toi, qu'ils y viennent. Ces mélodies ne t'appartiennent pas après tout.

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Event #7 - Résurgence de la causalité 1460961660-6644f4ad56048aaa356f1be771db417bdb00e4ea-hq
Sirius B. Powell
Sirius B. Powell
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Lun 2 Sep - 23:55


résurgence de la causalité
We arm ourselves with the wrongs we've done Name them off one by one Let's go to war

Le nez planté dans son portable, Sirius profite du wifi gratuit du Prince des Mers pour la dernière fois. Demain matin, ils seront sur Adala et les vacances seront finies. Et pour une fois, les vacances de Sirius ont été des vacances. À part quelques petites excursions à droite à gauche, Sirius n’a rien glandé et en est bien satisfait.

Ça lui a fait un bien fou. Après son dernier été et son année où il s’est noyé sous le travail … un été de farniente était tout ce dont le brun avait besoin.

Il va enfin assez bien pour s’autoriser de prendre du temps. Il va suffisamment bien pour prendre le temps de laisser ses pensées dériver sans craindre qu’elle ne l’emmène vers des horizons sombres. Il peut prendre le temps et respirer.  Viser son regard dans les étoiles et se remémorer avec affection les nombreuses fois où il a fait cette activité avec son frère, avec son père.

Sans être en colère.

Juste se souvenir des bons moments sans s’attarder sur là où ça a merdé.

Ça, c’était possible.

Respirer c’était possible.

Jusqu’à ce que de nouvelles étoiles viennent se joindre à celles du ciel. Jusqu’à ce que la forme familière d’une île se dessine à l’horizon. Jusqu’à ce que les murmures des gens autour de lui lui confirme ce qu’il réalise petit à petit.

C’est Lansat.

C’est Lansat.

C’est Lansat.

Inspire, expire, inspire, expire, inspire.

Toute la sérénité, tout le calme, tout l’apaisement que Sirius avait réussit à trouver cet été … tout vole en éclat. Il n’en reste rien. Que des fragments bientôt étouffé par l’ouragan qui le prend. Bien sûr que Sirius n’est pas guérit. Bien sûr qu’il est toujours blessé. Bien sûr que les blessures prennent du temps à cicatriser.

Mais la simple vue de cette île et tout ce qu’elle représente … les blessures se rouvrent et le sang coule à flot.

Il se revoit, fendre le ciel sur sa Roucarnage, il se revoit prit dans l’explosion. Il se revoit prit dans les flammes. Il se revoir choir. Il ressent les brûlures et ses cicatrices, physiques, semblent brûler à nouveau.

Il déglutit et sa vue se trouble.

C’est comme si il y était à nouveau et il ne sent plus rien, plus rien d’autre que la terreur, le sol qui se dérobe sous ses pieds, le feu sur son torse, dans son cou. Il ne sent plus rien d’autre que la peur, pour lui, pour Soleil. Que le choc de l’explosion, la chaleur des flammes, la dureté du sol.

Sirius ne se rappelle même pas d’avoir quitté Lansat.

Sirius ne se rappelle pas de quand il a quitté pour l’ultime fois le premier endroit qu’il a eu envie d’appeler sa maison.

Alors la peur se transforme et le sol se fait plus dur sous ses pieds et le feu qui lui brûle le torse renaît dans ses tripes et la colère, la colère, la colère.

Il se redresse du transat sur lequel il se trouvait et se dirige, avec ses pas un peu flous, un peu fou, vers le bord du bateau, cherchant désespérément à se rapprocher de l’île. À se venger. À infliger sur leurs torses des brûlures aussi vives que les siennes.  

La colère le brûle de l’intérieur et cette fois-ci la brûlure est si agréable. Il la préfère mille fois. Sa main tâte sa taille, à la recherche désespérée de la pokeball de Soleil. Il veut s’envoler. Il veut y aller.

Leur expliquer, leur faire comprendre.

À quel point ça fait mal. À quel point c’est douloureux.

De perdre une partie de soi. De perdre sa maison.

De se battre contre ses amis.

Sa main trouve la pokeball mais une autre main se pose sur la sienne.

Il se recule, son dos tapant contre la rambarde et tombe sur le regard agacé de son ancien référent.

- Tu comptes faire quoi ? Leur infliger à tous les mêmes blessures que les tiennes ? Et après ? Tu crois vraiment en être capable ? Que toi, le coordinateur fragile va pouvoir démonter à lui seul une organisation criminelle installée sur une île depuis plus d’un an. Tu penses réussir là où l’armée n’a pas réussit ? T’es qui pour penser ça, gamin ? Parce que laisse moi te dire la vérité, Sirius. Tu vas rien faire. Déjà parce que je t’arrête avant et que si c’était pas moi, quelqu’un d’autre l’aurait fait. Puis, parce que t’es un vaurien n’ayant pas la force d’accomplir ce qu’il veut faire.

Ace reprend son souffle et avant que Sirius ne puisse lui répondre, il enchaîne.

- Ce que tu peux faire par contre, c’est le devenir. Suffisamment fort. Pour te venger. Pour te prouver que t’es au dessus des vauriens qui t’ont tout prit. Et là alors, t’auras gagné. Mais tu gagneras pas en fonçant tête baissé dans un combat perdu d’avance.

Ace lâche son poignet et lui tourne le dos, probablement allant arrêter d’autres élèves qui ont la même envie que Sirius.

Les bras du Noctali tombent le long de son corps et soudainement, il se sent vidé. Plus vraiment en colère mais pas vraiment calme non plus. Pas vraiment triste mais loin d’être heureux.

Il traîne des pieds jusqu’au transat qu’il a quitté il y a quelques minutes à peine. Il s’y laisse tomber et son regard retourne se perdre dans les étoiles alors qu’il prend lentement en compte les mots de son référent.

Son ex-référent.

Un léger rire noir lui échappe. Pour une fois qu’Ace lui donne un bon conseil.


|| sirius regarde les étoiles - sirius voit lansat - sirius crise de panique et flashback - sirius colère - sirius se lève - sirius veut aller botter le cul de la team rouage - sirius est arrêté par ace - sirius va bader sur un transat (il a l'air un peu fou si jamais)(vous pouvez aller le voir si vous voulez)(et on peut se caler un rp si vous voulez)(uwu)

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Enzo White
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Mar 3 Sep - 0:29

ilea
résurgence de la causalité
Ce soir là, Enzo avait une bière à la main et une fille entre ses doigts. Ce soir là, Enzo se demandait l’air de rien où il finirait dans trois jours. Ce soir là, Enzo était bien loin des préoccupations des habitants de Lansat.

Quand l’accident de Lansat est arrivé, Enzo était à des centaines de kilomètres que ça et la nouvelle ne lui a fait ni chaud ni froid. Aujourd’hui encore, ça lui fait ni chaud ni froid. Cependant, l’événement a eut des conséquences un peu plus profonde sur son mode de vie que ce qu’il aurait put penser.

La chute de Lansat l’a affecté lui aussi.

Qui sait si il serait allé sur Adala sans la chute. Qui sait si il aurait rencontré Caroline sans la chute. Qui sait si il aurait trouvé un endroit aussi chouette sans la chute. Qui sait si il se serait sentit aussi à l’aise dans cette vie un peu plus casanière sans la chute. Qui sait si il aurait revu …

Ilea.

Comme si elle savait qu’il pense à elle, leurs regards se croisent et peut-être qu’Enzo est toujours … peut-être que le souvenir est toujours …

Il soupire.

Malgré la distance qui les séparent, Enzo n’a aucun mal à voir les larmes qui perlent au creux de ses yeux. Il n’a aucun mal à les dessiner roulant le long de ses joues.

La chute de Lansat l’a affecté bien plus qu’elle ne l’affectera jamais. Ilea a vécu sur cette île. Elle s’y est construite, libérée de l’emprise de ses parents. Elle … elle y est devenue une femme incroyable, bien loin de l’adolescente dont Enzo est tombé amoureux.

Et pourtant, chacun de ses gestes, de ses mots, ça le ramène sans mal à … à cette période. Cette période où Enzo n’en voulait pas. Cette période où Enzo ne voulait pas d’attaches, pas de chaînes. Et si c’est toujours le cas … la durée de sa relation avec Caroline prouve que quelque chose change, qu’il veuille ou non l’admettre.

Ils se sont rencontrés au mauvais endroit, au mauvais moment.

Enzo déglutit.

Combien de temps ont-ils passé à se perdre dans les yeux de l’autre quand ils étaient encore des gamins ? Combien de fois Enzo a-t-il laissé ses mains s’enrouler autour des hanches de la rouquine ? Combien de fois s’est-il plongé dans son odeur ?

Combien de fois s’est-il demandé, en secret, dans le plus noir de la nuit, si il avait prit la bonne décision ? Combien de fois s’est-il demandé, le ventre tordu d’un sentiment de malaise, si il n’avait pas laissé derrière lui la femme de sa vie ?

Enzo expire.

Il n’a aucune idée du temps qu’il a passé, ses yeux bleus dans ceux, verts, de la rouquine. À cette distance, il est bien incapable d’en discerner la couleur mais le souvenir des moments complices dans son lit, dans leur lit … les rendent inoubliables.    

Et c’est là le grand mensonge.

Ilea se retourne, ne laissant à Enzo qu’une étincelle de colère et s’enfuit. Et cette fois, contrairement à toutes les fois si similaire depuis le nouvel an, Enzo ne la laisse pas s’enfuir. Ses pas se fondent dans les siens et il lui court après.

Cette fois, Ilea ne lui échappera pas.

Il n’a pas de mal à la retrouver, dans l’un des couloirs désertés du bateau.

Elle est toujours aussi belle. Toujours aussi belle que la première fois qu’il la aperçue, dans la cour de cette école pour riches, dans son petit uniforme si bien taillé, sa longue queue de cheval rouge se balançant au rythme de ses hanches.

Il se sent adolescent à nouveau, découvrant cette créature superbe. Se découvrant le courage de l’aborder, de la séduire.

Il se revoit, lui prendre la main, l’embrasser et l’aimer et tout semble si proche. Si proche. Surtout quand elle se tient devant lui.

À cet instant, oublié le reste du monde et oubliée Caroline. Il ne voit plus qu’Ilea.

Ilea qui même avec ses cheveux ébouriffés par le vent marin et ses yeux rouges de pleurs est aussi belle qu’au premier jour. Non, encore plus belle.

- Ilea …

Il ne sait pas quoi lui dire. Il lui a couru après, inversant les rôles après tant d’années à être celui à fuir et maintenant … maintenant ?

Il ne sait pas.  


|| enzo x ilea ouspie.

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Salomé Cobal
Salomé Cobal
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Mar 3 Sep - 0:58
Est-ce qu'il ne fait pas trop froid là-bas, est-ce que les lumières veillent sur toi, est-ce que les cailloux roulent toujours comme quand je m'en approchais d'un peu trop près, est-ce que tu sais pour le départ puis le retour de Faulkner, est-ce que tu as remarqué comme le vent s'est levé alors qu'on approche de toi, toujours plus près, pour mieux te contourner et nous éloigner, est-ce que la pluie tombe comme avant, et la neige, et la grêle, et les cailloux, est-ce que tu es tendre avec ceux qui t'ont enlevée comme tu l'étais avec nous, est-ce qu'un jour tout redeviendra comme avant ?
Maintenant il fait tout le temps nuit sur toi.

Tu n'entends pas tous ceux qui pensent à toi, maintenant, tous ceux qui chantent, comme moi, tous ceux qui t'ignorent, comme ma Salomé, tous ceux qui pleurent, comme la grande à la chevelure de feu, tous ceux qui parlent, comme un peu tout le monde, tous ceux qui font silence, comme un peu tout le monde encore. Est-ce que je peux t'apporter quelques graviers, ou des pierres qui brillent, une nuée de confettis, une de mes plumes, noire ou blanche, ou celle de Miss Acacia, rouge, que tu n'as pas vue partir, une griffe de Faulkner ou de la comme lui bleue, petite source, une  braise étincelante de Django, ou scorie, ou cendre, un peu de gentillesse, affectueuse affectée, de Chayana, un peu de venin, perfide, d'Ankou, une écaille comme l'océan, ouragan ou tempête, de Sheitan, et l'attrape-rêves de ma Salomé, Granny, Mavka, Babushka ?
Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi.

Est-ce que tu vas disparaître à nouveau, comme un an plus tôt, retourner te terrer dans un diamant, te cacher parmi les vagues, t'enfouir entre les racines, t'éclipser entre les baies, t'évanouir entre les branches, te dissimuler entre les feuilles, t'envoler à mes côtés et comment c'est maintenant qu'il fait nuit tout le temps ?

Est-ce que ça va mieux, est-ce que c'est comme quand je bats des ailes dès que j'en ai envie ou besoin, pour se sentir léger, est-ce que c'est comme devenir un caillou qui vole, est-ce que c'est faire le vide pour ne plus penser à rien, pas même aux cailloux si bons, juste toi laissée à la dérive sans personne pour te gronder ? C'est fini ces gens en uniforme qui s'imposaient à toi, qui t'ont détournée de nous, qui t'ont éloignée, qui ont voulu t'arracher tes cailloux, qui t'ont fait plus de mal que toutes les Salomé du monde réunies ? Tu les as fait fuir, dis ? Avec ta générosité plus longue encore que mon aile maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ?

Même les cailloux d'Adala ne font pas le poids face aux tiens. Du genre tous beaux, tous neufs, jamais picorés, jamais écorchés, jamais rien, jamais mais rien. Alors ça fait un an qu'on voit rien, un an que t'es plus là, et là tu surgis, tu nous appelles, on t'entend, mais personne pour prendre son envol, même pas moi, même pas pour toutes les pierres du monde, car je le sens bien le regard de ma Salomé qui m'enflamme les plumes parce qu'elle se doute de quelque chose, et c'est comme ça depuis le début de l'été, depuis ce journal commencé, mais moi j'ai plus la tête à ça maintenant que je te vois, je veux juste une dernière balade à tes côtés, en piqué vif, et moi qui frôle ta terre depuis mes serres avant d'atterrir enfin. Toujours rien de ça, toujours l'obscurité, le noir seulement, et toi qui surgis brusquement ce soir, comme pour nous rappeler qui tu es où tu es parce qu'il fait tout le temps nuit sur toi.

Et si tu m'appelles quand les cauchemars t'habitent, avec toujours ceux en uniformes, regarde comme je pourrai m'envoler vers toi, pour les chasser, cauchemars ou uniformes, moi l'avalanche presque noire prête à leur glisser dessus. Les cauchemars, tu ne dois faire que ça, maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi.

Et toutes ces histoires que tu n'auras jamais contées ? La mienne que tu portais en toi ? Celle d'Ankou que tu tais secrètement ? Celle de Dovah qui ferait rire ma Salomé ? Et toutes celles que tu ignores, à commencer par la comme Faulkner, petite source, ou celle de Sheitan, roi des mers ? Il y a ces vies vécues, ces pans de passé qui ont coulé le long de Django, premier œuf d'entre nous, Chayana, fidèle, toujours, et Faulkner, qui s'en va et repart dès que l'envie l'en prend ? Dis, qu'est-ce que tu vas bien pouvoir nous narrer maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ?

Tu le vois bien que personne ne t'a oubliée, tu le vois bien que chacun te guette et te veille, chacun te vit à sa manière mais tu dois le savoir que penser à toi nous brûle autant que le pelage fraîchement éteint de Django, et c'est notre cœur entier qui se consume sous ta pensée. Ça remonte depuis le bec jusqu'à se perdre sous mes pattes, tiraillant mon sang qui bouillonne jusqu'à ma langue désormais asséchée pendant que tu te dresses face à nous.
Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi.

Et si je t'attache au bateau, peut-être pourras-tu nous suivre ? Et si je sème caillou sur caillou pour que tu puisses retrouver ton chemin jusqu'à nous, jusqu'à Adala, pour te fondre en elle, pour que vous ne soyez plus qu'une ? Et si je chante plus fort que ces mélodies qui s'élèvent, plus fort que ces pas qui se perdent, plus fort que Salomé qui parle avec la comme Faulkner, petite source, Aoi maintenant, petite source toujours pour nous, plus fort que la foule qui broie ton nom entre leurs lèvres et toi si fragile qui te perds sous mon bec mais personne pour y faire attention, juste toi et moi dans la nuit noire, et toi qui m'éclaire, vaguement, même si rien ne change car il fait tout le temps nuit sur toi.

Mais moi je veux croire.
Croire qu'il ne fera pas tout le temps nuit sur toi.

HRP:
 

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Event #7 - Résurgence de la causalité Miniature_731_SLEvent #7 - Résurgence de la causalité 9300065cqlEvent #7 - Résurgence de la causalité Rm8bEvent #7 - Résurgence de la causalité Miniature_215_XYEvent #7 - Résurgence de la causalité U96vEvent #7 - Résurgence de la causalité 1560881474-miniature-leviator-2-0Event #7 - Résurgence de la causalité 1564356350-farfuretEvent #7 - Résurgence de la causalité Miniature_619_XY
Merci Ida, Max & Mika pour les Moodboards !:
 
Logan C. Alduin
Logan C. Alduin
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Mar 3 Sep - 5:11
Tout le monde en parle ou presque, certain avec une larme d’émotion, d’autre comme d’une légende. Moi, dans tout ça, je ne sais pas où me positionner. Plus je la regarde et plus j’ai envie d’aller dessus. Ne serait-ce que pour essayer de me souvenir.

Si j’ai bien suivi, c’est l’ancienne île sur laquelle était située l’école… Mais j’en ai aucun souvenir… Comme si j’avais perdu certains bouts de ma vie. Un peu comme quand on libère de l’espace sur la mémoire d’un ordi quoi. Mais l’ordi, c’est moi, et les dossiers, mes souvenirs.

Terry est à mes côté et il sent bien que je suis complètement perdu face à cette terre désolée. Victime, d’après les rumeurs, d’une guerre civile. La pauvre n’a rien demandé et se retrouve avec un dresseur en partit amnésique. Encore heureux, il a de la chance que je me souvienne de lui.

-Tu crois que j’aurais une réponse un jour ? Pour mes souvenirs ?

Parce que oui, je m’en suis rendu compte. Entre mes souvenirs et ce que je vois, il y a une très grosse différence. Des choses ne collent pas, et je sens que sur cette île, si j’avais l’occasion de la visiter, je pourrais obtenir des réponses, mes réponses.

S’il existe des ruines de l’école, peut-être y reste-t-il une preuve de mon passage. Un élément que je serais le seul à pouvoir faire. Qui me prouve que je suis bien allé là-bas. Parce que le nom de l’île ne m’évoque rien.

Mon Sablaireau me regarde doucement… S’il pouvait parler, il pourrait me raconter avant mon accident. Parce que bon, de ce que j’ai compris, hormis certaines personnes, je ne passais pas beaucoup de temps avec mes camarades. Mais ces dites personnes ont l’air de m’avoir tourné le dos. Et j’ignore la raison.

Je soupire.

-Tu crois que je devrais essayer de retrouver les personnes avec qui j’ai passé du temps pour en apprendre davantage ?

Terry hoche doucement la tête. Comme moi, il doit penser que ce sera mieux que de ne rien faire. Ma mémoire ne va pas revenir toute seule. Si on m’avait dit un jour, que je ferais une enquête sur moi… Mais c’est sans doute le seul moyen pour avoir la vérité, enfin une part de la vérité.

Du moins je l’espère.
Dakoy Ra
Dakoy Ra
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Mar 3 Sep - 10:17
Voilà un mois que l'attaque du Prince des mers est passé. Bientôt Dakoy sera de retour sur Adala avec tous les autres, et c'est tant mieux. Parce que cela fait un mois que Dakoy se torture l'esprit à propos de ce qu'il a fait. Ou n'a pas fait plutôt. Alors que tout monde sur le bateau, élèves compris, se battait pour se défendre mutuellement, le blondinet n'avait même pas compris la situation, trop occupé à s'ambiancer seul dans sa chambre, le dernier album d'Ed Sheeramboum à fond dans les oreilles au point de ne rien entendre provenant de l'extérieur de sa cabine.

Il aurait pu se battre, avec eux. Il aurait pu aider, peut-être aurait-il pu éviter des blessures chez certains de ces camarades, ou donner les premiers soins avec les quelques connaissances qu'il avait. Il aurait voulu faire une différence. Mais puisqu'il ne peut plus rien y faire, autant apprendre de ses erreurs. La prochaine fois, il serait prêt. La prochaine fois, il agirait.
Ne serait-ce qu'un tout petit peu.

Mais les prochaines fois arrivent toujours quand on s'y attend le moins. Alors qu'il errait sur le pont pour profiter tant bien que mal de cette dernière soirée, il remarque que beaucoup observent l'horizon. En sautillant, il aperçoit une île. En tendant l'oreille, il entend un nom.

Lansat.

Il l'a déjà entendu. La leçon d'histoire, il la connaît vaguement. Mais il ne s'y était pas plus intéressé, le sujet restait tabou pojr beaucoup de gens de l'académie, et à raison. Mais il n'avait surtout rien demandé car il voyait ça comme quelque chose de passé, qui ne l'affecterait jamais. Et pourtant elle se dévoilait à lui. Le garçon s'éloigna de la foule et s'interrogea machinalement sur l'état des élèves qui avaient vécu la chute. Il n'était pas difficile de voir ceux chez qui l'île ravivait des souvenirs souvent douloureux.

Le prince des mers était comme enveloppé dans une bulle temporelle qui ramenait un an en arrière. Elle contenait des regrets, de la colère, de la nostalgie, de la peine... Dakoy voyait tout cela, sans pouvoir vraiment le comprendre. La bulle lui était imperméable. C'était comme s'il avait sous les yeux un parchemin qu'il devait lire avec le cœur, et le sien n'avait pas assez vécu pour déchiffrer cette langue.

Alors tout se mélangea dans l'esprit du dresseur. La bulle, le parchemin, son impuissance, l'île, les larmes, les gens. Il va ait l'impression qu'il allait s'effondrer au milieu du pont. Pour ne pas tomber, il ne se raccrocha non pas à une rambarde, car il n'y en avait pas à sa portée. Mais à quelques mots qu'il s'était dit.

La prochaine fois, il agirait. Ne serait-ce qu'un tout petit peu.

Son cœur, il allait l'endurcir. La bulle, il allait la percer.

Il repéra un garçon allongé sur un transat. Il n'était pas en larmes, mais Dakoy voyait que comme de nombreux autres, le cœur du jeune homme pesait au moins aussi lourd que le Prince des mers.

"Salut... Tu veux un câlin ?"

Encore une fois, il avait agi avant de  se rendre compte de la stupidité de son idée. Comment faisait les gens pour aborder des sujets sérieux sans passer pour un abruti complet ? Peu importe, l'important désormais était surtout de rattraper le titanesque parpaing de malaise qu'il venait de lâcher. Il enchaîna, son débit de parole démultiplié par la gêne :

"Ou autre chose, hein ! Je veux dire, l'atmosphère est tellement nostalgique, même moi ça me pèse et la plupart ont déjà trouvé quelqu'un avec qui discuté et j'ai vu que t'étais seul et pas forcément très bien et..."

Il coupa volontairement son flot de parole, ayant sûrement déjà touché le fond de la honte, et prit une grande inspiration en s'asseyant à côté du transat.

"Je n'ai aucune idée de ce que vous avez vécu là bas, mais même un aveugle verrait à quel point ça vous a marqué. Vous avez tous des choses à dire sur les cicatrices que ça vous a laissé. Donc si tu veux parler, je suis là. Si t'as besoin de quoi que ce soit, je suis là. Dis moi juste... De quoi t'as envie, là, maintenant ?"

Resume hrp:
 
Bellamy Wallace
Bellamy Wallace
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Mar 3 Sep - 12:41



Elle est là.
Au milieu de l'océan.
Immobile. Calme. Sereine.
Et un instant Bellamy se surprend à haïr cette vision.

Cent fois elle s'était imaginé repasser à proximité de Lansat. Elle pensait s'être préparé à tout. À ce que l'île soit en feu, détruite, engloutie par les eaux ou au moins... Ne serait-ce qu'un peu... Amochée.

Mais rien ne l'avait préparé à ce calme. À cette normalité. C'était comme si l'univers niait tout ce qu'il s'était passé. Ses vies brisées. Cette maison égarée. Lansat avait était le berceau de sa nouvelle vie, et la voilà sous un linceul invisible. Elle imagina un instant les couloirs de l'ancienne académie. Vide. Ou squatté par les sbires de la team rouage. Les souvenirs étaient là. Encore présent.

Une larme coula le long de sa joue.

Elle se souvenait de son périple absurde pour rejoindre Lansat, dos de dragon, bateau de Kaira. Elle se souvenait que tous lui avait déconseillé. Evan avait était jusqu'à l'enfermer au grenier. Bellamy hystérique. Rendue folle par sa perte. Par sa culpabilité aussi.

Les quelques nouveaux étudiants autour d'elle, la regarde avec un drôle d'air. Mélange de compassion et d'admiration. Elle était là... Aux événements. Elle a survécu à tout ça. Elle s'est battue pour l'île.

Qu'en savent t'ils vraiment ?

Personne n'avait était là quand ses insultes avaient fusaient telles des balles de pistolets tirés au hasard. "Allez tous vous faire foutre" c'étaient les mots qu'elle aviait balancée, une fois au pied du mur. La rose détourna le regard, vit volte face et entreprit de retourner à sa cabine.

Avait t'elle seulement le droit de regretter Lansat ? Elle, la lâche, qui avait tout fait pour fuir là où tous les autres s'étaient battus. Elle n'avait qui n'avait rejoint aucun camp. L'indécise, la paumée, la peureuse, la chialeuse, au visage tiré, cerné, fatigué.

Elle qui avait fallu commettre l'impensable.

Sirius

Elle, pour qui une autre a était punie.

Idalienor

Elle qui avait quitté sa précieuse sans se battre.

Lansat

Le regard bleuté de l'étudiante se posa alors sur deux silhouettes qui discutent, tranquillement installées sur des transats. Il est là. En victime de sa lâcheté. Et l'égoïsme qui la saisit au corps lui brûle les entrailles. Elle sait bien qu'il n'a pas besoin de le savoir - que ça ne réparera jamais le mal qu'il a subit. Que c'est presque futile par rapport à tout le reste mais... Elle. Elle en a besoin désespérément. Alors elle se dirige vers lui d'un pas décidé. Qu'importe ce qui peut penser, elle doit le dire. Se débarrasser de ce boulet de culpabilité qu'elle traine depuis ce jour. La voilà qui arrive au niveau de Sirius et d'un inconnu, elle hoche la tête et se racle la gorge pour leur signifier sa présence et balance :

-Quand tu es tombé du ciel ce jour là. Je t'ai trouvé en premier et j'ai voulu voler tes pokémons pour m'enfuir, et te laisser à ton sort. Je l'aurais probablement fait, si d'autres personnes n'étaient pas venues.

Et puis elle tourne les talons et part. Laissant ces cicatrices de peine se formaient sur ses joues rondes. Elle marche un peu au hasard, déambule, avant de finalement tomber sur Ida qui discute avec ce Cael que Bellamy ne connait pas trop. Ils se trouvent tous deux en hauteur, perchés comme des cornières, alors Bellamy hausse le ton :

-Idalienor ! Si je suis venu te soigner ce soir là, c'est parce-que je venais de déposer la pokéball du florges de Sirius prêt de son corps. Si je ne l'avais pas fait... Ça aurait pu être moi. Ou j'aurais pu le calmer, je ne sais pas. Je suis désolée.

Pour tout.

Encore une fois, Bellamy détourne le regard et fait demi-tour. En constatant le triste échec de sa démarche. Elle pensait se libérer de sa peine en avouant ses fautes. Mais ça n'a pas marché, de fait, la culpabilité est plus forte. Plus intense que jamais.

Lansat a était perdue.
Et elle ne peut même pas blâmer ses mauvais choix.
Elle se blâme seulement elle.

Egoïste. Lâche. Inactive.

Un dernier regard à l'île.
Et la voilà qui rentre à sa cabine.


Tiens, ça ne sent pas la tarte aux pommes ?

HRP
Bellamy s'en veut pour n'avoir choisi aucun camp, et n'avoir rien fait.
Elle va voir Sirius puis Ida et leur balance ce qui ronge son coeur ( en vrai c'est rien, mais ça lui fait mal)
Elle retourne à sa cabine.
 
 RÉSURGENCE DE LA CAUSALITÉ  
Lissa Labelvi
Lissa Labelvi
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Mar 3 Sep - 13:48
Je me retrouve seule à table.

Ginji et Caroline sont tous deux retournés à leur cabine. Pourquoi est-ce qu’ils insistent autant pour que j’aille faire de même ? Je ne pense pas avoir l’air particulièrement épuisée… Si ?

Mon arrivée à bord a certes été mouvementée, mais au final, les choses se sont bien passées. C’est la première fois que j’ai l’occasion de voyager autant… Unys, Kalos, Alola, toutes ces régions sont merveilleuses ! Même si l’idée de n’avoir eu qu’un aperçu infime du monde me donne quelque peu le vertige, je l’avoue.

Et alors que nous devions tranquillement débarquer sur Adala, voila que la vue de cette île voile de chagrin le visage de nombreuses personnes. Même Caroline m’a semblé étrangement mélancolique, elle qui d’habitude est si pétillante…

C’est pourquoi je ne parviens pas à en détacher mon regard. J’aimerai compatir à la peine de ces gens, notamment en imaginant ce que j’éprouverai si je perdais Sinnoh, mais la désagréable sensation d’être à côté de la plaque me ronge. Je souhaiterai pouvoir dire, faire quelque chose pour leur remonter le moral, mais je ne peux pas… Car il n’y a rien que je puisse faire. Rien, à part… Compatir. Et c’est terriblement frustrant.

Bien qu’hésitante, je finis par me lever de ma chaise. D’un pas lent, et extrêmement incertain, je m’avance ensuite le long du pont, jusqu’à m’approcher au plus près de Lansat. Elle semble… Si proche. Si vivante. Et pourtant… Elle est si lointaine. Inaccessible.

Je crois que, en dépit de toute cette tristesse, j’aurai aimé la connaître. On dit que l’amour conféré par une personne est représentative des larmes versées à sa disparition… Cet endroit doit véritablement être merveilleux pour qu’autant de gens la réclament.

Je déglutis lentement. La boule au ventre, je joints mes deux mains, ferme les yeux, et prends une profonde inspiration. J’ignore ce que je m’apprête à faire, mais… J’en ai besoin.

« -B… Bonjour. »

Je les rouvre, et parle de façon plus audible.

« -Bonjour Lansat. Ou… Ou devrai-je dire… Bonsoir ? Je crois qu’il vaut mieux, oui… » je ris nerveusement « Désolée. Mais je n’ai pas l’habitude de m’exprimer de la sorte, donc… Pardonne moi si mon discours est confus. »

Aucune réaction, évidemment. Mais je trouve ce silence complaisant, et il m’aide à me décontracter. Maintenant que je me suis lancée, je parviens à reprendre en étant plus détendue.

« -Si je m’adresse à toi, c’est parce que… Je vois bien que tu manques à beaucoup de personnes. On raconte que… Beaucoup de mal a été fait, à toi et tes habitants, et… Je suis désolée que vous ayez tous eu à subir à ça.  » je détourne le regard, coupable « En fait, pour être franche, je ne sais pas grand-chose de toi. Seulement des bribes d’informations transmises par mon frère et ma sœur… Je suis la seule de notre fratrie à ne pas t’avoir côtoyé. Et… Cela m’attriste un peu. C’est comme si… J’avais manqué une immense fête, tu vois ? »

Je frissonne légèrement, mal à l’aise.

« -P-pardon. Tu dois trouver mon comportement égoïste… Alors que ta perte a provoqué la tristesse d’un tas de monde, je ne fais rien d’autre qu’exprimer mes propres regrets. En vérité… J’aimerai te parler de quelque chose d’autre. » mon discours se fait plus franc, plus déterminé « Demain, je vais recevoir mon premier Pokémon !… Concrètement, je m’en suis déjà occupée de beaucoup, mais… C’est le premier qui m’appartiendra réellement. Et, c’est assez étrange, puisque…. Cette idée provoque en moi un curieux mélange d’anxiété et de hâte. »

Je réalise brusquement quelque chose, et panique.

« -A-ah ! Je dois te sembler bien matérialiste ! Se réjouir à la simple idée d’une possession… D-désolée ! Ce n’est absolument pas là où je voulais en venir ! Je- »

SBUNK. Par réflexe, j’effectue une courte révérence pour présenter mes excuses, et me cogne contre la rambarde. Je grimace, et me redresse tout en me frottant le front. J’ai l’impression de m’être fait punir par l’île en elle-même...

« -…. Pardon. Ce que j’essaye de te dire, c’est que…  » je passe outre ce moment gênant et tente de me ressaisir « J’aimerai te faire une promesse ! Une promesse pour l’avenir ! »

Je prends quelques secondes pour respirer calmement, et m’assurer de la justesse de mes propos. Lorsque je me sens prête, je me lance.

« -Je souhaite qu’un jour, mon Pokémon et moi-même, puissions fouler tes terres. Comme ma grande sœur et mon grand frère avant moi… Et que cela soit parce que tu auras retrouvé ta quiétude, ou par nos propres moyens. Nous viendrons, tous les deux, et… Ensemble, nous nous ferons une joie de découvrir ce qui fait ta splendeur ! Ainsi, je ne serai plus la seule à ignorer ta réelle valeur, et… »

Emportée dans mon élan, j’élève la voix.

« -Moi aussi, un jour, je pourrai fièrement m’exprimer : j’ai connu Lansat !  J’ai pu y vivre des aventures merveilleuses et y côtoyer des gens formidables ! Voilà… Voilà quel est mon souhait ! Alors, je t’en prie… Accepte-le, et arme toi de patience ! Car je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour revenir vers toi ! Je te le promets ! »

A la fin de ma tirade, ma posture s’affaisse légèrement, et je reprends doucement mon calme. J’expire tranquillement, de sorte à ralentir les battements frénétiques de mon cœur, et profite du silence qui plane dans les alentours.

Le silence… Attendez, je ne suis pas supposée être sur le pont d’un paquebot rempli de monde ?

Je me retourne, et réalise que les regards des personnes alentours sont fixés sur moi. Ils m’observent sans un mot, visiblement interrompus par mon discours, et continuent de me dévisager sans rien dire même après que je les ai remarqués.

Oh non… Ne me dîtes pas que je me suis donnée en public ?!

Le rouge me monte aux joues. Je ramène mes bras vers moi, et crispée, me dissimule le visage.

« -Aaah… Je suis désolée ! J-je ne voulais gêner personne ! Je... Je... D-désolée ! JE VOUS DEMANDE PARDON !  »

Cédant à la panique, je m’en vais en courant, et essaye de me dérober à tous ces regards.

Là, c’est sûr…

Après une scène pareille, je vais être incapable de fermer l’œil de la nuit. Oh la la, j'ai tellement honte...

Je comprends mieux pourquoi mon frère et ma sœur s'inquiètent pour moi quand je panique pour si peu.

HRP:
 
Yuna Frostheart
Yuna Frostheart
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Mar 3 Sep - 20:29

Résurgence de Causalité

Event #7
♫ ♫
Elle est là…

Si proche et si loin à la fois.

Mon regard rose se pose sur le morceau de terre, que l’on arrive à distinguer dans la nuit. Ce serait tellement simple, je n’ai qu’à libérer Lucifer de sa pokéball, monter sur son dos, et m’envoler avec lui. D’ailleurs, je sens cette dernière se réchauffer, est-ce que lui aussi à envie d’y retourner ? Il est vrai que ce n’est pas n’importe quelle île en face de nous…c’est ici que mon aventure a commencé.


Lansat

Je me souviens parfaitement mon arrivée sur Lansat. C’était il y a un an et demi, j’étais partagée, peu sûre de moi, j’étais à deux doigts de faire demi-tour et de rentrer à la maison. A ce moment, je devais venir à l’académie avec Alone, on devait être ensemble pour faire nos premiers pas dans le monde des dresseurs pokémon. Mais ça n’a pas été le cas…j’étais seule en arrivant sur Lansat, j’étais seule pour démarrer cette aventure. Je ne peux pas lui en vouloir, il avait de bonne raison pour rester à Nénucrique, et peut-être que j’aurai fait la même chose si j’avais été à sa place…Non j’aurai fait la même chose, c’est certain.

Mais voilà, je ne savais pas, et je suis partie…je suis venue sur Lansat, et c’est là que mon histoire a commencé. Et quelle histoire…une histoire bien animée, et pleine de péripéties, peut-être trop de péripéties.
C’est sur cette île que j’ai eu ma première partenaire : Hestia. En parlant d’elle, je n’ai pas besoin de tourner la tête pour savoir qu’elle vient de se placer à côté de moi.

-Tu te souviens Hestia ? C’est sur cette île qu’on s’est rencontrées.

Un bourdonnement me répond. Bien entendu qu’elle s’en souvient, son bourdonnement trahis la joie qu’elle ressent en repensant à notre rencontre, mais aussi sa nostalgie…car c’est une époque qui nous semble bien lointaine.

-C’est là-bas qu’on a rencontré beaucoup de nos amis…que tout à commencer.

Je ne peux m’empêcher de penser à tous ces cours, et ces missions auxquels j’ai participé pendant mon premier semestre de cours. C’est incroyable de voir à quel point je me suis attachée à Lansat en juste six mois. Il faut dire que c’est durant ces premiers mois que je me suis découverte, que j’ai compris que j’étais une personne attirée par l’aventure…un peu trop friante du danger au goût de certaine personne. Pour résumé, j’étais une vraie tête brûlée, faisant parfaitement le lien avec mon type de prédilection….Oui une vraie tête brulée, complètement naïve.

Je ne peux pas le nier, en arrivant à l’académie, je pensais que tout était beau, tout le monde était gentille. Et comment ne pas le croire, rien qu’en arrivant dans l’académie j’ai rencontré Salomé qui m’a confié Dovah. Puis Ginji, qui est devenu mon rival/ami…Ana, l’une des amies sur qui je peux le plus compter à l’académie…et aussi Logan…

J’ai rencontré le Voltali durant la bataille finale sur Lansat, celle qui nous a fait perdre l’île. Il m’a sauvé la vie…mais maintenant je me demande s’il là vraiment fait par pur instinct. Est-ce qu’il ne l’a pas fait pour se rapprocher de moi ? Je ne peux pas m’empêcher de repenser à notre discussion du nouvel an, comme quoi il s’est rapproché de moi pour récupérer Ana…Dire que je suis tombée amoureuse de lui…

Une idylle amoureuse qui aurait démarré durant une bataille des plus importantes de l’île…une histoire parfaite pour un film. Malheureusement il n’en est rien, et il n’en sera jamais rien, j’ai été tellement naïve. C’est une chose que Lansat a commencé à changer, mais pas suffisamment…j’ai été naïve de croire en Logan…de croire en la Team Rouage.

-Qu’est-ce que tu crois qu’ils ont fait à l’île ?

Un bruit mécontent me parvient aux oreilles, il vaut peut-être mieux ne pas savoir. Les lumières que l’on aperçoit indiquent que des personnes y vivent… En six mois j’ai fait de Lansat ma maison, je m’y suis attachée, et j’ai participé à sa chute. A2P, Palladium, Team Rouage…trois choix, on a eu trois choix, tous plus horrible les uns que les autres. Au début, je croyais sincèrement en A2P, l’association de Protection des Pokémon, Palladium et ses sombres secrets ne m’inspiraient pas confiance…quant à la Team Rouage je ne pensais pas qu’elle était encore existante.

Mais voilà, A2P a sorti le Feros, et Palladium a révélé les pokémons obscurs…C’est donc plus par défaut de choix que j’ai décidé de me ranger du côté de la Team Rouage. Malheureusement pour moi, c’est l’un des pires choix que j’ai fait de ma vie. Ils ont réussi à sortir leur épingle du jeu, et à retourner la situation à leur avantage…Résultat des courses, ils ont totalement pris le contrôle de l’île, nous chassant de chez nous.

Je n’ai pas été capable de faire grand-chose, si ce n’est des erreurs, mais les choses ont changés depuis. J’ai perdu une grande partie de ma sensibilité et de ma compassion, il vaudrait mieux pour la Team Rouage qu’ils ne soient pas là quand on reprendra l’île. Une chose est certaine, un jour on reviendra sur Lansat, et on ne fera pas de quartier.
Beaucoup d’élève nourrissent une haine pour ces malfaiteurs, et même si je ne fais pas partie d’eux, je n’ai pas l’intention de rester les bras croisés. Je veux réparer les erreurs que j’ai commises par le passé, et je sais que mon équipe sera là pour m’aider.

-Un jour…on y retournera.

-Pyrax !!!!

Je caresse le dessus de la tête de ma starter, avant de partir dans ma cabine, non sans jeter un dernier coup d’œil à l’île de mes débuts.




Hrp:
 

_________________
 
You can never
turn back


Merci Max pour le Moodboard:
 
Angel Thomas
Angel Thomas
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Mer 4 Sep - 14:01


La dernière nuit à bord du paquebot. Angel a bien profité de ces deux mois et demi de vacances. Et il s'en est passé des choses. Entre l'attaque des pokémons marins, l'évolution de son starter, la capture de Zoroark et le fait qu'il est enfin pris sa décision sur le parcours qu'il allait choisir.. ces vacances resteront un moment gravées dans sa mémoire.

La nuit tombe, il marche tranquillement sur le pont avec ses trois pokémons. Tout autour d'eux, l'atmosphère est paisible. C'est calme. Mais en quelques instants, le temps semble se figer. Tout le monde se lève, s'avance vers la rambarde, observe l'horizon. Certaines personnes sortent de leur loge pour rejoindre tout cet attroupement. Angel ne comprend pas, il reste à l'écart en essayant de voir ce qu'ils peuvent tous regarder d'un oeil sombre.

Une île.

Elle est cabossée, silencieuse. Comme déserte. Ou désertée. Aux nombreux murmures qui se propagent, il comprend: il s'agit de Lansat. L'académie s'y trouvait avant. Angel ne connaît que les grandes lignes de l'histoire, mais il suppose que cela doit être compliqué pour ceux qui l'ont vécu. Nostalgiques, tristes, en colère, apeurés. Les réactions sont assez différentes. Et les regards que les différents encadrants se lancent veulent tout dire. Le garçon s'éloigne, les mains dans les poches. Ce n'est pas son histoire, il n'a pas envie de s'en mêler. Il finit par s'asseoir sur un transat, ses pokémons à sa suite. Il sort son iPok et tapote légèrement dessus pour lancer un appel.

« Allô ? » dit une voix à l'autre bout de l'appareil, stoppant les bip incessant.

Angel sourit légèrement.

« Salut maman. »

Il l'entend s'éloigner un peu du téléphone pour probablement dire à Marc ou Amandine que c'est lui.

« Comment ça va mon poussin ? »

Il déteste quand elle l'appelle comme ça, mais étrangement, ça l'apaise.

« Bien et toi ? Amandine et Marc vont bien ? »

Sa petite soeur adorée. Elle lui manque tellement. Il ne l'a pas vu des vacances, ça lui fait bizarre.

« Oui, ça va. Bah tiens, je te passe ta soeur. »

Il entend sa mère appeler la petite fille qui semble s'approcher en courant pour attraper l'appareil.

« Angel ? » dit-elle avec une voix enjouée.

Le garçon sourit.

« Coucou Amandine, ça va ? »

Elle se met à rire.

« Oui, ça va. J'étais en train de jouer avec Azurill. Tu me manques. Tu rentres quand ? »

Elle est si mignonne.

« Demain. Tu me manques aussi. »

Il a hâte de rentrer à Adala. Ces deux mois et demi de vacances lui ont permis de s'éloigner de chez lui pour se ressourcer, rencontrer de nouvelles personnes. Ça a été le cas. Mais sa maison lui manque, il doit bien l'avouer.

« Trop cool, bah à demain alors ! Je te repasse maman. »

La petite fille trifouille un moment avant qu'il n'y ait plus aucuns bruits.

« Oui ? Tu rentres demain, c'est ça ? »

Angel acquiesce en donnant quelques informations sur l'arrivée.

« Très bien, on a hâte de te revoir. Bon, je te laisse, mon feuilleton va commencer. Aller, bisous. »

Il sourit. Elle en changera jamais.

« Bisous. »

Il raccroche et range son iPok avant de se tourner vers Bones, Sword et Dark.

« On sera bientôt à la maison. J'ai hâte de te présenter ma famille et mes potes, Zoroark. »

Le pokémon ténèbres hoche la tête en souriant. Ce sera la rentrée. Une nouvelle année démarre. Et Angel compte bien la réussir et atteindre ses objectifs.

hrp:
 

©BBDragon
Marie R. Uana
Marie R. Uana
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Mar 10 Sep - 12:56
MARIE R. UANA

rp commun
« Résurgence de la causalité »

Marie contemplait.

Elle était assise, le dos droit. Les mains sobrement posées sur ses jambes, et sa longue chevelure blanche étendue derrière son cou. Son souffle était lent, régulier ; comme dans les habitudes de la jeune fille, et son regard dénotait d’un manque d’émotivité constant. Au delà d’un profond ennui, elle paraissait simplement perdue dans ses pensées.

Il n’y avait pas un bruit. Elle était seule, ici, et elle savourait ce silence. Elle était d’ailleurs bien contente de pouvoir s’accorder ce privilège à la veille de sa rentrée… Elle qui n’appréciait que peu la foule – pour ainsi dire pas du tout – ne pouvait que se délecter d’un tel calme et d’une telle sérénité.

D’autant que la vue était à couper le souffle. Le bleu de l’océan envahissait complètement ses prunelles, et l’obscurité ambiante étreignait Marie dans une froideur réconfortante. Pour peu, elle sentait presque les poils de son corps se hérisser et entamer une friction visant à réchauffer cette peau engourdie par le néant.

Elle laissait sa conscience divaguer au gré des courants marins. S’il lui arrivait régulièrement de se perdre dans son introspection, jamais elle ne s’en lassait. Chaque instant de flottement était pour elle complètement inédit, et apportait cette même saveur onirique que la triste réalité ne pouvait égaler.

Il n’y avait nul fil conducteur, nul cheminement soigneusement préétabli. Sans destination, son esprit pouvait partir explorer des zones inconnues et obscurcies de son inconscient. Une méditation hasardeuse et sans profit, si ce n’est le réconfort de s’être retrouvée soi-même et d’avoir suspendu le temps et l’espace alentours.

Inévitablement, un retour à la frénésie s’effectuera. Elle devra alors quitter ce cocon de pensées pour se confronter aux vives lumières et l’écrasante chaleur de la vie véritable. Oui, le train d’un quotidien mouvementé et agité pouvait convenir à certains, mais ce n’était absolument pas le cas de la demoiselle vidée d’une quelconque passion : et c’était pour cela qu’elle appréciait avec d’autant plus de voluptés la léthargie procurée par cette absence .

Demain reprendra sa vie étudiante. Demain devra-t-elle recharger son Capstick et faire tournoyer son disque de capture pour une cause à laquelle elle s’est dédiée, un peu fatalement. Demain, le poids des efforts et de ses tourments tenteront de la briser, et elle devra tout mettre en l’œuvre pour s’y opposer.

Mais pour l’heure, rien de tout ça n’existait. Elle était seule, et ni son passé ni son futur n’importaient.

Lansat ne pouvait pour ainsi dire pas l’atteindre dans l'immédiat.

HRP:
 

_________________

« Ne vous avisez plus de risquer votre vie pour la mienne. Du moins… Tant que je n’aurai pas fait de même à votre égard. »
Sophie Martel
Sophie Martel
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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Mar 10 Sep - 18:27
Elle s'appuya sur la rambarde. Elle n'avait aucune envie de se trouver ici, et franchement, si elle le faisait, c'était surtout pour échapper à sa mère. Elle aurait pu prendre le ferry trois jours plus tard, et rejoindre l'école, comme l'an précédent ... Mais cette fois, tout avait été différent.

Premièrement ... Les découvertes liées à sa mission avec Logan l'avaient chamboulée, et elle n'était pas certaine de vouloir vraiment jamais entendre parler de ses gérants à nouveau. Son poing se serra à leur pensée. Un jour, elle les détruirait. Métaphoriquement. Elle ouvrirait une réserve naturelle. Proche de Parmanie. Et elle s'arrangerait pour sauver ces pauvres pokemon. Elle prit une profonde inspiration. L'air marin et salé lui brûla légèrement les narines. Mais ça, ce n'était rien finalement.

Elle caressa doucement la tête de Folly, endormie sur la rambarde du bastingage. Elle sourit un peu. La type Ténèbres avait eu des vacances éprouvantes elle aussi ... Forcée de subir les assauts de sa mère, désireuse de montrer son affection pour sa fille et son équipe. Malgré tout ses efforts ... Folly avait décidé que la manie de sa dresseuse de s'isoler n'était pas mauvaise ... Seal était simplement resté sur place, peu réactif aux diverses tentatives, et Helio ... Etait resté Hélio. Pour autant qu'elle s'en rappelle, Sophie n'avait compté que deux tentatives de sa mère pour attirer l'amour du pokemon feu : La première se soldant par un snob hautain, la seconde par une morsure assez vilaine et une bagarre assez animée avec le Miaouss de la famille, après que sa chère mère tenta de tester la "texture" de l'encolure du Pyroli.

Mais le pire dans ces vacances ... Ca avait surement été envers elle même. Sa mère n'avait eu de cesse de multiplier les preuves d'amour. Petit câlin par ci, bisou sur la joue par là. Et vas y que je te propose une sortie entre filles, et voilà qu'on va au Safari toutes les deux. Et si tu nous présentais tes photos, que tu as prises à l'école ? Et si tu nous parlais de tes aventures ? Et si ...

Sophie en avait eu assez. Elle avait alors commencé à s'isoler. D'abord une journée. Puis une journée et une nuit. Et enfin elle avait pris la route avec son équipe. Bien sûr, elle ne resta pas tranquille plus de 24 heures, puisque passé ce délai, et malgré le fait qu'elle ait prévenu avant cela, sa mère l'avait harcelée au téléphone. Tant et si bien que celui ci reposait à présent au fond de la mer, à Carmin-Sur-Mer. Elle en avait racheté un autre peu après, et avait prévenu son père. Pour qu'il transmette ce nouveau numéro, uniquement en cas d'urgence, à sa mère.

Alors quand elle avait reçu cette lettre ...

Cher/Chère élève de la Pokemon Community !

Vous êtes cordialement invité(e) à une incroyable croisière, à bord de notre paquebot, qui durera plusieurs jours et se soldera par la rentrée scolaire ! L'occasion pour vous de vous retrouver entre vous, d'échanger, de vous raconter vos vacances et de revoir tout les magnifiques îles que vous avez exploré durant l'année passée ! Ce voyage sera aussi pour vous la parfaite opportunité de voir de nouveaux visages et de vous faire de nouveaux amis ! Pour cela, rien de plus simple ! Rendez vous à Carmin-Sur-Mer, le XX, à 9 heures ! Le paquebot restera à quais une heure, le temps pour ceux déjà à bord de faire quelques emplettes, et pour les nouveaux arrivants de s'installer !

S'en suivait une pléthore de phrases de politesse et de formules toutes faites pour donner envie de monter à bord. Sophie, elle, avait accepté tout ça dès lors qu'elle avait compris qu'elle passerait trois jours sans sa mère. Elle avait alors bien évidemment subi les embrassades, les pleurs et les supplications de sa chère génitrice. Mais elle avait tenu bon. Déjà parce qu'elle était à bout ... Et aussi surtout parce qu'il était temps que sa mère commence à se préparer à voir sa fille prendre sa vie en main.

Et ainsi, elle avait embarqué.Bien sûr, elle avait été loin d'être seule ... Et pourtant elle n'avait jamais senti autant de liberté et d'intimité. Même quand on lui avait montré sa cabine. Mauvaise surprise, elle partageait avec trois autres filles. Bonne nouvelle, aucune d'elles n'était sa mère. Elle avait donc pu passer ses journées, seule, laissant Helio et Seal dormir sur son lit en quasi permanence, sortant uniquement avec Folly. Elle avait bien tenté de motiver les deux autres, mais Seal semblait bien trop fainéant, et Helio bien trop têtu. En tout cas, le duo avait pu se retrouver, comme au début de leur aventure commune. Elle avaient croisé par ci par là quelques visages connus.

Logan fut le premier qu'elle rencontra. Il ne sembla pas la reconnaitre, malgré l'aventure qu'ils avaient vécue au Parc Safari de Parmanie. Son estomac s'était serré à sa vue, le mêlant par extension aux découvertes qu'ils avaient faites. Elle ne lui en tenait pas rigueur, loin de là, mais sa présence lui serait surement douloureuse un certain temps. Cependant, malgré tout, elle n'hésita pas, contrairement à sa nature, à l'approcher. Elle se surprit même à lui faire la bise en le saluant, chose qu'elle n'aurait jamais faite un an plus tôt.
Vint ensuite Calua. Sa "marraine", en quelques sortes. Toutes les deux, avec leurs partenaires, elles avaient visité un complexe militaire désaffecté ... Où elles s'étaient toutes les deux confrontées à leurs angoisses, et avaient pleuré comme des madeleines, avant de se faire attaquer par un Branette. De la même manière, elle se surprit à lui faire la bise, avec une accolade lorsqu'elle la rencontra la première fois. Il faut imaginer que se genre d'expérience tisse des liens ....

Enfin, elle croisa Yuna. Sans qu'elle ne sache vraiment pourquoi, elle se sentait proche de cette fille, alors qu'elles n'avaient fait que former un binôme temporaire. C'était peut être sa manière de parler. Ou celle qu'elle avait de soigner le Dracaufeu du centre. Ou peut être un peu de tout. Elle aussi eut droit à une bise claquante, et une accolade serrée, et ce, malgré l'air hébété de cette dernière.

Bien sûr, ces efforts du premier jour furent les seuls qu'elle fit pour montrer un semblant de vie sociale. Et sitôt après, elle reprit sa petite vie de photographe amatrice. Mangeant seule, sur le pont, avec sa Feuforève et, à l'occasion, Helio qui daignait se déplacer pour manger.

Suite à cela, elle avait prit soin de photographier, patiemment, chacune des îles qu'elle avait pu apercevoir ... Sans même s'inquiéter de savoir si elle avait posé le pied dessus. Elle avait, malheureusement, du refuser de nombreuses sorties captures. La raison principale étant que, la plupart du temps, elle avait juste eu peur en voyant l'énorme liste d'inscrits. Durant le long voyage, elle eut aussi l'occasion d'immortaliser de nombreux pokemon aquatiques ou volants. Du poissirène sautant hors de l'eau au banc de Lovdic, en passant par les Stari, les Magicarpe et même quelques wailmer. Parfois, elle trichait légèrement, lançant quelques appâts pour pokemon eau à la mer, suscitant à chaque fois une vague de curieux observant les réactions des pokemon sous la surface de l'eau.


L'ambiance changea du tout au tout, cependant, lorsqu'ils arrivèrent, de nuit, en vue d'une île lointaine. La quasi-totalité des visages se ferma. Lorsqu'elle photographia Lansat, elle entendit même quelques sanglots. Il passa dans son esprit mille questions, mais aucune ne parvint à franchir ses lèvres. La soirée fut silencieuse, mais pas dans le sens où la Pyroli l'appréciait. Elle sentait l'atmosphère très lourde ... Et ainsi s'écoula la dernière nuit de son voyage. Au petit matin, après une nuit blanche, la fille aux cheveux gris l'apperçut. Elle ne put s'empêcher de sourire, en sortant son Ipok.

"Bien arrivée ce matin. Folly vous embrasse, on repassera aux prochaines vacances. Je vous aime."

Elle appuya sur "envoyer", signifiant à son père qu'elle était toujours saine et sauve. Une nouvelle année s'ouvrait à elle. Mais cette fois, elle s'y rendait de son plein gré. Et avec tout un tas de projet en tête.

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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Mer 11 Sep - 19:11
La nuit tombe, voile des ténèbres que les enfants redoute, que les adolescents adorent et que les grande personne néglige trop souvent. Un simple dîné aux chandelle avec ma chère et tendre pour clôturer ces vacances, rien ne pouvait être plus parfait. Sortir de table et respirer l’embrun marin, l’air est frais en cette fin d’été mis ce n’est pas la seule chose qui vient glacer l’ambiance. Sur le pont un petit attroupement commence à prendre lieu. Nous nous arrêtons alors pour faire face à l’horizon, celui là même où se dessiné un ombre, silhouette perdue entre désolation et rancœur…Lansat était là.

Je n’y ai pas vécu le moindre jour de ma vie, mais vue les retours de Henry je peux comprendre qu’elle a marqué les esprits. Bon nombre de réfugié vivent maintenant à Adala, d’une part parce que l’académie des petits à bougé ici mais aussi parce que le liens qui unissaient tous ces habitants sont indéniable.

Tu vois ma belle ça c’est le point qu’il ne faut pas atteindre… On ne vie pas cette double vie pour le malheur commun seulement de ceux qui le mérite. Je ne veux pas devenir un fou dangereux prêt à exploser une île entière pour mon seul profit.

Une lueur brillait dans mes yeux, celle de la haine, je suis peut-être un malfrat et pas des moindres… Mais je ne supporte pas ceux qui s’en prennent au moral et au mode de vie des autres. Les dégâts matériels ne sont rien, il y a des assurances pour ça, mais les séquelles psychologiques, physiques… Qui se charge de ça à part les psy qu’on paye une fortune ?... Personne. Je veux inspirer la crainte et non la peur,  le respect mais non la dictature. Je veux simplement agir comme le puissant qu’est mon père au sein de l’organisation. Je veux leur prouver que l’on peut prendre plaisir dans le crime sans pour autant vouloir la mort de personne innocente.

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Sujet: Re: Event #7 - Résurgence de la causalité   Jeu 12 Sep - 0:27
Le temps s'arrête, et la nostalgie prend place.

Installée sur la terrasse principale du paquebot, je laisse couler mon regard vers l'horizon en laissant mon esprit vagabonder comme il l'entend, profitant simplement de la beauté du paysage. Hortensia, postée à mes côtés, semble bien plus intriguée par ce qu'il se passe autour d'elle que par la magnificence naturelle de la mer. Vanitas, lui, dort encore et toujours dans sa Pokéball. Déjà un mois que nous étions tous les trois ensemble, à vivre parmi nos futurs camarades, à profiter des plaisirs que l'énorme bateau nous offrait. Ce mois d'Août est passé à une telle vitesse que je me revois encore en train de faire mes adieux à mes parents la veille. Depuis mon départ, j'ai l'impression que tout passe si vite. Je n'ai même pas eu le temps de vraiment sympathiser avec les autres élèves. Pour eux, je reste encore une grande inconnue, aucun doute là-dessus. D'ailleurs, peu calculent la jeune métisse solitaire que je suis actuellement, préférant visiblement aller observer le lointain.

Arc !

Hortensia me tire subitement de mes pensées, m'indiquant avec insistance son envie d'aller découvrir la raison de cet étrange mouvement de foule. C'est seulement à ce moment-là que je remarque qu'une bonne partie des personnes présentes sur le bateau se trouve sur le rebord du bateau, observant une île somme toute ordinaire. Cela a tout de même le mérite de me rendre curieuse et je finis par suivre le mouvement, rejoignant le bord pour observer cette fameuse île. Elle n'a pourtant rien d'extraordinaire par rapport à celles que l'on a déjà approché au cours du mois, mais en venant vers la foule, je peux remarquer en un instant à quelle point elle suscite l'émotion des gens. Sauf que c'est plus que ça. C'est de la nostalgie, en tout cas pour ceux qui semblent avoir de l'ancienneté. Il n'en faut pas plus que cela pour que je me connecte mes neurones et comprenne ce qu'il en est. Ce n'est pas n'importe quelle île qui se tient à l'horizon.

C'est Lansat, la tristement célèbre île où se trouvait auparavant la Pokemon Community.

C'est en le comprenant que me revint en mémoire cette étrange période. Depuis les hauteurs de Frimapic, nous n'étions pas réellement concernés par les événements, mais j'avais eu cœur à suivre les événements, ne pouvait m'empêcher de me sentir triste pour ceux qui s'y trouvaient. Ça avait dû être une sacré épreuve à traverser pour certains … Je me rappelle mon père en train de lire le journal, tremblant alors qu'il pensait lui aussi à tous ces jeunes au cœur de ce conflit qui avait enflammé l'île au point de pousser ses habitants à l'exil total. S'il avait pu faire quelque chose pour aider, il l'aurait fait sans hésiter. Tout comme maman. Tout comme moi à vrai dire. Et au bout du compte, sans être concernés par l'événement, nous avions tous les trois été touché par ce dernier, bien trop réceptifs à la souffrance. Heureusement, Mickael et son insouciance d'enfant étaient là pour nous remettre d'aplomb, mais nous gardons, moi en tout cas, une certaine trace de cet événement en nous.

Quelque part, je pense que c'est ce qui m'a fait longtemps hésiter à accepter de rejoindre la Pokémon Community, me mettant en tête que ce genre de choses pouvait se reproduire en allant là-bas. L'attaque des Pokémon sauvages me l'avait d'ailleurs prouvé dans un sens, mais maintenant, je me suis convaincu d'une chose : si quelque chose de similaire devait survenir, alors je pourrai enfin agir, ne plus avoir à m'attrister de rester étranger à cette affaire. Oh, je sais pertinemment que mon poids pèse peu aujourd'hui, mais je suis convaincu qu'avec le temps, je serai de celles sur qui on pourra compter pour sortir des situation les plus fâcheuses. Ce n'est pas pour rien que j'ai décidé de devenir une Ranger !

... Moi aussi, un jour, je pourrai fièrement m’exprimer : j’ai connu Lansat !  J’ai pu y vivre des aventures merveilleuses et y côtoyer des gens formidables ! Voilà… Voilà quel est mon souhait ! Alors, je t’en prie… Accepte-le, et arme toi de patience ! Car je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour revenir vers toi ! Je te le promets !

Comme un écho à mes pensées, la douce et quelque peu fluette voix d'une jeune élève me ramène à la réalité et me transmets une étrange sensation de bien être. Cette fille … j'ai eu la sensation qu'elle vient de mettre des mots sur ce que moi-même je rêve d'avoir. Adapté à Adala bien sûr, au monde même à vrai dire, mais c'est bien là mon objectif désormais. Vivre des aventures. Me faire des amis. Apprécier la vie que je vivrai à la Pokémon Community, tout simplement. Mais surtout, pouvoir en repartir avec la tête remplie de souvenirs d'une vie que jamais plus je n'oublierai. Je dois l'avouer : quelque part, je jalouse tous ces gens autour de moi. Je jalouse la nostalgie qui les envahit, le bonheur qui en résulte. Moi aussi je veux vivre cela un jour, et pas seulement avec mes parents.

Vanitas est le premier à m'avoir ouvert la marche vers cet objectif, Hortensia la seconde.

J'accorde un regard à cette dernière avant de me tourner de nouveau vers la jeune fille mystérieuse qui se confond en excuse suite à son petit discours. Je me mets alors à sourire jusqu'aux oreilles, autant amusée qu'heureuse du plaisir que m'ont procuré ses paroles. Désormais, je me sens vraiment prête à aborder cette première année à la Pokémon Community. Je sens qu'elle deviendra au moins pour un temps la meilleure année de toute ma vie. Ne serait-ce que pour mes compagnons et futurs compagnons. J'offre d'ailleurs une caresse généreuse à Hortensia, quelque peu surprise par mon geste, puis je lance un dernier regard satisfait vers Lansat, la remerciant intérieurement pour m'avoir indirectement permise d'effacer mes derniers doutes quant à ma venue dans la Pokémon Community.

Le temps s'est remis en marche. La nostalgie laisse désormais place à la découverte.
La vie reprend son inlassable et plaisant cours.
Commence alors ma nouvelle de PCienne …




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Event #7 - Résurgence de la causalité
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