[Cours été 2019 - Pokeathlète] Coup de presse
Idalienor Edelwen
Idalienor Edelwen
Région d'origine : Hoen
Âge : 19 ans
Niveau : 54
Jetons : 2476
Points d'Expériences : 2275
Pokeathlète Médecin
Sujet: [Cours été 2019 - Pokeathlète] Coup de presse    Ven 6 Sep - 16:25
J’avoue avoir attendu avec une certaine impatience l’escale du Prince des Mers à Hoenn. J’ai prévenu toute ma famille que j’allais passer les deux prochaines semaines avec eux à la maison, ne remontant dans le bateau qu’à Sinnoh le 27 juillet. De quoi me reposer mais surtout profiter de ma petite sœur toute dernière-née. La petite Zia a maintenant presque 7 mois et je ne l’ai vu que pour sa naissance le 22 décembre. Le hasard du calendrier a fait que Marie a accouché avec de l’avance et surtout que je n’étais pas à l’académie mais à Sinnoh pour la toute fin de mon alternance. Un départ en catastrophe et une arrivée tout aussi rocambolesque plus tard, je suis arrivée juste à temps pour rejoindre ma famille et la soutenir dans cette toute nouvelle épreuve que nous allons traverser tous ensemble.

Zia est le fruit de l’union de mon papa et de ma tante, 8 ans après le décès de ma maman Galatée. Une nouvelle pas évidente à gérer pour tous les membres de la famille, particulièrement pour Elwey qui craignait fort que Marie ne veuille s’imposer à lui comme sa mère. Mon petit frère est très intelligent pour son âge mais à tendance à se poser des questions qu’il ne devrait pas se poser. Se rendre à son tour responsable du décès de maman parce qu’elle est morte après l’accouchement en est un exemple plus que parlant. Après je ne peux pas vraiment le blâmer puisque je me suis aussi accusée de son décès pendant quelques années. J’ai alors été là pour lui tenir la main et l’encourager quand Marie nous a tendu sa petite fille, notre petite sœur Zia. Un moment très fort en émotion que je ne suis pas près d’oublier. Julie tenant fort contre son cœur le petit bébé, Amandine et Matthieu réclament de pouvoir la tenir aussi pour la connaitre et enfin Elwey, profitant du moment où je la tenais dans mes bras pour caresser doucement sa joue avec ses doigts. Un instant de tendresse infini gravé dans nos cœurs, resserrant encore plus les liens de la famille, particulièrement les 5 frères et sœurs devenus 6.

Mon père est venu me chercher à Poivresel en voiture. Il a négocié avec l’hôpital pour être disponible le jour de mon arrivée, histoire de profiter un peu tous les deux. Sur le trajet je lui ai raconté beaucoup de choses. Mes dernières aventures à l’académie, les cours que j’ai suivi, mes évolutions et surtout ma dernière mission en date plus qu’explosive. A chacune de mes histoires, mon papa sourit et me pose des questions, rattrapant petit à petit tous ces mois où nous sommes loin de l’autre et où ne prend pas toujours le temps de tout se raconter. Lui et moi avons une relation très fusionnelle et même si l’annonce de la grossesse de Marie l’été dernier nous avait presque divisé, il en fallait bien plus que ça pour nous séparer. Des discussions plus tard, tout était revenu en ordre, non sans pour autant lui avoir dit ce que j’avais pensé de la gestion de ce bouleversement familiale drastique.

L’arrivée à la maison fut tout aussi réjouissante. Tous mes frères et sœurs sont venus me retrouver sur le pas du portail, à peine sortie de la voiture. Ces câlins habituels de retrouvailles me font un bien fou et me réchauffent le cœur. Je n’aurais jamais pu rêver d’une plus belle famille. Un peu plus loin sur le petit chemin menant à la porte d’entrée, je distingue Marie, Zia dans ses bras. Mais ce que je remarque en premier, c’est sa nouvelle coupe de cheveux. Désormais elle les porte au carré. Elle est rayonnante. Et elle ressemble moins à maman.

***

Encore une fois, comme chaque été, j’ai l’impression de redécouvrir avec autant de passion cette maison. Mes journées se résument à m’occuper de ma petite famille, faire des jeux de société, leur raconter mes aventures et retourner dans chaque recoin de cette ville qui m’a vu grandir. Chaque nouvelle journée est l’occasion de rattraper mon retard par rapport aux autres sur les dernières histoires des membres de la famille. Même Elwey s’est montré beaucoup plus bavard que d’habitude. Lui qui est maintenant grand frère prend ce nouveau rôle très à cœur et fait de son mieux pour aider Marie au quotidien. Une façon pour lui de resserrer ses liens avec la petite dernière et Marie, qu’il a eu du mal à pardonner.

Ce matin, alors que normalement ce sont les rayons du soleil traversant ma chambre qui auraient dû me réveiller, c’est plutôt la main sur mon épaule de mon papa qui me force à émerger lentement. Voyant à mes yeux endormis que je ne comprends la raison qui l’a poussé à me réveiller si tôt, il m’indique de descendre dans le salon pour laisser les autres dormir. Il est rentré très tard hier soir je ne l’ai même pas vu et il est à nouveau levé si tôt ce matin. Je lui ai déjà dit de prendre du temps pour se reposer et de ne pas enchainer les gardes à l’hôpital n’importe comment mais il n’y a rien à faire il ne m’écoute pas. Une fois assise à ma chaise habituelle au niveau de la grande table du salon, il me sert directement un bol de café. Ok ça s’annonce sérieux. Je le porte à mes lèvres tandis qu’il commence à m’expliquer.

Hier soir nous avons été mis au courant d’un problème à Cimetronelle. Une sorte d’infection s’est répandue chez les pokemons. Ce qu’ils avaient pris pour quelque chose de bénin est en fait devenu une épidémie touchant beaucoup de pokemons.

Mais Cimetronelle est une ville abritant un champion et plutôt bien équipée. Même si les maisons sont là plupart du temps dans les arbres plutôt qu’au sol, il y a bon Centre Pokemon là-bas non ?

J’y viens j’y viens. Le problème c’est que récemment dans la région s’est répandue une sorte de rumeur, propageant la fausse idée que les machines utilisées dans les centres pokemons produisaient des ondes favorisant le développement de maladie mentale. Certains sont même allés jusqu’à dire que les hôpitaux utilisaient aussi des machines capables de mêmes effets. Heureusement à Lavandia les rumeurs n’ont pas pris mais à Cimetronelle, les dresseurs refusent que leurs pokemons soient soignés via ses machines, obligeant tout le personnel médical à revenir à des méthodes plus archaïques mais beaucoup moins efficaces.

Mes yeux deviennent tout rond face à ce que me raconte mon père. Ce n’est pas la première fois que des personnes mal intentionnées tentent de lancer des rumeurs sur les dernières technologies médicales. La dernière en date concernant un vaccin aujourd’hui essentiel pour limiter la mortalité infantile mais cette fois-ci ils s’attaquent directement aux machines des centres pokemons. Tout le monde sait que ces équipements ont sauvé des milliers de vie alors pourquoi tout remettre en doute comme ça ? Ça n’a pas de sens. Pour autant, j’ai très bien compris les intentions de mon papa derrière ces quelques affirmations et ma présence si tôt dans la salle à manger.

Que veux-tu que je fasse Papa ?

Je sais que tu as été formée par l’herboriste de la ville et que tu as continué ton apprentissage une fois à l’école. Tu as une grande expérience en herbologie. Un enseignement qui serait essentiel aux médecins de là-bas qui ne possèdent pas forcément ces compétences. Je sais que tu es en vacances normalement mais je crois que ta région a besoin de toi, si tu veux bien encore l’aider.

Ce que me demande mon papa ne m’étonne pas de lui. En tant que chirurgien dans l’hôpital central de la région, il a des contacts partout dans le monde médical et a toujours fait de son mieux pour aider tout le monde. Je tiens de lui pour ça, et encore aujourd’hui il veut le faire et compte sur moi. Je bois la fin de mon bol de café d’une traite et me relève de ma chaise avant de me précipiter vers l’escalier, en essayant toutefois de ne pas faire de bruit.

— Je vais me changer, faire mon sac et j’arrive. De toute façon tu savais très bien que je n’allais pas refuser ?

Il me lance un sourire et décroche son téléphone, surement pour prévenir le Centre Pokemon de mon arrivée imminente. Mon papa assure mes arrières pour me permettre d’exercer. Je sais que j’ai les compétences et même si je ne suis pas directement diplômée de médecine, mon grade à l’académie et tout mon apprentissage et expérience suffisent à faire de moi un élément qu’ils ne peuvent pas refuser au vu de l’urgence de la situation. J’enfile rapidement un jean et un t-shirt, des baskets et attrape mon plus gros sac en bandoulière. A l’intérieur je glisse bien sûr toutes mes pokeballs, mon matériel de soin basique mais aussi tous les échantillons de plante que je possède sur moi et mon manuel fétiche remis par l’herboriste de la ville. Malheureusement j’ai beaucoup moins de matériel ici qu’à l’académie mais on fera avec. Enfin j’espère. Une fois de retour en bas, mon papa m’attend sur le pas de la porte et me fait signe de grimper dans la voiture pour m’emmener jusque là-bas. De toute façon il est trop tôt et les bus ne passent pas encore. Une fois installée et la voiture démarrée, j’en profite pour me coiffer rapidement. Ma tresse habituelle et le ruban plus tard, j’en profite pour vérifier que j’ai bien tout ce qu’il me faut tout en discutant avec mon père. Il me parle de son intervention d’hier soir. Rien à voir avec les pokemons donc mais cela suffit à me détendre avant la journée qui s’avère très longue.

Les premiers rayons de soleil se lèvent à peine quand la voiture de mon père me dépose à l’entrée de la ville. C’est vrai que Cimetronelle est une ville très atypique. Mise à part le centre pokemon et la boutique centrale, aucune construction ne se trouve au sol. Ce ne sont que des cabanes dans les arbres qui constituent à la fois les habitations mais aussi l’arène de type vol de la ville. La championne, Alizée si je ne fais pas d’erreur, fait partie des dernières à affronter pour avoir le droit de participer à la ligue de la région. Ces simples informations sont connues de tous les habitants de Hoenn, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ce que cette fausse rumeur prenne autant d’impact ici. Déterminée, je cours en direction du centre pokemon, prête à aider de toutes mes forces. Je libère au passage de sa pokeball la petite Beryl qui me sera d’un grand soutien pour toute cette journée.

Je pénètre rapidement dans les lieux, m’attendant à une certaine effervescence. Mais j’avais oublié qu’il était encore très tôt le matin et que la plupart des dresseurs dorment ou ne sont pas encore ici. Le hall d’accueil, assez petit, est très calme mais je me doute que quand je passerais les portes battantes blanches tout au fond l’ambiance ne sera plus la même. Mais pour l’heure, aucun membre du personnel médical n’est ici. J’irai bien directement à l’intérieur mais je ne sais pas quel plan ils ont mis en place, je ne me risquerais pas à une contamination tant que je n’en saurais pas plus. Beryl, comme lisant dans mes pensées, se lance à l’intérieur de la petite salle dans l’accueil derrière le comptoir à la recherche de quelqu’un. Ce n’est que quelques minutes plus tard que la petite mouche revient accompagnée d’une infirmière Joel tout endormie, se frottant encore les yeux.

Je suis désolée je me suis assoupie à l’intérieur. La nuit a été très courte. Que puis-je faire pour vous ? Votre pokemon est malade ?

Non du tout ! Je suis Idalienor Edelwen, fille d’Alexandre Edelwen. Mon père vous a normalement appelé pour prévenir que je venais en renfort aujourd’hui pour gérer la crise. Je suis élève à la Pokemon Community et ma spécialité repose sur les herbes et les poisons, compétences qui peuvent vous êtes utile pour gérer la situation.

Attends laisse moi regarder dans les papiers laissés ici. L’information a peut-être été laissé par un de mes collègues.

Pendant que la jeune femme aux cheveux roses si caractéristiques de cette famille chercher une éventuelle information, je jette un œil autour de moi, percevant le moindre signe d’agitation. Mais rien à signaler du tout. Ça en est presque effrayant. Probablement qu’ils ont mis en place une zone de quarantaine derrière les portes si la maladie qui touche les pokemons est très contagieuse. Mais où sont les dresseurs ? Mes questions ne trouvent pas plus de questions que l’infirmière réagit enfin, un papier à la main.

Ça y est je l’ai !

Mademoiselle Edelwen je suis très heureuse de vous voir.

Sortant tout juste de la porte battante, une femme s’approche de moi pour me parler de manière plus distincte, faisant signe à l’infirmière de l’accueil que son papier est désormais inutile.

Je m’appelle Vignette Stonemoss, je suis la médecin en chef ici. Normalement je ne suis pas responsable de ce centre pokemon, je travaille dans une clinique. Mais la situation exceptionnelle m’a poussé à me déplacer et à demander de l’aide. J’avoue avoir été surpris par l’appel de votre père hier soir puis ce matin me confirmant votre venue. C’est un grand chirurgien je ne pensais pas qu’il s’intéresserait à la situation d’un petit centre pokemon comme le notre et encore moins qu’il nous propose l’aide de sa fille.

Appelez moi Idalienor, et même tutoyez moi. On risque de passer une rude journée ensemble alors autant ne pas perdre de temps avec les politesses inutiles. Mon père est quelqu’un de très dévoué dans son métier et sa région de manière générale. Il fait confiance en mes compétences et sait que je suis en mesure de vous aider. Expliquez-moi plus en détail la situation, voir comment mes connaissances peuvent nous aider.

Vignette m’emmène directement dans la petite salle derrière le comptoir où se trouve seulement une petite table et deux chaises ainsi qu’un lit de camp où l’on peut se reposer. Il y a quelques bouquins aussi, un placard et c’est tout. Une sorte de mini salle de repos. Beryl nous suit également, volant au-dessus de ma tête en attendant que la médecin en chef nous en explique davantage.

Cela a commencé hier matin quand des dresseurs nous ont emmené leurs pokemons souffrant de de violents maux de tête d’origine inexpliqué. Ils étaient d’abord deux puis trois, puis le nombre est rapidement monté à une dizaine. Quand nous avons voulu procéder aux examens et soins traditionnels par machine, nous avons été confrontés à une vague de refus, nous répétant que ces machines étaient dangereuses pour les pokemons. Cette fausse rumeur nous complique la tâche. Impossible pour nous de poser un diagnostic précis ni de savoir si c’est transmissible aux hommes ou non. Par mesure de sécurité, quand le nombre de pokemons malade est monté à 20, nous avons créé une zone de quarantaine derrière les portes battantes. Les dresseurs sont aussi de l’autre côté mais dans une autre pièce assez grande qui a été aménagé en dortoir en attendant une meilleure solution. Le personnel soignant se protège tant bien que mal mais rien d’évident quand on avance dans le noir.

Je ne peux que compatir face aux difficultés rencontrées par la médecin ici. Maintenant, nous reposons beaucoup sur le diagnostic des machines, beaucoup plus précis qu’un diagnostic ordinaire particulièrement en cas d’épidémie. S’en priver c’est comme se tirer une balle dans le pied. Mais ils doivent aussi respecter la volonté des patients. Sacré casse-tête. Elle reprend son discours, histoire de planter le décor.

Pour l’instant, nous n’avons pas pu établir de diagnostic mais seulement traiter les symptômes. Mais nous sommes peu nombreux ici. Seulement 3 infirmières en plus de moi, ça ne fait pas beaucoup face à cette vague. Je sais que je n’ai que peu d’information à te donner mais est-ce que tu es toujours d’accord pour m’aider ?

Bien sûr que je le suis. Allons-y.

Sans plus attendre, je suis propulsée avec madame Stonemoss à l’intérieur de la zone de quarantaine. Il y a déjà un peu plus de bruit, surtout que les dresseurs commencent à se réveiller et à vouloir des nouvelles de leurs pokemons. Les salles sont effectivement bien séparées avec une zone de soin et une zone d’attente pour les dresseurs. Quand certains me voient pénétrer à l’intérieur des lieux, des cris s’élèvent, demandant pourquoi j’ai l’autorisation de rentrer voir mon pokemon et pas eux. Immédiatement, je leur réponds pour les calmer.

Mon pokemon n’est pas malade. Je suis là pour aider vos compagnons. Retournez vous assoir, nous allons faire de notre mieux.

Une fois à l’intérieur de la zone de soin, je fais rapidement signe à Beryl de sortir de la pièce par la petite fenêtre se trouvant là pour rester à l’extérieur. Tant que je ne saurais pas comment se transmet cette maladie, je ne veux pas l’y exposer inutilement. Même si dans le pire des cas je fais confiance aux machines du centre pour la soigner, je préférerais la garder en bonne santé avec moi pendant la mission, surtout que je suis presque sûre que j’aurais besoin d’elle tôt ou tard. Ici, un spectacle que je n’aime pas voir. Une quinzaine de pokemons sont installés sur des brancards, souffrant beaucoup. Leur expression faciale traduit une certaine douleur ressentie. Et malheureusement compte-tenu du refus de leur dresseur, impossible de leur administrer un traitement plus efficace. En tout cas jusqu’à maintenant. Je m’approche de l’un des pokemons. Un Linéon. Je le caresse doucement, essayant de l’apaiser. Ses maux de tête sont réels et intenses, comme tous les autres pokemons. Je me recule ensuite, posant mon sac bien chargé sur une table un peu en retrait avant d’en sortir tout un tas de fiole remplie de plantes séchées. Je fouille jusqu’à en sortir deux.

De l’écorce de saule et de la reine des prés. Ce sont deux plantes efficaces pour gérer les maux de tête. Pour l’instant il faut que l’on traite les symptômes pour limiter les souffrances des pokemons. Ensuite on s’occupera de poser un diagnostic. Tant que l’on n’a pas pu observer d’évolution dans la maladie, difficile de se prononcer. Je n’ai sur moi que de petits échantillons mais cela devrait suffire pour commencer les premières infusions. Je fais signe à Beryl de me rejoindre un court instant. Je lui fais sentir les deux échantillons et sans plus de consigne, elle s’évapore dans la nature. Ma Bombydou va aller en chercher plus dans la forêt pour tenir toute la journée. Ne perdons pas de temps.

Avec les autres infirmières présentes, je commence à préparer les infusions en leur montrant bien comment faire. Comme ça elles pourront le faire seule tout à l’heure quand il faudra renouveler les doses et puis même à l’avenir si une situation similaire venait à se représenter. Une fois en cours d’infusion, j’essaie de lister mentalement ce qui me vient en tête comme diagnostic quand je pense à cette situation. Malheureusement je ne possède que trop peu d’informations pour faire un réel tri dans mes connaissances et hypothèses. Le sifflement de la théière me ramène à la réalité. Nous remplissons ensemble des petits gobelets en plastique avant de les apporter doucement aux pokemons. Ce n’est pas toujours évident de leur faire boire le liquide mais nous n’avons pas d’autres options à l’heure actuelle. Après de longues minutes, chaque pokemon a fini par ingérer ne serait-ce qu’un peu du liquide préparé minutieusement. Le temps de préparation a suffi à Beryl pour revenir, de gros brins de chaque plante entre les pattes. Je souris en la voyant. La petite a beaucoup progressé et sait désormais exploiter tous ses dons naturels pour rechercher rapidement des fleurs. L’aura des plantes n’a désormais plus de secret pour elle. Mais je sens qu’elle a un souci. Je lui tends mes doigts pour qu’elle s’y accroche. Une sorte de signe entre nous pour qu’elle puisse se reposer et m’expliquer. Je prends tout de même le temps de sortir de la pièce. Une fois dans le couloir, je lui fais signe qu’elle peut m’expliquer ses inquiétudes.

Peu à peu que je comprends ce qu’elle essaie de me dire, mon visage blêmit. Selon Beryl, les pokemons à l’intérieur ne semblent pas les seuls touchés. Dans les bois, elle est presque sûre d’avoir aperçu d’autres pokemons avec des symptômes similaires à ce qu’elle a vu à l’intérieur, mais en moins poussé. Je caresse doucement son petit corps légèrement poilu tout en réfléchissant. Beryl n’est en sécurité nulle part, pas plus dedans que dehors si l’infection commence à se répandre à l’extérieur. C’est tellement rageant de se dire qu’en quelques instants une machine pourrait complètement débloquer la situation. Beryl n’a pas là depuis assez longtemps, elle n’a pas forcément attrapé la maladie. Mais l’exposer volontairement ne me plait pas non plus, c’est très immoral comme solution. Comme lisant dans mes pensées, le petit insecte se penche vers moi et secoue la tête. Elle ne veut pas que je la rappelle dans sa pokeball, comme j’ai été tenté de le faire. Je soupire et décide de lui faire confiance. De toute façon dans cette situation je crois que nous n’avons pas bien le choix.

Je retourne dans la salle, gardant cette nouvelle information. Inutile de les faire paniquer pour l’instant. Si ça se trouve ce n’est qu’une petite bactérie qui passera sans trop de souci et qu’il suffit d’apaiser avec des remèdes naturels. La tisane semble d’ailleurs avoir un peu agi, la souffrance se lisant moins sur le visage des pokemons allongés ici. Durant les premières heures de la matinée, aucun autre dresseur n’est venu apporter de pokemons malades. Au moins ceux qui sont ici ont réagi vite, même si la maladie n’a pas pu être contenu à l’échelle de ce bâtiment. Je prépare d’autres tisanes avec les feuilles rapportées par Beryl mais la situation se complique un peu plus tard, aux alentours de midi. Ma Bombydou continue de m’apporter discrètement des nouvelles de l’extérieur. Pour l’instant pas d’évolution de la situation, l’état des pokemons sauvages ne semble pas empirer. A la différence d’ici.

Idalienor, je crois que nous avons un autre problème.

L’une des infirmières me fait signe d’approcher vers le Lineon que j’ai vu tout à l’heure. Sans attendre ses informations, je pense avoir compris par moi-même le problème. Je place le dos de ma main contre son front. De la fièvre, et pas qu’un peu. Comme si un pic avait soudainement pris les pokemons présents dans la pièce. Je vérifie aussi la température de Beryl. Rien à signaler, à mon plus grand soulagement. Mais on ne peut pas en dire autant des autres pokemons qui subissent le coup de ce nouveau symptôme. Sans perdre plus de temps, nous leur apportons des linges humides sur le front, histoire de les soulager un peu mais je ne suis pas sereine. Voyant mon inquiétude, la médecin en chef me pousse à parler.

Normalement la tisane que j’ai préconisée tout à l’heure aurait également dû faire effet contre la fièvre. Les plantes infusées luttent contre ces deux symptômes. Pourtant, la fièvre est revenue au galop. Je suis sûre de ne pas avoir fait d’erreur pourtant.

Je sors de ma sacoche mon livre à tout spécial herbe et le feuillette rapidement. Non effectivement je ne me suis pas trompée. L’écorce de saule et la reine des prés auraient dû empêcher une telle fièvre. Je feuillette encore quelques pages à la recherche d’une autre idée sans contre-indication avec ce que j’ai donné précédemment et l’état des pokemons devant moi. Je m’arrête sur une page et la montre à l’ensemble du personnel médical, Beryl comprise.

On va essayer celle-ci. La petite centaurée. Je ne peux pas mélanger toutes les plantes au risque d’empirer leur état mais celle-ci fonctionne mieux sur les pokemons que sur les humains selon certaines études. Beryl je pense que tu devrais pouvoir en trouver dans la forêt, mais cachée. Il va falloir que tu utilises l’aura. Tu te sens de le faire ?

La petite mouche hoche juste son petit corps avant de disparaitre par la fenêtre. En vérité je n’aime pas tant lui en imposer mais je compte trop sur elle et les infirmières ont besoin de mes mains pour le traitement des symptômes ici. Je suis obligée de me reposer sur ma Bombydou pour le moment, en espérant qu’il ne lui arrive rien. Mais les solutions commencent à me manquer, alors je reviens sur le sujet central qui m’a mené ici.

Il va falloir prévenir les dresseurs de ce que l’on fait ici. Avez-vous essayé de les raisonner sur l’intérêt des machines en centre pokemon ? Vous savez comme moi que nous n’en serions pas là si nous les passions simplement au scanner.

Nous avons déjà essayé de les prévenir à plusieurs reprises hier dans la journée mais rien à faire. Ils nous ont tous presque brandi le « The Lancet », un journal scientifique prisé il y a quelques années pour ses nouvelles études mais qui aujourd’hui se contente de simples exemples isolés voir faux pour critiquer le système établi. Ce journal a encore de l’importance ici et cette nouvelle une a fait un boom sans précédent dans la région. D’autres journaux ont aussi essayé de démentir mais…

Le mal était fait.

Je sors de la salle de soin et m’aventure dans la pièce juste à côté, là où les dresseurs attendent des nouvelles depuis déjà plusieurs heures. En me voyant rentrer, certains se lèvent et s’approchent dangereusement de moi, presque l’air menaçant.

Qu’est-ce qui se passe là-bas ? Pourquoi on ne peut pas venir les voir ? Vous nous éloignez pour utiliser les machines sur eux c’est ça ? Avouez !

Des cris s’élèvent dans la petite foule, s’indignant que l’on puisse faire ça. J’ai beau essayer de les calmer, impossible de les arrêter, jusqu’à ce que je finisse par hurler « Taisez-vous » dans toute la salle, ramenant par la force le silence.

Nous sommes médecins, par conséquent nous respectons vos choix et vos convictions. Actuellement la situation a évolué. Les pokemons sont actuellement pris d’une forte fièvre, nous obligeant à maintenir le confinement de ses derniers. Je vous prierais de bien rester dans cette salle si vous ne voulez pas mettre en danger vos pokemons en attendant de nouvelles informations de notre part.

J’allais quitter de suite la salle pour retourner à la tache mais je m’accorde un instant pour observer la situation. La plupart des dresseurs sont abattus par la nouvelle, d’autres parlent entre eux pour essayer de se rassurer, oubliant presque ma présence. Il y a tout de même un jeune homme qui n’a pas bougé depuis que je suis arrivée. Il est posé sur l’un des fauteuils au fond de la pièce, le regard perdu dans le vide. Je serais bien allée lui parler mais je manque de temps. A mon prochain passage, en espérant que celui-ci apporte de bonnes nouvelles.

De retour dans la salle de soins, je fais un bilan rapide à l’oral de mon intervention de l’autre côté avant de reprendre la tâche. Tant que Beryl ne revient pas avec la fameuse fleur, on doit continuer à utiliser la méthode du chiffon mouillé, croisant les doigts pour les apaiser ne serait-ce qu’un peu. Une forte fièvre prolongée n’est pas sans risque pour la santé du pokemon, de la même façon que pour un humain. Ma Bombydou revient vite s’il te plait, j’ai cruellement besoin de toi.

Une heure passe sans signe de ma camarade jusqu’à ce qu’enfin, le petit insecte repasse cette petite fenêtre, un bouquet de fleur entre les pattes. Exactement celle que je cherchais. Je les confie immédiatement à l’une des infirmières pour que Beryl puisse se poser dans le creux de mes mains. Elle a du beaucoup forcer sur ses capacités à sentir l’aura. Je la sens respirer vite. Elle est épuisée mais pas malade. Je la frotte contre ma joue pour la rassurer et lui redonner de l’énergie. Les infirmières gèrent très bien la situation de leur côté. Une fois que je leur ai montré comment faire, elles s’activent et réalisent du super boulot, comme si elles avaient fait ça toute leur vie. Leur capacité d’adaptation est étonnante.

Les heures de l’après-midi passent à nouveau. Je n’ai même pas eu le temps de me poser pour manger quelque chose. Je ne ressens pas la faim et la fatigue pour le moment, je peux encore gérer. Mais pour les pokemons, la nouvelle tisane n’a rien arrangé. Elle a peut-être simplement empêché la fièvre de monter encore d’un cran mais rien de plus. De quoi augmenter le stress ambiant dans le personnel médical. J’arrive à cours de solution et toutes mes connaissances ne m’aident pas pour résoudre ce problème. Il risque d’y avoir un incident encore plus grave si nous ne trouvons pas une solution rapidement. Dehors, nous n’avons pas pu retenir les dresseurs. Ils sont tous là, appuyés contre la vitre, leur donnant un accès direct à l’état de santé de leurs pokemons. Heureusement, aucun d’entre eux n’a été assez stupide pour rentrer. Seulement, il y a toujours ce dresseur dans le fond qui m’inquiète. Même s’il a quitté la pièce de tout à l’heure, il semble toujours en retrait. Son expression de visage reste tout aussi vide, le teint grisâtre, presque effrayant. Mais à l’instant où il a réalisé que je le regardais à travers la fenêtre, il a entamé un mouvement vers moi qui ne trouvera jamais son accomplissement.

D’un seul coup, son corps s’écroule au milieu du couloir sous mes yeux mais aussi ceux des autres dresseurs. La panique générale envahit l’endroit. Je me précipite à l’extérieur pour m’approcher du jeune homme écroulé.

Reculez, laissez-le respirer.

Je le redresse tant bien que mal, déposant sa tête contre mes cuisses. Immédiatement, je capte que lui aussi à une forte fièvre. C’est presque incroyable qu’il ne se soit pas écroulé plus tôt. « Monsieur est-ce que vous m’entendez ? Serez ma main si c’est le cas ». Je sens que des doigts se prennent légèrement contre ma main mais ce n’est pas encourageant du tout. Son expression de visage semble trahir également des mots de tête, quelque chose qui le gêne. Son état est plus celui d’une semi-conscience, ouvrant à peine les yeux de temps en temps sans pour autant capter les choses autour de lui. La maladie serait contagieuse pour les êtres humains ?

Reculez-tous, encore allez !

Le périmètre autour de moi et du malade s’agrandit, permettant à Vignette Stonemoss de s’approcher de nous et de prendre état du jeune homme. Un autre élément sur lui attire mon attention. Des éruptions cutanées rouges et violettes. Du purpura. Ce n’est pas tant l’élément pris individuellement qui m’alarme, mais l’ensemble des symptômes. Une idée traverse mon esprit, que j’ai peur de confirmer, mais je n’ai pas vraiment le choix. Je sors de ma poche mon ipok et l’allume avant de le diriger vers les yeux du malade. La luminosité n’est pas forte du tout mais son regard se détourne immédiatement de la source, comme fuyant la lumière. Me voyant faire, la médecin me regarde fixement avant de s’exprimer à voix basse pour ne pas alerter les autres dresseurs.

Tu penses à ce que je pense ?

Oui. Je suis sûre à presque 100% qu’il a une méningite. Je ne savais pas que c’était possible mais il se pourrait que sans le savoir il ait transmis les symptômes aux pokemons autour de lui. On n’a eu plus de difficultés à identifier la maladie sur les pokemons parce qu’elle ne se manifeste pas de la même façon. Il se pourrait même que les autres patients de la salle soient contaminés.

Si c’est le cas, cela pourrait déclencher une épidémie terrible, à l’échelle des humains et des pokemons.

Vignette, vous devez faire comprendre aux personnes ici que sans les machines de ce centre, des humains comme des pokemons risquent de mourir.

Je ne me rends compte qu’après coup que je viens de l’appeler par son prénom plutôt que le nom de famille. Je n’avais pas pris le temps jusque-là de la détailler mais la médecin est en fait assez jeune. Elle a doit avoir 5 ans de plus que moi tout au plus et doit gérer aujourd’hui un élément de taille avec très peu d’assistance. Mais mes mots ne sont pas faux. Si on n’arrive pas à les convaincre de faire confiance aux machines, il risque véritablement d’y avoir un mort. Pour autant, il se passa encore une chose à laquelle je ne m’attendais pas. Beryl m’avait suivi et m’écoutait avec attention depuis tout à l’heure. Elle m’a assez souvent écoutée réviser pour savoir que le mot méningite n’était pas à prendre à la légère. C’est comme si toute la situation lui avait fait comme l’effet d’un électrochoc. Il y eu alors une autre lumière. Cette fois ce n’était pas mon Ipok mais ma Bombydou elle-même. L’urgence de la situation venait de déclencher son évolution, sous le regard surpris de l’ensemble des personnes présentes ici. Ce n’est pas la première fois que cela arrive dans mon équipe, un pokemon évoluant plus sous l’urgence de la situation qu’autre chose. Mais pour Beryl, j’ai le sentiment que c’est un peu différent. Je savais depuis quelques temps qu’elle avait hâte d’évoluer, de grandir, de s’affirmer et de gagner en capacité. On dirait qu’elle attendait juste le bon moment. En quelques instants, son petit corps avait un peu grandi, ses ailes aussi, tandis qu’une petite écharpe vient se nouer autour de son cou, jusqu’à permettre la fin de l’évolution. Bombydou est devenue Rubombelle. Une nouvelle forme un peu différente et un peu plus puissante. Beryl prend de nouveau l’initiative et utilise ses nouveaux pouvoirs. Une capacité que je reconnais vite comme Aromathérapie, apaisant les esprits échauffés de la foule mais donnant aussi le courage nécessaire à Vignette pour se lancer, Beryl ne la lâchant pas d’une semelle.

Ecoutez-moi. Cet homme, comme vos pokemons, sont porteurs d’une maladie qui s’appelle la méningite. Cette malade est grave et dangereuse. Si elle n’est pas prise à temps, elle peut provoquer la mort, aussi bien pour les humains que pour les pokemons. Je sais que vous avez peur, que vous avez lu ces écrits. Moi aussi je les ai lus. Evidemment je me suis posée des questions. Mais pourquoi penser au mal potentiel d’une technologie quand on peut voir tout ce qu’elle a apporté. Vous n’imaginez pas combien de fois nous aurions tous perdu nos compagnons si elles n’avaient pas été là. Et aujourd’hui encore, elles sont notre seule chance de soigner cette maladie sur vos amis. Alors faites-nous confiance, laissez-nous soigner vos pokemons je vous en prie.

Son discours était sincère, touchant, mais aussi plein d’inquiète, celle de ne pas réussir à convaincre. Je continue de passer ma main sur les cheveux du jeune homme tout en croisant les doigts mentalement pour qu’ils acceptent enfin la bonne solution. Un léger instant de silence jusqu’à ce qu’enfin une petite voix se lève.

Je suis d’accord. S’il vous plait faites tout ce que vous voulez mais sauvez mon ami.

La jeune fille ne devait pas avoir plus de 15 ans. Ses yeux remplis de larmes imploraient à l’aide, très vite rejoint par l’ensemble du groupe, touché par les pleurs de cet enfant. Le signal fut donné, à nous de jouer. Je lance un signe un Beryl pour qu’elle aille porter secours aux infirmières. Son attaque psycho lui permet de contrôler à distance les brancards sur lesquels reposent les pokemons malades et les emmener directement dans les salles de soin un peu plus loin dans le centre, pilotées désormais par les infirmières et la médecin en chef. De mon côté je dégaine mon téléphone et appelle directement l’hôpital de Lavandia, les prévenant que nous avons un patient atteint d’une méningite à traiter d’urgence. Je leur demande également s’ils peuvent prévenir mon père en lui apportant les informations que je viens de transmettre. Bloquée au milieu de ce couloir, je ne peux que veiller sur cet homme dont je ne connais même pas le nom. Le pauvre a dû repousser la maladie tellement longtemps pour se mettre dans cet état. Heureusement que je suis vaccinée contre la méningite, je ne risque pas grand-chose. Un des avantages à être dans le milieu médical, les vaccins contre toute sorte de maladie sont obligatoires pour nous. Mais pas pour tous, permettant à ce genre d’incident rarissime de se produire. Au loin je perçois toute l’équipe médicale s’activer pour apporter le plus de soin possible. Les autres dresseurs ont été confinés de nouveau dans la salle précédente en attendant les pompiers. Ils devront tous subir des examens pour vérifier qu’ils n’ont pas été contaminés eux aussi et si c’est le cas, être traité en urgence avant l’apparition des symptômes.

Une vingtaine de minute plus tard, j’entends l’ambulance arriver. Les pompiers viennent vite me trouver et déplacent le malade sur un brancard avant de l’emporter à l’intérieur de leur camion. Je me relève enfin. J’ai l’impression d’être vide maintenant que je suis seule dans ce couloir. Heureusement, quelques instants plus tard, c’est Beryl qui vient me rejoindre, m’annonçant que tous les pokemons ont été pris en charge et qu’il ne devrait plus y avoir de danger. Je m’approche tout doucement de son visage pour lui parler.

Merci Beryl tu as été géniale aujourd’hui et bravo pour ton évolution qui nous a tous aidé. Mais je crois que le travail n’est pas fini. On doit encore retourner dans la forêt pour trouver les pokemons potentiellement malades.

Ce ne sera pas la peine, on s’occupe de la suite.

Devant moi se trouve la championne de l’arène, Alizée, accompagnée de deux autres dresseurs. Je ne m’attendais pas à la voir intervenir ici, je suis un peu intimidée. Elle qui est si admirée dans la région, enfant j’aurais donné cher pour la voir en vrai. La championne a une présence assez particulière. Elle s’approche de moi pour continuer la discussion.

Le jeune homme qui vient de monter dans une ambulance s’appelle Philo. C’est un dresseur de mon arène. Je savais que son pokemon était malade mais je ne me serais jamais douté qu’il avait une méningite. Je te remercie beaucoup pour tout le soutien que tu as apporté à notre ville aujourd’hui. Maintenant que nous avons pu débloquer la situation, tu n’es plus obligée de rester ici. Tu dois être fatiguée après tout ça. Nous nous chargeons de la suite. J’ai une totale confiance en Vignette, elle est une médecin exceptionnelle. Et puis je crois que votre père vous attend dehors.

Je suis d’accord avec vous, elle est très douée. Elle va parfaitement gérer la situation. Je repasserais quand même demain, pour voir si tout va bien. Et aussi voir Philo à Lavandia, mon père m’y emmenera je l’espère dans les prochains jours. Bon courage pour la suite.

Nous nous serrons la main puis je quitte le centre pokemon. Mon père est à l’extérieur de la voiture et me fait signe de le rejoindre, ce que je m’apprête à faire. Mais une pensée me revient en tête en quittant les lieux, me poussant à retourner à l’intérieur. J’attrape rapidement au vol une des infirmières pour lui demander.

Excusez-moi, est-ce que vous savez si une certaine Elyse Joy a travaillé ici ?  Je sais qu’elle est décédée il y a 9 ans mais bon…

Je n’ai jamais travaillé avec elle, mais il y a une petite stèle en son hommage juste à l’extérieur. Vous la connaissiez ?

Malheureusement non. Mais je connais son fils. Merci beaucoup et bon courage.

Je ressors de là et contourne le centre Pokemon jusqu’à trouver la fameuse stèle. Son nom est inscrit dessus, en hommage à son travail dans ce centre pendant un certain nombre d’années. Je savais qu’elle avait travaillé ici avant son décès, Cael me l’avait dit. A mon tour, je m’agenouille devant la petite pierre, joint les mains et ferme les yeux.

Bonjour madame Joy. Je ne sais pas si vous m’entendez mais je suis Idalienor, une très bonne amie de Cael. Comme j’ai travaillé ici toute la journée, là où vous étiez il y a quelques années, je me suis dit que je devais vous rendre hommage et vous donner des nouvelles de Cael. Votre fils va très bien. C’est un garçon fort et courageux, qui fait de son mieux pour aider tout le monde. Et en plus de ça c’est un très bon ranger. Je ne veux pas tout vous dire, il le fera de lui-même quand il viendra vous voir mais je tenais tout de même à vous parler un peu. J’espère que vous allez bien là-haut. Peut être que vous connaissez ma mère, Galatée ? Je vous embrasse et veillez bien sur lui.

Je réouvre les yeux et me relève, direction la voiture. Je ne sais pas si nos voix atteignent vraiment les morts en faisant ça, mais dans le doute je le fais. Sa maman avait l’air d’être une femme géniale. Elle mérite ce petit hommage modeste. Je grimpe dans la voiture, tout sourire. Il n’en ajoute pas plus même s’il a très bien compris ce que j’étais en train de faire et me tend une boite de médicament. Contre la méningite. Juste au cas où ajoute-t-il. Je ne peux que sourire et me laisser bercer par les mouvements réguliers du véhicule avant de m’endormir, exténuée par la journée. Je crois qu’il ne s’est pas rendu compte tout de suite que je m’étais endormie puisqu’il a continué à parler tout seul.

Je pense que tu as de quoi faire un beau rapport à l’académie à ton retour.

Tant pis, il répétera demain.

HRP:
 

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Sujet: Re: [Cours été 2019 - Pokeathlète] Coup de presse    Dim 15 Sep - 12:43
Modération Cours Idalienor

Un vraie cours Médecine. Je pense que ça résume bien ce RP. On sent que tu t'es documenté pour pouvoir produire quelque chose d'assez cru et réaliste : les détails sur la maladie, les soins botaniques, la progression des symptômes et les réactions des proches des malades, tout se combinent pour faire un cours qui, s'il n'est pas spectaculaire ou plein de rebondissement, a un vrai style.
Une tranche de vie dans celle d'une Médecin un peu débordée, en résumé.
Note :15/20


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[Cours été 2019 - Pokeathlète] Coup de presse
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