Headshot.
Bellamy Wallace
Bellamy Wallace
Région d'origine : Kalos.
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Scientifique Archéologue
Sujet: Headshot.    Mer 18 Sep - 0:02


Traumatisme crânien.

Le couperet était tombé, sèchement, sans fioritures. Un simple coup à la tête qui avait fait tout basculer : son corps, son esprit, ses sensations. Il y avait eu ses vertiges à répétions, ses sautes d'humeurs, ce stress qui n'en finissait plus et quelques évanouissements. Il y avait eu des docteurs, des test, des scanners et cette peur lancinante qui ne la quittait plus. Et si c'était comme avant ? Si tout au final, elle n'avait jamais était guérie et que cette faiblesse passagére l'enfermerait à nouveau dans une chambre d'hôpital trop restreinte même pour ses rêves ? Ce n'était pas le cas. Son cerveau avait juste dévié de quelques-centimétres, comme secoué dans le tambour d'une machine à laver. Et ça avait tout changé.

Elle aurait pourtant du s'en réjouir. C'était temporaire. Pas un nouveau motif pour l'enfermer, elle n'avait qu'a passer quelques contrôles de temps à autre et à attendre... Elle aurait pourtant dû s'en réjouir, ouais.

Mais elle haïssait ce diagnostique.

C'était physique, épidermique. Elle se refusait victime, encore. Elle refusait de croire ce que les docteurs lui avait pourtant assurés. Ce n'était pas rationnel, était-ce seulement conscient ? Rien ne semblait faire sens pourtant. C'était un mensonge forcément. La faute à ce Ginji abruti. À cette tarée de Lolita. Elle le savait, elle le sentait du moins : toute cette rage qui s'accumulait en elle était légitime.

On lui parlait d'un symptôme. Déni, colère, sautes d'humeurs...  Ce n'était qu'un symptôme. Mais Bellamy n'y croyait pas. Elle hurlait que ce n'était qu'un mensonge, une vérité fabriquée de toute pièce, une conspiration visant à l'éloigner du vrai, du pur.

Parfois la nuit, l'envie lui prenait, sortait en douce en évitant les rondes de cette pionne rouqine et courait. À s'en faire saigner les pieds, jusqu'à que les poumons crachent et crashent. Au bord de mer, elle s'immergeait et hurlait à s'en casser la voix, accompagné par la rage plus forte encore de Lottie, sa léviator. De rage en rage, les deux ne s'étaient jamais si bien comprises. Et petit à petit, le monstre bleu et la minuscule rose se retrouvaient dans cette colère si particulière.

Oh ce que l'étudiante aimait ses moments de liberté retrouvée.

Mais il avait un temps pour tout. Et à 14H, c'était le temps de son rendez-vous. Ghost absent, pour raison inconnue c'était son escla... euh... stagiare qui devrait prendre en charge le lourd cas de la rose. Et les sourcils de la rose s'étaient froncés à l'annonce de la nouvelle.... Euh c'est qui ce type ? Comment ça se fait qu'elle n'en avait jamais entendu parler avant ? Son regard bleuté se posa sur l'horloge murale de la salle d'attente.

13H58 - et sa jambe accéléra son mouvement de va et viens. Tandis que ses deux pouces se lançaient dans une drôle de valse. Elle n'avait aucune envie d'être là. Avec Ghost ça passait parce-que... Et bien c'était lui. Un professionnel et rien de plus, rien de moins. Mais avec cet inconnu...

13H59 - Et puis ça ne servait à rien. Elle n'avait aucun traumatisme. D'aucune sorte. Sa vie n'était qu'un long fleuve tranquille. Bellamy soupira, s'essaya en tailleurs, avant de se lever et de marcher sur place en fixant cette horloge. Stupide horloge.

14H - C'était l'heure. Quelle était la règle, déjà ? Au bout de 5 min on peut se tirer ? Ça marchait pour les profs mais aussi pour les rendez-vous de santé, non ? Elle s'appuya sur le mur, tapota sa cuisse de sa main gauche tout en saisissant une de ses mèches sauvages de la droite.

14H03 - C'est interminable. Bellamy voudrait hurler, s'enfuir en sautant par la fenêtre et se mettre à courir sans jamais s'arrêter. Oh ce qu'elle rêvait de courir là, maintenant, de suite. Soudainement, la porte s'ouvrit et Bellamy s'engouffra dans le bureau sans un regard à son geôlier.  

-Vous êtes en retard cracha t'elle ; puis se retournant faisant enfin face à l'homme Oh mais je te connais toi !

L'homme qui lui faisait face était certes un adulte mais au visage juvénile, à moins que ça ne soit sa coiffure qui cachait les traits supposés plus carrés d'un homme adulte. À vrai dire, rien ne lui semblait moins important que le physique de cet abruti à ce moment précis. D'un rire moqueur, elle lui démontra d'ailleurs ; son total manque d'envie d'être là.

-T'es le type qui s'est incrusté à une de nos sorties captures. Je te prenais pour une sorte de pervers bizarres qui kiffent les étudiantes...

Seuls les mots lui étaient adressés, l'adolescente n'avait pas jugé nécessaire de lui offrir un regard. Elle s'était approché de la fenêtre et posait maintenant sa main délicate sur l'encadrure en bois. Elle tapota dessus trois fois, avant de faire volte face et de se mettre à tourner dans la pièce comme un némélios en cage.... Fixant un momouton appétissant.

-Bon tu fais tes trucs, là ? Qu'en on finisse ?

 
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Artemis Leonhart
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Sujet: Re: Headshot.    Mer 18 Sep - 15:19
“Bureau” non-officiel d’Artemis, quelques jours après la rentrée

*BIIIIIIP*

La machine à café termina tranquillement son cycle tandis que je finissais la lecture du dossier devant moi. Comme habituellement, je n’avais lu que les informations de base. Nom, prénom, âge, pokemons, raison de la présence dans ce cabinet. Je n’avais pas besoin d’en savoir d’avantage. Je préférais que ce soient mes patients qui me racontent leur parcours. En plus, si je rentrais dans les détails, je serais influencé et Linoa ne parviendrait pas à rentrer gentiment dans la tête des personnes.  

Alors, notre premier cas est une fille il semblerait. J’espère que tu sauras te tenir, après le délire au café l’autre jour.

Linoa flottait au travers de la salle d’un air un brin contrarié. Depuis ma rencontre avec Isadora, l’entente n’était pas au beau fixe. Autant dire que j’en prenais régulièrement pour mon grade.

On en a suffisamment parlé Linoa, essayons d’être un peu professionnel. Ce sont des élèves à qui il est arrivé beaucoup de choses ces derniers temps. Déjà que Ghost nous balance dans l’arène sans recommendations, j’aimerai que l’on arrive à faire de belles choses. Dommage que je ne rencontre Mademoiselle Alezar que dans quelques jours… Je suis sûr qu’elle m’aurait donné quelques conseils

C’est sûr que s’agissant d’une jeune femme…

Je fermais le dossier d’un claquement sec et me dirigeait vers la cafetière en soupirant. Il était 13h58, parfait. Je sirotai un peu de café brûlant et triai quelques papiers. Il est toujours intéressant de recevoir avec un peu de retard pour observer les réactions des patients et de leurs Pokemons. J’espérais que Miss Wallace était venu avec son Soporifik, ce serait d’autant plus intéressant. Peut-être pour les futurs séances…

S’il y a bien une chose que j’ai retenu du dossier de présentation, c’est que nous avons à faire à quelqu’un de vraiment battante. Il y a une certaine rage de vivre qui transparaît de ce que j’ai lu rapidement. Essaye d’y aller en douceur Lin’. En plus, elle souffre d’un traumatisme crânien.

Linoa fit une petite moue agacée, comme si elle savait parfaitement ce qu’elle devait faire. Toujours un brin suffisante… Bon je suis pareil donc je ne pouvais pas dire grand chose. En vérité j’étais plutôt confiant également, malgré le fait que cet entrevu était mon premier. En tous cas, l’Académie est un endroit idéal pour nos mesures et expérimentations sur les émotions.

Elle attend derrière la porte, je sens un fort bourdonnement, elle s’impatiente comme jamais.

Il était maintenant 14h précise mais je patientais encore un instant. Je jetais un coup d’oeil à la pièce que Ghost m’avait attitré, un petit bureau assez misérable. Evidemment, lorsque j’avais demandé d’utiliser le véritable cabinet, la Branette m’avait simplement regardé d’un air plutôt terrifiant. Je me retrouvais donc avec une table que l’on pouvait qualifier d’au mieux fonctionnelle, trois chaises et une cafetière. Superbe accueil, Selphie refusait pour le moment de venir car il n’y avait aucun endroit confortable pour se caler.

A 14h03, je pris une profonde inspiration et j’ouvrais la porte. Une véritable furie aux cheveux roses déboula à toute allure dans la pièce, faisant presque voleter quelques papiers. Sans même me laisser le temps de l’observer elle me cracha un violent “Vous êtes en retard !”. Bien, éviter de la faire patienter la prochaine fois. Elle se retourna pour me dévisager très rapidement, non sans une pointe de curiosité derrière son énervement. Ses yeux clairs finirent par s’illuminer quand elle me reconnu, et un sourire impeccable et un brin narquois traversa son visage légèrement rougi. Tout en me tournant le dos de manière ostentatoire et se dirigeant vers la fenêtre elle me lança

T'es le type qui s'est incrusté à une de nos sorties captures. Je te prenais pour une sorte de pervers bizarres qui kiffent les étudiantes…

Je l’aime beaucoup, commenta Linoa, très amusée

Je serrais les dents, mais en vrai j’étais plutôt intrigué. Clairement, la jeune Bellamy Wallace pensait perdre son temps ici et elle faisait preuve d’une agressivité intéressante qu’il allait falloir dompter. Je fermais la porte avec un rire franc et venais me poster à mon bureau, ma tasse de café à la main. D’un air nonchalant et ironique, je décidais d’entrer dans son jeu.

Je vois que mon charme naturel fait office tout seul, je ne pensais pas que des jeunes étudiantes s’intéresseraient déjà à moi, mais il semblerait qu’une ai déjà mordu à l’hameçon puisque vous m’avez repéré Miss Wallace. Mais si vous le voulez bien, nous resterons dans un cadre de santé dans ce bureau, je suis un professionnel. Si vous voulez me courir après en dehors, libre à vous, mais pour le moment nous allons essayer de nous recentrer sur votre bien-être.

Elle ne répondit pas spécialement et tapota juste l’encadrure de la fenêtre d’un geste passablement agacée avant de faire les cent pas dans ma pièce comme Squall lorsqu’il n’est pas content. J’aurais dû l’apporter, cela aurait été comique de le voir la suivre en bondissant.

Bon tu fais tes trucs, là ? Qu'en on finisse ?

Je jetais un coup d’oeil rapide à Linoa, qui hocha la tête et commença à émettre quelques ondes apaisantes dans la pièce. Confort, famille, présence, eau.

Mes trucs ? Vous savez Miss, je ne suis pas un magicien. Je suis essentiellement là pour écouter et discuter. Je m’appelle Artemis Leonhart, assistant du Docteur Ghost. Je suis nouveau ici, contrairement à vous. Tout ce que je sais, c’est que, Linoa et moi sommes ici pour t’aider. Je désignais ma Gardevoir qui fit une révérence polie. Vous avez reçu récemment un traumatisme, mon rôle est de vérifier si tout va bien, simplement. Est-ce que vous pouvez, par exemple, me raconter avec vos mots comment est-ce arrivé ? Et surtout, comment vous vous sentez maintenant.

Je dégainais mon fidèle carnet, prêt à noter tout ce qui serait intéressant.
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Sujet: Re: Headshot.    Sam 21 Sep - 15:19


L'homme se montrait plus taquin que ce que pouvait suggérer son apparence banale et inintéressante. Et sans doute, que dans un autre contexte, Bellamy aurait joué le jeu.  Se plongeant corps et âme dans un petit jeu de séduction sans conséquences, mais l'état échauffé de son esprit n'aidait pas... Elle eut un mouvement de recul alors que le garçon continuer à suggérer suggérait, semblant trouver ça follement amusant. Non pas qu'elle y croyait, ou que ce ridicule stagiaire avait la moindre chance de la séduire - mais elle ne put s'empêcher d'y voir une sorte de pique alors que son regard bleuté se posait sur le dossier au centre de la table qui servait de bureau.

Son dossier.

Il avait lu son dossier. Evident. Obligatoire même. En état-elle surprise ? Pas vraiment, mais le hic c'est qu'elle-même avait lu auparavant lu son dossier. Il y a quelques-mois de cela lors de son intrusion dans le bureau de ghost avec sa copine rouquine, Alex. Et elle s'en souvenait au mot prés. "Dépendance affective" ;  "Risque de Transfert"... Était-ce pour cela que Ghost ne voulait plus la voir et la refilait à ce stupide gamin tout droit sorti de l'école ? Le psychologue avait t'il peur qu'elle se jette sur lui sans vergogne ? Et ce stupide gamin, le savait. Il en jouait. S'en moquait même.

Il continua sa tirade, devenant aux yeux des roses, de plus en plus insupportable. Elle avait l'impression qu'il essayait de l'analyser via un manuel lu la veille. La désagréable impression qu'il jouait un rôle pour lui plaire, ou du moins, la faire réagir. La présence de cette Gardevoir ne lui disait rien qui vaille non plus...

La rose continua de marcher en rond quelques-instants, avant de finalement, se poser, dos contre la fenêtre et de désigner son dossier d'un coup de menton.

-Ma paranoïa, ma colère, mon déni... Vous avez déjà tout ce qu'il vous faut dans mon dossier, non ? Puis elle coula un regard vers la type psy Vous avez sans doute lu aussi que je déteste les intrusions psychiques, question de traumatisme. Ma denticrisse est devenue un légume la dernière fois que c'est arrivé.

Elle avança vers son psy du jour et plongea son regard bleuté dans le sien.

-Qu'est-ce que vous voulez au juste ? Moi : partir. Je ne suis même pas volontaire pour ce rendez-vous... Peut-être pourrions nous juste écourter, non ?

Elle n'avait aucune envie d'être là. Aucune envie de voir ses sentiments les plus profonds arrachés, analysés, décortiquées, déformés et posés dans un dossier accessible à n'importe qui qui savait crocheter une serrure.

Alors coopérer ? Même pas en rêve.

 
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Artemis Leonhart
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Sujet: Re: Headshot.    Mar 24 Sep - 13:57
Bon, cela n’allait pas être facile. Ma confiance en prenait un coup petit à petit. Alors qu’elle regardait son dossier avec une moue désapprobatrice, dans mon esprit germait une idée. La méthode classique ne fonctionnerait certainement pas. Miss Wallace ignora même mes questions pour retourner se poster contre la fenêtre, me balançant sans peine que j’avais tout lu, tout vu et me disant à demi mot que j’était prétentieux et un véritable M. je-sais-tout. En parlant de prétention, Linoa me communiquait ces mots :

Elle a du cran cette petite, tu vas devoir trouver quelque chose de vraiment lumineux pour l’accrocher. Comme elle dit, son psychisme est bouillonnant, ce serait rigolo de disséquer son cerveau et capturer toute cette émulsion. Mais je reste prudente, je ne suis pas une vulgaire Denticrisse, moi.

Ne la regarde pas avec des yeux aussi gourmands, tu vas lui faire peur. On est là pour amadouer les gens et les faire aller mieux. Continue de diffuser du positif mais ne rentre pas dans sa tête

Je connais mon métier, je viens de te le dire.


Pendant mon échange silencieux avec ma Gardevoir, Bellamy Wallace vint subitement se poster face à moi, regards contre regards pour me demander d’écourter la séance, tout simplement. Décidément, elle voulait s’échapper, je me demandais quand même d’où venait cette défiance. J’aurais peut-être dû lire le dossier en fin de compte… Je ne me démontais pas cependant et, prenant le temps de finir mon café lentement, je posais la tasse et me redressais. Je pris le dossier sur le bureau et d’un geste nonchalant, le jetais dans la poubelle.

Bien, Miss Wallace, je vais jouer franc-jeu avec vous. Ni vous, ni moi n’avons véritablement envie d’être là n’est-ce pas ? Moi car je me suis fait envoyé au casse pipe par mon “cher” supérieur, vous car vous n’avez pas envie de me parler et je discerne même une pointe de mépris dans votre attitude. Malheureusement, nous n’avons pas le choix, je dois faire mon travail et vous parler au moins une demie heure pour valider la séance. Donc, je vous propose simplement d’oublier les dossiers, de toutes façons je n’ai pas eu le temps de lire le votre, les ressentiments que nous avons et nous mettre au travail. Cela va passer plus vite si vous voulez bien me dire, par exemple, en quoi le fait d’être ici vous embête à ce point ? Je vous promets que tout ce qui est dit ici restera entre nous. Je décidais d’un geste théâtral de jeter également mon carnet et mon crayon. Voilà, je n’écrirais même pas.

Je m’assis “confortablement” sur ma chaise et je patientais le temps de sa réponse, guettant la moindre de ses réactions

Artemis, parfois tu es une chiffe molle maladroite, et parfois il te vient des excès de testostérone plutôt séduisants. Par contre, as-tu pensé à la réaction de Ghost ? J’imagine déjà ce que la Branette va nous faire subir après avoir jeté le dossier d’un patient…


Ne t’en fais pas, de toutes façons Ghost considère les élèves comme des cas, pas comme des êtres humains à problèmes. Nous on les considère comme des réservoirs à émotions variées mais au final, on veut quand même qu’ils aillent mieux.

L’horloge indiquait 14h15, allez Bellamy, ouvre-toi un peu, il ne reste que 18 minutes pour que j’en sache un peu plus…
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Sujet: Re: Headshot.    Dim 13 Oct - 23:57



Oh non, elle n'avait aucune envie d'être là. Pourquoi ? Comment ? Même elle n'en était pas certaine. Ce qu'elle savait, certainement, sans doute... C'était cette rage grandissante qui bouillonnait dans ses entrailles. Cette rage qui s'était tranquillement installé en elle après le choc, et était resté, s'y complaisant. Ou était-ce elle même qui se complaisait ? Il est certainement plus facile d'être un volcan en éruption.

L'assistant, jeta le dossier à la poubelle. Arquant le sourcil de Bellamy... Oui, et ? Qu'espérait t'il obtenir ainsi ? Pensait t'il son geste si anticonformisme et  rock 'n' roll que sa psyché seraient follement affectée, que cela réglerait le moindre de ses problèmes, la forçant à se livrer sans honte et sans barrière ? Raté, coco.

Il aurait pu brûler ce dossier, le piétiner, cracher dessus sans vergogne : que cela aurait eu autant d'effet que l'attaque tempête. Elle n'était pas si naïve... Il devait bien exister -quelque-part- des copies ; et quand bien même.... Même si c'était l'unique exemplaire : Détruire un livre n'en détruit pas les mots. Et ces mots étaient là, ancrées sur sa peau, attachées à sa mémoire, arrachant ses émotions. Elle était dépendante, en recherche constante d'affection, instable, impulsive pétries de TOP et autres TC et surtout, Ô grand surtout elle était un véritable risque au Transfert psychanalytique. Était-ce pour cela que Ghost refusait de la voir ? Qu'elle se retrouvait coincé avec ce débile pervers ? Que redoutai t'il au juste ? Qu'elle tombe amoureuse de lui ? Oh que non. Ce n'était qu'un petit crush... Il s'intéressait à elle quoi...   
Les joues de Bellamy prirent soudainement une teinte carmin à ces pensées, tandis que Artemachin finissait un pitch qu'elle n'écoutait que d'une oreille distraite. C'était toujours pareil, on essayait de la piquer, de la bousculer pour qu'elle lâche la pression. Pour qu'elle éclate. Stratégie logique, comme on la connaissait en surface. C'était facile de la faire craquer, elle n'était qu'une poupée de porcelaine. Mais la stratégie était vaine, ça aussi, la rose le savait.

Avec Ghost c'était différent, il n'attendait rien d'elle... Il n'était pas là, en caninos de faïence à attendre qu'elle lui balance tous ses soucis... Il savait bien qu'elle en était incapable, qu'elle même ne se connaissait pas suffisamment pour trouver les bons mots à mettre sur ses émotions. C'était par des chemins détournés, que son psychanalyste habituel, la menait vers des chemins auparavant invisibles à sa condition.

Alors forcément, le petit trick de machin était de pâle facture. Il s'était maintenant assis tranquillement à son bureau, là laissant seule, debout, les bras ballants. Elle se retourna vers lui, non contente de ne pas se départir de son agressivité, elle l'amplifia :

-Un travail ? C'est tout ce que c'est pour vous, hein ? Un petit CDD où vous venez tranquillement soulager les âmes de ses pauvres étudiants en perdition ? Laissez moi vous posez une question au juste.. Qu'est-ce que fait l'académie pour nous protéger au juste ?

Elle galopa soudainement à la fenêtre, place de prédisposition, montrant maintenant son dos au stagiaire.

-Vous n'auriez pas besoin de nous réparer si cette fichue académie, ne nous brisait pas avant. On nous envoie combattre un incendie, où nous laisse participer à des événements bien trop grands pour nous et... Lansat. C'était obligé, hein ? Il y avait milles autres itinéraires possibles... Il aurait suffit de dépenser un peu plus d'argent, de décaler la rentrée de quelques-jours pour nous épargner cette vision. J'ai vérifié les cartes maritimes.


Soudainement, la rose se retourna vers l'homme et lui lança un regard qui aurait pu faire fondre une banquise. Elle grogna presque.

-C'est pour être pour ça que je suis en colère. Sur la défensive. Hein ? Peut-être qu'inconsciemment, je me suis rendu compte d'à quel point vous étiez des incapables ici et que ma psyché s'est dit que c'était le meilleur moyen de me protéger ? Qu'est-ce que vous en dîtes, monsieur le psy rock 'n' roll ?

Elle n'attendait pas de réponse. Elle n'en avait pas besoin. Même elle, dans son ignorance totale de sa propre psyché arrivait à démêler le vrai du faux dans cette tirade digne d'une télénovela. Elle ne blâmait pas vraiment l'académie... Elle voulait juste pouvoir... Vouloir à quelqu'un. C'était plus facile d'avoir un coupable. Quelqu'un à cibler avec sa colère. Son traumatisme crânien était venu tout chasser avec son symptôme d'agressivité. Et elle s'était convaincue que c'était plus facile comme ça... Que mieux fallait être en colère, que de ne plus rien ressentir du tout. N'importe quoi pour l'animer un peu. N'importe quoi pour lutter contre... Ce sentiment d'inexistence implacable.

Elle souffla, donnant un coup de pied dans un objet imaginaire et finalement vint s'affaler sur une des chaises... Pas qu'elle était plus apte à coopérer, non. Elle en avait assez de se forcer à rester debout.

 
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Artemis Leonhart
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Sujet: Re: Headshot.    Mar 22 Oct - 11:18
Il semblait bien que la demoiselle ne m’écoutait pas, ou du moins à moitié. Cependant, il était intéressant d’observer ses réactions, quitte à passer pour un idiot ou un pervers. Après tout, je suis sensé avant tout écouter et analyser. Je commençais à me demander si toute cette histoire n’était pas une expérience de Ghost pour me tester. Bellamy attendait quelque chose de moi tout en sachant pertinemment que je ne pourrais jamais satisfaire cette attente. C’était plus que de la simple défiance. En résultait une frustration palpable dans la pièce, qui risquait aussi de m’atteindre et conduire à une impasse... J’aurais beau paraître cool, ouvert et amical ou à l’inverse froid, méthodique et calculateur ce ne pourrait combler ce manque qu’elle avait elle-même décidé d’instaurer. D’où provenait cette frustration ?

Au moment où j’évoquais Ghost, elle sembla troublée. C’était peut-être une piste. Ah si seulement il m’avait expliqué comment il fonctionnait avec elle… Mais non, il fallait qu’il m’envoie au casse-pipe. C’était clairement une manipulation de sa part. Peut-être que si j’axais la conversation vers ce qu’ils avaient l’habitude de faire ensemble, nous pourrions avancer.

Pendant que je réfléchissais, la jeune demoiselle reprenait son discours agressif qu’elle tournait maintenant non seulement envers moi mais aussi envers l’Académie en elle-même. Je tâchais de ne pas laisser transparaître mon air un peu scandalisé. Comme si c’était aussi simple de me résumer de la sorte. Un vulgaire travail ? Cela avait un côté ironique de se faire juger de cette façon alors que l’on essayait d’être le plus ouvert possible. Je n’avais aucune envie de la faire craquer particulièrement. Elle pensait certainement que je m’amusais de la situation, que je prenais mon pieds à tourmenter les adolescentes en manque d’attention. Oui c’est mon travail, mais c’est mon travail parce que j’aime ça, je trouve fascinant de plonger dans la psyché des gens, ce n’est pas juste alimentaire bon sang.

Elle retourna à son poste d’observation, toujours plus énervée, tout en continuant sa charge accusatrice envers l’Académie. Je la laissais s’épancher encore un instant, pensif. Lorsqu’elle s’adressa directement Linoa glissa d’un air narquois :

Tu es plus Docteur Valse que Docteur Rock’N’Roll.

Je poussais un soupir, plus envers moi-même qu’envers les deux êtres présents dans la pièce. Je laissais un temps de silence pendant lequel elle vint s’affaler sur une chaise, avant de répondre, d’un ton relativement froid et cynique.

Si j’étais si Rock’N’Roll je vous aurais déjà mise à la porte Miss Bellamy. Car des personnes hautaines, qui traitent les gens comme des “travaux” il y en a beaucoup. Je ne fais pas parti de ces gens là. Nous ne nous connaissons pas, je n’ai pas la moindre idée de ce que Ghost fait au cours de vos séances, ce qu’il peut bien discuter avec vous. L’Académie ? Si vous y êtes c’est que vous en avez envie, vous croyez en quelque chose, vous voulez découvrir des choses, des mystères du passé si je ne m’abuse. Je ne sais pas comment elle fonctionne, comment elle vous traite ni ce qu’elle vous fait subir exactement. Vous êtes la première élève que je rencontre vous voyez ? Vous pensez vraiment que des gens comme Miss Alezar vous veulent du mal ? Vous êtes très dure de critiquer d’incapables des gens qui se décortiquent pour vous aider et vous préparer à affronter le monde. Un monde qui est compliqué, dangereux, noir et à mon avis vous ne le savez que trop bien. L’Académie est peut-être trop proche de cette réalité finalement…

Même avachie sur sa chaise, je sentais toujours sa formidable énergie de défiance. Linoa était aux anges à côté. Je me levais et viens me poster à mon tour près de la fenêtre. Je m’appuyais contre le mur et cherchais à croiser son regard pâle mais intense. Je repris d’un ton plus chaleureux.

Je n’ai pas le sentiment que vous ayez besoin d’être “réparée”, dans le sens où vous l’entendez Miss Wallace, quand bien même il existerait un quelconque manuel de réparation de l’être humain. Les gens aiment bien placer des mots sur des problèmes, les identifier, les décortiquer. Seulement il n’y a pas de solution toute faite. On peut en vouloir à pleins de choses, s’énerver ou même pire lorsque l’on a vécu des choses difficiles, et Arceus lui-même sait que cette Académie en a traversé des choses difficiles. Quand je vous vois, je vois une adolescente perdue, qui a subi un traumatisme sévère et qui cherche à s’accrocher à la moindre émotion, fut-elle négative. Pourtant, elle est là, elle existe, et pas seulement dans son agressivité. Vous savez parler, d’ailleurs, vous avez un sacré culot et une excellente manière de rentrer dans les gens et taper là où ça fait mal, regardez comme vous me poussez dans mes retranchements. Rien que par cela vous méritez de vous en sortir et montrer aux gens qui vous irritent que vous comptez rester pour longtemps.

Linoa s’avança vers le centre de la pièce doucement en flottant.

J’ajouterais, si vous me permettez de m’adresser à vous bien sûr Miss Wallace, que vous dégagez une aura émotionnelle d’une rare intensité et que j’apprécie beaucoup que vous mettiez à mal mon cher Artemis, il en a bien besoin.


Ce n’était pas nécessaire ça Lin… Bien que relativement vrai !

Je me raclais la gorge avant d’enchaîner en revenant vers mon bureau.

Quoiqu’il en soit, j’aimerais beaucoup savoir en quoi consiste vos séances habituelles avec Ghost, si ça se trouve vous allez même m’apprendre des choses !
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Sujet: Re: Headshot.    Mer 13 Nov - 0:37


Bellamy était assise maintenant. Mais c'était comme si son esprit, lui, continuait à naviguer à travers la pièce, tournant en rond, frappant les murs. Et les deux pieds frémissants de la rose illustrait cette agitation intérieure. C'était fou quand elle y pensait : ce feu qui remontait le long de ses muscles, animant ses émotions et emplissant les creux de son coeur de magma en fusion. C'était fou et grissant. Vertigineux. Addictif. Jamais elle n'avait senti une telle force la parcourir, l'animer. Ça chassait la tristesse et la peine - et même si elle la savait provisoire, probablement juste symptôme de son traumatisme... Elle souhaitait ne jamais la quitter.    

En totale opposition avec son état bouillant, machin rétorqua, soudainement froid et cynique. Ses mots étaient comme des bourrasques de vent d'hiver et Bellamy vit presque sa flamme intérieur vaciller. Elle était à l'académie, c'est vrai, c'est factuel. Elle ne le pouvait le nier malgré toute sa colère. Mais pourquoi ? Au fond d'elle, appréciait t'elle son école ? Autrefois, elle s'y sentait bien... Libre... Vivante.. Qu'est-ce qui avait changé au juste ? Tant de choses. Sa vie avait était bouleversée par des grands et petits drames en tout genres. Mais quid de son rapport à PC ? Et... Le stagiaire évoqua soudainement le monde. Un monde froid, noir et dangereux. Un monde qu'elle avait pourtant rêvé de découvrir toute son enfance. Un monde dans lequel elle avait foncé tête baissée... Vraiment ? N'avait t'elle pas quitté l'hôpital pour l'académie ? Une prison pour une prison.

Soudainement, pétries de doutes, la rose baissa le regard. Admirant ses poings se serrer sur eux-mêmes. Elle était si fragile... Si sensible... Si instable.. Et si elle avait apprécié l'académie, c'était bel et bien car elle s'y sentait en sécurité. Suffisamment pour grandir, s'y développer et découvrir la vraie vie. Le vrai monde....

Mais cela faisait trois ans maintenant.

Elle était adulte, prête. Presque forte. Qu'est-ce que pouvait bien encore lui apporter l'académie au juste ?

Ne remarquant, ou ne soulignant pas ses doutes, Artietruc reprit sa tirade. Arguant qu'on ne pouvait pas réparer les humains, qu'il n'y avait ni clés, ni pièces de puzzle cachées. Et le regard de la rose se releva soudainement sur lui, alors qu'il tentait une percée. Il voyait une adolescente paumée qui cherchait à se raccrocher à ce qui lui restait. À ce que ce fichu coup sur la tête lui offrait : la colère. Et la rose claqua sa langue sur son palet, se redressant soudainement comme un pokémon sauvage apeurée.

Il y était. Il venait d'accrocher l'essence du problème... Si c'était bien un problème. La moindre émotion... Était-ce tout ce qui lui restait ? À elle qui était si fière d'être elle ? Autrefois si forte qu'elle achevait des armées avec seulement des mots. Elle qui s'était opposé à son frère. Elle qui avait choisi d'abandonner son pokémon pour venir à PC. Elle qui avait dompté Lolita. Survécu aux ragots. Appris à nager. Affronté une armée de Ténéfix. Découvert un monde enfoui sous terre. Traversé les océans pour découvrir ses racines. Découvert un complot d'extraterrestres envahissant la terre. Sauvé un lac de la terrible colére d'un lokhlass en deuil. Et... Élevé un enfant malgré les coups qui s'abattaient.    

Et pour la première fois, les mots du stagiare résonnaient avec se pensées. Elle était forte oui. Elle était affaiblie. Rendue rien par la tristesse. Dévoré par du vide. Mais elle se battait contre le néant, encore et encore. Car elle pouvait le faire. Elle était une putain d'archéologue badass, maintenant.

Et l'académie dans tout ça ?

Soudainement cette pensée fut chassée par une intervention psychique dans son esprit, et la rose jeta un oeil noir à gardevoir qui lui faisait face. Puis son regard se posa ensuite sur l'autre zigoto. Lui aussi semblait soudainement engaillardi, comme si il sentait la rose plus confiante... En elle... Et envers lui. Il semblait presque croire qu'elle était maintenant prête à s'ouvrir pleinement à lui.

Si c'était si facile...

La rose se releva soudainement, chassant la chaise d'un coup de pied.

-Je suis forte, c'est vrai entama d'elle Probablement trop forte pour toi, t'es qu'un stagiaire après tout.  

Une profonde fierté s'échappait maintenant du corps de l'adolescente qui avait pris le regard le plus hautain et fière qu'elle n'avait jamais portée. Pourtant, au fond d'elle, elle se sentait si indécise et faible, face à la décision qui prenait lentement ses aises dans son coeur. Bellamy lâcha un petit sourire taquin - ça sonnait faux pourtant, comme si inconsciemment, elle avait compris que le gars n'était pas dupe de sa colère. Comme si elle essayait de reprendre le contrôle de l'entretien... Il avait réussi à la faire douter. À lui pointer l'essence du problème. À lui faire découvrir une vérité cachée en elle... Hors de question qu'il s'en rende compte. Hors de question de lui laisser entrevoir le doutes qu'ils s'étaient installés dans son coeur. Elle préférait encore travestir sa peine déjà travestie en colère en.... Qu'importe ce qu'elle était en train de faire. Il lui fallait fuir, maintenant. Trouver une porte de sortie et...

-Logan Alduin. lâcha t'elle.

Elle l'avait. Sa porte de sortie. La parfaite diversion.  

-Vous voulez aider quelqu'un ? Quelqu'un qui n'est pas aussi fort que moi ? Essayez Logan Alduin, anciennement, Atkinson. Déjà, il a changé de nom, faut être sacrément  fucked up.  

La rose ne bougea pas, se saisissant de la chaise qui s'était lamentablement écrasé au sol. Elle la releva et reprit.  

-Votre précieuse académie et cette fichue rouquine n'ont rien foutu quand les messages d'harcèlement ont circulé sur lui à la saint valentin et pire que tout.. Vous le laissez se faire martyriser par deux autres étudiants. Salomé Cobal et Yuna Frosheart - encore une qui a changé de nom.

La rose s'approcha soudainement du bureau de machin, trainant la chaise avec elle.

-Cet harcèlement est parti beaucoup trop loin, tu le saurais si vous vous intéressez vraiment aux étudiants. Tu crois vraiment que l'accident de tauros c'était un hasard ? Ce mec... Ses souvenirs ont étaient changés et maltraitées. Par Yuna et Salomé, j'en suis certaine : enquêtez. Elles lui ont brisé le coeur avec Ana, et maintenant, c'est du terrorisme à ce stade là ! Et vous...  Tu penses juste à séduire des étudiantes psychologiquement faibles... Parce-que c'est ce que je dirais si vous continuez à me faire chier. 

Bellamy releva soudainement la chaise et frappa le bureau de plein fouet avec. Elle se frotta ensuite les mains, regardant la chaise en bois détruite. Elle y était peut-être aller un peu loin, ce coup ci... Sans doute trop inspirée par les mots inscrits dans son dossier. Mais c'était plausible. Elle avait tenté de résister aux avances de ce type, et quelque-part la violence avait éclaté, condamnant cette pauvre chaise (même si on sait tous que c'est une arme de destruction massive) .

Elle haussa les épaules, pas qu'elle s'en souciat vraiment de toute façon.

Puis elle vit volte-face, se dirigea vers la porte et posa sa main sur la poignée.

-J'suis probablement plus rock'n'roll que toi.   

Et sans rien ajouta, elle quitta la pièce. Claquant la porte au passage.                   

 
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