Ib | Mission feat. Caroline Labelvi
Camille Duval
Camille Duval
Région d'origine : Sinnoh
Âge : 15 ans
Niveau : 9
Jetons : 2568
Points d'Expériences : 92
Todresseur Novice
Sujet: Ib | Mission feat. Caroline Labelvi   Mer 20 Nov - 23:56
Une mission.
La première que j'allais mener.

En arrivant à la Pokémon Community, on m'avait appris qu'il allait falloir mener des missions au nom de l'académie afin d'apprendre des choses sur le terrain. Sur le coup, j'étais quelque peu perplexe. L'idée m'intriguait pas mal, mais je ne savais pas vraiment ce qu'il en retournait. Ok, je savais que j'allais en retirer quelque chose, mais quoi ? J'étais perdue à ce niveau. Heureusement, ma camarade éclaircit finalement ma lanterne. Une mission pouvait donc être de toute nature, que ça soit ordinaire, en accomplissant de petites tâches pour d'autres, ou alors spécialisé, avec des enjeux particuliers et liés à notre spécialité. En comprenant cela, je visualisais bien mieux ce que représentait les missions dans mon parcours. Malgré cela, je me sentais encore dans le flou.

Je n'arrivais pas à savoir ce que cela allait réellement m'apporter en dehors de l'expérience sur le terrain. Y avait-il d'autres enjeux, ou ce n'était fait que pour pouvoir s'habituer progressivement au terrain ? La question me tarauda pendant quelques jours avant que je décide finalement de régler ce problème en me lançant dans une mission ordinaire. Ma camarade m'avait dit qu'il n'y avait pas vraiment d'intérêt à le faire avant d'avoir obtenu mon premier grade et donc avoir débuté mon parcours, mais je m'en fichais pas mal. J'étais motivée à l'idée d'en faire une.

En trouver une plaisante ne fut pas chose aisée, mais en parcourant un peu celles qui étaient proposées, je finis par tomber sur une annonce plutôt singulière. Garder un musée en proie à des disparitions étranges et essayer de résoudre cette histoire avec la police. Sur le coup, je me dis que cette mission était plus réservée à des personnes compétentes et habituées à ce type de mission, mais après coup, je me dis que si j'avais pu l'avoir dans les mains, c'est que mon inexpérience ne posait pas problème. De toute façon, je me doutais qu'ils cherchaient surtout des personnes avec l'esprit de réflexion et ce genre de choses. Comme je me retrouvais un peu là-dedans et que la mission m'intéressait au plus haut point, je me décidai à m'inscrire sur celle-ci. Rendez-vous prévu pour le lendemain soir.

J'espère que Vanitas sera de la partie …

Avec ses accès de sommeil irréguliers, il m'était difficile de prévoir si le Nostenfer serait éveillé au moment venu. En y pensant, je me dis qu'il serait peut-être temps de s'intéresser plus en détail de sa maladie, mais malheureusement, dans l'immédiat, je n'avais guère plus le temps que de garder cette idée de côté. Je ne pouvais donc qu'espérer qu'il soit bien réveillé pour la mission. Au moins, j'avais toujours Hortensia. C'était toujours ça. Ensuite, je me doutais bien que sur une mission, je ne me trouverai pas seule. Ma camarade m'avait bien fait comprendre que l'école préférait nous mettre plusieurs, ne serait-ce que pour la sécurité. Je pouvais donc, je l'espérais, compter sur mon ou ma futur partenaire. Rassurée sur ce point, je quittai le quartier des missions pour retourner avec mes activités habituelles, me préparant au passage pour le lendemain …

[…]

La journée suivante se passa tranquillement. Journée calme, quelques cours par-ci par-là puis je fus enfin libre de quitter l'académie pour rejoindre Malnova et son musée. Pour cette fois, je pris le bus, ne prenant pas le risque de me retrouver à marcher dans l'obscurité sur la longue route rejoignant la ville médiévale. C'est donc tranquillement que je me rendis sur place, Hortensia à mes côtés comme d'habitude et ce cher Vanitas qui dormait encore dans sa Pokéball. Pour l'instant, j'allais devoir faire sans lui, mais puisque cela faisait bien deux heures qu'il s'était endormi, j'avais espoir qu'il revienne à lui pendant la mission. J'étais étrangement confiante à ce sujet, ce qui me fit d'ailleurs afficher un large sourire satisfait tandis que je descendis du bus, arrivée près du musée.

Ce doit être ça.

Je me sentis un peu bête de regarder le bâtiment sans être sûre de moi. Je me grattai la tête, gênée et perdant un peu de mon grand sourire, mais rapidement, je passai à autre chose, pénétrant à l'intérieur du musée pour aller m'annoncer à l'accueil. L'hôtesse d'accueil me mit en attente le temps que le directeur, en vérité une directrice, ne vienne à ma rencontre. En la voyant arriver, je fus prise de surprise par son accoutrement. Moi qui m'attendait à une grande dame sérieuse avec costard cravate , petites lunettes et cheveux longs et bruns ramenés en un chignon bien serré, voilà que je faisais face à une rousse dont les cheveux étaient coiffés en une grosse queue de cheval légèrement bouclée et lui descendant jusqu'au cou, sapée comme une hippie colorée en marron en plusieurs déclinaisons. Qui plus est, au lieu d'afficher un regard sérieux, voilà qu'elle arrivait avec son air visuellement insouciant et plein de vie.

Bien le bonjour, jeune fille ! Moi c'est Angélic Couch, mais tu peux m'appeler Ange si tu préfères !

Je souris sur ses derniers mots, mais je me retins de lui faire part de mon avis dessus. À la place, je répondis à la main qu'elle me tendit en la serrant poliment.

Enchanté, je suis Camille Duval, même si je suppose que vous le savez déjà.
Hmm, tout à fait ! Bon, suis-moi, je vais t'expliquer ce qui t'attends !

Achevant sa phrase, la directrice de musée se retourna et se mit en marche, n'attendant pas que je la suive. Je ne tardai pas à le faire de toute manière, me tenant juste derrière elle pour ne pas me perdre. Nous rejoignîmes ce qui devait être son bureau au vu des deux bibliothèques sur les côtés et comportant tonnes de livres et d'objets archéologiques en tout genre, mais surtout au vu du bureau centrale dans un style plutôt vintage et accompagné d'un fauteuil en cuir au dossier plus haut que la tête de la directrice une fois assise. Cette dernière m'invita à rejoindre un fauteuil un peu plus classique - quoi qu’également en cuir lui aussi - et me lança un regard amusé tout en me souriant.

Bien, bien ! Alors si tu as accepté ma mission, c'est que tu sais ce qui se passe actuellement dans mon musée, right ?
Je n'ai pas tous les détails, mais j'ai l'essentiel je pense.
Super !

Angélic sourit avant de fouiller dans un tiroir pour en sortir un plan du musée.

Alors pour que tu comprennes mieux, voici le musée.

Elle pointa une grande aile sur laquelle était annotée le mot « tableaux ».

C'est dans cette zone que les disparitions ont été recensées. On ignore purement et simplement comment ils ont pu disparaître et nos caméras de sécurité n'ont pas pu nous aider à éclaircir ce mystère. J'avais donc besoin que quelqu'un aille regarder ça de plus près, mais si la police a accepté de m'aider parce que disparitions mystérieuses, aucun n'ose approcher des étranges tableaux que j'ai reçu la semaine passée et que j'ai exposé il y a peu.
Ils pensent qu'ils sont maudits ou quelque chose dans ce style ?

La directrice sourit.

Oui, c'est exactement ça ! Et malheureusement, tous les officiers qu'on m'a envoyé sont visiblement très croyants de ce genre de superstition. Je n'ai pas eu d'autre choix donc que de solliciter l'aide de la Pokemon Community.

Cette dernière phrase me fit tiquer.

Et pourquoi pas l'AES ?

Angélic se mit à rire légèrement.

Bouah, ils sont trop opportunistes à mon goût. Je suis certaine qu'ils m'auraient demandé un dédommagement ou une récompense pour leur aide. Non pas que je ne veuille pas en donner, loin de là, mais je préfère que ça ne soit pas une obligation.
Je vois !
Enfin ! En tout cas voilà pourquoi tu es là ! J'ai besoin de quelqu'un qui puisse aller voir ce qu'il en est réellement, au moins pour que la police puisse faire son travail.
Ok, d'accord !

Sur mes mots, la directrice de musée quitta son fauteuil, m'invitant à faire de même. Elle me mena jusqu'à l'extérieur de son bureau et m'invita d'un mouvement à aller explorer les lieux.

Va donc découvrir un peu le musée, il n'est pas encore fermée. Dis que c'est Ange qui t'envoies, les gardiens à l'entrée de l'aile des tableaux te laisseront passer.

Elle commença à fermer puis se stoppa soudainement, se rappelant visiblement quelque chose.

Au fait, je vais voir pour te trouver un ou une partenaire, donc tu ne seras potentiellement pas seule !
Ah ! Eh bien, merci pour l'information.

Je lui rendis le sourire qu'elle me lança puis je la laissai refermer sa porte, me dirigeant sans tarder vers la fameuse aile. Hortensia, restée silencieuse jusqu'à présent, quitta subitement mon épaule, se tournant vers moi en laissant éclater sa joie à l'idée d'y être. Visiblement, elle était aussi excitée par cette mission que moi. Comme quoi, nous étions pareilles, elle et moi. Sûr qu'à nous deux, cette mission ne serait qu'une formalité ! De plus, si j'avais finalement quelqu'un avec moi, ce serait parfait.

J'accélérai le pas.
J'avais hâte de commencer !




Pour la directrice, je la fais parler en burlywood (juste pour indication) et je lui ai donné cette tête ^^
Caroline Labelvi
Caroline Labelvi
Région d'origine : Sinnoh, Rivamar
Âge : 27 ans
Niveau : 16
Jetons : 3822
Points d'Expériences : 300
Adulte Contre-Espionnage
Sujet: Re: Ib | Mission feat. Caroline Labelvi   Sam 23 Nov - 23:53
CAROLINE LABELVI

feat Camille Duval
« Ib »


« -… Et donc, nous nous en remettons à vous. »

Attablée, Caroline a les coudes posés devant elle, et repose son menton au creux de ses mains. Son visage trahit une expression passablement désintéressée, et surtout ennuyée face au topo qu’on vient de lui faire. Elle reste un instant silencieuse, et pensive, relit attentivement les détails de la mission. Puis elle réagit d’une voix monocorde.

« -J’comprends pas pourquoi vous faîtes appel à moi. »

L’homme en face d’elle fronce les sourcils, perplexe. La blonde se redresse et s’appuie contre le dossier de sa chaise, bien plus nonchalante.

« -Vous savez bien que mon truc à môa, c’est l’action… Une enquête ? Vraiment ? Genre vous comptez sur moi pour… Réfléchir ? »

Peu amusé, il lève les yeux au ciel.

« -Vous êtes parfaitement qualifiée pour ce genre de mission, 499. » il referme le dossier « D’autant qu’on ne s’attend pas à un gros coup. Simplement, il n’y a pas le moindre indice, les policiers refusent de faire leur travail et…
-Donc, c’est à moi de le faire à leur place ? »

Il soupire.

« -On cherche juste à éviter un nombre trop important de victimes. Si ça se trouve, tout ceci n’est qu’une mauvaise farce, et vous serez rentrée avant la fin de la journée. » il plisse les yeux « Je ne comprends… Cela ne vous inquiète pas, vous ? Votre famille est là-bas, pourtant. Ils pourraient très bien figurer à la place des victimes… »

Caroline croise ses bras derrière la tête, et détourne le regard.

« -Ça vaaaa. Leur école ne serait passez stupide pour les laisser approcher un musée où des gosses disparaissent…
-…  »

Face à son silence, elle le toise d’un air inquiet.

« -… Ils le seraient ?
-Le musée tient à résoudre au plus vite l’affaire. Devant le manque de volontaire, ils ont fait passer une demande auprès de la Pokémon Community…
-... »

Elle reste un instant stoïque, interpellée par la nouvelle. Puis la jeune femme plaque ses mains sur la table, et se lève en râle exaspéré.

« -… Oooook, c’est bon, j’ai compris. C’est Papa qui s’y colle. »

Son interlocuteur acquiesce, satisfait.

« -Nous comptons sur vous. »

Mais Caroline s’éloigne déjà, et sans se retourner, se contente d’agiter une main désinvolte en guise de salutation.

« -Ouais, ouais…  »

****

Et la voila.

Caroline redresse ses lunettes de soleil – parfaitement inutiles en plein automne – et toise l’entrée du musée.

A aucun moment, ses employeurs se sont dits que elle, ici, c’était la chose la moins crédible du monde ? C’était un coup à faire sauter sa couverture, ce bordel.

Raison de plus pour rapidement résoudre l’affaire, sans doute. Et sans trop de fracas. Ni attirer l’attention.

Pff…

Que des trucs qui la font ièch, en somme.

Toujours aussi nonchalante, elle s’avance jusqu’à rentrer à l’intérieur. Dans le hall d’accueil, seule une hôtesse se tient derrière son bureau, et lève vers elle un regard étonné en la remarquant arriver. C’est sans se presser que Caroline la rejoint, et s’appuie contre son guichet.

« -Bonjour. C’est combien l’entrée ? »

La jeune femme paraît réellement surprise, et ne tarde pas à la questionner.

« -Vous… Êtes là pour une visite ? »

Caroline se fait perplexe.

« -… Je serai là pour quoi d’autre ? »

Le renvoie de question paraît la déconcerter, et elle secoue vivement la tête de gauche à droite.

« -O-oh ! C’est juste que... » elle balaie les alentours du regard « Avec l’affaire des tableaux, les visiteurs se font rares... »

La blonde observe à son tour les environs, déserts. Très franchement, elle aurait pensé qu’il s’agit là du degré de fréquentation habituel, mais s’abstient de le commenter. Indifférente, elle fait de nouveau face à l’hôtesse.

« -Ch’ais pas de quoi vous voulez parler. J’ai un pote qu’est exposé ici, et j’aurai aimé prendre ses œuvres en photo. » elle lève les yeux au ciel d’un air entendu « Vous savez, pour faire genre qu’on s’intéresse à ce qu’il fait… »

Bien qu’un peu déstabilisée, elle acquiesce, et finit par lui vendre un ticket. En le lui tendant, elle lui glisse un dernier commentaire.

« -L’aile de notre plus récente expo est fermée au public, j’espère qu’il n’en fait pas partie. Et éteignez le flash de votre appareil au moment de prendre des photos. »

Caroline hoche la tête, et récupère son billet d’entrée. Il y en a qui perdent pas le nord en dépit du fait que des gens disparaissent à proximité de leur lieu de travail… Elle se demande bien quel genre de fou resterait fidèle à son poste malgré de tels événements.

Puis elle se dit que des gens la trouveraient folle d’aller enquêter directement sur le terrain de volatilisations mystérieuses, et se convainc donc de ne pas juger.

Bon… Maintenant, elle doit trouver son aile. Avec un peu de chance, Têtaclak acceptera de servir de crash test et disparaîtra à tout jamais par la même occasion. Comme ça, elle ferait d’une pierre deux coups.

Après avoir glissé la main dans son sac, Caroline libère Lysian de sa Pokéball, et la petite Korillon se met à léviter joyeusement à ses côtés. Elle sera son sonar pour les prochaines heures… Autant se montrer prudente. Par contre, elle ne voit absolument pas comment appréhender tout ce bordel. Si les gens disparaissent à la simple visite des lieux, s’y rendre bêtement serait un peu risqué, nan ? Ou alors, c’est la vue des tableaux qui les fait depop ?… D’autres gens y sont passés sans avoir eu le moindre problème. Tous les cas de disparition correspondent à des individus isolés… Si Caroline parvient à trouver quelqu’un pour l’accompagner, elle devrait réduire les risques de se faire avoir.

Et ça tombe bien, son chemin s’apprête à croiser celui d’une autre. C’est un peu surprise que l’espionne apprendra de Lysian la présence d’une adolescente, non loin… Serait-ce une étudiante de l’académie ? Son employeur lui a fait comprendre qu'ils enquêtaient potentiellement... Caroline ne la connaît pas, mais elle pourrait facilement s’en assurer. Il lui suffirait de trouver une excuse, style…

« -Oh, hum… Excuse-moi ? »

A sa vue, elle l’interpelle. A peine s’en est-elle rapprochée qu’elle enchaîne.

« -On m’a dit qu’un élève de la Pokémon Community était présent dans le musée, par rapport à toute cette histoire de… Disparition. » d’un air faussement méfiant, elle se penche un peu en avant, et continue à voix basse « … C’est vrai ce qu’on dit ? Que les tableaux sont… Maudits ?… »

Elle s’en fout de la réponse. Tout ce qu’elle veut, c’est quelqu’un pour la suivre là-bas.

Mais ça, elle ne va pas le dire.

_________________

Lexicaro:
 
Camille Duval
Camille Duval
Région d'origine : Sinnoh
Âge : 15 ans
Niveau : 9
Jetons : 2568
Points d'Expériences : 92
Todresseur Novice
Sujet: Re: Ib | Mission feat. Caroline Labelvi   Dim 1 Déc - 22:38
Ce doit être là.

Ayant prise en compte ce que m'avait dit Angélic, j'avais décidé d'y aller d'un pas tranquille, ne cherchant pas à presser les choses. Si je devais avoir un ou une coéquipière, mieux valait l'attendre avant de débuter l'enquête. Je me postai donc devant l'entrée du hall où étaient stationnés deux gardiens à l'air farouche qui me dévisagèrent quand je me positionnai sur le banc près d'eux. D'ailleurs, après quelques instants, l'un d'eux ne tarda pas à venir me voir.

Vous savez que c'est une zone interdite ici, jeune fille ? Je vais vous demander de vous en aller, merci.
Je suis venu pour ça justement. Je suis envoyée par Ange.

Ma réponse prit au dépourvu le trentenaire, qui se reprit cependant assez vite.

Bon ben dans ce cas je n'ai rien à dire. Faites quand même attention à vous.

Et sans chercher plus longtemps, l'homme s'en retourna à son poste de gardien, me lançant tout de même quelques regards furtifs, visiblement plus curieux qu'il ne le laissait croire. Pendant ce temps, je restai planté sur le banc pour laisser passer le temps, espérant que la personne qui viendrait m'aider viendrait rapidement. Malheureusement … Il se passa bien vingt bonnes minutes sans que personne ne fasse son apparition. Finalement, cette longue attente eut raison de ma patience et je me relevai, me dirigeant sans tarder vers l'hall. Mais comme si le destin avait répondu à mon appel …

Oh, hum… Excuse-moi ?

Une voix féminine me stoppa nette, me faisant faire un demi-tour sur moi-même pour me faire croiser le regard d'une blonde faisant à peu près ma taille – un peu plus grande quand même – mais dont le physique me fit comprendre qu'elle avait bien cinq ou six ans de plus que moi. Avec elle se trouvait un petit Korillon tout mignon, que je me retins une seconde d'aller immédiatement caresser. Je préférai me concentrer sur ce qu'elle allait dire.

On m’a dit qu’un élève de la Pokémon Community était présent dans le musée, par rapport à toute cette histoire de… Disparition.

Je hochai la tête presque instinctivement, ne réalisant qu'après coup, c'était de moi qu'il était fait mention.

Oui, en effet. Je suis cet élève.

Lorsque je terminai ma phrase, la blonde s'approcha de moi et fit voix basse, comme si elle avait un secret à me dire.

… C’est vrai ce qu’on dit ? Que les tableaux sont… Maudits ?…
Oh, euh …

Sur le coup, je ne sus quoi dire. Devais-je la jouer franc jeu et dire le fond de ma pensée ou me montrer plus rassurante ? Mon cœur me fit considérer la seconde option, et j'allais finalement répondre lorsque la directrice de musée déboula subitement, affichant une moue déprimée.

Je suis désolé Camille, je n'ai pu trouver personne qui veuille bien t'aider et …

Alors qu'elle parlait, elle se rendit enfin compte de la présence de la blonde et s'arrêta aussitôt, abandonnant sa tristesse pour dessiner un air radieux.

Dites-moi ! Est-ce que vous voudriez bien aider cette jeune fille à enquêter sur le mystère du hall qui est juste derrière vous ? J'offre une récompense si c'est ça qui peut vous faire hésiter !

Son ton ne laissait aucun doute quant au fait qu'elle semblait désespérée. Est-ce qu'elle avait pris conscience qu'avoir laissé une élève seule, même venant de la Pokemon Community, n'était pas forcément la meilleure des idées ? Possible. En tout cas difficile de ne pas deviner cette détresse. À vrai dire, je la comprenais très bien : j'avais beau me convaincre moi-même que je pouvais y arriver toute seule, je me sentais beaucoup plus assurée avec quelqu'un pour me soutenir. Il n'y avait qu'à voir le nombre de fois que l'idée d'avoir un ou une partenaire m'avait traversé la tête.

Au fait, je m'appelle Camille Duval, et voici Hortensia !

Qu'elle ait déjà répondu à la demande d'Angélic ou non, je me décidai à me présenter à la jeune femme, ne serait-ce que par politesse. Restait à voir si elle y répliquerait …
Caroline Labelvi
Caroline Labelvi
Région d'origine : Sinnoh, Rivamar
Âge : 27 ans
Niveau : 16
Jetons : 3822
Points d'Expériences : 300
Adulte Contre-Espionnage
Sujet: Re: Ib | Mission feat. Caroline Labelvi   Mar 3 Déc - 23:05
CAROLINE LABELVI

feat Camille Duval
« Ib »


Peut-être que si Caroline avait un temps soit peu de conscience professionnelle, elle se dirait qu’impliquer une élève dans son enquête n’est fondamentalement pas une bonne idée.

Mais Caroline est-elle connue pour sa rigueur et son sens des responsabilités ? Arceus, non. Ses qualités d’espionne, ce n’est clairement pas de sa philosophie de vie qu’elle les tient.

Aussi n’a-t-elle pas le moindre scrupule à alpaguer cette adolescente toute innocente pour tenter de l’amener avec elle dans l’aile maudite.

Dit comme ça, on dirait qu’elle s’essaie au kidnapping.

Mais non, pas du tout, elle cherche simplement à assurer ses arrières. Et au final, si elle sauve tout le monde, alors elle n’aura aucun remord à avoir, pas vrai ? Voilà, tout à fait. Donc maintenant, elle a juste à convaincre cette fille de l’accompagner pour y jeter un « simple coup d’œil », puis de faire en sorte qu’elle clamse pas dans l’opération… Easy je vous dis.

Sauf que ! Le destin en veut autrement, puisqu’il… Ah bah non, il veut la même chose qu’elle, en fait. Et il va même lui faciliter la tâche.

Alors qu’elle attend une réponse de l’adolescente, c’est une toute autre voix qui s’élève à l’autre bout de la salle. Dépitée, une jeune femme aux allures bohèmes (est-ce que c’est vraiment légal, de porter ces vêtements là ?) vient s’excuser auprès de la dénommée « Camille ». Mais son expression change du tout en tout en notifiant la présence de Caroline, et… Hein ?

Est-ce qu’elle vient de lui offrir un billet d’entrée pour son enquête ?

… Mais c’est qui cette dame, au juste ? La blonde ne cherche même pas à dissimuler son étonnement, de toute façon, n’importe qui serait perplexe dans cette situation. Ses yeux papillonnent de l’adolescente gigantesque à la hippie, et ses sourcils se froncent avec scepticisme.

« -Hum… Vous êtes sûre de ce que vous me demandez, là ?… »

Son interlocutrice se gratte les cheveux d’un air un peu gêné, avant de poser ses mains sur les épaules de l’étudiante.

« -Je sais bien que cela peut sembler soudain, mais… Je serai beaucoup plus rassurée de la savoir accompagnée. Si elle aussi venait à… Hum… Disparaître… Cela deviendrait… Gênant… »

On sent à son ton incertain qu’elle ignore la bonne façon d’aborder le sujet. La prénommée Camille décide alors de se présenter – elle et la Arcko qui l’accompagne –, et incite ainsi la femme à ses côtés à faire de-même.

« -Angélic Couch, directrice du musée ! Mais vous pouvez m’appeler Ange. »

Caroline avise la main qu’elle lui tend, et paraît émettre une certaine réticence à la serrer. Elle le fait néanmoins, bien que visiblement, elle soit toujours aussi peu convaincue.

« -… Caroline. :diamonds: »

En vérité, à l’intérieur, elle jubile. Jamais justifier sa présence sur le terrain n’a été aussi facile ! Mais pour paraître crédible, elle se doit d’afficher une certaine perplexité. Sinon, elle aurait juste l’air chelou. Ainsi, sans lâcher la main d’Angélic, elle la toise en plissant doucement les yeux.

« -Quand vous parlez d’une récompense, c’est de l’ordre de… ? »

Ah bah oui, elle perd pas le nord la Caro.

« -Une compensation financière, l’accès gratuit au musée pendant un an, votre nom en bas d’un article de presse… Tout ce que vous souhaitez ! »

La blonde explosive sourit. Après quoi elle relâche enfin sa main, et appose les siennes sur ses hanches.

« -Marché conclu. ♫ »

Elle paiera une bouteille de champagne à Princesse et elle.

Soulagée, Angélic joint vivement ses deux mains.

« -Parfait ! Je vais informer le personnel de vous laisser passer également. Surtout, soyez prudentes. »

Et elle s’en va sans plus de cérémonie. Hmm, peut-être que Caroline aurait au moins pu penser à demander le remboursement immédiat de son ticket d’entrée… Pouah, elle fera passer ça en frais d’agence.

Au pire, elle cumule les deux.

Dîtes donc, c’est qu’elle commence à devenir vachement rentable financièrement, cette mission !

Là c’est décidé, elle a pas intérêt à se foirer. Parce que bon, jusqu’à présent, assurer la survie d’une adolescente la motivait pas plus que ça.

Elle se tourne d’ailleurs vers cette dernière, et lui présente brièvement son Korillon de la main.

« -Voici Lysian, ma partenaire.
-Rillon ! ♪ »

L’adulte se fait ensuite plus souriante, et se tourne vers le fameux hall hanté.

« -Bon, dis moi tout… Qu’est-ce que tu sais de cet endroit ? T’as déjà pu jeter un œil ? »

Apparemment, elle s’est pour l’instant contentée d’attendre l’arrivée d’un partenaire. On a connu mieux, comme démarrage pour une enquête. Mais quelque part, c’est bon signe ! Cela veut dire qu’elles ont sûrement tout un tas de pistes à explorer ! Youhou !

« -Bah, il ne nous reste plus qu’à aller voir, alors. ~ »

Ouvrant la marche, elle s’avance d’un pas ferme jusqu’à la section interdite. Mais pas si interdite que ça, puisque les gardes qui la surveillent ne mouchent pas réellement en voyant Caroline arriver en compagnie de Camille. Comme ils ne s’opposent pas à leur passage, la blonde avance sans se poser de question, et passe en mode observation.

D’un point de vue arrangement, l’endroit n’a rien d’intéressant. C’est juste une pièce de musée tout ce qu’il y a plus de banal : une salle rectangulaire, des murs d’un blanc immaculé, des tableaux accrochés à ceux-ci et des petites cordelettes de sécurité un peu partout.

L’un des premiers détails sur lequel Caroline s’attarde et la présence de caméras dans les coins. Tout en avançant d’un pas hasardeux, elle questionne sa jeune partenaire.

« -Je présume que s’ils avaient vu quelque chose sur les caméras, on n’en serait pas là ?… »

Analytique, elle vérifie attentivement leur champ d’action. On ne doit pas voir ce qu’il se passe derrière cette vitrine là, et la sculpture au milieu de la salle obstrue une partie de la visibilité… Tout en gardant cette information dans un coin de la tête, son regard se perd sur les tableaux.

Ils… Ne ressemblent à pas grand-chose. Tous se composent de la même manière… Un amas de peintures et de couleurs sombres, froides, dont les jets forment une spirale qui s’entraînent mutuellement vers le néant au cœur de la composition. Les seules variations d’une peinture à l’autre, ce sont les teintes utilisées et leur disposition. Du reste, c’est très répétitif, et très… Ennuyant.

Il faut savoir que pour une femme dont le rêve a toujours été de devenir TopCoordinatrice, l’art pictural la gonfle particulièrement.

Ce qu’aime Caroline, c’est l’incroyable. Les choses qui surprennent, éblouissent, entraînent, font rêver et ressentir une multitude de palettes d’émotions, de couleurs, d’idées ou concepts. Elle ne nie pas que le dessin ou la peinture peuvent s’avérer beaux, lourds de sens et surprenants, mais…

‘Trop figés à son goût.

Ouais… Caroline, c’est une femme d’action.

Et, là tout de suite…

Bah il s’passe pas grand-chose.

Sans détacher son regard du premier tableau, elle interroge Camille.

« -Tu trouves quelque chose, toi ? »

Ses pensées surveillent distraitement sa liaison psychique avec Lysian. La Korillon est supposée l’avertir au moindre danger, mais si la menace est du type Spectre…

_________________

Lexicaro:
 
Camille Duval
Camille Duval
Région d'origine : Sinnoh
Âge : 15 ans
Niveau : 9
Jetons : 2568
Points d'Expériences : 92
Todresseur Novice
Sujet: Re: Ib | Mission feat. Caroline Labelvi   Mer 4 Déc - 1:32
Hum… Vous êtes sûre de ce que vous me demandez, là ?...

Visiblement, la proposition de la directrice sembla quelque peu gêner la blonde. C'est vrai qu'en y pensant, alpaguer quelqu'un pour lui proposer d'aller prendre de son temps pour aller accomplir une tâche que même la police ne voulait pas faire, ça avait de quoi faire hésiter. Enfin, peut-être qu'elle n'était pas au courant de ce détail – ce qui était même plutôt probable – mais le fait est que la jeune femme ne fut pas immédiatement des plus emballée. Cela n'allait pas arrêter Ange qui s'approcha de moi avant de taper légèrement mon épaule.

Je sais bien que cela peut sembler soudain, mais… Je serai beaucoup plus rassurée de la savoir accompagnée. Si elle aussi venait à… Hum… Disparaître… Cela deviendrait… Gênant…

J'affichai un air surpris lorsqu'elle termina sa phrase. Bon, j'avais déjà prévu ce risque dès l'instant où je savais dans quoi je m'embarquai, mais innocente que j'étais, je m'étais convaincue que c'était bien là le cadet de mes soucis et que j'aurai plus à m'inquiéter de ce qui pouvait m'attendre une fois sur place que ce qu'il pouvait me faire. Je notai dans un coin de ma tête de ne plus me surestimer et de ne pas négliger le moindre risque, puis je me décidai à me présenter, histoire d'achever de motiver la blonde à se joindre à moi. Ange en fit de même et se présenta comme elle se présenta à moi.

… Caroline. ♦

Caroline … c'était donc son prénom. Elle me faisait penser à une musique de rap, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. De toute façon, ce devait être une musique du siècle dernier qu'écoutait ma mère … Bref ! À présent, je connaissais son prénom. Et sachant cela, je compris assez rapidement qu'elle partait pour accepter la proposition. La suite de la conversation m'intéressa bien peu, mais je pus en conclure qu'elle avait effectivement accepté de se joindre à moi pour la mission. Parfait ! Je me sentis soudainement un peu soulagée et, allégée de ce poids, j'affichai un large sourire satisfait tandis que la blonde se tourna vers moi.

Voici Lysian, ma partenaire.
Rillon ~ ♪
Enchanté, Lysian !

Enjouée, je saluai la petite Korillon, très vite imitée par Hortensia, puis je reportai mon intérêt sur Caroline.

Bon, dis-moi tout… Qu'est-ce que tu sais de cet endroit ? T'as déjà pu y jeter un coup d’œil ?
Pas encore. J'attendais de voir si quelqu'un se joindrait à moi, je trouvais ça plus prudent. Et je pense que je n'en sais pas vraiment plus que vous …

Après tout, elle était venue m'aborder en me parlant directement des fameux tableaux. Aucun doute qu'elle savait au moins ce que m'avait appris Ange. Enfin, encore une fois, il y avait toujours ce problème de la police qui ne voulait pas approcher des tableaux, mais était-ce une information si difficile à deviner, ne serait-ce que par le fait que le musée en ait été réduit à demander l'aide de la Pokemon Community ? Non, j'étais convaincue que Caroline était au même niveau de compréhension de la situation que moi ...

Bah, il ne reste plus qu'à aller voir, alors. ~

… Et c'était bien suffisant pour pouvoir se lancer dans la mission avec moi. Voyant que la blond se mettait en mouvement, j'en fis de même, me tenant à son niveau pour ne pas paraître en retrait ou trop en avant. Nous passâmes ainsi côte à côte au niveau des deux gardes, celui qui m'avait interpellé plus tôt se contentant d'afficher un léger air satisfait en voyant que je n'étais plus seule. Nous nous retrouvâmes ainsi dans la salle d'exposition. L'endroit n'avait rien d'extraordinaire, ressemblant en tout point aux autres salles du musée, à ceci près qu'une grosse statue de marbre trônait au milieu de la pièce, bloquant une partie de la visibilité. Bon, elle n'avait rien de fou non plus, mais sa taille avait quand même de quoi surprendre.

Je présume que s'ils avaient vu quelque chose sur les caméras, on n'en serait pas là ? …
En effet !

Ange m'avait bien dit que les caméras de surveillance n'avaient rien donné, mais elle ne m'avait précisé la raison de leur inutilité. Je ne pouvais donc qu'émettre des hypothèses à ce sujet. En tout cas, on allait effectivement pas pouvoir compter sur elles. Caroline en prit rapidement compte et commença à observer autour d'elle. J'en fis donc de même, me dirigeant de l'autre côté par rapport à la blonde. Mais juste avant …

Hortensia, tu veux bien aller observer la pièce depuis le plafond ?
Arcko !

Le type plante s'exécuta dans l'instant, montant au plafond en quelques secondes. J'étais quand même bien contente de l'avoir pour cette mission. La capacité des Arcko à s'accrocher à tout et n'importe quoi était tout de même vachement pratique. Grâce à cela, une fois au plafond, Hortensia put servir de caméra vivante, se plaçant sous la grosse sculpture pour avoir un maximum de vision. Au moins, avec ça, si quelqu'un ou quelque chose apparaissait, Hortensia pourrait nous prévenir. En plus de cela, la Korillon de Caroline semblait servir de radar, ce qui assurait d'autant plus notre sécurité. C'est donc en toute confiance que je me mis à observer un peu tout ce que je pouvais.

Il me fallut cependant très vite arriver à la conclusion évidente : je ne suis pas une fine observatrice. Sans doute était-ce pour ça que mon sens de l'orientation était aussi catastrophique. Pour moi, tous les tableaux se ressemblaient, tout comme les murs et le sol. Pire encore, n'étant pas réceptive à l'art, à l'inverse de mon père – bien qu'il n'en soit pas à jouer les critiques d'art -, je n'avais aucune idée de si quelque chose clochait avec les tableaux. Ils se ressemblaient tous ! Enfin, les couleurs et les formes différaient, mais dans la forme, rien ne changeait : ils m'apparaissaient seulement comme un assemblage de couleur pour remplir le vide comme on le fait quand on est en maternelle. Mon père m'aurait certainement dit que la technique utilisée et la disposition des couleurs rendaient ces toiles magnifiques, mais malheureusement, sans lui, elles n'avaient rien d'extraordinaire …

Hortensia, tu vois quelque chose ?

Sans détourner le regard, j'interpellai l'Arcko pour savoir ce qu'il en était. Je me tournai un instant vers elle, lui accordant un rapide coup d’œil pour voir qu'elle indiquait ne rien avoir repéré. Cela pouvait paraître bête comme façon de faire, mais si je n'avais pas vraiment pris en compte le fait que je puisse être enlevée, j'avais au moins prise des dispositions pour réagir en cas d'attaque. Hortensia était la première de ces dispositions, aussi préférai-je ne pas trahir sa position à un possible ennemi caché. Sans doute que c'était parfaitement inutile, mais je ne voulais pas écarter cette possibilité. Heureusement, ma starter l'avait bien compris et ne s'en senti pas vexée, se contentant de continuer son observation.

Tu trouves quelque chose, toi ?
Malheureusement no...

Alors que Caroline m'avait interpellé pour savoir où en était mes recherches et que j'allais lui dire que je n'avais rien vu, mon regard s'arrêta subitement sur un des coins du socle de la sculpture. Celui-ci n'était pas totalement posé sur le sol mais était monté sur pieds et offrait un léger espace en-dessous. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi faire cela, mais je m'en contrefichais à ce moment-là. Au niveau du fameux coin que je fixais, un léger tissu épais dépassait, me faisant penser à un bout de peluche doudou. Ni une ni deux, je m'abaissai et attrapai ce bout de tissu que je tirai, dévoilant comme je m'y attendais un doudou sale et légèrement abîmé, signe qu'il était là depuis quelques jours au moins.

Regardez ça.

Retournant le doudou, mes yeux repérèrent aussitôt une étrange tâche violette et légèrement dégoulinante, quoiqu'en bonne partie séchée.

Beurk ! Ça m'a l'air bien dégoûtant !

Est-ce que c'était de la morve ? De la bave ? Tout était possible pour moi, ne parvenant à identifier clairement ce que c'était. Je montrai le doudou sale à Caroline et plus particulièrement la fameuse tâche, lui laissant la possibilité de prendre ce que je pouvais presque définir comme un torchon ou de simplement le regarder plus en détail.

Je ne saurais pas dire si c'est humain ou Pokémon. Ou même que ça provienne d'un être vivant …

Je ne voulais pas paraître flippante, mais le fait est qu'on ne pouvait exclure la possibilité qu'il s'agisse d'un être ou un phénomène qui nous dépasse tout simplement. Tant qu'on avait pas plus d'informations en tout cas, c'était une hypothèse à prendre en compte …

Hortensia, tu pourrais peut-être venir renifler ça ? Ça pourrait te dire quelque chose, qui sait.

Certes, en tant qu'Arcko, elle n'était pas forcément la plus adaptée pour ça, mais à côté de Caroline et moi, je n'avais pas de doute quant au fait qu'elle sentirait plus de choses que nous. Restait à voir si ça donnerait quelque chose.

Hortensia ?

Surprise que ma starter ne réponde pas à l'appel, je commençai à m'inquiéter et leva alors les yeux vers le plafond, découvrant alors une Arcko aux abois, fixant le tableau le plus opposée à l'entrée de la salle. Il faut savoir que la seule entrée possible était celle où se trouvait actuellement les gardes. Malgré tout, Hortensia soutint son regard dans la direction du tableau, comme si elle y détectait une présence.

Caroline ? Je crois que ma Arcko a détecté quelque chose au niveau de la toile là-bas.

Je pointai du doigt cette dernière.

On devrait aller voir …

Est-ce que j'étais en train de prendre peur ? Oui. Mais je crois que ce qui me faisait le plus peur, c'était encore le regard d'Hortensia, que l'on pouvait voir sans peine.

C'était celui d'une bête que l'on chassait …
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: Ib | Mission feat. Caroline Labelvi   
Ib | Mission feat. Caroline Labelvi
Page 1 sur 1
Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers:  
Outils de modération :