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T’façon tu m’aimes trop pour me tuer là. Et on est sur un forum tout public tu n’as pas le droit..
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Marcher puis dormir sous la lune.
Marcher puis s'enlacer jusqu'à l'aurore.
Marcher puis s'aimer pour l'éternité.
Marchaimer.
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Contrairement à ce que tu penses, les gens ne sont pas prisonniers de leurs idéaux. Et tu devrais toi-même en prendre conscience ...
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Les gosses dans ton genre n'ont aucune expérience de vie. Et certainement pas leur mot à dire pour juger les autres.
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T’es là depuis une seconde à peine et tu me casses déjà les couilles. C’est parfait.
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Je ferai tout pour que ce soit notre flamme qui reste allumée à la fin de ce combat.
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Je te l'ai dis Alex, à demi mot, que je t'aime. C'est vrai, pourtant je t'aime… Est-ce là? La fin de notre relation? Un message perdu que j'essaie de sauver au bord d'une plage alors que tu te noies dans tes sanglots? Je ne me savais pas condamné aux sables
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Tu es prêt Germain ? Reste sage et admire le spectacle, surtout n'interviens pas et sois gentil, trouve moi une cigarette.
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Je ne peux pas te contredire, tu as merdé en beauté.
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Je continuerai de t’aider, de t’assister, ou te servir, pour atteindre ton rêve. Même en sachant tout ça. Même si, pour se faire, je dois abandonner mes propres rêves.
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Son paquet d'Eucalyptus avait provoqué le chaos.
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Mademoiselle Potts ? Je suis désolée mais … est-ce que vous pourriez m’aider à trouver un partenaire, je ne connais personne et je …
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Henry Reece
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Henry Reece
est un Adulte Barman accompli


Stage
L'harmonie des alcools est délicate.

Ruth Stonen



Ta réputation auprès de l’école progresse, tu es bien heureux Henry. Ils n’ont pas l’âge d’être clients, mais ils ont l’âge de faire venir leurs parents, de venir effectuer des stages. Tu as l’occasion de créer des contacts qui seront utiles à terme. Tes collaborations avec Yuna sont toujours aussi plaisantes. Lorsqu’on te porte de jeunes stagiaires, tu es donc heureux d’accepter la convention et de la renvoyer avec ton nom gravé. Les membres du bar prennent leurs dispositions. Enfin, presque tous. Un rictus aux lèvres, tu observes comme toujours Néron et Boadicée se battre et se chamailler avec une ardeur propre aux types feux. Le Flamiaou prend à coeur d’être garant de la sécurité du bar et la Malosse déteste recevoir des directives d’un petit chaton. Depuis qu’ils se côtoient dans le bar, tu as toujours un extincteur à portée de main et trois autres dans la pièce. De son côté Gitarja fait sa vie sur les tables et chantonne, tu n’as pas encore fait installé le bassin d’eau sous un parquet de verre, les finances ne suivent pour un tel ouvrage, surtout que tu ouvriras le second étage.

-Nous avons une stagiaire aujourd’hui. Ne me décevez pas.

Cette voix froide qui vient se loger aux oreilles des quadrupèdes à son effet, ils se calment, Boacidée revient vers toi. Ton regard froid file vers Catherine, la Mesmerella nettoie les tables, fait les poussières, pendant qu’Attila ton Machopeur s’occupe déjà de ranger la plonge. Tout à une place ici, l’ordre prévaut. Le sous-sol qui mène à la salle de combat clandestin est bien fermée, tout comme ton accès au sous-sol. C’est un samedi, les gens viennent en plus grand nombre. C’est l’occasion rêvée.

-Si vous êtes sages, cette après midi nous irons à la serre.

Les petits cris satisfaits de tes pokémons ont leur effet. C’est le moment défouloir de la semaine, chacun fait ce qu’il aime, tout le monde se retrouve. Tu as tendance à séparer tes différentes « équipes », chacun est à sa place, sauf Napoléon qui est omnipotent, le gros Pyrax de deux mètres est d’ailleurs sur une table, bien installé : sa table.

En même temp, que tu nettoies les derniers verres, tu avises l’heure. Il est neuf heure cinquante, Ruth est supposée arriver dans dix minutes et tu lui reprocheras chaque minute de retard. Si elle n’est pas capable de se plier aux exigences de base du monde du travail, elle ne pourra pas se plier à tes propres exigences. Tu n’as pas de temps à accorder à une sotte.

Les minutes passent, irrémédiablement, tu bois de temps à autre dans ce Bramble que tu t’offres pour rafraîchir les difficiles matinées. Il est dix heure, dix coups résonnent dans le bar sur l’horloge massive qui borde le mur intérieur. Pas de porte ouverte. Elle a soixante secondes, passé ce délais, les hostilités commencent.

Une minute : rien.

Deux minutes : rien.

Cinq minutes : rien.

Dix minutes : rien.

Quinze minutes : rien.

Vingts minutes : rien.

Vingt-cinq minutes : la porte s’ouvre, puis se ferme.
Tu dévisages de tes yeux turquoise celle qui entre. Cheveux longs, visage mauvais, traits du visage fin. On dirait ta sœur. Elle ressemble tant à Lizzie adolescente, des photos que tu as vue, du souvenir enfant que tu as de votre enfance. Napoléon n’a même pas éveillé un œil, Attila continue de travailler, Catherine s’est déjà avancée vers la porte en anticipant tes propos. Néron lui dévisage en feulant la demoiselle et Boadicée dort, peu intéressée par une personne en retard.
Tu soupires en lançant avant même qu’elle l’ouvre.

-Tu peux rentrer à l’académie. Le monde du travail n’accepte pas les cloportes qui sont en retard.

Pour illustrer le propos, Catherine ouvre la porte, invitant cordialement la demoiselle à venir et la fait sortir pour la claquer ensuite. S’en suis quelques secondes de silence où tu en profites pour griller une clope en soupirant.

-Quelle jeunesse de merde… ça mérite une laisse.

La porte s’ouvre sur cette phrase et l’ébène entre à nouveau après avoir toquer. Audacieux. Tu prends une taffe et la crache en sa direction.

-Mauvaise porte.

Catherine raccompagne alors la demoiselle gentiment avec sa force psychique et ferme la porte. Le petit manège commence, longuement, le temps que tu finisses par sortir un verre 25cl que tu poses ainsi que différentes bouteilles d’alcool et du jus d’orange, tout est bien explicite et chaque fois que Ruth entre à nouveau, tu prends soin de bien, même parfaitement que chaque bouteille soit identifiée et tu remplies progressivement un mélange de Gin, de Rhum, de liqueur, de Jagger, de Vodka et de Malibu en finissant au jus d’orange. L’élève n’a aucun mal à voir ce que tu prépares. À chaque fois qu’elle entre, tu trouves une autre expression sèche et froide, le tout dur une petite dizaine de minutes. À la fin, tu poses le verre au bord du comptoir et Catherine referme la porte derrière Ruth. Tu finis par enfin écraser son mégot en crachant la fumée en sa direction, le temps pour toi d’en allumer une autre. Tes pokémons ont assistés à la scène dubitatif, amusé, mais Napoléon s’est enfin lever, ses ailes vrombissent, couvrant un peu le petit air de rock irlandais qui baigne dans la pièce.

-Ça va être simple. Soit tu bois ce verre cul-sec, sans cracher, sans te plaindre, en silence, et tu te démerde pour ni vomir, ni faire de connerie bourée, soit tu feras deux heures supplémentaires ce soir, soit tu te casses. Fait ton choix. Maintenant.

Tu lui fais face, chemise blanche, nœud papillon vert sapin et bretelles bordeaux. Ta casquette est posée à portée de main, les lames de rasoirs brillent sous l’éclat du soleil. Tu as cet œil mauvais Henry, car tu es agacé, mais intrigué. Si elle choisit de partir, tu sais qu’elle n’a aucun espoir de réussir.

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Dernière édition par Henry Reece le Lun 2 Nov - 17:19, édité 2 fois


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Ruth Stonen
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Ruth

9h56. L’heure parfaite pour sortir du lit, après avoir glandouillé au fond des draps pendant une bonne demi-heure. Plus elle se retournait dedans, moins elle avait envie d’en sortir. Après tout, il était si chaud, si douillet. Pourquoi vouloir aller au-dehors, là où il y a du vent, des gens et du bruit ? Mais sa mère a été on ne peut plus claire : il fallait qu’elle se responsabilise un peu plus. Ruth lance un regard à son réveil, sur sa table de chevet. Ça va, il n’est pas encore dix heures, elle n’est techniquement pas encore en retard. C’est à se demander si elle est persuadée qu’en quatre petites minutes, voire moins, elle pourrait être prête et déjà devant ce fameux bar. Le seul établissement qui a pu bien vouloir d’elle dans les environs. Après avoir balancé ses draps, de sorte à les envoyer au sol, Ruth s’étire lentement et c’est en remettant en place son kigurumi que Ruth se dirige vers la salle de bain.

10h06. Elle sort de la douche, sentant la rose fraîche. Elle retourne auprès de sa penderie, regardant rapidement le réveil. Très bien. Elle est officiellement en retard. Plus rien ne sert de se presser, alors. Au point où elle en est, elle ne pourra pas rattraper le temps perdu. Il faut s’habiller sobre, de manière à faire une bonne impression. Elle décide alors d’enfiler un collant à résilles, par-dessus lequel elle passe un jean noir, troué à différents niveaux. Pour le haut, elle opte pour un tee-shirt à manches longues à rayures noires et blanches, en-dessous d’un petit pull à manches courtes, entièrement noires. Le tout avec une ceinture et une chaîne sur le côté ainsi que différents accessoires ; ses bagues, ses bracelets à pics, ses nombreux piercings et un ras du cou fait de cuir noir. Pour les pieds, comme elle s’attend à beaucoup bouger, elle décide de se chausser d’une de ses paires de Demonia, à haut talon compensé. Ainsi, elle aura une bonne excuse pour en faire le moins possible.

10h12. Elle a regardé sur son téléphone, elle n’est qu’à dix minutes à pieds de son lieu de rendez-vous. Parfait. En partant vers et quart, elle pourra y être avant la demie. Plutôt pas mal, non ? Elle se rue de nouveau dans la salle de bain, le temps de dompter ses cheveux, qu’elle garde détachés, et de se badigeonner le visage de son maquillage habituel. Du noir sur les yeux ou rien, tel est son credo. Elle prend le temps de s’appliquer son mascara – celui qui allonge les cils – ainsi que son eye-liner – histoire d’agrandir son regard – et de finir avec une pointe de fard à paupières – le plus léger qu’elle sache faire, faisant ressortir la couleur verdâtre de ses yeux.

10h17. Elle est parée au décollage, elle est prête à sortir. En se dirigeant vers la porte, tout en s’assurant de ne rien avoir oublié, elle enfile son perfecto noir, elle attrape son sac Pikachu, ce vieil ami rondouillard et décoloré, et le glisse sur une de ses épaules. Elle claque la porte derrière elle, sans aucune pitié pour ses autres petits camarades qui pourraient être encore en train de dormir. Il allait falloir qu’elle sprinte, qu’elle accélère le rythme, si elle ne voulait pas être plus en retard que ce qu’elle avait prévu. Ce serait le comble : arriver en retard sur son propre retard ! Alors, dans les rues de la ville, Ruth décide de presser le pas, d’éviter les passants qui ne se magnent pas, pires que des PNJ, d’ailleurs.

10h24. Elle a réussi à arriver avant l’heure qu’elle avait prévue de base. En se perdant une fois, ceci dit. Ruth est légèrement essoufflée, après sa petite course matinale. Elle prend le temps de se recoiffer, à l’aide d’une des fenêtres de l’établissement, et pousse finalement la porte. Pas besoin de toquer, on est dans un bar, après tout. Qui toque pour entrer dans un endroit aussi familier, populaire ? Il est tout juste 10h25, alors qu’elle franchit la porte, un petit sourire fier au visage. Il pourrait s’estimer heureux, son tuteur, elle est arrivée avant la demie. C’est encore mieux que ce qu’elle avait prévu. Elle tombe nez à nez avec ce qu’elle suppose être le gérant, peut-être même le propriétaire, de l’établissement. Il n’a pas l’air rigolo, lui.

« Eh, je me faisais juste désirer. C’est important, quand on est une femme ! »

Son argument tient à moitié la route. Il est certes scabreux mais, à ses yeux, il est valide. Elle finit alors au-dehors, sans avoir pu protester plus que ça. A peine dehors, la voilà qui fronce les sourcils. Alors quoi ? Elle se fait jeter ? Pour quelques petites minutes de retard ? Comme si cela ne lui était jamais arrivé, d’être en retard ! Hors de question de se laisser faire. Ruth remonte le sac sur son épaule et s’apprête à débarquer de nouveau dans le bar. Ah ça non, elle ne partirait pas aussi facilement. Et encore moins parce qu’un autre l’a voulu. Peut-être que c’est parce qu’elle n’a pas toqué… Très bien. Quelques coups se font entendre, avant qu’elle n’ouvre brusquement la porte.

« Alors quoi, papi, t’es trop attaché à tes traditions ? »

Ok… Peut-être que ce n’est pas la meilleure manière de parler à celui qui nous emploie, nous chaperonne. Encore moins à une personne plus âgée mais Ruth semble avoir oublié tous ces détails. Elle est désormais dans l’affrontement, la lutte. Il est en train de tester sa résistance, elle compte bien lui prouver qu’il lui en faut plus pour se laisser abattre, pour lâcher l’affaire.

« Et toi, mauvaise pioche. »

En effet, il n’est pas tombé sur l’adolescente la plus docile du coin. Ruth a un esprit de contradiction particulièrement fort. Le plus on attendra quelque chose d’elle, le moins elle le donnera. Parce qu’elle n’en aura tout bonnement pas envie. Encore une fois, Ruth se retrouve au-dehors, contre son gré. Les Pokémon psy, quelle plaie, franchement ! Mais ça n’empêche pas Ruth de recommencer, encore et encore. Elle s’est engagée à travailler ici, elle compte bien y rester. Et puis, on ne va pas se mentir, elle estime ne pas s’être préparée pour rien. Autrement, elle serait bien restée sous la couette. Le manège dure une bonne dizaine de minutes, pourtant. On se serait attendus à ce que l’équipe adverse en profite un peu plus mais il ne faut pas abuser des bonnes choses, n’est-ce pas ?

10h37. Ruth a enfin le droit de rester dans le bar, sans être rejetée. Pire encore, elle a droit à un défi. Ruth ne lâche pas son regard de celui du barman. Elle ne le laissera pas gagner. Constatant qu’elle est désormais autorisée dans la zone, une de ses mains vissée sur la bretelle de son sac à dos, Ruth s’approche un peu plus du comptoir. Elle fixe alors le verre, le reconnaissant. Elle ne saurait nommer tous les noms des alcools qu’il a versé dedans mais elle se souvient que la bouteille était différente à chaque fois, et que le verre se remplissait peu à peu.

« Tu penses m’impressionner ? »

D’un pas lourd, renforcé par le design de ses chaussures, Ruth arrive enfin au comptoir et attrape le verre qui lui est tendu. Elle le renifle, ne camouflant pas sa grimace de dégoût. C’est clair que ça sent fort. Elle qui n’a pas encore touché à l’alcool, ne pense pas qu’elle y survivrait. Yeux dans les yeux, Ruth reprend son petit sourire. Celui en coin. Celui que tous les enfants ont, lorsqu’ils s’apprêtent à faire une bêtise, juste sous le nez de leur parent. Elle s’assoit au niveau du comptoir, histoire d’être plus à la hauteur de son nouvel interlocuteur.

« Gsundheit ! »

Elle commence alors à le porter à ses lèvres, après l’avoir agité dans les airs, faisant mine de s’apprêter à le boire. Et au dernier moment, la voilà qui le détourne de sa trajectoire initiale. Bien assise et à la bonne hauteur pour atteindre sa cible, la voilà qui tend alors son bras au-dessus du comptoir et qui retourne le verre, le laissant se vider sur les chaussures de Henry. Tout en le regardant droit dans les yeux.

« Te noie pas dans ton verre, non plus. »

Elle assène alors le coup de grâce quand elle retourne le verre contre le barman et lui projette les dernières gouttes en plein milieu de sa chemise blanche. Aucune honte. Quitte à se faire virer le premier jour, autant que ce soit en beauté.

« Oups. J’ai vraaaaaaaaaaaiment pas fait exprès. », qu’elle s’excuse, d’une voix fluette exagérée, les yeux toujours ancrés dans ceux de l'homme. « Quelle maladroite je fais, bah dis dou dis donc. »

Dernière édition par Ruth Stonen le Sam 31 Oct - 13:16, édité 3 fois
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Stage
L'harmonie des alcools est délicate.

Ruth Stonen



Elle a une voix suave pour son âge, le verbe sec, affirmé, elle sait ce qu’elle dit sans une pointe d’hésitation. Une qualité appréciable au-delà de son comportement inadmissible. Tu soupires longuement dans ta cigarette Henry, tu sens que la journée va être longue et violente. Les multiples entrées et sorties de Ruth font rire les plus jeunes de l’équipe, mais tes deux barmans et Napoléon savent qu’elle joue d’emblée à un jeu très dangereux. Tu n’es pas quelqu’un de foncièrement mauvais Henry, ça non, disons que tu supportes très mal le manque de respect aux règles essentielles de vie en groupe. Tu supportes mal qu’on viole tes lois, dans ton bar, devant toi.

Elle a le même regard que Elizabeth, cette même désinvolture dans la voix et le comportement, sauf que ce comportement est exacerbé, tu sais mieux que quiconque que ces comportements cachent leurs vices, leurs souffrances et leurs problèmes. Cela dit, tu n’as aucune pitié pour les gens qui par manque de volonté s’enfoncent dans leurs problèmes au point de dévier d’un comportement digne et respectable. Il faudra souvent tirer sur la laisse, souffler sur la truffe, priver de nourriture et de sommeil, mais rien n’est impossible si elle montre qu’elle cache de bonnes capacités. Les hommes sont pires que les pokémons, leur dressage est plus long et douloureux.

Tu ne réponds pas à ces provocations, autant ignorer le propos, loin d’être une femme petite, tu ne sais pas encore amarrer une bite à bon port. Il faut lui reconnaître une certaine volonté, c’est pour cela que tu la laisses entrer avec le choix cornélien, toutefois, si tu t’autorises sous ton toit à tutoyer quiconque, l’inverse n’est pas vrai. En l’occurrence, elle brise une règle de la politesse, encore.

-Je n’ai pas besoin d’apparaître menaçant à autrui pour me donner un semblant d’existence.

Le verre est là, il n’attend que d’être bu ou le départ de la demoiselle ou qu’elle s’en aille. Le voilà saisit, peut-être est-elle revenue à la raison ? Ah… Si seulement, tu as ta clope au bec et guettes la situation d’un œil attentif. Le verre se lève, puis, c’est la débandade, l’alcool vient se verser sur tes chaussures noires, le bruit du clapotis de la boisson sur tes chaussures rythme ce silence pesant qui s’installe. Ton visage froid se loge dans le sien, jamais il ne quitte ses iris vertes. Les tiennes sont inexpressives, vides, tu es déjà mort au fond de toi. Penses-tu qu’un énième affront allait te faire sortir de tes gonds ? Combien sont-ils à avoir joué avec tes limites ? Combien sont-ils à avoir imploré le pardon. Le nom du bar vient de ceux qui cherchent la rédemption dans l’alcool, mais averti à chacun qu’il faudra supplier pour ta miséricorde. Tu te prends pour un dieu tout puissant Henry, chez toi, tu es omnipotent. Chez toi, tu combles tout ce que tu n’auras jamais, tout ce que tu vois au quotidien qui t’échappe : le bonheur. La rigidité de ton âme, tes gestes inhumains, cette sensation du risque, tout ça pour te sentir vivant quelques jours.

Tu soupires après ses quelques mots, sauf que tes pokémons eux n’ont pas trop attendu, réagissant au quart de tour, seul Napoléon est resté à tes côtés, jaugeant d’un regard mauvais Ruth. Le machopeur est parti dans ton bureau personnel pour y chercher des vêtements de rechange, dans le même temps, Catherine a usé de ses pouvoirs pour contraindre Ruth à s’assoir, instaurant un rapport de force et de domination dans vos postures respectives.

-Tu sais

Tu commences à retirer ton nœud papillon, l’ondulation de l’accessoire met en lumière la présence des lames de rasoir saillantes. Néron et Boadicée ont convenu d’une aggression mutuelle en grognant la gueule fumante aux pieds de l’élève, la Malosse est folle de rage, quelques flammes sortent de sa gueule, elle veut mordre, elle veut saigner cette truie qui insulte son maître, qui rabaisse des générations entières. Tu déposes l’objet en grillant une nouvelle clope. Tu siffles un coup pour rappeler à tes deux quadrupèdes qu’il s’agirait de garder leur calme, ils s’assoient immédiatement.

-Le vrai problème des gens comme toi Ruth

Tu fais glisser tes bretelles le long de tes bras, elles viennent pendre le long de ton pantalon, lentement tu retires les premiers boutons de cette chemise sale, dévoilant sans pudeur la naissance de ton Thorax.

-Il réside dans le fait que tu ne sauras pas où se trouve ta place vis à vis d’autrui, tant qu’il ne t’aura pas fait frôler la mort.

Ta peau se dévoile progressivement, des marques sur le buste, des traces de coupures, un impact de balle, des cicatrices sur les bras, des traces aux poignets, ton corps est marqué par le poids de la famille. Il est marqué par tous ces dangers que tu as vécu. Attila revient avec une nouvelle chemise, des chaussures et une paire de chaussettes.

-La prochaine fois que tu me manques de respect, tu en gardes des séquelles psychologiques certaines.

Tu boutonnes lentement ta chemise pendant que ton Machopeur s’occupe de tes chaussettes et tes chaussures.

-Ici, il n’y aura personne pour t’entendre hurler.

Il y a tant de mépris et de sincérité dans ta voix, toute ton attitude témoigne du danger dans cette salle.

-Et tu es bloquée avec moi une journée entière. Donc à partir de maintenant mademoiselle Stonen, tu vas filer droit et tenir le comportement naturelle et légitime qui résulte du rapport : patron et employé, à commencer par le vouvoiement, se tenir droite et être éduquée.

Tu replaces ton nœud papillon correctement et remontes tes bretelles. La situation n’est pas descendue. Il est quasiment onze heure moins le quart. Tu quittes l’arrières du bar en esquivant le sol mouillé.

-Commences donc par nettoyer ta pestilence au sol. Puis tu iras te changer, ici on tient un restaurant avec des traditions familiales. Ta tenue de service t’attends dans mon bureau. Catherine et Boacidée seront là pour t’accompagner. Tu n’as aucune confiance en elle et tu t’attends à ce qu’elle s’exécute. Ensuite, nous pourrons correctement commencer, position de la salle, contenu du bar etc. Me suis-je bien fait comprendre ?

La reine celte ne lâche pas d'un oeil Ruth, elle ne la loupera pas, la prochaine fois elle aura tout le loisir déchaîner sa hargne sur elle et Gôrgo ne pourra pas la picorer avant elle cette fois.

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Dernière édition par Henry Reece le Lun 2 Nov - 17:18, édité 1 fois


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Le moins que l’on puisse dire, c’est que Ruth est fière. Visiblement, elle ne voit pas où est le problème dans son attitude. Sinon, il y a bien longtemps qu’elle se serait calmée, qu’elle aurait commencé à se poser des questions. Elle reste là, les yeux dans les yeux avec ce barman. Au vu de sa carrure, il pourrait largement la briser en deux. Elle n’aurait aucune chance, face à lui. Et à en croire son regard si dur, si froid, ce n’est pas la seule chose dont il serait capable. Peut-être que si ses yeux pouvaient envoyer des éclairs, elle aurait grillé sur place. Une fois le verre vidé sur son nouvel employeur, Ruth le repose sur le comptoir brusquement, sans une once de délicatesse. On peut entendre le bruit de verre tinter dans l’ensemble de la pièce, résonnant à cause du vide qui y règne. Mais Ruth n’a pas le temps d’enchaîner, que la voilà faite comme le rat qu’elle a toujours été. Seule contre tous, elle part de base avec un désavantage : ici, ce n’est pas son territoire. La voilà de nouveau assise et, après avoir lutté les premières secondes, Ruth soupire, laissant tomber. Elle n’aura pas le dessus, aussi dur que cela soit à admettre.

Elle ignore les Pokémons qui grognent à ses pieds. Ruth n’a pas spécialement peur. En vérité, ce n’est pas ça qui l’effraie le plus au monde. Elle sait pertinemment que les Pokémons ne sont pas utilisés pour faire du mal, techniquement. Qu’ils sont plus dissuasifs qu’autre chose. Alors non, elle n’a pas peur d’une possible attaque. Parce qu’elle sait également que, si c’était prévu ou permis, ils n’auraient pas attendu autant de temps pour s’en prendre à elle. Elle lève tout de même ses pieds, elle ne tient pas à ce que l’un d’eux morde ses chaussures. Au prix où elles sont… Ce serait regrettable. Son regard finit par se reposer sur le barman. Il est resté calme, jusques à maintenant, mais Ruth sait que cela ne présage pas toujours grand-chose de bon. Ce sont souvent les plus sereins qui font les pires colères, qui sont les plus revanchards. Ses sourcils se froncent, en repérant les lames de rasoir. Il veut se battre de cette manière ? Déloyal mais Ruth saurait riposter, elle a déjà eu affaire à ce genre de problèmes. Ce n’est pas pour rien qu’elle a fini par opter quotidiennement le port de bijoux à clous.

« Et t’as besoin de t’exhiber pour me faire la leçon ? »

Elle balaye sa remarque avec la sienne. Elle n’a que faire de ses remontrances, de ses leçons de vie. Elle a le goût du danger, oui. Est-ce grave ? Ruth s’offusque presque que l’on la reprenne sur son comportement. Après tout, elle n’a pas besoin d’un deuxième père. Une déception lui suffit, elle se passera de la deuxième. Elle décide de détourner le regard. Elle n’est pas ici pour mater du vieux croûton, il devrait avoir honte de se dévêtir devant une jeune adolescente, devant une mineure. Elle feint alors se concentrer sur ses ongles, claquant sa langue contre son palais. Son vernis commence à s’écailler, elle aurait dû prendre le temps de le refaire avant de venir, ce matin. Cela aurait fait plus propre, pour travailler dans un bar. En réalité, elle écoute d’une oreille ce qu’il lui raconte.

« La prochaine fois que tu te déshabilles devant moi, je ferais savoir à toute la ville quel pédophile tu es. »

Elle profite de ce laps de temps, durant lequel il n’a plus de chemise, pour sortir son téléphone, et prendre une photo à la va-vite. Peut-être même deux, au cas où la première soit floue. Ce serait regrettable de rater son coup de la sorte. Une menace, c’est fait pour être tenu à exécution. Elle le range rapidement dans la poche de son jean, par peur qu’il ne le lui vole, dans un moment d’inattention.

« J’ai pas peur de vous, vous savez. »

Au moins, l’une des consignes est désormais respectée : elle a repris le vouvoiement. Elle garde son petit air hautain, cette moue boudeuse et piquée au vif d’avoir été sermonnée par un gars à qui elle ne doit rien, qui ne fait même pas partie de sa famille. C’est sa mauvaise foi qui parle, et il faudra s’en accommoder, c’est le seul Dieu en lequel elle croit, Ruth. Elle repose son regard sur lui, suivant le moindre de ses mouvements. Elle note de ne jamais l’attaquer au cou ou à la gorge, le nœud de papillon pourrait lui être fatal. Et le voilà qui passe de l’autre côté, il entre dans son camp. Dans la partie du bar qu’elle s’était appropriée jusques à maintenant. Elle tente de l’imiter, avec des mimiques ridicules, alors qu’il continue sa leçon de vie. Blablabla, traditions, blablabla familiales, blablabla comprendre. Qu’est-ce qu’il est d’un ennui… De quel siècle il sort encore ?

« Ouaip. Reçu cinq sur cinq, mon commandant. Charlie Tango Ranger over. »

Elle ricane, toujours aussi fière de ses bêtises. Elle saute alors du tabouret haut sur lequel elle est assise, faisant légèrement trembler le sol autour d’elle. Elle a peut-être l’air d’un poids plume, mais il faut croire qu’il s’agit ici d’un camion poids lourd. Ruth attend que les Pokémons concernés lui montrent le chemin. Un Mesmérella et un Malosse. Il tient à se la jouer d4rk ? Ou edgy ? Ruth pouffe de rire, à ses réflexions mentales. Elle se laisse accompagner jusques au bureau avant de… Découvrir sa tenue. Elle ne lui plaît pas. Ce n’est pas un souci de couleur, simplement de design du vêtement.

« Il m’a prise pour une enfant de chœur ou quoi… », qu’elle marmonne.

Elle soupire. Bien. Il veut qu’elle l’enfile ? Alors, elle va la mettre. Obéir aux règles, c’est ce qu’il veut d’ailleurs. Alors, elle va lui montrer qu’elle sait – parfois, certes – suivre les consignes. Elle lance alors un regard aux Pokémons qui l’ont accompagnée. Ils ne vont pas la zieuter, en plus ? Peut-être que leur patron, à s’exhiber ainsi, les habitue à voir plus de chair que de raison.

« Eh, les voyeurs. », qu’elle siffle, liant le geste à la parole. « Retournez-vous. Ou allez voir ailleurs si j’y suis. »

Elle attend d’être seule pour retirer son premier haut, puis le deuxième. Elle ne tient pas à rester en sous-vêtements longtemps dans ce bureau. S’il est capable de se désaper en plein dans son bar, mieux vaut se méfier. Les hommes et la confiance, aux yeux de Ruth, cela fait au moins quinze. Voire vingt. Elle enfile alors la robe, gardant dessous son jean troué, ses chaussures et à ses poignets, ses bracelets. Sans compter les nombreux piercings et le vernis qui perd des petits morceaux à chaque mouvement. La tenue parfaite, selon elle. Elle retourne alors dans la salle principale, toujours Pikachu sur une épaule.

« Vous avez un problème avec les jeunes filles en chemise de nuit ? Parce que j’ai l’impression que je vais bientôt aller dormir, là. »

Peut-être qu’il cherche à l’assommer, depuis le début. Elle tire alors le vêtement, peu convaincue. C’est tout flasque… Et puis, ça ne met pas son corps en valeur. Non vraiment, ça jurait avec sa tenue de base, en plus.

« Je vous préviens tout de suite, vous ne m’aurez pas. Même ivre morte. Bon, et maintenant que je suis déguisée, Senpai ? », qu'elle croise ses bras sur sa poitrine. « On attend que les clients viennent ? »
Henry Reece
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Stage
L'harmonie des alcools est délicate.

Ruth Stonen



Un soupire passe tes lèvres Henry, elle ne saura donc jamais quand fermer sa gueule ? Toujours un mot pour répliquer, peut-être qu’en lui arrachant une molaire elle ne devrait plus être en état de parler ? Disons qu’au moins elle semble s’être calmée et qu’il s’agit d’un comportement plus calme. Admettons, pour l’instant. Techniquement, l’exhibition ne répond pas aux critères qu’elle décrit, face à un abus de langage tel, tu en déduis que sa maigre provocation est le fruit du désespoir et du déni d’autorité dans lequel elle se noie. Pauvre enfant. Concernant l’acte pédophile en soit, puis qu’il n’y a eu aucun contact physique entre-vous direct, seulement par objet interposé, là aussi la diffamation ne peut en résulter que d’un manque évident de rhétorique, elle finira bien par apprendre que l’utilisation de mots scandaleux n’apporte pas plus de crédit aux propos. Elle apprendra, dans la souffrance, la haine et le désespoir, c’est ainsi qu’on apprend, pas dans la bonté, non, dans la tristesse sourde et aveuglante. Face aux photos qu’elle prend, tu hausses un petit sourire, même un rire bref passe tes lèvres, c’est ça, ses menaces ? Boadicée s’est rapprochée, la gueule ouverte à presque mordre la petite devant cet acte effronté, les flammes et la chaleur sont venue brièvement se saisir des chevilles de Ruth. Il ne faut pas confondre les rôles spécifiques qu’ont tes différents pokémons.

Quoi qu’il en soit, les instructions claires, nettes et précises. Tu peux donc la laisser partir se changer et nettoyer son bordel. Tu lui as précisément intimé de le faire, avec le vouvoiement, on retrouve un semblant de hiérarchie, mais l’ironie et le sarcasme ne sont pas absents de tout propos.

Pendant qu’elle se change sous une surveillance sensorielle accrue, les pokémons n’ont pas besoin d’être de face pour ressentir le moindre signe étrange. Tu observes ce qui est à ta portée. Des torchons, de l’eau, une chaise, ça suffira. Tu n’espères pas la noyer, mais peut-être que lui donner un avant-goût de l’enfer ne lui ferait pas de mal.

Le son mélodieux et courtois de Ruth revient enfin dans la salle, ainsi vêtue, la ressemblance avec ta sœur est frappante, on pourrait presque faire croire à un rajeunissement de Célébi ? Ce serait amusant à entendre. Il faudra que tu lui racontes tout ça à l’occasion.

-Puisque la bienséance t’es étrangère, je présume que la courtoisie également, mais on s’en accommodera.

Elle n’est pas née à la bonne époque, les Viking de Galar ou les pirates d’Hoenn qu’on décrit dans l’histoire doivent forcément avoir un lien généalogique avec elle, pour enfanter une telle erreur. Pour lui répondre, tu rétorques simplement :

-Henry suffira, tu serais incapable de m’appeler « Monsieur Reece » toute la journée. Et je n’ai pas envie de t’électrocuter les doigts à chaque manquement, tu en serais paralysée. Je n’embauche pas de manchots, ils sont incapables de tenir un plateau.

Tu quittes ton bar laissant Catherine et Attila ensembles.

-On va partir chercher une commande finalement, je dois partir à l’entrepôt ramener quelques stocks, tu vas m’accompagner, j’en profiterais pour t’expliquer comment on organise et gère un stock dans un établissement de ce genre.

C’est l’excuse légale ça. L’autre c’est que Edward vient de te signaler que les caméras civiles avaient vu passer les fils de la famille Byre et tu n’as pas envie que les édentés viennent piquer dans ton stock.

-En selle. Tu sors la grande Bourinnos, Tomyris et l’atèle de sa selle, deux places. Devant, tu pourrais tomber en te tenant à l’arrière.

Tu libères également Gorgô ta Bleuseille et Boadicée ta Malosse suit à pieds en courant. Tes trois reines infernales peuvent donc profiter d’une sortie entre filles et peut-être même d’une chasse. Le trajet ne demande que quelques minutes, à cheval, la maniabilité est plus aisée qu’en voiture et surtout le pas lourd prévient et intimide les passants. Le rapport de hauteur, le bruit, le regard méprisant que tu as, les gens n’ont pas d’autre choix que de passer, surtout qu’un oiseau de mauvais augure annonce votre passage et que la chienne celte ferme la marche.

Arrive à proximité, tu descends en premier et tend une mains à Ruth dans le cas où elle aurait besoin, si elle désire tenter de descendre seule, tu ne t’y opposes pas, tant qu’elle ne se brise pas le Tibia. D’un geste du doigts, tu indiques à Gorgô de voler au-dessus de l’entrepôt et Tomyris commence à partir marcher au trot dans le sens inverse pour quadriller. Ta Malosse reste avec toi. Tu aurais tant apprécié un stage calme, mais visiblement, quitte à aller aux problèmes, autant manipuler.

-Tu sais te battre Ruth ? J’veux dire, tu as déjà brisé le nez d’une personne ? Retourné une roture ou brisé des côtes ?

En marchant vers l’entrée, tu sors ta flasque, elle est pleine lorsque tu la secoues, pour te donner du courage, tu bois une gorgée avant de la tendre à Ruth.

-Pour te donner du courage. Tu vas en avoir besoin.

Tu la récupères après, en te demandant si tu as vraiment bien fait de l’impliquer là-dedans ? Tu entres, un grand garage contenant des piles de bouteilles, des tonneaux et la distillerie générale de liqueurs. Plus grande et imposante que celle de la cave pour les crus spécifiques, c’est ici que sont fait les productions « de masses », mais toujours avec les mêmes techniques. C’est calme, un peu poussiéreux et la lumière éclair proprement l’endroit très haut sous plafond. Y a du mouvement, tu le sens, tout le monde l’entend, il n’a rien d’anodin, des bruits de pas surviennent, il est claire que vous n’êtes pas seul. Quel drôle de stage… Fracasser des bouseux avec une élève qui vous insulte de pédophile exhibitionniste. On aura tout vu…

Les frères Byre finissent par se montrer. Ils sont avec un autre homme, portant les vis-à-vis au nombre de trois. Tu t’allumes alors une clope, après tout, t’es chez toi.

-Bah alors M’sieurs Reece… on s’est pas acquitté de la dette pour le crime au salon de l’agriculture ?

-Si on pouvait parler affaires une prochaine fois, je vous en serai grès. J’ai du travail, je forme quelqu’un.

-Tu les aimes petites à ce que j’vois, tu dresses plus facilement tes chiennes lorsqu’elles sont mineurs ?

Tu souris un instant. Tu te doutes bien que Ruth n’apprécierait pas tout ça et risquait de vriller.

-Je te laisse celui-ci, Ruth. On pourra se tutoyer si tu le tombes K.O.

Tu retires ta veste que tu déposes, puis ton nœud papillon que tu enroules autour de ton poing.

-Pas si vite garçon, tu n’as pas compris que tu n’étais pas du tout en position de force ?

Effectivement, il s’agit bien d’un 9mm qui pointe en direction de ton thorax, comme si on avait réellement besoin de tout ça, comme si on avait réellement besoin d’en arriver là ? Boarf… On est plus à ça prêt et j’me dis que le staff ne m’en voudra pas de brièvement raconter ce qui va s’passer.

-Façon tu ne peux pas tirer, car on est entouré d’alcool et si tu te loupes, tu vas foutre le feu à tout l’endroit… Puis si tu me tues faut que la petite y passe. Elle n’a que seize ans, elle mérite mieux que de mourir sous la balle d’un lâche édenté non ?

Depuis Frimapic quelque chose s’était ravivé : ce sentiment que la mort n’a rien d’important et qu’elle finira par se présenter cruellement devant toi en t’enlevant tout ce que tu as fait, brisant des espoirs et des projets, ça peut être maintenant ou dans trente ans, qu’importe, tu l’attends résigné.

Visiblement, cela a énervé l’aîné, qui tient l’arme et enclenche le loquet pour tirer dans la foulée. Une détonation sèche et pourtant rien n’arrive, sinon une vive lumière suivit d’une chaleur effroyable, la température monte d’un coup et ton corps entier sue dans les instants pour évacuer. La balle n’es jamais arrivée à destination puisqu’elle a fondue sous les flammes infernales de Boadicée. Malosse à senti le danger et s’est bel et bien résolue à ne pas faillir devant son maître et honorer son parent qui est lui-même à Yuna, une petite que Henry tient en haute estime et veut protéger. Le poids pèse sur les épaules de ce pokémon qui ne se voit pas être éternellement à la traîne. Être un petit chien ne l’intéresse pas, se dresser fièrement et dévorer les espoirs de celles et ceux qui s’opposeront aux Reece, voilà qui est plus vendeur.

Dorénavant Démolosse, Boadicée se tient fièrement et aboie férocement, tu ries, nerveusement, sourire aux lèvres.

-Boadicée. Crocs Feu. Je veux qu’il perde l’usage de ses deux mains. Tu avises Ruth. Tu peux toujours t’occuper de l’autre, n’aie crainte pour le sang, j’ai des vêtements de rechange. Le noir absorbe bien, d'habitude.

Loin d’entrer dans l’excellent détail, s’en suis de vastes minutes d’horreurs où quelques cris étouffés se mêlent à un profond désarroi de l’homme qui a osé te menacer. Mordu aux poignets et brûlés à vie en plus d’être piétiné à de multiples endroits, tu les laisses repartir, tu pourras dire dans le pire des cas qu’il s’agit de légitime défense n’est-ce pas et tu as un témoin avec toi… un témoin qui ne pourra que t’innocenter. Le calme revient et une odeur de souffre gagne la pièce.

-Il va falloir nettoyer… Tu te grattes la tête dans un soupir avant d’enfiler à nouveau ton nœud papillon, tu te tournes vers Ruth, figeant ton regard turquoise et glacial dans tes iris. Des questions? Il faudra assumer d'entendre certaines réponses ?

Boadicée est revenue à toi et s’assoit, les babines rougies, le regard satisfait. Tu n’as pas peur de faire mal Henry, ils ont appris dans la violence, ils ne recommenceront plus car ils savent bien que ce n’est pas une bonne idée de s’entêter pour ça… perdre ses mains pour un Ecremeuh à la broche… dans un salon de l’agriculture de mauvaise qualité, c’est bien là que réside la déchéance des Byre. Bon tu as sûrement faillis y passer aussi… mais ce qui compte ce n’est pas les probabilités, mais le résultat. Ruth dois avoir beaucoup à dire ou extérioriser, après tout tu viens d’appliquer à un homme toutes les menaces que tu avais lancé à Ruth. Peut-être qu’après cette mise au point vous allez pouvoir repartir sur de bonnes bases ?

© BBDragon


HRP :
Evolution de Boadicée en Démolosse.


Henry fume en C0756B


Merci Ida pour le Mood Board :

[Stage] L'harmonie des alcools est délicate. [Ruth / Henry] [Violences] Moodboard_Henry_
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Ruth Stonen
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Ruth

« Le pingouin, c’est plutôt vous, surtout. »

Manchots, pingouins. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne manque pas d’humour, la petite. Et à en croire le petit rictus qu’elle a aux lèvres, elle est plutôt fière de sa bêtise. Il n’y a pas à dire : Ruth s’assume pleinement. Elle sait qui elle est et ce qu’elle est. Elle se désintéresse finalement de son nouvel employeur, et grimace de nouveau face aux vêtements que l’on lui a imposés. Est-ce que c’était légal, même ? De forcer une mineure à se déshabiller pour enfiler une robe donnée par un inconnu ? Ruth fronce les sourcils, il faudrait qu’elle se renseigne à ce sujet, tiens. Ceci dit, elle risque d’être déçue et son entrée dans le monde du travail plus que chaotique, si ce n’est déjà le cas.

« Hé mais… J’aurais pu garder mon haut, alors ! Plutôt qu’enfiler ce jupon de votre grand-mère. »

Attaquer directement la famille n’est pas la meilleure des idées. Mais Ruth reste propre à elle-même. Peut-être bien qu’elle estime que ce type n’a pas à recevoir son respect. Après tout, il l’a menacée, tout à l’heure, et il l’a jetée à maintes reprises au-dehors. Pourquoi donc devrait-elle être gentille avec lui ? Il n’avait qu’à l’être en premier. La mauvaise foi dont elle fait preuve semble sans limite : elle préférerait perdre un bras que reconnaître ses torts, avouer qu’elle a dépassé les bornes. Les femmes sont parfois de vrais fléaux, quand elles ont une idée en tête. Ruth finit par lui emboîter le pas, à cette armoire à glace sur pattes, et découvre un Pokémon monstrueux. Un cheval de trait 2.0. Ruth siffle alors.

« Ça, c’est du poney de compétition. Vous savez, moi aussi j’ai un Pokémon cheval. Et il en jette tout autant. Vous pourriez être impressionné. »

Est-ce qu’elle est en train de comparer son petit Ponyta de Galar à ce Bourrinos ? Il semblerait, et sans aucun scrupule, qui plus est. Il fait pourtant pâle figure, face à ce mastodonte. 900 kilos de différence. Rien que ça. Elle se hisse alors péniblement sur le dos du cheval, avant de s’installer le plus confortablement possible. Chose quasi-impossible sur une selle : c’est réputé pour faire mal aux fesses et elle peut désormais en témoigner. Fièrement assise sur ce nouveau destrier, Ruth se tient droite. Elle arbore un sourire fier, alors que les passants dégagent la voie, lors de leur passage. Arrivée à destination, Ruth saute seule du cheval, époussetant ses vêtements, tapotant son derrière. Elle aurait des courbatures, pour sûr. Surtout en sachant qu’il y aurait le chemin du retour à faire.

« C’est ma spécialité, ça, casser des nez. Je suis une experte depuis 2016. »

Elle a un mouvement de cheveux à la L’Oréal, fière de ses prouesses. Eh ouais, elle n’est pas une dure à cuire du dimanche. Elle n’est pas née de la dernière pluie. Elle regarde alors la flasque qu’il lui tend et la repousse brutalement.

« Je n’ai pas besoin de me donner du courage. Je suis le courage. »

Hors de question de perdre le contrôle. De toucher à cette boisson de malheur. Ruth se respecte suffisamment, elle estime que son tuteur de stage devrait faire de même. Elle lui lance un regard de travers, d’ailleurs. L’air de se moquer, de le prendre de haut. Malgré sa carrure, il n’a pas le cran qui va avec. Malgré l’assurance qu’il feint, il n’a pas les bijoux de famille qui vont avec. Ruth soupire, comme déçue. On ne peut rien attendre des hommes, mais elle s’en doutait déjà. Elle continue de le suivre, découvrant les environs. Elle ne connaît pas ce coin de la ville, elle ne se souvient pas y être déjà venue, voire passée. Elle reste sur ses gardes, pour éviter de se faire surprendre et pourtant, la voilà qui sursaute. Les assaillants connaissent mieux les lieux qu’elle. Ruth se met en position d’attaque, prête à leur sauter dessus, les deux poings devant.

« Et vous, vous vous êtes échappés de la casse ? », qu’elle réplique.

Elle voit déjà rouge. Pour qui il se prend, à lui parler ainsi ? Elle fait alors craquer ses phalanges et s’approche dangereusement de sa future cible. Lui, il ne s’en sortirait pas. Du moins, pas sans y laisser des dents. Mais Ruth ne peut encore se déchaîner. Il faut que son nouvel acolyte fasse son show. Elle va enfin pouvoir voir à quoi sert ce nœud de papillon. Ruth comprend alors que ça ne rigole pas, quand un pistolet est pointé. Elle n’en a jamais vu d’aussi près. Elle ne veut pas montrer qu’elle commence à se crisper. Une balle, ça peut tuer. Ce n’est pas comme des coups. Il suffit d’une seule pour que ce soit fatale ; on ne peut pas l’arrêter. En entendant le bruit, Ruth ferme les yeux. Elle perd toute confiance, elle ne veut pas que ça dérape ainsi. La mort, elle n’est pas prête à y être confrontée. Elle ne veut pas mourir ainsi. Elle garde ses paupières fermées avec force, jusques à se rendre compte qu’il ne se passe rien. Elle rouvre un premier œil, puis le deuxième. Le Pokémon a visiblement arrêté l’arme.

« J’ai pas peur du sang, moi. »

Elle se reprend vite. Il ne faut pas se démonter, encore moins devant l’ennemi. Elle s’approche alors du gars et le chope au niveau du col de son haut. Elle plante ses yeux dans les siens. Avec son maquillage noir badigeonné sur ses paupières, les iris de Ruth ressortent plus que d’ordinaire. On croirait que ce sont des yeux de chat, captivants comme ils sont. On n’a plus envie de s’en défaire, elle subjugue. Ruth se concentre sur sa cible, pour éviter d’entendre les cris. Elle fait abstraction de ce qui l’entoure. Un premier coup tombe, au niveau du ventre.

« Mince, alors, j’ai mal visé… », qu’elle reprend sa petite voix, faussement fluette.

Elle décoche alors un large sourire, montrant toutes ses dents. Son genou se lève alors et elle assène un coup dans un endroit fourbe, que toutes les femmes connaissent – les parties intimes. L’homme finit alors sur ses propres genoux, se tenant le sexe, serrant les dents. Mis à terre par une adolescente de seize ans, quoi de plus honteux ? Ruth relâche sa prise, utilisant son autre pied pour le ramener plus bas que terre, qu’il finisse littéralement au sol. Elle distribue plusieurs coups dans les côtes, dans le dos, avant de se pencher. Il se tortille mais elle maintient sa nouvelle prise sur son col.

« Alors le vieux, on faiblit ? On va devoir aller piquer le dentier de ta mère-grand, petit chaperon. »

Il profite de son moment de fanfaronnade pour lui décocher un coup, lui aussi. Il a une réputation à tenir, un ego même. Ruth reste sonnée, l’espace de quelques secondes, mais ne relâche pas son col pour autant. Elle ne tarde pas à répliquer, plus revancharde que jamais. Un crochet du droit. Puis un deuxième. De chaque côté d e la joue, similaire à une paire de claques. Le revers, puis le coup droit. L’avantage est pour Ruth. L’homme toussote, crachant un filet de sang, ainsi qu’une dent. Voilà où Ruth voulait en venir. Dans un dernier espoir, il tente une balayette et Ruth tombe à ses côtés, sur son bras. Elle risque d’avoir de beaux bleus. Ruth termine son kaméhaméha avec un coup de boule dans son nez, un long craquement se faisant entendre. Elle profite de la proximité nouvelle qu’il lui a offerte, avec son croche-pattes amateur. Lui, il n’insulterait pas une petite jeune avant un moment, pour sûr. Elle le relâche pour de bon, dans un bruit sourd. Avec un peu de chance, il aura également une bosse, à l’arrière du crâne. Elle remet ses cheveux en place, puis ses vêtements, avant de constater qu’elle a taché son uniforme, à peine acquis.

« Ouais, j’ai bien quelques questions. »

Mais elle ne saurait pas par laquelle commencer. Elle ne détourne pas son regard du sien. Elle n’a pas peur, ou du moins plus autant que tout à l’heure, et elle compte bien le prouver. A dire vrai, elle ne fait pas le lien avec les menaces, elle ne les a pas retenues. Avec Ruth, c’est comme ça : ça rentre par une oreille et ça sort par l’autre.

« T’es quel genre de barman ? L’alcool, tu le bois pas vraiment, hein. Et t’emmènes souvent tes stagiaires défoncer des mecs comme ça ? T’as pas peur que je parle aux flics ? Ou pire encore, à l’armée. T’es peut-être un terroriste. On devrait rentrer, en vrai. Moi aussi j’ai mes ennuis, j’m’en fiche des tiens. Tant que j’suis payée. »

Elle se permet le tutoiement. Après tout, elle l’a mis K.O. elle a mérité son dû.

* * *

Ruth n’aurait jamais juré penser ça, mais elle est soulagée d’être de retour dans ce maudit bar. Sa bêtise de tout à l’heure n’est toujours pas nettoyée. Ruth se pose sur une des chaises et fixe ses ongles. Elle en a un de cassé, ça l’ennuie sincèrement. Entretenir une manucure, ce n’est pas seulement joli, c’est surtout une perte de temps. Elle a pourtant d’autres blessures dont elle devrait s’occuper. Elle saigne au niveau de la bouche, elle a dû se mordre la joue en recevant le coup, tout à l’heure, alors qu’il a riposté. Sa joue commence à gonfler. Un peu de glace suffira sûrement. Quand elle se déplace ou bouge tout simplement, quelques grimaces lui échappent. Une de ses côtes a dû en pâtir.

« Je peux avoir ma première pause ? J’ai juste besoin de souffler un peu. »

Elle pose alors ses bras sur la table devant elle, et y enfonce sa tête, lâchant un long soupir, fermant les yeux. Elle voudrait au moins reprendre redescendre, se calmer les esprits. On peut dire que la journée commence bien. Qu’elle est relativement mouvementée. Une matinée comme ça, ça promet sur l’après-midi.
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Le combat fut d’une violence parfaite, appréciable, du sang, le bruit des os, il y avait tout ce qui fallait pour passer un agréable moment. Un sourire aux lèvres, tu laisses donc la scène tel quelle est et les gars s’enfuirent tant pis pour eux, il convient de leur rappeler que les Reece ne sont pas à prendre à la légère. La petite aux cheveux ébènes semblait bien s’amuser, tant mieux pour elle, la voilà enfin libérée de l’affront qu’elle avait subi. Toutefois, le retour au tutoiement ne l’avait pas convaincu.

-Tu as oublié d’accorder ta phrase à la seconde personne du pluriel.

Vous rentrez donc à dos de canasson jusqu’au bar, le trajet fut rapide, le sang ne se voyait pas trop sur les vêtements et à cette vitesse tout irait bien. Quelques collègues se chargeraient de nettoyer la scène, le réseau s’implantait formidablement ici, rien de plus parfait ne pourrait arriver. En dépit de toutes les questions, tu n’as pas encore répondu, pas ici, pas maintenant. En arrivant derrière le bar, tu indiques l’entrée arrière, celle des marchandises, le bar à déjà ouvert, laissant ainsi tes pokémon gérer. Il y avait ton bureau, là où Ruth s’était changée, tu y entras et observa la tenue, il fallait envoyer la grande veste au dressing, elle est sale de poussière. Tu fermes la porte et avises Ruth.

-On va reprendre. La sortie n’était pas prévue dans le stage, mais considère cela comme une éducation psychologique. Tu allumes une clope, dans ton bureau tu es le roi. Je suis le genre de barman qui vit avec la même hargne que toi, mais qui a appris à la discipliner pour en faire un réel outil de destruction massif.

Tu restes assis, dépose ta clope dans le cendrier et bois un peu de liqueur, ton regard ne quitte pas ces yeux émeraude, se plongeant dans tes saphirs. Elle pouvait bien parler aux flics, qu’importe, Edward effacerait ce qu’il faut. L’armée ? Comme s’ils allaient s’impliquer là-dedans, les dires diffamatoires d’une adolescente.

-Tu peux parler si tu veux. Mais j’ai accès à tout, ton nom, adresse, dossier scolaire, antécédent. Tu finiras au font d’un trou sans sépulture avant moi. Tu ne peux pas ruiner huit générations d’efforts. Maintenant, on a tous nos lots de problèmes, mais n’oublie jamais, nous sommes tous des putes, mais on vend des parts différentes de nous. Aujourd’hui et jusqu’à ton décès, tu vas vendre ton silence, ou plutôt tu vas me l’offrir, car tu as beaucoup à y gagner à terme.

Tu restes stoïque, tu sais dans quoi tu t’engages, mais ce regard qu’elle a, tu ne l’oubliera jamais, car il brise tout ce qu’il observe comme celui de ta sœur. Elle a le potentiel, la rage, l’envie, la colère, la haine et le dédain nécessaire, tout ce qui faut pour en faire une bonne alliée, dans un âme où elle peut encore apprendre.

-Je peux beaucoup t’apprendre, non pas pour acheter ton silence, mais parce que tu as tout ce qu’il faut. Tu te lèves, écrasant cette cigarette rapidement fumée. Au boulot, les clients ne vont pas attendre éternellement.

Il est plus de onze heure et demie, l’heure où les gens vont venir prendre l’apéritif. La salle est pleine, la musique est un rock doux. Catherine et Attila sont à leur poste, font leur boulot alors que Néron semble s’amuser à passer entre les jambes des clients, Gitarja chante sur sa petite estrade maintenant, il y a tout ce qui faut pour animer le bar. Boadicée entre en jappant, l’air hautain, elle est une vrai reine maintenant, la Démolosse fera sa loi ici et maintiendra la sécurité et le calme. Quelques habitués viennent te saluer et toisent la petite Ruth en demandant où as-tu trouvé une petite avec un regard si noir, un bref rire passe tes lèvres, ils sont taquins, mais ils admettent qu’elle s’accorde parfaitement a lieu. Peu après tu avises le comptoir.

-On va te former au service pour commencer. Prends ce plateau. Sur une main, autant y aller par le plus difficile, je sais que tu es capable. Chaque verre qui chute sera retenu sur ta paie. Mais quand tu sauras faire tout ça, tu bosseras partout.

Pour lui monter tu prends un plateau et maintien à une main avec seulement les dernières phallanges de tes doigts, le poignet souple. Tu commences à positionner les verres les plus lourds au centre, mais en respectant l’ordre de commande.

-On commence par les verres lourd ou difficile à porter comme les flûtes à champagne et autres boissons de pisseuses bourgeoises de Kalos, ensuite, on répartie de façon circulaire autour en répartissant le poid, le but est que tout soit toujours équilibré pour la stabilité et éviter la chute.

Tu déposes tous les ferres sans même frémir et observes Ruth.

-Maintenant à toi. Prends la commande de la table du fond, la 28, cinq verres, je te laisse déposer les verres et revenir. Ne regard jamais tes pieds, sinon tu vas incliner le poignet et tout tombera. Si tu dois te baisser, baisser toi avec les genoux et non le dos, rester droite t’éviteras de te faire mal. Action.

Tu passes derrière le bar pour gérer la plonge, permettant ainsi de garder un œil sur la petite. Tu comptes bien lui demander plusieurs commandes, ensuite, tu lui demandes de débarrasser les tables en vidant les verres elle-même en optimisant l’espace autant que possible. Il est temps que ce stage chez les Reece ressemble à un stage classique dans un bar.

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« PTDR c'est marrant, toi aussi. Quels sots sommes nous. »

Elle s'en moque, visiblement. Elle estime que, désormais, elle peut se le permettre. Après ce qu'ils venaient de vivre, c'était la moindre des choses. La guerre, et tout particulièrement celle des clans, forge toujours de grandes amitiés. Alors, s'il veut qu'elle le vouvoie, il devra faire de même. Ruth n'aime pas cette hiérarchie - même s'il faut bien admettre qu'elle a un sacré problème avec l'autorité, de manière générale - qui se veut presque infantilisante. Pourquoi il aurait le droit de la tutoyer et pas elle ? Les vieux se permettent toujours ce genre d'incivilités, à être familiers avec les enfants qui ne sont même pas les leurs. Ruth n'a pas besoin d'un père, encore moins d'un grand-père. Et le retour au bercail se fait. Ruth semble s'être apaisée, maintenant que sa rage a été déversée sur autrui. Avachie sur le bureau de ce bourreau de patron, Ruth l'écoute parler, distraitement.

« Pfeuh, toi ? Etre comme moi ? M'fais pas rire le vieux, on n'a rien à voir. On ne mélange pas les torchons et les serviettes. »

Elle a relevé la tête, pour lui parler. Mais tout ce qu'elle entend qui sort de sa bouche à lui, lui paraît lointain. Blablabla, blablabla, blablabla. Elle garde ses yeux pourtant plongés dans les siens. Hors de question de les détourner, elle a un honneur, une dignité, une fierté. Et elle ne compte se laisser piétiner par personne, pas même un homme d'âge mûr qui a l'expérience de la vie et de la rue. Les menaces ne prennent même pas, avec elle. Elle ne comprend pas, à dire vrai, pourquoi il s'évertue à les débiter ; elle lui a dit qu'elle s'en fichait, de ses ennuis. Qu'elle ne s'en mêlerait pas plus que cela. Elle a castagné, c'est bon. Le reste, elle n'a pas besoin d'en savoir plus. Elle finit par bouger la tête, d'un air las, haussant les épaules, ne se cachant pas de soupirer, à la manière d'un chat qui s'agace.

« En fait, ta vie j'm'en fous. Je vais rien vendre du tout, je t'ai déjà dit que je comptais rien dire. Va bientôt falloir penser à investir dans des appareils auditifs, papy. Moi, tant que j'suis payée, le reste osef. »

Cela a au moins le mérite d'être clair. Ruth a déjà suffisamment d'ennuis à gérer de son côté. Elle n'a pas besoin de ceux des autres. De toute manière, elle ne s'y intéresse pas. Il vit sa vie, elle fait la sienne et il la paye. C'est le deal. S'il ne la paye pas, en revanche, il pourrait y avoir des répercussions sur ce marché tacite.

« Ouais ben, ils attendront que je sois passée aux toilettes. »

Parce qu'elle ne compte pas se présenter dans un état pareil à leur clientèle. Elle doit avant tout essuyer le sang qui pourrait rester et se recoiffer. Elle se lève alors, grimaçant toujours, pestant entre ses dents, avant de quitter la pièce, sans un regard de plus. Elle l'a assez vu pour le moment. Et dire qu'il faut passer la journée avec lui... Le temps semble parfois si long et détestable. Une fois fin prête, Ruth rejoint tout ce petit monde dans la salle principale. Si l'on fait suffisamment attention, l'on pourrait remarquer qu'elle a même pris le temps de retoucher son maquillage. Retirer ce qui avait pu couler et le remettre. Et c'est derrière le bar que Ruth se pose en premier, pensant vainement être tranquille. et le voilà qui revient à la charge, sollicitant une nouvelle fois son aide. Visiblement, Ruth ne semble pas réellement avoir compris le principe d'un stage : elle est ici pour apprendre, pas flâner et être payée. D'un air peu motivé, la voilà qui attrape le plateau qu'il lui indique. Il est frais, Ruth n'aime pas la texture.

« Quoi ?! », s'offusque-t-elle à la nouvelle. « Eh, non ! C'est pas juste ! Toi, t'as l'expérience ! Eh, vas-y là, j'aime pas comment tu crânes. »

Les menaces ne boostent pas Ruth, au contraire, elles la braquent. C'est une jument sauvage, qui ne compte pas se laisser amadouer. Ruth ne baisse pas d'un ton, se moquant royalement de se ridiculiser devant la petite assemblée déjà présente. Se donner en spectacle, c'est quelque chose qu'elle aime et qu'elle a l'habitude de faire. En le voyant faire de même, attraper un plateau, Ruth fronce les sourcils. Ouais, qu'il lui montre l'exemple avant tout. C'est son rôle de tuteur, mine de rien.

« mdr Elles viendront jamais dans ton trou à rats, les pisseuses. Elles vont dans les sââââlons de thé. », que Ruth les imite. « Ouais, ouais, tu vas voir comme je vais gérer. »

Elle crâne sans même avoir pratiqué. Ruth fait alors le tour du comptoir, profitant d'avoir le plateau vide, et les dispose, concentrée, de la même manière qu'il a pu faire, plus tôt. Malgré ses moqueries, force est de constater que Ruth a écouté, regardé et imité. Elle est en train d'apprendre. Même si elle a souvent l'air d'une racaille ou d'une petite frappe sans cervelle, elle a de grandes capacités d'apprentissage. Elle ne les utilise juste pas toujours à bon escient, voire elle ne les utilise pas le moins du monde. Les premiers services de Ruth se déroulent sans encombre. La chance du débutant dira-t-on sûrement. Elle ne se mouille pas car elle ne se presse pas. Les verres tremblent, par moments, indiquant ainsi que malgré la force dont elle sait faire preuve, cela reste un peu lourd pour son poignet. Elle doit encore se muscler et ça viendra avec la pratique. De quoi donner de meilleurs coups, pour sûr. Mais l'accident ne tarde pas à pointer le bout de son nez. Une bonne heure est passée depuis le début de son réel apprentissage. Il est désormais midi trente ; peut-être treize heures. Il y a de l'affluence, c'est l'heure du déjeuner. Ruth, commençant à prendre confiance, se retrouve alors dans une petite cohue et c'est le drame. Le plateau portant 6 verres s'échoue au sol, dans un vacarme ahurissant. Ruth reste là, quelques instants, à fixer les dégâts, hagarde.

« ... Pu- »

Elle tape du pied contre le sol, donnant un coup de pied dans ce maudit plateau, provoquant une symphonie métallique, se mêlant au cristal. Ses poings se serrent, sous la frustration. Là, maintenant, tout de suite, elle aimerait cogner quelqu'un. Ou quelque chose. Alors elle s'échappe, fuyant la scène de son crime honteux, bousculant quelques clients sur son passage, et se réfugie de nouveau dans les toilettes du bar. Ici, elle pourra se défouler à sa guise. Un coup de pied dans la poubelle, puis un deuxième, la tordant ainsi, et elle termine avec un coup de poing dans le miroir, le brisant. Dans sa rage frustratrice, Ruth se blesse la main. Tant pis. Elle colle finalement son dos au mur et se laisse glisser tout le long, terminant à même le sol, reprenant son souffle. Elle tenait à bien faire et elle n'avait pas réussi. Elle s'était tapé la honte malgré elle ; ce qu'elle ne semble pas digérer, quelques larmes de frustration au bord de ses yeux. Ruth est un volcan, qui rentre en éruption à la moindre contrariété, d'où la difficulté à se canaliser.

Henry Reece
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Stage
L'harmonie des alcools est délicate.

Ruth Stonen



Parfois, tu te demandes pourquoi les gens s’évertuent à toujours discuter, toujours se donner cette consistance rebelle. Ce sont ces mêmes personnes qui, une fois prit dans des emmerdes sans aides, pleurent au sol, crient à l’aide, espèrent qu’on les épargne. La dignité et la fierté c’est pas de toujours tenir tête, c’est d’être toujours fidèle à soi-même et être responsable de ses actes. Tu n’es pas sûr que cette petite devant toi garderait le silence même avec une fracture ouverte. L’idée d’essayer te passe brièvement en tête, mais rompre deux difficiles années de relations avec l’académie est bien délicate. De toute façon, même si elle parlait, personne ne la croirait, les vrais habitués du bar savent bien te couvrir, eux-mêmes sont dans l’illégalité.

Ce besoin supérieur de combler leur ego, tu soupires à chacune de ses remarques désobligeantes. Tu te demandes ce qui lui passe dans la tête « héhé je lui ai trop mal parler, j’suis tellement une meuf rebelle, mais comme j’ai pas de valeur, j’peux pas m’affirmer autrement que par le conflit, car ma vie sociale, sentimentale et familiale est un échec et j’ai eu aucun cadre pour grandir et m’épanouir ». C’est misérable. Ces enfants perdus dans le conflit comme seul moyen de reconnaissance. Tu devrais peut-être lui inculquer le respect comme à Abygaëlle ? La coller à un mur et menacer de la carboniser ?

Vous rentrez, tu ignores seulement ses remarques pour te contenter d’appuyer tes dires les plus importants, si elle est assez conne pour répondre qu’elle s’en fou, c’est qu’elle a écouté, donc l’information est passée, qu’elle le veuille ou non. Lorsqu’elle se permet cette remarque d’attendre, tu ajoutes tout simplement.

-Ce sera prélevé sur ta paie, comme ton retard de ce matin, donc ce n’est pas un problème.

Alors que tu avises les quelques tables présentes, tu te dis que la journée risque d’être assez calme, c’est pas plus mal, si les tables étaient toutes remplies il est certain que Ruth aurait finit par s’énerver sur le client. Tu es déjà certaine qu’elle le fera. Tu lui expliques donc les bases du métier, la voilà encore qui râle.

-Chaque refus, chaque contestation, je te prélèverai un pour-cent de ce qui te reste. J’ai la chance d’avoir Catherine qui dispose d’une excellente mémoire. Tais-toi et écoute.

Tu reprends tes explications et malgré le nouveau répondant, tu as un rictus, à chaque population, il convient un lien à leur hauteur, visiblement Ruth à trouvé le sien puisque tu es le seul à l’avoir accepté. C’est presque si Iléa n’a pas eu l’idée de finalement te l’envoyer, te sachant capable de gérer les fortes têtes. Elle doit bien soupçonner ton monde et tes méthodes, mais s’il n’y a que ça pour briser cette petite, alors soit.

Ça se passe bien, le monde arrive progressivement, tu autorises les ouvriers du bâtiments à manger dans ton restaurant s’ils commandent un nombre de bouteilles égal à la moitié de l’effectif. Ils ont un endroit chaud, protégé du vent et peuvent discuter joyeusement autour d’un morceau de rock. Néron ton Flamiaou inspecte avec ta nouvelle Démolosse la pièce, veille au grain, qu’il n’y est aucun accro. Certains clients viennent discuter joyeusement avec toi, avec vouvoiement, mais une certaine familiarité. Beaucoup de bières aussi, mais tu fais consommer au litre par personne alors. En plein coup de feu, même s’il n’y a aucun plat à servir, tu observes Ruth. Ses premiers allés-retours furent honnêtes, lents, mais honnêtes, c’est normal, il faut appréhender le plateau et c’est difficile. Tu as cassé beaucoup de vaisselle les premières semaines, tu as tout payé de ta poche et nettoyé à la sueur de ton front.

Puis c’est le drame, tu la vois trébucher, le plateau tombe, heureusement elle ne s’éclate pas dans le verre. Le bruit cinglant semble tout arrêter, il y a quelques rires, certains lancent de joyeux « Ca y est ! Le parquet est baptisé ! Santé à la stagiaire ! ». Le premier plateau, c’est jamais bien grave, au contraire, il faut aider les nouveaux à décompresser. Dans cette situation, ça ne marche pas. L’élève fait demi-tour pour partir s’échouer dans les toilettes les poings serrés de rage. Pour éviter de ralentir le service, tu siffles dans la pièce

-Catherine, Bismarck, au nettoyage, Néfertiti, tu reprends le service, Attila, tu restes derrière le bar garde la cadence.

La pièce reprend son brouhaha, ça papote de la nouvelle et sa mauvaise réaction, certains jugent cette jeunesse qui ne digère jamais l’échec. De ton côté, tu pars aux toilettes et tu l’entends se défouler. La voilà qui explose.

-Ruth, tu chialeras après le service. Tu ranges ces chiottes, tu sors, tu retournes bosser ! Tu veux ton salaire ! Va bosser ! J’ai pas besoin d’une petite frustrée incapable de gérer l’échec de l’apprentissage. Si t’es pas sortie dans 10 secondes, je te vire du bar.

Tu frappes à la porte pour signaler ta présence.

-Je me suis bien fait comprendre ?

Tu recules de quelques pas et tu commences à compter à voix haute, ta voix est sèche et impérieuse. Ça marmonne à demi crié quelques propos incompréhensibles, mais elle finit par sortir avant le décompte. Le miroir est fracassé, son poing ensanglanté.

-Catherine va te faire les premiers soins. Si tu mouftes, tu sors. Puis tu reprendras le service, maquillage coulé ou non. Y a pas de prince charmant pour tomber sous ton charme ici, que des bossus, donc t’as pas besoin d’être belle.

Tu retournes dans la pièce et demande à Catherine de partir t’occuper de la stagiaire. La Mesmerella s’exécute pour aller voir Ruth, une bouteille d’alcool blanc prise par télékinésie et la trousse de premiers soins, elle l’amène dans son bureau pendant que tu finis le nettoyage. Dans la pièce, la barmaid, d’un naturel discret, à rarement communiquer se risque.

-Il ne gueulerait pas contre toi comme ça s’il estimait que t’en valait pas la peine.

Elle retire rapidement les petits morceaux de verre incrustés et verse l’alcool blanc sur la main de l’adolescente et utilise ses pouvoirs pour bien nettoyer la plaie et éviter d’en renverser. Tout en maintenant le liquide rougeâtre, elle applique rapidement un pansement et le bandage pour maintenir le tout en place pour que ça gêne le moins possible les mouvements.

-Le coup de feu est bientôt fini. Prouve lui qu’il a tord et que tu peux faire un service parfait malgré ta blessure.

La Mesmerella repart à son poste et lorsqu’elle revient, tu es en train de passer la serpillière avec une vigueur insoupçonnée vu mépris que tu sembles usuellement affiché derrière ton bar. Ruth ne le sait pas, mais tu es le premier à te salir les mains malgré ta position de patron. Lorsque tu avises l’élève, un nouveau plateau rempli de six verres pour la même table. Tu fais un simple mouvement de tête pour lui indiquer de recommencer.

Le rythme va reprendre, tu vas lui indiquer les tables, les verres, comment les optimiser à chaque fois, sans tenir compte de sa blessure. Elle est responsable de sa propre souffrance, elle doit donc l’assumer en silence. On ne progresse que dans l’erreur et tu comptes bien lui faire imprimer chacune d’entre elles au fer rouge. Tu la tiendras par la peur de l'échec, les blessures du coeurs marquent plus que celles du corps.

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« Mais eh ! A force, je n’aurais plus rien. Je ne compte pas travailler pour des clopinettes, non plus ! T’as intérêt à me payer, le loubard ! »

Ruth n’est pas venue ici par conviction. Ni même par envie de devenir barmaid – elle aurait pourtant le look pour. Elle est venue ici par intérêt. Pour ces fameux jetons, justement. Alors si on lui prend l’intégralité de la raison de sa venue ici-bas, pourquoi devrait-elle rester ? Maintenant qu’elle y pense, il ne s’agirait que d’une seule journée… Sa paye serait véritablement médiocre. Pourquoi est-ce qu’elle reste, parti comme c’est ? Ruth finit pourtant par s’atteler à la tâche. Sans y mettre du cœur à l’ouvrage, mais il est trop tard pour reculer. Et quitte à ce que ce soit une horrible journée, autant que cela le soit jusques au bout. Elle se détend au fur et à mesure, voyant qu’elle arrive à porter les verres sur le plateau. En fait, c’est plus facile qu’il n’avait l’air de le dire, l’autre là. Mais l’excès de confiance est un ami proche du Karma. Sous les exclamations, Ruth s’énerve encore plus vite. Cela ne pouvait évidemment échapper à personne.

« Quelle bande de péquenauds. J’en ai marre, marre, MARRE ! »

Pour une fois que ça commençait à aller mieux, il fallait que tout retombe – au sens propre du terme. Mais alors que Ruth pense pouvoir décolérer seule, voilà que son maître de stage favori décide de se pointer. Et de lui faire la morale, à la manière d’un père. Ruth serre les dents, la mâchoire crispée. Alors lui, il est bien en tête de liste des gens à qui elle voudrait en mette une belle, de raclée. Il ne peut pas la voir, mais elle s’amuse à l’imiter, agrémentant le tout de grimaces, tout le long de sa tirade.

« C’est toi le frustré, espèce de vieux croûton. », qu’elle marmonne, toujours de l’autre côté de sa porte. « Tu préfères asseoir ton autorité sur des gamines parce que t’es impuissant face aux femmes, gngngn… »

Dieu soit loué, tout ce que Ruth marmonne ne s’envole pas plus loin. On l’entend alors se relever, le verrou tourne et Ruth sort, avec toujours son air renfrogné, traînant des pieds. Difficile de croire qu’il se cache une personne douce et aimante sous toutes ces couches de haine, de colère, de frustration et de maquillage.

« Et tu cherches ton Esméralda, Frollo ? », qu’elle soupire.

Ruth le regarde partir, profitant du laps de temps avant l’arrivée du Pokémon, pour aller au niveau du lavabo et passer sa main sous l’eau, au moins pour retirer les premiers éclats et le sang séché. Quand le Pokémon arrive, Ruth le suit dans le bureau, et s’assoit sur une des chaises. En entendant la voix dans son esprit, Ruth fronce les sourcils. C’est nouveau, ça. C’est la première fois qu’elle expérimente ça. Triste de se dire que son cheval ne sera pas sa première fois. Elle claque alors sa langue contre son palais, tendant le poing pour être soignée.

« Pourquoi il estimerait que j’en vaux la peine, hein ? Il l’a dit, j’suis qu’une petite frustrée, rien de plus. Il a pas tort, pourtant… », qu’elle termine, dans un murmure.

Elle l’a mauvaise. Critiquer les autres ne dérange pas Ruth, mais dès que cela va dans l’autre sens, elle peut faire preuve de susceptibilité. Elle qui a pourtant l’air détachée de tout, a visiblement des côtés sombres. Ruth grimace à peine, alors que les soins sont prodigués. Elle a l’habitude, à force de se bagarrer. Ce ne sont que des blessures de plus, qui s’ajoutent au reste. La litote laisse pourtant entendre que Ruth a conscience de ses défauts. Mais hors de question pour elle de le reconnaître. Plutôt crever, pour la citer.

« Ptdr t’inquiète. J’ai toujours raison, de toute manière. »

Elle se permet même un mouvement de cheveux à la L’Oréal, de sa main saine. Donner tort aux autres, c’est sa liturgie, dans le culte qu’elle se voue. Une fois l’autre main bandée, Ruth la regarde. Elle trouve ensuite un miroir et observe son maquillage. Les dégâts sont moindres ; il suffira d’un mouchoir pour ajuster le tout. Elle remet ensuite sa tenue en place et refait surface dans la salle principale du bar. Très bien. Elle est déterminée à lui montrer de quel bois elle se chauffe, à ce tyran de patron. Elle lui tire la langue, de là où elle est. Elle décide de prendre le plateau de sa main saine. Tant pis si ce n’est pas la main avec laquelle elle a l’habitude de tout faire – c’est ça, ou risquer la deuxième chute. Les services passent et Ruth s’applique. Elle semble s’être calmée. La vérité est toute autre : elle a canalisé toute sa frustration dans de la concentration. Lorsque les gens venus manger le midi commencent à partir, parce qu’il est l’heure de retourner au travail, Ruth ramasse les verres, les ramenant au niveau du comptoir. Elle les nettoiera, s’il faut.

« Tu vois, j’suis capable de grandes choses. T’as pas besoin de me materner. »

Elle fait la fière, mais il pourra constater que ses mots ont eu leur effet. Les menaces ne fonctionnent pas, avec Ruth. Elle a l’habitude d’en entendre mais, surtout, d’en proférer. Spontanément, elle se met alors à rincer les verres, une fois tous débarrassés. Il semblerait qu’elle fasse preuve d’un peu de bonne foi, quand cela lui chante.

« T’es soufflé, je sais, j’suis fantastique. »
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Il fallait te faire face à certains imprévus Henry et les caprices d’enfants hors de contrôle sont une expérience nouvelle pour toi. Sauf que cette hargne, tu la connais bien, en un sens, tu l’as longuement expérimenté lors de tes premières missions, mais tu as appris, tu as compris, la rigueur d’avancer ne vient que de soit. Lorsque la petite fait son caprice à cause d’une misérable chute, tu improvise avec les effectifs présents. Une chose est sûre, tu ne comptes pas laisser chialer dans son coin, mais lui foutre son échec dans les dents, qu’elle s’en saigne les gencives, qu’elle en vomisse sa fierté. On apprend qu’en chutant et ceux qui s’offrent le luxe d’avoir des gens pour les relever n’iront jamais loin, ils s’échoueront sur leur propre médiocrité. Dans ce bar, tu n’as pas de personnes médiocres, que des humains exceptionnels et des pokémons avides de bien faire.

Pendant que Catherine est partie soigner Ruth tu as toi-même retroussé tes manches nettoyer, mettre les mains dans le cambouis. Il ne faut pas longtemps pour tout faire briller et sécher, les pintes sont même déjà revenues, l’incident oublié. Les gars jacassent sur la nouvelle, tu te fais peut-être même un peu chambrer pour tes choix, il faut dire que Lizzie aurait pu avoir des mots similaires à une époque. Une époque bien veille, insouciante et qui pourtant, te manque.

Lorsque la brunette revient, ses cheveux de jais battent le vent d’une nouvelle insolence alors qu’elle prend son plateau de l’autre main. Blessée, mais pas orgueilleuse au moins de travailler sur sa blessure. Si elle venait à tomber une nouvelle fois, elle ne le supporterait pas et tu aurais du mal à justifier à l’école cette situation. Techniquement tu aurais déjà dû l’arrêter, mais qu’importe, ce n’est pas Iléa qui viendra te faire la morale puisque tu joues déjà de la sienne. Un rictus passe tes lèvres. La terre est loin de se douter que les relations entre The Vestal’s Forgivness et la Pokémon Community fait couleur de l’encre de bien des couleurs.

Tu aides Attila au comptoir et prends la place de Catherine qui nettoie les tables débarrassée en gardant un œil sur Ruth afin d’éviter les accidents, c’est comme Néfertiti. La Mygavolt progresse au plafond, attentive. Il lui arrive toujours deux ans après son évolution de se prendre pour une petite Statitik, mais vu c’qu’elle voit et mange, c’est certain qu’elle fait sa taille et son poids. L’ivresse porte parfois sur ses quatre paires de jambes qui se mélangent comme les idéaux politiques bipolaires du début de la IIIe République (spoil, c’est pas super glorieux). Tout se passe finalement au mieux et le bar se vide progressivement, tu t’arrêtes parfois pour discuter avec les ouvriers, évoquer les chantiers. T’as peut-être de la caillasse et c’est pas prêt de s’arrêter, mais tu es proche de tes clients réguliers, proche de ceux que tu connais. C’est pour eux que tu as autorisé les gamelles, car tu avais de la peine à les voir manger l’hiver dans le froid. C’est un lieu qui se veut luxueux dans sa forme finale, mais jamais tu n’oublieras d’où tu viens, des tréfonds, des pauvres quartiers de Sinnoh. Ces mecs, ils sont comme toi, ils ont peur chaque jour de décevoir leur famille, tout perdre et c’est pour ça que tu tiens tant à cette clientèle.

Finalement, le silence retombe sur ce bar vide alors que tu fermes comme toujours entre quatorze et quinze heures trente. Tu avises Ruth à qui tu n’avais toujours pas répondu.

-C’est triste que tu sois obligée de t’humilier seule et publiquement devant une salle pleine de clients pour te décider à travailler sérieusement. C’est triste que le regard d’une personne ne t’intimide pas, mais que celle de la masse te semble effrayante.

Tu poses ces quelques verres propres sur un torchon dédié que les grosses mains musclés du Machopeur prennent pour les ranger. Le bilan du service n’est pas mauvais, tu aurais forcément aimé une élève plus disciplinée pour une seule journée, mais dans le cas d’élèves comme Ruth, ça ne t’intéresse pas.

-Y a du boulot, clairement, t’es pas le couteau le plus aiguisé du tiroir actuellement. Tu prends une clope avec un soupire et t’accoudes contre le bois parfaitement vernis. Mais c’est comme ça que commencent toutes les lames les plus affûtées.

Tu plonges ton regard turquoise dans ses prunelles, t’as retrouvé ce côté morne et froid, vidé de cette apparente joie de vivre que tu as pendant le boulot. Ce bar, c’est ta vie, ton âme, en dehors ça et ta sœur, rien ne te t’arraches un sourire. Tu avises le verre de liqueur de baie ceriz que te sert Catherine, ce dernier se fait vite siroter par une Néfertiti assoiffée. Elle est autant alcoolique que toi, si ce n’est plus. Tu souffles ta clope vers tes pieds. T’es incapable de faire des compliments proprement, sans qu’ils soient sous-entendus. Cette petite, elle a besoin que tu verbalises réellement ses réussites, mais non, faut que tu commences par le mauvais, comme toujours.

-C’est un bon premier service Ruth. Continue comme ça lors des suivants. Les midis pendant le week end, c’est le taf étudiant que je suis prêt à confier, à la condition que tu t’accordes aux règles de la maison ainsi que son autorité.

Boadicée vient se poser sur les pieds de la petite Givrali, la clouant à l'obligation de répondre alors que ses cornes rèches menacent de riper sur ses tibias, à contrario, Néron le Flamiaou vient se poser à côté d'elle, sur une table. Le futur gardien des lieux se doit d'être toujours présent, mais c'est Attila qui vient le chopper par le cou avant de lui foutre le nez dans sa gamelle et son bol d'eau installé sur le comptoir par la Mesmerella.

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Ruth

S’il y a bien quelque chose que l’on peut reconnaître à Ruth, c’est son entêtement légendaire. Sûrement une déviance de sa fierté mal placée ou de son ego susceptible, mais Ruth est bien décidée, maintenant qu’elle s’est fait remonter les bretelles, à prouver à ce barman qu’elle n’est pas une dégonflée. Qu’elle en a dans le ventre. A croire qu’elle a des choses à lui prouver – son credo est pourtant de se moquer de l’avis des autres, en règle générale. Elle est revenue, telle une conquérante, dans la salle, et a repris le service, comme s’il ne s’était rien passé. La deuxième partie de la journée se déroule mieux qu’elle n’a commencé. Ruth se montre réactive, presque souriante – un élément essentiel de ce métier – et ravale ses insolences. La leçon aura finalement servi, ne serait-ce que pour quelques heures.

Ruth ne voit pas les heures passer, plongée dans sa tâche. Le point positif, c’est que l’on ne l’a plus entendue râler. Il lui arrive de lâcher quelques soupirs, entre deux clients mais d’un point de vue général, tout se passe pour le mieux. Elle y met enfin du sien. Après bon nombre de pirouettes et de coups de pied, il aura été temps. A se demander s’il faut déplacer des montagnes chaque fois que l’on veut obtenir ne serait-ce qu’un peu de coopération de sa part. Terrible enfant. Elle termine d’essuyer les verres et s’accoude alors au comptoir, lâchant un long soupir. La fatigue de la journée commence doucement à retomber et le coup de barre ne saurait tarder.

« J’ai pas peur de la masse. J’ai peur de rien ni de personne. », qu’elle hausse les épaules. « Et puis, qu’est-ce que ça peut te faire ? »

Ego piqué à vif, encore une fois. Mais il aurait été étonnant que Ruth assume – que ce soit son comportement ou ses conséquences, tout bonnement. Ruth s’intéresse finalement à sa main blessée. D’ici ce soir, elle pourra retirer le pansement, cela ira mieux. Elle s’est déjà pris bien pire. Elle finit par faire claquer sa langue contre son palais, fixant ses ongles. Avec toutes ces bêtises – entre la bagarre, la vaisselle ou le service – il lui faudrait refaire son vernis. Dire qu’elle l’avait posé il y a à peine deux jours. Qu’est-ce que c’est coûteux, d’être une femme par ces temps. Son regard se perd de nouveau dans celui de Henry alors qu’il reprend la parole.

« Je suis tellement tranchante que tu te sens obligé de me comparer à des couteaux. », qu’elle soupire. « Etchebest, sors de ce corps. »

Elle détourne le regard en roulant ses yeux, telle la diva qu’elle nie être. C’est le problème avec Ruth : tout n’est que superficialité ou spectacle. Ruth commence à se dire qu’avec un peu de chance, elle va pouvoir s’éclipser. C’est qu’elle a envie de rentrer, maintenant qu’elle a vu à quoi ressemble la vie d’adulte – spoiler : elle a d’autant moins hâte de grandir, maintenant. Elle retourne vivement la tête vers lui, alors que les compliments fusent. Elle plisse du regard, méfiante. Elle se fait rarement – pour ne pas dire jamais – complimenter dès la première rencontre. Sauf cas exceptionnel, notamment comme avec Gio.

« Tu vois, je suis talentueuse. Il faut juste le mériter. », qu’elle se pavane, passant une main dans ses cheveux. « Hm, je peux vraiment pas rester dans ma tenue habituelle ? Eh, file de là, toi. », qu’elle tente de chasser le Pokémon à ses pieds.

Elle tente de négocier comme elle peut. Qui ne tente rien n’a rien. Et puis, cet uniforme… Elle ne se sent pas franchement à l’aise, dedans. Elle a clairement plus de classe avec son style vestimentaire habituel. Au pire… Elle est toujours prête à faire un effort. En parlant de tenue, elle estime d’ailleurs qu’il est désormais temps de redevenir l’adolescente effroyable qu’elle est, et de ne plus jouer à l’adulte responsable. Elle fait alors le tour du comptoir et part se changer dans le bureau – là où elle a laissé ses affaires, plus tôt. Y a pas à dire, elle se sent mieux dans ses vêtements à elle. L’heure est venue de partir. Sac sur une épaule, elle est revenue aux côtés de son patron. Ouais, elle a accepté le job étudiant – en espérant se faire suffisamment de thunes pour se payer de nouveaux piercings.

« J’sais que j’vais te manquer, mon charme ne laisse pas insensible. A plus, le vieux. »

Un petit sourire espiègle, deux doigts qui partent du haut de sa tempe en guise de salut et la voilà déjà loin, cheveux au vent, un cliquetis incessant partant avec elle.
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