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T’façon tu m’aimes trop pour me tuer là. Et on est sur un forum tout public tu n’as pas le droit..
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Marcher puis dormir sous la lune.
Marcher puis s'enlacer jusqu'à l'aurore.
Marcher puis s'aimer pour l'éternité.
Marchaimer.
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Contrairement à ce que tu penses, les gens ne sont pas prisonniers de leurs idéaux. Et tu devrais toi-même en prendre conscience ...
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Les gosses dans ton genre n'ont aucune expérience de vie. Et certainement pas leur mot à dire pour juger les autres.
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T’es là depuis une seconde à peine et tu me casses déjà les couilles. C’est parfait.
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Je ferai tout pour que ce soit notre flamme qui reste allumée à la fin de ce combat.
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Je te l'ai dis Alex, à demi mot, que je t'aime. C'est vrai, pourtant je t'aime… Est-ce là? La fin de notre relation? Un message perdu que j'essaie de sauver au bord d'une plage alors que tu te noies dans tes sanglots? Je ne me savais pas condamné aux sables
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Tu es prêt Germain ? Reste sage et admire le spectacle, surtout n'interviens pas et sois gentil, trouve moi une cigarette.
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Je ne peux pas te contredire, tu as merdé en beauté.
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Je continuerai de t’aider, de t’assister, ou te servir, pour atteindre ton rêve. Même en sachant tout ça. Même si, pour se faire, je dois abandonner mes propres rêves.
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Son paquet d'Eucalyptus avait provoqué le chaos.
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Mademoiselle Potts ? Je suis désolée mais … est-ce que vous pourriez m’aider à trouver un partenaire, je ne connais personne et je …
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Ilea Alezar
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Ilea Alezar
est un Adulte Éducatrice Expérimentée



Fond de l'étang
« Percy tu te souviens que la dernière fois que tu m’as demandé quelque chose j’ai dû organiser un cours d’éducation sexuelle pour toute l’académie ? » « Oui je sais Ilea je m’excuse encore pour ça » « Je te dis ce n’est pas la peine. Au final ça s’est bien passé dans l’ensemble et je suis sure que chacun en a tiré une leçon, je ne regrette pas de l’avoir fait, se fut une expérience enrichissante » « De toute façon je n’ai jamais douté de tes compétences sur le fait de réussir ce cours, heureusement que tu étais là » « Merci du compliment c’est gentil, maintenant explique moi ce que tu voulais me demander initialement ».

Réunis dans la salle des professeurs en cette fin d’après-midi, Ilea pensait à l’origine seulement venir se chercher un café avant de retourner dans son bureau pour s’occuper de quelques papiers en attente. Après quoi, elle pourrait regagner son appartement pour une soirée repos bien méritée avec sa colocataire. Un programme qui risque d’être chamboulée en fonction de ce que le professeur d’histoire va lui demander. L’éducatrice s’entend vraiment bien avec Percy, avec le sentiment qu’une véritable amitié s’est crée entre les deux encadrants, au-delà de la simple entente entre collègues de travail. Mais disons que le professeur a régulièrement tendance à l’impliquer dans des tâches toute aussi spéciales les unes que les autres, et le cours d’éducation sexuelle en est la principale illustration. Finalement, la rousse n’en retient pas une si mauvaise expérience. Même si forcément le ton est monté pour recadrer quelques indisciplinés, la discussion d’ensemble a été bien menée, avec des questions très diverses sur beaucoup de thématiques différentes dans le respect des âges et sensibilité de chacun. Pour la jeune femme c’est une réussite, bien qu’elle lui vaille pendant encore quelques temps les blagues de son frère de cœur.  

Qu’importe, Ilea s’installe sur la table centrale de la salle non loin du référent des Phyllalis pour écouter ce qu’il a à lui dire, s’attendant à tout et n’importe quoi « Et bien voilà en fait je me suis porté volontaire pour faire une conférence sur l’impact de la grande guerre humain pokemons sur nos sociétés dans un centre » « C’est une bonne initiative de ta part ça, mais où est le souci ? » « Le souci, c’est que je ne me suis pas renseigné sur ledit centre avant d’accepter, et regarde ça ». Percy fait glisser sur la table un dossier encore fermé, permettant à la rousse de découvrir par elle-même le problème qui inquiète tant son collègue. Si la première page détaille simplement l’objectif de l’intervention du professeur, la seconde fait tout de suite comprendre à Ilea où est le problème. Elle ne peut s’empêcher de lâcher un léger soupire en découvrant le nom du centre en question. « Fond de l’étang », voilà un nom bien particulier pour désigner l’un des centres de redressement les plus connus de Sinnoh. Situé non loin de Verchamps, il accueille tous les jeunes dont la société ne sait plus quoi faire, aux tempéraments souvent pour ne pas dire majoritairement violent. Vivant en marge complète de la société et de ses coutumes, atterrir à Fond de l’étang signifie pour tout bon Sinnohite la fin d’une vie.

« J’imagine que tu connais cet endroit » « Toute personne qui a grandi à Sinnoh le connait. Si tu m’avais demandé je t’aurais tout de suite dit que c’était une mauvaise idée de faire une conférence là-bas » « Je sais et je suis vraiment désolé. Tu comprends pourquoi j’ai besoin de ton aide maintenant… » « Même en admettant que je dise oui, tu ne sais même pas où on va mettre les pieds. Même pour moi qui suit éducatrice aujourd’hui, je ne sais pas exactement comment appréhender cet endroit si particulier. A nous deux ça me parait mission impossible ». Pour être honnête, la rousse n’a jamais mis les pieds là-bas. Ses parents ne l’auraient jamais accepté. Même Enzo qui l’a emmené un peu partout, là où tous les interdits régnaient, n’a jamais pensé une seule seconde à l’accompagner dans ce centre. Elle ne connait que sa réputation, très mauvaise, et les quelques images qu’elle en a vu. Cela arrivait parfois que l’hôpital dirigé par ses parents reçoive des jeunes venant du Fonds de l’étang. C’est à peine si l’on reconnaissait leur visage tellement ils avaient été roués de coup encore un encore par un de leurs camarades. De là-bas sorte les pires rumeurs de violences, aussi bien verbales que physiques, de trafic en tout genre mais aussi parfois de viols. Et même si aujourd’hui Ilea n’est plus la même qu’autrefois, Percy lui impose un sacré challenge en l’envoyant dans ce centre.

Pourtant, le référent des Phyllalis n’a pas clair particulièrement inquiet et tend vers la jeune femme une autre pochette tout en lui expliquant « Je le sais bien Ilea je ne suis pas fou, c’est pour ça que j’ai pensé à quelqu’un pour nous accompagner ». Intriguée de la personne choisie par Percy, l’éducatrice ouvre rapidement le dossier et soupire pour la deuxième fois en à peine quelques minutes. Elle aurait du s’en douter, que le choix de l’enseignant se tournerait vers lui. Vers Henry Reece. Sans trop réfléchir, Ilea laisse échapper quelques mots « Ecoute Percy je ne suis pas sûre que cela soit une excellente idée… » Comment expliquer à son collègue qu’elle n’a aucune envie que l’homme avec qui elle partage une aventure si singulière vienne avec eux pour tenter de tenir un camp de redressement le temps d’une conférence. « Pourtant, au contraire, je pense que l’idée n’est pas si mauvaise. Il a accueilli plusieurs élèves en stage, même certaines relativement difficiles, et cela s’est toujours bien passé, avec des étudiants satisfaits à la fin. Et puis il vient de Sinnoh comme vous, cela devrait un atout ». Oui bien sûr que sur le papier toutes ces choses font de lui un atout. Mais à côté de ça, le référent des Phyllalis n’a probablement aucune idée de la réputation de sa famille, et de ce qu’il permet probablement à certains étudiants de faire sous sa direction. La rousse n’ose imaginer ce que la présence d’Henry dans un camp de redressement pourrait provoquer, d’autant plus qu’il connait probablement certains des pensionnaires.

Mais, résignée, elle se contente de soupirer à nouveau avant de répondre « Si nous n’avons pas le choix… » « Je vais l’appeler dans ce cas » « Non laisse moi faire, il se trouve que je le connais, je peux m’en charger » « Ok je te laisse faire, je vais prévenir la direction dans ce cas ». Le professeur quitte la pièce, laissant Ilea seule pour l’appel. Ce n’est clairement pas une situation qu’elle apprécie. Mais il semble qu’elle n’ait pas eu le choix. Après quelques sonneries, le téléphone décroche enfin « Ecoute Henry, il faut que je te parle d’un truc… »

***

Profitant d’un instant où le barman est allé fumer de l’autre côté du bateau en direction de Verchamps, la rousse va le rejoindre et s’accoude à la rambarde, non loin d’Henry, avant de prendre la parole « Pour tout te dire, je n’étais pas pour que tu viennes avec nous. Je n’apprécie pas mélanger relation privée et professionnelle. Mais on m’a un peu forcé la main, donc je suis obligée de l’accepter. On sait toi comme moi la réputation du Fonds de l’étang et ce qu’on va devoir faire pour permettre à Percy de tenir sa conférence. Je te demande juste de me prévenir avant d’agir, qu’on soit au moins sur la même longueur d’onde le temps de ces deux jours ».


©️BBDragon



Alezar Ilea
L'échec n'est qu'une opportunité de recommencer plus intelligemment ~
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Henry Reece
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Le Fond de l'Etang

Iléa Alézar




Il faut imaginer cette surprise lorsque tu réceptionnes le courrier dans ta boîte aux lettres. Le tampon de l’académie, tu te demandes pourquoi ton adresse personnelle cette fois, usuellement, la boîte du bar convient très bien aux demandes de stage recommandées ou les élèves viennent directement à vous, mais tu te doutes de quoi il s’agit. Tu t’installes dans ce grand fauteuil en cuir que ta sœur aime tant, un verre de Bramble se dépose devant toi, préparé par Catherine, un sourire aux lèvres tes doigts glissent sur le verre froid par la glace pilée, la teinte violacée de la liqueur de baie Remu glisse sur l’eau congelée avant de rejoindre le Gin, le citron pressé et le sucre de canne. Tu te réserves de boire pour plus tard, Boadicée vient se lover à tes pieds, depuis son évolution, elle s’est totalement affirmée au sein de l’équipe. Elle n’ose se confronter à Napoléon, mais n’hésite pas devant n’importe qui d’autre, même tes deux barmans qui n’apprécient guère de se faire aboyer dessus durant leur heures de service et à la maison. Elle est impétueuse, mais apprendra à se tempérer avec les siens, de grès ou de force.

Bon, revenons en aux faits. L’académie. La lettre contient le contrat participatif d’assistanat de la part du prof d’histoire, Percy, tu as eu l’occasion de t’entretenir avec lui notamment sur l’histoire de la pousse des baies à Sinnoh, la prof de botanique était également présente. Tu les as déjà vu au bar, quelques bouteilles offertes en guise de cordialité, après tout, ils te fournissent l’opportunité d’étendre ton influence sur des élèves prometteurs qui sauront marquer le monde de demain. Yuna, Ruth, d’autres à venir, outre l’affection ou la fermeté que tu leur témoigne c’est grâce à ton implantation stratégique sur cette île que ton projet prend forme. Tu vas faire entrer les Reece dans un autre monde, celui de la célébrité internationale, pas juste quelques magasins sur quelques continents, non, votre nom, sur toutes les lèvres, car tu vas devenir champion, tu vas faire exploser la qualité et l’exportation de tes marchandises et assurer que les affaires familiales tournent parfaitement.

Lorsque que tu lis réellement pour la première fois le nom de l’établissement, le Fond de l’étang, tu ris, non pas nerveusement, au contraire, c’est donc là que ce petit cul serré à lunette va donner sa conférence, il ne s’agit pas d’un malentendu ? Est-il totalement fou ou suicidaire ? Il n’y a pas de place pour la pitié là-bas. Des bêtes enragées blessées par leurs familles, leurs vécus, leur société. Il n’y a là que des gens bons à la casse…. Pour l’ensemble des habitants de Sinnoh. Pour toi, c’est l’occasion rêvée de voir quelques destins que tu as brisé, mais aussi de récupérer de la main d’œuvre en échange d’un peu d’espoir. Iléa sera de la partie, tu tiques, mais n’y vois aucun inconvénient. C’est d’ailleurs elle qui t’a appelé il y a quelques soirs pour te donner l’information de vive voix, à son timbre, tu te doutais que ça ne l’enchantait pas et tu comprends, mais tu attendais de recevoir le papier légal pour t’assurer que ta participation était belle et bien requise. Mêler vie privée et professionnel, c’est votre lot à tous chez les Reece, tu n’as pas l’habitude de bosser avec celles que tu fréquentes, mais tu ne te refuserais pas à la présence de mademoiselle Alézar pour deux jours entiers. Tu en serais presque touché qu’on pense à toi. Tu as immédiatement accepté au téléphone après quelques banalités sur le lieux en question.

Tu finis par boire ton verre, un sourire à la main, le contact glacé de l’alcool explose en bouche, le sucré de la liqueur et du sirop rattrapé en gorge par l’amertume et l’acidité du Gin et du citron… un plaisir. C’est le programme qui vous attend, montrer une fermeté et une froideur absolue derrière des agissements bienveillants, « sweety », sucrés. C’est un lieu malfamé, où la société ne donne plus d’espoir à ses pensionnaires, tant pis.

-Boadicée, nous partirons pour Sinnoh très prochainement. Nous partirons avec Tomyris, Gorgô, Napoléon, Néron et Aliénor. Pour le reste, vous ferez tourner le bar et la maison. Tenez-vous à disposition de ma sœur également.

Tu finis lentement ton verre avant de partir préparer tes affaires à l’avance, vous partez demain, excellent timing pour recevoir ce papier. Deux jours, il n’y a pas besoin de grand-chose, mais il faudra le nécessaire.

Vous vous retrouvez brièvement sur le navire, il est tôt et il fait froid, dans ton long manteau noir, une clope au bec, tu n’es jamais du matin. Napoléon et Tomyris préfèrent être dans leurs pokéballs, chose que tu comprends, aussi ne restent avec toi que Boacidée, la gueule fumante, Gorgô, toujours le regard aussi mauvais, les ailes ouvertes et Aliénor qui virevolte, la jeune Apitrini va devoir se faire à l’ambiance, comme pour Alexandre, tu as des projets importants pour elle dans ta future Arène. Tout est calculé et mesure Henry, aucun hasard, tu n’as pas le temps pour ça.

Lorsque l’éducatrice arrive à toi, Boadicée grogne légèrement alors que Gorgô vient voler autour d’elle. Tu soupires, pourtant Iléa est maintenant une habituée de l’appartement, elles savent très bien qui elle est et pourtant elles sont possessives au possible. Toutefois vu l’évolution récente et la prise d’initiative de ta Démolosse, la rouquine et la chienne ne se sont pas revues.

-Bonjour Iléa, commences-tu en guise de réponse. Tu as perdu l’habitude des politesses ? Tes turquoises se sont rivés dans ses émeraudes, puis tu reprends. Je me doute que tu ne m’as pas désigné en premier, l’inverse m’aurait bien surpris.

Tu siffles une clope, vérifiant que le vent ne portera pas la fumée vers la non-fumeuse, tu laisses quelques secondes s’écouler pour préparer ce que tu as dire et imposer un silence rhétorique.

-Je ferai ce qu’il faut faire pour assurer la tranquillité de monsieur Yade. Toutefois, puisqu’il s’agit d’un travail collaboratif, nous agiront de concert. Tu fumes un coup… Toutefois, je ne suis pas certain que tes méthodes soient les plus adaptées dans ce monde qui ressemble beaucoup plus au mien que le tien. J’ai connaissance de certains pensionnaires, des gamins de certaines familles qui ont mal finies, sans rien ils se sont retrouvés là bas. Nous ne pourrons compter que sur nous même pour notre sécurité.

L’aboiement sec et agressif mêlé au croassement de tes deux pokémons indiquent bien qu’elles sont prêtes, mais le « bzzzzzzzzz » tout mignon et enfantin de ta Apitini brise un peu le mood, il est vrai qu’elle est bien calme et toute choupinoupinet comparé à tes autres pokémons. C’est d’ailleurs à ce moment qu’un petit Flamiaou se décide à sauter dans les bras d’Iléa pour réclamer quelques caresses que tu refuses de donner pour éviter d’avoir des poils. Tu as un bref rictus devant le comportement de Néron.

-Je présume qu’il sera à chacun de faire des efforts. Quoi qu’il en soit j’apprécie ces deux journées en ta compagnie Iléa.

À mesure que le voyage progresse, tu finis par rejoindre Percy pour te présenter en ramenant un café pour tout le monde.

-Je suis bien heureux monsieur Yade que vous ayez fait appel à moi, ce gage de confiance me touche au plus haut point après deux années de bonne collaboration entre l’académie et mon établissement.

Quelques banalités s’en suivent lorsque vous arrivez au sud de la région, à Verchamps, l’air humide et les marais proches ne t’ont jamais emballé, c’est bon pour la peau disait ta mère… Quel enfer. Tes cernes tirés, tu observes ce qui t’entoure. Vous êtes bien chez vous, ça te fait toujours plaisir de retrouver cette architecture bien de chez-toi. Il faut avancer dans eaux embourbées proches de la ville pour progresser. Tu libères alors Tomyris, laissant ta grande Bourinnos hennir en se cabrant, tes trois reines infernales sont présentes, il n’y a plus qu’à écarter les miséreux.

-En selle Iléa, nous irons bien plus vite, monsieur Yade, vous pouvez vous déplacer sur une monture ?

Une fois le problème réglé, vous partez sur une selle confortable. Tu laisses Iléa à l’avant et tu tiens les sangles de ta monture pour progresser. Le décor change progressivement, l’automne laisse place une zone un peu marécageuse où il ne fait pas spécialement où bon vivre, où peu de gens viennent s’aventurer… un lieu parfait pour l’enfer qui réside non loin à cheval. S’évader de cet endroit doit sûrement être un calvaire. Tu serais bien curieux de savoir à quel point les employés sont impliqués dans la violence et le trafic qui y circule… Pour autant ce n’est pas un lieu où il faut purifier, le chaos est profitable s’il est localisé à certains endroits. Les zones de non-droit sont nécessaires pour la plénitude générale… Hélas ces enfants sont un sacrifice.

Le bâtiment se dessine au loin. Perdu entre les arbres orangés de l’automne… un silence règne, quelques Cornèbres attentifs vous observent, Gorgô ne tarde pas à les faire fuir, saisissant l’un d’entre deux par les serres pour le frotter durement contre l’écorce et le blesser : elle est le seul oiseau de mauvais augure et la seule reine des cieux. Tu souris. Qu’elle se défoule sur ses compères ailés plutôt que les enfants. Boadicée marche avec un air suffisant devant vous, la gueule toujours fumante et Néron s’est posé sur Iléa, décrétant qu’elle était plus confortable que toi. Napoléon reste dans sa pokéball, Aliénor l’a rejoint le temps de finir le trajet. Cette ambiance te rappel un peu trop Frimapic, la différence étant qu’au moins, tu sais qu’on voudra t’égorger dès que tu seras reconnu.

Le centre est colossal, perdu sur un lopin de terre au milieu d’un lac.. un marais, l’accès n’est possible que par un pont, belle opportunité de créer un huis clos, encore, tu soupires. Trois ou quatre étages, des colombages, des multiples greniers et tout autant de sous-sols, tu as bien l’impression de te jeter dans la gueule du loup.

-Si j’avais su, j’aurai demandé assistance à quelques cousins pour faire appliquer l’autorité dans ce vaste lieu…. Murmures-tu à mi-voix à Iléa.

Lorsque vous arrivez au niveau du pont, tu laisses Tomyris et Gorgô veiller sur les alentours, tu entreras avec Boadicée et Néron. Les lames logées dans le nœud papillon brillent d’une lumière argentée sous les rares rayons de soleil qui percent. Dans ta valise, un six coups dans un double fond, tu n’es pas fou au point de venir te loger dans cet endroit maudit sans armes.

-Après vous Iléa, monsieur Yade.


© BBDragon


Henry fume en C0756B


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Fond de l'étang
La rousse n’est pas véritablement sereine, et ce pour plusieurs raisons. Si la Pokemon Community l’a déjà envoyé en mission à de multiples reprises, le contexte de celle-ci est tout particulier, mais surtout trop personnel pour Ilea qui n’arrive pas complètement à mettre le passé et ses états d’âmes derrière elle. A première vue, elle n’a qu’à faire son travail pour lequel elle est diplômée et engagée dans une école à bonne réputation depuis deux ans. S’occuper des élèves et les canaliser l’espace de deux jours, le temps que son collègue et ami puisse donne sa conférence probablement passionnante sur la Grande guerre pokemon. Après quoi elle n’aurait plus qu’à rentrer chez elle et débriefer de tout ça avec sa meilleure amie Caroline. Elle aura toujours le bon mot pour rire de la situation et leur faire passer une bonne soirée, en attendant le lendemain où elle reprendrait sa place à l’académie.

Seulement aujourd’hui, tout est plus compliqué. Déjà, le bateau dans lequel Ilea est installé se dirige vers Verchamps, une des nombreuses villes de Sinnoh, sa région natale. L’éducatrice n’est pas très à l’aise à revenir « chez elle » après autant de temps. Il y a toujours ce poids indescriptible sur le cœur, celui qui s’est installé à son départ et qui ne la jamais vraiment quitté, s’alourdissant simplement à l’approche des côtés de la région du nord. L’établissement dans lequel elle va exercer pendant ces deux jours à lui aussi sa réputation, malheureusement beaucoup moins bonne que celui où elle exerce habituellement. Un pensionnat, sans aucun doute le plus dur de Sinnoh, d’où sorte tout un tas d’histoire. Des histoires que personne ne veut entendre et qui sont pourtant bien réelles. Mais elle ne pourra pas les ignorer cette fois, parce qu’elle va les vivre, même si ce n’est que pour quelques jours.

Et enfin l’autre problème, c’est son collègue de mission. Henry Reece. Tout et rien ne la relie à cet homme. Deux univers qui paraissent si différents, mais qui ont pris leur racine au même endroit : dans les familles de pouvoir de Sinnoh. Pas le même pouvoir, pas la même influence, pas sur les mêmes lieux, mais un pouvoir qu’on a appris à exercer d’une façon ou d’une autre. Et là où Henry embrasse sa vocation, Ilea la repousse de toutes ses forces. Mais se tenir près de cet homme, c’est jouer avec ses propres ténèbres, tout en y trouvant une incompréhensible satisfaction. Ce qui ne devait être qu’une histoire de chaire à en réalité beaucoup plus d’impact sur la rousse. Pas qu’un quelconque sentiment amoureux ne soit né. Absolument pas. Mais les liens qui paraissaient si lâche se renforcent au fil des jours, bien loin des idylliques sentiments auxquels elle a cru pendant longtemps. Et d’une manière étrange, Ilea s’y complait. En tout cas dans le cadre privé. Parce que dans le cadre professionnel, c’est une toute autre histoire « Faudrait-il que je vous fasse une référence pour en attester Monsieur Reece ? » La rousse doit lui répondre, toujours lui répondre. Car elle a l’impression que si elle ne le fait pas, la noirceur de son cœur va finir par la dévorer sans même qu’il ne s’en aperçoive.

L’éducatrice souhaite profiter de cet instant en privé pour mettre les points sur les i quant à leur future stratégie. Ils savent où ils mettent les pieds, mais doivent se mettre d’accord pour éviter tout débordement. Seulement, la rousse tient tout de même à lui faire comprendre certaines choses. Le ton change, le regard se veut plus dur « Mes méthodes sont vouées à évoluer avec son public. Je ne suis pas une petite fille, et je sais très bien quel type de personne se trouve au Fond de l’Etang. Et je suis encore moins étonnée que tu en connaisses certains. Il ne faut juste pas comme tu dis que ces connaissances te joues des tours. Dans tous les cas, nous devons toujours être sur la même longueur d’onde, sans se surprendre l’un l’autre par des agissements non prévus, sinon ils vont nous dévorer ». Ilea laisse ses cheveux roux partir au vent à mesure que le bateau se rapproche des côtés, signant le début de cette mission si particulière à ses yeux. Si elle n’a aucune idée du déroulé exact de cette dernière, elle est au moins sur qu’elle laissera des traces dans son esprit « Je ne déciderais qu’après-demain si j’ai été heureuse de passer ses deux jours en ta compagnie Henry ».

L’ensemble des adultes finit par se rejoindre, près à bientôt débarquer. Les deux hommes discutent un instant, le barman s’assurant du bon contact avec son homologue. Après tout c’est pour lui qu’Ilea et Henry sont ici. Une fois sur le port, la rousse est surprise par l’intervention d’Henry, proposant de gagner le pensionnat par le biais d’une monture, un imposant Bourinos. Peu encline à contester cette décision somme toute banale, l’éducatrice hoche simplement la tête « J’imagine que je suis ». Percy également équipé d’une monture, nous suivons le chemin tracé dans les zones marécageuses, destins à rejoindre le Fond de l’étang. A mesure que le moiteur des lieux gagne la peau de l’ensemble du groupe, Ilea se pose toujours et encore des questions, se sentant investie de cette étrange ambiance propre au lieu qu’elle s’apprête à découvrir. Elle n’a toujours vu le pensionnat qu’en photo, et l’endroit où ils ont choisi de le positionner est assez révélateur de ce que la société pense de ses pensionnaires. Ils ne méritent pas mieux qu’un endroit couvert de marécage et de boue. Il ne mérite pas mieux que le fond de l’étang.

Une fois arrivé non loin du bâtiment, l’éducatrice ne peut que constater à quel point il est imposant. Le Flamiaou de son collègue dans les bras, attiré par sa présence somme doute radicalement opposée de celle de son dresseur, Ilea laisse son regard détailler l’architecture. Une très grande bâtisse géométrique, typique de la région de Sinnoh, ressemblant au manoir que l’on peut croiser au détour des forêts de la région. Seulement ici, elle n’abrite pas un riche propriétaire mais bien un pensionnat réputé extrêmement difficile. Afin d’y accéder, il faut passer par un pont de pierre, finissant d’isoler ses jeunes du monde extérieur. La rousse descend de sa monture, suivi par le barman et son collègue professeur. Face à cette immense porte, Henry se défile et choisit plutôt de laisser les deux membres de la Pokemon Community engager les hostilités. Mais avant, la jeune femme se permet une remarque « Rappelle tes pokemons, ou tout du moins les plus imposants. Pour l’instant nous allons simplement discuter avec la direction. Inutile de se lancer dans un combat de Galifeu pour le moment » La rousse ne pensait pas un jour dire ça mais finit tout de même sa pensée initiale « Garde les pour l’arrivée des élèves ». De son côté, Ilea est entourée d’Edelyne et Electre. Les deux plus protectrices de l’équipe ne lui ont pas laissé le choix. Elle ne promènera pas dans le pensionnat sans assistance.

L’éducatrice frappe alors à l’immense porte. Vu l’heure, les élèves doivent être en classe. Du moins c’est ce qu’elle espère. Fort heureusement, c’est un homme qui ouvre la porte. Crâne dégarni, petite barbe parfaitement taillée, et surtout le regard dur comme la pierre. Par politesse, Ilea tente de se présenter « Bonjour, nous sommes… » Mais elle fut vite coupée par l’homme ici présent « Je sais qui vous êtes, inutile d’en ajouter davantage. Venez dans mon bureau ». L’ensemble des adultes se jette un regard avant d’avancer à l’intérieur de l’immense bâtisse. Montant d’imposant escalier pour accéder à l’aile droite de l’établissement, l’éducatrice ne se fait pas d’illusion. Vu le regard que cet homme leur a jeté, ils ne sont pas la bienvenue, avec une préférence toute particulière pour le représentant Reece. Ilea lui demandera davantage d’explication plus tard. Une fois parvenu dans le bureau du directeur de l’établissement, ce dernier s’assoit derrière le pupitre et invite avec plus ou moins de politesse ses invités à en faire de même. A partir de là, le dialogue peut commencer.

- Je suis Monsieur Rachin, directeur du Fond de l’étang. Votre visite ne me parait guère appropriée mais les bienfaitrices de cet endroit ont tenu à ce que nos chers élèves aient accès à une conférence de la plus haute qualité sur le sujet de l’histoire. Grand bien m’en fasse.

L’ambiance est électrique, et la jeune femme tente tant bien que mal de calmer un peu le jeu. Si le feeling ne passe pas avec la direction, qu’en sera-t-il avec les élèves ? « Toujours est-il qu’aujourd’hui nous sommes là. Comment souhaitez-vous que nous nous organisions pour ces deux prochains jours, en tout cas avant la conférence qui doit se tenir demain aux alentours de 15 heures si nos renseignements sont exacts ». Toujours avec la même sympathie, Rachin ajoute « Oui grand bien m’en fasse de l’heure. Et même d’une quelconque organisation. Les pensionnaires vont bientôt sortir des cours de la matinée pour prendre leur déjeuner. Vous n’avez qu’à aller au réfectoire vous réalisez alors où vous avez mis les pieds, et si l’envie vous prend de partir, faites. Grand bien m’en fasse ».

Où ont-ils sérieusement mis les pieds ?

Code couleur :
- Rachin parle en #990033
- Chabert parle en xxxx
- Père Maxence parle en xxx


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Région d'origine : Sinnoh Vestigion
Âge : 28 ans
Niveau : 25
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Sinnoh Vestigion
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Henry Reece
est un Adulte Barman accompli


Appel d'Offre
Le Fond de l'Etang

Iléa Alézar


Tu as l’impression que vos méthodes opposées peuvent donner un résultat et son opposé. C’est un cadre spécifique avec une compagnie des plus singulière dans un lieu que tu n’aurais jamais imaginé visiter avec de telles personnes. Mais c’est là que réside les grands imprévus de la vie. Les grandes lignes sont tracées, mais c’est dans le détail qu’il vous appartient de sculpter vos singularités. Tu peux sentir l’éducatrice sous tension, tu n’es pas réellement le bienvenu dans son entourage professionnel, surtout que si vous étiez vus ensembles, à Sinnoh, là où les familles peuvent tout voir, il est probable que les rumeurs circulent et cela prend du temps de les étouffer… plus longtemps que quelques gorges étranglées.

Sur le navire, tu ne discutes pas ses remarques, ce qui compte, c’est la finalité, si elle tient à communiquer sur tout, alors que tout cela soit fait, dans un travail de groupe la synchronisation et l’entraide sont la clé, mais tu n’es pas sûr que Yade soit un atout charismatique de taille. Les talents de sa pédagogie sont indéniables, mais pour ça, il faudrait encore qu’on l’écoute. Chaque détail à régler viendra à son temps. Tu es curieux de savoir si les Alézar auront vent de cette vision, connaissance de cette union professionnelle qui vous unis.

Le trajet à cheval n’apporte rien d’extraordinaire, un calme relative avant la tempête, les prémices de l’ouragan, pas un vent, pas un bruit, Gorgô fait sa loin parmi les cieux. Devant cet immense manoir, tu te demandes déjà comment faire pour ne pas te perdre. Tu sèmeras le miel d’Aliénor, quitte à déguelasser le sol, tant pis, ce n’est pas toi qui lave de toute manière. Les enfants pourront récurer à leur bon vouloir.

Devant le manoir, à pied, tu laisses la Bourinnos et la Bleuseille dehors, tu viendras les rappeler plus tard, mais visiblement, il n’est pas très bienvenue de laisser tes grands pokémons avec toi. Tu consent à suivre la pédagogie de la jeune éducatrice et rappel tout le monde sauf Néron et Aliénor. Ils sont assez petits et doux pour endormir les soupçons, il faudra réellement former Néron, car si ta Démolosse commence à s’occuper de la sécurité à sa place, c’est qu’il y a un problème.

- Si il vous plaît, mademoiselle Alézar et je doute que l’imposant Steelix de monsieur Yade soit approprié en un tel endroit.

L’éducatrice se charge de la première approche et si tu t’attendais à cet accueil… Spoiler alerte, oui, tu connais Rachin, votre milieu le connaît, il s’occupe surtout du sud de la région, profitant de son accès à la mer et un lieu isolé pour blanchir sans trop de mal ses différents trafics de drogue ici. Tu n’es pas là pour débusquer un trafique régional, pas comme ça et surtout sans rien à y gagner. Le ton est froid, méprisable, c’est normal. Iléa n’a peut-être pas l’habitude de ces types, mais toi, tu sais bien qu’il se sent en confiance à domicile, mais tu n’es là pour qu’il conserve sa confiance, au contraire. Tu comptes bien lui faire prendre conscience que tu es partout chez toi et que peut importe où tu es, même tes hôtes sont en réalité tes humbles invités qui doivent se plier à ta seule et unique volonté.

Le bureau est impeccable et de sa place centrale dans le bâtiment, le contrôle est absolu. Meubles raffinés, bibliothèques, cheminée, vitres renforcées et sûrement des tiroirs à doubles fonds, le tapis à cette disposition familière pour vous. Il est trop droit pour être réellement un tapis d’usage, à croire que personne ou rien ne peut le déplacer, pas même quelques personnes qui trébuchent. Tu laisses donc la rouquine se fait humilier, vu le mépris affiché, Rachin veut juste que vous partiez, avant la conférence si possible, chaque minute de votre présence est une intrusion majeur.

Monsieur Yade tente tant bien que mal d’expliquer sa position d’enseignant-chercheur, que la transmission du savoir. Le rire narquois du chauve suffit à insinuer qu’ici, personne n’est apte à prendre en considération son savoir.

-Je suis heureux de constater monsieur Rachin que vous considérez toujours avec autant d’humanité les enfants que vous abritez. Votre dévotion à la cause sociale me touche profondément. Je suis heureux d’être présent ici en temps que partenaire professionnel de la Pokémon Community, au fond, vous et moi sommes pareil… La volonté de former la nouvelle génération au monde du travail.

Ton regard glacial transperce ses yeux noirâtres, il y a une haine qui ressurgit, oui, il y a bien quelques mômes ici qui sont là à cause de votre ambition. Mais chaque être humain mérite son morceau de pain sur terre, rien n’est dû et les plus gros morceaux appartiennent aux affamés et ambitieux. Tu en fais parti.

-Monsieur Reece, je suis persuadé que vous apprécierez la présence des jeunes Collins et Ebrusque, ces jeunes travaillaient avec leur famille dans le domaine de l’alcool également, comme il est dommage que leurs maisons aient fait faillites, peut-être pourriez prendre à charge votre rôle de futur chef de famille et leur offrir une deuxième chance ?

Le ton qu’il a avec toi est différent, la langue de bois qu’il affiche témoigne d’un mépris plus haut encore qu’à l’encontre d’Iléa qui écope au moins d’un franc parlé. Tu souris humblement avant de te lever avant de repositionner ici ton nœud papillon.

-Vous oubliez qu’aux Reece, il incombe de transmettre le respect de l’autorité aux zones anarchiques. J’espère pouvoir remplir vos fonctions durant ces deux journées afin de vous enseigner quelques basiques de pédagogie que j’ai acquis ces dernières années.

-Si vous avez l'espoir de sans cesse vous croire chez vous, j'espère que vous connaissez mieux la maison que nos pensionnaires. Car vous pourriez bien vous y perdre dans ce manoir et pas seulement physiquement.

-J'ai hâte de goûter à vos limbes monsieur Rachin.

Tu disposes alors, suivit par le vrombissement délicat de ta Apitrini. La présence des jeunes Collins et Ebrusque va clairement vous compliquer la tâche et surtout tes chances de survie. Les Reece ont coulé ces deux familles, pliés financièrement, moralement, qualitativement, psychologiquement. Les parents Collins se sont suicider en tentant de faire exploser votre distillerie et les parents Ebrusque sont en prison pour trafic d’armes gouvernemental et trafi  d’organes pokémons. Il faut dire que certains rhums arrangés du marché noir ne devraient jamais voir le jour. Il se peut que vous ayez fait circulé l’information avec des preuves… il se peut que vous ayez vous-mêmes donné des indications aux Collins pour les attirer et faire croire à un suicide… Les affaires de ton père, ça te regarde pas encore exactement. En sortant, tu fermes la porte, ton regard à Iléa est dur, ce dont il faut discuter, tu n’en fera pas part à Yade qui doit croire que tout se passera bien.

-Direction le réfectoire. Nous y parviendront aisément, il suffit de suivre l’odeur.

Elle n’est pas goûtue, mais elle indique que la cuisinière à du savoir-faire pour cuisiner pareils poissons. Vous mangerez bien au moins. Durant votre descente, le cri strident de la sonnerie retenti, tu as cet instinct de survie de libérer le passage et te loger entre deux gros placards. Une foule d’élève se ruent vers le réfectoire. Ils sont habillés en blanc, long pantalons, souvent débraillés. Ils courent, crient, jurent, rien de bien poétique, ils ont entre dix et dix-sept ans, puis ils sont jetés dans le monde du travail avec un apprentissage s’ils ont de la chance. Tu préserves tes vêtements et tes épaules, ils n’auraient aucune pitié, tu parviens presque à t’effacer et lorsque les couloirs se vident, tu ressors, observant tes deux collègues.

-Prometteur.

Tu claques les portes battantes avant d’entrer, ta vue donne sur une immense allée centrale où les tables se remplissent progressivement, mais pas de façon uniforme. Tu n’as besoin que d’un regard pour comprendre qu’il y a une organisation hiérarchique en fonction de l’accès aux ressources. Les élèves les plus intimidants, ceux qui font la loi sont proches du chauffage, du distributeur d’eau, au contraire, les reclus, les faibles, sont proches des poubelles, ont les bancs en mauvais état, c’est déplorable, mais c’est la jungle et pour ne pas vous faire pouffer, il faudra immédiatement vous imposer comme des personnes fortes, mais pas des ennemis. Puisque vos affaires sont à la loge d’entrée avec le concierge, vous ne craignez rien. Le personnel semble disposer d’une aile spéciale pour manger, à l’écart dans une pièce vitrée et teintée. Ça te dégoûte. Tu as beau être un connard, tu as du mal à te faire à l’idée qu’on puisse ainsi aimer l’humiliation quotidienne. Tu n’infliges ça qu’à celles et ceux qui ont bafoués ton nom.

-Je refuse qu’on mange avec le corps enseignant. On va manger avec élèves, puisqu’on est pas les bienvenus ici, on va leur montrer qu’on est les bienvenus où nous le voulons.

La queue avance vite, les assiettes sont remplies à la louche, éclaboussées, les entrées et desserts sont plus loin, ce qui libère le passage. Les employés de cuisine n’ont pas envie d’être ici, il y a un malaise lorsque tu récupères ton assiette de ragoût au poisson. Tu te saisis d’une pomme, moche, mais au moins tu sais que celle là, elle a un avenir plus lumineux que les gamins ici. Difficile d’imaginer que tous les financements supposés ne suffisent pas à offrir mieux à ces mômes. Tu prends la route des endroits proches du chauffage. Il y a quelques places, on te regarde mal, vous êtes dévisagés, vous êtes des étrangers. Tu prends alors place, mais une voix adulte attire ton attention.

-Pardonnez mon intrusion, je suis Père Maxence, l’enseignant de théologie et qui tient également la petite chapelle. Peut-être seriez-vous mieux avec les enseignants ?

Il a peur, il n’a pas mauvais fond, ça s’entend à sa voix et se sent à sa posture. Un homme de foi, convaincu de pouvoir sauver des âmes. Ses mains sont rouges à cause du froid.

-Il y a suffisamment de place ?

-Non, hélas, toutes sont prises à l’exception d’une, mais nous pouvons nous arranger, vous avez de quoi boire ?

-Ne vous embêtez pas, vos doigts semblent bien mal supporter le froid, nous aurons l’occasion de converser plus amplement. Monsieur Yade, peut-être, devriez-vous prendre part à vos collègues enseignants, je présume qu’ils ont beaucoup à vous apprendre. Tu glisses à voix plus discrète. Nous sommes là, puis reprends plus fort. Je préfère vous savoir bien installé. Père Maxence vous êtes bien aimable.

-Venez monsieur Yade, je vais vous indiquer. La pièce est rustique, mais dispose de son confort! Je présume que vous apprécierez en temps qu'historien nos vieux meubles en provenance de Hoenn

Tu n’offres pas à l’enseignant d’histoire de réagir puisque tu t’assois ensuite. De là où tu es, tu avises clairement les frères Collins et Ebrusque sont sur la table qui te fait face. Ils t’ont reconnu, les lames de rasoir au nœud papillon sont une véritable signature. Vous êtes deux et tu sais qu’à cette table, le matériel ne te jouera pas de tours. Avant de converser, tu te lèves pour t’approcher de la cantinière sous le regard certainement intrigué d’Iléa.

-Je vous saurais gré de me fournir quelques gamelles, mes pokémons ont fait un long voyage… Cinq assiettes s’il vous plaît.

-Vous pensez que c’est un hôtel monsieur ? Rétorque une voix dans l’assemblée.

-S’il vous plaît, fais-tu en ignorant les paroles d'un ton très menaçant.

La cantinière te donne quatre assiettes, à peine remplies, traduisant la pensée des pensionnaires. Tu reviens avec un soupire, lorsque sur la route, un gamin vient te donner son assiette.

-Je n’ai plus faim monsieur et si vous avez fait un long trajet, mangez, ici de toute façon, nous pouvons apprécier la bonne gastronomie.

Blond, venant du fond, dos aux importants, pas de signes d’angoisse particulière, juste un gamin qui n’a plus faim ? Tes talents de serveur permettent la prise d’une assiette de plus.

-Ton nom jeune homme.

-Chabert.

-Merci Chabert, tu peux disposer.

Ce nom te dit rien, sûrement un orphelin ou un gamin abandonné. Visiblement, sans avenir, ses yeux pétillent, il y a quelque chose de bizarre chez lui. Il semble résigné à son sort et révolté de ne pas être au chose. Iléa doit être plus apte que toi à jauger les enfants. En revenant, tu déposes les assiettes au sol. Tu libères alors tes pokémons sauf Tomyris, trop imposante, elle ferait tâche, puis elle peut jeûner un repas, son organisme lui permet.

-Y en a aussi pour vos deux pokémons.

Tu laisses ton assiette à Néron et la pomme à Aliénor, tu mangeras autre chose, plus tard ou demain, la faim n’est pas non plus un problème. L’apparition de ta Démolosse et Bleuseille fait son effet, la fumée cramoisie de Boadicée, le regard meurtrier de Gorgô.

-Que voulez-vous faire ensuite ? Je répondrai à vos questions personnelles ce soir. En toute discrétion.

© BBDragon


Code Couleur :
- Rachin parle en #990033
- Chabert parle en #45AE8D
- Père Maxence parle en #AEA945


Henry fume en C0756B


Merci Ida pour le Mood Board :

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Ilea Alezar
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Ilea Alezar
est un Adulte Éducatrice Expérimentée



Fond de l'étang
Il n’a fallu que quelques minutes aux adultes pour que, rapidement, un drôle de jeu se mette en place. Une espèce de joute psychologique dans laquelle on ne sait pas exactement qui va en sortir vainqueur mais qui, à défaut, permet de marquer le territoire. Le directeur, comme les rumeurs le disait déjà, est un homme froid et dur, n’inspirant aucune sympathie bien au contraire. Il ne faut d’ailleurs pas longtemps à la rousse pour comprendre que le barman le connait déjà personnellement. Les premières répliques d’Henry ne laissent aucun doute sur la question. Il se moque de lui. A sa manière, mais il se moque clairement de Monsieur Rachin. Cela pourrait en être amusant si cela ne dégageait pas de la part des deux hommes une véritable envie d’en découdre. Ilea préfère pour l’instant écouter, rester en retrait, en espérant qu’ils n’en viennent pas déjà aux poings.

L’éducatrice s’arrête plus particulièrement sur les paroles du directeur, faisant mention de deux élèves plus particulièrement qui auraient des liens avec les Reeces. La suggestion faite par ce dernier n’envisage rien de bon mais simplifie au moins le travail à la jeune femme. Deux étudiants à surveiller de près, ils pourraient avoir envie de tenter quelque chose à leur encontre en signe de vengeance. Ilea n’a aucune idée de ce que les Reeces ont fait à leur famille, mais connaissant un peu la maison, probablement rien de bien sympathique. La joute verbale finit par se terminer sous le regard très inquiet de Percy. La rousse peine à réprimer un soupir. Tout peut se lire sur le visage de son ami professeur. Elle doit absolument lui enseigner le bluff, au moins pour deux jours, sinon il va se faire dévorer sans qu’Ilea ou Henry n’ait le temps d’intervenir. Ce ne sont que deux journées, mais l’éducatrice a le sentiment qu’elles vont se révéler extrêmement longue.

Sur proposition de Rachin, les trois adultes quittent le bureau et se dirigent vers le réfectoire. L’heure approche et un premier bain de foule parait plus que nécessaire, particulièrement pour les deux encadrants qui vont devoir gérer cette foule pendant la conférence de Yade. Avant qu’ils ne puissent atteindre ledit lieu, la sonnerie retentit dans un crissement presque insupportable. Cette cloche n’a pas dû recevoir d’huile depuis au moins une décennie. Sur un geste initié par le barman, le groupe se recule pour laisser passer tous les élèves. Des adolescents, entre 10 et 17 ans probablement, tous habillés de la même façon bien que clairement réfractaire à l’idée de porter correctement l’uniforme qui leur a été donné. La rousse essaie au plus possible de se détacher de ses préjugés pour les observer de manière neutre, tout en suivant Henry, à l’initiative pour l’heure des mouvements au sein du pensionnat.


« Je n’aurais pas dit mieux. Et puis de toute façon, c’est eux que l’on doit observer. Les professeurs, s’ils sont dans la même veine que le directeur de cet établissement, ne nous aiderons pas du tout ». Bien décidée, Ilea se dirige avec son assiette vers l’une des tables des élèves, encore inoccupées. Tout le monde s’installe au fur et à mesure et bien vite, une dynamique de groupe de se dégage. Au sein d’un établissement comme celui-ci, une hiérarchie se dégage assez naturellement, illustrée par leur positionnement dans le réfectoire mais aussi les regards et les expressions de visage. Ilea n’a pas trop de peine à deviner qui domine, et qui est dominé. Leur origine doit avoir un rôle à jouer, mais c’est probablement leurs « exploits » au sein du Fond de l’étang qui doit leur donner une réputation grandiose ou au contraire pittoresque.

L’éducatrice est sortie de ses pensées par l’intervention d’un homme. Sa voix est douce, en tout cas bien plus que celle de Rachin, et propose aux adultes de rejoindre la table des enseignants. Un échange de regard avec Henry suffit à lui faire comprendre qu’ils ont eu la même idée. La rousse se tourne alors vers Percy pour confronter les propos de son amant caché, avec la douceur d’une amie en plus « C’est une bonne idée. Il vaut mieux que tu connaisses un minimum tes collègues pour que cela se passe bien. Charge-toi des professeurs, et nous on gère les élèves de notre côté ». Le sourire de la rousse suffit à rassurer le professeur d’histoire qui suit alors le Père Maxence vers une autre salle, réservée au corps enseignant.

Une fois revenu plus que tous les deux, la jeune femme n’a même pas le temps de parler que son camarade part déjà chercher à manger pour ses pokemons. Il n’a pas tort, ses eevolutions n’ont certes rien manifester mais elles doivent aussi avoir faim. Déjà assise, Ilea guette au loin Henry, et plus précisément ses interactions. Il n’y a aucun doute, presque tout le personnel encadrant leur est hostile. Il y a bien le Père Maxence qui pourrait s’avérer être un allier, mais la jeune femme se sentirait mal d’impliquer un homme déjà affaibli dans un débordement. En espérant que Yade, éloigné du prochain chef des Reeces, ait plus de chance. En revanche, la rousse est plus intriguée par cette altercation avec un élève qui offre son repas au barman. L’enfant doit avoir 15 ans peut-être, blond, mais surtout le visage détruit par ses propres émotions. L’éducatrice se promet d’essayer d’avoir un échange avec lui un peu plus tard. Il quitte bien vite le réfectoire, l’obligeant à détacher son attention de lui pour revenir sur Henry.

- Merci du geste, Edelyne et Electre l’apprécie tout autant que moi. Alors si tu as déjà anticipé mes questions je ne vais pas trop m’étendre. Je dois juste savoir jusqu’à quel point je dois craindre les représailles de Collins et Ebrusque. Sinon, comment s’appelle l’enfant a qui tu as parlé et qui t’as donné son assiette ? Il n’avait pas l’air bien épais, je suis étonnée qu’il ait sacrifié sa déjà bien maigre portion.

La jeune femme continue de scruter chaque coin de la pièce pour poursuivre son analyse des différents profils présents dans la pièce. Sauf rares exceptions comme le dénommé Chabert, tous les enfants sont ici, une occasion à saisir. Ilea adresse un signe à sa Mentali, afin qu’elle se connecte à son esprit et puisse communiquer avec elle par télépathie « Je sais que ce n’est jamais simple pour toi mais Electre j’aurais besoin que tu sondes un peu les enfants présents ici et que tu me dises quelle personnalité semble particulièrement se dégager. Que ce soit ceux dont on doit particulièrement se méfier comme ceux qui pourrait se révéler être des atouts pour nous. Edelyne te couvrira et au moindre débordement je serais là » « Je vais faire mon possible Ilea ». Les deux eevolutions se mettent en place, le plus discrètement possible, pour accomplir leur mission. La rousse replonge ensuite son regard dans celui d’Henry pour établir une stratégie.

- Pour l’instant, essayons de se dégager un tableau d’ensemble. A la fin du repas, les élèves vont retourner en classe. Je pense qu’il faut qu’on aille d’abord dans la grande salle qui accueillera la conférence. Repérer le terrain ne me parait pas inutile. Les enfants le connaissent mieux que nous, il faut qu’on évite d’être surpris. Pareil pour les couloirs et dortoirs. Je ne suis pas pour qu’on fouille directement dans leur affaire, mais je suis prête à parier qu’ils cachent certaines de leurs affaires hors des chambres pour ne pas qu’elles soient découvertes à la moindre inspection. Si les rumeurs sur cet endroit sont fondées, on pourrait être surpris par nos découvertes…

Ilea marque une pause. Rien de plus difficile que d’imaginer des gamins se faire passer des couteaux suisses bien aiguisés, des substances illicites ou tout un tas d’autres choses qui se racontent ici. La jeune femme soupire. Elle a l’horrible impression de se sentir dépasser par cet univers qu’elle ne connait pas. Une expérience troublante. Finalement, la jeune femme se ressaisir pour terminer.

- Enfin, il faut qu’on apprenne à connaitre les éléments dominants du groupe. Ils doivent être une quarantaine ici. On doit trouver les têtes, aussi bien positives que négatives. Electre est en train d’entamer le travail mais ce soir, quand les cours seront terminés, le temps de pause sera crucial. Autre chose à ajouter de ton côté ?

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L'échec n'est qu'une opportunité de recommencer plus intelligemment ~
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