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T’façon tu m’aimes trop pour me tuer là. Et on est sur un forum tout public tu n’as pas le droit..
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Marcher puis dormir sous la lune.
Marcher puis s'enlacer jusqu'à l'aurore.
Marcher puis s'aimer pour l'éternité.
Marchaimer.
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Contrairement à ce que tu penses, les gens ne sont pas prisonniers de leurs idéaux. Et tu devrais toi-même en prendre conscience ...
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Les gosses dans ton genre n'ont aucune expérience de vie. Et certainement pas leur mot à dire pour juger les autres.
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T’es là depuis une seconde à peine et tu me casses déjà les couilles. C’est parfait.
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Je ferai tout pour que ce soit notre flamme qui reste allumée à la fin de ce combat.
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Je te l'ai dis Alex, à demi mot, que je t'aime. C'est vrai, pourtant je t'aime… Est-ce là? La fin de notre relation? Un message perdu que j'essaie de sauver au bord d'une plage alors que tu te noies dans tes sanglots? Je ne me savais pas condamné aux sables
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Tu es prêt Germain ? Reste sage et admire le spectacle, surtout n'interviens pas et sois gentil, trouve moi une cigarette.
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Je ne peux pas te contredire, tu as merdé en beauté.
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Je continuerai de t’aider, de t’assister, ou te servir, pour atteindre ton rêve. Même en sachant tout ça. Même si, pour se faire, je dois abandonner mes propres rêves.
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Son paquet d'Eucalyptus avait provoqué le chaos.
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Mademoiselle Potts ? Je suis désolée mais … est-ce que vous pourriez m’aider à trouver un partenaire, je ne connais personne et je …
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Abygaëlle Keelin
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Abygaëlle Keelin
est un Adulte Chercheuse
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Les agriculteurs du cœur
Description : Bertrand est homme quarantenaire divorcé depuis dix ans. Il est éperdument amoureux de Joziane, une agricultrice d’Alada compétente également célibataire. C’est ainsi que Bertrand s’est vendu auprès de sa belle comme une excellent agriculteur. Sauf que Bertrand n'y connaît rien, en agriculture, en cycle des plantes, et tout le reste. Il n’appartient qu’à vous de sauver son honneur en rattrapant toutes ses maladresses durant son rendez-vous avec l’élue son coeur. Au passage, vous sauverez également une ferme de la catastrophe écologique...

Le nouvel an était passé, tu avais été débordée au point de devoir décliner l’invitation des Aqualis. La fin d’année était toujours stressante dans ton domaine et d’autant plus maintenant que tu projetais d’ouvrir un centre de recherche, avec la collaboration de dizaines d’autres chercheurs. Il y avait beaucoup à faire. Beaucoup trop.

Le soir même du réveillon, avec en bruit de fond les rires de cette soirée que tu loupais, ru étais penchée sur ton ordinateur, une floppée de documents étalés autour de toi. Selena était toujours avec toi, et ce depuis que tu l’avais eu. Bien qu’elle était timide, elle t’aidait toujours, un vrai plaisir, surtout que maintenant, tu avais deux pokémons qui t’aidaient : Kaia et Selena. Alors que tu cherchais une feuille en particulier, la Frissonille rampa jusqu’à toi et grimpa sur ton épaule. La fraicheur de sa coquille t’apaisait. Kaia t’apporta un chocolat chaud, que tu pris avec un sourire : tu avais besoin d’une pause. Tu t’adossas contre ton fauteuil et tu t’étiras, avant d’adresser une caresse de tendresse à la petite larve gelée. C’est là, que tu reçus un mail.

Salut Abygaëlle !
Ecoute, on a un souci avec une ferme d’Adala, enfin plutôt avec le gars. C’est une faveur, pas une demande officielle, alors sois discrète s’il te plait…
Voilà, tu te souviens de Bertrand ? Je t’en avais parlé autour d’un café. Il aime vraiment beaucoup Joziane, et il aurait besoin d’aide… J’ai fait une boulette… Je lui ai dit de l’impressionner et cet idiot s’est fait passer pour un grand agriculteur… Et Joziane lui a demandé de l’aider ! Tu n’imagines pas la catastrophe ! Tu veux bien aller l’aider ? Je te revaudrai ça.


Tu lâchas un soupir. Posant ta tasse, tu lus une seconde fois le mail avant de lui répondre. Tu n’avais rien d’autre à faire, alors tu acceptas. Immédiatement, tu contactas une autre personne qui n’était pas plus compétente que toi, certes, mais dont le tempérament saurait recadrer cet idiot d’amoureux. Hop, un message à Henry. Vous viendrez en aide à Bertrand dès le 2 Janvier, le temps de s’y préparer.

Le 2 Janvier, à huit heures, tu étais déjà prête à partir. Une journée serait probablement suffisante, mais par mesure de sécurité, tu avais pris ton kit de survie. Sans réfléchir, tu attrapas toutes tes pokéballs une par une, et tu les rangeas dans ton sac, là aussi, l’imprévisible était à prévoir. Etrange, n’est-ce pas ? Tu ne savais pas du tout dans quoi tu t’embarquais. Tu fermas la porte de ton appartement, et tu pris le chemin de la ferme. Tu avais indiqué à Henry qu’il était préférable que vous vous rejoigniez là-bas directement au cas où tu serais un peu en retard. Par chance, au prix d’une partie de ta nuit, tu pus terminer les derniers rapports que tu avais à faire.

Tu arrivas sur le coup des dix-heures moins dix. Légèrement en avance, comme tu le faisais si souvent, tu frappas à la porte de ce cher Bertrand, qui logeait pour une courte durée chez Joziane, pour l’aider. Après quelques secondes et des bruits de pas, la porte s’ouvrit sur une mine fatiguée, un homme peu soigné et visiblement débordé. Tu te présentas :

« Bonjour, je suis Abygaëlle. On s’est échangé quelques messages. »

L’homme secoua la tête avec si peu d’énergie que tu crus qu’il allait s’effondrer devant toi. Il te laissas entrer avec la même énergie, tu le remercias d’une geste de la main, et tu posas tes affaires, à savoir un sac de voyage plein à craquer, sur une chaise dans l’entrée, puis tu te tournas.

« Quelqu’un d’autre devait arriver… Henry. Vous savez s’il est déjà là ? »
(c) Apomenon



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Les agriculteurs du coeur

Agygaëlle Keelin



Tu réceptionnas un étrange message d’Abygaëlle le soir même du nouvel an. Occupé à la soirée Aquali, tu préféras répondre au petit matin. Malgré l’échec de votre mariage, vous aviez une relation cordiale, conscient qu’annuler le mariage n’était pas sa décision, mais celles des chefs respectifs de famille, tu crois en la sincérité de la scientifique. Il vous arrive donc de partager quelques verres, une présence aussi blanche et lumineuse dans ton entre malhonnête fait presque tâche, une sorte d’étoile dans les ténèbres d’une nuit sans lune.

Le propos du jour serait d’aider demain un gars, pourquoi pas, un gars amoureux d’une agricultrice, c’est déjà moins banal, mais dès que tu saisis le problème de la situation, tu as un petit rire franc. Les gens n’ont peur de rien. Tu as pris une petite semaine de congés, le temps de te ressourcer pendant que tout le monde décuve et de faire l’inventaire, tu peux bien t’offrir ce petit luxe.

Il y a quelques-uns de tes pokémons à qui tu n’as pas accordé un peu de temps depuis longtemps, c’est l’occasion de te retrouver avec eux. Tu les aimes plus que les humains. Puisque vous semblez parti pour retourner un peu de boue, inutile de sortir en costume, ce serait dommage d’abîmer tes affaires de la sorte.

Au petit matin tu te décides à sortir une grande salopette marron, épaisse en dessous desquelles se logent un grand t-shirt épais en laine doublée. Tu enfiles ton grand cardigan et tes chaussures hautes que tu utilises pour aller retourner la terre dans ta serre. Un grand manteau d’hiver qui vient mourir à tes genoux et tu es prêt. Tu es rasé de près, ta casquette sur le crâne, pas de nœud papillon cette fois, tu ne veux pas les salir inutilement. Avec toi, tu embarques ta Mygavolt, ton Rapion, ton Apitrini et Napoléon, ton Pyrax bien entendu. Tu ne saurais te séparer de lui, surtout pour rappeler sans cesse à Abygaëlle que l’erreur injustifiée n’est pas admise. Tu laisses le reste de ton équipe en pokéball ou partir au bar pour travailler justement.

Devant la maison, il n’y a personne et il est onze heure pétante, tu entends l’église à côté sonner les cloches. Cela ne coûte rien de se dire qu’il faut sonner. Tu toques, trois fois et recule, si Abygaëlle est en retard, ce sera de bonne augure pour la suite n’est-ce pas ? Qu’est-ce qu’il faut pas faire dira-t-on ? On vient t’ouvrir, l’homme, une quarantaine d’année, le dos vouté, l’air un peu perdu, mal rasé, c’est ton client du jour.

-Bonjour, Henry Reece, ma collègue Abygaëlle est là ?

Il secoue la tête d’un geste positif, il semble sur le point de mourir. Tu entres alors avant de déposer ton manteau à l’entrée.

-Il va falloir corriger votre attitude Bertrand. Je ne me suis pas déplacé pour un plébéien. Le dos droit, le regard alerte, la voix sèche, confiante. Tout ça vous est étranger ? Putain, tu lâches assez fort. Abygaëlle, où es-tu ? Qu’on se mette à la tâche, je vais pas faire ça toute la semaine s’il n’y met pas du sien.

Guidé par la voix de la scientifique, tu pars en direction de la cuisine, imité par le pas traîné de l’homme visiblement agonisant. T’accordant le droit de faire comme chez-toi, tu t’offres un double café, puisque votre demi hôte à le charisme d’une huître, il va falloir admettre. Tu verses un peu de liqueur dans ton double café sans sucre et l’agite pour le boire ensuite.

-Bertrand, assis. Tu avises Abygaëlle. On commence par quoi ? La remise en forme physique ou la prise de conscience mentale ? On a le profil de la Jozianne ? Outre le fait qu’elle soit agricultrice ?

Dès qu’il s’agit de parler de sa bien aimée, l’homme soudain renaître, son œil reprend de la vie, il se tient plus droit, tu soupires. Putain de gens amoureux, quel sentiment de merde. Ça les rend flasques, on dirait qu’ils ne vivent que pour ça. Ça réussit à certain, mais pour l’immense majorité, il faut admettre que ça ravage leur humanité.

-Vous savez Jozianne est une femme vigoureuse, sensible et attentive, elle a même remporté plusieurs années d’affilé le concours d’élevage d’Ecremeuh du salon de l’agriculture, mais cette année elle a échoué à cause d’un sabotage honteux !

À ce moment, tu te rappelles en effet que vous avez seulement volontairement fait avaler des produits constipant à cet Ecremeuh pour l’éliminer, car c’était une adversaire trop dangereuse. Fin tu as couché avec Yokolski pour obtenir une bonne place alors tous les sacrifices sont bons, putain. Plus jamais tu tapes dans la cinquantaine, l’haleine des mentholées, tout ça… quelle abomination. Bref, tu rates une partie du discours de Bertrand perdu dans tes pensées.

-Vous avez des notions en agriculture ?

-Aucune.

-En cycle des plantes ?

-Aucune.

-En élevage fermier ?

-Aucune.

-Mais tu sais faire quoi ?!

-De bons risottos.

Tu frappes la table d’un air autoritaire.

-Écoute moi bien gros porc mythomane. Quand on veut quelque chose, on s’en donne les moyens ok ? Alors si tu veux ton agricultrice, tu vas charbonner, comme n’importe qui. Tu vas commencer par apprendre les bases de la croissance des plantes, avec Abygaëlle, j’apporterai mon soutien. Puis on va te rhabiller, te raser et te recoiffer. Car c’est pas avec ce pas lent, cette gueule déconfite et ce regard ahuri que tu vas y arriver.

Visiblement vexé, Bertand désire se lever pour te faire face, il n’apprécie pas le rapport d’autorité entre une personne assise et l’autre debout. Toutefois, ta main fermement campée sur son épaule, l’oblige à se rasseoir.

-Bonne année et meilleurs vœux Abygaëlle.

Ton Pyrax derrière toi fait vrombir ses ailes d’un air peu amical, intimant plutôt au quarantenaire de rester calme pendant le propos de la scientifique. Tu sors une clope que tu allumes à côté de la fenêtre ouverte. Tu es comme chez toi, tu es toujours chez toi, c'est à l'hôte d'imposer le respect, pas l'inverse.


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Abygaëlle Keelin
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Les agriculteurs du cœur
A ta question, le faux-fermier secoua la tête. Tu étais en avance, et tu étais la première, chose surprenante quoiqu’agréable. Tu pris donc place dans ces lieux comme s’ils étaient tiens. Inutile de demander où tu logeais si cela devait durer plus d’une journée, puisque ce n’était pas (encore) pertinent.

Tu posas tes affaires à l’abri des regards, dans le creux de l’escalier, et tu allas dans la cuisine. Il était encore tôt, et tu avais du temps devant toi. Tu le pris pour discuter avec Bertrand tout en fouillant son frigo, pour trouver de quoi te rassasier.

On frappa à la porte à nouveau. Tu savais déjà qui c’était, mais tu ne fis rien. Tu laissas ton client ouvrir, alors que tu continuais ta petite aventure dans la cuisine. A entendre au travers des murs fins de cette maison, Henry était déjà en train de râler sur l’attitude du propriétaire. Rien d’étonnant, tu lâchas un soupir à la fois amusé et exaspéré, alors que tu te servais une tasse de café. Enfin, lorsqu’il s’adressa à toi, tu lanças, regardant la ferme au travers de la fenêtre :

« Douze heures devraient suffire. »

Tu étais optimiste, mais si Bertrand n’était pas aussi niais qu’il en avait l’air, tu pourrais tirer quelque chose de ce merdier. Détruire une exploitation agricole n’était pas dans ton intérêt, ni celui d’Adala tout entier. Tu devenais un peu la sauveuse de meubles, depuis quelques mois.

Enfin, Henry se montra. Tu ne lui adressas qu’un sourire, continuant de boire ce qui semblait être la dernière boisson potable que tu allais pouvoir ingérer aujourd’hui. Tu haussas simplement les épaules pendant que Henry prenait les rennes de cette histoire. A ses questions, tu voulus répondre, mais le faux-fermier te coupa l’herbe sous le pied et s’exprima. Tu levas les yeux au plafond et, sans y réfléchir, tu lâchas :

« Et le voilà reparti… Génial… »

Tu écoutas en diagonal son discours romantique et passionné, terminant ce que tu avais dans les mains. Tu posas ensuite la tasse, et tu eus le bon réflexe, puisque dès lorsque qu’Henry se lança dans un question-réponse avec Bertrand, tu ne pus réprimer le rire qui passa tes lèvres. Oui, tu te moquais, mais c'était de bonne guerre. La mention du risotto passait inaperçue, car tu riais déjà, mais c’était clairement la meilleure chute de ces conneries.

Et lorsque le Reece frappa du poing sur la table, tu te ravisas. A sa place, tu aurais certainement tout autant haussé le ton, mais être spectatrice était vraiment hilarant. Tu fis mine de chercher quelque chose dans le frigo, avant de le refermer. Tu déplaças ta tasse dans l’évier l’air de rien, avant de t’adosser au plan de travail : du sérieux Abygaëlle, voilà ce dont vous aviez besoin.

Henry ne mâchait pas ses mots, c’était certain. Bertrand tenta de se lever pour lui faire face et… Eh bien, grosse erreur tout simplement. Tu avais fait la même bêtise, il n’y a pas si longtemps. Tu lâchas un soupir face à cette scène.

L’interpellation de Henry en ta direction te fit presque sursauter. Il était vrai que vous n’aviez pas eu l’occasion de vous voir, à l’occasion de la nouvelle année. Tu te redressas et tu passas à côté de Henry. Tu lui tapotas délicatement l’épaule, tout en lui soufflant :

« Tous mes meilleurs vœux, Henry. »

C’était un peu ironique, vu la situation, certes. Mais tu étais un peu amusée, justement. Quoi de mieux que ce genre de merde pour bien commencer l’année ? Oh et en parlant de merde, tu en voyais une juste en face de toi : le Pyrax. Tu n’étais plus si crispée que l’année dernière, mais ce type de pokémon te donnait toujours des frissons. Tu adressas un geste de salut au Pyrax, avant de lui lancer :

« Toi aussi, Napoléon. »

Tu n’en dis pas plus. Tu fis un léger tour de la cuisine, qui était assez grande pour un couple avec enfants, puis tu passas la tête au travers des encadrements de portes. Tu revins ensuite vers Bertrand.

« Tu vis seul, c’est ça ? C’est une grande maison, quand même.
- Heu oui mais c’est pour Joz-.
- Ouais bien sûr, j’aurais dû m’en douter. »

Tu t’éloignas un moment pour revenir avec une chaise dans les mains. Tu la posas face à Bertrand, mais le dossier vers lui, question pratique. Tu t’assis dessus, avant de continuer :

« Ok. Je commence à voir le tableau. T’es divorcé depuis quand ?
- Dix ans mais-.
- Enfants ?
- N-Non mais..
- Parfait. Déjà, … Henry l’a déjà dit, je vais pas répéter. Je suis là pour te filer un coup de main, ok, c’est Ludo qui m’envoie.
« Ludovic ? »

Son visage sembla s’illuminer brusquement. Tu fis un geste de la main pour le rappeler à l’ordre, et comme si cela ne suffisait pas, tes propos suivant le firent pâlir à nouveau :

« Ouais, Ludo. Sauf que lui-là, le beau ténébreux, il n’est pas envoyé par Ludo, mais par moi. Et moi j’suis pas ton amie, ok ? Et si moi, j’ai des principes et que je ne souhaite pas abîmer mes douces mains sur ton visage, je n’en suis pas sûre pour lui, ok ?
- O… Ok…
- Biiiiiien. Reprenons donc gentiment. Pour Joziane, ok ? Tu vas faire des efforts. Si sa ferme coule, elle coule avec, et tu peux dire adieu à ton petit cœur de romantique. Elle te détestera probablement si tu détruis tout ce pour quoi elle vit. Alors, on va faire en sorte que ça n’arrive pas, d’accord mon bichon ?
- Merci… »

Tu secouas légèrement la tête alors qu’il se mit à pleurer. Argh, tu détestais voir les gens pleurer, ça te rappelait ton propre passé. Tu affichas néanmoins un léger sourire, et tu posas ta main sur son épaule :

« Pleurs pas, t’auras probablement besoin de tes larmes plus tard. Ca ne sera pas facile, ok… Et puis, garde-les pour Joziane, pas pour moi. »

Bertrand secoua la tête. Aaah, depuis quand tu étais devenue si méchante et franche … ? La vie ne t’avait pas fait de cadeau, et tu n’avais plus le temps pour t’encombrer avec ce qui ne te convenait pas. Tu jetas un coup d’œil à Henry. Ouais, tu ne pouvais pas nier que lui aussi avait joué un rôle dans tout le bordel qu’était ta vie, mais qu’importe. Le regret est la plus grande perte de temps que tu puisse avoir. Tu réfléchis un instant, avant de reprendre :

« Bon, Bertrand. On va zapper le cours pur et dur sur la biologie végétale, ok ? Tu sais ce que Joziane cultive en ce moment ? Je vais t’apprendre comment bien potasser le sujet, tu apprendras le reste plus tars, de la même manière que je vais t’apprendre aujourd’hui.
- Je… Je crois que c’est des lentilles et… Elle a un petit verger, en ce moment c’est-…
- Les baies Fraive. C’est la saison. Ok. L’avantage, c’est que pour les arbre,s on aura pas beaucoup à faire. Elle doit aussi préparer des baies Gowav. Bon… Je reviens… »

Tu te relevas de ta chaise, tu croisas Henry et tu haussas les épaules. La journée s’annonçait longue… Tu sortis de la cuisine pour rejoindre le salon, puis le couloir avec l’escalier au pied duquel tu avais posé tes affaires. Heureusement que tu avais prévu le coup et que tu avais pensé à prendre tes livres d’études appliquées : le jardinage pour les nuls. Quelque chose comme ça. Cela pourrait servir à Bertrand, tant qu’il ait un cerveau…
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Les agriculteurs du coeur

Agygaëlle Keelin




Elle s’était affermie dans un gant d’acier ces derniers mois. Usuellement, c’est l’inverse, une main de fer dans un gant de velours, mais ça marche pour les gens qui ont besoin de s’adoucir. Abygaëlle au contraire avait durci son comportement. Loin d’être méconnaissable, tu apprécies cette évolution. Les gens évoluent en fonction de leurs besoins et il n’y a aucun besoin qui réponde à la médiocrité. Finalement, elle ne s’était pas effondrée sur elle-même après l’annulation du mariage et sa stérilité. Son toucher délicat sur tes épaules tranche avec ce qui arrive. Tu lui cèdes volontiers la place alors que Napoléon vrombit à son égard, les souvenirs d’avril ne sont pas si loin et pourtant. Tu te sers un café, tu auras l’occasion de juger si ceux d’Abygaël sont bons, enfin, vu la quantité, tu te doutes qu’elle a préparé un stock ?

Tu ouvres la petite fenêtre en sortant une clope que tu grilles, c’est peut-être déjà la quatrième ou la cinquième de la journée et tu as bien fait de prendre deux paquets. Cette impression au réveil que la journée va être terrible, c’est celle-là qui te met la puce à l’oreille, comme si ton corps anticipé la manque et le besoin de nicotine à l’avance.

La chaise avec le dossier en avant, un rictus aux lèvres, ça veut tout dire. C’est souvent le signe d’un comportement méprisant, le dossier face à la gueule de l’autre, le dialogue se ferme, c’est celui qui fait l’effort de se retourner qui mène la danse. Voyons de quelle façon elle s’est affermie, ce gant en maille d’acier a-t-il une utilité autre qu’esthétique. Tu savoures ta clope et ton café en alternance, il y a le même système rhétorique, des questions brève, peu ponctuées et sèches, c’est ainsi qu’on indique un impératif et la création d’un rapport dominant à dominé. Il n’a donc aucun charisme, juste un Canarticho amoureux.

Le basculement dans ses répliques est amusant et puisqu’elle est la leader de cette mission sauvetage et que tu n’es là que pour l’aider, tu sors ton canif pour étayer le propos, non, vous n’êtes clairement pas là pour être sympathique, mais juste rendre service, après que le commendataire soit intègre ou non, ce n’est pas réellement votre problème. Au pire, un accident domestique est vite arrivé.

Et le voilà qui chiales, tu secoues la tête, exaspéré d’avance, c’est ça l’espèce humaine aujourd’hui ? Des chialeuses qui se braquent au moindre obstacle et à la moindre souffrance ? Il en faut peu pour que les gens s’offusquent et se plaignent, mais rares sont ceux qui avancent dans l’adversité. C’est relativement exaspérant, il faut l’admettre et le connaître.

-Ouais, évite de chialer, ça fait des cernes après et ça fait les yeux fatigués. T’auras pas l’air dynamique.

Pourtant, tu en as de sacrées poches sous les yeux, sauf que les tiennes sont les stigmates d’un immense désespoir et d’un travail acharné. Il doit pas connaître ça lui, vu comme il est actuellement. Vous obtenez enfin le point clé : la culture actuelle de Joziane. Concernant les céréales et autres plantes, tu laisses à Aby, pour les baies ça reste plutôt de ton domaine.

-Tourne toi vers la table, sinon on aura du mal à poser les bouquins.

Tu te ressers un café en ajoutant un peu de liqueur cette fois-ci, pour te donner du baume au coeur et beaucoup de courage. Tu poses le récipient sur la table en bois massif et prend quelques feuilles qui dépassent à côté de l’imprimante dans la pièce d’en face. Tu croises Abygaëlle de loin, proche des escaliers et tu reviens prendre place un peu avant elle.

-Bon, je vais laisser Aby pour les cours sur les autres plantes, mais concernant les baies, si elle bosse sur des exploitations en plein air, il faut que tu comprennes pourquoi en hiver elle utilise ces baies. Ok ?

-Oui, oui.

-Prends un café, tu me fais de la peine à tripoter tes doigts comme si on allait te les couper.

Tu commences à gribouiller quelques croquis en rapport avec la culture de baies, ça va être plus ou moins chiant d’expliquer à quelqu’un qui n’est pas du métier et qui ne connaît rien à ça, mais bon, il a pas le choix de comprendre, il faut qu’il assume ses conneries et ses mensonges. Tu avises la chercheuse et hausse les épaules en levant les yeux au ciel. Lorsque vos héro national est de retour tu lui fou les feuilles sous le nez.

-En gros chaque baie à une saveur qui équivaut à un champ gustatif. Bien qu’on découpe en quatre saisons, on a cinq champs gustatif et la culture des baies se fait à ces moments. Il y a des exceptions pour les baies qui mélangent une ou plusieurs saveurs, mais t’emmerde pas. L’hivers, les sols sont secs et, ils sont propices à des baies sèches, comme la baie maron qui est la plus emblématique, mais elle se fait au coeur de l’hiver durant fin janvier, février et début mars. Ok ? L’hiver climatique commence en décembre et donc les sols sont bien riches des chutes de l’automne précédent et on y plante les baies amères, car elles ont besoin de beaucoup de nutriment naturels et non de beaucoup de soleil comme les baies sucrées. Donc les baies fraives et gowav ont ici leur timing parfait. Normalement, la récolte s’effectue bientôt en plus, dans la semaine qui arrive ?

-Oui, Joziane est beaucoup prise par les baies en ce moment, elle odit embaucher un saisonnier à chaque période de récolte.

-Bah voilà. Tu as l’explication maintenant. Donc les baies amères doivent être beaucoup nourrie. Surtout celles des premières générations. Joziane ne cultives que des baies de premières générations. Tant qu’on y est je te fais le cours sur les baies sèches. Elles n’ont besoin de quasiment rien, si on les entretient trop, qu’on leur donne trop à manger et à boire, elles vont pourrir. Donc l’entretien, c’est un peu d’eau, une fois par semaine et pas besoin d’enrichir le sol, à la rigueur un peu d’engrais naturel de composte, mais vraiment pas besoin.

-Merci Henry

-Tu me remercieras quand t’auras survécu à ça. Pour la récolte, les baies sont charnues, donc on n'arrache pas, comme des baies sucrées qui permettent de savoir si elles sont mures grâce à l’odeur, ici, on coupe précisément ne laissant un peu la queue pour qu’elles puissent être conservées un peu plus longtemps. Pour les baies sèche, c’est pareil, on n'arrache pas, on coupe et on évite d’entasser les caisses de récolte jusqu’au bord, faut pas que ça dégueule, les baies elles doivent respirer pour ne pas s’abîmer.

Tu zieutes ta camarade qui a le nez dans les bouquins, tu dois lui reconnaître une certaine beauté, concentrée ainsi et le regard sévère, parfois plus que ses sourires radieux. Tu as sûrement un problème avec les gens fermés ou qui peuvent se montrer froid au premier regard. C’est dommage que ce mariage n’est pas abouti. Elle aurait été de parfaite compagnie. Tu peux enfin lui reprendre une clope et souffler la fumée vers le plafond.

-Et pour les lentilles?


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Abygaëlle Keelin
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Les agriculteurs du cœur
Tu atteignis tes affaires sans aucun mal. Cette journée allait être longue, très longue, chaque minute qui passait renforçait ce sentiment. Ton regard croisa celui de Henry, qui dépouilla l’imprimante d’une partie de ses biens. Ainsi donc, il allait commencer, avec les baies. C’était certainement le plus important, puisque la récolte approchait. Et cela te laissait le temps de préparer ce dont tu avais besoin.

Tu sortis un tas de livres d’un sac, puis d’un autre. Lorsque tu voulus poser le dernier, une masse blanchâtre et rampante t’en empêcha. Tu la pris délicatement dans tes mains, après avoir posé le livre à côté.

« Eh… Qu’est-ce que tu fais là, ma belle ? »

Tu t’y attendais, elle ne te répondit pas. Elle rampa sur ton bras pour rejoindre tes épaules et le creux de ton cou. Elle était glacée, comme toujours, mais cela te faisait un bien fou. Elle sentait que quelque chose ne tournait pas rond, ici, ailleurs, toi, les autres. Elle sentait tout, elle était si proche de toi, et te ressemblait tant. Tu espérais qu’elle évolue bientôt.

Tu secouas délicatement la tête avant de reposer la larve. Tu n’avais pas le temps pour elle, aujourd’hui. Tu sortis ton Moustillon pour lui tenir compagnie, et ton Larméléon. Tu les avisas avant de les laisser, récupérant tes livres.

Tu arrivas dans la cuisine. Tu posas tes livres sur le plan de travail, le bruit sourd qu’ils firent donna le ton, tu sortis une nouvelle tasse, et tu te servis généreusement en café : l’indispensable pour tenir aujourd’hui. Tu pris quelques feuilles de l’imprimante, tu sortis un de tes stylos, et tu te plongeas dans la lecture. L’essentiel, l’utile. Tu devais aller au cœur du sujet et au plus simple. Tu laissas Henry faire son exposé. Il était plus au moins du domaine, il savait bien mieux que toi. Tes connaissances en plantes étaient limitées, tu étais spécialisée dans l’environnement et les pokémons, ni plus ni moins.

Les minutes passaient, et tu décrochais de la réalité pour te plonger dans les livres. Si parfois tu fronçais légèrement les sourcils, ce n’était pas parce que tu étais contrariée, mais bien parce que tu étais concentrée. Il était difficile de tirer l’essentiel en quelques minutes d’un enseignement de plusieurs années.

Tu aurais dû penser à t’attacher les cheveux. Les voir tomber sur ton visage était aussi agréable qu’un vent glacial lorsqu’on sort d’une douche. Tu les remettais en place avec soin et lenteur, mais il ne tenait jamais très longtemps. Le passé revenait lentement, tes études, tes journées à réviser… Tu posas ton stylo pour attraper ta tasse de café, que tu portas à tes lèvres. Il n’était « pas mauvais ». Bertrand n’avait pas jugé bon de prendre quelque chose de qualité, il avait dû choisir au hasard, ou au moins cher, tu ne savais pas trop. Tu avais réussi à sauver les meubles, mais ça ne valait pas ce que toi, tu buvais quotidiennement entre chocolats chaud et thés. Tu étais probablement l’une des rares personnes qui appréciait autant les trois. Tu repris ensuite ton stylo.

Tu griffonnais quelques notes, par-ci par-là, tu barrais, tu réécrivais. Tout était mélangé, tu étais presque « dans ton monde ». Tu n’avais pas remarqué qu’un silence commençait à s’installer. Tu relevas les yeux un instant, et tu vis ceux du désespéré sur toi. Oui, Bertrand te fixait. Tu regardas Henry, pour essayer de comprendre ce qu’il se passait, et tu remarquas qu’il avait terminé. Tu fermas ton livre, tu le posas sur la pile avant de les déplacer sur la table. Tu n’avais pas remarqué que tu avais presque terminé de lire ce qui t’intéressait. Tu avais enchaîné les ouvrages avec une concentration comme tu n’en avais plus eu depuis bien longtemps. Les études te manquaient, un peu… Mais trop de mauvais souvenirs étaient ancrés avec elles, tu préférais oublier.

Tu pris un livre, et tu le posas devant Bertrand. Non, tu n’allais pas t’assoir. Le stylo, tête vers le haut, dans tes mains, tu donnas l’une de tes feuilles à ton élève d’une journée, la posant à côté. Tu te penchas en avant juste assez pour être certaine qu’il soit bien concentré -et lui bouffer mentalement le visage s’il n’était pas assez concentré à ton goût-, et tu lui montras ton premier gribouillis avec ton stylo.

« Les lentilles donc.
- … Les lentilles.
- On cultive peu de choses en hiver, vu que la plupart des cutures ont besoin d’un bon été, surtout les céréales. En hiver c’est les racines, et les légumineuses. En fait, c’est assez rare de planter des lentilles en hiver mais ça-.
- Ca couvre le sol, non ?
- C’est ça. On évite que le sol s’assèche en attendant les semis de printemps, et on le ressource en azote, que les autres semis ont besoin. Mais ce n’est pas gratuit. Si tu plantes des lentilles, tu perds un an de céréales. C’est un coût à prendre en compte. Les lentilles ont une capacité assez incroyable pour prévenir les inondations en écologie, mais ce n’est pas le sujet.  »

Tu pris la seconde feuille que tu posas sur la première, tout e tournant les pages de ton livre. Cette fois, tu pointas l’ouvrage.

« Si tu veux impressionner ta dulcinée, retiens l’utilité des lentilles. Tu auras l’air moins idiot lors de vos rendez-vous. Et par retiens, je veux dire, aujourd’hui. Interdiction de faire des photocopies de ce que je te montre, c’est le meilleur moyen pour te foirer. Ensuite…  »

Tu fouillas dans le livre pour chercher une information. Face à l’échec de trouver ce que tu cherchais, tu pris le second livre. Avant de l’ouvrir, tu posas ton stylo, tu allas chercher ta tasse. Mal de tête ? Il commençait à arriver. Le surmenage ne te réussissait pas du tout. Selena avait vu juste, tu aurais dû rester au lit aujourd’hui… Tu revins, tu posas ta tasse là oùplace il y avait, après en avoir bu une bonne gorgée, et tu t’appuyas sur la table, toujours debout, avant de continuer… Sans oublier de reprendre ton stylo.

« En ce moment, il y aura peu à faire sur les lentilles. Comme je t’ai dit, c’est une culture peu courante en cette période, mais judicieuse. Il faudra régulièrement vérifier les plantes, pour éviter les maladies.  »

Hop, tu ouvris le livre, dans un bruit sourd, sur une magnifique double page illustrée, avec toute sorte de noms étranges et de fiches.

« Ca c’est à retenir. Un aspect, une affection. Jaune et naines : spores racinaires. Les plants infectés doivent être retiré et la terre mise en jachère, ou cultiver une plante qui n’est pas atteint par cette maladie. Une plante résistante. Taches brunes ?  Ascochytose. Ne retiens pas forcément le nom. Pesticides. Il faut espacer les plants dans ce cas d’ailleurs. Le reste on s’en fout, parce que si la culture est atteinte, c’est juste foutu. Il faudra penser autrement l’année suivante. Ou la prochaine fois…  »

Tu cherchas des yeux une chaise. Enfin, tu avais presque terminé, tu ne savais pas quoi lui apprendre théoriquement de plus. Lui mettre les mains dans la terre était bien plus efficace et rapide. Et ça tombait bien, car l’horloge sonna onze heures et demi. L’heure de faire un petit encas et de mettre le faux agriculteur dehors à coups de pieds. Tu te redressas, repris ta tasse que tu vidas avant de la mettre dans l’évier. Tu t’y appuyas quelques secondes. L’air frais te ferait du bien. Il fallait croire que la présence du Pyrax ne t’était pas encore tout à fait indifférente, de même que la présence d’Henry ne te mettait pas totalement à l’aise, même si tu t’en sortais bien mieux qu’avant. Tu n’étais pas restée si longtemps, si proche, d’un pokémon feu… Ni du bourreau de Mars.

Tu avisas les deux hommes de la pièce. Une question te brûlait les lèvres, mais rien qu’à sa pensée, tu ne pouvais t’empêcher de sourire. Finalement, tu lanças, retenant ta moquerie :

« Bertreand, tu nous partages tes talents… Culinaires… ? Risotto ?  »

Bertrand hocha la tête et se leva de sa chaise. Il n’avait pas compris que c’était simplement pour te moquer de lui que tu avais fait cette remarque, et qu’il allait regretter son propre repas… Mais bon, Henry ne savait pas, Bertrand ne savait pas. Il n’y avait eu que toi pour fouiller le frigo et goûter à ses « talents » de cuisinier.
(c) Apomenon



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Les agriculteurs du coeur

Agygaëlle Keelin



C’est pas que la partie d’Aby ne t’intéresse pas, mais si tu veux tenir psychologiquement la suite de la journée, il va falloir que tu fasses autre chose sur tes temps de repos. Pendant qu'Abygaëlle lui explique les bases de la culture des lentilles et des raisons pour lesquelles elle procède ainsi, tu en profites pour monter à l’étage après un autre café. Napoléon reste là, silencieux à observer cette scène alors que le désarroi se lit dans ses yeux. Pourquoi aidez-vous ce stupide humain, pense-t-il ? Henry voit toujours plus loin, négociant dans l’âme, il a le nez creux et sait flairer les occasions de loin, c’est la seule explication que le Pyrax trouve à son maître.

Tu grimpes à l’étage pour arriver dans une chambre de bon goût. Un lit en bois massif, décorations tressées, des draps de lit blanc crème, assortit aux rideaux dont les volets dégagés permettent une vue sur les exploitations un peu plus loin. C’est une belle vue. Tu ouvres alors les placards pour voir si Bertrand pourrait avoir une tenue un semblant potable, les agriculteurs de Sinnoh avaient toujours ce chic en chemise et bretelles, elles étaient sales et trouées par l’effort, mais ça donnait un certain charisme. Une beauté paillarde qui disparaît aujourd’hui. Tu sors quelques vêtements qui devraient faire l’affaire et tu redescends alors sur la fin du cours.

Votre hôte semble un peu perdu et cafouille pour prononcer quelques mots compliqués ou encore les cycles des baies et des lentilles ainsi que les conseils d’entretien. Ouais… Vu la gueule que tirent Napoléon et Aby, c’est pas gagné et il faudra donc s’en accommodé, c’est d’ailleurs à ce moment que l’heure de préparer le repas s’annonce et la scientifique semble vouloir profiter des talents culinaires de votre hôte. Qu’à cela ne tienne et grand bien lui fasse. Tu t’assois de sorte à conserver un œil sur le plan de travail, tu ne veux pas qu’il t’empoisonne. Tu lances sans te priver d’être entendu.

-Tu penses qu’on peut en faire quelque chose ou c’est peine perdue ?

Tu allumes une clope alors qu'Aliénor, ton Apitrini va ouvrir la fenêtre pour éviter que tu ne pollues l’endroit de la douce odeur de tabac. Il serait malvenu que tu t’imposes chez autrui, hein Henry ? C’est pas ton genre voyons, pas du tout, bien au contraire. Un rictus aux lèvres tu l’observes galérer à remplir son riz et couper ses oignons. Vous n'êtes pas sortis de l’auberge s’il s’égorge en cuisinant. Est-ce qu’il va hurler comme un petit porcin effrayé à l’idée de mourir ?

-J’ai ouvert les placards, il faudra songer à t’habiller convenablement, pendant que la risotto va réduire, profite en pour te raser et te débarbouiller le visage, si tu n'es pas frais comme un gardon, tu ne vas pas réussir.

-Vous avez raison Henry, je m’occupe de couvrir une première fois.

Tu vois le bouillon rejoindre ainsi que le poulet et les carottes et le riz. C’est un risotto complet en fait, de quoi s’étouffer sans réel ménagement. L’homme de la situation s’en va donc pour se changer parmi les tenues au choix. Tu en profite pour te lever et goûter le bouillon. Il est infect, bien trop salé. Tu dois ouvrir le tiroir aux épices pour rectifier cela le plus noblement possible sans dénaturer le plat. Une affaire délicate, car tu aimerais bien manger. La gâcher d’aussi bons produits par un bouillon immonde, ce serait tuer sans le vouloir Jozianne. Quelques herbes, un peu de vin blanc en plus. Tu agites tes maigres connaissances en cuisine sous le regard d’une jeune femme aux cheveux blancs.

-Dès qu’il faut mettre de l’alcool dans un plat, étrangement, les Reece ont tout de suite une recette adéquate.

Un petit rire franchit tes lèvres alors que tu reviens à la table assis à l’abri de tout soupçon alors que Bertrand revient dans un mix vestimentaire des tenue que tu as fait. Un soupire passe tes lèvres alors que tu lui souffles volontairement la fumée au visage.

-Bertrand, une tenue, pas quatre. Remonte te changer.

-Mais j’aime ces couleurs !

-Pas moi. Allé, zou, enfant capricieux.

En grommelant, l’apprenti agriculteur retourne dans sa chambre pour se changer, tu en profites pour contrôler la cuisson, le goût est déjà largement plus acceptable.

-Dis moi Aby. Comment se passe le quotidien d’une Keelin rejetée par les siens ?

Les mots sont durs, comme toujours, pas nécessairement malveillants, mais compte tenu de l’arrêt de votre mariage en août à cause de nouvelles médicales peut appréciables, tu te doutes que sa famille jette un œil nouveau sur elle. C’est là bien le problème des familles désunies, à la moindre occasion, tout le monde en profite pour vous planter un couteau dans le coeur. L’homme de la situation finit par revenir après quelques minutes alors que midi sonne.

-Ah voyons ce bon risotto que vous vouliez !

Tu fais un signe de la tête à Abygaëlle, complice maintenant de vos manipulations et tu attends ton assiette en espérant que cela soit absolument comestible. Sûrement, notera-t-il les changements de composition, mais tant qu’il ne vous soupçonne pas, c’est parfait. Tu portes le repas à ta bouche après l’avoir brièvement refroidi en soufflant et tu te rejoins de voir que tu as bien rattrapé la chose, mais cela ne semble pas être un risotto, mais un tout autre plat.

-J’apprécie les saveurs exotiques de votre risotto.

Cette réplique, appuyée par Abygaëlle, devrait finir d’achever ce personnage simple de la sincérité de sa composition et votre absence de mesquinerie. Tu as l’air sérieux et apportes à ta dégustation quelques gorgées dans ta flasque que tu tends à la scientifique.

-Goûte, que cela te donne du courage pour cette journée.

Tu laisses faire quelques instants avant d’aviser ta collègue en crachant ta fumée vers l’extérieur.

-Programme de la suite ?


© BBDragon


Henry fume en C0756B


Merci Ida pour le Mood Board :

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Les agriculteurs du cœur
Tu doutais de la mémoire de Bertrand mais vous devriez faire avec. Tu avais bien quelques idées pour justifier une mémoire aussi merdique auprès de Joziane, mais ce n’était qu’un dernier recourt : le mensonge.

A ta demande, Bertrand se leva et commença à faire ce qu’il appelait la « cuisine ». Tu espérais qu’il y avait encore quelque chose à récupérer de lui. Tu t’accoudas sur la table, et tu commenças à observer ses gestes. Aux mots de Henry, tu haussas lentement les épaules. Tu ne savais pas trop. Tu soupiras :

« Espérons-le… Si sa cuisine est correcte, peut-être qu’il nous impressionnera. Sinon, je ne sais pas ce qu’il a fait de sa vie…  »

Tu connaissais déjà la réponse rien qu’en observant ses gestes : non. Rien n’allait, pour peu. Tu ne savais pas trop d’où il venait ni ce qu’il avait fait, mais une chose était sûre : ce n’était pas un campagnard, et il ne savait pas cuisiner. Deux choses qui auraient pu, l’une ou l’autre, sauver la mise de la situation.

Henry écarta Bertrand de la cuisine en l’incitant, bien que cela ressemblait à un ordre, à aller se changer et se débarbouiller. L’apparence, comme il le disait. Cette pensée te fit sourire : tu n’y faisais pas vraiment attention, ni à la tienne, ni à celle des autres. Certes, tu avais hérité de la beauté de tes deux parents, et cela jouait en ta faveur, mais tu n’avais jamais vraiment fait attention à chaque détail. Simplement ton style vestimentaire, un style qui te plaisait. Parfois du maquillage, d’autres fois non, comme aujourd’hui.

Une fois Bertrand mis à la porte, Henry se leva pour goûter le plat. Tu ne pus retenir un pouffement de rire en observant sa réaction : tu le savais, l’un des restes étaient au frigo, et tu avais pu apprécier la douce odeur de raté qu’il dégageait. Tu observas le sauveur de plat, avec une mine intriguée et satisfaite. Il en vint même à t’adresser la parole, à rajouter une anecdote amusante sur sa famille, à laquelle tu ne répondis que par un soupir amusé. Tu te levas finalement pour rejoindre le frigo, que tu ouvris, pensive. Il y avait bien des choses à faire, des outils pour rattraper un peu ce bordel : les épices et le vin étaient des ingrédients que tu jugeais essentiel pour un risotto, mais soyons franc, il te manquerait toujours quelque chose.

Tu sortis quelques légumes. Aaah… Rien qu’à voir ce qu’ils étaient, tu savais d’où ils venaient. Ainsi, Betrand avait certainement commencé par acheter à Joziane, pour la courtiser. Tu levas les yeux au plafond, avant de poser ce que tu venais de trouver sur le plan de travail. Tu soupiras :

« Toujours dans la simplicité… Pfff…  »

Tu te mis à découper les légumes alors que Bertrand revint. Tu ne lui adressas aucun regard : de toute façon, il ne savait certainement pas comment cuisiner ces choses-là. Savait-il au moins reconnaître un panais et une carotte ? Tu en doutais. Tu sortis une casserole, et tu déplaças tes légumes coupés de la planche au récipient. De l’eau, du bouillon, quelques épices, et au feu doux. Tu revins ensuite t’asseoir au moment même où l’homme perdu fut renvoyé. Ah… Tu ne pourrais pas aborder le sujet de ces légumes maintenant…

Tout aurait pu bien se passer. Mais la question, possiblement rhétorique de Henry, te resta en travers de la gorge. Tu te crispas, tout simplement. Tu ne savais pas si c’était une mauvaise plaisanterie ou s’il était sérieux. Sans le regarder, et visiblement la voix nouée, tu lui répondis :

« Déshéritée. J’ai perdu mon statut, il ne me reste que l’arrière-goût de leur nom… »

Tu n’ajoutas rien. Il n’y avait rien à ajouter. Ce n’était pas de ta faute, et pourtant, ils le considéraient comme tel : tu ne pouvais pas remplir ta fonction ? Eh bien tu ne servais à rien. A la poubelle, aux rebuts, et qu’on n’entende plus parler de toi, c’était aussi simple. Et pourtant, malgré tout, tu n’avais pas les larmes aux yeux. Tu étais dégoûtée, blasée, en colère et peinée, mais ton visage restait fermé. Tu t’étais résignée, et tu ne pouvais plus approcher le rêve flou d’un jour prendre ta revanche : tu ne servais à rien, ni pour eux, ni pour personne. Ta vie était à toi, et rien qu’à toi, et pourtant, cette cage dorée te manquait déjà.

Le flot de pensée et la discussion furent coupés par le son de l’horloge qui sonnait la moitié de la journée. Une chance, qui te fit sursauter d’ailleurs, car elle t’empêcha de continuer sur ce terrain et de créer un conflit. Bertrand revint, et son exclamation te rendit le sourire. Il ne se doutait de rien. Tu en profitas pour te relever et t’occuper de tes légumes, cuits doucement dans leur jus et le bouillon, fondant et parfaitement cuit. Certes, on était loin de la légendaire cuisson basse température, mais la douceur d’une cuisson telle que tu l’avais fait offrait un goût presque inaltéré des légumes.

Tu comptais passer ton repas en silence. Moitié risotto moitié légumes, tu te contentas de manger, alors que Henry cachait ses magouilles avec une facilité déconcertante. Mais tu ne réagis à aucune de ses remarques, comme si tu ne savais rien : tu ne voulais pas être mêlée à cela. Même si en restant passive face à ses mensonges, tu en étais complice. Inutile de tracasser Bertrand avec ce genre de détails.

Pour la première fois de ta vie, certainement, il te proposa de l’alcool. Enfin, il te tendit sa flasque, amis tu savais que ce n’était pas de l’eau qui était contenue dedans. Tu songeas d’abord à refuser, en mémoire du colloque, mais pour les mêmes raisons, et après lui avoir adressé un regard, tu finis par accepter en soupirant. Juste une gorgée, histoire de lui faire plaisir. Tu n’étais pas faible face à l’alcool, loin de là, et même si tu avais donné cette image, la situation avait été toute autre. Enfin… Certes tu étais toujours fatiguée et surmenée, ce qui n’aidait pas, en plus de tes problèmes familiaux et personnels… Mais l’idée était là : tu allais mieux que la dernière fois que vous vous étiez vus.

Henry demanda ensuite le programme du reste de la journée. Tu haussas lentement les épaules, avant de lui répondre, tout en t’adressant à Bertrand :

« Il faudrait voir avec Joziane ce qu’il y a à faire, mais il me semble que son verger a besoin d’une paire de mains, et son champ aussi. On ne peut pas se montrer, alors il faudra que chacun occupe la propriétaire pendant que toi, Bertrand, et l’un de nous, s’occupe de ce qu’il y a à faire. Henry, ça ne devrait pas être difficile, tu n’es pas inconnu dans le domaine de l’alcool. Quant à moi, je l’ai déjà rencontrée une ou deux fois. Son terrain a la chance d’avoir un écosystème parfaitement géré, elle appréciera certainement quelques minutes en ma compagnie pour en discuter. »

Tu terminas ton assiette, tout en soutenant le regard ébahi de Bertrand : il avait goûté tes légumes. Tu affichas un léger sourire avant de lui lancer, avant qu’il ne prenne la parole :

« La cuisine est un art. Et tu n’es pas bon du tout là-dedans. Si Joziane te laissera louper les plats les plus simples, elle ne sera pas aussi tolérante avec ses légumes. Si tu ne sais pas les cuisiner, demande-lui. Si tu veux l’impressionner, achète-en au moins cher, et entraîne-toi. Quand tu auras le goût que tu désires, tu pourras te risquer à la production de Joziane. Ne gâche pas ses efforts. »

Tu t’adossas complètement sur ta chaise, et tu t’offris un court instant pour t’étirer. Tu n’étais pas la meilleure en cuisine, mais à devoir t’occuper de ta mère, et à vouloir faire plaisir, maintenir en bonne santé et autres, tu avais fini par t’y connaître bien plus que la plupart des gens. Dommage que cette qualité et ces compétences ne soient pas reconnus chez certains… Dans ta famille en l’occurrence. Tu continuas :

« En parlant de ça, se rouler dans la terre ne suffira pas à Joziane : elle pourrait penser que tu as tout appris par cœur. Ce qui est le cas. Puisque tu as la chance d’avoir deux « pros » avec toi, ce serait pertinent qu’elle observe une discussion entre toi, et nous. On ne va pas te laisser te planter, bien sûr. Tu as l’air de savoir retenir un discours. On va mettre en scène un échange entre un passionné d’agriculture et deux passants qui s’y connaissent. Juste des bases, rien de bien difficile. Henry pourra te dire ce qu’il attend que tu lui répondes, ou ce qu’il attend que tu lui poses comme questions. Quant à moi… Nous verrons au champ : les actes valent mieux que les mots. »

Et sur ce, tu te levas et tu commenças à débarrasser le couvert. Tu prenais les choses en main, et il était clairement mieux que tu en fasses ainsi : Henry aurait été certainement trop brut, et Bertrand semblait s’éteindre un peu plus à chaque obstacle. Ce n’était pas le moment de le perdre. Joziane était d’une nature simplette, tout comme lui. Et s’il faudrait jouer de tours bas pour réussir, tu le ferais. Non pas pour Bertrand, mais par fierté pour toi.
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Les agriculteurs du coeur

Agygaëlle Keelin



Bien que tu confondes Bertrand sans l’illusion d’un plat réussit, Abygaëlle ne l’entend pas de la sorte, à faire ses propres légumes, à ne rien commenter sur ce risotto. Elle va même jusqu’à avoir des mots assez durs avec lui. Franchement, ça te dépasse, tu veux juste qu’il soit docile comme un Couafarel quelques heures tant que vous êtes là, après il peut bien finir pendu tu n’en as absolument rien à foutre, bien au contraire, ça fera du compost pour les champs. S’il ne sait pas correctement cuisiner, ça n’est pas de votre ressort, tu es ici pour filer des conseils pratiques à un incapable, car tu as décidé d’aider… Ton ex ? En quelque sorte on peut la considérer tel quel, une ex qui ne fut pas très envahissante.

Sa mine dépitée en raison de son déshéritage fait de la peine. Enfin. Peine relative, ce qui te peine, ce sont ces sommes colossales à côté desquelles tu es passé. Il faudra du temps avant de retrouver un pareil parti, tu n’es même pas sûr que cela se représente, à moins que tu ne deviennes un des leaders mondial de la liqueur, ce que tu espères bien, forcément. C’est triste pour elle en un sens, mais c’est les aléas de la vie, chacun compose avec ses infortunes, ce qui t’intéresses c’est de savoir si elle compte s’enfoncer dans ses tourments au bien au contraire, rebondir judicieusement ?

La suite apparaît comme une petite balade en extérieur. Parfait. Ta petite bande emboîte le pas alors que tu vis ta casquette sur la terre et ton long manteau sur tes épaules. Tu fermes la porte derrière et grille une énième clope, le regard morne et agacé. Tu veux rentrer, expédier cette foutue journée et prendre un verre de Gin chez toi avec ta sœur ou passer la nuit avec Iléa, c’est à voir en fonction de la plus rapide. L’arrière se profile doucement avec cette vaste exploitation de lentilles. Les champs de baies sont plus loin. C’est ça qui t’intéresse.

La dite Jozianne se détache, la force de la quarantaine, athlétique, quoi qu’un peu forte, mais voluptueuse, pas ton genre, pas ta tranche d’âge préférée. Allons, ce n’est pas le sujet Henry. Tu écraser ton mégot sous ta chaussure pour ranger ce dernier dans une petite boîte dédiée. Tu ne laisses rien traîner au sol, pas même les déchets qui viennent se frotter à toi. Tu laisses Bertrand faire les présentations l’air mielleux. Ton nom résonne étrangement et tu tends une main qu’elle sert avec un bon répondant.

-Nous avons brièvement eu l’occasion de nous croiser au salon de l’agriculture, la veille aigrie n’était pas de très bonne humeur et peu encline à discuter avant de noter.

-Surtout qu’elle est complice de triche à mon sens, mais votre bête méritait la victoire parmi les honnêtes gens.

Tu fais mine d’acquiescer, tu ne te souviens pas l’avoir saboté, parfois une erreur de calcul peut mener à bien des choses, tant venant de toi que de tes ennemis. Ce fut un zoo colossal à cette occasion de toute façon. Tu fais mine et alors que Bertrand roucoule Jozianne sur sa journée ses qualités, blablabla, coin coin coin, les gens canards sont les pires, tu reprends la parole.

-Il paraît que vous avez des Fraive et Gowav mûres à souhait. Étant moi-même fabriquant d’alcool et barman je serai curieux d’observer votre culture.

La dame accepte, c’est l’occasion pour la mise en pratique entre Aby et l’idiot finit, pendant ce temps tu vas faire un peu de repérage pour quelques discussions futures et offrir à Bertrand l’occasion de briller. Il n’est jamais trop tard pour pouvoir. Tu te demandes comment Abygaëlle peut témoigner un fond d’humanité. Tu sors une nouvelle clope que tu t’apprêtes à griller, mais la propriétaire des lieux exprime sont désaccord sur le fait de fumer au milieu des champs. Soit. Tu fermer le feu du briquet, coupant la flamme et ranges tes cigarettes. Ce sera pour une prochaine fois à ton humble avis.

Les champs s’étendent à perte de vue, elle d’ouvriers saisonniers, ça se voit. Sac sur le dos, cisaille aux doigts, récolte traditionnelle pour conserver la qualité du produit. C’est intéressant.

-Ça fait une quinzaine d’années que tu es proprio ?

-Ouais, j’ai repris la suite de la famille ! Tu connais, ça ne doit pas trop te surprendre.

-Non, c’est certain, mais j’attends qu’on ait avancé un peu plus dans l’année pour m’imposer en chef de famille.

-Un occasion particulière pour appuyer auprès du père Reece ? On me l’a toujours décrit comme un homme froid.

-L’ouverture des deux étages de The Vestal’s Forgiveness et des combats dans le restaurant avec la licence spécifique et une ouverture multinationale à l’étranger.

-Rien que ça ?

-Il en faut pour marquer sa famille et sa génération. D’où la migration progressive ici à Adala de la famille.

-Ça ne serait pas trahir vos terres d’origine ?

-Que crois-tu, les Reece sont partout chez eux.

En même temps que vous discutez, tu observes la plante, la terre que tu empoignes, légèrement humide, pas trop riche, juste ce qu’il faut pour des baies hivernales et permettre la régénération des sols. Cette Jozianne est une bonne cultivatrice, puisque tu devras tout décupler, peut-être que tu rachèteras ses terres ou du moins l’exclusivité de ses productions pour la production d’alcool. Il y a de quoi être fier. Peut-être qu’au fond, si Bertrand ce mari avec elle, tu pourras forcer la confiance et des parts intéressantes ? Putain, Henry y a rien qui t’arrête dans ton ambition sans fin.

Au bout d’une demie heure à discuter à demi-mot, Bertrand arrive avec Abygaëlle, tout sourire, visiblement la scientifique est curieuse à propos des pousses de plantes et c’est à toi de récupérer l’idiot du village pour le briefer.


© BBDragon


Henry fume en C0756B


Merci Ida pour le Mood Board :

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Abygaëlle Keelin
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Icon : [Mission] Les agriculteurs du cœur (ft. Henry) Yvwt
Taille de l'équipe : 14/40
Région d'origine : Unys
Âge : 23 ans
Niveau : 32
Jetons : 1493
Points d'Expériences : 698
[Mission] Les agriculteurs du cœur (ft. Henry) Yvwt
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Abygaëlle Keelin
est un Adulte Chercheuse
Mission, ft. Henry
Les agriculteurs du cœur
Au terme d’un repas basé sur quelques échanges stratégiques et poli, il était l’heure de rejoindre Joziane. Si Bertrand était très motivé d’un coup de retrouver sa dulcinée, tu l’étais moins.

Pour éviter d’éveiller les soupçons de l’agricultrice, tu t’éclipsas pour rejoindre directement les champs, pendant que Henry et Bertrand allèrent saluer l’innocente victime de votre magouille. Bertrand te rejoignit derrière le bâtiment. Tu l’attendais de pied ferme, tu étais déjà en train d’étudier le champ.

Les lentilles étaient en pleine croissance et dans une santé incroyable. Joziane en prenait grand soin, comme toutes ses cultures. Tu aurais un bon sujet de discussion plus tard, lorsque tu devrais l’occuper. Pour l’instant, l’heure était à l’éducation. Tu invitas Bertrand à te rejoindre.

« On va commencer doucement. Là, c’est une plante saine. Observe bien la forme, la couleur, le port. Si tu remarques un léger jaunissement, ou un brûnissement, des cloques, des irrégularités, ou quoi que ce soit, appelle-moi. On va vérifier si elles sont en bonne santé, et on avisera.  »

Bertrand hocha la tête, visiblement concentré. Alors qu’il partait vers la partie est du champ, tu pris l’ouest. Joziane ne pouvait pas te voir de là, et heureusement : la serre était assez éloignée de ce champ-ci, une aubaine pour toi.

Tu ne remarquas rien de particulier outre des blessures des plus banales pour des plantes de champs. En revanche, l’appel de Bertrand te fit presque courir. Il avait l’air d’avoir trouvé quelque chose, et en regardant, effectivement. Le mycélium blanc qui entourait la tige, et le dessèchement de la plante ne te laissa pas de marbre. Tu soupiras :

« Sclérotinia …
- C’est grave…?
- Non, non. C’est juste que la plante ne peut pas être sauvée, mais c’est pas grave. »

Bertrand eut une mine triste, mais tu ne le rassuras pas plus. Tu sortis ton carnet, et tu commenças à dessiner le champ. Tu notas la position de la plante. Et après plus profonde analyse, il y en avait d’autres, par-ci par-là. Tu lâchas finalement un soupir lorsque la demi-heure fut passée. Tu tendis la feuille à Bertrand.

« Donne ça à Joziane et explique-lui que tu as trouvé du Sclérotinia sur les plantes marquées. Si elle te demande, et seulement si elle te demande, explique-lui que ce n’est pas grave, mais qu’à titre d’information, il vaut mieux arracher les plantes attaquées. »

Bertrand hocha lentement la tête. La terre qu’il avait sur son pantalon te fit légèrement sourire, autant que son allure un peu plus sûre de lui. Tu décidas de partir un peu avant lui, er de vous croiser non loin de la serre. A cette occasion, et une fois proche de Joziane assez pour qu’elle t’entende, tu lanças :

« Ah, la voilà ! En tout cas, merci… Bertrand, c’est ça ? Je vous laisse donc là.
- Ehm… Heu oui…
- Joziane, c’est ça ? Abygaëlle Keelin, je suis éco-étho-biologiste au centre de recherche de Nuevo. Vous avez dû…
- Oui. Je vous connais. Il me semble qu’on a échangé quelques mails il y’a quelques mois ?
- C’est cela. Bonjour, Henry, je ne m’attendais pas à te voir ici. »

Tu lanças un léger regard au Reece, tout en tendant énergiquement la main vers Joziane. Sacrée coïncidence pour la demoiselle, n’est-ce pas ? Tu l’invitas à te suivre. Elle avait un léger sourire et toi aussi. Un regard vers Henry et vers Bertrand, avant de te concentrer sur ta diversion.

« Reprenons. Je n’ai pas eu le temps de venir voir vos cultures avant, et je m’en excuse. Je me suis permise de faire un petit tour alors que je vous cherchais. C’est assez incroyable. Vous saviez que vous avez un écosystème rare pour un domaine d’agriculture ?
- A ce point…?
- Bien sûr. C’est certainement parce que vous faites attention à comment vous cultiver. Il y a quelques points à améliorer, mais vous avez déjà un score écologique assez impressionnant. »

Joziane hocha la tête alors que tu commençais à l’emmener dans son domaine, loin de la serre. Tu lui expliquas quelques points, des choses repérables pour tel ou tel pokémon, des points « écologie » à mettre en place… Le tout dura bien quarante minutes, pendant lesquelles tu pris des notes pour l’agricultrice, que tu lui tendis à la fin.

Quarante minutes, et tu rejoignis l’entrée du domaine, où vous devriez plus ou moins vous retrouver. Tu cherchas, discrètement, les deux hommes, tout en continuant de tenir la conversation avec Joziane. C’était une femme plutôt savante, l’air de rien. Jamais elle ne se risquerait avec un homme qui la ralentirait. Votre plan était donc plutôt bien monté, tu avais bien anticipé la personnalité de la fermière.
(c) Apomenon



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