La brume ? Mon porte-bonheur, ou pas... [with Ayako Shiroi]
Yuki Yutaka
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Sujet: La brume ? Mon porte-bonheur, ou pas... [with Ayako Shiroi]   Sam 12 Avr - 9:33
" La brume voile la vue, mais jamais un cœur. Sentiments et
souvenirs ont beau s'y fondre, ils seront toujours visibles. "



Les événements du cirque étaient bien trop récents. J'avais eu mon lot de mésaventures, ma dose de brûlures et une quantité infâme de mauvais souvenirs, entre autres pleurs, cris de détresse, d'angoisse, de douleur et j'en passe et des meilleurs. L'infirmière Needle m'avait expressément enjoint de me reposer au mieux afin de me remettre de mes émotions et de guérir au plus vite. J'avais écouté la première journée, mais rester seul, cloîtré dans ma chambre avec mes Pokémon, m'avait lassé. Ces derniers temps, j'avais été tellement actif, que j'en avais oublié ce mode de vie. J'avais pris goût à la sociabilisation, rencontrer presque chaque jour une nouvelle tête, me faire des amis, des contacts, des ennemis et tout ce qui s'en suit, c'était marrant en fin de compte. Sur l'Île Lansat, même si mon allure dénotait pas mal, j'étais enfin à ma place, un adolescent parmi tant d'autres avec des amis et une vie plus ou moins banale. Exit le fils Yutaka, ici, j'avais l'impression que peu de personnes connaissaient mon nom et sa teneur, son pesant de Pokédollars. En ce lieu, au sein de cette académie, je n'étais que Yuki, le Topdresseur Spécialiste de Feu de seconde promotion, qui voulait devenir le meilleur de sa discipline, siéger à la ligue et pourquoi pas devenir l'un des meilleurs dresseurs. On m'aimait, on ne m'aimait pas, chacun avait ses raisons et cela me convenait.

C'était plongé dans ce genre de pensées que je me retrouvais à marcher dans cette forêt d’arbres et de brume. J'avais quitté établissement en compagnie d'Hikari, nouvellement Chimpenfeu et Asobu. Arpentant ce lieu, un ancien souvenir rejaillit. Il n'était pas très ancien en fin de compte. Ce souvenir était celui d'une journée où la brume semblait régner sur le monde qui m'entourait. Durant celle-ci, j'avais fait la rencontre de cette fille aux cheveux verts qui semblait en détresse. Ses bébés pokémon étaient tombés à l'eau et le panier se faisait emporter. Ni une, ni deux, j'avais ôté le surplus de vêtements pour me jeter à l'eau. Le panier était vide, la fille, volatilisée, mais vêtements avec. J'avais dû rentrer chez moi en robe. Ceci me fit sourire, même si autrefois, ce ne fut clairement pas le cas. Pourquoi pensais-je à ça ? Peut être la brume qui enveloppait le monde alentours. J'avais tôt fait de chasser tout ceci de mon esprit. Il n'y avait quasiment aucun chance qu'elle débarque ici, en ce lieu, en cet instant précis, cette inconnue dont je ne connaissais pas le nom mais qui m'avait bien mené la vie dure par deux ou trois fois, mais dont je ne connaissais toujours pas le nom, ni même le réel âge.

Fort de cette constatation, je m'étais enfoncé toujours plus en terre inconnue. Vêtu d'une veste de sport à fermeture éclair, pour ne pas laisser paraître mes brûlures toutes récentes, j'avais également attaché mes cheveux en queue de cheval haute, non tressée. Ainsi, je masquais un peu la souffrance de ma précieuse chevelure. La fournaise avait quelque peu taquiné ma si précieuse chevelure. Il me faudrait un petit moment pour pouvoir l'apprécier de nouveau comme il faut. J'allais devoir la traiter activement, sans relâche. Asobu était dans mes bras. Ce dernier n'était pas très téméraire en tout état de cause. Ce lieux lui donnait la chair de poule et il se tenait recroquevillé dans mes bras. Hikari, quant à elle, s'adonnait à diverses acrobaties, sautant de branches en branches, faisant le même type d'exercices que nous faisions à l'habituel, lors de certaines cessions d'entrainement.
Un arbre me souriait. Il se dressait fièrement devant nous et la Chimpenfeu l'avait également repéré. Debout sur une de ses branches, elle me regardait fièrement.

"Chimpeeeen ! Chimpen ! "

" Haha ! Tu as bien trouvé Hikari, cet endroit sera parfait ! Personne ne viendra nous embêter ici et tu pourras te défouler autant que bon te semblera. Quant à toi Asobu, tu es libre de te dégourdir les pattes, mais si tu as peur... Reste te reposer avec moi. "

" Heriiiiiiiiiiii. "

Le petit héricendre se contenta d'une bien basse réponse, se recroquevillant de plus belle sur lui-même. Je m'installais tout sourire contre l'arbre, le laissant libre sur mes jambes. Lui caressant la tête je le rassurais au mieux, lui disant qu'il était encore jeune et que de toute façon, chacun avait ses peurs. Même Hikari la brave avait peur de l'eau. Il ne devait donc pas s'en faire, je ne le rejetterai pas pour si peu. Le hérisson de feu sembla plus sûr de lui, mais pas suffisamment pour me quitter. Il vint se blottir contre moi et nous nous mîmes à jouer tous les deux alors que la primate de feu travaillait durement.

" Ne force pas trop Hikari, d'accord, normalement, aujourd'hui est une journée détente et surtout... Ne t'éloigne pas trop je t'en... "

Me taquinant, la Chimpenfeu chromatique s'en était allé un peu plus loin, hors de ma vue. Je n'aimais pas lorsqu'elle faisait ça, mais j'avais confiance en elle. Elle allait établir une zone alentours dans laquelle elle allait se déplacer le plus rapidement possible et travailler son agilité ainsi que diverses choses. Je la verrai donc passer assez régulièrement. J'entamais alors une petite discussion avec mon cher Asobu, le gratifiant de petits gestes affectueux.

" Hey bien Asobu, nous voila entre hommes tous les deux. Essayons de profiter un peu de cette journée pour nous reposer un peu, c'est toujours mieux que de rester cloitrés dans la chambre. Et puis tu l'as bien mérité, tu as été vaillant ce jour là, je suis vraiment fier de toi, c'était courageux ce que tu as fait face à cet ours de glace. "


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La brume ? Mon porte-bonheur, ou pas... [with Ayako Shiroi] Sans_t17
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Sujet: Re: La brume ? Mon porte-bonheur, ou pas... [with Ayako Shiroi]   Sam 12 Avr - 10:46


Le soleil se retira de l’horizon, contrairement à la chaleur. Le ciel se réduisait puis s’évanouissait d’un opaque paysage gris. Le vent s’était levé. Des bourrasques tourmentaient les champs et faisaient gémir les fleurs. Personne n’osait sortir de sa demeure tremblante, les volets battant contre les murs de pierre. Une tempête se préparait-elle ? Je me déplaçais, accompagnée de mon fidèle compagnon. Les humains et les domestiques pestaient. Derrière leurs châssis, Absol les faisait frémir. Bande d’arriérés. Si vous connaissiez réellement la nature de mon acolyte, vous ne seriez pas à vous là à vous cacher comme des lâches. Pour autant, j’évitais soigneusement de leur lancer des regards noirs. Ils ne méritaient pas mon attention. Je me contentais d’avancer en regardant droit devant moi.

Ce temps maussade ? Je ne le devais pas à Absol mais bien à mère nature qui semblait avoir décidée à en faire des siennes. Peu importe, je devais quitter immédiatement cette ville avant de ne devenir folle. J’étais restée trop longtemps selon moi et il était temps de la quitter pour découvrir les alentours de l’île. Trop de rumeurs s’instauraient. J’avais malheureusement attiré trop l’attention avec ma créature, mon protégé. Les mœurs étaient trop présentes dans cette minuscule municipalité et il n’y avait rien d’intéressant pour moi. Du moins, pour le moment. Après tout, je débutais une nouvelle odyssée, dans ces contrés de Lansat qui m’étaient totalement étrangères. Je devais trouver quelque chose où m’installer et où user de mes talents subtils. Confiante ? Peut-être de trop.

Une extase chassait l’autre, le temps s’enroulait autour de moi, interminable fil étrangleur. Du fond de mon cocon opaque, j’attendais un miracle : ne jamais vieillir. Comment devenir intemporelle ? Je devais répandre mon âme sur la terre. Je suis les mots, dans les clameurs, dans les larmes. Je suis une brûlure qui purifie, une douleur qui sculpte. Je traverse les saisons et je brille comme une étoile. Je suis… le sourire mélancolique des hommes désireux. On dit que la beauté ne fait pas le bonheur. J’en crois le contraire car c’est grâce à cette dernière que j’ai pu avancer. La séduction est un atout majeur et j’en savais quelque chose à ce sujet. Vingt-cinq printemps et à aucun moment de ma vie, je n’avais changé ma façon de faire avec les hommes.  Ils ne se doutent de rien.

Dans mon avancée sur cette fameuse route en direction du campus, je me questionnais sur un fait : allais-je croiser des Pokemon sauvage ou même d’autres dresseurs ? Cette éventualité me faisait frissonner. De joie ou de tristesse, peu importe. Je pensais les deux. La joie de découvrir si oui ou non telle créature pourrait se joindre à mes rangs et triste de savoir qu’un imbécile souhaiterait me combattre. Je le plaignais d’avance car Absol se révélait être un adversaire redoutable, ainsi que les autres membres de mon équipe. Finalement, cela ne pouvait pas me déplaire. Voir une personne trop sûre d’elle parce que je suis une pauvre demoiselle et finalement réaliser sa défaite imminente… Son visage se décomposerait, un spectacle délicieux ! J’étais avide de nouvelles sensations. Néanmoins, je savais que je rencontrerais les mêmes plaisirs jouissifs de la vie comme de contempler la défaite d’un prétentieux.

On me tirait de mes songes. Comme si une chose avait osé pénétrer dans mes pensées pour venir m’y extirper. C’était si dur de revenir à la réalité. Malgré tout, ce que j’entendais ne faisait que d’intriguer d’avantage mon intérêt. Je tendais l’oreille, attentive. Je m’étais même arrêtée en plein milieu de la route. Absol était aux aguets, juste devant moi. A quelques mètres, il se dressait fièrement sur un rocher. Finalement, il montrait ses crocs et grognait. Je ne comprenais pas ses raisons. Je décidais pourtant de lui faire confiance. Je fixais mon ami et lui adressais un signe de tête. Rien que par le regard, nous nous comprenions. Il partait devant, filant entre les arbres, de vitesse moyenne - assez pour que je puisse le suivre. Il avait eu la bonne idée de ne plus suivre la route mais d’emprunter la lisière. Ceci par sécurité ainsi que par discrétion. Je détalais entre les branches, en faisant bien attention où je posais les pieds. Je savais que l’on était proche du but quand mon compagnon commençait à ralentir.

Mes bras se postaient le long de mon corps pendant que je reprenais ma respiration. Mon regard se balançait de toute part comme si je cherchais quelque chose d’invisible. Pour approcher ma proie sans craindre d’être repéré, je ne voyais qu’une solution. Ma tête se relevait pour fixer avec attention les sommets de ces arbres plutôt costauds. J’entreprenais de grimper, sûre de ma dextérité et de ma souplesse. Sanji, mon Absol, était bien entendu incapable de prendre ce chemin. Ainsi, il préférait continuer au sol tout en progressant en même temps que moi. Dans ces circonstances, c’est de Mygavolt que j’avais besoin. Ses toiles me seraient d’une aide précieuse pour avancer sans encombre. La créature au pelage inhabituel tissait ses linons avec précision. En très peu de temps, j’arrivais à me hisser sur une grande branche d’arbre, juste au-dessus de ce garçon. Je m’allongeais discrètement pour regarder ce qu’il se passait sous mes yeux. La brume présente me gênait dans ma contemplation et je devais forcer suffisamment pour distinguer ce jeune homme accompagné de deux créatures de feu.

« Intéressant… »

Je ne possédais pas de créature de ce type bien qu’Absol connaissait certaines attaques rentrant dans cette catégorie. Le singe qui m’émerveillait s’en allait finalement alors que son dresseur semblait lui demander expressément de ne pas trop s’éloigner. Une aubaine je dirais puisqu’aussitôt après, Sanji filait à sa rencontre sans attirer l’attention du jeune dresseur. Il n’avait pas besoin de moi pour effectuer on travail. Ainsi, je décidais de faire mon apparition. Le jeune homme m’intriguait… Ou du moins son école. Et il me semblait juste de prendre quelques informations en discutant avec lui. Je m’agrippais à la toile d’Ikazu qui m’aidait à descendre comme une araignée. J’utilisais souvent ce procédé pour éviter de me faire prendre par les lasers fixés au sol qui alertaient une intrusion. J’arrivais d’un coup devant le champ de vision du garçon, assez surement pour l’effrayer ou le faire sursauter. Mon visage ne cachait pas ma joie puisque je souriais sans retenue. Une fois que mes pieds touchaient le sol, je lâchais la toile et accordais un regard discret au Pokemon insecte pour le remercier. Je me concentrais ensuite sur l'inconnu, son visage m'étant familier.

« Salut. T’es de l’académie ? »

Réponse positive, on approfondirait la discussion ; réponse négative, je repartirais aussi vite que j’étais venue. Absol n’était toujours pas revenu, il était parti à la rencontre du singe de feu.
Yuki Yutaka
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Sujet: Re: La brume ? Mon porte-bonheur, ou pas... [with Ayako Shiroi]   Lun 14 Avr - 4:48
"Heriiiiiiiiiiiiii... Cendre !"

Asobu venait de sursauter sur moi, avant de déguerpir pour venir se cacher derrière moi. La cause de tout ceci était une voix féminine, plutôt douce et agréable à l'oreille. La propriétaire devait être incroyablement jolie, j'en étais sûr. Elle était d'un tout autre registre que celle de Chiho, respirant l'innocence et reflétant sa candeur ainsi que son manque d'assurance. C'était tellement craquant... La sienne, celle de l'inconnue, semblait respirer l'assurance et la maturité, avec un zeste de malice. Amusant. Je me demandais ce que pouvait bien donner une beauté au caractère aux antipodes de celle de mon si précieux binôme. Elle m'avait posé une question, je me devais d'y répondre.

" Et que diras ou feras-tu si je te dis que c'est bel et bien le cas ? Je ne suis pas d'humeur à combattre aujourd'hui alors s'il te plait... Fais-moi plaisir et passe t... "

Je venais de constater que ses mots avaient résonné d'étrangement près. Ouvrant un oeil, se fit très vite les deux qui se trouvèrent ronds de stupéfaction en découvrant que tel était bien le cas. Cette pseudo proximité m'avait fait sursauter. Mes paroles étaient mortes en même temps que mon regard s'était posé sur elle. Alors que je parcourais son corps, le rouge me montait aux oreilles, un air lubrique se dessinant sur mon visage. Je n'avais nul doute qu'il était visible mais je ne cherchais pas non plus à le masquer. Une aubaine qu'Hikari ne soit pas là car je crois que ma correction aurait été la dernière cette fois-ci. En évoluant, sa force avait augmenté et ses coups étaient plus violents, encore plus depuis qu'elle s'était liée d'amitié avec la petite scientifique du dortoir Pyroli. Une complicité certaine dont j'étais exclu, la jalousant un peu même, vue que je ne la comprenais et ne me l'expliquais pas.
La vue était bien trop agréable. De longues jambes fines justes musclées ce qu'il ne fallait, des cuisses à la peau claire et douce donnant l'envie d'y plonger tête la première, un mini-short à en faire perdre la tête, reposant sur des hanches bien dessinées, trop bien même pour qu'on n'ait pas envie de les parcourir et qui conjuguées à ces cuisses délicates, laissaient présager que le paysage au-delà de la frontière visuelle devait être des plus agréable. Deux collines jumelles parfaites, ni trop pentues, ni trop plates, ni trop abruptes, non, simplement rondes, oui rebondies et de consistance parfaite pour faire perdre la tête au plus coincé des hommes. Un véritable piège à mains. Son ventre plat et finement musclé au nombril si mignon. On avait envie d'y déposer de doux baisers. Une maison idéale pour une descendance. Ses mains donnaient envie qu'elle vous caresse et ses bras étaient eux aussi finement ouvragés. Et sa poitrine... Je n'aurait su dire si elle était plus grosse que celle de Chiho ou non, mais elle était définitivement plus mature. C'était une poitrine de femme, à n'en pas douter ! Je me demandais quelle sensation cela pourrait faire si mon visage la rencontrait, comme se fut malencontreusement le cas pour celle la douce et belle rousse qui faisait battre mon cœur à présent, depuis presque un mois à présent. Alors que la simple pensée de ma précieuse Chi-chan me rappelait peu à peu à la raison, ce fut le visage de la nouvelle arrivante, ce visage, SON visage, qui me cloua définitivement sur ce bon vieux plancher des Ecremeuh.

" T... T... Tttt... Ttttttt... Toiiiiiiiiii !!?? "

Je la pointais d'un doigt accusateur alors que j'avais mis de la distance entre elle et moi, quittant le dossier que m'offrait le tronc d'arbre, pour celui moins confortable qu'était l'air. La distance que j'avais parcouru en si peu de temps, ainsi que la façon de je m'étais déplacé à reculons m'auraient sans doute parus inimaginables mais drôles, si je n'étais pas aussi abasourdi. Assis sur le sol, appuyé sur mon bras gauche et le doigt pointé vers elle, rejoint par Asobu, j'avais du mal à réaliser la situation. Tous ces souvenirs qui remontaient en moi, ces images, ce mélange d'émotions et de sentiments, j'étais déconnecté de la réalité. Ce devait être un rêve, un mauvais rêve. La Brume devait être pleine de neurotoxines qui attaquaient le cerveau, donnant ainsi des hallucinations à la malheureuse victime qui la respirait. C'était là l'explication que je me donnais pour me rassurer, mais non, je le savais, elle était bien réelle. Impossible que mon petit Asobu et moi ayons entendu et vu la même chose en même temps.

" Que fais-tu ici ? Même si tu es belle et que tu es outrageusement sexy, avec un sourire ravageur et un regard à faire exploser des braguettes et que tu me disais que tu étais là parce que tu es folle de mon corps et que tu ne pouvais tellement plus te passer de moi que tu étais venue jusqu'à moi pour céder à tes pulsions inavouables à haute voix, je ne te croirais pas ! Et puis c'est trop tard, je suis amoureux maintenant, tu arrives en retard ! Et si c'est pour autre chose, cette fois tu ne me berneras plus en me faisant croire que les bébés de ton Absol sont en danger. J'ai eu ma leçon la dernière fois et je ne te remercierai pas pour la robe que tu m'as laissé sur le rivage pour rentrer ! D'ailleurs, où est ton pokémon ? Et puis mes affaires... Et ma Pokéball !!! La pokéball vide de mon Simiabraz, mon cher ami... Celle qui était accrochée à ma ceinture... Tu l'as volée ! Rend-la m... "

Je m'interrompis. Un bruissement furieux attira mon attention. Les feuillages bougeaient, des branches craquaient, des cris de primates, tout ceci se rapprochait à grande vitesse.

* Hikari !? *

Bientôt, je la vis, elle, le fer de lance de mon ambition, surgir d'un arbre. Sautant de sa branche pour toucher le sol, elle me chargea sans sommation, se jetant dans mes bras avec la force d'un Tauros lancé à plein vitesse. La violence du choc me projeta au sol. Retrouvant rapidement mes esprits, je constatais avec stupéfaction qu'elle était en état de choc, en proie à une crise de panique, blottie contre moi et me serrant de toute ses force dans ses bras tremblants. Elle n'était pourtant pas mouillée, je ne comprenais pas. Alors que je la caressais de ma main droite, je me relevais. Asobu, sur mon tête, -il avait escaladé au moment où Hikari m'avait cloué au sol- je me tournais vers la nouvelle venue qui me faisait face, un regard noir, le ton glacial jusqu'à l'os dans lequel on pouvait sentir une flamme tellement glacée qu'elle en devenait brûlante.

" Qu'est ce que tu lui as fait ? "

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Sujet: Re: La brume ? Mon porte-bonheur, ou pas... [with Ayako Shiroi]   Lun 21 Avr - 13:23
Je fixais le jeune homme sans vraiment réfléchir. En fait, c’est sa réaction qui m’amenait à fouiller dans mon esprit. Ce « toi » était plus que significatif et montrait qu’il m’avait déjà rencontré. Où ? Une rapide analyse de bas en haut de sa silhouette me faisait tout de suite percuter. Le fameux garçon que j’avais humilié sans vraiment avoir de remords… ! Lui qui s’était montré si courageux et si brave pour sauver une demoiselle en détresse. Je ne pouvais plus m’empêcher de sourire et de rire doucement. Sa réaction était typique d’une personne effrayée. Je ne savais pas que j’avais une telle prestance. Émanais-je réellement de la peur et de l’angoisse ? Cela me flattait même si ce n’était pas ce que je recherchais. Bien qu’il s’était éloigné de moi, cela ne m’empêchais pas de retrouver une distance que je qualifiais de normale. Ainsi, j’effectuais quelques pas dans sa direction.

« Oui, moi. » Ne pouvais-je m’empêcher de répondre avant qu’il ne balance sa longue tirade.

Irrémédiablement, il parlait de mon physique, ne pesant même pas ses mots. J’arquais un sourcil, flatter de voir qu’au moins, je lui faisais de l’effet. Pas autant pour m’emparer de son corps comme il pouvait si bien le dire… Les gamins ne m’intéressaient pas.

« Le fait que tu sois amoureux ne change rien aux désirs sexuels pauvre idiot. »

Ma phrase passait entre ses propos. Il ne semblait pas l’avoir entendu, bien trop préoccupé par l’objet qui lui avait dérobé. Sa Pokeball ? Je n’avais même pas mis la main dessus. Cette fois ci, c’est lui qui se faisait des idées. Je soupirais légèrement, me demandant quand est-ce qu’il terminerait son monologue pour que je puisse en placer une. C’est un cri strident et plutôt familier qui le stoppait net. Je tournais ma tête dans la direction des bruissements. Le singe de feu sortait des feuillages, l’air totalement paniqué, Absol à ses trousses, sortant juste après elle. Le Chimpenfeu s’était jeté dans les bras de son dresseur tandis que Sanji retrouvait sa place auprès de moi, fier d’avoir effectué son travail.

« Moi ? Rien. Sanji… ? Je ne sais pas. »

Je ricanais dans ma barbe tout comme mon compagnon. Il l’avait juste effrayé ou alors mordu de part et autre. Sanji était malsain, tout comme moi. Malheureusement, je n’avais pu l’observer à l’œuvre et je répondais honnêtement au jeune homme qui se demandait ce qu’il était en train de se passer. Je n’en savais strictement rien.

« Tu n’as cas lui demander… » Déclarais-je en désignant Sanji. « Mais je ne suis pas là pour perdre mon temps, il me faut des réponses. »

Je m’approchais violemment de lui, le forçant à se relever même si je n’avais qu’une force de femme fragile. Je n’y arrivais donc pas et le relâchais en soupirant. Pourquoi les hommes étaient-ils si lourds ? Tant pis. Je m’agenouillais à sa hauteur, gardant ce sourire mesquin aux lèvres. J’aimais le rendre mal à l’aise.

« Tu es de l’académie, oui ou non ? »
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Sujet: Re: La brume ? Mon porte-bonheur, ou pas... [with Ayako Shiroi]   Mer 23 Avr - 17:24
Plongé dans cette brume, en compagnie de cette femme, tout me semblait irréel. Un cauchemar ? C'était fort probable. Hikari tremblait comme une feuille mais n'était pas trempée, l'eau n'y était donc pour rien, je ne comprenais pas comment la Chimpenfeu sans peurs pouvait se retrouver ainsi. Asobu  également était différent, ayant perdu sa curiosité joueuse habituelle.  Rien ne se passait comme il se devrait.  Pourtant, je ne rêvais pas, j'étais bel et bien réveillé. L'Absol de cette belle jeune femme avait rejoint ses côtés. C'était clair à présent, il s'agissait bien d'elle, plus aucun doute possible.  Choc.  J'étais en enfer. Pour la deuxième fois de ma courte vie, je me retrouvais en enfer, un enfer dont le maître n'en était pas un mais une.  Les deux fois avaient été sur l'île de Lansat en plus. La première fois, l'infirmerie la seconde, maintenant... A chaque fois, le diable revêtait l'apparence d'une femme bien trop désirable pour qu'un pauvre petit Tanuki en devenir, en pleine quête initiatique, tel que moi, puisse lui résister. Damnation.  Son  "Oui moi", prononcé il y avait peu, trottait dans ma tête, y raisonné diaboliquement. Très vite, il se passait de bouche en bouche, se collant à la succession de visages qui m'apparaissaient à la chaine dans mon inconscient. Needle, elle, ma mère, mémé Yutaka, Wakame-chan,  Hope et quelques autres encore, tant de visage féminins qui s'imposaient à mon esprit torturé. Révélation.  Le diable était une femme, non, il était la femme, à moins que ce ne soit elles qui l'étaient. Erreur 404, raison introuvable.
 J'étais convaincu  qu'à cet instant précis,  la bouche ouverte, béante,  les yeux figés,  vitreux, la tête inclinée vers l'arrière, morte, le visage face au ciel, inexpressif, on pouvait bel et bien voir mon âme s'extirper  de ma cavité buccale.  Je voyais déjà le tableau de cette scène irréellement sordide. J'entendais tout, voyait tout, cependant je n'étais plus là, ce n'était plus moi. J'étais parti, ailleurs, loin, oui, très loin, en quête d'une nouvelle enveloppe charnelle à habiter pour débuter une nouvelle vie taillée sur mesure. Euphorie.

Des mains s'étaient posées je ne savais trop où sur moi, tentant de me soulever. Quelle poigne, quelle force ! Alors que j'étais contraint de réintégrer mon enveloppe charnelle initiale avec dépit, je réalisais ce qu'il se passait. Ce n'était pas une force virile mais féminine. Bien plus forte que celle de Chiho, c'était évident. Mon cerveau se rallumait. Il s'agissait d'une force d'adulte, donc rien de comparable. J'avais retrouvé toutes mes capacités. Ce n'était pas la force d'une femme quelconque. Elle était bien plus forte que ma mère. Elle n'était pas ordinaire. Ce n'était pas la jeune femme faible qu'elle voulait bien nous laisser croire, mais qui était elle ?  

Elle s'était agenouillé  près de moi ou plutôt SUR MOI ?! Obscène. Sa poitrine s'offrait à mon regard lubrique et la scène débridait mon imagination, lâchée comme une horde de Galopa au galop au milieu d'un champs de Chétiflors. Un véritable brasier ! Envoutant.  J'attendais le coup salvateur de ma petite Hikari qui ne vint jamais. Elle était trop apeurée.  Encore une source d'inquiétude. J'allais devoir compter sur mes propres forces face au Yôkai Tanuki qui m'habitait.  Autant dire que c'était quasiment perdu d'avance, mais l'abandon, je ne le voulais pas. Jusqu'à l'anéantissement total de mon être, je me battrai et ce fut ce que je fis. Dans une lutte digne des plus grandes épopées, je m'étais fais violence. D'abord la tête, puis le regard, j'avais réussis à tout tourner vers un autre centre d'intérêt perdu quelque part dans cette brume.

« Tu es de l’académie, oui ou non ? »

La jeune femme venait de parler. Machinalement, bêtement, trop bêtement même, je m'étais retourné vers elle. J'avais toujours eu pour principe de faire face au mieux à mes interlocuteurs et les manies avaient la dent dure. Erreur fatale ! Le preux petit Yuki qui se dressait courageusement devant le titanesque Mecha Tanuki, armé de sa brindille d'herbe, venait de se faire engloutir par ce dernier. Fusion. Mon cerveau avait lâché, les fusibles grillés, me déconnectant de la réalité. Explosion. Le Mecha Protoype Expérimental Tanuyuki était lâché. Son sourire mesquin, sa poitrine rebondie et rebondissante  ainsi que sa posture suggestive avaient eu raison de ma propre raison.

" Tu as raison, même si je suis amoureux, ma puberté fait que mes désirs sexuels sont grondements gourmands. " Le Tanuki laissait éclater son plus beau rire pervers, vitrine de sa plus belle collection de pensées dépravées qu'il admirait en ce moment même. " Toutefois, je ne me fourvoierai pas femme ! Mon cœur et mon corps sont déjà propriété privée d'une autre. Sache bien que même si tu en venais à frotter allègrement ta ferme poitrine d'adulte outrageusement flagorneuse pour mes yeux et mon imaginaire, contre mon visage innocemment juvénile, tout y adjoignant des mouvements de bassin end... "

Une tirade d'anthologie bien plus longue que ça était en train de fuir de ma bouche en un débit digne d'un fleuve en crue, mais la fin n'en vit jamais. Un visage, un seul. Un prénom, un seul. Mon subconscient venait de reboot tous mes systèmes. Mon sauveur. Profitant de ce que mes facultés me soient revenues, je m'extirpais de là, pour me redresser sur mes deux pieds et reculer promptement.  Malchance. Trois pas, trois malheureux pas. C'était là ma limite. Le tronc de l'arbre m'avait capturé,  complice de cette créature sournoise qui me faisait face.

* Réagis !  Carapace mortellement armée, go ! Tu es Yuki, du nerf ! * essayait de me convaincre la petite voix qui vivait dans ma tête.

" Je lui resterai fidèle jusqu'au bout, peu importe les femmes qui se dresseront sur mon chemin, que ça te plaise ou non. ! "

* Baaaaaaaaaaaaaka ! * Facepalm mental. J'avais parlé avec de mon air et de mon ton assuré et provocateur habituel, mais le tirade n'était pas la bonne. C'en était pathétiquement risible. * Retente ta chance abruti ! *

"Oui je suis de l'Académie et alors, qu'est ce que ça peut bien te faire ? Tu comptes t'en prendre à des jeunes adolescents et les dépouiller de leur pokémon ? Tu es du genre à aimer t'en prendre à bien plus faibles que toi pour ta simple satisfaction personnelle, n'est ce pas ? Je trouve que ça te ressemble bien en tout cas... "

Mon pantalon me gênait. Il tirait, je me sentais à l'étroit dedans et ma verve assurée venait de s'éteindre en même temps que je réalisais la cause de ce mal être. Une main, la gauche, s'était portée en bouclier entre la zone de gêne et la vision de la femme, tandis que l'autre, la pointait de l'index accusateur suprême, après lui avoir envoyé une pokéball vide, sortie d'on ne savait trop où, on ne savait trop quand, au front quelques instants auparavant.

" Shimattaaaaa !!! Nanni o shimashita kan, kuso baba ? " (Meeeerdeuh !!! Qu'est ce que tu m'as fait, vieille sorcière ? )

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La brume ? Mon porte-bonheur, ou pas... [with Ayako Shiroi] Sans_t17
Ayako Shiroi
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Sujet: Re: La brume ? Mon porte-bonheur, ou pas... [with Ayako Shiroi]   Ven 2 Mai - 15:01
La réponse n’était pas celle que j’espérais, celle que j’attendais. Il parlait de tout autre chose, changeant encore habillement de sujet. Bien évidemment, il faillait que la conversation dérive sur une chose que je connaissais bien. Le sexe, le désir… Ce n’était que des mots familiers qui me faisaient sourire. J’étais mesquine et taquine et je savais parfaitement comment jouer de mes atouts. Pour autant, je ne m’étais pas imaginée à cet instant les évoquer. Tout ce qu’il m’intéressait depuis le début, c’était de savoir si oui ou non, il était dans cette fichue école. J’étais tombée sur un énergumène plutôt spécial et je ne m’y étais pas préparée. Alors autant retourner la situation à mon avantage, comme je savais subtilement le faire. Je restais de marbre quelques instants, lui permettant donc de s’extirper de mon emprise. Malheureusement pour lui, il se retrouvait bien vite coincer par dame nature ce qui me faisait rire.

Je portais ma main à ma chevelure que je replaçais derrière mon épaule et me relevais lentement. Et voilà maintenant qu’il m’accusait de choses tout à fait futiles. Moi, voler des Pokemon à des gamins ? Quel intérêt ? A moins de posséder quelque chose d’exceptionnelle, je n’en voyais vraiment pas l’utilité. Je lui riais donc au nez. Non, mon attention était portée sur quelque chose de plus… subtile ? A quoi bon lui expliquer ? Il ne comprendrait rien du tout, d’autant plus qu’il était dans un état second. Ainsi, il avait une fille en vue ? Ah, l’adolescence… La fleur de l’âge, là où on commence à découvrir les plaisirs de la vie. Je me souvenais très bien de cette période. Mais ses propos n’étaient pas convainquant, surtout en voyant la réaction qu’il avait.

« Haha ! On dirait que LUI ne pense pas la même chose que toi. »

Je pointais du doigt son entre jambe dont il prenait le soin de masquer. Je n’étais pas idiote. Levant les yeux vers le ciel, je soupirais en esquivant la Pokeball lancée dans ma direction. Puis, je m’approchais « dangereusement » de lui. Effectuant un pas après l’autre, prenant le temps entre chaque. Mon sourire s’élargissait. J’étais vraiment quelqu’un de sadique, dans le fond. Je prenais plaisir à mettre mal à l’aise les autres pour mon plus grand intérêt.

« Et… Tu es sûr de lui rester fidèle, à ta demoiselle ? »

J’étais juste en face de lui. Cette personne était tétanisée et ne cherchait même pas à fuir, comme si ses pieds étaient plantés dans le sol comme les racines d’un arbre. Ma main allait enlacer sa nuque tandis que mon corps se collait doucement contre lui. J’appuyais exagérément, ma poitrine faisant pression, ainsi que mon bassin. Des points stratégiques. Il pourrait très bien me repousser. Mais il était un homme soumis. Sa conscience pouvait l’aider, en lui donnant la volonté. Faillait-il qu’elle se manifeste. En attendant, je poussais le vice plus loin, juste pour tester sa belle "fidélité". « Les hommes sont tous pareils. » Cette phrase, je le pensais depuis un bon bout de temps déjà…

« Alors ? » lui susurrais-je délicatement, mes lèvres appelant les siennes en les frôlant doucement, ma bouche légèrement ouverte et le sourire en coin.

Encore et toujours le même stratagème.
Yuki Yutaka
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Sujet: Re: La brume ? Mon porte-bonheur, ou pas... [with Ayako Shiroi]   Sam 3 Mai - 19:33
Adversaire redoutable que cette femme au physique outrageux. Elle avait remarqué le facétieux Taupikeur qui avait fait des siennes. Je me sentais vraiment mal. Hikari venait de lâcher mon cou, ou plutôt, de se hisser sur mes épaules. Elle semblait reprendre des couleurs. Voila qui me rassurait. Je ne savais toujours pas ce qu'il lui était arrivé, mais  je finirais bien par le savoir à un moment donné. Pour le moment, je devais redevenir maître de moi-même, mais comment ? J'étais acculé et je n'arrivais pas à réfléchir convenablement. Foutu Tanuki ! Et comme si ça ne suffisait pas, j'avais manqué ma cible. Non ! J'avais très bien visé. C'était elle qui avait esquivé, un peu trop aisément à mon goût. Ses réflexes n'étaient pas naturels, ils étaient entraînés, travaillés et affinés avec la pratique et le temps. Tout comme je le pensais au préalable, elle n'était vraiment pas une femme ordinaire. Que faisait-elle là et que voulait-elle vraiment, que me voulait-elle ? Hikari prit alors de la hauteur, comme si elle avait repéré quelque chose. Je n'eus pas le temps de poursuivre que ce soit ma réflexion ou même m'attarder sur l'activité de mon starter. La femme sexy à la chevelure faisant penser à une belle prairie herbeuse ensoleillée s'était de nouveau adressée à moi.

« Et… Tu es sûr de lui rester fidèle, à ta demoiselle ? »

" B... "

Bien évidemment avais-je voulu rétorquer avec toute la fougue de mes sentiments, mais mes mots se firent froidement exécuter par cette dangerosité sur pattes. Sa main venait de se glisser dans ma nuque, m'enlaçant par la même et collant son corps contre le mien. Elle me fit alors penser à un serpent constricteur s'enroulant autour de sa proie et la proie, sa proie, c'était moi et nul autre que moi. Arceus ait pitié de mon âme, je voyais déjà ma virginité m'être odieusement retirée par cette inconnue démoniaque. Adieu ma jeunesse, bonjour la vie d'adulte. Sa poitrine extravagante faisait forte pression sur moi, tout comme son bassin. Mes mains se posèrent machinalement sur ses hanches. Ma conscience s’éteignait petit à petit. J'étais comme hypnotisé, envoûté par cette succube. Sa tête s'approchait, mes yeux se fermaient, comme s'ils m'intimaient de me résigner à n'être plus que sa chose.

« Alors ? » avait-elle susurré. Ses lèvres frôlèrent les miennes, légèrement ouvertes, je le sentais à son souffle. Double erreur. Sa main qui touchait mes cheveux alors que je ne l'y avais pas autorisé, ma si précieuse chevelure et cette dernière action. Frôler mes lèvres ? Elle aurait pu me pousser totalement à la faute, mais elle avait voulu jouer et se faisant, elle m'avait sous-estimé, troisième erreur. Elle devait croire que mon amour pour Chiho n'était pas assez fort pour résister à l'appel de la chair, mais elle se trompait encore. Trop d'erreurs accumulées en si peu de temps... Ma tête se détourna vivement d'elle.

" Alors ? "

Je la ceinturais alors, la décollant du sol pour intervertir nos places. Je la plaquais contre l'arbre, la maintenant un instant par les épaules, un regard flamboyant d'une étrange lueur qu'elle ne comprendrait sans doute pas.

" Tu es bien sûr de toi, mais un peu trop à mon goût. J'ai décidé que j'étais à une personne et une seule personne. Tout lui est reservé, tout lui appartiendra, sauf si elle n'en veut pas. Mais en attendant sa décision, mes lèvres n'en rencontreront pas d'autres que les siennes. Je ne sais pas ce que tu as vécu avec les hommes, mais ne crois pas que tous sont faibles. Tu es très certainement désirable, c'est même indéniable, mais je te le redis, je suis amoureux et je ne veux pas la faire souffrir. Qu'elle soit présent ou non, cela ne changera rien à ma détermination et à ma fidélité envers elle. Je ne veux pas être celui qui la fait pleurer, je veux pouvoir être digne de la regarder droit dans les yeux, digne de me tenir à ses côtés et regarder dans la même direction pour y avancer main dans la main. J'honorerai mes promesses coûte que coûte, c'est ainsi que doit agir un homme. Je n'ai qu'une parole, note-le bien ! "

Je la lâchais, prenant mes distances avec elle. Mon esprit était de nouveau clair. Asobu avait accouru vers moi. Un bruissement dans les branchages me fis lever la tête. Hikari apparut alors de la verdure, se laissant tomber avec rudesse sur les épaules de la femme collée au tronc d'arbre. Elle lui ébouriffa furieusement les cheveux avant de prendre, de tout son poids, élan sur sa victime pour ensuite se projeter vers Asobu et moi et m'escalader jusqu'à atteindre son perchoir sur mes épaules. Alors qu'elle était assise sur moi en train de narguer la jeune femme qu'elle venait d'agresser capilairement, je remarquais un détail non des moindres. La jambe droite d'Hikari était marquée, profondément marquée. Une morsure ? Tout s'expliquait. Le sang bouillonnait dans mes veines, tambourinant dans mes tempes. Toutefois, la violence ne servait à rien. Même si elle était responsable de cela, je ne devais pas agir de manière irréfléchie.

" Je ne sais vraiment pas quel est ton but, mais tu es purement mauvaise. Toucher mes cheveux alors que nous ne sommes pas proches, blesser ma précieuse partenaire, sous-estimer un tanuki... On va dire que cette agression de mon amie n'est que juste retour de bâton, nous sommes à présent quittes, mais la prochaine fois, je ne serai pas aussi clément. "

Mon ton s'était durcit, mon regard avec. Yuki était de retour et cette fois, je ne la laisserai plus prendre le dessus aussi facilement qu'auparavant.

" Tu connais mon prénom depuis cette fois-là, mais pas moi. Vu que tu m'as menti ce jour là, je suppose que ton prénom en faisait partie... Qui es-tu et que veux-tu à mon école ? "

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Sujet: Re: La brume ? Mon porte-bonheur, ou pas... [with Ayako Shiroi]   Mar 6 Mai - 9:43
Trop résistant et en quelque sorte frigide. Il détournait sa tête alors que je m’apprêtais à l’embrasser. Le mouvement suivant s’enchainer d’un coup que je n’avais pu résister. Nos place à dormais interverties, je ne pouvais m’empêcher de sourire en pensant qu’il allait enfin prendre les devants. Je le savais : aucun homme ne pouvait me résister, même les gosses. Ses yeux pétillaient d’envie mais… Mais ce n’était pas ce que ses paroles voulaient dire. Me voilà donc abasourdie par de tels propos. Un jeune fidèle, il y avait de quoi rire sous son nez ouvertement. Enfin, pas tant que cela… C’était plutôt rare de nos jours. Je perdais donc mon sourire taquin, mon visage retrouvant un air sérieux qui ne m’était pas habituel.

« Elle en a de la chance. »

Ce ne serait qu’une question de temps avant qu’il ne comprenne que l’amour n’était qu’éphémère. Le début d’une relation, nous sommes toujours dans un état euphorique mais très vite, on découvre les défauts de l’être aimé et on peine à les accepter. Les concessions existent mais elles ne peuvent être faites pour moi. Je me retrouvais donc seule, le jeune homme se détachant de moi comme si rien ne venait de se passer. Je me décollais de l’arbre au moment même où une masse me tombait sur la tête. Prise de panique, je poussais un cri et essayais de l’extirper de là. Ce n’était autre que le Chimpenfeu de cet imbécile qui prenait sa revanche. Puis, lorsqu’elle prenait impulsion sur moi, je me retrouvais de nouveau plaquée contre le tronc d’arbre. Je ne voyais plus grand chose, remettant de l’ordre dans mes cheveux. L’idée de m’imaginer être non présentable me rendait folle de rage.

« Ta Chimpenfeu n’est qu’une trouillarde. Et évite de menacer quelqu’un, tu n’es encore qu’un gamin, Yuki. »

Il voulait se faire grand ? C’était loupé, je n’étais pas du tout impressionnée. Il avait quoi… Quinze ans ? Haha. Voilà qu’il voulait connaitre mon identité et l’origine de ma venue ici. Je me raclais la gorge légèrement et repositionnais mes cheveux comme je le pouvais avant de répondre. Je sifflais aussi Absol pour que ce dernier me rejoigne à mes côtés. Nous n’allions pas nous éterniser très longtemps. La partie était terminée.

« Ayako. Et, concernant ton école, c’est une histoire d’adulte. Les gosses ne sont pas conviés. »

Cette fois ci, j’étais plus froide… Je ne pouvais plus rentrer dans mon jeu précédent, sachant pertinemment que c’était peine perdue. De toute manière, je savais qu’il me serait aussi d’une inutilité incroyable. Donc lui poser des questions ne serviraient à rien. Je devrais me débrouiller autrement… Je n’avais pas de chance d’être tombée sur quelqu’un que je connaissais déjà. Comme quoi, le hasard était bien présent dans ce monde. Bon… On devait mettre les choses aux clairs. Car Yuki était tout à fait capable d’avertir l’administration de ma présence. Je n’étais là que pour prendre des données personnelles. En fait, je voulais simplement connaître l’académie.

« Bon, je n’ai pas de temps à perdre ici. Un mot sur moi et tu le paieras. Je ne m’inquiète pas, tu es un jeune homme sage, n’est-ce pas ? Tu sais très bien que si jamais tu le fais, il y aura des répercutions. »

Toujours et encore des menaces. Décidément, j’étais pire qu’un serpent crachant son venin. J’espérais au moins qu’il savait de quoi je parlais. C’était tellement facile de s’en prendre aux êtres chers. Il n’y avait pas pire moyen de faire souffrir quelqu’un.

« A la prochaine, petit Tanuki... »
Yuki Yutaka
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Sujet: Re: La brume ? Mon porte-bonheur, ou pas... [with Ayako Shiroi]   Lun 12 Mai - 19:10
Je regardais la jeune femme l'air amusé. Visiblement, elle était agacée et sa réaction m'avait bien amusée. Elle jouait les dures, mais elle n'en restait pas moins une femme dans le fond. C'était rassurant.  Ses paroles étaient dures. J'avais dû toucher un point sensible. Alors qu'elle débitait ses propos à notre encontre, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire d'un de ces rire si franc et sincère qui avait le don d’agacer encore plus mes interlocuteurs alors que je me gaussais purement et simplement. Oui, je me moquais d'elle à gorge déployée comme le ferait Asobu, me tenant les côtes. Un véritable four rire.

" Hikari ? Froussarde ? Haha ! Je pense que c'était plus une surprise qu'autre chose, mais ne t'en fais pas, tu ne l'y reprendras plus, ni toi, ni aucun de tes Pokémon. Si tu veux te battre, c'est où et quand tu veux O BA CHAN ! "

Je lui tirais la langue en me tirant la paupière inférieure. Un gamin hein ? Cela m'arrangeait vraiment bien qu'elle me considère ainsi en fin de compte. Au final, sa déconvenue n'en serait que plus grande le jour où elle se retrouverait en travers de ma route. Sous-estimer un adversaire était bien trop souvent l'élément qui provoquait la chute de bien des gens, même des meilleurs et surtout de ceux là. Je souris alors.

" Enfin... Trêve de gamineries... Enchanté Ayako-nee. Peu m'importent vos projets en fait, mais s'ils interfèrent avec les miens alors nous seront à coup sûr ennemis et il en va de soi que je ne compte pas perdre. Adulte, enfant, pour moi, ce n'est qu'un détail et je tâcherai de te faire prendre conscience de mon point de vue d'une manière ou d'un autre Onee-sama, même si je préférerais que ce soit plutôt amical... "

« Bon, je n’ai pas de temps à perdre ici. Un mot sur moi et tu le paieras. Je ne m’inquiète pas, tu es un jeune homme sage, n’est-ce pas ? Tu sais très bien que si jamais tu le fais, il y aura des répercutions. »

De qui parlait-elle ? Je n'avais pas assez d'informations pour le définir précisément, mais ce genre de menace, je n'aimais pas ça. Si elle visait ma famille, elle n'allait pas être déçue du voyage. Ils étaient tous assez puissants pour se défendre par eux même et aussi suffisamment pour pourrir sa vie. Je me mis à penser à Mémé Yutaka et ma mère et j'en eus des frissons, limite de la sympathie pour elle. Quant à ces deux hommes Yutaka pures souches... Il me tirèrent une sueur froide derrière la nuque. Si elle aimait tant jouer les aguicheuses, elle ne risquait pas d'être déçue, même si la porte se refermerait encore bien plus fort que la mienne sur son nez au préalable.

Parlait-elle de Chiho ? Parlait-elle de mes amis ? C'était rapide, ils n'étaient que deux. Mais je ne pus m'empêcher de penser à Janet, Samaël et toutes ces personnes sympathiques que j'avais rencontrés jusque là. Pas possible que je les laisse subir quelque chose de mauvais juste parce que quelqu'un voulait m'atteindre. Alors qu'elle s'en allait , je pris la parole, parlant suffisamment fort afin qu'elle puisse entendre mes propos. Tanuki ? Décidément, c'était en train de devenir mon surnom officiel. Bientôt, je serais connu ainsi. Passons.

" Ayako-nee ! Je n'ai pas l'intention de faire la guerre avec toi, j'ai suffisamment à faire avec ma vie pour venir me greffer à la tienne. J'aimerai que notre relation soit amicale ou fraternelle, mais si tu me cherches, tu me trouveras bien plus que tu ne peux le croire. Je n'aime pas les menaces de ce genre, si tu as un problème avec moi, viens le régler directement à la source. Ami ou ennemi, je reviendrai sur ton chemin, sois en sûre, mais c'est à toi de décider de quel côté je devrai marcher, moi, j'ai déjà choisi. "

Je poussais un profond soupir. Je balayais la zone des yeux avant d'inviter mes amis à me suivre. Il était temps de rentrer. Dans la chambre, nous serions plus tranquilles et nous ne risquerions plus de nous faire importuner.
Cette rencontre était des plus troublantes et je ne savais pas trop comment me placer par rapport à tout ça. J'étais à la fois heureux de pouvoir voir une nouvelle tête connue car cela me gardait connecté avec la réalité, mais n'en étais pas pour autant rassuré. Il fallait dire que nous étions partis du mauvais pied. Pourrions nous jamais ré-équilibrer le tout ? Seul l'avenir le dirait. Quoiqu'il en fut-ce, je savais que nous nous reverrions encore, ce n'était pas une fin, mais le commencement de quelque chose que je ne pouvais pas encore comprendre.

" Allez, rentrons ! "

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