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Pokemon adala community

« J’ai juste envie de profiter de cette soirée, et de ce nouveau début de vie… Même si je sais que je ne suis pas encore au bout de mes surprises. »
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« Cette mission est déjà un calvaire, alors stp essaie de pas la rendre encore pire, ça m’arrangerait. »
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« Je ne suis pas sûr qu’il soit l’heure de distribuer de l’eau bénite, nous savons déjà tous que vous êtes un ange Ranya, mais je suis touché de votre bénédiction. »
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« Je me déteste. Je me déteste de toutes mes forces. »
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« C'est un fantôme que tu enlaces, Faulkner. »
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Le soleil tape. Les gens hurlent. Il en a marre. Ce n’est pas un tournoi. C’est un poisson d’avril.
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« Il est beau... Tu en as de la chance... »
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Hope Spettell
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Âge : 18 ans
Niveau : 77
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Points d'Expériences : 2832
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Hope Spettell
est un Topdresseur Ranger
La journée avait plutôt bien commencé. Du moins, j'étais de bonne humeur. Sortant en sautillant de ma chambre, je piochai quelques baies dans la corbeille prévue à cet effet. Puis installée autour d'une table, j'essayai de définir mon programme de la journée. J'étais motivée. Oui, mais pour quoi?J'avais déjà visité une certaine partie de la jungle. Et à présent, si je m'en allais où c'était plus touffu ? Qui sait, à l'académie il y a bien des gens qui fouillent la forêt pour trouver des pierres et autres objets, peut-être qu'ici aussi il y en a. Ouais, c'est plutôt farfelu comme idée, je conçois. La porte d'une des chambres s'ouvrit. Une Givrali. J'avais été placée dans la maisonnette avec Aileen ainsi que deux Givralis. Ruya, se nommerait le seconde. À la pensée de ce dortoir, je repensai à la folle. On avait repeint une façade entière de leur bâtiment. Je pourrais peut-être essayer de leur repasser cet événement pour savoir ce qu'elles en ont pensé ? On verra, on verra.

« 'Jour Adèle. »
Je démêlai les colliers que j'avais au cou. Aujourd'hui j'en avais un blanc marbre, un rose fluo ainsi qu'un jaune soleil. Les motifs je vais vous en épargner, j'y passerais trop longtemps à tout vous détailler. Je penchai ma tête en avant pour attacher ma chevelure en une queue de cheval haute grâce à un élastique que j'avais au poignet. Suite à quoi je me précipitai dans ma chambre pour prendre mon sac qui contenait déjà mes bombes de la journée. Ma collection avait encore augmenté en un semestre seulement. La moitié de ma valise – qui se trouvait toujours être un simple sac de sport fluo – était remplie de mes joujoux. Hors de question de les laisser prendre poussière au fond de mon tiroir à l'académie. En plus, ce n'était pas trois jours comme ça avait été le cas à la mission à Félicité. Là c'était deux mois. Et ouais, c'est pas rien. Cela fait, je repassai par le salon pour quitter le bâtiment. Après avoir enfilé mes rangers, je criai à la Givrali toujours dans la pièce principale :

« Chasse aux trésors dans la jungle, à plus ! »
Façon de parler, bien sûre. De bonne humeur, je l'étais. J'avais pas grands espoirs en moi de pouvoir trouver un quelconque trésors. À vrai dire, je souhaitais juste plutôt voir si cette zone si touffu de la flore ici avait beaucoup de différence avec ce que j'avais déjà pu visiter. S'il y avait plus de Pokémon, ou au contraire, moins.
Je descendis l'échelle en ne m'aidant presque que d'une seule main, l'autre tenant encore une baie. Le soleil s'était déjà élevé bien haut. Il faisait chaud. Comme toujours, ici, quoi. Je fis tournoyer mon index dans le vide avant de finalement le pointer dans une direction. Vers l'arrière des habitations. Ça sera par là que j'irai.

J'aperçus soudainement un Skelenox passer à travers le mur de notre maisonnette. Euh, what what WHAT ?!? Une tache violette s'élança vers ce dernier. Depuis quand il était là, celui-là ? En tout cas, la suite fut beau à voir. Gummy se prit un vent magistrale. Le Skelenox, après l'avoir fixé quelque seconde, descendit vers moi. Je pus difficilement me retenir de rire. Quelque chose me perturba en revanche. Loin des images dans les encyclopédies, celui-ci n'avait pas des pupilles rouge sang. Mais bon, ce n'est qu'un détail, n'est-ce-pas?
Malware. Voilà, le nouveau né était baptisé. J'étais presque sûre que c'était mon oeuf qui avait éclot. Sortant une Pokéball vierge de mon sac, je le fis rentrer dedans. Voilà, fini le baptême ! Le problème en revanche, était Gum'. Ouais, il boude. Et pas qu'un peu. Je lui indiquai sa sphère à lui. Il ne lui en fallut pas plus pour s'y engouffrer avec empressement. Bon bah voilà, il vaut mieux pas que j'aie besoin de lui aujourd'hui.

Enfin, je repointai du doigt la direction dans laquelle j'avais décidé de me diriger.

« Cette direction, se-ra notre destination ! »
Pas sûre que ça ait forcément un sens, mais rien à fichtre. Une présence plus haut attira soudainement mon attention.





Adèle Faust
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Adèle Faust
est un Coordinateur Mode

Le pied sur l’île Cobaba était d’être addictive au farniente tout en étant dépourvue de la moindre once de culpabilité à la perspective de passé l’intégralité de ses journées sur une chaise longue à l’ombre des Papayers une paille connectant votre corps à un velouté sucré de baies Banana. La vie pouvait alors s’arrêter, n’être plus qu’une néant d’extase physique à peine troubler par le fléau des moustiques, les coups de soleils douloureux et les petits vauriens qui jetaient VOLONTAIREMENT sable, eau et détritus dans votre direction. Bon OK, soyons honnêtes, la maison d’Arceus n’existait pas encore, ou du moins pas sur l’île. Adèle ponctua cette pensée d’une violente baffe sur sa joue droite, là où sifflement pervers d’un insecte vampirique s’était fait entendre. Elle renifla de dépit en constatant que le sifflement persistait et qu'à la face gauche de son visage la brûlait. Les premiers jours, la brune avait pleuré à chaudes larmes à chaque piqûre infligée par les insectes exotiques, s’apitoyant sur le venin mortel de ces créatures assoiffées de sang et malveillantes. Maintenant elle grattait avec vigueur les grosses plaques rouges de réactions allergiques au venin qui parsemaient son corps.

Elle tourna sa petite cuillère dans son bol de lait sous le regard avide de Friponne qui espérait bien tremper sa truffe dans le breuvage lactée. C’est ça, et le Keunotor et il met les LavaCookies dans le papier alu. La dresseuse roula des yeux et sursauta en voyant apparaître une hyperactive blonde dont les multiples colliers aux vives colorations éblouissaient les yeux cernés et encore endormis de la Faust. Hope, hop là, non, ce n’est pas drôle. Hope était une Pyroli que l’entraînement de Jackie avait apparemment rendu imperméable aux multiples inconvénients d’un séjour « paradisiaque ». La demoiselle dont il était question s’observait, tournait, parlait, le tout dans un joyeux tintamarre et la Givrali se prit à espérer que cette vitalité soit contagieuse, elle en manquait cruellement. Fatiguée par ses propres vacances, vous y croyez ? Non. Zola, non  plus car à peine la blonde eut elle passait le seuil de leur bicoque qu’il bondit sur la tête de sa jeune maîtresse. Dans un splash violent le minois de cette dernière se retrouva plongé dans le ramequin plein au deux-tiers. La Lixy qui ne perdait jamais une bonne occasion lécha avec gourmandise les multiples giclures sur la table avant de s’en prendre directement au faciès de la Coordinatrice. Biiien.

Adèle s’écarta violement la table et essuya sa figure d’un revers de main. La petite se releva en calant ses deux poings contre sa taille inexistante d’androgyne. Elle était rouge de colère et trempée de… de lait, sa bouche se tordit dans un grimace et l’humaine se mit à brailler.

« Je vois que vous n’avez pas l’intention de faire le moindre effort ! Et bien, ça n’a pas d’importance parce que de toute façon je vais moi aussi partir à la chasse au trésor avec Hopela ! Et si je me fais mordre par un Seviper venimeux et que je meurs après plusieurs minutes d’agonie vous serez des Pokémons errants et seuls au monde ! »

Sa petite cohorte de monstre était là, sauf Mobydick que l’héritière avait relâché dans un bassin pour les vacances et Causette chargée de veiller sur elle. A la suite des propos acides de leur dresseuse, les monstres de poches se scindèrent en deux groupes. Gollum lui fonça dessus en grouinant joyeusement et fut repoussé sans ménagement, Adèle le boudait depuis qu’elle avait appris qu’il était le seul de son espèce à ne pas manger les moustiques. Oliver et Friponne, qui faisaient souvent la paire, rejoignirent aussi la gamine, curieux et avides de se dégourdir les pattes. Baudelaire, ou la baggiguane rappeur pro, dégoté lors de la toute dernière sortie capture esquissa un moonwalk parfait pour s’éclipser dans la chambre suivie par Chelsea et d’un Zola ricanant qui préférait faire profil bas. La cadette Faust était quant à elle très concentrée sur ses doigts, les yeux plissés et les lèvres pincées.

« Un, deux, trois… sur six plus deux….Trois sur huit ! Wahou, presque la moitié ! Ce qui m’ont suivi seront sur mon testament c’est promis ! Sauf toi Gollum, je t’en veux toujours. »

Elle adressa un regard noir à la chauve-souris et fit un clin d’œil complice aux deux autres, Friponne mordit à pleines dents dans le sac de voyage posée à l’entrée et la brune se trimballa la jeune féline accrochée par la seule force de ses mâchoires dans son dos en sortant de la huette. La confectionneuse avait revêtu son habituelle robe de sorcière et cherchait à présent son acolyte attitré. La jungle et ses nombreuses feuilles n’était pas ce qu’il y avait de plus accueillant ni de plus pratique  mais la fillette se fit violence et y pénétra en criant le nom de sa camarade. Elle finit par repérer la couleur fluo des bijoux de la Pyroli et un sourire illumina son visage poupin. La confectionneuse se précipita sur la miss qui partageait sa maison de vacances en faisant bruire la végétation dont la palette allait du jaune poussin au turquoise bleuté.

« HOPELA ! Hope ! C’est moi ! Je vais t’aider, ça va être GENIAL ! »

En vérité, aider les gens ce n’était pas vraiment le kiffe de ce petit bout de peste qu’était Adèle, mais il faut bien se vendre hein ? Sa course trébuchante avait fait tomber Friponne par terre et Oliver, en Chamallot passif qu’il était, traînait une dizaine de mètres en arrière. On entendait plus Gollum ce qui n’inquiétait pas sa dresseuse plus que ça. La Givrali posa ses deux dextres sur les épaules carrées par l’entraînement de la blonde au teint halé par le sol soleil des tropiques quand un truc lui tomba  dessus.

« HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! BORDEL D’ARCEUS ! »

Terrifiée, le misérable Mimigal tomba sur la terre meuble de la jungle, cherchant en vain une issue à ce allait se produire. Un pied pâlichon vain s’écraser sur lui, une fois, deux fois, trois fois et ainsi de suite jusqu’à ce que son pauvre corps ne soit plus qu’une flaque de sang verdâtre et de petites pattes tournées de façon improbables. L’héritière Faust mit un certain temps à réaliser qu’elle venait de tuer un Pokémon. Acte illicite qui pouvait probablement lui valoir un début de casier judiciaire. Oui, mais non. Aussitôt la brune raffermit sa prise sur Hope qui avait été – malheureusement pour cette dernière – témoin de la scène. Les yeux sarcelles de la bourgeoise étaient devenus hypnotiques et sérieux.

« Tu. Ne. Diras. Rien. C’était. De. La. Légitime. Défense. »

Elle détachait si bien les mots qu’on avait du mal à comprendre le sens final de la phrase. Les prunelles de la meurtrière retombèrent sur sa victime. Un petit bout de fils électriques et de débris métalliques attira alors son attention. Intriguée, la Coordinatrice relâcha inconsciemment le témoin et attrapa du bout des doigts le cadavre électronique engluait des organes broyés de l’infortuné Mimigal. Après s’être redressée pour mieux dévisager le morceau de verre et la diode rouge miraculeusement épargnée qui continuait à clignoter, Adèle s’adressa en chuchotant à Hope.

« C’est comme dans James Bond. C’est une caméra-espion. Nous sommes surveillées, schhhhh. »

La confectionneuse jeta des regards furtifs aux alentours. Oliver venait juste d’arriver à leur niveau, indifférent et Friponne était cachée dans un fourré, apeurée par le hurlement de sa petite maîtresse.


HRP - Désolé pour le retard, je suis irrécupérable >.<
Hope Spettell
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Hope Spettell
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Hope... La. Hopela ?! Hopla ? Déjà faite. Il y a trois ans au moins, à présent. Mais remarque, ça faisait remonter des souvenirs. J'eus un sourire furtif sur mes lèvres avant de me retourner vers la provenance de la voix. J'aperçus à cet instant Adèle s'approcher de moi au pas de course. Un félin bleuâtre se trouvait à ses pieds.
Ne me dites quand même pas qu'elle a vraiment cru que j'allais à la chasse aux trésors ? Ou peut-être m'avait-elle tout simplement suivie dans le délire de tout à l'heure. Sur le moment, j'optai pour cette deuxième option. Mais à y bien réfléchir, elle me convainc peu.

Mes épaules nus furent soudainement agrippées par les habiles doigts de la brune. Alors que j'allais lui répondre, mes pupilles se dirigèrent vers le haut. Mon attention fut attirée par une boule verte qui semblait tomber à un certain endroit. La tête de la Givrali, plus précisément. Quand j'identifiai la chose, un Mimigal pour être précis, et que le cri de la victime résonna, je ne pus m'empêcher de partir dans un fou rire. Je l'observai écraser la pauvre bestiole qui n'avait rien demander en pouffant. Lorsqu'elle me ressaisit afin de parler de légitime défense, mes rires redoublèrent.
Finalement, je me calmai. Tout en m'essuyant les quelques larmes qui perlaient sous mes yeux, je l'observai s'abaisser afin de saisir un fil électrique et soulever un bric-à-brac métallique. On aurait dit un appareil électronique qui avait été écrasé. Cependant, les éclaboussures de cadavre d'araignée dont il était enduit le rendait difficilement identifiable. Objet d'origine inconnue indéfini.

La brune semblait être calmée. Enfin, pas tout à fait. D'après elle, ce serait une caméra-espion. En observant de plus près, j'aperçus une petite lumière rouge clignotante. ... Une caméra ?! Qui de plus, se trouve en plein forêt ? Je fus obligée d'admettre que la Givrali n'avait pas tord concernant la nature de cet objet à présent identifié.
... Mais même. Cela ne répondait pas à la question, qu'est qu'une caméra-espion peut bien faire dans une jungle inhabitée ? Un mécano de l'académie, peut-être ? Cela m'intriguait fortement. Je plissai des yeux et fixai l'endroit d'où provenait le fil électronique de l'appareil. La flore me semblait plutôt touffue, là-bas.

« Mmm, peut-être qu'ils nous surveillaient... Mais plus maintenant. On y va ? »
Je pointai mes deux index en direction du fil. Et avant de recevoir une quelconque réponse, je m'élançai dans cette direction. Je me stoppai et me retournai face à la brune.

« T'as pas le choix, tu viens avec moi. »
Je lui offris un sourire. Pas question de me retrouver seule. La caméra n'était déjà pas ce qui m'inspirait le plus confiance. Je n'étais pas vraiment sûre d'avoir choisi la meilleur personne pour m'accompagner dans cette quête, mais au pire... Ce n'était pas grave, hein ? Et si elle ne souhaite pas me suivre... Je la forcerai. Hin hin...
Sur ce, je continuai la route, en jetant des regards derrière moi de temps à autre.

Garder la ligne noir dans sa vue, enjamber quelques racines, écarter les branches qui barrent la route, contourner les troncs d'arbre mal placé et éviter soigneusement quelques insectes par-ci par-là. Rien de bien compliqué. C'est bien ce que je disais.

Après une petite dizaine de minutes d'exploration, je me retrouvai soudainement face à un mur en pierre beige. Le fil électrique passait à travers un trou afin d'arriver de l'autre côté.
Je levai les yeux. Il devait faire en tout cas cinq mètres, à vue d'oeil. Une grande quantité de lianes le recouvrait. D'ailleurs, ce décor me rappelait vaguement quelque chose. Mais quoi ? Ah bah oui, le mur du temple de Frimapic. Je ricanai à l'évocation de ce souvenir. J'attendis que la Givrali me rejoigne.

« On dirait peut-être l'enceinte d'un temple non ? Si ça se trouve, il y a des voleurs à l'intérieur en train de surveiller des trésors, d'où la caméra. »
Bah oui, à défaut de parler de James Bond, passons à Indiana Jones... Après tout, on est dans une jungle, non ? Sincèrement, je trouve ça franchement peu plausible, mais étant donné tout ce qui s'est déjà passé en un semestre seulement dans cette académie, si c'était vraiment le cas, ça ne me surprendrait pas tant que ça.





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Adèle Faust
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Ce qui devait s’apparenter à la troisième plus grande menace terrestre possible pour Adèle derrière l’apocalypse promise par Giratina et l’invasion du monde par les roux, avait l’air beaucoup moins préoccupant pour la blonde. Bien sûr, son sourcil gauche semblait s’irritait de la façon incongru dont on les épier, mais avec un sang-froid qui choquait profondément la petite brune. Peut-être faisait-elle parti du complot ? Alerte, la Givrali reconsidéra son homologue en la passant sous ses yeux bleus qui faisaient office de super scanner. Tenue de la surfeuse, idéale pour s’enfuir à la nage si cela tournait vinaigre mais aussi pour se fondre dans la masse touristique. Silhouette sportive, comme tous les agents secrets. Petit air mystérieux, au vu des nombreux sourires en coin de la demoiselle on pouvait se poser des questions ! La Faust était bien tombée sur une James Bond Girl. Ses yeux devinrent ronds comme des soucoupes alors que les paroles d’Hope – était-ce seulement son prénom ? traversaient son cerveau sans imprimer leur sens.

Les petites canines pointues de Friponne trouèrent la dextre de la Coordinatrice lui arrachant un vif cri de douleur. La plaie eut le mérite de lui faire reprendre contact avec la réalité pour voir l’agent double qui s’enfonçait dans les taillis. HEIN ? Adèle n’allait certainement pas restée seule, il lui suffisait de voir le cadavre encore humide de sang émeraude pour être parcourue de frissons glaciaux. La gamine coinça son chaton sous le bras, fit un signe à Oliver et courut à la suite de l’énigmatique blonde. Ses pieds n’étaient chaussés que de pauvres claquettes aussi manqua-t-elle de s’écraser dans la terre humide de la jungle. Ce qu’il faisait chaud ici ! C’était à peine croyable. La bourgeoise essuya son front d’un revers de main grimaçant à la vue de la sueur putride. Là, où Hope écartait, s’accroupissait, se confondait avec harmonie dans la nature en somme, Adèle progressait laborieusement se battait avec les feuilles qui giflait son visage et les ronces qui meurtrissaient ses chevilles. Elle pleurait silencieusement l’arrière, ses grandes prunelles gonflaient de liquide lacrymal et le silence juste troublé par ses reniflements.

Que fichait-elle ici ? Cet endroit était tout sauf hospitalier, on se serait cru dans une de ses maudites sorties captures organisées par l’esprit tordu de la Direction. La Givrali était si lente que son Chamallot l’avait rattrapée. La brune s’était écrasée mollement sur la bosse de celui-ci, se laissant bercer par la démarche lourde et régulière du dromadaire. La Lixy était restée au sol et s’amusait à garder la piste de la meneuse autoproclamée de l’expédition. Ce jeu semblait beaucoup lui plaire et on la voyait jaillir des herbes hautes pour humer avec application les fragrances avant de replonger ne laissant dépasser que l’étoile de sa queue. Quand le balancement de son moyen transport cessa, la cadette Faust était presque endormi. La voix enthousiaste d’Hope-là acheva de la réveiller. Temple – voleur – trésor. La fillette bondit sur ses pieds, ses yeux brillaient d’une lueur neuve. Son premier mouvement fut de vouloir encercler son acolyte de ses bras mais elle se souvint rapidement que cette dernière était peut-être une championne de karaté et avisant les pieds de la jeune femme, renonça. Au lieu de ça, elle leva les bras au ciel.

« Hopela ! Tu es un génie ! En plus d’être une agent double ! En plus je sais exactement quoi faire pour ouvrir ce mur ! »

Adèle avait gueulée indifférente au fait que des voleurs pouvaient peut-être l’entendre et s’en prendre à eux. Elle pointa avec une fierté qui dépassait l’entendement un index magistral en direction du ciel. Le vent gonfla sa petite robe noire et pendant quelques secondes on aurait cru voir une sorcière préparant le jet d’un sort très puissant.

« Twist ! Utilise ton pouvoir de destruction massive et fait trembler la terre ! »

Ses mots figèrent le temps, les yeux de la Friponne grandir et elle grimpa à tout allure se réfugier dans un arbre. Oliver lui releva sa tête jusqu’alors occupé à mâchouiller l’herbe grasse au sol. Une lueur déterminée avait percé son regard et il se cabra, au moment où ses antérieurs rencontrèrent à nouveau le sol une onde orangé couvrit la zone d’impact et tout se mit à trembler. Trembler, tressauter, secouer pour finalement détruire. La dresseuse fut projetée par terre alors qu’on entendait un premier craquement. Dans l’immense mur, une première fêlure venait d’apparaitre. Elle partait du sol et lézardait jusqu’à deux mètres de hauteur. La petite maîtresse toujours extrêmement contente du mini exploit que venait d’accomplir son protégé bien qu’elle soit étalée par terre en étoile, brailla de nouveau en direction du ciel.

« C’EST BIEN ! Recommence ! Il faut ouvrir un passage ! »

Et le Pokémon ré-étira l’action avec un hurlement de guerre digne des anciens guerriers vikings. Cette fois la fissure éclata ouvrant une brèche d’environ un mètre de large dans le temple. Espérons que les divinités ne soit pas trop regardantes sinon ils étaient dans une sacrée crotte de Caninos niveau karma. La Faust voulut rouler en riant jusqu’à la blonde quand une armada de petits fessiers musclés en tenue de camouflage sorti en braillant. La confectionneuse arrêta alors de respirer pendant qu’une voix sensiblement proche de celle du général Jackie mais au masculin – c’est-à-dire de décibel de plus et un petit accent hargneux – se mit à tonner.

« L’OUVERTURE PRATIQUEE EST TRES CERTAINEMENT DU AU CHAMALLOT ICI PRESENT ET SON ATTAQUE AMPLEUR ! JE VEUX QUE VOUS CHERCHIEZ LA TRACE DE SON DRESSEUR EN ME QUADRILLANT LA JUNGLE DE A A Z ! VOUS AVEZ QUINZE MINUTES !
_ OUI COLONNEL ! »

Et le peloton d’armée parti s’enfoncer dans la jungle sans pense à regarder les herbes hautes dans lesquelles étaient tombées les demoiselles. Adèle vit les bottes métalliques du chef d’escadron passer sous son nez dans l’autre sens. Elle avait la respiration coupée, son cœur menaçait de la tuer et ses yeux étaient révulsés de terreur mais quelque chose de plus important se tramait. Elle rampa en tremblant vers la brèche. Une immense place goudronnée était jonchée de d’hangars et de chars, on entendait le pas rythmique d’autre soldats et les voix autoritaires qui fusaient. Un cauchemar. La petite brune chevrota toute pâle.

« Ooôoo… Hope… Tu as un chrono quelque chose ? T’es sûr que tu veux y aller ? »

Hope Spettell
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Moi ? Une agent double ? D'où elle sort ça ?! Alors qu'elle s'était mise dans une position semblant quelque peu royale, je lâchai un timide « Euh... Merci... ? ».
De mieux en mieux. Destruction massive. Je commençais gentiment à avoir peur. Ceci dit, je n'aurais su dire si c'était pour la santé mentale de la Givrali ou ce qui allait en suivre. Tremblement de terre ? Elle n'était pas sérieuse ? Et bah... Si. Le sol se mit à trembler. Mais là où les secousses étaient les plus déchaînées était dans une petit zone en face de moi, sous le mur. S'il se trouve que c'est vraiment un temple, on va se faire accuser de vandalisme sur un site archéologique. Ah ah ah...

En parlant de vandalisme, il y a l'autre, là, qui fait aussi partie des Givralis. Je l'avais presque oubliée. J'observai la brunette s'obstiner à ouvrir une brèche dans le mur. Une fente avait commencé à s'étirer. De plus en plus. Niveau discrétion, on repassera. Mais à quoi bon, de toute manière ?
Finalement, ses efforts portèrent fruit. Un passage avait été ouvert.
Un sourire s'étira sur mes lèvres. Cependant, quand j'eus vu sur ce qu'il y avait derrière, ce devint plus un sourire forcé. Des bruits de pas lourds, mais rythmés, retentirent. Je sautai avec empressement derrière le buisson le plus proche.

« - L’OUVERTURE PRATIQUEE EST TRES CERTAINEMENT DU AU CHAMALLOT ICI PRESENT ET SON ATTAQUE AMPLEUR ! JE VEUX QUE VOUS CHERCHIEZ LA TRACE DE SON DRESSEUR EN ME QUADRILLANT LA JUNGLE DE A A Z ! VOUS AVEZ QUINZE MINUTES ! 
- OUI COLONNEL ! »


Hum hum... Donc c'était bien un camp militaire. Je vis une troupe entière passer devant mes yeux. Quadriller la jungle, hein ? Ça revient à dire qu'on aura du mal à retourner vers les cabanes sans se faire prendre. Et pas sûre que tout se passe bien si ça devait être le cas. Et puis, il fallait bien récupérer la tortue d'Adèle... Un Chmallow ? ... iPok, help... Ah, un Chamallot. Je n'étais pas si loin, quoi...

« Ooôoo… Hope… Tu as un chrono quelque chose ? T’es sûr que tu veux y aller ? »
Je l'observai avant d'esquisser un sourire. Elle semblait pour le moins, assez perturbée. Effrayée, presque. Après s'être approchée de la brèche qu'elle venait d'ouvrir, elle me demanda si j'étais sûre de vouloir y aller. Je haussai les épaules.

« Baah, à la base, je voulais surtout savoir d'où provenait cette caméra. Après, je crois qu'on a presque meilleur temps d'y aller vu la situation. On va pas tarder à se faire choper, sinon.8h56 d'après mon iPok. »
Sur ce, je passai la brèche silencieusement, enjambant la Givrali, avant de la tirer d'une main et me faufiler en vitesse derrière un hangar.
Le campement n'étais pas vide. On entendait encore de nombreuses voix plus ou moins puissantes. Une semblait se rapprocher. Dure et autoritaire. Des pas aussi.

« Réparez-moi ce mur, qu'aucun intrus puisse pénétrez dans notre camp. Vous savez ce qui pourrait se passer si cela arrive. »
Oui, chef, oui... Blablabla. Dans l'ombre de la bâtisse, entre l'espace qui la séparait du mur de l'enceinte, je me trouvais actuellement accroupie en compagnie d'Adèle, au milieu de plusieurs caissons contenant sûrement des matériaux divers. Risquant un regard, j'aperçus trois soldat en train de s'activer à placer des barrières et chercher la matériel dont ils en avait besoin, courant d'un entrepôt à l'autre. Je me retins de respirer quand l'un d'entre eux s'approcha de celui derrière lequel nous nous cachions. Puis lâchai un soupire silencieux en l'entendant s'en aller.
Le petit groupe d'homme discutait.

«  C'est pas tous les jours qu'on se retrouve à réparer un mur... On peut même pas faire appel à des services pour qu'il nous fasse ça.
- Bah, pourquoi pas...
- Tu sais bien que le chef ne sera jamais d'accord.
- Ouais, pas faux... Tu me passe la raclette ?
- [...] »


Je jetai un oeil à la brune, avant de lui chuchoter :

« Bon, bah je crois bien qu'on va devoir trouver une autre sortie. »
Un des militaires s'arrêta soudainement, jetant un regard vers notre direction. Je m'empressai de me plaquer contre le mur, me mordillant la lèvre inférieur. Bon sang, dans quoi on avait bien pu se fourrer ?! Ceci dit, ça ne me déplaisait pas tant que ça. Je sentais que j'allais pouvoir m'amuser un peu.
Ce qui m'intriguait, en revanche, c'était pourquoi le campement n'osait pas faire appel à des aides extérieurs. Je jetai un regard à mon iPok.

« 8h59. Il nous reste 12 minutes avant que le camp ne fourmille à nouveau de soldats. Tu me passes ton numéro, au cas où on se retrouverait séparées ? »
C'était comme un défi après tout, non ?

Je passai de l'autre côté du hangar derrière lequel nous nous trouvions, pour m'éloigner des ouvriers du jour. Sortant ma tête de l'ombre pour jeter un œil aux alentours, je ne pus rien voir en particulier, mis à part les bâtiments s'aligner les uns derrières les autres. Comme des pions sur un échiquier.
Des fois fusaient de certains d'entre eux.





Adèle Faust
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Adèle Faust
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Hope n’était pas humaine. Un humain normalement constitué aurait frémi, aurait pâlit, se serait évanoui. Pas Hope. Bien sûr, son travail d’agent secret au service de la CIA devait lui conférer un certain sang-froid, mais pas au point de hausser lâchement les épaules comme si on venait de vous annoncer que le ferry aurait deux toilettes au lieu d’une. La blonde typée s’engouffra sans une once d’hésitation dans le repère d’une centaine de paires de cuisses musclées armée de mitraillettes. Génial, bon et bien bonne route à toi, je suppose que tu préfères opérer en solitaire, énumérai dans son esprit la petite brune. Mais avant qu’elle n’ait pu faire demi-tour, une main mesquine enferma la sienne et la tira dans le piège. La gamine glapit.

C’était trop tard, sa petite silhouette de coordinatrice venait d’être enfermée dans cette prison camouflée en temple. La fourrure emmêlé et rêche de Friponne contre ses jambes lui apporta le maigre réconfort de peut-être pouvoir échanger sa vie contre celle de son Pokémon si le cauchemar dégénérait. Si un monsieur viens te voir avec des bonbons, SURTOUT tu ne le suis pas. tonnais la voix de la grand-mère sous le crâne de la Givrali. La rythmique du camp était assez incroyable, réglait comme une horloge, les soldats restant marchaient, s’arrêtaient, beuglaient, recommençaient. La cadette écoutait avec attention prête à bondir comme un fou de sa boîte si un bruit venait à s’approcher, son petit cœur battait plus fort que celui du Rattata piégé par le Persian. Le béton respirait une froideur importante qui lui rappelait lointainement son manoir, pas une fleur pour égayer l’austérité du camp. C’est bête j’aurais bien vu quelques pétunias à l’entrée des hangars. Elle n’eut pas le temps de développer ses idées de décoration florales car la voix d’Hope-là la fit accroupir.

Le visage de l’agent double était tendu dans un effort de concentration intense. La bourgeoise passa bien une minute à se demander la raison de cette mimique qu’on réservait actuellement pour les cabinets avant de réaliser que la blonde tendait l’oreille. La dresseuse chercha aussitôt à l’imiter et cru comprendre qu’un projet de raclette était en route pour le repas de ce soir. Il devait probablement lui manquait un morceau de la conversation car son acolyte décréta que la brèche d’Oliver ne pourrait être réempruntez. HEIN. Adèle commença à paniquer. Elles étaient coincées ! Perdues au beau milieu d’un QG super louche et pas de panneau avec écrit SORTIE dessus en vue ! Non ! Hope avait peut-être l’habitude de ce genre de situation mais certainement pas elle. La brune voulait vivre bon Arceus ! Elle devait encore rentrer chez elle pour pouvoir repartir aussi sec, créer un sac-à-main si cher que même Pierre Rochard ne pourrait pas se l’offrir ! L’héritière Faust était indéniablement trop jeune pour mourir – ou même finir handicapée à vie.

Le minois de la Coordinatrice se décrépissait au fur et à mesure que les secondes s’écoulait. Sa bouche avait pris un pli négatif, ses yeux étaient humides et transpirés une angoisse violente. C’est en reniflant qu’elle donna sa console à Hope, la Givrali ignorait tout du fonctionnement de ces engins. Si la blonde n’avait pas représenté son seul ticket de sorti Adèle lui aurait au moins arraché un mèche épaisse de tignasse dorée. Au lieu de ça, c’est contrainte et au bord des larmes que la fillette suivit son aînée. La brunette tâchait d’être la plus discrète possible, mais il était évident que l’agent Hope était rompu à ce genre de tactique. « L’espionne » glissait furtivement d’un hangar à l’autre scrutant de son œil vif les alentours. Au bout d’un moment assez rapidement en fait, Adèle éprouva un début de douleur dans la plante de ses pieds. Ni une, ni deux, la demoiselle attrapa l’épaule de son guide et minauda d’une voix plaintive.


« J’ai mal aux pieeeds. Quand est-ce qu’on rentre ? »

La Lixy de la Faust planta ses crocs dans les arpions de sa dresseuse pour mettre un terme à ces lamentations. La réaction de cette dernière fut brutale, un cri et son pied envoya voltigeait le jeune fauve plus loin. La créature poilue feula quelques mètres plus loin avant de s’enfuir  par la porte entrouverte d’un hangar. L’incident quelque peu bruyant semblait avoir réveillé les Caninos de garde humains qui composaient le camp.


« Je viens d’entendre un hurlement, c’est moi ?
_ Non, ça doit encore être cet abruti de Pijako…
_ Viens, on va voir quand même, ça nous donnera une bonne raison de pas colmater la brèche. »

Et on entendit la rythmique des bottes s’approchaient. Vite. Trop vite. Les yeux sarcelles d’Adèle s’écarquillèrent et elle son minois pris une couleur craie. Sans se soucier de savoir si la blonde réagissait aussi vite, la gamine courut se planquer dans le hangar où s’était faufilée la Friponne.

Le hangar était immense. On aurait facilement pu faire rentrer une demi-douzaine de Wailmer à l’intérieur. C’était un endroit très sombre articulé par des barres de fer et avec un toit en voûte à moitié opaque qui laissait une part de lumière éclairait la pièce. Un bruit de cliquetis inquiétant y résonnait et une puanteur serrait à la gorge. Le premier réflexe d’Adèle fut de chercher un interrupteur parce qu’hormis de nombreuses caisses, des fils et des tables, elle n’y voyait goutte. Sa main tâtonna sur le mur de tôle avant de faire pression sur le bouton caoutchouteux qui y était logé. De grands néons blancs clignotèrent avant de stabiliser leur aveuglante lumière.  Les caisses n’étaient pas des caisses, c’étaient des cages. Des cages où grouillaient des dizaines de laiderons blancs aux yeux rouges.


« Berk. »

Le terme s’échappa tout seul des lippes de la brune qui y plaqua aussitôt ses mains. Grand Arceus était possible de concentrer autant de Pokémons dans un même endroit, c’était dégoûtant. Aucun d’eau n’avait l’air d’être normal, leurs pupilles vermeils s’agitaient follement, indisposés par les néons que la Coordinatrice venait d’allumer. Adèle était une personne assez égoïste, aider son prochain c’était un effort qu’elle rechignait à exécuter, aussi la jeune fille progressa lentement dans les lieux en se servant d’une dextre pour filtrer l’air souillé. Trouver Friponne et se casser. Plus la Givrali avançait, plus des détails venaient cependant la troubler. Sur les tables de grosses seringues au contenant vert ou violet étaient posées avec parfois une petite note « Sujet 076 : ECHEC » sous forme de post-it en bord d’une des tables. N’y tenant pas, la demoiselle enfonça une bonne dizaine de petits papiers dans ce genre au fond des poches secrètes de sa robe ainsi qu’un scalpel.


« Friponne ? »

La brune appela et une bouille féline surgit de l’ombre d’une cage. La chatonne avait l’air terrifié et pour la première fois l’animal gagna les bras de sa dresseuse docilement. Le petit corps tremblant du lionceau contre sa poitrine, la gorge de la petite maîtresse se noua.


« Hope ? »

Hope Spettell
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Hope Spettell
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J'avais eu du mal à me retenir de rire en apercevant le visage de la Givrali au bord des larmes. À la place, j'avais gardé un sourire au coin pendant que j'enregistrais son numéro sur mon iPok et en faisait de même inversement.
Adèle se plaignit d'un mal de pied. En apercevant ses claquettes, je compris rapidement pourquoi. Je haussai les épaules et me retournai, m'apprêtant à partir en repérage, quand un cri me fit sursauter.

« Oh ******, l'imbécile. »
Chuchotai-je à moi-même. Je fronçai les sourcils et jetai un regard vers la brunette. Sa Lixy lui avait mordu le pied. C'est fou l'intelligence, quand même. Comment cette créature peut avoir l'idée de faire ce genre de chose dans une pareille situation ? Je voulus lui jeter un regard noir, mais déchantai rapidement quand j'aperçus la petite frimousse adorable de la féline. Je me contentai de gonfler les joues et de lâcher une grimace tout en détournant la tête. Bon, on va continuer à longer l'enceinte...

« Je viens d’entendre un hurlement, c’est moi ?
- Non, ça doit encore être cet abruti de Pijako…
- Viens, on va voir quand même, ça nous donnera une bonne raison de pas colmater la brèche. »


Ah... Je me mordis la lèvres. Je commençai gentiment à paniquer. Des bruits de pas me firent tourner la tête. Adèle était en train de courir vers un hangar. Rapide, celle-là, quand elle le veut. Cependant, je n'avais probablement plus le temps de la suivre. Et puis, il valait mieux garder ses points de repères. Je contournai rapidement le bâtiment, filant derrière un entrepôt collé au premier, où nous nous trouvions un peu plus tôt avec la Givrali.
Ce second était moins haut que le premier. Des barils se trouvaient à ses côtés. J'entendais les pas se rapprocher de moi. Tirant la langue, je grimpai sur un des imposants cylindres métalliques avant de sauter puis me hisser sur le toit du bâtiment. Je me mordis les lèvres lorsque j'entendis un léger tintement quand mon pieds entra en contact avec le métal.

Le toit du hangar se trouvait en pente. Je rampai vers le haut puis glissai un regard discret vers les soldat qui se trouvait en-dessous de mes yeux.

« Je t'avais bien dis que c'était le piaf. »
Quelques bribes de conversations plus banales qu'autre chose, portant principalement sur leur réserve de cigarettes, ils retournèrent enfin vers la brèche. Je jetai un regard le côté. Une longue allée s'y étendait. Pour l'instant, elle était vide, mais cela revenait tout de même à dire que je ne me trouvais pas vraiment en sécurité. Je relevai néanmoins la tête afin de tenter de distinguer si une porte s'y trouverait tout au bout. Cependant, ce fut peine perdu. Bon, la suite. Où était donc passée Adèle ? J'espérai qu'elle soit encore dans le bloc de bâtiment dans lequel je l'avais vu se diriger. Quoique y était-elle vraiment entrée ? Où s'était-elle faufiler dans une autre allée ? Je lâchai un soupire avant de sauter de mon perchoir. Mon iPok indiquait 9h02. Il nous restait 9 minutes.

Pourquoi « nous », d'ailleurs ? Après tout, je pourrais aussi sortir de ce camp sans me préoccuper de cette Givrali. Serait-ce vraiment de ma faute s'il lui arrivait quelque chose ? Et puis, qu'est-ce qui pourrait nous arriver si on se fait chopper ? À vrai dire, je crois que c'est cette question-là qui me tracassait le plus. J'avais énormément de mal à poser une hypothèse de ce qui pourrait nous arriver. Serait-ce un signe qu'il vaut mieux qu'on ne tente pas ? Je ne vais pas vous mentir. La curiosité est un mauvais défaut, mais je serais bien capable d'essayer d'adresser la parole à un soldat rien que pour en avoir une idée.
Bref, on va jouer les personnes raisonnable. C'est moi qui ait tirer Adèle ici, donc je suis en partie responsable de sa présence ici et ce qui pourrait lui arriver... Pff, je hais cette situation.

Après avoir vérifié que mon iPok soit bien sous silence, je tapotai quelques coup sur l'écran afin d'envoyer un message à la brune. Cependant, mes doigts restèrent en suspens sur le clavier. Que pourrais-je lui dire ? Et pourra-t-elle me répondre ? On avait à peu près rien pour se repérer si ce n'est la brèche qu'elle avait ouverte dans l'enceinte. Et je doute que perdre encore du temps près de cette dernière soit une bonne chose. Tant pis. Je me dirigeai le hangar vers lequel elle s'y était dirigée quelques minutes auparavant après avoir jeter un regard vers les réparateurs du mur et tendu l'oreille. La porte était entrouverte et il me semblait que la lumière était allumée. Ce n'était pas le cas, concernant l'éclairage, tout à l'heure, me semble-t-il. 9h03. ... 9h04.

Après m'être faufilée à l'intérieur, je constatai que ça ne sentait pas la rose. Une grimace s'afficha sur mon visage. Un coup d'oeil circulaire. Dans la vaste salle s'entassait une multitude de cage contenant des Pokémon dont l'apparence me semblait peu rassurante. Aucune trace d'Adèle à première vue, ceci dit.
Cela fait, je m'empressai d'appuyer sur un interrupteur afin d'éteindre les néons fixés au plafond.

« Pssht, Adèle, t'es là ? »
Chuchotai-je. Ma voix résonnait. J'écoutai mon écho qui ressemblait plus à un soupire qu'autre chose. Un couinement agressif retentant soudainement. Je sursautai. Bon sang, je crois qu'il vaut mieux que je quitte cet endroit. Il ne m'inspirait guère confiance. Pourquoi, je ne saurais le dire. Je glissai ma tête dans l’entrebâillement de l'entrée du hangar. L'allée était vide. Quoique... Des pas s'approchaient. Je m'empressai de me retirer dans l'ombre et me coller contre le mur. Sauvez-moi...

Une faible lueur brillait dans l'obscurité de la salle. 9h05.





Adèle Faust
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Adèle Faust
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Son prénom dans une expiration, l’empressement d’une poignée d’homme au pas martial puis la désastreuse lumière blafarde qui s’éteint. Adèle manqua l’arrêt cardiaque. Cette pauvre petite chose qu’était son corps s’était instinctivement recroquevillée autour du chaton qu’elle écrasait tout contre elle. Dans sa tête battait une angoisse qui ne lui donnait pas la possibilité de penser raisonnablement. Tout ce qui dérouler sous son crâne était la rencontre violente d’émotions virulentes et enfantines. Danger. Un mot qui la hantait au milieu de la fournaise de son angoisse. Un mot qui réduisait ses pupilles à deux points noirs fuyant. Un mot qui la poussait à encaisser sans sourciller les crocs de Friponne qui s’était enfoncé avec révolte dans l’étau de ses bras.

Dans la lourde obscurité qui s’était abattu un petit faisceau lumineux s’agitait. Il fouillait méthodiquement les recoins de la pièce comme une sonde chercheuse. Adèle en aurait oublié le sens du mot respirer. Son corps n’était plus qu’un long nerf tendu à l’extrême, attendant en vain que les horribles néons se rallument et que le cauchemar cesse. La lampe torche continuait son exploration alors que sont teneur se révélait, il avait une belle voix grave d’homme mûre. L’expérience transpirait pendant qu’il débitait un discours lent sur l’inutilité de se cacher, qu’il ne leur serait fait aucun mal, que cet endroit ne convenait pas à des personnes de leur genre. La Faust n’écoutait qu’un mot sur deux, ce qui la préservait de la méchante attraction des mots rassurants roulés par la langue de l’homme.

Mais la lumière, elle, se rapprochait. Tout comme l’allure rythmique des pas de soldat. Il était si minutieux dans son affaire que ce n’était certainement pas la petite silhouette tassée au centre de la pièce de la Givrali qui allait lui échapper. Adèle repensa à Gaston et Pervenche qui les avait traquées une nuit noire au sein de l’académie. La demoiselle songea à l’habile façon dont elle avait ce jour-là dissimulée sa présence en acceptant de ramper pendant de très longues minutes le long des conduits d’aération. Une vive colère s’empara de son corps de toute petite femme. Elle n’avait pas envie d’être découverte, elle avait envie de sortir d’ici, vivante. Tout ça c’était la faute d’Hope. Sa faute s’il ne leur restait que quelques minutes avant d’être crucifier par un peloton entier d’homme en costume de camouflage. Sa faute si Oliver Twist était abandonné à l’entrée. La Givrali se sentait dans son bon droit de réclamer une sortie immédiate des locaux de cet enfer. Elle n’avait pas voulu y pénétrer, les tas de fourrures rampants et albinos enfermés très peu pour elle. Alors elle exigeait d’en sortir. La fillette se releva quand un bruit porcin familier résonna joyeusement : Gollum. Plaqué contre le toit, la chauve-souris geignait avec entrain, ravie d’avoir retrouvé la trace de sa maîtresse adorée. Autant dire que l’homme chargé d’inspecter le bâtiment leva sa grosse face carrée avec yeux ahuris. Il quitta les lieux en jurant et de façon précipitée.

Maintenant les gamines étaient libres. Les maudites minutes qu’il leur restait serviraient à piquer un sprint en direction de la porte de cet immense camp. Adèle était debout, toute droite sur ses jambes encore raidies par la peur. La brune oscillait entre prolongée sa tétanie au cas où l’homme referait surface et courir à en perdre haleine. Une douleur cuisante au niveau de son poignée et l’ajout de quatre petits trous sanguinolents acheva de la réveillé. Friponne profita du mouvement de recul de sa maîtresse pour s’extirper et bondir vers la sortir. La bourgeoise jura mais s’engouffra à sa suite. La lumière fit papillonner ses yeux mais n’altéra pas sa course. Elle traversa le camp comme une dératée, son cœur compressé par la perspective de perdre la Lixy de vue ou d’être prise. L’absence de petits bonshommes sur son chemin à mesure qu’elle dévorait la distance lui rappela une vielle expression que sa grand-mère utilisait souvent avec un sourire méchant « une chance de cocue ». La coordinatrice pensa à Hopela, fallait-il faire quelque chose pour cette blonde tonique et téméraire ? Non Hopela était un agent secret, au mieux la Givrali entraverait son opération au pire elles y passeraient toutes les deux.

« L’effet cocue » dut se dissiper car la fillette entendit nettement deux voix rugir derrière elle. Il en résulta une accentuation de sa course et elle sentit clairement le frisson glacé de la sueur froide le long de sa tempe gauche. Depuis le début, elle se fier à Friponne, persuadée que l’instinct de chasseuse de cette dernière sauverait leur peau. Adèle avait raison. Elle le comprit en voyant le mur immense, infranchissable, sauf par la porte. Ridicule quand on voyait la taille du mur, elle était faite d’un bois épais, gardée par deux hommes qui avaient des lunettes – peut-être des lunettes spéciales pour voir à travers le mur ? – et les mains croisées dans le dos. En entendant le bruit chaotique du vol de Gollum au-dessus d’elle, la cadette Faust fut frappé d’un éclair. « Choc mental ! » Elle tenait cette injonction d’une série où des agents secrets poursuivaient sans relâche d’infâmes bandits. Le Chovsourir obéit et l’onde violette qu’il propagea mit à genoux les deux gardiens de la sortie. La dresseuse passa en trombe ouvrant à la volée la porte et s’enfonça pendant longtemps entre les racines noueuses. Guidée par la rage de s’en sortir indemne, elle finit sa course contre un arbre et tira fébrilement son Ipok. Elle n’était pas sûre de parvenir à envoyer un message mais elle essaya tout de même « Suis OK. T ou ? ».

Hope Spettell
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Hope Spettell
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Merde, merde, merde. Trois fois merde. Ah non, ça en fait quatre là... Ou six ?
Mon corps plaqué contre le mur de la vaste salle, je sentais le mur humide et froid derrière mes omoplates. Les pas s'approchaient. Je n'avais rien pour me dissimuler et éviter les soucis qui semblaient venir à moi plus vite que je ne le souhaitais. Je grimaçai à cette idée, l'odeur des lieux n'aidant pas. Cependant, il fallait que je trouve quelque chose, vite. Ou que je me bouge.
Je me décalai vers le côté, avant de sentir que la texture sous mes pieds avait changé. Un peu moins dure... Je m'accroupis et tapotai le sol de mes mains. Un sourire furtif s'afficha sur mes lèvres.

Un grincement. La fine bandelette de lumière s'élargit. Un discret faisceau lumineux vint accompagner le tout. De lourds pas d'homme, dû au imposantes bottes. Il avançait droit devant.
Son aura intimidante semblait fendre la pièce en deux. Droit et confiant.
Le fin rayon se promenait un peu partout. D'abord sur les quatre murs de la salle, puis sur les meubles qu'il contenait. Parfois se prélassant sur certaines surfaces, il changeait d'emplacement de temps à autre brutalement et soudainement. Cependant, le cercle de lumière ne tremblait pas. Sa stabilité nous indiquait le fort contrôle en soi dont disposait l'individu, ainsi que son expérience plus très jeune déjà. Malgré l'obscurité, on pouvait sans problème deviner son corps musclé, endurci par les entraînement. Sa voix de fit que confirmer les faits. Grave et virile.
Il semblait à s'adresser à quelqu'un. Cependant, tout restait immobile.

Un curieux couinement parvint à mes oreilles. Je n'osai cependant pas bouger. Non. Il était encore un peu trop tôt. La voix se stoppa à cet instant, pour ensuite pousser quelques injures. Les pas s'éloignèrent peu à peu, dans une vitesse plus soutenue.
Enfin, je me débattis pour me libérer de ce qui me semblait être un grand morceau de tissu sombre. Peut-être une tente, peut-être un tapis. Quelque chose du genre, quoi. Contrairement aux locaux, quand je m'y étais enroulée à l'intérieur, ça avait plutôt été l'odeur amère de médicaments qui était parvenu à mes narines. Étrange ? Oui.
La toile était légèrement humide, mais propre à priori. Quand ma tête en ressortit enfin, je voulus respirer un bon coup d'air frais, avant de me rappeler que ce n'était que puanteur qui régnait. Je grimaçai. Le bruit des froissements avait masqué des sons. J'entendais à présent un pas, plus léger, mais aussi plus rapide. Je haussai des épaules avant de porter ma main à mon iPok. 09h08. 09h09. Une grimace.

Je me frappai la tête. Sérieusement... Il me restait moins de trois minutes. Je ne savais toujours pas où se situerait une sortie. Quand soudain, des voix résonnèrent.

« Une gamine ? Qu'est-ce qu'elle foutait là ?
- Aucune idée, il faut s'assurer qu'elle n'ait rien vu, en revanche.
- Par où ? La porte Nord, tu dis ?
- Sud.
- Je vais voir. »


Collée contre la parois, je souris en apprenant la nouvelle. Une porte au Sud, et une au Nord. Adèle se dirigeant sûrement vers la Sud, il suffisait que je me dirige vers l'opposé. Les soldats étaient partis dans cette direction, donc par déduction, je devais me diriger par... Là !
Me faufilant derrière les entrepôts tout en tendant l'oreille, je tentai de ne pas perdre de temps. Au bout de même pas une minute, je constatai que les lieux me semblaient familier, malgré que le paysage soit plus que répétitif. Je ne tardai pas à déboucher sur la cour dans laquelle se trouvait la brèche par laquelle on était rentré. Le mur avait déjà été reconstruit à moitié. Rapide... Mais concernant le professionnalisme du travail, on en reparlera. D'ailleurs, la tortue ? Je sursautai quand quelque chose vibra dans ma poche, poussant un couinement de surprise. Plaquant une main sur ma bouche, je sortis l'appareil fautif. Mes yeux parcoururent brièvement le message que je venais de recevoir. Alors que j'allais m'atteler à la réponse, mon attention se dirigea vers l'heure. Merde.
Je fourrai avec empressement l'iPok dans une de mes poches. 09h11.

Des barrières entouraient l'endroit par laquelle j'étais entrée dans ce camps. Sur l'une d'elle était installé un soldat, en train de fumer. Et le Cha-... Cha... ? Bref, tortue... ? Le temps me manquait, tant pis. De toute manière, la bestiole devait peser des tonnes. Ils ne pouvaient pas l'avoir déplacer comme ça facilement. Un râle caverneux résonna soudainement. Le fumeur eut un regard blasé, avant de jeter un bref regard en arrière. Et donc il se trouvait à l'extérieur... Les gendarmes avaient lâché l'affaire plutôt facilement... Mais pas de temps à perdre. Je pris une autre direction, et de nouvelles intersections. Il fallait que je me dépêche, les ruelles étaient désertes « grâce » à Adèle, mais elles ne le seront pas éternellement. Je crois que j'arrivai au bout. Un mur se dressait non loin de moi. Jetant un regard circulaire tout autour de moi, j'aperçus une sortie vers ma gauche. Vérifiant une dernière fois les alentours, je piquai un sprint jusqu'à cette porte, plutôt modeste par rapport à la façade dans laquelle elle était incrustée. Je me mordis la lèvre inférieure, tout en m'approchant. Était-elle ouverte ? Je me retins de pousser un cri de joie lorsque j'aperçus la clé dans la serrure. Je préférai ne pas penser au comment du pourquoi à cet instant. Ma main se porta naturellement à ce petit morceau de métal, et je soupirai de soulagement quand le déclic se fit entendre. Je poussai le panneau en bois.

Une fois le seuil traversé, je m'empressai de m'enfoncer dans la jungle. Pas trop loin, histoire de pouvoir encore garder le mur de l'enceinte de vue. M'accroupissant contre un tronc, derrière quelques buissons, je sortis mon iPok. Des tapotements s'en suivirent.

─ porte nord pa lo1 dla brèch ton chartor é a l'extériEr. moi J vé a+ ─

Envoyé. Je serrai les dents quand je sentis le sol trembler sous moi. Glissant un regard derrière moi, je constatai que la troupe avait fini de fouiller la jungle. On avait eu un bon timing. Quand la porte se referma de nouveau avec fracas, j'osai enfin lâcher un soupire de soulagement. Enfin remise, je me relevai en silence et courus quelques mètres avant de me défouler les jambes. Adèle était également saine et sauve, normalement. Donc ne restait plus qu'à déguerpir de là. Hmm, je me prendrais bien un fast-food...
Je quittai enfin les lieux, non sans garder toujours et encore une oreille attentive. Une fois que je constatai que je me trouvais enfin assez loin du campement, je lâchai un rire. Adèle était vraiment une de ces gamines, mais merde, comme ses réactions avaient été drôles. J'étais de bonne humeur, c'était le moins qu'on puisse dire.

[RP terminé]





Adèle Faust
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https://pokemoncommunity.forumactif.org/t425-adele-faust-g-i-v-r-a-l-i#2940
Région d'origine : Hoenn
Âge : 13 ans.
Niveau : 20
Jetons : 949
Points d'Expériences : 391
Hoenn
13 ans.
20
949
391
pokemon
Hoenn
13 ans.
20
949
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Adèle Faust
est un Coordinateur Mode

Sentir l’air humide et oppressant de l’enchevêtrement bigarré de lianes et de feuilles provoquait un étourdissement dans les pensées déjà pas très clair de la brunette. Elle était là à moitié vautrée sur un tronc si entortiller sur lui-même que sa robe trop large prenait tout un tas de faux plis qu’elle mettrait des heures à repasser une fois de retour. Ses dents grincèrent d’une si hideuse façon que les poils du chaton bleu qui reprenait péniblement son souffle à ses pieds se hérissèrent. De retour ? Existait-il un maudit retour dans cette maudite jungle et cette maudite aventure. Adèle renifla piteusement, elle était perdue au milieu de nulle part, poursuivie par des hommes plus effrayants que ses oncles quand il ne mettait plus la main sur leurs bouteilles de rosée. La sensation de la boule de poils rêches et fébrile contre elle ne la réconforta pas d’un iota. Gollum était une créature dévouée mais sa maîtresse semblait immunisée contre toute cette affection maladroitement exprimée. La vibration de l’Ipok faillit tuer la jeune coordinatrice qui sursauta brusquement. En petite lettres d’Arial, le message d’Hope se détacher tel un hiéroglyphe. Pas habituée, Adèle lut à voix haute pour mieux comprendre.

Bon le duo s’arrêtait maintenant d’après les écriteaux. Il ne manquait plus que comprendre où était le nord, ce qu’était que son chator et d’autres détails d’appoint. La cadette Faust jeta un coup d’œil circulaire. Les petits fessiers en costumes semblaient loin désormais. La fille se redressa donc, son cœur frappait encore sa cage thoracique avec violence mais sa respiration était plus apaisée. Elle leva un index autoritaire et pointa Friponne du doigt. La jeune fauve fut chargée de retrouver Oliver avec qui elle semblait si bien s’entendre. En disant cela, Adèle se sentit comme la dernière des imbéciles, comme si ce… cette bête ! pouvait comprendre un mot de ce qu’elle racontait. Pourtant la chatonne après s’être étirée avec paresse, commença à humer alternativement l’herbe puis le sol. Enhardie par son succès, la confectionneuse ordonna au Chovsourir de voler en hauteur pour localiser la plage. Cette opération fut aussi une réussite et Adèle eut un sourire épanouie en suivant la Lixy. Il y avait bien cette angoisse, de voir surgir un type armé d’une mitrailleuse ou encore un Migalos géant venu venger son petit mais la gamine était plutôt contente d’elle. Il récupère la Chamallot qui semblait égaré bien qu’il n’est pas l’air trop traumatisé non plus et reprirent leur route vers le cabanon qui leur avait été attribué.


[FIN]
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