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Pokemon adala community

Tu abandonnerais ce pauvre locataire démuni à son déménagement, en « empruntant » sa camionnette en plus… ? Je ne te pensais pas voleur, Josh.
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Cha-charmant… normalement c’est en mission avec Josh que je frôle la mort, pas en rentrant chez les Phyllalis.
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Je vais chuter, encore, et ça sera long, et ça sera douloureux, et t'auras pas envie d'être là. Parce que toi, tu as Aoi mais moi j'ai quoi maintenant que Maya est partie, dis-moi ?
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Ce n'est pas le parc que je souhaite anéantir...
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Mademoiselle Alézar, Pecheresse Caroline ! Où êtes-vous ?
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La triche sera permise évidemment.
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Q…. Quéééééééééééééé ?!
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Tout était tranquille. Les vagues bruissaient avec une satisfaction évidente, le sable roulait sous elles en un doux bruit graveleux. Le coin de plage était des plus désert, à l'exception des cinq Pokémon et de leur dresseur, et le vent doux, légèrement chaud, couplé aux ventres bien remplis contribuaient à la somnolence de deux d'entre eux, tandis que les quatre autres, emportés par un élan d'énergie,  avaient décidé que la résistance maritime serviraient à merveille leur envie de consolider leurs muscles, tout en s'essayant à une activité saine et ludique, à savoir le volley. A dire vrai, ce n'était pas exactement du volley, d'une part parce que le filet, objet indispensable à la bonne pratique de ce sport, n'était pas de mise cette fois-ci, et le dresseur savait pertinemment qu'il s'agissait uniquement de voir, pour ses Pokémon, qui saurait sauter le plus haut, en tenant compte de la résistance que leur opposerait l'eau, tout cela en faisant fi des règles basiques et essentielles de ce sport. En effet, coups de pieds, coups de tête, coups de queue étaient vraisemblablement permis, ce qui ajoutait au chaos occasionné par ce genre d'activités. Plus Dyö voyait des matchs de ce genre, même dans de bonnes conditions et en guise de joueurs, des athlètes compétents, plus il se disait qu'il avait bien fait de ne pas prendre part à ces « réjouissances » qui, pour la plupart, occasionnaient contusions et plaies de toutes sortes. Lui soignait ce genre de blessures, et ne les provoquaient point. Il espérait toutefois que ses protégés ne se montreraient pas trop véhéments dans leur quête de supériorité musculaire, car il savait bien que cela pourrait finir mal, et pour eux, et pour le ballon, qu'il n'avait pas envie de racheter chaque jour, quoiqu'il tint bien plus à son équipe qu'à un morceau de plastique gonflé. Par précaution, toutefois, sa trousse de secours se tenait à côté de lui, posée sur son grand manteau blanc préalablement plié dans les plus pures règles de l'art, car le soleil ne lui permettait pas de le porter, ni aucun autre habit qu'un simple short de bain.

Au fond, il avait à côté de lui un membre éminent de son équipe, Esperanza, qui, quoiqu'elle ne pût participer à ces activités estivales, du fait de son type et de sa chevelure enflammée qui, si elle s'éteignait, risquerait de lui infliger d'importants dommages physiques et/ou psychologiques. Son dresseur ne savait pas bien si ce raisonnement était juste, mais il n'était pas précisément décidé de faire une expérience là-dessus... De toute façon, il s'amusait de voir son Pokémon si tranquille, elle qui ne l'était pas vraiment au quotidien. La chaleur devait lui faire du bien pour qu'elle reste aussi calme. Le sable, naguère si soyeux et d'une sérénité profonde, semblait, sous elle, adopter son comportement habituel : la chaleur interne de la Simiabraz, sa chevelure de flammes faisaient crépiter et rougeoyer les petits grains, semblables à autant de puces à l'affût d'une proie particulièrement juteuse. Lorsqu'un coin de serviette, trop proche du sable brûlant, se mit à brûler, l'homme aux cheveux blancs jugea plus sage de s'éloigner quelque peu, afin de ne pas subir de fâcheux contre-coups d'une proximité trop fraternelle, d'autant qu'il commençait à bien aimer sa serviette, qui ne l'avait d'ailleurs pas lâché de tout l'été, lui servant tous les jours à un même usage, celui de le tenir à distance d'un sable qui, sous l'action du Soleil, pouvait devenir très chaud, à tel point que le corps humain ne pouvait décemment le supporter. A cause de cette capacité commune entre l'astre et Esperanza, il lui arrivait de renommer sa Simiabraz son "petit Soleil", surnom qu'elle ne semblait d'ailleurs pas trouver à son goût, ni apprécier à sa juste valeur, en attestait sa moue désabusée à chaque fois que son dresseur l'appelait ainsi.

Certains agités pourraient, au bout de quelques jours, trouver que rester allongé à ne rien faire tout le temps tous les jours pourrait être ennuyeux, mais il n'en était rien car, gaiement, et souvent plusieurs fois par semaines (quand ce n'était pas par jour), les nuages s'amusaient à faire tomber une pluie drue, et cela sans prévenir. Enfin, en fait de pluie, il serait plus correct de parler d'averses, car, quoiqu'elles soient impromptues et fortes, elles ne duraient jamais bien longtemps, au grand bonheur des vacanciers... Bonheur qui fondait assez vite lorsqu'ils posaient le pied sur le sable auparavant soyeux, devenu une boue collante à partir du moment où les premières centaines de gouttes s'étaient écrasées par terres, tels d'innombrables perles liquides. Oh, bien sûr, la location d'un habitat typique de l'endroit était très peu chère, et tous les prix se révélaient attractifs, mais, bien sûr, le pauvre vacancier s'étant rué comme un Tauros en furie sur ces offres alléchantes se révélaient désappointés lorsque la pluie s'en venait, et cette "petite erreur" était évidemment la cause de ces prix si bas. Toutefois, pour les éternels optimistes dans le genre de Dyö, c'était l'occasion de prendre de grands bains – de soleil ou pas –, entrecoupés seulement d'un peu d'eau pendant quelques minutes, tout en profitant de services peu chers, ce qui leur convenait assez bien tout de même. De toutes les façons, savoir profiter de tout était non seulement un grand avantage, mais une qualité quasiment nécessaire à tous ceux qui se réjouissaient de partir en vacances et, sans cet état d'esprit, cela en devenait bien trop décevant.

Ainsi donc, toute cette fine équipe allaient chaque jour sans faute sur ce coin de plage peu prisés des vacanciers, pour la simple raison qu'il se situait assez loin des habitations ce qui, en cas de pluie, était un handicap. Seulement, pour ceux qui n'étaient pas de type feu et qui, faisant preuve d'une ouverture d'esprit assez large pour parvenir à concevoir la pluie comme elle était, c'est à dire de l'eau, courir quelques secondes sous cette ondée rafraîchissante était agréable, tout en étant salutaire envers ceux que la douche n'intéressait pas beaucoup – ce qui n'était bien sûr pas le cas de notre protagoniste qui, en bon médecin soucieux de l'hygiène, reconnaissait les qualités de la douche et de la pluie, et prenait soin d'en profiter chaque jour. Cependant, alors que tout était calme, il se produisit un son étrange, que le médecin n'avait pas beaucoup entendu : celui d'un ballon éclaté sous une forte pression – en l’occurrence celle occasionnée par la puissante jambe de Prude, la Charmina, et du poing destructeur de Temper, le Lucario qui, pour une fois, avait laissé tomber son masque et son statut de chef, et avait décidé de jouer comme ses coéquipiers, dans le même état d'esprit, qui se révéla, comme on vient de le voir, fatal pour la balle. Ce fut contrits et penauds que les quatre Pokémon s'en revinrent vers leur dresseur, alors que quelques gouttes commençaient à tomber, doucement. Avant toutes choses, le dresseur fit revenir son Simiabraz dans sa PokéBall, puis se tourna vers les sportifs déchus. "Ah, bravo, fit-il en souriant, sans une once d'aigreur ou de reproche dans la voix." Puis, il commença à ramasser ses affaires, pour ne point laisser la pluie, qui commençait tout juste à arriver, les tremper.


Dernière édition par Dyöbawol Edhrakor le Ven 8 Aoû - 20:39, édité 1 fois
Ayako Shiroi
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Ayako Shiroi
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Dans la pénombre, j’avançais doucement, me hissant avec aisance dans un conduit d’aération. Il fallait absolument que je trouve la sortie avant que l’on ne mette la main sur moi. Rin me guidait facilement puisqu’elle pouvait trouver une issue en traversant simplement les murs ; Malheureusement pour moi, ce n’était pas mon cas. Et impossible de me transmettre son don quelques secondes.  Je devais juste me dépêcher et partir le plus loin possible d’ici. L’alarme raisonnait partout, ce qui ajoutait un stresse supplémentaire : de quoi faire monter davantage l’adrénaline. J’avais joué avec le feu et j’assumais totalement. Voilà que j’entendais à présent des bruits de pas non loin de là. Ils étaient proche, beaucoup plus que je ne le pensais. Je m’arrêtais un instant, de crainte que l’on perçoive mes mouvements. Rin revenait entre temps, m’indiquant la marche à suivre en déclarant qu’au-dessus, je pourrais fuir. Levant la tête, je forçais sur mon regard pour me rendre compte que ce n’était que de la taule. Très bien… Je faisais appel à Tsura, ma Mysdibule pour qu’elle puisse ouvrir une échappatoire à l’aide de sa puissante mâchoire.

« Allez, donne-moi un grand coup de gueule là-dedans que je puisse respirer ! »

Ma partenaire ne se faisait pas prier et se jetait sur la paroi qui cédait directement, dans un brouhaha infernal. Ma position était découverte, tout ce jouait à la seconde près : je rappelais mon amie et Ri n dans leur Pokeball respective et envoyait presque aussitôt Kumo à la rescousse. Les gardes tentaient déjà de m’attraper, effleurant ma jambe. Mais il était trop tard, mon Nostenfer me portait dans les airs pour m’éloigner le plus possible d’ici. Accrocher à son dos, je soupirais, mécontente. Cette mission avait été un véritable échec et mon client ne serait pas content du tout de cet insuccès. Le contrat serait non seulement rompu mais je n’allais pas recevoir ma récompense. Et pour couronner cela, Sanji était blessé…

« L’individu est une femme, la vingtaine avec de longs cheveux. Quadrillez le secteur. » Déclarait un homme en train de m’observer  m‘envoler.

A peine arrivée sur l’île Cobaba, j’étais déjà fichée. Pourquoi avoir accepté cette tâche, d’autant qu’il s’agissait d’une île paradisiaque où de nombreux touristes passaient leur vacances à l’heure actuelle. Je n’appréciais guère cette ambiance mais je savais que je pouvais toujours l’attirer à mon avantage. Ces mouvements de foule attiraient trop l’attention et je ne pouvais opérer les choses correctement, selon mes désirs. Impossible pour moi de me rendre au centre Pokemon avec cette nouvelle alerte. La radio et la télévision ne cessaient de parler de cette tentative de cambriolage. Au moindre doute, la population avait pour consigne d’avertir. J’allais devoir rester discrète pendant plusieurs jours, à mon plus grand regret. J’avançais dans les rues le plus naturellement possible et de façon décontractée. J’avais qu’une idée en tête : trouver un soigneur pour mon Absol. Vêtue d’un maillot de bain et d’un paréo, j’arpentais les couloirs de touriste afin de me fondre dans la masse. Et pourtant, j’analysais la moindre chose. La chaleur du soleil assommait et les divers nuages se présentant à travers ses rayons n’étaient pas de refus. San savoir pourquoi exactement, je prenais la direction des côtes.

« Vous ! »

Je faisais volte-face, reconnaissant immédiatement la personne qui m’interpelait. En uniforme, il n’y avait pas de doute possible. Sans même chercher à savoir si on m’avait reconnu ou non, je filais directement sans perdre un instant. Je courais sans m’arrêter, ni même me retourner pour essayer encore de me fondre dans cette masse, zigzagant entre les personnes. Des gouttes d’eau commençaient à tomber sur ma peau à divers endroit, m’alarmant sur le fait que nous allions avoir le droit à une pluie tropicale typique de l’île. Cela ne durait que quelques minutes généralement mais c’était de grande trombe d’eau. Je ne me stoppais pas pour autant, croisant alors diverse personne jusqu’à ce qu’un m’interpelé. Ses longs cheveux blancs me forçaient à le regarder plus que les autres, de dos. Et je ciblais directement cette trousse de secours. Ni une ni deux, je le dépassais légèrement, tournant ma tête dans sa direction pour croiser son regard. Je ne lui laissais pas une seconde et lui saisissait le bras, le poussant avec force contre cet abri en bamboo. Et je ne lui laissais pas le choix : j’enfuyais mon visage contre le sien, mes lèvres allant directement à son encontre. Surpris ou non, je ne guettais pas sa réaction mais jetais en même temps un coup d’œil à mes poursuivants qui passaient juste derrière nous sans même s’arrêter. J’avais réussi un coup de maitre… Je stoppais ainsi la comédie à laquelle j’étais en train de jouer et posais directement mes directives.

« Je suis désolée d’être venue ainsi à vous, mais vous venez de me sauver la vie. Pourriez-vous faire de même pour mon ami ? »

Mes yeux croisaient les siens et j’essayais de prendre une mine terrorisée pour qu’il accepte de venir au secours d’une demoiselle en détresse. Pitoyable.
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Il commençait, évidemment, à prendre l'habitude de ces fuites forcées et répétitives vers le bungalow loué, seul refuge contre les incontinences célestes toutes aussi rébarbatives et redondantes, intrinsèquement, puisque l'une était liée à l'autre inextricablement. Ce qui était inhabituel, cependant, étaient les rencontres inopinées que l'on pouvait faire durant ce genre d'évènements, car, justement, l'évènement en question attirait les gens non pas sur une plage imbibée jusqu'à la lie, mais plutôt dans leurs habitations respectives, devant un bon feu ou un livre tout aussi excellent. D'ailleurs, notre protagoniste comptait bien en faire autant, rejoindre un endroit fermé, plus accueillant et nettement plus salvateur pour les bronches. Il marchait à grands pas, à défaut de courir, afin d'atteindre au plus vite son abri, qui devenait de plus en plus indispensable à mesure que le nombre de gouttes par seconde commençait à s'accroître de façon exponentielle. Ce fut à ce moment qu'eut lieu un formidable tintamarre, composé de hurlement divers, d'ordres donnés sur un ton qui n'admettait pas de réplique, tout en agressant les oreilles de façon injustifiée, du moins pour un auditeur extérieur, des bruits de pas martelant le sol, indiquant par là qu'un grand nombre d'individus se ruait sur ce morceau de paradis qui allait se retrouver, en quelques secondes, ravagé par les eaux. Dyö regarda dans la direction des cris, vit une bonne dizaine de policiers arpenter la plage avec tout le bruit qu'ils pouvaient générer. Ils cherchaient quelqu'un, évidemment, sûrement un voleur ou quelque chose dans le genre, mais le médecin n'était pas homme à se soucier de ce genre de choses, et il préféra détourner la tête, avant d'apercevoir, très brièvement, une sorte d'ombre. Puis, durant une seconde, il y eut devant lui un visage totalement inconnu, quoique celui d'une femme. Il ne la vit que fugitivement durant cette seconde, mais eut l'occasion de détailler sa physionomie de plus près lorsque, violemment, elle saisit son bras et plaqua dans un premier temps son dos contre une cabane de bambou, puis, dans un deuxième, ses lèvres contre les siennes, dans une attitude qui ne laissait pas la place aux sous-entendus.

Tout cela s'était passé en quelques secondes à peine, rien n'avait pu le préparer à une telle attaque, et il arrivait à peine à concevoir ce qu'il s'était passé. Il sentait les douces lèvres de l'inconnue contre les siennes, sentait une chaleur de feu se répandre dans tout son corps, il se savait rougir de la plus belle des façons, mais ne s'en souciait positivement pas. Heureusement que Jude n'avait pas voulu sortir de son habitacle rouge et blanc, car le dresseur savait pertinemment qu'il aurait cru à une attaque de la part de l'inconnue, et aurait certainement cherché à l'évincer, avec plus ou moins de violence. Les martèlements continuaient, et plusieurs agents de l'ordre les dépassèrent, sans même faire attention à eux, sauf un peut-être, mais qui ne dû point avoir envie de déranger deux amoureux en train de se bécoter, quoique ce besoin d'unir leurs lèvres sous ces gouttes de plus en plus nombreuses lui parut vraisemblablement étrange, voire suspect. Cependant, il décida de ne pas s'en mêler et repartit à la chasse au fugitif avec ses collègues, ce qui eut le don, d'une part, de soulager le dresseur qui n'avait aucune envie de connaitre des démêlés avec la justice et, d'autre part, de décoller la jeune femme de sa bouche, car, quoique la sensation fut plutôt agréable, il trouvait vraiment très gênant d'embrasser une complète inconnue – qui, d'ailleurs, se servait de cette mascarade pour semer ses poursuivants. Elle se tourna ensuite vers lui, et ses cheveux, étonnamment verts, assez longs, suivirent le mouvement, et il eut tout le loisir de l'observer. La première constatation qu'il fit fut qu'elle était belle, très belle, d'une beauté délicate et rude à la fois, d'une beauté qui ne pouvait laisser personne indifférent, quels que soient les sentiments d'un quidam à son égard. Elle avait des traits fins, des yeux légèrement vairons qui, tels un océan ravageur, semblait pouvoir emporter tous les cœurs échoués sur les rivages de l'amour. Qui pouvait-elle être ?

Il n'eut point le loisir de s'attarder sur ce genre de question car la jeune femme, qui devait avoir à peu près le même âge que lui, parla d'une voix rapide, qui, si elle exprimait une question, laissait sous-entendre très clairement un ordre. Le médecin choisit de ne pas s'en offusquer le moins du monde, légèrement sonné par l'aventure qui venait de lui arriver. "Hé bien... Je... Je suis ravi d'avoir pu vous venir en... aide, et d'avoir contribué à la sauvegarde de votre séjour en ce monde." Il y eut un instant de flottement, durant lequel il chercha ses mots. La couleur pivoine teintait toujours ses joues."Je pense qu'avec toute cette pluie, - et il jeta un regard en biais vers les policiers alentours, qui s'éparpillaient maintenant – il serait plus... sécurisant de venir chez moi, afin que nous puissions éviter d'être totalement trempés. Enfin, je pourrai beaucoup mieux résoudre les problèmes de votre ami." Il n'avait pas réellement réfléchi, en disant cela, le simple fait d'entendre une prière de soin l'empêchait de refuser quoi que ce soit, aussi, il avait préféré faire au mieux, et aider cette femme. De fait la véritable pluie commençait, et de grosses gouttes froides assaillaient les yeux et la peau, la visibilité s'en trouvait largement réduite, ce qui n'arrangeait pas le médecin, puisque retrouver son bungalow sous cette ondée serait bien difficile, quoiqu'il connût le chemin par cœur. Réellement, il aimait la pluie. Toute cette eau tombant sur son corps, sur son visage, en un délicieux rafraîchissement le ravissait, et il aurait été heureux de continuer à la recevoir sur sa peau, à faire durer ce moment jusqu'à ce que le Soleil revienne et chasse les dernières gouttes, si seulement l'urgence ne le tenaillait pas. A part quelques cris des gendarmes, le silence était de mise. Les quatre membres de son équipe regardaient la nouvelle venue avec un intérêt certain. "Dyö. Il faut que tu saches que cette femme essaie de t'embobiner, peut-être est-ce simplement pour que tu soignes son Pokémon, puisqu'elle t'a fiché comme médecin en voyant ta trousse de secours... J'espère juste que cela n'ira pas trop loin." Ainsi avait parlé Prude, qui, toujours, essayait d'inciter son dresseur à la prudence, en n'allant pas s'acoquiner avec n'importe quelle personne et qui, visiblement, n'avait pas apprécié le comportement et la présence de l'invitée du jour. Et Dyö ne répondit pas.

Cependant, ils arrivèrent tout de même dans l'habitation, et à l'instant où le plus gros de la pluie commençait à tomber. Comprenant qu'il n'y aurait jamais assez de place pour tout ce petit monde, le médecin fit rentrer son Mackogneur et son Tartard, qui semblait être enchanté par toute cette pluie. Il y eut un silence tendu, durant lequel Dyö commença par monter le chauffage, sortit une théière, et y fit bouillir de l'eau, puis posa trois serviettes soigneusement pliées sur un des lits de l'habitacle tandis qu'il s'enveloppait dans une quatrième et que ses compagnons en faisaient autant, quoiqu'ils restèrent à l'écart, près de la porte. "Bien et, maintenant, si vous me montriez votre ami ? Je ne possède pas tout le matériel que je peux utiliser dans un hôpital, mais si les blessures ne sont pas trop conséquentes." Pour toute réponse, la jeune femme fit sortir son "ami" de sa PokéBall : il s'agissait d'un Absol, mais en assez mauvais état, quoique les blessures qu'il avait reçu ne semblaient pas, à première vue, très profondes ; de plus, elles étaient fraîches, elles devaient être dûes, directement ou non, à la poursuite de tout à l'heure. Ce qui l'inquiétait plus était le fait que le Pokémon semblait être forcé à lever une de ses pattes arrières, dont le blanc s'ornait de pourpre ; du sang gouttait lentement. Il n'en fallait pas plus au dresseur pour se mettre au travail. Mais pas avant d'avoir retiré la théière et d'avoir plongé un sachet de thé dans l'eau bouillante.

Malgré les protestations du Pokémon, il réussit à le coucher sur un deuxième lit, grâce à son Mackogneur, qu'il fit venir spécialement pour l'occasion, qui envoya le Pokémon au pays des rêves à l'aide d'un bon coup du tranchant de la main derrière la nuque. S'armant de gants, il commença par examiner la plaie qui, au niveau du mollet, laissait passer du sang, dans laquelle était fiché un petit morceau de quelque chose que le médecin n'arriva pas à définir dans un premier temps. Prenant une petite pince, avec mille précautions, car la plaie était de la même dimension que l'objet qui était fiché dedans. Heureusement, ce dernier ne s'était pas enfoncé profondément, et il fut vite retiré. Dyö mit rapidement une compresse sur la blessure, qui, privée de son "bouchon" laissait passer le sang contenu, souillant les draps, et l'attacha fermement grâce à une bande de gaz. Enfin, il termina l'opération en attachant une attelle à la patte blessée et, quoiqu'elle ne fut pas vraiment adaptée à une patte d'Absol, elle saurait convenir pour le moment. Pour les autres plaies, qui ressemblaient bien plus à des égratignures qu'à de véritables coupures, un peu de désinfectant, couplé à un bandage eu largement raison de ces légères blessures. Enfin, il jeta ses gants, referma sa trousse, prit cinq chopes, les remplit de thé, en offrit une à son Lucario, à sa Charmina, en posa une sur sa table basse, devant la jeune femme aux cheveux verts, versa une poudre blanche dans la quatrième, qu'il mit également devant son invitée et en prit la cinquième pour lui-même, puis se mit en tailleur sur un pouf qui faisait office de chaise, tout en en laissant un à la fugitive. "La deuxième chope que je vous ai donnée est à faire boire  à votre Absol. La poudre est censée le revitaliser." Il but une gorgée de son thé. "Votre Pokémon est maintenant hors de danger, si tant est qu'il y en eût, ce dont je doute fortement. Maintenant, ne pourriez-vous me dire ce qu'il vous est arrivé ?"
Ayako Shiroi
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Ayako Shiroi
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Jouer la comédie, je savais le faire de façon assez convaincante. C’était une compétence fortement utile, surtout à cause des positions délicates dans lesquelles je me mettais constamment. Il faillait user de cet art habilement car il était très dur de manipuler les personnes comme on le désirait. Chez moi, c’était plutôt un don, car, aussi petite que je me souvenais, la ruse prédominait ma pensée. Et mon entourage avait été les premiers à en faire les frais… C’est donc tout aussi naturellement que je prenais ma mine la plus dépitée possible face à cet inconnu pour qu’il accepte beaucoup plus facilement de m’aider. Sur ce coup, je me disais que j’avais une chance incroyable d’être tombé sur lui par hasard et surtout de voir ce qu’il possédait. Qui d’autre pourrait se balader avec une trousse de secours à part un médecin ? Un hypocondriaque, très certainement mais j’en doutais un peu vu son attitude. Car oui, je l’observais et l’analysais dans les moindres détails. Je pouvais ainsi distinguer la rougeur sur ses joues qui me confirmait qu’il n’était pas indifférent à ce qu’il venait de se produire. Peut-être pourrais-je en tirer profit… ? Mais pas pour le moment puisque Absol était ma priorité. Je priais dans mon esprit pour qu’il accepte ma requête. Je buvais alors ses premières paroles hésitantes, le regardant avec insistance tout en essayant de lui faire communiquer cette détresse. Il prétextait la pluie pour que je vienne chez lui et je me retenais large sourire. La pluie se contentait de répondre à ma place et d’accentuer le moment de départ.

« Je vous suis… »

Je jetais un coup d’œil aux alentours, juste par précaution. Les policiers, ou autres hommes censés faire régner l’ordre, étaient loin à présent. Je les entendais juste beugler au loin avant que la pluie ne devienne la maitresse du silence. Je ne disais pas un mot et faisais de mon mieux pour suivre mon sauveteur. Je me sentais même épiée et je réalisais bien vite qu’il s’agissait des quatre compagnons du jeune homme à la chevelure blanche. Je ne m’attardais pas sur eux, préférant ne pas les inquiéter. Les Pokemon étaient beaucoup plus sur leur garde et je me devais de redoubler d’effort. Nous étions finalement arrivés à destination. Ce bungalow avait une atmosphère particulière et apaisante. Je m’y sentais vraiment bien malgré le fait que je sois totalement trempée. Mes yeux se posaient un peu partout pendant que l’inconnu se déplaçait un peu partout, préparant des choses à droite et à gauche. C’était le seul à combler ce silence par le biais de ses mouvements. Je n’attendais pas une seconde de plus pour m’enrouler à mon tour dans cette serviette, histoire de me sécher rapidement pour ne pas attraper froid bien que grelotais un peu en dessous. Mon hôte me proposait de sortir mon ami pour qu’il puisse l’ausculter. Plus de doute possible : c’était un médecin. Dans le silence des plus complets, je me saisissais de ma Pokeball et sortais mon Absol mal en point, le regard empli d’espoir. La suite se passait assez rapidement et je laissais l’expert agir dans une confiance absolue. Le temps était aux explications à présent et je n’avais pas tellement le choix. Je soupirais alors en attrapant la tasse qui m’était destinée, profitant quelques secondes pour me réchauffer les mains avant de le siroter.

« Avant toute chose, je tiens à vous remercier. Sans vous, j’étais perdue. Ensuite, je voudrais m’excuser encore une fois pour tout à l’heure. C’est la première chose qui m’est venue à l’esprit. Les interactions amoureuses mettent mal à l’aise les personnes. »

N’en fait quand même pas trop Ayako… Je portais de nouveau la tasse sur mes lèvres entre-ouvertes, ne quittant pas un seul instant le regard de l’homme. A croire que l’on se scrutait mutuellement. Je feignais alors le fait que cela me mette mal à l’aise en détournant subtilement le regard. Je pianotais ensuite délicatement sur cette tasse chaude afin de le faire languir un peu. Malheureusement pour lui, je ne comptais pas lui dévoiler comme ça mes petits secrets. Certes, je lui devais une fière chandelle et j’en avais réellement conscience mais il devait aussi comprendre que je ne pouvais pas lui accorder comme ça ma confiance. Je m’attardais finalement sur mon compagnon et me levais pour aller dans sa direction et lui donner le brevage que le médecin avait préparé. La bête soufflait légèrement car je le forçais à le boire. Une fois que c’était fait, je le rappelais dans sa Pokeball. Je tournais le dos à mon interlocuteur et fixais mes pieds, mes cheveux étaient encore humides et tombaient en cascade de chaque côté de mon visage. Je posais ma main droite sur le mur.

« Je ne peux rien vous dire. Sinon, vous allez me dénoncer… » Je faisais alors soudainement volte-face, les yeux légèrement humide. Bravo Ayako, tu y es presque ! « Comment pourrais-je avoir confiance en vous… ? » Le silence plannait quelques secondes. « Je dois m’en aller à présent. »

Je n’avais aucune idée du temps qu’il faisait dehors, je n’y avais pas prêté attention. Je ne savais même pas si les flics rodaient aux alentours mais je m’empressais de réunir mes affaires. Mais malgré tout, j'avais des dettes.

« Commet puis-je vous remercier ? »
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