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Cauchemar en noir
Cauchemar en noir. || Percy Yade 828022tumblrmsm4gsP5pB1sgl0lqo11280
« C'est pas ma faute si j'ai le sommeil agité ! »


J'avais juste très trèèèès mal dormi. J'avais été malade toute la nuit. Ortie avait été incapable de m'aider, et ma nuit avait été dispersée entre toux, fièvre, douleurs. C'était comme si le monde était centré sur ce noyau dur qui rendait mon corps malade. Je m'étais finalement levée ; j'étais sensée avoir cours ce matin. J'avais dégringolé mon lit - la bulbizarre m'avait rattrapée avant que je ne heurte le sol - et les draps trempés de sueur s'étaient enroulés de leur plein gré dans mes jambes, alors que je rampais presque au sol. Bon, finalement, je n'allais pas sortir. Je m'étais renfoncée dans le coin douillet - ou presque - que j'avais créé dans mon matelas, et finalement, le sommeil me prit - et les cauchemars avec.

Quand je me réveillais, je ne me souvenais que d'une chose : orage et noir. Des ténèbres fuligineuses, ombres glissantes, rampantes, aussi folles et tordues que des bossues, aussi dangereuses que le plus insidieux des poisons. La pluie, le froid, cette brume mordante, aussi coupante que des crocs. Alors, quand j'avais ouvert les yeux, ça avait été un soulagement. Je n'avais plus mal au ventre, au moins, et la fièvre, bien que encore présente, se faisait moins sentir. Je devais aller voir le professeur Yade. J'avais cours avec lui, ce matin - enfin, pour encore quarante minutes. J'allais me laver, et l'eau chaude me fit du bien. Hélas, je n'avais pas l'air spécialement en forme : des cernes noires ornaient mes yeux d'un vert délavé par le manque de sommeil. J'avais d'ailleurs le regard brillant d'encore un peu de fièvre, mais peu importait. Il fallait au moins que j'aille m'excuser, non ? Ortie m'aida à m'habiller, et ce ne fut pas une mince affaire. Pull de laine bleue foncée, jupe, collants à rayures, bottines de cuir, écharpe et veste à fausse fourrure, voilà mon accoutrement. Pas très à la mode, mais au moins je n'aurais pas plus froid. Et puis, après être passée voir monsieur Yade, j'irais voir l'infirmière pour qu'elle me donne quelques médicaments.

Mes pieds mit dehors, j'eus l'impression que j'allais mourir. Le vent prenait un malin plaisir à tenter de m'arracher le nez - si, si ! - et finalement, c'est alors que la sonnerie venait de retentir que j'arrivais dans le couloir. Adossée au mur de la classe, je laissais les élèves partir. Bien cachée sous ma capuche, on ne voyait de moi que le bout de mon nez rouge. Finalement, quand le peu de bruit se fut éteint, je fis descendre ma capuche. J'essuyais du dos de la main mon front couvert de sueur, et une quinte de toux me prit, qui me déchira la gorge. C'était comme si je me déchirais de l'intérieur ; ma gorge était à vif, douloureuse. Je déglutit, essayant de faire passer le goût désagréable et métallique. J'approchais de la classe, et me glissais dedans, comme une ombre. J'avais peur qu'on ne me réprimande. Je toussotais, cette fois volontairement, pour faire connaître ma présence. Puis, je déclarais d'une voix monocorde, ne laissant aucun souffle d'air se reprendre dans mes poumons :

Je suis navrée de ne pas être venue ce matin, professeur ! Je tenais vraiment à venir, j'aime beaucoup vos cours, mais j'ai eu une nuit agitée. Pour tout vous dire, je suis malade, et ma fièvre a entraîné des cauchemars. D'affreux cauchemars. J'ai eu du mal à me lever, mais je tenais à venir m'excuser pour mon absence. Je ne veux pas que vous croyiez que j'ai séché par volonté. Je ne ferais pas ça et je ...

J'avais déclaré tout ça d'une traite, sans respirer, et une nouvelle quinte de toux me plia en deux. J'inspirais, reprenant de l'air, le souffle court. Je m'appuyais sur mes mains, sur mes genoux ; la tête me tournais. J'avais d'ailleurs une migraine incroyable, et je sentais une chaleur malsaine qui émanait de moi - la fièvre, sans doute. La quinte de toux avait laissé des larmes dans mes yeux, et je continuais, d'une voix faible :

Je suis vraiment désolée, Professeur Yade.

Il était le dernier professeur dont j'avais envie qu'il ne pense de mauvaises choses sur moi. Je me redressais, frissonnais. Ce mélange de chaleur et de froid était malsain ; j'avais chaud et froid, je sentais des gouttes de sueur couler dans mon dos. Je savais que Ortie devrait sûrement m'aider pour rentrer, je me sentais faible. Mais je pris mon courage à deux mains, j'étais venue pour ça, non ? Et que l'idée que le professeur Yade puisse me juger, cette idée qui me mettait mal à l'aise, qui me gênait, qui me donnait de nouveau mal au ventre, je la repoussais, cette idée.

Je suis venue pour m'excuser, mais aussi pour savoir de quoi vous aviez parlé ? Enfin, peut-être pourrais-je en parler avec mes camarades plutôt que de vous ennuyer.

Je pouvais être une vraie fleur carnivore, mais allez savoir, parfois, je savais être douce. Peut-être que c'était la maladie ou la fièvre, qui me rendaient gentille dans mon délire ? Allez savoir. En attendant, je ne désirais pas embêter ce pauvre professeur Yade ; si il montrait des signes d'ennui ou d'impatience, je m'en irais.

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