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Pokemon adala community

« J’ai juste envie de profiter de cette soirée, et de ce nouveau début de vie… Même si je sais que je ne suis pas encore au bout de mes surprises. »
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« Cette mission est déjà un calvaire, alors stp essaie de pas la rendre encore pire, ça m’arrangerait. »
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« Je ne suis pas sûr qu’il soit l’heure de distribuer de l’eau bénite, nous savons déjà tous que vous êtes un ange Ranya, mais je suis touché de votre bénédiction. »
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« Je me déteste. Je me déteste de toutes mes forces. »
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« C'est un fantôme que tu enlaces, Faulkner. »
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Le soleil tape. Les gens hurlent. Il en a marre. Ce n’est pas un tournoi. C’est un poisson d’avril.
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« Il est beau... Tu en as de la chance... »
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Chypre Hamilton
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Région d'origine : Sinnoh
Âge : 13 ans
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Sinnoh
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Sinnoh
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Chypre Hamilton
est un Scientifique Chercheur Pokemon
Le paysage avait quelque chose de grandiose. Peut-être le fait que cela faisait plusieurs jours que je me complaisais à le contempler derrière les immondes baies vitrées de l’académie que j’avais finie par haïr ? Peut-être était-ce l’obscurité naissante qui s’approchait, crachotant quelques éclats ambrés à l’horizon ? L’air fin et délicat qui hérissait ma peau laiteuse ? J’avais les yeux bien ouverts, je me gorgeais de la beauté irisée des arbres étincelants et celle plus douce de l’herbe tendre. Tout été encore empreint de cette atmosphère d’abondance propre à la chaude saison. Je ne regrettais pas d’avoir passé le seuil de l’académie à la vue de ce spectacle. Mon esprit était embrumé, comme si les parfums de fruits et d’humus avaient eu raison de sa froide logique. Je me laissais bercer. Ces lieux me rendaient une part de moi-même. La plus souveraine et authentique que je me connaissais. Ici, tout m’appartenait. Même le froid qui glaçait mes sens et ranimer de primaires pulsions. La main gelée du vent m’irritait autant qu’elle me caressait. Question de perceptions sans doute.

J’étais venue ici sous une impulsion hasardeuse. Me glissant entre les esprits fades qui peuplaient la bâtisse pour mieux apprécier le charme d’un crépuscule. J’étais à la fois lointaine, comme emportée par le flot d’émotions suaves et nuageuses que m’inspiraient le fait d’être ici et en même temps, rendu intense et vivante comme seul des sensations physiques de la nature peuvent vous rendre. La porte à double-battant passée, je m’étais dirigée d’un pas aussi sur qu’il était inconscient près de la forêt. Observant d’un œil absent les alentours, je m’attardais sur la corole des plus belles fleurs. Puis, je m’étais arrêtée. Il n’y avait pas eu de signal, ni de raisons, mais mes pieds avaient cessé de me porter en avant. Devant l’orée de la forêt, rien ne semblait plus propice que cet endroit. Elle était comme un lien ténu entre la vaste étendue d’écorce et de mystères et la cour goudronnée qui s’étalait un peu partout autour de l’académie. La respiration régulière de Belzébuth suivit d’un couinement de sa part me tira de ma contemplation. Le héricendre geignait, accroché à mes baskets, il semblait chétif et faiblard. Tout chez lui transpirait cette éternelle crainte du monde. J’avais espéré qu’il se découvrirait un tempérament audacieux et téméraire au contact de la nature, mais j’avais tort. Lasse, je le prenais dans mes bras. Savourant son corps tiède pressé contre ma poitrine, quand la brise ne cessait de croître.

Je devinais le contour du stadium. Moi qui n’avais jamais été attiré par le sport. J’avais beau avoir passé la majorité de ma jeunesse perchée dans les arbres ou à courir les Papillusions, le cadre scolaire m’avait toujours rebuté. Près de ces gens armés de sifflets, courir perdait tout son sens. Il y avait des numéros et des données partout, comme si la notion d’échec devait se traduire par en valeur chiffrée. Même si mon attention était rarement portée sur les autres élèves, j’avais bien compris que lorsque les filles du dortoir Mentali avaient droit à un buffet rempli en permanence. Celles du Pyroli étaient réveillées aux aurores pour un entraînement sportif qui mettait à mal les nerfs de la plupart. Sourire. Qu’ils s’excitent entre eux et qu’ils restent loin de moi… Plus loin, il y avait les serres dans lesquelles s’était déroulé mon premier cours de botanique. J’avais encore du mal à admettre la maladresse et l’inconscience de notre référente. Je préférais de loin envisager ces défauts comme des qualités, le climat de terreur qu’imposait involontairement Miss Potts avait tendance à inciter les élèves au calme et à la modération. Plus ses cours seraient paisibles, plus je m’estimerais satisfaite. Quitte à ce qu’il en ressorte quelques mutilés, après tout la théorie de l’exemple avait fait ses preuves à travers l’histoire.

Je prenais l’initiative de m’étaler dans l’herbe, sous les plaintes de l’Héricendre qui tentait en vain de quitter mes bras. Je le laissais faire. Je le savais trop craintif pour s’éloigner à plus de quelques mètres. Le contact de l’herbe grasse et moelleuse était savoureux. Je m’en délectais en songeant à l’imbécile dont la vie devait se résumer à arroser  ces jardins. Quelle vie insipide que la sienne. J’aurais trouvé révoltant de tenir une place aussi peu considérée dans le monde. Je ne rêvais ni de grandeur, ni de splendeur, mais j’aspirais au respect et à la reconnaissance intellectuelle. Dans les versants d’une montagne occupée à déchiffrer la faune et la flore en recluse accomplie, c’était mon but ultime. Ils étaient peu à mon comprendre, sans doute leur étroitesse d’esprit naturel. Que pourrais-je dire à tous ces infirmes aveugles et sourds de la fascinante complexité de la nature ? Rien. Rien du tout. Je préférais les mépriser de loin, sourire devant leurs histoires niaises et insuffler chez quelques poètes le trouble et le doute. Je songeais à ce cours de biologie où j’avais choisi le type spectre comme modèle. Dans mes robes flottantes, les sentiments hautains que je n’exprimais pas verbalement mais qui se lisaient aisément sur mon visage.  N’étais-je pas moi-même l’un de ces fantômes ? Je ne parlais que lors des cours, ne prenant la parole que si l’on m’y invitait. Je rechignais à entamer une conversation au point d’être venimeuse si j’y étais acculée. Trop peur de cette superficialité qu’ils suintaient tous. Je n’aimais pas l’ordinaire, trouver grâce à mes yeux c’était d’abord montrer qu’on se différait des foules ternes et maussades. Prouver qu’on n’était pas un énième rouage de la machine bien huilée.

Belzébuth bondit. Un crie aigu jaillit de sa minuscule bouche. Son aspect chétif ne l’empêchait pas d’être brutalement devenu une boule d’énergie, un poids, une masse, qui vint s’écraser contre mes côtes. Un instant, je me pliais en deux, surprise et endolorie mais je me ressaisissais rapidement. Brandissant le hérisson face à moi à bout de bras, je le dévisageais. De cette façon si animale, qu’on les bêtes de se regarder entre elles. Qu’espérait-il le gamin ? Me prendre à revers ? Avait-il seulement l’espoir d’avoir le dessus ? Je sentais dans ses prunelles incertaines et malicieuses que c’était autre chose. De la joie, un bonheur éphémère qu’il ne manifestait que dans un cas bien précis. Quelqu’un. Quelqu’un arrivait et Belzébuth en bon petit caninos qu’il n’était pas avait décidé de me faire partager son enthousiasme.





perso' le plus studieux

Ikiala Rosenbach
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Région d'origine : Kanto
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Ikiala Rosenbach
est un Topdresseur Spé. Type
Voila, les premiers cours étaient passé, finalement assez vite et jusqu'à présent Ikiala n'avait pas eu à se plaindre, elle avait appris énormément de chose en très peu de temps. Même le cours de botanique qui représentait sa pire hantise (après le cours de cuisine bien sûr) avait été agréable, et le fait qu'elle ait failli s'y faire embrocher par le couteau de Madame Potts n'était maintenant plus qu'un lointain souvenir.
Ikiala avait donc décidé de s'accorder un moment de temps libre entre ses révisions et avait profité du beau temps pour sortir en dehors de l'académie. Elle était donc maintenant là où avait eu lieu la pré-rentrée, évènement qu'elle avait à moitié vécu étant donné le fait qu'elle somnolé pendant la plus grande partie du discours et qu'elle avait terminée sa journée à dormir avec Draki sous un arbre. L'endroit était maintenant quasi vide, sil n'y avait que quelques élèves par ci par là qui profitaient de l'endroit pour s'entrainer avec leur pokemons, réviser ou simplement se détendre. Ikiala elle décida de laisser Draki sortir de sa pokeball et d'entreprendre un petit tour de l'académie, chose qu'elle avait déjà faites mais trop rapidement pour réellement voir beaucoup de choses et bien se repérer.
Le minidraco une fois en dehors de sa pokeball exprima sa gratitude envers sa dresseuse léchouillant le visage. Il vint ensuite une idée à la jeune fille pour rendre la balade un peu plus amusante, depuis qu'elle était à l'académie elle avait passé beaucoup de temps à s'entrainer à tenir en équilibre sur la tête de Draki et elle commençait à y arriver sans aucune difficulté. La jeune dresseuse pensa donc judicieux de passer à l'étape supérieur, c'est à dire tenir en équilibre pendant que Draki avance.
Ikiala entreprit donc de monter sur la tête de son minidraco et essaya de tenir en équilibre dessus pendant que celui-ci commençait à se diriger vers la serre où avait eu lieu le cours de botanique. Les premières secondes se passèrent étonnement bien, Ikiala arrivait parfaitement à tenir, jusqu'à ce que Draki décide de passer à un rythme de déplacement plus normal, ayant volontairement commencé à se mouvoir lentement pour qu'Ikiala s'habitue. Malheureusement après que le minidraco ait un peu accéléré Ikiala bascula en arrière et s'étala de tout son long sur le sol après avoir roulé sur son pokemon. La petite ne se découragea pas pour autant, et après s'être excusée auprès de son pokemon elle recommença la manœuvre. Leur petit manège continua pendant une quinzaine de minutes, Ikiala tombant de moins en moins souvent et finalement elle réussit à établir une position plus ou moins stable, ayant encore besoin de s'équilibrer avec ses bras mais réussissant à tenir beaucoup plus longtemps sur la tête de Draki.

Durant ce long laps de temps Ikiala et Draki avaient un peu perdu leur direction d'origine et étaient maintenant assez proche la serre pour la voir, mais clairement pas dans la direction qui leur permettraient de l'atteindre. Les deux compagnons furent cependant alerté par un petit cri provenant d'un endroit assez proche d'eux, en se dirigeant vers l'origine du cri ils purent apercevoir une jeune fille allongée sur le sol, regardant le héricendre qu'elle tenait suspendu au dessus d'elle et qui était surement à l'origine du cri qu'ils avaient entendu.
Ikiala fixa un petit moment la jeune fille, elle l'avait déjà vu en cours mais elle ne l'avait jamais vu parler à quelqu'un, et c'était la première fois qu'elle voyait son pokemon. Elle décida cependant de briser le long silence qui avait fini par s'installer, s'asseyant sur la tête de Draki.

"Bonjour, qu'est-ce qui se passe ? Ton pokemon a un problème ?"
La jeune dresseuse regarda le héricendre, un peu inquiète, il semblait un peu chétif et poussait des petits cris en regardant parfois le duo. Ikiala eu pour seul réflexe de lui adresser un sourire rassurant.
"Ne t'inquiète pas, nous ne sommes pas un danger, désolée de t'avoir fait peur."
Anonymous
pokemon
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est un Invité

    Tandis que la journée suivait son cours sous un ciel s'assombrissant petit à petit, accompagné d'un doux vent très agréable, Paul errait sur le terrain à l'extérieur du grand bâtiment académique. Il tenait son Pokemon dans ses bras, tandis que ce dernier continuait à s'activer de sa manière préférée : gigoter dans son sommeil. Le garçon se rendit compte qu'il n'avait pas vraiment pris de temps pour décompresser depuis son arrivée. Certes, il appréciait les cours proposés, et était ravi d'avoir pu prendre un nouveau départ loin de chez ses parents. Mais s'accorder quelques moments pour lui-même ne faisait pas de mal pour décompresser, respirer, se laisser aller. Ouais, sinon, on pouvait appeler ça glander aussi, mais c'était un terme tellement bien associé à son compagnon que le jeune homme préférait oublier pour sa propre description.

    Paul regardait les gens autour de lui, vaquant à leurs propres occupations sans se soucier de ce qui les entourait. Le garçon ferma les yeux, et prit une grande inspiration, appréciant l'air qui remplissait de plus en plus ses poumons. L'air frais, l'air étranger, si différent de celui qu'il avait inhalé durant toutes les années précédentes à Nénucrique. L'adolescent décida à ce moment-là que continuer à réfléchir ne servait plus à rien. Place à l'improvisation, et aux actions sans queue ni tête ! Comme pour aller dans le même sens que ses songes, il commença à marcher, de plus en plus vite, puis encore, et encore.

    Courir. Sprinter, toujours accélérer. Un pas après l'autre, par grandes foulées, sur le chemin terreux qui s'étendait au loin. Tours plus vite !

    ...

    Et bien sûr, ça se finit en chute. Paul fut surpris lorsque son pied se prit dans un caillou et l'envoya bouler droit devant, tête la première. Il chuta, tenant son Parecool dans ses bras serré contre lui, et commença à rouler sur lui-même, dévalant un petit talus. Arrivé en bas, il se rendit compte qu'il avait eu plus de peur que de mal, et se releva comme il le put. Jetant un coup d'oeil à son Pokemon, le garçon réprima un soupir, mélange de soulagement et d'incrédulité, en entendant encore la respiration lente du paresseux. Comme quoi même les cascades ne suffisaient pas à le réveiller. Secouant la tête, l'adolescent aperçut plusieurs jeunes femmes qui se trouvaient non loin de lui. Malgré son entrée assez fracassante, le dresseur offrit un faible signe de la main aux demoiselles, accompagné d'un petit sourire mal à l'aise.

    " Hum... bonjour. Je suppose que même en espérant très fort, je ne vous entendrai pas dire que vous étiez aveugles ces dernières minutes ? "
Chypre Hamilton
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Chypre Hamilton
est un Scientifique Chercheur Pokemon
Nous étions isolés. Planquée derrière notre butte de terre, mais ça n’avait pas suffi. On ne se débarrasse pas aussi simplement des moucherons qui grouillaient dans l’académie. J’en éprouvais une sorte de vive frustration. Une moue boudeuse  s’étalait sur mon visage. Comme les enfants, ces tout petits êtres incapables de trouver la juste façon d’exprimer leur insatisfaction. Le message passait très bien dans mon cas pourtant car Belzébuth avait perdu son sourire. Il me regardait perplexe, de ses petits yeux si naïfs qu’il paraissait impossible de lui en vouloir. Il n’avait était que le médiateur après tout. Je me consolais, sa sensibilité naturelle me serait un jour utile. Je battais des paupières, une fois, deux fois, je n’avais ni le temps de déserter l’orée de la forêt, ni même l’envie. Autant m’en remettre au hasard. Qui sait, les dés me surprendraient peut-être. J’étais encore étendue dans l’herbe, je savourais le contact apaisant des brins frais contre ma peau mate. Peut-être l’intrus passerait-il son chemin, effrayait par la vision de ce corps effondrait dans la pelouse. Les pas, je les entendais bientôt, d’abord pressés, puis plus lents. J’étais repérée à l’évidence. Encore ennuyée d’être confrontée à une personne que je n’avais pas vraiment envie de connaître l’identité, je m’entêtais à fixer le faciès inquiet de Belzébuth, encadré par le ciel et les nébuleux nuages qui y voguaient. En même temps, avais-je déjà eu envie de connaître quelqu’un ? Ils m’hérissaient tous dans leurs tragédies personnelles, leur obsession de la futilité, pourquoi chercher plus loin ? S’il était plus drôle de se moquer des sentiments vivaces qui naissaient, disparaissaient, se transformaient chez leurs âmes instables, pourquoi s’en priver ?

Sa voix. Comme des notes qui troublaient mon monologue intérieur, qui voulaient que je me retourne, que je quitte mes songes et mette un pied dans cette fugace et impitoyable réalité. Les tonalités étaient empreintes d’une interrogation anxieuse et d’une politesse d’usage. Je fis à nouveau la moue, c’était une fille. Les filles m’énervaient. J’avais eu deux sœurs, je dormais avec des pimbêches, la sensibilité et l’intuition féminine avaient fini par sérieusement me taper sur les nerfs. Le hérisson qui en avait probablement marre d’être suspendu dans les airs émit un petit cri, suivit d’un deuxième. C’étais qui le l’enfant qui braillait maintenant ? Quel naze. Combien de temps avant que la fille ne nous saute dessus pour le tirer de là ? Ne voyait-il pas qu’il retirait quelques précieuses secondes passées au temps de calme que j’avais instauré ? Encore la voix, plus douce et apaisante cette fois, pleine d’une chaleur presque maternelle. A l’évidence ce n’était pas pour moi, mais pour le freluquet qui s’agitait au bout de mes bras. Il allait bien falloir se résoudre à le reposer au sol et répondre aux invitations orales et polies de l’intruse. Falloir, c’était moche comme mot en plus. Un soupir muet résonna dans ma tête, je laissais retomber la masse tiède à côté de moi et me hissait sur mes avant-bras. Belzébuth geignit, mais il eut tôt fait de se ressaisir trop heureux de voir une autre humaine dans les parages. Un petit accès de jalousie me poussa à ne pas immédiatement adresser la parole à la fille quand je fus de nouveau de bout. Préférant la jauger d’abord, elle avait cette carrure frêle qui plaisait à la jeunesse d’aujourd’hui. Elle était juchée sur la tête de son pokémon, ce qui me fit hausser un sourcil interrogateur. Sa chevelure d’un roux si vif qu’il paraissait presque synthétique se dispersait autour d’elle, ses yeux qui hésitaient entre le fauve et le vermeil lui donnaient un charme particulier. Vêtue simplement mais dans les critères conventionnels, elle abordait un sourire qui se voulait sans doute rassurant. Moi, je lui en voulais un peu à cette gamine, j’enviais l’attention soudaine que lui portait mon partenaire. Belzébuth m’était dévoué, mais cette dévotion était factice puisqu’il la portait à tous les représentants de l’espèce humaine. Il était donc naturel qu’il s’approcha avec entrain de cette fille aux allures bienveillantes. Mais l’enfer et pavé de bonnes intentions…

C’est à ce moment-là que déboula, un truc. Ce qui devait probablement être un corps à la vue des jambes et des bras qui tentaient en vain d’arrêter la chute – et encore je n’étais pas certaine que les proportions soient les bonnes – arrivait droit sur moi et l’autre fille. Tétanisée, j’eus quand même la satisfaction de voir Belzébuth oubliait toutes tentatives d’approche avec la rousse pour se planquer derrière moi. Je devais lui faire suffisamment peur pour qu’il juge ma protection valable. Cette idée me fit sourire, alors qu’un second individu se relevait comme il pouvait de son étrange chute. Il était brun, vêtu comme un païen avec dans ses bras un pokémon qui semblait plus mort que vivant. L’avait-il tué ? Soudain curieuse je cherchais à distinguer  jusqu’où s’étendait la mollesse de la bête. Je constatais presque avec déception que la poitrine de ce dernier se soulevait encore à intervalle régulier. Le garçon était brunet avait un sourire gêné. Il n’était pas vraiment à sa place en fait. Dans son attitude incertaine, pleine de réserve et de crainte  il me fit me fit penser à Yade, l’élément trouillard du corps enseignant. D’une voix mal assurée il plaida sa cause avec humour, surprenant. A sa place j’aurais pris la fuite avec un regard méprisant, histoire de faire croire que je n’étais pas humiliée par l’incident. Il était vrai que ce genre de choses ne m’arrivait pas aussi. Belzébuth, une fois la menace écartée, fut ravie de voir qu’un nouveau bipède se joignait à nous. Il agita ses pattes avant avec une frénésie qu’on aurait pu qualifier d’adorable et que je me sentis obligeait de tempérer par des paroles tranchantes.


« Non, probablement pas. »

Je ne m’étendais pas. Je n’étais pas spécialement douée sur terrain verbal. Autant dire que je n’avais aucune compétence dans le domaine en fait. Quand je parlais, mes mots claquaient toujours avec cette infinie froideur qui effraie les gens. Peut-être que c’était tout le mépris que m’inspirait le peuple, condensé dans des termes choisis pour leur exactitude. Je me tournais vers la rouquine.


« Il va bien. »

Encore trois mots. Solitaires et dépourvus de sens, ils n’étaient même pas « gentils ». Ce n’était pas le but non plus, mais les entendre résonnaient tout seuls dans le silence d’un crépuscule, c’était particulier. Je faisais le minimum, ça n’avait ni cohérence, ni chaleur. Je doutais presque que la fille ait compris que je répondais à ses premières questions. Tant pis, je jetais un coup d’œil à mon  Héricendre. Ce dernier m’observait avec surprise, l’esquisse d’un sourire étira mes lèvres. C’était sans doute la première fois qu’il me voyait converser, il s’attendait peut-être à un truc grandiose, le naïf. Pourtant son museau tendu en l’air dans l’attente d’autres choses finit par me pousser à en rajouter, je n’y perdais rien après tout. Les tensions muettes que risquaient de faire naître mon manque de volubilité seraient bien plus insupportables. Je pivotais à moitié vers le garçon. Rappelant à mon esprit quelques politesses que je balançais sans vraiment me soucier de l’ordre.


« Je suis Chypre, enchantée et bonsoir. »

Encore trop court. Cette nécessité de placer plus de mots, alors que mon souhait le plus cher était de retrouver la paix silencieuse que j’avais effleuré du bout des doigts quelques minutes avant, me rendait nerveuse. Que c’était agaçant ! Je finis par lâcher le premier truc qui me venait à l’esprit.


« Dit, ton pokémon, c’est normal qu’il est l’air mort ? »

Le ton était innocent, vraiment innocent je le jure.





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Ikiala Rosenbach
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Ikiala Rosenbach
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Apparemment Ikiala n'était pas tombée sur un moulin à paroles, la jeune fille brune allongée sur le sol avait bien passé trente secondes à observer son pokemon, avant de se lever pour finalement ne rien dire pendant que on pokemon lui, semblait vouloir voir de plus près la jeune fille. Ikiala le regarda faire, juste avant d'entendre un grand bruit de de tourner la tête dans la direction d'où il provenait. Un élève était visiblement en train de dégringoler le long d'un petit talus et venait de s'écraser face contre terre avec ce qui ressemblait à un pokemon dans les bras. La jeune dresseuse ne pu retenir un petit rire et observa ensuite le petit pokemon feu qui était retourné se cacher derrière sa dresseuse. Elle descendit ensuite de la tête de Draki et se dirigea vers le garçon qui était ne train de se relever.

"Ça va aller ? Bonjour, et non désolée je pense que nous t'avons toutes deux vu faire cette jolie chute. Mais bon avec toutes celles que j'ai faites récemment je pense pas que j'ai grand chose à dire."

C'est à ce moment là qu'un léger blanc s'installa, seulement brisé par la voix de la brune qui avait visiblement décidé de répondre à la question qu'Ikiala avait posé un petit moment avant. La jeune fille aux cheveux rouge se tourna alors vers la brune pour lui répondre avec un petit sourire.

"Ah, tant mieux. Désolée d'avoir perturbé ce qui devait surement être une conversation entre lui et toi. Je suis Ikiala Rosenbach, du dortoir Givrali, enchantée."


Tout en disant ça elle avait légèrement incliné la tête vers la brune, puis vers le garçon et son pokemon inactif dans les bras. Pokemon qui d'ailleurs semblait avoir intrigué Draki qui était venu se mettre à cinq centimètres de lui, le reniflant puis regardant son dresseur. Comme pour confirmer les pensées de Draki la brune après s'être présentée posa une question concernant le pokemon de l'élève. Draki lui, se tourna vers Chypre puis vers l'élève, il savait que l'autre pokemon était en vie mais il c'était lui aussi posé la question quelques secondes plus tôt.
Ikiala elle était restée silencieuse, ayant répondu pas un petit sourire lorsque la brune c'était présentée, elle était maintenant tournée vers le jeune garçon, attendant ses réponses, Draki revenu derrière elle pour poser sa tête sur son crâne.
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