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Pokemon adala community

« J’ai juste envie de profiter de cette soirée, et de ce nouveau début de vie… Même si je sais que je ne suis pas encore au bout de mes surprises. »
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« Cette mission est déjà un calvaire, alors stp essaie de pas la rendre encore pire, ça m’arrangerait. »
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« Je ne suis pas sûr qu’il soit l’heure de distribuer de l’eau bénite, nous savons déjà tous que vous êtes un ange Ranya, mais je suis touché de votre bénédiction. »
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« Je me déteste. Je me déteste de toutes mes forces. »
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« C'est un fantôme que tu enlaces, Faulkner. »
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Le soleil tape. Les gens hurlent. Il en a marre. Ce n’est pas un tournoi. C’est un poisson d’avril.
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« Il est beau... Tu en as de la chance... »
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Chypre Hamilton
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t193-chypre-hamilton-mentali
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t195-chypre-hamilton-mentali
Région d'origine : Sinnoh
Âge : 13 ans
Niveau : 24
Jetons : 669
Points d'Expériences : 475
Sinnoh
13 ans
24
669
475
pokemon
Sinnoh
13 ans
24
669
475
Chypre Hamilton
est un Scientifique Chercheur Pokemon


Les parois sombres, cette atmosphère étouffante, l’odeur de la terre et de la chaleur qui m’imprégnait. J’avançais, tâtonnante, chaque pas était une épreuve dans les couloirs sombres. Ils étaient étroit, ils étaient souterrains, ils m’effrayaient. Partout cette sensation pesante que le plafond friable allait s’effondrer sur moi, mon souffle court, la peur de manquer brutalement d’oxygène. Je m’appuyais timidement contre les murs de la galerie, cherchant à retrouver un peu de calme. La sortie ne devait plus être très loin. La sortie devait être très proche. Ma gorge se noua, la peur palpitante et primaire me menaçait dans toute se déraison. J’inspirais et expirais fort, faisant voler en tous sens les particules de poussières. Sous mes doigts, les parois s’effritait en petits cailloux  de terre et il m’arrivait se sentir les fils des racines d’une plante fossilisé par les années. Je n’avais pour m’éclairer que les néons suspendus au plafond, ils m’éclairaient de leur lumière blafarde et sale, suspendus par des câbles de fortune qui venaient ajouter à la laideur angoissante du couloir. Il fallait que j’atteigne le bout de ce cauchemar. Je regardais mes mains qui tremblaient toutes seules avant de les refermées avec destination et de ma remettre en marche.

C’était la première étape. Peut-être le rêve de certains enfants qu’on allait cadenasser entre les murs d’une bâtisse qui se vantait de promouvoir une éducation différente. Ils me faisaient déjà tous un peu pitié, je n’imaginais que trop bien les petits bourgeois aux poches pleines de pièces et à la suffisance affichaient comme le meilleur des boucliers. Ils y auraient cette poignée de gosses à lunettes qui recopieraient avec une ferveur abrutie le moindre mot des enseignants. Pour ne pas manquer au tableau, quelques ovnis qui seraient là sans trop savoir ce qu’ils font, venu d’un autre monde et à des lieux de comprendre les raisons de leur présence. Penser à ce ramassis d’êtres à l’esprit déjà détérioré par le système me permettait d’oublier l’air infecté et mon esprit que je devais continuellement maintenir hors de la portée des griffes cruelles de la peur. Et moi ? Où serais-je seulement ? On m’avait parlé de mon dortoir en quelques brefs termes, je crois qu’on cherchait à nous voiler la face, m’attribuer une couleur mauve et le blason d’une Mentali n’allait pas faire de moi un modèle d’élégance. Je préférais me tenir éloignée des coquetteries des femmes, j’en gardais l’amer souvenir d’images artificielles et fades. Je grimaçais, il était hors de question que je fasse parti des égaré qui déambulent dans les couloirs.

Il devait y avoir une fin. Cet abominable bras de souterrain devait bien trouver une issue. Mon cœur s’accéléra à nouveau et je m’évertuais à le calmer. Pour ajouter à mon anxiété le bruit d’un tremblement pas si lointain fit vibrer le corridor tout entier. Cet endroit aurait ma peau ! J’enfonçais mes ongles dans mes paumes pour tenter d’échapper aux violents frissons qui me donnaient envie de tout abandonner maintenant. Aller encore quelques malheureux mètres, je sentais que la sortie n’attendait plus que moi. J’essayais de visualiser les étages entiers de pokéballs alignées dont se gargariser l’académie, sentir le relief de l’une d’entre elle dans mes mains. L’attribution du tout premier. La distribution se déroulait selon des codes bien précis et on vous choisissez le compagnon que vous « méritiez ». Ce terme me mettait mal à l’aise, j’avais du mal à comprendre qui d’autre que moi pouvait bien savoir le pokémon dont j’avais besoin. Je n’avais pourtant pas le choix, il faudrait que je remette ma confiance entre les mains d’un inconnu qui se faisait appelé « collectionneur ».

Mes jambes eurent un peu plus de mal à me porter quand je recommençais à avancer. Etait-ce mon imagination où le couloir devenait plus exigu au fur et à mesure que je progressais ? Le début de paranoïa dont j’étais la victime, me convainquit qu’il était grand temps que je trouve cette foutue salle. Mes yeux volaient du sol aux murs, des murs à la galerie qui sinuait m’empêchant de déterminé si la porte était encore loin. J’avais toujours les poings serré et ma gorge était devenue totalement sèche. Sa silhouette se dessina enfin, un petit rectangle plastifié gris perle dans le renfoncement du mur. Cette vision me délesta d’un poids immense, j’avais enfin touché le but. J’accélérais presque sur les deniers mètre, désireuse d’en finir au plus vite. Tourner la poignée me demanda plus qu’une simple hésitation. L’angoisse des souterrains ou le stress naturel d’aller l’avenir, me retenait, ne m’autorisait pas à la passer. J’enrageais en voyant ma main qui refusé d’abaisser le levier et mettre un point au calvaire précédent. Je me sentais toute faible et impuissante, désireuse de me débarrasser de ce denier obstacle d’aluminium et de fer. La porte s’ouvrit seul. L’homme qui derrière la porte avait dû remarquer ma présence était vieux. Il avait le visage sillonné par autant de galeries que devait en compter les sous-sols. Son regard usé était caché par d’épaisses lunettes et il avait cette expression morose de la vieillesse. Il me dévisagea avec aussi peu de considération que moi pour lui. Nous n’eûmes pas besoin de mot quand d’un geste de main vague il m’incita à prendre sa suite. Je répétais son nom dans ma tête : « le collectionneur ». Son antre était à l’image que je m’en faisais, vaste mais avec des angles plus qu’étranges, il y avait sur les murs des millions d’alvéoles au fond desquelles luisait l’éclat de centaine de pokéballs. Au centre de la pièce trônait deux chaises confortable et un bureau sur lequel on avait oubliait quelques paquets de chips  et une bouteille de soda vide, un ordinateur était aussi installé là. Une multitude de branchements semblaient permettre à la machine d’être constamment en activité. Le bruit du vieil homme qui traînait la patte un peu en arrière me fit frémir. Il me parla bientôt, de sa voix crachotante et pleine de connaissance :



    « Chybre… Chypre… Chypre Hamilton. Tu es du dortoir des Mentali, c’est intéressant. »


Je restais muette, incapable de trouver à redire, j’aurais trouvé stupide de confirmer ses propos. Il avait probablement dans ses papiers un dossier complet sur moi et ma personne, il y eut bientôt un silence pesant dans la pièce. Je ne m’en souciais pas vraiment, je restais sagement immobile près du bureau, questionnée sur la façon dont on allait me remettre mon pokémon. Le vieillard semblait loin d’être sénile, il essuyait avec assiduité les poussières venus s’accrocher sur sa collection et prenait un malin plaisir à étirer mon attente. Cherchait-il à me tester ? Il ne risquait pas d’être déçu, avoir un pokémon n’était pas une priorité et à part la sensation toujours oppressante d’être sous terre. Je pouvais bien attendre des heures dans l’immobilité la plus parfaite, mon esprit à des milles de là. Il finit par revenir vers moi ce qui m’interpella beaucoup plus, j’étais toujours comme un fauve face à la proximité. Il continua son chemin sans faire mine de me voir pourtant, il s’installa dans sa chaise, la plus rembourrée des deux et m’adressa  un sourire narquois de ses lèvres crevassées.



    « Assieds-toi, tu es ici pour découvrir qu’elle est ton pokémon. Il t’attend sur les étagères, mais pour être sûr que ta main ne glisse pas sur la mauvaise ball, un long questionnaire t’attend. Je te dirais bien d’y répondre honnêtement, mais tu verras que cette logique s’imposera d’elle-même. Tu as une heure.
    _ Une heure ?
    _ Une heure. »


De toutes les informations délivraient par le collectionneur, le facteur temps fut bien le seul à retenir mon attention. Une heure, soixante minutes, trois mille six cent secondes. Je grinçais des dents, on n’avait pas besoin d’autant de temps pour remplir un formulaire. C’était juste impossible. Je compris très vite pourtant quand il fit coulisser l’imposant le mastodonte informatique face à moi. J’étais contente d’être enfin assise, mais j’abhorrais déjà ce sentiment d’infériorité que la posture me procurait. Ma chaise était beaucoup moins confortable que celle du vieux et je dus faire des efforts répétés pour oublier l’osier usé qui irritait mon séant. Sur l’écran il y avait un logiciel ouvert, la chose devait être dure à supporter pour l’unité centrale car l’ordi émettait des ronflements inquiétants. Une sorte d’immense feuille blanche était s’affichait, tout un tas de question en petits caractères en dessous. Pas un formulaire, un questionnaire. Je me mordais les lèvres en voyant le nombre de page de questions en bas de l’écran. Je soupirais intérieurement fermer les yeux histoire de me donner du courage.

Et je commençais à remplir. Les premières questions étaient basiques, je fronçais le nez devant certaines que je trouvais juste ridicules. En quoi savoir si j’avais ou non le pied grec allait pouvoir aider à déterminer quel était le pokémon idéal pour moi ? Je me désillusionnais rapidement car à partir de la rangé des cent dix il ne fut question que de la façon dont j’appréhendais le petit déjeuner idéal, ou même si l’odeur des sapins me faisait penser à Noël. Je répondais avec honnêteté aussi étrange que cela puisse paraître. Je ne pense pas avoir été animé par un élan de gentillesse et de douceur, seulement les questions étaient si étranges qu’aucun mensonge ne me venait à l’esprit. Je n’arrivais pas à déterminer en quoi telles ou telles réponses auraient pu me donner le droit à un meilleur pokémon et j’avais tellement peur de me retrouver avec un chenipotte si je m’écartais du droit chemin, que je me contentais de complémenter. Je crois que la question qui me surprit le plus fut quelque chose du genre « quel nom donnerais-tu à ton premier pokémon ? ». J’aurais pu citer celle concernant ma consommation de babibelle, mais c’est bien la nomination qui me fit le plus longtemps hésiter. Je finissais par glisser un « Belzébuth ». J’avais toujours bien aimé ce nom pour une raison qui m’échappé, j’avais l’image flou du caninos familial qui me revenait à l’esprit avec ce nom. On l’appelait tous Bubuse, parce que c’était drôle de le trouver bête, mais le nom de son baptême était « Belzébuth ». Je sentais un souvenir. Je le chassais. Enfin la fin. Un mince sourire étira mes lèvres, la satisfaction d’être venu à bout de cette chose. Un truc sonna me faisant sursauter violemment. L’homme tourna l’écran vers lui, tapota avec une vitesse effrayante sur les touches du clavier et un document s’imprima. Je commençais à m’indigner, j’avais cru que ces choses resteraient secrètes, après tout il y avait des bouts de ma vie dans ce truc maintenant. A mon soulagement pourtant il n’eut qu’un chiffre sur le papier vomit par la machine habilement dissimulé au fond de la pièce.



    « N°7665, ah ! Un bon bougre celui-là. »


Et ce fut tout. Comme si les années ne pesaient plus sur lui, le collectionneur se jeta avec agilité sur un étage bien précis et se saisit d’un pokéball comme si, à l’évidence, il les connaissait toutes par cœur. Moi j’avais le cœur qui battait un peu trop vite, j’avais des millions de bulles qui éclataient dans mon esprit, j’étais assaillis par un enthousiasme violent et incontrôlable, une impatience qui me faisait penser à une volée de papillons. Un regard grave envers ma personne, le vieil homme me tendit le premier. Le tout premier. Belzébuth. Je ne savais rien de lui, mais je savais déjà qu’il s’appelait Belzébuth. Le contact froid du plastique dans ma main avant de le voir jaillir dans un éclair blanc. Il était petit, il avait une fourrure ocre et encre marine, il avait un long nez et une incertitude imprégnait sa sortie. Comme si lui-même ignorait pourquoi il était là, pourquoi on l’avait fait sortir de sa cage dorée. Ses yeux passèrent du collectionneur à moi, et nos regards se croisèrent. Le mien fier et convoiteur se confronta aux doutes et aux interrogations du sien. D’une voix lente et mesuré je prononçais les premières paroles qui devaient nous lier à tous jamais.



    « Chypre, moi c’est Chypre.
    _ Héri ?
    _Belzébuth, toi c’est Belzébuth.
    »







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