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Pokemon adala community

Tu abandonnerais ce pauvre locataire démuni à son déménagement, en « empruntant » sa camionnette en plus… ? Je ne te pensais pas voleur, Josh.
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Cha-charmant… normalement c’est en mission avec Josh que je frôle la mort, pas en rentrant chez les Phyllalis.
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Je vais chuter, encore, et ça sera long, et ça sera douloureux, et t'auras pas envie d'être là. Parce que toi, tu as Aoi mais moi j'ai quoi maintenant que Maya est partie, dis-moi ?
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Ce n'est pas le parc que je souhaite anéantir...
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Mademoiselle Alézar, Pecheresse Caroline ! Où êtes-vous ?
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La triche sera permise évidemment.
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Q…. Quéééééééééééééé ?!
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MARIE & AXEL

Je caresse du bout des doigts le parchemin arrivé la veille. C'est marrant, comme la vie tient parfois à quelques jours près. Si j'avais reçu cette lettre auparavant, je n'aurais jamais pris le bus pour venir en vacances. Je n'aurais pas eu à être mal à l'aise vis à vis des enlèvements qui ont eu lieu hier durant le voyage en bus. Mais d'un autre côté, je serais parti à la va-vite, peut être sans dire adieu à Marie et je ne me le serais pas vraiment permis. Je ne me voyais pas partir sans laisser de traces, bien que je ne lui ai donné aucune nouvelle depuis ce jour de la saint Valentin. Je n'avais même pas fait de retour au White Day. Je m'étais muré dans le silence depuis ce baiser – ou plutôt depuis la naissance de ma sœur, que j'avais appris courant Décembre et que j'étais allé entre Mars et Avril. Je soupire. Le vent souffle dans mes cheveux, les faisant virevolter et s'emmêler. Les yeux fixés sur la ligne d'horizon, je fais rouler le parchemin entre mes doigts.

La réponse à ma demande pour devenir assistant dans le laboratoire du professeur Sorbier à Sinnoh est positive.

Je ne sais pas ce que sera ma vie. Je ne sais pas si j'apprendrais davantage là bas que j'aurais pu apprendre dans cette académie. J'ai rencontré mes premiers véritables compagnons grâce à l'année et demie que j'ai passé ici et aux sorties captures que j'ai effectuées, aux œufs que le collectionneur m'a fait acheter. Au loin, le soleil tombant étant des lignes rougeâtres et oranges, mêlées de roses et de violet sur la mer et dans le ciel. Je ne sais pas comment annoncer mon départ. Les mots viendront-ils d'eux même si jamais je me met à chercher Marie, ou aurais-je trop de mal à parler et à lui expliquer ? Assis sur le sable fin, je cherche désespérément une réponse dans la beauté du coucher de soleil qui s'offre à mes yeux, mais rien ne vient. Le monde reste silencieux et c'est à moi de faire face à mes choix. Riolu le sait aussi, qui reste aussi aphone, et seul le clapotement des vagues vient rompre le silence en toute légèreté.  « J'espère que tu apprécieras Sinnoh. » Il fallait bien commencer par quelque part. Mon starter ne lève pas pour autant le regard vers moi. Il s'imprègne également de l'île sur laquelle nous avons passé l'été dernier avant le départ. Je ne sais pas quand est ce que je pourrais prendre le train pour gagner la région, mais je dois parler à Marie avant. Il faut seulement trouver l'occasion de le faire. Seulement est un euphémisme.


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Marie R. Uana
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Marie R. Uana
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Marie posa sa brosse à cheveux. Elle balaya du regard toute la maisonnette qui était à sa disposition. Dans l'une des chambres, une valise était posée dans un coin. Les trois autres chambres étaient toutes vides. La Mentali était seule dans cette maisonnette. Personne n'avait voulu se retrouver avec elle. Qui le voudrait ? L'académie avait prévu large, et il y avait bien assez d'habitation pour que personne ne soit contraint de rester avec elle. Marie ne sut déterminer si cela lui convenait ou non.

A côté d'elle, il y avait une Séviper. Sully ? Non. Sully était bien sagement dans sa Pokéball, comme ses autres Pokémons. Marie ne faisait sortir ses Pokémons que très rarement, s'il n'y avait aucune raison de le faire. Alors que faisait cette Séviper là ? Et bien, comme dit à l'instant, Marie ne faisait jamais sortir ses Pokémons. Et cette Séviper ne lui appartenait pas. Elle s'était retrouvée toute seule dans le bus après que son dresseur fut probablement enlevé. N'ayant pas sa Pokéball, Marie ne pouvait la mettre à l'abri. Elle était donc obligée de le garder près d'elle.

La Mentali se leva, quittant sa commode. Elle alla s'accouder contre une barrière en bois, observant la mer un peu plus loin. Puis, doucement, presque las, elle commença à descendre l'échelle l'amenant à terre. Arrivée en bas, elle leva la tête pour remarquer la Séviper qui l'observait du haut de l'échelle.

« -Ne bouge pas. Je reviens.  »

Sans faire attention à la réaction du Pokémon, Marie tourna les talons et se mit à marcher. Elle avait besoin de prendre l'air. Elle allait étouffer à rester enfermée toute la journée...

Hier, des élèves avaient été enlevés par la Team Rouage. Beaucoup de personnes s'inquiètent de leur sort, les familles en priorité. Sa famille à elle, s’inquiétait-elle ? Certes, elle n'avait pas été enlevée, mais cela n'a pas empêcher certains parents de faire revenir leurs enfants chez eux à cause du danger omniprésent. Pourtant, ses parents adoptifs ne donnaient aucune nouvelle. Peut-être était-ce à elle de faire le pas ?.. Peut-être même n’étaient-ils même pas au courant pour l'attaque.

Ses pas finirent par la mener au bord de plage. En avançant, elle reconnut petit à petit la chevelure d'Axel De Mauroy, le jeune homme à qui elle était promise. Elle s'arrêta quelques instants, et pivota sur elle-même, s'apprêtant à faire demi-tour. Mais à peine fit-elle un pas qu'elle se figea à nouveau.

Elle devait y aller. Elle devait savoir. Que devenait leur relation ? Pourquoi voyait-elle si peu souvent le Phyllali ? Elle avait besoin d'une réponse.

Elle se retourna, et avança en direction d'Axel. Arrivée dans son dos, elle fit la révérence comme on le lui avait si souvent appris.

« -Sir De Mauroy.  »

Puis elle avança à sa hauteur, son regard convergent dans la même direction que le garçon. Elle observa le coucher de soleil longuement, avant de finalement prendre la parole.

« -Ai-je raison de craindre qu'un baiser ne soit point de rigueur ?  »

Sa phrase se voulait ironique, elle s'apparentait pourtant plus à un reproche qu'autre chose. Marie ne s'en rendit pas compte immédiatement, mais réalisa qu'elle venait de jeter un froid sur Axel. Elle reprit donc la parole, essayant de prendre un ton plus détaché.

« -Nous ne nous sommes que peu croisés durant ma scolarité. Êtes-vous sujet à des troubles quelconques empêchant le bon déroulement de nos fiançailles ?...   »


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« Si vous aussi, vous le désirez... Alors ce soir, l'académie nous appartiendra. »
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MARIE & AXEL

Je ne sais pas combien de temps je demeure ainsi, les yeux rivés sur les horizons dont les lueurs déclinent trop lentement à mon goût, mais le temps passant donne à Marie l'occasion de me trouver alors même que je ne savais pas comment m'y prendre pour m'adresser à elle. Riolu a senti sa présence de loin et s'est retourné rapidement en flairant sûrement l'aura de la jeune femme, mais je n'ai pas prêté attention à son geste ni à ce qu'il observait jusqu'à ce que j'entende la voix de celle qui occupe mes pensées constamment depuis plusieurs jours. Je me relève pour me mettre à sa hauteur, la gratifiant également d'une révérence avant de répondre à ses brèves salutations.

« Miss Uana. »

Pendant de longues minutes, nous regardons l'un et l'autre dans la même direction – nous nous aimons, comme diraient certains personnes, adeptes de romantisme basique auxquelles je ne prêterais pas attention quand bien même l'une d'elle se trouverait à deux centimètres de moi et en plein dans mon champ visuel – et puis vient le reproche que j'attendais. Je ne cligne pas des paupières, ne me mordille pas les lèvres, ne fait aucun geste de gêne. Je me contente de réfléchir à ce qui se serait passé si j'avais répondu à son baiser ce jour-là. Je l'observe du coin des yeux. Elle n'est pas moche, elle est même plutôt jolie et correspond à ce que j'aime voir chez une jeune femme tant mentalement que physiquement, même si elle semble parfois – souvent ? - se laisser déborder par ses émotions – n'avait elle pas en Novembre dernier traitée sa référente d'idiote, provoquant à son encontre l'animosité d'une bonne partie des demoiselles Mentalis ? Cela me ferait encore sourire en ce moment, de savoir qu'elle possède un tempérament et un culot suffisamment élevés pour me plaire, si l'heure pouvait être à l'amusement. Mais l'heure n'y est pas, et je déglutis vaguement en espérant me détendre avant de prendre la parole.

« Je ne sais pas trop comment vous le dire, mais il faut bien le faire.. » Je bute quelques secondes sur mes mots, déglutissant une nouvelle fois et prenant une forte inspiration. « .. Nos fiançailles sont rompues, Marie. »

Je ne sais pas comment elle va le prendre. Cela lui fera peut être plaisir – au fond, comme elle l'a dit elle même, nous ne nous sommes que très peu croisés – ou peut être pas. J'attends. Riolu lui jette un regard en biais pour observer sa réaction, une sorte de mimique compatissante et gênée sur le visage. Il prends la même expression que moi, en vérité.


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Marie R. Uana
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Elle observait, sans un mot, la met et son horizon. Cela lui semblait si lointain, l’horizon. Si elle était capable de voler, de déployer ses ailes, et que Maire volait toujours tout droit, afin d'atteindre cet horizon, peut-être parviendrait-elle à rallier Almia. Elle n'y avait vécu que très peu de temps, ce n'était pas son lieu de naissance, ni là où elle vivait lorsqu'elle n'était pas encore à l'académie, pourtant, c'était là-bas que Marie pensait avoir sa place. Et il s'y était déroulé tellement d’événement marquant... L'incendie, son abandon, les Rangers,  puis son adoption...

Axel l'avait salué, sobrement, tout comme elle l'avait fait précédemment. Il s'était levé, l'avait un temps observé, et toujours dans ce silence inviolable, avait contemplé ce même horizon. Qu'évoquait cet horizon pour le jeune homme ? L'espace de quelques instants, Marie se posa la question. C'est d'ailleurs l'espace de quelques instants pour lesquels elle se soucia d'une personne autre qu'elle même pour la première fois.

Il en fallut cependant peu pour rompre le fil de ses pensés. Axel avait répondu à sa question. Et Marie déglutit à son tour. Les fiançailles étaient rompues ?... Elle  n'était donc plus promise à Axel ?... Depuis quand ? A cause de qui ? Pourquoi ?... C'était de sa faute ? Elle avait échoué ? Elle n'avait pas été capable d'accomplir la tâche qu'on lui avait confié ? Où était l'erreur ? Était-ce le baiser ? Pourtant, elle était persuadée que les fiancés se devaient de s'embrasser...

Marie assaillait son esprit de question. Il y avait trop de problème. Et pas assez de réponse. Cela ne convenait pas du tout.

La Mentali se tourna vers Axel. Son teint si pâle se teintait d'un léger rouge, à cause de l'angoisse soudaine, ou peut-être de la gêne. En tout cas, la nouvelle n'avait pas laissé Marie indifférente.

« -Comment cela, "rompues" ?... Nos familles n'ont-elles pas passé un accord ? Quel est le problème ? C'est... C'est à cause de moi, c'est cela ? Mon baiser vous a-t-il déconcerté au point de vouloir rompre nos fiançailles ? Si c'est cela la source du problème, nous pouvons y remédier ! Je me comporterai de manière plus prude, désormais ! Je vous le garantis, je ne vous causerai plus aucun désagrément...  »

Le stress, le doute, la surprise, tout cela avait laissé place à une panique qui semblait aller crescendo dans le cœur de la jeune fille. On l'abandonnait ? Encore ? Hier les gitans, aujourd'hui Axel, et demain ses parents adoptifs peut-être ?

Marie scruta les yeux d'Axel, à la recherche d'un quelconque réconfort. Elle déglutit, à son tour, avant de reprendre ses paroles.

« -De Mauroy, je vous en conjure, dîtes moi que cette rupture si brutale n'est en rien de ma faute... Je... J'ai l'impression d'échouer dans tout ce que j’entreprends, je suis incapable de satisfaire pleinement mes parents adoptifs, je suis une piètre Ranger et je... Je ne sais même pas si mes Pokémons sont heureux d'être en ma possession...    »

Elle ferma les yeux, l'espace de quelques secondes, puis ravala sa salive. Son cœur battait la chamade, mais malgré tout, elle releva lentement la tête pour tenter de retrouver l'allure assurée et la prestance qu'elle arborait le reste du temps.

Mais elle-même ne parvint à s'en convaincre.

Elle était bel et bien au fond du trou.


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« Marie ! »

Je l'attrape par les épaules, choqué par ses paroles. Pour la première fois, je l'ai appelée par son prénom à l'oral – il faut dire que nous ne nous sommes que trop peu rencontrés. Aurais-je demandé ma mutation à Sinnoh s'il en avait été autrement, si j'avais été capable de faire davantage d'efforts envers ma jeune fiancée ? La question se pose trop tardivement. Je fixe ma fiancée dans les yeux tandis qu'elle reprends de la contenance après ses deux petits monologues et se remet dans une position noble, la même dénuée d'expression et de sentiments dont il m'arrive de faire preuve. Mais pas maintenant. Ma voix tremble légèrement sous le coup de la sincérité tandis que je m'adresse à elle.

« Marie, il est évident que rien dans cette rupture n'est de votre faute. »

J'inspire doucement, jetant un regard en biais à Bandit avant de reprendre la parole.

« La vie, ma chère, est régulièrement menée par des orages de doutes. Ils n'épargnent personne, et pas un seul des étudiants que vous croiserez tout au long de vos études à l'académie n'y aura échappé même s'il sourit de toutes ses dents. Mais même quand vous serez au fond du gouffre, la vie vous donnera toujours le moyen de franchir les obstacles si vous en avez le cran. Vous ne pensez pas satisfaire votre famille ? Essayez de vous satisfaire entièrement à vous même, d'être en harmonie avec vos idéaux avant ceux de vos parents. Vous avez l'impression d'être faible dans votre parcours ? Voyagez, faites des missions, allez échanger vos expériences avec d'autres rangers et vous vous améliorerez. Et pour ce qui est de l'amour de vos pokémons... Bandit, ici présent, me détestait à mon arrivée à l'académie il y a plus d'un an et demi. Il me fuyait, passait son temps dans les chambres des autres à voler leurs affaires et ne revenait dans la mienne que pour y déposer ses larcins. C'était d'ailleurs davantage la sienne que la mienne à ses yeux, malgré le peu de temps qu'il y passait. Je suis retourné voir le collectionneur au bout de plusieurs mois, lassé par son comportement. Et puis un jour.. »

Je passe un doigt sur la cicatrice qui orne ma joue gauche avant de tirer sur le col de ma chemise pour dévoiler la balafre qui se trace de long en large de mon cou.

« Une Mysdibule m'a attaqué lors d'une sortie capture et m'a fait les balafres que vous pouvez observer. Ce jour-là, si Riolu ne s'était pas interposé entre elle et moi à ce que l'on m'a raconté par la suite, je ne serais pas en train de vous parler actuellement. »

Un nouveau silence tandis que je relâche ma chemise et pose ma main sur la joue de mon ex-fiancée.

« Marie... Le fait que vos pokémons ne semblent pas vous porter d'attention ou qu'ils aient une autre raison vous poussant à penser qu'ils ne vous aiment pas ne veut pas dire que vous ne comptez pas pour eux. Ils manifesteront leurs sentiments à votre égard quand le moment sera venu pour eux de le faire et vous n'avez pas à angoisser pour cela. Vous verrez, le jour ou l'un d'eux évoluera, vous comprendrez ce que je viens de vous dire de manière plus réaliste. »

Je remets mes mains dans mes poches, observant les horizons avec anxiété. Il va bientôt falloir que je prenne congé d'elle, malgré la gêne que j'éprouve à la laisser dans cet état.

« Il va falloir que je vous quitte, j'ai des choses à terminer avant de quitter l'île – vous voyez que nos fiançailles rompues sont ma faute bien plus que la vôtre. Marie... N'oubliez pas que rien n'est facile dans la vie, mais que vous trouverez à un moment ou un autre un équilibre qui vous permettra de faire face aux difficultés que vous éprouvez actuellement. Je ne peux pas vous dire quand il arrivera ni sous quelle forme cet équilibre se présentera à vous, mais vous le connaîtrez quand même si vous avez la force de vous battre.. Et vous l'avez, je le sais même si nous ne nous sommes vu que rarement. »

Je tentais de lui sourire une dernière fois mais une sensation d'angoisse me barra la gorge et m'empêcha de faire autre chose qu'une grimace maladroite et gênée. Riolu s'inclina pour la saluer et je fis de même, la saluant une dernière fois avant de reprendre le chemin de ma maisonnée pour achever mes valises.

« Si un jour vous souhaitez encore parler, vous avez mon numéro d'ipok alors n'hésitez jamais si le besoin se fait ressentir. Adieu, Miss Marie Uana.. Prenez soin de vous à l'avenir. »



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Marie R. Uana
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Le Phyllali attrapa Marie par les épaules, presque consterné. Marie fut surprise par le geste, et prit une grande inspiration en se sentant légèrement secouée. Néanmoins elle se laissa faire, et écouta la voix tremblante d'Axel sans dire mot.

Celui-ci lui racontait que la vie sera tumultueuse, qu'elle rencontrera bon nombre d'obstacle, mais qu'elle aura toujours un moyen de s'accrocher pour surmonter ces épreuves et trouver un état de vie plus stable. Il l'invitait à voyager, à perfectionner ses capacités de Ranger, pour se forger une plus grande expérience.

Puis, il lui expliqua ses propres problèmes, avec son starter. Il lâcha Marie, qui fit un pas en arrière, tandis qu'il lui montrait une cicatrice sur la joue gauche. Il tira alors légèrement sur le col de sa chemise, dévoilant une autre blessure, beaucoup plus grande, tout en racontant comme celle-ci était arrivée là. La Mentali retint son souffle, choquée que l'on puisse avoir une telle marque sur son corps, dessin indélébile qui ne cessera de rappeler à son hôte un douloureux événement.

Lancé dans ses explications, Marie ne remarqua qu'Axel approchait sa main de sa joue qu'au moment où sa peau rentrait en contact avec la sienne. Elle eût un frisson glacé qui parcourra tout son corps, pendant que chacune des informations qui parvenaient à ses oreilles s'imprimait dans son cerveau.

Puis il retira sa main. La rangeant dans sa poche, le jeune homme se tourna une nouvelle fois vers l'horizon, l'air troublé, pendant que Marie le fixait toujours et encore. Elle était totalement stupéfaite, et ne savait que dire, que répondre. Selon lui, elle pourrait retrouver la paix? Mais l'avait-elle possédée, au moins ? Elle en doutait fortement. Elle remonta au plus profond de sa mémoire, et chercha à se remémorer un passage de sa vie serein.

Mais les quelques secondes qui s'écoulèrent avant qu'Axel ne reprenne la parole ne furent pas assez longue pour lui laisser le temps de trouver. Il devait y aller. Il partait. Lui aussi. Lui aussi va continuer d'avancer sur son chemin, la laissant derrière lui. Était-ce cela, qu'elle était venue chercher ? Marie n'avait aucune idée de ce qu'elle espérait en venant ici, mais elle était sûre d'une chose : ce n'était pas ce qu'elle vivait actuellement.

Elle ne broncha pas lorsqu'il la salua une dernière fois. Le regard perdu dans le vide, elle ne répondit même pas à ses dernières paroles, qui tournaient maintenant en boucle dans sa tête. Prenez soin de vous à l'avenir. … Pour quoi ? Pour qui ?

… Comment ?

Elle était toujours perturbée par ses paroles. Comment pouvait-il se montrer si optimiste dans de pareilles circonstances ?... Avait-il été optimiste, au moins ? Que lui avait-il dit, déjà ? Qu'elle sera heureuse ? Ou qu'elle pataugera ? Tous les mots qu'il semblait avoir choisi avec tant de soin lui semblaient désormais totalement confus et incohérents. Elle ne savait plus quoi penser. Elle ne savait pas. Elle n'avait jamais su, en vérité. Si sa pensée avait été plus humaine, moins pragmatique, elle n'en serait sans doute pas là. Après tout, c'est toujours ce qu'il lui avait fait défaut, non ? Mais même aujourd'hui ? Ce n'était pas ce qu'avait dit Axel. Du moins, c'était ce qu'elle pensait. C'était ce qu'elle espérait, même. Avait-il donc vraiment dit cela ? Ne l'avait-elle pas plutôt imaginé ? N'était-ce pas ce qu'elle avait voulu entendre, et non entendu ?

Le vent la fit frissonner, et la tira de ses pensées. Comme si elle se rappelait soudainement qu'elle pouvait bouger, elle se retourna brusquement, ses cheveux suivant le mouvement avec un peu plus de difficulté.

« -Attendez ! »

Mais il n'y avait personne. Cela faisait au moins cinq bonnes minutes qu'Axel l'avait laissée. Elle scruta les alentours avec des yeux presque paniqués. Déjà. Il était parti. Il s'en était allé, vers une destination inconnue. Elle ne le reverrait probablement plus jamais.

Elle avait mis presque un an pour le rencontrer.

Il lui a fallu cinq minutes pour disparaître.

Une nouvelle boule s'était formée dans son estomac. Elle angoissait. Mécaniquement, elle se mit en marche, d'abord lentement, puis ses pas devient plus brefs, et bientôt, elle courrait. Elle se précipita jusqu'à sa maisonnette, déserte, à l’exception d'une Séviper, qui la regarda s'engouffrer dans sa chambre sans un mot. Marie claqua la porte, se jeta sur son lit, et se mit en position fœtal contre le mur. Ses yeux la piquaient. Elle pleurait ? Elle ne prit même pas la peine de s'en assurer. Elle sentit pourtant ses larmes glacées qui coulaient le long de ses joues, silencieusement, alors qu'elle ne faisait même pas un sanglot. Elle était juste recroquevillée sur elle-même. A attendre. Quoi ? Elle ne savait pas. Peut-être que la nuit passe, tout simplement.

Elle avait besoin de quelqu'un. Quelqu'un pour la soutenir. Elle ne pouvait tout simplement pas continuer comme ça. Il lui fallait du réconfort. Mais où le trouver ?... Elle commença à réfléchir. Cela faisait un moment qu'elle avait compris que sa façon de penser était erronée. Elle devait essayer de penser comme une personne normale. Comment elle faisait ça ? Et c'est qui, une personne normale, au juste ? Qu'est-ce qui fait d'elle qu'elle soit « normale » ?

Une personne normale doit être ici d'un milieu modeste, supposa-t-elle. Elle devait vivre avec ses parents biologiques, aussi. Ses parents, à elle, étaient-ils normaux ? Il n'y avait aucune raison que non. Certes, ils n'étaient pas ses parents biologiques, et ils étaient plus riches que la moyenne, mais Marie ne voyait pas où cela pouvait avoir d'influence. Après tout, qu'elle était le rapport ?

Penser à ses parents lui fit l'effet d'un déclic. N'étaient-ils pas censés la soutenir ? C'était ce que devait faire tout bon parent, non ?

Elle releva la tête. Du regard, elle balaya sa chambre, et trouva rapidement son sac. C'est qu'il n'y avait pas grand chose, dans la chambre de Marie. Lentement, elle se leva, et s'approcha du sac. Elle se rassit sur son lit tout en fouillant à l'intérieur de celui-ci, et en sortit rapidement son Ipok. Presque fébrile, elle afficha sa liste de contact, qui n'était composée, qu'en tout et pour tout, que de trois numéro.  Elle appela l'un d'eux sans attendre, et rapprocha l'Ipok de son oreille. Elle retint son souffle. Le téléphone sonna. Une fois. Deux fois. Trois f-

« -J'ose espérer que tu as une bonne raison pour me déranger. »

Sa mère venait de décrocher. Marie manqua de hoqueter de surprise. Cela faisait un an qu'elle n'avait pas entendu sa voix. Celle-ci semblait d'ailleurs plutôt irritée. La dérangeait-elle tant que ça ? Pourtant, Marie n'était pas bien envahissante. Il s'agissait là du premier contact qu'elle avait avec ses parents depuis sa scolarisation. S'attendaient-ils à ce qu'elle ne les appelle plus du tout ? A dire vrai, la Mentali ne s'en soucia pas, elle ressentait juste le besoin pressant de rentrer à la maison.

« -... Navrée, mère. Je vous appelle au sujet de notre arrangement avec la famille De Mauroy. »

Un silence planait de l'autre côté du fil, l'incitant à continuer. Marie ne se fit pas attendre.

« -... Il a été rompu. »

Un râle exaspéré se fit entendre. Sa mère rouspéta, avant de lâcher un profond soupir d'exaspération.

« -... Ce n'est pas vrai ! Marie, qu'as-tu encore fait ? »

Était-ce là la seule chose que sa mère trouvait à dire ? Pensait-elle réellement que Marie était fondamentalement la cause de cette rupture ? La jeune fille ne se laissa néanmoins pas déstabiliser, et répondit presque aussitôt.

« -Je ne suis pas en cause ! De Mauroy m'a explicitement dit que... »

Mais sa mère ne l'écoutait plus.

« -Même ça, tu n'as pas été capable de le faire ? Ce n'était pourtant pas bien compliqué, bon sang ! C'est ton père et moi-même qui nous sommes chargés de l'arrangement, et des frais de scolarité, et de tout le reste, tu n'avais qu'une seule chose à faire : aller à sa rencontre et te fiancer à lui ! Arceus, pourquoi  nous avoir fait don d'une telle incompétente ?
-Mère, je- »

Le communication s'interrompit. Marie garda la bouche ouverte, coupée dans sa protestation, et resta ainsi pendant quelques secondes. Puis elle retira son Ipok de son oreille, et observa l'écran à la recherche d'une quelconque information pouvant lui comprendre ce qui venait de se passer. Mais il était simplement revenu à l'écran d'accueil.... Il y avait eu un problème de connexion. C'était cela. Cela ne pouvait pas être autre chose. Sa mère n'aurait pas raccroché. Pourquoi elle aurait fait ça ? Après tout, sa fille était dans le besoin, elle ne l'aurait pas laissé en plan. C'était forcément lié au réseau. Les appareils pouvaient être défectueux. Pas ses parents.

S'en persuadant, Marie répéta l'opération de précédente. A l'écoute, elle entendit un premier bip, puis un deuxième. Mais l'appel s'arrêta pourtant avant que le troisième ne puisse se faire entendre. Cela avait bugué. Encore. La Mentali regarda une fois de plus l'écran de son Ipok, mais celui-ci n'affichait aucun problème de connexion. Elle réessaya donc. Sauf que cette fois-ci, elle entendit directement la voix de sa mère.

… Elle était sur le répondeur.

Marie ne prit même pas la peine de laisser un message. Elle raccrocha aussitôt. Les appels dysfonctionnaient. Il n'y avait aucune autre explication. Rien d'autre. Un simple problème purement mécanique.

Elle allait donc envoyer un message. Oui, cela devait marcher ça, non ? Elle l'enverrait à son père même. Sait-on jamais, peut-être était-ce le téléphone de sa mère qui n'avait plus de batterie ? Peut-être même qu'elle avait tenté de le rallumer pour rappeler sa fille, mais qu'il s'était une nouvelle fois éteint après quelques secondes !

Lentement, autant à cause du stress qu'à cause de son incapacité à taper un message sur téléphone, elle écrivit un message à destination de son père. Elle fit simple, et lorsqu'il fut fini, son doigt appuya presque involontairement sur le bouton « envoyer ». Elle qui avait l'habitude de relire ses messages une dizaine de fois pour vérifier qu'elle respectait toutes les formules de politesse et règles orthographiques.

MARIE - 02/07/15 ; 22:28
Salutation.
Puis-je retourner à notre domicile ? J'ai besoin de vous voir.

Marie Rosalina Uana.

Elle voulait initialement se contenter de « j'ai besoin de vous » , mais elle avait rajouté le dernier mot pour ne pas risquer de paraître trop familière.

La notification lui signalant que son message était parti, elle reposa l'Ipok à côté d'elle, et se recroquevilla comme précédemment. Elle patienterait. Son père allait voir son message, et envoyer aussitôt quelqu'un la chercher. Cela se terminera aussi simplement. Elle allait rentrer chez elle. Tout allait redevenir comme avant.




… Jamais elle ne reçut de réponse.

HRP :
Merciiiii o/



© Mzlle Alice.



« Si vous aussi, vous le désirez... Alors ce soir, l'académie nous appartiendra. »
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