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Pokemon adala community

« J’ai juste envie de profiter de cette soirée, et de ce nouveau début de vie… Même si je sais que je ne suis pas encore au bout de mes surprises. »
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« Cette mission est déjà un calvaire, alors stp essaie de pas la rendre encore pire, ça m’arrangerait. »
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« Je ne suis pas sûr qu’il soit l’heure de distribuer de l’eau bénite, nous savons déjà tous que vous êtes un ange Ranya, mais je suis touché de votre bénédiction. »
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« Je me déteste. Je me déteste de toutes mes forces. »
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« C'est un fantôme que tu enlaces, Faulkner. »
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Le soleil tape. Les gens hurlent. Il en a marre. Ce n’est pas un tournoi. C’est un poisson d’avril.
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« Il est beau... Tu en as de la chance... »
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Aileen Sôma
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Icon : Danse avec les loups. Gdy0
Taille de l'équipe : 23/30 + 2.
Région d'origine : Illumis, Kalos.
Âge : 20.
Niveau : 80
Jetons : 16666
Points d'Expériences : 3148
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Aileen Sôma
est un Pokeathlète Agent
Aileen détestait les patrouilles nocturnes. Certes, la sécurité de son dortoir lui tenait à cœur, mais tout de même, qu’est-ce que ça pouvait être chiant, de patrouiller bêtement, comme ça ! Chiant, mais nécessaire. Depuis les récents épisodes avec la Team Rouage, Aileen ne se sentait plus en sécurité à l’académie, n’en déplaise à leur directrice et à sa politique. Ils avaient pu entrer dans l’école et y faire leurs courses, nommer un de leurs pantins à sa tête, et kidnapper des gamins sur la route des vacances. Non, elle ne faisait plus confiance à ses professeurs, et elle n’était pas la seule. Aussi, le soit, patrouillait-elle en silence, au moins pour s’assurer que rien ne troublait la tranquillité nocturne de son dortoir. Le Général Jackie, qui l’avait croisée au cours de l’une de ses patrouilles, lui avait fait l’immense plaisir de ne pas broncher, et de les laisser passer, son Absol chromatique et elle, comme si elle considérait comme normal que la préfète des Pyroli, sa pouline, patrouille de la sorte dans la mini base militaire leur servant de dortoir. Hmm. Elle ne faisait pas ça par bonté d’âme, non plus, mais surtout pour protéger sa propre équipe, endormie dans les Poké Ball autour de sa ceinture. Elle en avait perdu un, elle n’en perdrait pas deux. Descendant en silence les escaliers, elle arriva dans la grande salle commune des Pyroli. Propre, rangée, en ordre, qui symbolisait le dortoir plus efficacement qu’un discours. Sportif, militaire, impeccable. Il valait mieux. Jackie détestait le bordel et les choses qui traînaient. En parlant de choses qui traînaient… Passant à côté d’un ballon de basket, elle le ramassa et le jeta dans le panier dans vraiment regarder. Docile, il tourna autour du cerceau pour passer dans les filets, et tomber dans la caisse de rangement placée juste en bas. Brave ballon. Panier, accessoirement. Elle pouvait maintenant retourner se coucher.

Sphax se retourna sans un bruit, fixant un point invisible dans un coin de la pièce. S’immobilisant, la brune l’imita en silence, le laissant s’approcher de son adversaire tandis qu’elle filait vers la porte pour lui bloquer le passage, une main posée sur la Poké Ball de son Galegon. Mais alors que Sphax bondissait, sa corne s’illuminant d’un coup, une ombre sembla se décoller du mur pour filer vers la porte, bousculant la préfète avant d’ouvrir la double porte et s’enfuir dans la nuit. Aileen changea de Poké Ball, et tandis qu’elle lançait son Ninjask à la poursuite du contrevenant, elle sortit à son tour pour lui courir après, Sphax la dépassant sans peine pour prendre de l’avance. En courant, elle tapota une Poké Ball, et sa Persian en jaillit pour rattraper vivement l’Absol, puis ralentir pour rester légèrement devant sa dresseuse, histoire que cette dernière ne se perde pas. Leur course les mena jusqu’au bâtiment principal, sombre et désert à cette heure de la nuit. Étrangement, la grande porte était ouverte. Ca faisait bien son affaire. Sphax tournait en rond, mécontent d’avoir perdu sa piste, et ne broncha pas quand Hilda passa à côté de lui pour frotter sa joue contre la sienne. Aurum, qui avait fait le tour du bâtiment, réintégra sa Poké Ball, se tenant prêt à en jaillir de nouveau si jamais elle refaisait appel à lui. Normalement, elle n’en aurait pas besoin. En silence, elle rentra dans le bâtiment, ses deux Pokémon la suivant à la trace. Elle n’avait aucun droit d’être ici… Mais si jamais il se passait quelque chose, et qu’ils apprenaient que la personne avait quitté le dortoir Pyroli en trombe, elle en serait tenue pour responsable. Et ça, c’était absolument hors de question. Elle n’y voyait rien du tout, en plus, mais allumer les lumières, ou demander à Joyce d’en faire, serait la promesse d’être immédiatement repérée. Après avoir marché quelques minutes dans le long couloir, qui répercutait l’écho de ses pas étouffés, elle s’arrêta pour se tourner vers ses deux Pokémon.

« Bon. Il n’y a rien. On rentre au dortoir avant de se faire choper ici. »

Les deux félins acquiescèrent… Et lui bondirent dessus pour la pousser. Trop tard. Quelqu’un venait de la percuter de plein fouet, la jetant au sol pour lui tomber dessus. Dans un réflexe instinctif de survie, la Pyroli tendit les bras pour saisir à l’aveugle les poignets de son adversaire, ramena ses jambes vers son ventre avant de les détendre brusquement, faisant faire un magnifique vol plané à celui qui avait essayé de l’immobiliser. Elle se redressa souplement, son Absol et sa Persian commençant à gronder avec force, et sans grande discrétion. Mais après le boucan qu’ils venaient de faire, ce n’était pas grand-chose en comparaison.

« Élèves hors des dortoirs ! »
« Mais c’est une habitude chez ces gosses, ou quoi ?! »
« Kim, va chercher ! »


Il y eut brusquement des aboiements dans le couloir, et Aileen ne fut pas longue à se décider. Abandon pure et simple du combat ! Tendant la main, elle attrapa le poignet de son ancien adversaire, qu’elle devait encore engueuler et coller pour s’être introduit dans le dortoir Pyroli et lui avoir fait perdre du temps de sommeil, et elle s’enfuit avec lui en sens inverse, leurs Pokémon les suivant de près. La porte était encore ouverte… Merde, de nouveaux aboiements qui venaient de devant ! Brusquement, ils furent poussés sur le côté par ce qui ressemblait à une immense nageoire (Soledad ? C’est toi ?) et tombèrent pêle-mêle dans une pièce exigüe qui fut refermée d’un nouveau coup de nageoire. Et, dans une lumière rouge discrète, tous les Pokémon réintégrèrent leurs Poké Ball. Avec un temps de retard, la brune se rendit compte qu’elle était enfermée… Dans un placard à balais. Avec un inconnu. Et qu’un truc désagréable lui broyait le dos. Un seau, sans doute. Se débattant un peu, elle réussit à se redresser, en s’appuyant sur l’autre personne qui en faisait tout autant pour se relever également. Raison pour laquelle la main de l’autre s’égara trop haut vers sa poitrine, main qu’il retira d’un coup, comme s’il s’était brûlé, en comprenant où il venait de la poser. Aileen allait protester, quand sa propre main se posa bien trop bas. Elle se mit brutalement à rougir, notant au passage qu’il s’agissait d’un garçon, avant d’enlever à son tour sa main devenue plus que brûlante. Cependant, elle était debout, et l’autre garçon aussi. Hem. Elle se retrouvait compressée dans un placard à balais avec un garçon inconnu. Joie.

« Ils sont passés où ?! »
« J’sais pas… On va faire au plus simple : un tour des dortoirs, et les gosses qui manquent seront ceux-là. »


Bon. Au moins, sur ce point-là, elle était sauvée. En tant que préfète, voire même préfète en chef, elle avait parfaitement le droit de se trouver dehors pour patrouiller, et s’ils ne la trouvaient pas dans sa chambre (qu’elle fermait toujours à clé de toute manière) ils n’iraient probablement pas la soupçonner d’être la personne qu’ils recherchent, enfermée ici dans un placard à balais aussi étroit qu’inconfortable avec un inconnu qui sentait assez bon. Euh… Oubliez ça. Même si c’est vrai qu’il sentait bon. Les pas s’éloignèrent, prouvant que les surveillants étaient partis à leur tournée de dortoirs pour voir qui avait foutu la merde ici. Le silence retomba, à peine brisé par leurs respirations étouffées. Au bout de quelques secondes, la brune sentit poindre un fou rire, qu’elle étouffa du mieux qu’elle put, avant de prendre la parole, à peine ironique.

« Ce n’est pas que cette situation me déplaise, au contraire, c’est toujours agréable d’être coincée dans un placard à balais avec un garçon, mais… J’étouffe un peu, personnellement. »

Elle laissa échapper un léger rire étouffé. Oui, coincée comme elle l’était, entre le garçon inconnu, le mur, et un truc qui lui rentrait douloureusement dans le dos, elle souffrait un peu. Tendant la main, elle essaya d’atteindre la poignée, mais ne réussit qu’à frapper le garçon dans le torse. Abandonnant son idée première, elle ramena doucement la main vers elle pour ne pas le heurter à nouveau.

« Désolée, pas fait exprès. Tu peux essayer d’atteindre la poignée ? Elle semble un peu trop loin pour moi. »


Dernière édition par Aileen Sôma le Mar 29 Sep - 23:44, édité 1 fois



Sing me to sleep ★ Remember me now, time cannot erase, I can hear your whispers in my mind, I've become what you cannot embrace, our memory will be my lullaby.
Heath S. Jones
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Heath S. Jones
est un Topdresseur Spé. Type
La nuit, moment de solitude, de calme. Le temps lui même semblait s'écouler différement, se diluer, s'étendre paresseusement, disparaître. Il n'y avait plus que la lumière de la lune, faible et blanche, douce comme une caresse, illuminant les couloirs d'une lueur fantomatique. La nuit, les loups sortaient de leur tanière et allaient chasser, les crocs brillants et aiguisés, sans se soucier de qui les voyait ou pas. Ils étaient des ombres, les maîtres de la nuit, il n'en avait que faire du jugement des autres. Ne comptait plus que le jeu, la chasse, la traque. Évidemment, j'adorais la nuit, plus que toute autre chose ou que n'importe quelle amante. Allègrement, je m'y perdais donc de temps à autre, la laissant me guider au rythme de ses envies, telle n'importe quelle demoiselle au caractère difficile, mais pourtant si suave. Le bruit de mes pas était régulier, subtil, mais existant, emplissant l'air et annonçant ma présence aux oreilles les plus fines. Si j'étais accompagné? Comme il aurait été indécent de l'être pour un rendez-vous en tête à tête avec les heures creuses. Je passai la porte sans une hésitation, plongeant dans la brise nocturne qui vint passer sa main en ma chevelure de paille, telle une marque d'affection familière. J'avançais tel un monarque en mon royaume, ne m'occupant plus de mettre les mains dans les poches ou de modérer ma stature, je me contentais d'exister, de gouverner les odeurs et les saveurs de la nuit. Mon but? Je n'en avais aucun sinon celui de me délecter du monde qui m'entourait. Nulle patrouille, nulle fringale nocturne, nul motif inutile pour excuser mes envies impulsives. Je ne m'encombrerais nullement de telles futilités.

À pas souples et pourtant si impérieux, je déambulais donc, laissant mon regard d'or fondu admirer les ombres et les mouvements des feuilles dans le vent. Rien ni personne ne pouvait me priver de ce moment de pur bonheur, de vide entre cette journée et la prochaine. Moi qui n'avait que quelques rares instants à posséder pour moi seul, ces promenades nocturnes étaient salutaires. J'aurais bien aimé que les choses restent ainsi, pour ce soir à tout le moins, mais quelque chose décida de contrecarrer mes plans, tel un voyeur épiant un rendez-vous secret. Un éclat de lumière, comme le flash d'un appareil photo. Je me retournai, sans me départir de mon attitude détâchée, comme si cela ne m'avait aucunement dérangé. Pourtant, la curiosité éclairait mes iris de malice et, si je mettais la main sur le coupable, c'est avec grand plaisir que je me jouerais de lui, que je le punirais pour son intrusion dans mon petit moment de calme. Second flash, directement face à moi, m'aveuglant quelques instants, mais pas assez pour ne pas remarquer la petite silhouette qui prenait ses jambes à son coup. Guidé dès à présent par mon instinct le plus pur, appuyé de mon oreille fine, je me lançai à sa poursuite, maudissant intérieurement cette lumière dansant toujours en mon champ de vision. Si je perdais ma proie, ce serait uniquement du à ce moment de naïveté, alors que je n'avais pas songé à me couvrir le regard.

La poursuite me guida jusqu'au bâtiment principal, là où le fuyard s'était engouffré à la recherche d'un refuge qui lui permettrait de m'échapper. Bien, les enjeux n'en seraient que plus grand et c'est avec un plaisir non dissimulé que j'allais poursuivre ma chasse. Les couloirs sombres, vides, l'air lourd et silencieux. Un terrain de jeu idéal pour les êtres qui, comme moi, étaient faits d'ombres et ce, même en plein jour. Si je devais croiser une patrouille? Qu'importe, je n'aurais qu'à leur dévoiler mon insigne de préfèt et le jeu pourrait continuer, sauf qu'ils voudraient sans doute m'aider. Je n'avais nulle envie d'être secondé par des boulets de premier plan, voilà une certitude. Oh, mais que vois-je à l'angle de ce couloir? Une silhouette de jeune fille se détachant dans la pénombre, accompagnée de Pokémons. Mon photographe lui appartenait-il? Voilà qui aurait été plus que stupide, pourquoi attendre son compagnon dans le bâtiment principal plutôt que dans son dortoir, là où les risques d'être découvert auraient été bien moindres? Il s'agissait d'un mystère que j'allais devoir éclaircir, après avoir empêché la jeune demoiselle de m'échapper. M'avançant silencieusement vers elle, j'eu le mérite d'arriver à la surprendre, mais sans plus. Elle était entraînée et savait se défendre admirablement bien. Me relevant vivement, je m'apprêtais à lui en faire compliment lorsque des voix inconnues se mêlèrent aux festivités.

La jeune fille, toujours aussi vive, referma sa poigne ferme à mon poignet et, en docile spectateur de sa panique, décidai de la laisser me tirer avec elle. À la course, nous prenions la poudre d'escampette ou, plutôt, nous tentions de le faire. L'étau se resserant sur nous, nous devions trouver une autre solution qui ne tarda pas à se manifester sous la forme d'un Lapras, une silhouette que je pourrais reconnaître entre mille. Malgré tout, le temps n'était pas à la contemplation et, en un éclair, nous voilà enfermés dans un placard à balais, coincés au sol en positions inconfortables et maladroites. Désirant retrouver une position plus normale, je tentai de me relever en m'accrochant à quelque chose dans cet endroit restreint et difficilement praticable, aveuglé par le noir complet. Ma main ne se referma toutefois pas sur ce que j'avais anticipé et, si je l'y laissai peut-être un peu plus longtemps que je ne l'aurais du, sous le coup de l'incompréhension, je la retirai néanmoins, prêt à m'excuser lorsque.... Je me tétanisai sur place, comme entièrement gelé, en proie à une disfonction mentale de quelques secondes. Heureusement, la demoiselle également fit très vite marche arrière, mais nos honneurs respectifs avaient été entâchés. Valait mieux ne plus jamais y faire référence d'un commun accord, ce serait... plus pratique. Penser à autre chose maintenant, me concentrer sur autre chose et oublier.... Ne plus y penser, c'est tout. Dehors, les voix s'étaient rapprochées, voilà un bon point d'ancrage pour mes pensées à venir. Oublions cette demoiselle et cette main si... Les patrouilleurs dehors. Debout, côté à côté et pressés l'un contre l'autre à cause du manque d'espace, nous écoutions.

Faire le tour de tous les six dortoirs pour trouver des élèves manquant? Ces gardes étaient bien déterminés à perdre leur temps il semblerait, d'autant plus que nous aurions le champ libre pour parcourir le bâtiment principal pendant leur absence et tout cela pour quoi? Une jeune demoiselle en fuite, sans plus. En tant que préfèt, je n'avais pas de comptes à rendre au niveau de mes balades nocturnes. Je n'avais qu'à prendre exemple sur certains de mes collègues les plus zélés, dire que je patrouillais. Cela fonctionnait toujours, d'autant plus que mon sourire acide suffisait plus qu'assez, une fois plongé dans les ténèbres, pour les dissuader de pousser plus loin leurs interrogations. Bientôt, ils s'éloignèrent, leurs voix se faisant plus étouffées et, une fois le silence retombé, un petit bruit sembla monter de la demoiselle aux mains aussi maladroites que les miennes. Bien sûr, mon sourire s'était allongé et, bientôt, je sentais l'hilarité poindre de mon côté également. Sa voix s'éleva pour la première fois ce soir, tout près de moi, et j'appréciai son ton un brin amusé, mais à la fois teinté d'une légère ironie, trace d'une malice similaire à la mienne.  Ainsi la situation ne lui déplaisait pas, mais elle se sentait coincée. C'est d'un ton similaire que je lui répondit, tentant tant bien que mal de contenir ma propre envie de m'esclaffer.

- Vous m'en voyez navré, je ferai mieux la prochaine fois. Mademoiselle préfère-t-elle le restaurant ou le cinéma? Petite pause marquée d'un rire étouffé. Ne riez pas, je ne pourrai pas résister à l'envie d'en faire de même.

La priorité était toutefois claire, sortir d'ici. La jeune femme prit l'initiative de tenter d'atteindre la poignée, mais sa maladresse dans cet espace étouffant n'avait pas fini de faire des siennes. Le mouvement ne parvint donc qu'à venir se heurter contre mon torse. Désagréable, mais pas douloureux et, surtout, j'avais vécu bien pire ce soir. Non, que dis-je, il ne s'était rien passé, bien sûr. Je ne pouvais me laisser distraire par de telles choses dans une situation aussi tendue. Enfin, façon de parler. De quoi parlais-je? Oui, la porte. L'inconnue s'était excusée puis, incapable d'ouvrir elle-même, me demanda si je pouvais m'en charger. Sans problèmes, je déposai donc ma main sur la poignée et tentai de tourner en poussant. Non, rien. Tourner en tirant? Rien d'autre, d'autant plus que coincés comme nous l'étions, nous n'aurions pas réussi à ouvrir de toute façon. Dans la situation actuelle, toutefois, le constat était simple.

- Elle s'est verrouillée de l'extérieur, au moment de refermer. Normalement j'aurais pu tenter de l'enfoncer, mais dans un espace aussi réduit je ne pense pas en être capable. Il nous faudra trouver une autre alternative, sans quoi nous n'aurons plus qu'à espérer qu'ils aient une soudaine envie de récurer les planchers au clair de lune. Des idées, très chère?

Dernière édition par Heath S. Jones le Sam 12 Sep - 4:26, édité 2 fois


Danse avec les loups. 2XQIDanse avec les loups. Miniat_6_x_087Danse avec les loups. 2XQKDanse avec les loups. 2XQL Danse avec les loups. 2XQMDanse avec les loups. Miniat_6_x_044
Let's face it, this is not the worst thing you've caught me doing.
Aileen Sôma
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Aileen Sôma
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Cette situation était pour le moins étrange. Voilà qu’elle se retrouvait collée à un illustre inconnu, dans un placard à balais poussiéreux et bordélique, que l’inconnu en question lui avait posé une main sur la poitrine, et qu’elle lui avait posé une main sur l’entrejambe. Situation étrange, certes, mais surtout fort gênante. La petite espionne aimait énormément les jeux taquins, en règle générale, mais là, ce n’était pas un jeu. Plutôt un concours de circonstances pour le moins fortuit. Alors… Pourquoi étaient-ils morts de rire ? Si elle avait réussi à faire taire le fou rire qui pointait le bout de son nez, elle sentait l’autre garçon qui tremblait à côté d’elle, et vu le rythme des battements de son cœur, et celui de sa respiration, ce n’était ni des pleurs, ni de la panique claustrophobe, mais bien un éclat de rire qu’il essayait de réprimer. Et elle, alors, avait-elle l’air plus fine, alors qu’elle riait aussi en silence ? Ils étaient beaux, tiens… Surtout que, non content de ne pas se vexer d’avoir été enfermé là avec une inconnue qui a involontairement posé sa main à un endroit des plus tabous, il se permettait d’entrer dans son jeu avec une classe insoupçonnée, se glissant habilement derrière son sarcasme pour danser avec elle. Elle imaginait bien son sourire amusé, son étincelle joueuse au fond du regard. Cap ou pas cap ?, semblait lui dire le silence entre eux. Aileen sourit à son tour. Un petit sourire de prédatrice, bien contente d’avoir trouvé une proie qui semblait être un minimum coopérative. Et s’il s’avérait que c’était bien lui qui s’était introduit dans le dortoir Pyroli, eh bien, elle serait bien contente de surveiller son heure de colle. Héhéhé. Mademoiselle préfère-t-elle le restaurant, ou le cinéma ? Cette perche était beaucoup trop belle pour ne pas être saisie en plein vol.

« Voyons. Les deux, quelle question ! Mais attention, trois étoiles minimum, le restaurant. Je suis une femme de valeur, on ne m’achète pas avec une table à l’Etoilé d’Illumis. Ou avec un placard à balais aussi miteux, jeune homme. »

Cependant… Oui, le placard à balais était miteux. Et elle avait de plus en plus de mal à respirer. Par contre, elle s’amusait vraiment bien ! Ca faisait longtemps qu’elle ne s’était pas autant amusée, en vérité. Depuis qu’elle avait commencé à sortir avec Loan, et qu’il s’était progressivement éloigné. Ou bien était-ce une simple impression ? Malheureusement, impression ou pas, cela lui laissait un goût amer, et un drôle de serrement désagréable au cœur. Et la sensation d’être délaissée, aussi. De ne plus compter comme avant. De passer au second plan. Sinon, pour quelle raison aurait-il disparu pendant deux mois sans prévenir personne ? Sans la prévenir, elle, alors qu’elle était sensé être sa petite amie ? Est-ce qu’elle comptait vraiment pour lui, ou en était-il venu à la compter comme acquise et lui appartenant ? Déprime. Passagère. Elle n’allait tout de même pas se pourrir le moral, alors qu’elle était encore enfermée dans un placard à balais avec un inconnu qui, justement, n’était pas Loan, et n’avait pas à subir sa mauvaise humeur à la place du principal intéressé. Surtout que son inconnu du moment avait l’air gentil, lui. Il ne s’était pas vexé de ses nombreuses bourdes, ni du fait qu’elle venait de le frapper par inadvertance en essayant d’atteindre la porte. Raté. Bon, elle allait gentiment garder ses mains loin de lui et lui demander d’ouvrir la porte. Docilement, il se tordit un peu pour tâtonner à la recherche de la poignée, et elle se retrouva encore plus coincée contre le mur. Voilà qui était fort douloureux. Mais elle survivrait. Encore quelques petites secondes et… Comment ça, c’est fermé de l’extérieur ?! Selon lui, enfoncer la porte dans un endroit aussi réduit était chose malaisée. En effet. Ils risquaient surtout de se faire bien mal. Des idées, très chères ? Une nouvelle fois, elle imagina son sourire, et l’attente d’une bonne réponse. Ce fut à son tour de sourire. Il n’allait pas être déçu.

« Oh j’ai bien une idée, mais ça n’implique pas de sortir du placard… »

Elle avança prudemment sa main, et ses doigts effleurèrent son tee-shirt. Parfait. D’un geste souple et contrôlé, malgré de manque de luminosité du lieu, elle se retrouva collée contre lui, ses bras refermés dans son dos. Câlin. Avec un léger sourire content, elle sentit les mouvements du garçon inconnu, qui refermait à son tour ses bras autour de sa taille. La brune ne put s’en empêcher, et la suite de sa blague sortit de manière très naturelle. Pas de coming-out pour le jeune homme, alors. Parfait. Emportés par leur mouvement, ils se tournèrent un peu, et elle grimaça en sentant quelque chose s’enfoncer douloureusement dans son dos. Eh mais, une minute… C’est la poignée de la porte ! Avec un léger rire, bien contente qu’il ait bien voulu entrer dans son jeu, elle se dégagea en douceur, et il leva les bras pour lui permettre de se tourner. Gentil garçon. Assez joué. Elle allait crocheter cette porte. Elle n’avait malheureusement pas pensé à emporter avec elle son matériel de crochetage, c’est bien bête, mais… Ah. Un truc pointu. A première vue, une épingle à cheveux. Que faisait-elle avec une épingle à cheveux dans sa poche ? Certainement Ellie, sa petite Mysdibule, qui l’avait glissée là parce qu’elle ne savait pas où la mettre, pour qu’Aileen retrouve sa propriétaire plus tard. Eh bien, malheureusement, ladite propriétaire ne retrouverait jamais sa petite épingle, qui se retrouvait transformée en nécessaire à crochetage de porte de placard à balais.

« Bon, assez joué. Je vais crocheter la porte. Tu as ton iPok ? Tu peux me faire de la lumière ? De là où je suis, impossible d’atteindre la Poké Ball de mon Dedenne. » Aussitôt dit, aussitôt fait. Une douce lumière éclaira la serrure, ne lui permettant pas, cependant, de connaître l’identité du jeune homme. « Et maintenant, prions pour ne pas tomber sur un préfet, ou on va se faire gronder. »

Dit la préfète en chef au préfet des Noctali. Mais soit ! Ils ne connaissaient pas encore l’identité de l’un et de l’autre, et Aileen ressentait encore le besoin de le taquiner sur sa petite expédition nocturne au sein de son dortoir. Très concentrée, elle oublia le garçon derrière elle, l’endroit exigu où elle se trouvait, le fait qu’elle n’arrivait plus à respirer correctement, et elle plongea dans son travail de crochetage. Elle l’avait déjà fait plusieurs fois, quand elle vivait avec sa mère, mais jamais dans le noir complet, dans un lieu aussi petit, et accompagnée, en plus de ça. Surtout qu’elle n’avait droit qu’à un seul essai, et devant un public, en plus de ça. Si elle échouait, ils étaient bons pour attendre que Fooly ressente la brutale envie de briquer le carrelage au clair de lune, comme l’avait dit son inconnu du moment. Heureusement, après quelques minutes de tâtonnements silencieux, elle finit par trouver la combine, et une minute plus tard, le verrou se décoinçait avec un petit cliquetis silencieux qui lui tira un sourire victorieux. Yes, l’honneur est sauf ! Prudemment, elle poussa la porte du placard à balais, pour s’assurer qu’il n’y avait personne, et en sortit la première, faisant quelques pas dans le couloir pour laisser sortir son camarade et s’étirer pour faire craquer son corps endolori. La liberté ! Si douce et si tendre ! Ok, la compagnie de l’inconnu n’avait pas été désagréable, mais… D’ailleurs, qui était-il ? Curieuse, elle se retourna, un millième de secondes avant lui. Cheveux blonds, regard clair… Il semblait aussi surpris qu’elle. Aileen resta silencieuse quelques secondes, avant d’esquisser un sourire amusé, et d’éclater de rire.

« Heath Jones, mais c’est une blague ?! »

Là, pour le coup, la brune était soufflée. Elle qui avait une si mauvaise opinion du préfet des Noctali ! D’un côté, il succédait à (ce gros connard d’) Allen Wills, qui n’avait jamais été un modèle de modestie, tellement qu’elle en était venue à le mépriser ouvertement, et n’avait pas été mécontente qu’il s’en aille, même s’il avait brisé le cœur d’Estelle. Et Heath, avec son assurance et ses manières ouvertement fourbes, n’avait pas été long à s’attirer sa méfiance et ses foudres, même s’il avait pas fait grand-chose pour cela, mis à part le fait d’être le nouveau préfet des Noctali, rôle sur lequel l’ombre d’Allen planait encore. La brune avait tellement eu l’impression qu’il essayait désespérément de taillader l’ombre d’Allen pour s’imposer, qu’elle avait eu du mal à retenir son mépris affiché pour les Noctali. Il faut dire que le peu de Noctali qu’elle connaissait n’étaient pas des modèles de sympathie. Allen s’était comporté comme un gros lâche (en plus d’être un bon gros connard), Yuki comme un enfoiré, Lucas… Ginji ne l’aimait pas, et ça lui suffisait. Les autres Noctali, elle n’avait pas envie de les connaître, le petit panel qu’elle avait rencontré lui avait suffi. Mais lui, il était différent. Il jouait. Personne n’avait joué comme ça avec elle depuis bien longtemps. Personne n’était entré dans son jeu de cette manière depuis… Depuis Loan, en fait. En règle générale, les garçons rougissaient, bafouillaient, perdaient leurs mots, et finissaient par sombrer dans un mutisme désespéré, la suppliant en silence d’arrêter ça. Comme avait fait Ginji, ou Orren, ou Cael… Mais lui, il l’avait suivie, et avait même apporté sa petite touche personnelle. C’était rafraichissant.

« Hmmm. Me voilà donc obligée de reconsidérer tout ce que je pensais savoir sur toi. Apparemment, tu as encore bien des facettes qui me sont inconnues… Mais qui m’intéressent beaucoup. » Le grand méchant loup, l’appelait-on. Pas de chance pour lui, il y avait un deuxième loup chasseur dans l’académie. Ou plutôt, une deuxième louve chasseresse. Au sourire doux de prédatrice. « Et je vois que je ne suis pas la seule personne qui parvient à cette conclusion. Me trompé-je ? »

Non, elle ne se trompait pas. Intéressant. Vraiment intéressant ! Cependant, dans un éclat rouge, Sphax ressortait de sa Poké Ball, mécontent d’y être resté aussi longtemps, et jappait d’un ton pour le moins impérieux pour la rappeler à l’ordre. Comment ? Tu pactises avec un Noctali ? Dois-je te rappeler, très chère, qu’on lui a couru après pendant cinq minutes parce qu’il s’est introduit dans notre dortoir ? Aileen résista à l’envie de lever un doigt vers son starter. Pour commencer, elle pactise avec qui elle veut, et non, nul besoin de le lui rappeler. Très cher. Sphax, royal, s’assit sur son séant, pour considérer de son regard saphir le Noctali en face de lui, le jaugeant sans s’en cacher. Que valait-il, celui-là ? Allait-il essayer de faire du mal à sa dresseuse ? Aileen esquissa un sourire amusé, mais le laissa faire. Après tout, il faisait ça avec tous les gens qui l’approchaient, et comme elle, il n’aimait pas beaucoup les Noctali, qu’il jugeait frustres et brutaux, à l’inverse de la finesse et de la discrétion qu’il incarnait, en tant que Pokémon espion. Oui, elle allait lui demander. Mais… Ils étaient allés trop loin pour qu’elle ne continue pas à tâter le terrain. Se comporterait-il toujours ainsi, en voyant à qui il avait affaire ? En voyant qu’il jouait, depuis plusieurs minutes, avec la préfète en chef de l’académie, et que l’un et l’autre n’avaient jamais vraiment caché le dédain glacial qu’ils se portaient ?

« Avant le restaurant et le cinéma, permets-moi une simple question. » Elle esquissa un léger sourire taquin, dans lequel brillait cependant une once de son sérieux de préfète en chef. « Qu’est-ce que tu faisais, au beau milieu de la nuit, dans le dortoir des Pyroli ? Et pourquoi t’es-tu enfui ? » Court silence, avant qu’elle n’esquisse un nouveau sourire. « Et ça fait deux questions, pas une. Mais j’attends tout de même mes réponses… Petit louveteau. »


Dernière édition par Aileen Sôma le Mar 29 Sep - 23:43, édité 3 fois



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Heath S. Jones
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Heath S. Jones
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Voilà une mésaventure pour le moins originale. Hilares tous les deux, nous étions enfermés dans un placard à balais plutôt bas de gamme, pressés l'un contre l'autre, côte à côte. Que faire maintenant sinon essayer de sortir? Mais rire, bien sûr, et s'envoyer quelques répliques agiles, se renvoyant la balle en oubliant peu à peu le malaise qui était né de nos maladresses respectives, dans la pénombre. Une perche tendue, puis saisie par mes soins. Une réplique rendue à l'expéditeur avec malice, attendant une réponse avec un sourire amusé. Pas mal, d'ailleurs. La jeune fille avait donc décidé de prendre les deux. Mais attention, trois étoiles au minimum, elle ne s'achetait pas si facilement. Impossible de ne pas ricaner, ce sens de la répartie était exemplaire, véritablement. Du genre que je n'avais eu la chance de croiser qu'en de très rares occasions, je ne pouvais pas rater celle-là.

- Je n'en doute pas, puisqu'on ne peut acheter une femme de valeur, seulement la charmer. Je connais un établissement quatre étoiles qui vient d'ouvrir ses portes, au centre-ville, si cela intéresse mademoiselle. Je vous laisse même choisir le film, mais de grâce, pas de comédie romantique. Cette situation improbable se suffit à elle-même.

À mes côtés, les rires semblèrent se calmer de façon amère, comme si j'avais dit quelque chose que je ne devais pas dire. Comme si une réalisation soudaine venait de tomber, sans que je ne la vois passer. Était-ce dans mon discours? Impossible, je n'avais rien dit qui puisse la froisser, sans oublier qu'une demoiselle douée d'une réplique de ce genre ne se laisserait pas affecter par si peu. Il y avait, dans cette équation, un facteur que je ne pouvais pas voir, dissimulé à mon regard de caramel, hors de ma portée. Malgré la noirceur, je tentai d'apercevoir son visage, espérant y déceler une quelconque impression, un indice sur ses traits, mais c'était peine perdue. Il n'y avait aucun éclairage dans ce réduit et donc aucune façon pour moi de tâter le terrain. J'allais devoir attendre patiemment qu'elle parle, condamné, donc, à la laisser relancer, ce qu'elle fit en me demandant d'ouvrir avec le résultat que l'on connait tous. Je demandai donc si d'autres idées reposaient en l'esprit apparemment vif de ma compagne d'infortune et elle ne manqua pas de me surprendre à nouveau. Une idée qui n'impliquait pas de sortir du placard? Un mouvement, déplacement vers moi, provoquant un froncement de sourcils. L'inconnue était collée contre moi, pressée, coincée, ses bras refermés dans mon dos. Voilà le genre d'initiative que je n'avais jamais su apprécier, cette façon par laquelle s'imposaient les gens sans que je ne le leur ait permis, d'envahir mon espace en le prenant pour le leur, simplement parce que je leur avait été sympathique. Mais c'était différent dans ce cas ci, n'est-ce pas? N'étions-nous pas en train de nous relancer sans arrêt? À moi de jouer, donc, puisqu'il s'agissait là d'une provocation consciente et non pas d'une erreur de jugement naïve. Je refermai donc mes bras autour de la délicate jeune fille, étonnant vu les capacités de self-defense dont elle avait fait preuve d'ailleurs, poussant même le geste jusqu'à approcher mes lèvres de son oreille, pour lui répondre. Un ton malicieux en souffles chauds, destinés à lui laisser comprendre que j'étais, d'une part, assez observateur pour avoir remarqué le petit malaise d'un peu plus tôt et, d'autre part, que je ne la laisserais pas gagner.

- Venir chercher le réconfort dans mes bras dès le premier soir, c'est indécent.

Nous ne restâmes toutefois pas dans cette position très longtemps, le mouvement se poursuivant pour lui permettre de prendre ma place alors que je me décalais de l'autre côté. C'était maintenant elle qui était au bord de la poignée et moi au fond, lui laissant le champ libre. Retrouvant un peu plus de sérieux, la jeune fille annonça qu'elle allait crocheter la porte. Néanmoins, elle me demanda d'abord si j'avais mon iPok et, avant qu'elle ne termine sa justification, il était sorti et allumé, braqué vers la poignée. Impossible de crocheter quoi que ce soit sans y voir un minimum, simple logique. Elle se mit à l'ouvrage, priant au passage pour que nous ne tombions pas sur un préfet. Mes lèvres s'allongèrent en un long sourire amusé et, peut-être, un peu sadique. Si elle savait. Mais là encore, si je savais aussi.

- Voilà qui couperait court à notre soirée.


D'ailleurs, parlant de ça. Si elle était concentrée à ouvrir cette porte, j'avais de mon côté tout mon temps, n'ayant à me soucier que de l'angle de l'éclairage qui, bien que faible, m'aidait dans ma tâche. De profil, de longs cheveux foncés cachant une partie de son visage. Il était difficile de voir de qui il s'agissait. Plissant les yeux, je tentais pourtant ma chance, ne pouvant m'empêcher de me dire que quelque chose là me semblait familier, mais quoi? Ses vêtements peut-être? Difficile à dire. Déterminé et ne me souciant que bien peu de l'intrusion que cela pouvait représenter, je fis mine de replacer quelques unes de ses mèches de cheveux derrière son oreille, ce qui passerait sans doute pour un coup de main, vu qu'ils devaient lui nuire dans sa tâche. Le visage maintenant dégagé, je commençais à mettre les morceaux ensemble et l'ombre d'un ricanement m'échappa. Non, ne me dites pas. Ce serait si ironique, mais si parfait à la fois. Il me tardait de sortir d'ici pour vérifier, mais plus j'y pensais et plus cela semblait couler de source. Même sa voix, au final, ne m'était pas inconnue. Nous n'avions que très peu interagit par le passé, mais j'étais trop confiant pour imaginer me tromper. Quelques instants plus tard, la porte s'ouvrait enfin et nous sortions dans le couloir faiblement éclairé par la lune. Nos regards se croisèrent alors et le verdict tomba sous la forme de rires partagés et incrédules. Aileen Sôma, la préfète des Pyroli, accessoirement préfète en chef. Pour être une surprise, s'en était une. Plus choquée que moi, c'est même vocalement que sa surprise s'exprima devant ma mine mi-amusée, mi-surprise. Je devais saisir l'occasion de lui répondre, bien sûr.

- Dois-je toujours vous gronder? L'offre était si alléchante.

Après un petit moment de reprise où les pensées semblaient avoir défilé au fond de ses iris améthystes, la Pyroli reprenait sans me quitter des yeux. Si son attitude avait changé, elle n'était pas non plus complètement différente de celle que nous avions naturellement adoptés tous deux dans ce placard. Simplement plus réservée, peut-être, comprenant enfin qu'elle avait pactisé avec l'ennemi. Pour ma part? Tout ennemi ne l'est que jusqu'au moment où il tombe dans notre poche, tout simplement, et cette petite brunette à la réplique facile me donnait particulièrement envie de l'amadouer, justement. Je n'allais pas m'arrêter maintenant, d'autant plus que cette soirée était la définition même de l'amusement imprévu. La jeune fille me concédait plusieurs facettes qui lui étaient inconnues, bien sûr. Elle allait devoir me reconsidérer et, surtout, sa curiosité avait été piquée. À la vue de mon sourire que la brunette pouvait maintenant voir s'étirer avec malice, je n'eu même pas besoin de lui répondre par les mots pour qu'elle soit en mesure d'affirmer que ce sentiment fut partagé. Malgré tout, je me devais de le confirmer de vive voix, n'est-ce pas?

- Qui sait? Dans tous les cas, mon offre tiens toujours.

Sauf que la réponse à cette invitation ne viendrait pas tout de suite puisqu'une lumière rouge laissa s'échapper un Pokémon noble, digne et, surtout, chromatique. Un Absol rouge qui me regardait d'un air plutôt semblable au mien, à dire vrai. Je me souvenais de cet animal. Son chemin avait croisé le mien, lors du débarquement sur l'île Cobaba. N'avait-il pas grogné ou quelque chose de ce genre? Je pouvais toujours me méprendre, mais il ne devait pas y avoir deux Absol avec cette même allure sur l'île Lansat. Voilà qui était d'autant plus divertissant. Mon regard ne quitta donc pas le sien, sans faiblir ou ciller, attendant seulement qu'il fut satisfait. Sauf qu'il ne le serait pas, c'était évident. Dans l'immédiat, toutefois, sa dresseuse requiérait toute mon attention et je la lui rendis. Avant de répondre à cette fameuse invitation, elle avait donc une question à me soumettre. Pourquoi pas. Dans tous les cas, la Pyroli ne pouvait pas empiéter dans mon intimité plus qu'elle ne l'avait déjà fait. J'étais donc prêt à tout, sauf à cette interrogation qui me sembla sortie de nulle part. Ce que je faisais dans le dortoir Pyroli et pourquoi j'avais fuit? Que serais-je allé faire là-bas? Me voilà lancé en des pensées si profondes que je n'en entendit même pas ce surnom qu'elle me donnait. Des choses plus importantes me poussaient à froncer les sourcils alors que nombre d'hypothèses venaient me triturer l'esprit. Lorsque je crû avoir un début de piste, je le lui exposai, la voix plus sérieuse et donc un peu plus grave que plus tôt.

- Je n'y ai jamais mis les pieds. Je chassais un photographe, croisé aux alentours du dortoir Noctali. Une petite silhouette, celle d'un Pokémon, c'est lui qui m'a attiré jusqu'à vous. J'ai même cru qu'il vous appartenait, mais c'est évident que ce n'est pas le cas.

Et si nous avions été guidés l'un à l'autre? Le coupable aurait-il été jusque là délibérément? Mais dans quel motif? Prendre quelques clichés noctures de ma personne en compagnie de la préfète en chef? Voilà qui me paraissait plus que tiré par les cheveux, pour ne pas dire complètement improbable. Ou alors y avait-il quelque chose que nous ne devions pas voir, en tant que préfets, et nous avions été guidés jusqu'ici pour ne pas nuire à cette autre chose? Il était encore trop tôt pour le dire, mais ce mystère était plus qu'intriguant.


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Aileen Sôma
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Pas de doute. Elle venait de tomber sur un prince charmant. Non seulement il avait du répondant, mais en plus de ça, il la laissait se placer correctement avant de lui renvoyer la balle tout en finesse. Elle avait trouvé un partenaire de jeu, et un bon. Qui, non content d’entrer dans son jeu, lui laissait le choix du film, tout en lui proposant un établissement quatre étoiles en plein centre-ville. Elle n’allait pas lui faire l’insulte de lui demander s’ils proposaient des plats végétariens. En règle générale, les grands restaurants en proposaient toujours. Pas de comédies romantiques pour le jeune homme. Et hop, un bon point de plus. Les comédies romantiques, c’est d’un ennui. Rien ne vaut de la science-fiction, ou un bon film d’action. Les films dégoulinants de bons sentiments, ça a plutôt tendance à lui coller la nausée. Et que dire, alors, quand elle l’entoura de ses bras sans prévenir, pour le taquiner un peu, et qu’il fit de même pour ne pas être en reste ? Ca aurait pu s’arrêter là, mais il fallait qu’il se penche, coquin, pour lui murmurer une douce phrase à l’oreille, sans oublier le souffle chaud et taquin qui allait de pair dans son cou. Venir chercher le réconfort dans ses bras le premier soir, c’est indécent. Surprise, elle ouvrit de grands yeux, et se laissa aller à un léger rire. D’accord, elle devait avouer que son inconnu avait plus d’un tour dans son sac, et une répartie bien accrochée. Personne ne lui avait sorti un truc pareil depuis… Depuis jamais, en fait, il était le premier qui réussissait à la surprendre de la sorte. A moins que Loan… ? Non, il valait mieux qu’elle arrête de penser à lui. Il n’était pas là, de toute manière, et ce qu’il ignorait ne pouvait pas lui faire de mal. Et même s’il l’apprenait, eh bien ! C’était là le prix de toute la négligence dont il faisait preuve depuis plusieurs mois. S’il s’attendait vraiment à ce qu’elle passe deux longs mois à l’attendre comme une gentille petite femme de guerrier, il se trompait sur toute la ligne.

« Toutes mes excuses, vraiment. Mais comme vous l’avez si bien dit, cette situation est tellement improbable… Alors pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de cet étrange moment, en volant un moment de tendresse à un garçon inconnu ? De plus, cela n’a pas trop l’air de vous déplaire. »

Sourire partagé dans le noir. Finalement, ils se lâchèrent, et Aileen put s’attaquer à cette serrure, essayant de la crocheter avec une épingle à cheveux. Plus qu’à espérer, maintenant, qu’ils ne tombent pas sur un préfet pour ne pas se faire gronder. Ironique, hein ? Le préfet des Noctali et la préfète en chef qui cherchent à éviter les préfets ? La brune ne broncha pas quand la main du garçon voleta jusqu’à sa joue pour attraper quelques mèches de cheveux et les replacer derrière son oreille. Sans doute essayait-il de savoir à qui il avait affaire, chose qu’elle avait totalement oubliée dans le feu de l’action. Ce ne fut qu’une fois sortie de ce maudit placard, et dûment étirée pour faire passer la douleur, qu’elle se retourna souplement pour savoir avec qui elle était enfermée. Et là… Choc. Stupéfaction. Un regard d’ambre hypnotisant, une chevelure blonde comme le miel… Le préfet des Noctali. Pas cette bourrique débile d’Allen Wills, mais l’autre. Ils eurent un même regard surpris, un peu gêné, et un même rire incrédule mais amusé. Eux qui mettaient un point d’honneur à se détester, les voilà surpris en pleine partie de chasse par le clair de lune. Et pour ne pas arranger les choses, Heath Jones, avec un grand sourire, lui demandait s’il devait tout de même la gronder. L’offre, selon lui, était alléchante. Aileen ne se départit pas de son sourire taquin, qui alla même jusqu’à s’accentuer légèrement.

« Essaie donc, si tu l’oses… »

Comme elle l’avait espéré, le blondinet était aussi curieux qu’elle quant à la suite des évènements. Mais comment ne pas l’être ? L’un et l’autre avaient mis un point d’honneur à se mépriser cordialement, elle parce qu’il était un Noctali et qu’elle avait eu l’impression qu’il poussait tout le monde pour faire ses preuves, lui parce qu’elle ne lui avait même pas laissé l’ombre d’une chance pour les faire. Voilà qui les faisait repartir de zéro. Il n’était pas si con, elle n’était pas si garce, et ils avaient joué, sans savoir l’identité de l’autre, au chat et à la souris dans ce petit placard à balais. Avant qu’elle ne puisse lui répondre, Sphax sortit de lui-même de sa Poké Ball, pour fixer le préfet des Noctali de son regard de glace, et décider, sans doute, qu’il ne l’aimait pas. Elle aurait du mal à le faire changer d’avis, vu qu’après tout, son fier starter avait du mal avec les garçons du dortoir d’Ace Creed, qui partaient toujours du plus bas sur l’échelle de son estime. Il n’aimait pas la manière son sa dresseuse lui souriait, et dont le Noctali lui souriait à son tour. Il voyait bien le jeu se profiler comme un chemin à emprunter, et savait qu’il n’arriverait pas à empêcher sa dresseuse de s’y engager volontairement sans même prendre le temps de calculer les risques. Après tout, elle se fichait bien de ce que les autres pouvaient en penser. Cependant, la voir agir de la sorte lui hérissait les poils. Lui aussi devrait s’y faire. Elle n’allait pas changer pour lui. Elle ne lui appartenait pas.

« Voilà qui pique mon intérêt. Un bon restaurant quatre étoiles et un film qui ne sera pas une comédie romantique, c’est toujours un très bon programme. »

Choqué, Sphax lâcha un simple jappement. Mais c’est un espion, Aileen ! La brune lui jeta un bref coup d’œil, avant de reporter son attention sur le Noctali. En règle générale, elle comprenait les jappements de son starter, et savait d’instinct ce qu’il voulait lui dire. Sissi fait une bêtise, Nagini est allée manger chez Orren, Seyn est parti se balader au clair de lune, quelqu’un t’attaque par derrière… Mais là, incompréhensible. Ca ne la perturbait pas trop. Si c’était vraiment important, Sookie ou Kipling le lui diraient. Mais comme ni la Tarsal ni le Psystigri ne semblaient vouloir communiquer par la pensée, il était facile d’en déduire que son starter s’immisçait un peu trop dans sa vie privée, et que sa petite Tarsal lui avait vertement répliqué qu’il se mêlait de ce qui ne le regardait pas, et qu’il était hors de question qu’elle relaie un message pareil, tout en interdisant à Kipling de le faire à sa place. Aileen le découvrirait bien assez tôt, comme elle l’avait découvert pour Dahlia, ou pour Loan. Par hasard, en somme. Puis chaque personne avait son lot de choses à cacher. Après tout, elle aussi était espionne, et c’était bien une chose qu’elle ne lui laisserait pas découvrir. Après un soupir de circonstances, Sphax la poussa du bout de la patte pour lui rappeler pourquoi ils étaient là. Ah, oui, la course-poursuite. Brusquement plus curieuse et plus sérieuse, la préfète en chef s’enquit donc de la raison du Noctali dans un dortoir féminin, sans souligner, par esprit charitable, que ce dortoir masculin était connu pour abriter un bon nombre de pervers et de voyeurs, ou plutôt, comme diraient les adultes, de jeunes garçons en pleine puberté. Cependant, à nouveau, surprise. Ce n’était pas lui. Et il semblait même plutôt interloqué qu’elle pense qu’il s’agisse de lui. Lui-même poursuivait quelqu’un qui, aux alentours du dortoir Noctali, s’amusait à prendre des photos de lui pendant sa patrouille. Aileen allait sourire, lui demander comment allaient ses chevilles, mais son regard sérieux et préoccupé l’en empêcha. Il ne plaisantait pas.

« J’ai bien un Pokémon capable de faire ça, mais je la laisse souvent dans sa Poké Ball parce qu’elle est devenue capricieuse avec le temps… Et voleuse, en plus de ça. Elle cherche absolument à mettre la main sur sa pierre évolutive. Je doute que ce soit elle, mais on peut toujours lui demander. »

Se saisissant d’une Poké Ball, la brune laissa sortir sa Stalgamin, qui s’étira, encore toute engourdie par le sommeil, bâillant pour se réveiller un peu. Surprise d’être au beau milieu d’un couloir, et pas dans la chambre de sa dresseuse, elle se tourna vers cette dernière pour lui demander, d’un couinement endormi, ce qu’il se passait, et pourquoi elle était ici. Tout, dans son air, indiquait qu’elle ignorait la raison de sa présence ici, mais Aileen avait appris à se méfier de cette apparence d’innocence pure que son Pokémon de type Glace savait revêtir pour faire retomber les punitions sur d’autres personnes. Souplement, elle s’accroupit pour se mettre à une hauteur plus convenable pour sa petite Stalgamin, et lui posa la question d’une voix douce, quoique ferme cependant.

« Dis-moi, Sissi, tu as traîné autour du dortoir Noctali, récemment ? » Le Pokémon prit le temps de réfléchir, avant de répondre par la négative. « Et lui, tu le connais ? » Sissi se retourna pour jauger Heath, commença par hocher la tête, avant de réfléchir, et finalement, dire que non. Après examen plus approfondi, non, il ne s’agissait pas d’Allen Wills. « D’accord. Reviens. »

Faisant rentrer sa Stalgamin, Aileen se redressa, soucieuse. Une intrusion chez les Pyroli, un photographe chez les Noctali, tout ça pour les guider l’un vers l’autre… Lyph Flavelle était-elle de retour ? Il valait mieux qu’elle ne croise pas son chemin, alors. Aileen ne lui avait pas encore pardonné ses diffamations dans ce tas de merde qu’elle osait appeler son journal. Alors qu’elle allait reprendre la parole, un écho de pas se fit entendre. Un simple coup d’œil partagé leur suffit pour se comprendre. Poudre d’escampette, et pas dans le placard, cette fois-ci ! Il leur fallut quelques secondes pour quitter le bâtiment principal, et quelques secondes encore pour s’en éloigner suffisamment par mesure de prudence, jusqu’à se rapprocher du dortoir Noctali. Cherchait-il encore son photographe mystère ? Aileen n’était pas décidée à laisser partir le préfet aussi facilement. Maintenant qu’il avait éveillé sa curiosité d’une aussi belle manière, elle comptait bien continuer de tâter le terrain, pour voir si le grand méchant loup était aussi méchant qu’on le disait, ou s’il s’agissait juste d’une réputation qu’il se donnait pour se hisser au niveau des autres préfets, symboles de leurs dortoirs en bien des égards.

« Déjà pressé de retourner dormir, bel inconnu ? Zut alors, moi qui pensais que la soirée ne faisait que commencer… »

Et une petite moue mignonne pour compléter le tout. Ce n’était pas que la soirée qui ne faisait que commencer. Le jeu, lui aussi, reprenait entre eux ses aises sans se faire trop prier.


Dernière édition par Aileen Sôma le Mar 29 Sep - 23:42, édité 3 fois



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Baignés dans les rayons laiteux et clairs de la lune, enfin, nos regards pouvaient se croiser en un échange d'incrédulité et d'amusement. Nos identités respectives tombaient sur la table en bruits fracassants, surprenants, compromettants. Pourtant, cela m'arrêterait-il? Non, j'étais d'une facture bien supérieure à cela. Cette demoiselle avait déjà piqué mon intérêt, autrefois, mais j'avais simplement choisi de m'en désintéresser par principe. La compagnie des gens qui me détestaient instantanément ne m'avait jamais déplus, mais considérant la position de la dame, il aurait été trop risqué de s'en approcher si tôt. Maintenant, tout était différent. Je venais de reprendre la main, de gagner une chance, aussi infime soit-elle, de renverser la vapeur et de pouvoir me jouer d'elle comme je l'avais initialement espéré. Une soirée profitable en somme, je ne pouvais la laisser se couper aussi sèchement. La mine joueuse, j'avais donc relancé, demandant si je devais ou non la gronder pour cette expédition nocturne. Conformément à ce que j'avais souhaité, la brunette embarquait dans le jeu à nouveau, clamant que je n'avais qu'à essayer, si je l'osais. Mes lèvres s'étaient alors étirées en un long sourire de satisfaction, mes profonds iris d'or fondu empreints de malice. Si j'allais me gêner. Je m'approchai d'elle, pour la surplomber, pour faire je ne sais quoi, me laissant simplement guider par l'instinct, transperçant son regard violacé avec tout le miel de mes yeux. Sauf que je n'aurais jamais l'occasion de donner suite à cela. Un Absol chromatique venait de faire son apparition, le regard mécontent, me poussant à m'écarter de sa dresseuse, ce que je fis d'un sourire docile. Pas touche, j'ai compris. Dommage.

La conversation avait ensuite repris, la demoiselle marquant à voix haute l'intérêt mutuel que nous nous portions désormais, ce à quoi j'avais répondu de façon évasive, lui laissant savoir que mon offre tenait toujours. Offre qu'elle était d'ailleurs prête à accepter, selon ses dires. Le Pokémon chromatique, comme choqué, jappa en regardant sa dresseuse. Désolé, fidèle compagnon, je n'ai même pas besoin de la toucher, puisque c'est elle qui s'avance tant vers moi, ses paroles s'entêtant à poursuivre le jeu, à créer un lien. Tu peux japper autant que tu veux, de nous deux, c'est moi qui ait déjà gagné.

- Vendredi prochain, je pourrais passer chercher ma demoiselle à son dortoir pour vingt heures, si cela vous convient?

Avant d'accepter tout cela, pourtant, la Pyroli avait une question à me poser. Bon joueur, je l'avais invitée à le faire, prêt à lui répondre docilement, confiant en mes capacités de le faire sans mettre un terme à ce moment des plus particuliers. Malgré tout, je fus surpris par la nature de ses interrogations et me fit plus sérieux, oubliant durant un instant tout le caractère amusant de cette rencontre pour me concentrer sur ce qui importait vraiment, soit la présence simultanée d'un photographe dans les alentours du dortoir Noctali et d'une ombre mystérieuse dans le dortoir Pyroli. Plus professionnel, je lui exposai donc ce que je connaissais des faits, conservant mes hypothèses pour moi-même un peu plus longtemps. Tant qu'aucune évidence ne confirmait ces pistes, inutile de les exposer. Elles pourraient être erronées, nous faire perdre du temps et me faire passer pour plus sot que je ne l'étais. Parfois, le silence a du bon. Y réfléchissant elle aussi sérieusement, la préfète concéda qu'elle possédait un Pokémon capable de ce forfait et que, même si ce n'était probablement pas elle, nous pouvions toujours demander. Pourquoi pas. Bien que ce serait plus qu'étrange qu'un Pokémon ait réussi à faire tout cela et à réintégrer sa balle sans que sa dresseuse ne le remarque, je n'avais donc que peu d'espoir pour cette voie, mais qu'importe. Un Stalgamin fit son apparition, visiblement endormi avant d'être dérangé. La demoiselle lui demanda donc s'il avait été près de mon dortoir, puis s'il me connaissait. Négatif dans les deux cas, évidemment.

- Voilà une piste écartée, mais le mystère demeure entier.


Et il le resterait encore un petit moment, vu le retour des patrouilleurs. Étaient-ils vraiment allés fouiller les dortoirs? J'aurais bien aimé le savoir tiens, juste pour rire, mais je n'avais certainement pas le loisir de leur demander. Un échange de regard, un commun accord silencieux et nous disparaissions dans la nuit, nous éclipsant dans le silence et l'efficacité. Dehors, la brise nous accueillit, fraîche et un peu mordante, typique de la fin de l'été. Réprimant un léger frisson, j'avançais au même pas que la jeune fille, mon éternel sourire plaqué à mes lèvres de façon nonchalante, confiante. Nous approchions du dortoir Noctali, vers lequel nous nous étions dirigés naturellement, sans vraiment nous consulter. Simplement nos instincts respectifs, sans doute, qui avaient su trouver le chemin de la sécurité en cette balade nocturne. Le jeu n'était pas terminé, loin de là. Les masques étaient peut-être tombés, mais n'était-ce pas qu'une formalité de plus, un défi de plus? Le résultat n'en serait que plus savoureux et je n'étais pas le seul à raisonner ainsi. La voix toujours aussi joueuse de la préfète s'élevait de nouveau dans la nuit, marquant son désir de ne pas me laisser partir si rapidement, elle qui voulait que se poursuive ce quelque chose qui avait débuté de façon fortuite et maladroite. Le sourire satisfait, je tournai vers elle mon regard caramel, à la fois doux et malicieux, en un savant mélange dont je possédais le secret.

- Jamais je n'oserais délaisser la présence d'une demoiselle si passionnante, il y a des choses qui ne se font pas. D'autant plus que la courtoisie exige que je vous raccompagne. Sauf si vous avez une chambre dans ce bâtiment et que je n'en ai pas été informé, notre soirée ne se terminera donc pas ici.

Terminais-je donc, toujours occupé dans le même temps à détailler ce petit visage à l'expression mignonne, sans doute destinée à me faire rester. Comme si j'avais besoin de cela pour avoir envie de jouer un peu plus avec elle dans les méandres de la nuit. Un nouveau petit regard vers l'Absol chromatique. Valait mieux, tout de même, ne pas pousser ma chance. Je connaissais ce regard pour l'avoir déjà moi-même porté. J'avais deux adversaires à surveiller du même temps, attirant le premier entre mes griffes et esquivant le second, ne lui laissant aucun motif à l'emportement. Une danse méticuleuse, un jeu de pied qui se devait parfait, un soucis du détail dont je ne pouvais me passer. Alors que faire maintenant? Dans quelle direction nous lancer, à quoi nous accrocher? Voilà la question qui me trottait en tête lorsque survint le prochain flash lumineux, en provenance des ténèbres. Vif, je tournai mon attention dans la direction d'où l'éclat provenait. Le photographe n'était donc pas seulement dans les parages, il venait d'obtenir un cliché de la préfète en chef et moi, marchant ensemble dehors en pleine nuit. Qu'à cela ne tienne, de toute façon, j'allais l'attraper.

- Revoilà mon petit fauteur de troubles.

Annonçais-je simplement avant de me lancer à sa poursuite, à la course. Avais-je besoin d'avertir la demoiselle ou de m'assurer qu'elle pouvait suivre? Ridicule, le jour où une Pyroli connaîtrait des difficultés à la course, je perdrais définitivement toute foi dans cette Académie. Elle était plus que capable de prendre soin d'elle-même, ou en tout cas il valait mieux pour elle, car je n'allais certainement pas le faire à sa place. Guidé par les bruits de course de ma proie, je ne ralentissais pas le pas, même lorsqu'il obliqua vers l'arrière du dortoir. Que visait-il? Le Lac Corail, la Grotte Granite, les ruines Jurachi? Le lac, apparemment, puisqu'il s'engageait directement sur le sentier y conduisant et j'en fis de même, mais au final, ce fut sans grand succès. Sur place, j'eu beau scruter la nuit sous toutes ses coutures, la course n'avait servit à rien. Il m'avait échappé. Dommage, très dommage, mais ce n'était que partie remise. À mes côtés, je sentis la demoiselle qui me rejoignais et, terminant de reprendre mon souffle, je pris la parole.

- Il m'a échappé et je suis parti sans mon équipe, je préférais les laisser dormir. Cela m'aura coûté ma proie. Ne nous reste plus qu'à attendre et à voir s'il se manifestera de nouveau.

En attendant, je portai mon regard souverain vers le lac. L'onde brillait en multitude d'éclats lunaires, tant et si bien que l'on avait l'impression de pouvoir marcher sur ce rideau de lumière, se mouvant en rythmes paresseux. Impossible de ne pas être attiré ne serait-ce qu'un peu par ce spectacle des plus enchanteurs, surréels, surplombé par cette immense lune ronde et à l'éclat vif comme l'oeil d'un voyeur. Le ciel, tout autour, était dégagé, drapé d'étoiles scintillant timidement, éclipsées par Diane. Immédiatement, je su que je ne voulais plus quitter ce décor. Je voulais en profiter autant que faire se peut, je voulais l'habiter, le découvrir de mes yeux émerveillés. Et ce serait d'autant plus amusant, parce que je ne serais pas seul pour le faire. La préfète était toujours là, après tout. Impossible de résister à l'envie de lui porter un regard en coin, accompagné d'un sourire et d'une remarque improvisée sous le coup du moment.

- Y a-t-il ici suffisamment d'étoiles pour que vous considériez partager ce moment avec moi?


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Aileen Sôma
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Le Noctali n’avait visiblement pas abandonné son idée de l’inviter au restaurant. Mais… Il était sérieux ? Genre, sérieusement sérieux ? Et il croyait sincèrement qu’elle allait le laisser payer, en plus de ça ? Cependant, le voir insister était vraiment amusant pour la jeune Pyroli, qui le regardait dérouler ses pièges charmeurs tout autour d’elle, comme s’il se demandait à quel point elle allait le stopper. Pour l’instant, il respectait la distance tacite qu’il y avait entre eux, même s’il avait poussé son avantage jusqu’à s’avancer vers elle, jusqu’à ce que leurs tee-shirts se frôlent, quand elle l’avait mis au défi d’essayer de la gronder, pour voir. La Pyroli avait alors pu constater qu’il était plus grand qu’elle, d’au moins une bonne tête et demie, ce qui ne l’avait cependant pas rabaissée pour autant. L’un comme l’autre savaient que, si elle voulait le mettre à terre, un seul mouvement lui suffirait, et le Noctali se retrouverait quelque peu diminué, autant en poids qu’en taille. L’intervention de Sphax, cependant, avait forcé le préfet à reculer placidement, sans opposer la moindre résistance, et Aileen s’était fait violence pour ne pas envoyer à son starter un regard lourd de sens pour qu’il lui fiche la paix. Rabat-joie, gâcheur de plaisir ! Mais il leur fallait quitter les lieux au plus vite, avant de se faire attraper par des surveillants. A l’intérieur, ils n’étaient que deux élèves lambdas qui n’avaient rien à faire ici. A l’extérieur, ils étaient deux préfets en patrouille. Ils n’avaient pas pu trouver le Pokémon paparazzi du Noctali, ce n’était pas Sissi qui lui avait piqué son appareil photo pour s’amuser près du dortoir, donc le mystère restait entier. Voilà qui titillait sa curiosité maladive de préfète en chef. Déjà, le fait que quelqu’un ait pu échapper à Sphax et Hilda ne lui faisait pas vraiment plaisir, mais si en plus Heath en rajoutait une couche avec son Pokémon stalkeur ! Mais son sérieux fut vite remplacé par de la malice à mesure qu’ils s’approchaient du dortoir Noctali. Le préfet ne fut pas long à accepter sa proposition, en lui lançant, en même temps, un sourire doux, auquel se mêlait son regard d’or pétillant d’intelligence. Il avait vraiment un très beau regard. Ce qu’elle ne lui dirait pas.

« Une chambre, au dortoir Noctali ? Heureusement non. Il paraît que ce dortoir est rempli de jeunes hommes quelques peu pervers, et que l’un d’eux  est même allé à l’hôpital pour s’être froissé un muscle, peut-être le plus important pour les hommes, d’ailleurs. En tant que faible femme, je craindrais vraiment pour ma vertu. »

Faible femme… Et puis quoi encore. Si Jackie avait pu l’entendre, elle l’aurait probablement envoyée faire mille pompes pour lui apprendre à dire des bêtises pareilles, et devant un Noctali en plus. Ce dernier, cependant, semblait plutôt bien le prendre, et son sourire enjôleur fit à nouveau sourire la brune, qui n’était cependant pas dupe. Elle en avait déjà connu, des garçons usant de leurs charmes pour obtenir ce qu’ils voulaient. Et ce qu’Heath Jones voulait, c’était elle. Peut-être parce qu’elle était un modèle d’inaccessibilité, ou parce qu’elle avait piqué sa curiosité, ou parce qu’il avait toujours voulu voir si une fille en couple pouvait résister à ses avances. Le moment venu, elle aviserait. Pour l’instant, il était clair qu’elle ne faisait ça que pour s’amuser, ce que le Noctali semblait avoir bien assimilé, vu qu’il jouait également sans toutefois devenir sérieux. Alors qu’ils allaient relancer les hostilités, il y eut un flash, et brusquement, toute trace de malice entre eux disparut, remplacée par un sérieux tranchant, presque mortel, en même temps que leurs regards se tournaient au même instant vers la source du bruit. On aurait dit deux loups aux aguets, qui surveillent l’horizon pour guetter le danger, avant de fixer leur proie pour ne plus la lâcher. Après un petit murmure, le préfet des Noctali partit en courant vers l’endroit d’où provenait la lumière, et Aileen l’imita, après avoir lancé une de ses Poké Ball droit devant elle. La Persian en jaillit comme une balle, rattrapant le préfet de sa foulée souple, avant de le dépasser, plus rapide que lui.

« Sphax, rattrape-la ! » L’Absol chromatique resta près d’elle, et lâcha un nouveau grognement mécontent. « Je sais pas c’que t’as, mais t’es vraiment emmerdant ce soir ! »

Sphax grogna à nouveau, et Aileen le dépassa, agacée par l’attitude de son starter, qu’elle ne comprenait pas. Courant le long du sentier, elle rattrapa bien vite le Noctali, qui remontait jusqu’au lac Corail. Il s’y arrêta finalement pour reprendre son souffle, parcourant du regard l’immensité aquatique. Alors qu’elle s’approchait, il lui avoua qu’il lui avait échappé, et qu’il n’avait pas pris son équipe. La brune fronça les sourcils, désapprobatrice. Il n’était pas là l’an dernier, lui. Tous ceux qui avaient vécu le rapt de Pokémon de la Team Rouage ne laissaient plus leurs Pokémon seuls dans un lieu alors qu’ils partaient. Les Poké Ball étaient à la ceinture, dans le sac, autre part, mais tous les Pokémon étaient avec le dresseur. Tous, sans exception. Le terme de proie, par contre, la rendit curieuse. Proie. Elle qui pensait être la seule à raisonner ainsi, voilà qu’il lui volait ses mots avant même qu’elle n’ait pensé à l’éventualité de les prononcer. Alors qu’elle levait les yeux vers Heath, il les baissait vers elle, et recommençait à la taquiner, en attente d’une réaction. Qui fut immédiate. Sourire malin, regard pétillant, et c’est parti pour jouer sur les mots.

« Aucune étoile ne pourrait rivaliser avec celles qui brillent dans votre magnifique regard, voyons. Elles ne parviennent même pas à éclipser votre charme naturel. »

Sphax leva les yeux au ciel. Hilda, qui revenait de sa recherche, lâcha un ronronnement amusé, et alla se frotter à sa dresseuse, avant d’approcher sa tête du Noctali pour humer l’air autour de lui. Ami, ennemi, elle ne le savait pas. Seule Aileen déciderait. En attendant, son odeur était mémorisée. Avec un haussement de sourcils taquin, la brune s’éloigna un peu, consciente d’avoir marqué énormément de points en une simple tirade. Eh oui monsieur Jones, vous n’êtes pas le seul à savoir faire des compliments. Tandis qu’elle s’approchait de l’eau, l’une de ses Poké Ball s’ouvrit, et Naveen, le Grenousse, en sortit pour plonger dans le lac, filant au fond pour profiter de son élément préféré. Tiens, bonne idée ça. Elle appuya sur une seconde Poké Ball, pour laisser sortir Soledad, son Lokhlass, qui imita vite Naveen pour plonger, et ressortir de l’eau un peu plus loin, flottant comme un prince, heureux comme tout. L’air était encore bon. L’eau semblait à la bonne température. Et puis… Oh, non, ce serait pour le moins osé. Alors qu’elle se demandait si elle allait vraiment oser le faire, un doux miaulement résonna non loin d’elle, et quand elle tourna la tête, ce fut pour croiser le regard à peine moqueur d’Hilda. Oh, allez, va-y, ça se voit que tu en crèves d’envie ! Après avoir discrètement tiré la langue à sa Persian, Aileen se releva souplement pour se tourner vers le blond. Tu voulais jouer, blondinet ? Alors jouons.

« Les conditions me semblent acceptables. Que diriez-vous d’un bain de minuit, très cher inconnu ? Étant d’humeur charitable, et n’ayant aucune envie de me mettre toute nue, je vous laisse garder votre caleçon. Alors ? »

Alors… Le Noctali sembla reculer, hésitant. Il se détourna quelque peu, passant une main dans ses cheveux blonds, les faisant doucement miroiter au clair de lune. Il… Nooooon. Heath Jones était pudique ? Il n’avait vraiment pas de quoi. Elle avait deviné, durant leur bref câlin dans le placard à balais, une fine et jolie musculature sous ce tee-shirt sombre. Ne pouvant se retenir, la brune lâcha un rire amusé, qui sembla ne pas plaire au Noctali. Il baissa les yeux vers elle, comme pour lui demander d’un ton presque hargneux si elle se moquait de lui… Et se reçut le tee-shirt de la Pyroli dans la figure. La gueule de Sphax se décrocha. Comment ?! Elle… Elle se déshabillait devant lui ?! En ronronnant, Hilda alla s’asseoir à côté de lui, tandis qu’il refermait la gueule, l’air passablement agacé. Surtout qu’elle enlevait le bas, maintenant, pour rester en sous-vêtements devant le préfet des Noctali. Heureusement pour elle, Aileen n’était pas pudique, et se déshabiller devant des inconnus ne la dérangeait pas vraiment. Elle ne se sentait pas mise à nu sous le regard interloqué du Noctali, qui pouvait à loisir détailler la silhouette fine et racée de sa supérieure hiérarchique, les muscles fins se dessinant sous la peau, signe de longues heures d’entraînement sous la houlette de Jackie, et la fine cicatrice qui courait sur son bassin, seul souvenir restant de sa confrontation, l’année passée, avec un Ohmassacre de la Team Rouage. Au moins son regard n’était-il pas lubrique. C’était un bon point pour lui.

« Ces habits risquent de te gêner, dans le lac Corail. Il serait plus sage de les enlever. »

Un point de plus pour elle. Il avait pu marquer des points, mais pour le moment, elle restait largement devant.


Dernière édition par Aileen Sôma le Mar 29 Sep - 23:41, édité 1 fois



Sing me to sleep ★ Remember me now, time cannot erase, I can hear your whispers in my mind, I've become what you cannot embrace, our memory will be my lullaby.
Heath S. Jones
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Nous passions devant le sombre bâtiment accueillant mes Noctali, fugitifs au coeur de la nuit. Comme soucieuse, la préfète m'avait demandé si je comptais aller dormir, déjà, me qualifiant toujours de bel inconnu, me faisant esquisser un nouveau sourire au passage. Je lui avais donc répondu sur le même ton, lui laissant savoir que j'étais dans l'obligation de la raccompagner jusqu'à son dortoir et, donc, qu'il ne pouvait en être ainsi. Mon regard s'était ensuite dirigé vers ses perçants yeux d'améthyste, n'ayant même pas besoin d'attendre la réponse qui venait déjà de son propre chef. Ainsi notre dortoir était rempli de jeunes hommes pervers? En même temps, avec une population composée d'adolescents entre douze et seize ans, il n'y avait pas là de question à se poser. Tous les dortoirs masculins étaient probablement de même facture, simplement nous marquions d'avantage les esprits que nos vis-à-vis. La suite, néanmoins, me fit hausser un sourcil amusé. L'un des miens serait allé à l'hôpital pour une blessure de cette nature? Voilà qui était inédit, même pour moi. En même temps, vu tout l'orgueil de mes Noctali, il n'était pas étonnant que cette information soit demeurée aussi gardée que possible. La fin, quant à elle, me fit étouffer un rire franc. Faible femme, mais bien sûr.

- J'apprends un peu plus de choses sur mon dortoir avec chaque jour qui passe.

Avais-je simplement répondu de cette même façon décontractée, naturelle, bien qu'encore amusée. Cette crainte était totalement infondée, bien sûr. Non seulement aucun de mes Noctali n'aurait osé faire cela -sans quoi mon courroux s'abattrait pour avoir ainsi souillé notre réputation-, mais également cette jeune demoiselle pleine de surprises me semblait plus que capable de se défendre en cas d'adversité. Malheureusement, nous n'eûmes pas l'occasion de poursuivre d'avantage dans ce sujet puisque le paparazzi était revenu, m'offrant une nouvelle chance de lui mettre la main dessus. J'étais donc parti à sa suite, bientôt rattrapé et doublé par un félin au pelage crème, lancé à toute vitesse. Il devait appartenir à la préfète, lui aussi. Qu'importe, j'avais une poursuite à mener à bien et redoublai donc d'ardeur, mais la fin de cette course n'est plus une surprise pour personne. Une fois la demoiselle à mes côtés, je l'informai de mon échec, à regret, et vis passer la désapprobation en son regard. Je ne me questionnai pourtant pas d'avantage sur cela, enchaînant maintenant qu'il n'y avait plus rien à faire, donc aucune raison de se torturer l'esprit avec ça. Souhaitant plutôt profiter du moment et de l'endroit, je consultai la demoiselle et reçu une réponse pour le moins inédite. Ainsi, aucune étoile ne pouvait rivaliser avec celles brillant dans mon regard, n'arrivant même pas à rivaliser avec mon charme naturel.

Depuis combien de temps ne m'avait-on pas complimenté? Si mes mots coulaient comme de l'eau, teintés d'une sincérité illusoire et bénigne, il n'était que très rare que la réciproque me soit offerte. Que dis-je, cela ne s'était plus produit depuis maintes années, pour des raisons obscures que je n'avais jamais cherché à élucider. Je m'en étais arrangé. Si personne ne voulait me gratifier de mot directs, ils le feraient autrement. De là était né cet égo, ce besoin de reconnaissance, de faire parler de moi en bien ou en mal, pourvu que mon nom soit sur toutes les lèvres et que tous me remarquent lorsque je parcourais les couloirs. Un moyen bien détourné et bien élaboré pour recevoir ne serait-ce qu'une fraction d'un véritable compliment. Ceux-ci étaient-ils sincères? Je les sentais ainsi, c'est bien ce qui me laissa silencieux, me contentant de la regarder savourer sa victoire de mes onctueux iris de miel, l'ombre d'un sourire sincère sur le visage. Vas y, petite demoiselle, profite bien de ce petit moment de victoire car moi, je sais que je le fais.

Je la suivis de quelques pas alors qu'elle s'approchait de l'eau, laissant tout de même une distance plus que respectable nous séparer alors que la Pyroli laissait sortir les membres d'une vaste équipe de Pokémons. J'avais cru entendre dire qu'elle était ici depuis un moment, il était donc tout naturel qu'elle fut pourvue d'un si vaste arsenal de compagnons. Je repérai même un Lapras dans le lot, ne pouvant alors pas m'empêcher de songer à Harley et aux autres, soudainement coupable de ne pas les avoir emportés avec moi. Comme ils auraient aimé pouvoir profité de ce panorama, de cette vue, de cette eau fraîche. Je me promis de revenir ici avec eux, je le devais tout simplement, lorsque ma collègue m'accorda son attention de nouveau. Le jeu allait reprendre et elle en établirait les règles. Je n'avais aucun problème avec ça, ce ne ferait qu'ajouter un peu de défi, mais ça, c'était avant qu'elle ne parle. La brunette proposait un bain de minuit, mais pas dans n'importe quelles circonstances. En caleçon? Elle me demandait sérieusement de ne garder que mon boxer sombre? De me dénuder à ce point, de m'exhiber?

- Voilà qui était inattendu.

Laissais-je m'échapper alors que mes traits se faisaient mécontents, hésitants. Me détournant, je laissai ma main s'engouffrer dans ma chevelure aux reflets solaires en un tic inconscient marquant ma réflexion. Personne n'allait nous voir, il n'y avait ici que nous deux, en théorie. Mais si le photographe revenait et arrivait à prendre des clichés de cette baignade nocturne, qui sait devant quels yeux mon anatomie serait exposée? Je relevai pourtant les yeux lorsqu'un rire me parvint, en provenance de la maligne demoiselle. Elle se moquait, n'est-ce pas? Très probablement, me dis-je en me renfrognant quelque peu tel un gamin gêné. J'allais ajouter autre chose, mais fut rapidement coupé dans ma lancée par un vêtement volant, stoppant sa course sur ma tête, transportant avec lui une douce odeur féminine. Le dégageant de mon visage, un spectacle inattendu s'offrait à moi. La préfète n'avait-elle donc aucune pudeur? Moins que moi, il semblerait. Elle insistait même, notant que ces vêtements allaient me nuire une fois plongé dans le lac. Parfaitement conscient qu'elle avait raison, peu d'opportunités s'offraient maintenant à moi. Je devais y passer, quitte à ce que des clichés de moi soient pris par un inconnu et quitte à ce que, à long terme, tous puissent me voir. J'avais beau déjà avoir passé toute une journée en tant que camarade disco de Mirror B, j'avais moins hésité que maintenant.

- Il vous faudra profiter du spectacle, ce n'est pas une occasion qui se reproduira de si tôt.

Dis-je avant de finalement m'exécuter, retirant mon t-shirt, bien qu'à regret. Mon anatomie fut ainsi partiellement révélée, sculptée au fil des entraînements de pokéathlète qui, à défaut d'être aussi intenses que les entraînements matinaux des Pyroli, avaient su me mettre en forme et me donner ce physique dont je n'avais pas à avoir honte, en théorie. Pour couronner le tout, mes faux tatoutages étaient maintenant entièrement à découvert. Dessinés sur mesure par la designer de ma génitrice, une réputée styliste de Volucité, elle m'en avait donné toute une boite de faux, pour que je puisse les appliquer régulièrement et ainsi donner l'impression qu'ils étaient authentiques, en attendant que je puisse en porter un véritable. Encore heureux que je les ait refait la veille, ils avaient encore l'air neuf, nullement abîmés, et sous la lumière chatoyante de la lune, pouvaient passer pour authentiques. Marquant une pause, je respirai un bon coup, le plus dur étant à venir. Aller, quand il faut y aller, il faut y aller, me dis-je avant de me départir de mes souliers, suivit de mes chaussettes et, finalement, du pantalon lui-même. Dirigeant mon regard ambré vers la demoiselle, un sourire mécontent sur le visage, j'avais néanmoins écarté les bras, lui répondant d'un ton qui se voulait joueur, mais qui laissait filtrer cette petite défaite.

- La vue vous sied-t-elle?


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Son Noctali inconnu semblait très peu à l’aise à l’idée de se déshabiller devant elle. Elle venait de poser le doigt sur un point sensible. Heath Jones est pudique. Alors devait-elle le faire, et prendre le risque de se l’aliéner ? C’est qu’il avait l’air plutôt gentil, au final. Certes, elle décelait les graines de la fourbe manipulation chez lui, mais tant qu’il n’essayait pas de les planter tout autour d’elle, il resterait un garçon à peu près sympa à ses yeux. Un coup d’œil à Hilda, la Persian, la cheffe de meute qui a réponse à tout, et Aileen était décidée. D’un geste souple, elle avait ôté son tee-shirt, et l’avait envoyé à la tête du Noctali qui se tournait vers elle, comme vexé par son rire cristallin. Après le haut, ce fut le bas qui suivit, et la Pyroli se retrouva en sous-vêtements devant le Noctali, sa peau effleurée par le vent froid de la nuit. Avec un certain dépit à l’arrière-goût de défaite, Heath l’imita, ôtant son tee-shirt, et son pantalon, avant de se tourner vers elle, lui demandant, d’un ton joueur mais mécontent, si la vue lui plaisait, au moins. La brune aurait été malavisée de répondre par la négative. Oui, effectivement, la vue lui plaisait beaucoup. Le préfet des Noctali était légèrement musclé, ce qui lui dessinait une fine musculature que la pleine lune illuminait à son aise. Il n’avait pas de cicatrice visible, et son corps semblait entièrement recouvert de tatouages, tellement qu’elle dut se faire violence pour ne pas toucher du doigt, curieuse de savoir s’il s’agissait de vrais ou de faux. Conscience, cependant, qu’elle avait frappé un point sensible de plein fouet, la préfète en chef retint avec difficulté des paroles qu’il aurait pu mal interpréter, pour adoucir son sourire et son regard, comme pour lui concéder ce point.

« Oui, beaucoup. Mais j’imagine que je ne suis pas la seule à dire ça. Un garçon aussi mignon, ça doit attiser bien des convoitises… »

Clin d’œil, avant qu’elle ne se détourne pour entrer dans l’eau. Ouuuuh, froid. Très froid. Serre les dents, une fois dans l’eau, on ne sent plus rien. Prenant sur elle-même, la Pyroli s’immergea complètement, avant de plonger pour mouiller ses cheveux, et ressortit sa tête à la surface au bout de quelques secondes. Naveen, heureux de la voir participer, vint nager autour d’elle en coassant, avant d’aller vers le préfet des Noctali, qui venait de rentrer dans l’eau à son tour. Curieux, Soledad convergea vers eux, approchant sa grosse tête vers le préfet pour savoir qui il était, avant de tourner agilement autour de sa dresseuse, qui tentait tant bien que mal de saisir une de ses nageoires pour grimper sur son Lokhlass. Mais ce dernier sembla avoir une meilleure idée. Il se retourna d’un coup, soulevant brusquement de l’eau, éclaboussant les deux élèves, avant de se retrouver sur le dos, le ventre vers le ciel. Aileen ne perdit pas l’occasion de grimper dessus, à la grande joie de Soledad qui referma ses imposantes nageoires sur elles pour un gros câlin. Erf… Etouffée devant le préfet des Noctali. A force de batailler, elle réussit à s’échapper en riant, et se retrouva assise sur le ventre de son Lokhlass, qui avait l’air complètement idiot dans cette position.

« Finalement, l’eau n’est pas si froide que ça. J’apprécie plutôt bien ce bain de minuit. Et vous, grand méchant loup ? »

Grand méchant loup. Si elle ignorait pourquoi on l’appelait comme ça, elle comptait bien le taquiner un peu avec, pour voir s’il méritait réellement son surnom ou pas. Alors qu’elle se penchait vers lui, glissant prudemment vers l’eau pour y retourner avant de sécher et d’attraper froid, Soledad interpréta mal son geste, croyant qu’elle tombait, et il se retourna pour la retenir, la poussant à l’eau. Non, pas à l’eau, carrément dans les bras du préfet, les faisant plonger tous les deux à l’eau d’un coup de nageoire claquant trop près d’eux. Inquiet, Soledad mugit de ne plus voir sa dresseuse, et mugit à nouveau quand elle sortit la tête hors de l’eau. Bien visé ! Le préfet l’avait rattrapée in extremis, et tandis qu’ils étaient engloutis par la vague, leurs bras s’étaient resserrés autour de l’autre. Aileen lâcha un petit rire, puis un piaillement de surprise. Froiiiiiiiiiiid ! Sur la berge, Sissi lâcha un petit rire. Aileen ne chercha même pas à comprendre.

« Feänor ! Flammèche ! »

Une Poké Ball s’ouvrit dans le sac d’Aileen, et la Pyroli en surgit, la gueule rouge de flammes, qu’elle crachota vers la Stalgamin. Cette dernière arrêta immédiatement sa bêtise en ronchonnant, reculant pour ne pas être brûlée. Entendre sa dresseuse dire qu’il ne faisait pas froid, c’était trop tentant pour elle. Elle avait profité du manque d’attention de Sphax, qui surveillait le Noctali, pour s’approcher de l’eau et utiliser ses pouvoirs de glace pour la rafraîchir, à tel point que du gel commençait à doucement se former à la surface de l’eau. Grelottants de froid, les deux préfets sortirent de l’eau  avec difficulté, et immédiatement, Sphax rejoignit sa dresseuse, inquiet, laissant Feänor courser la Stalgamin pour lui apprendre le respect. Jusqu’à ce que celle-ci ressente le regard brûlant de sa dresseuse, et que, pas folle, elle se jette dans sa Poké Ball pour éviter les ennuis. Fermant les yeux, agacée, la Pyroli lâcha un très long soupir pour contenir sa colère. Pour son bien, il valait mieux qu’elle ne dispute pas sa Stalgamin devant le préfet des Noctali. Elle ne le connaissait pas, après tout. Elle préféra plutôt s’asseoir près de lui, regrettant de ne pas avoir, comme son frère, une serviette dans son sac.

« Désolée pour ça. Elle est beaucoup trop… Maligne. »

Et il allait vraiment falloir qu’elle la calme. Par égard pour sa dresseuse, Sphax commença à rassembler des branches et des cailloux devant eux, en formant une belle pile, comme un petit feu de camp. Puis il tourna la tête vers Feänor, avant de la hocher, et un torrent de flammes s’échappa de la gueule de la Pyroli. Les branches, léchées par les flammes, s’embrasèrent immédiatement, créant une bonne flambée devant eux pour les réchauffer. Aileen se sentit de suite mieux en sentant la chaleur du feu, encore plus quand sa Pyroli squatta ses jambes pour s’installer confortablement, laissant la chaleur de son corps de Pokémon Feu se propager dans tout son corps engourdi de froid. Avec un sourire, elle se tourna vers le préfet, avant de constater qu’il semblait transi de froid malgré le feu.

« Besoin d’un câlin-bouillotte, bel inconnu ? »

Sourire taquin. Le pire étant, elle était sérieuse. S’il faisait mine de lui répondre oui, elle se collerait contre lui pour qu’il puisse profiter à son tour de la chaleur dégagée par Feänor.



Sing me to sleep ★ Remember me now, time cannot erase, I can hear your whispers in my mind, I've become what you cannot embrace, our memory will be my lullaby.
Heath S. Jones
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t3513-0255-heath-s-jones-noctali
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t3550-heath-s-jones-noctali
Taille de l'équipe : 6
Région d'origine : Unys
Âge : 15
Niveau : 28
Jetons : 332
Points d'Expériences : 598
6
Unys
15
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pokemon
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Heath S. Jones
est un Topdresseur Spé. Type
J'avais suivit son regard d'améthyste alors qu'il me parcourait, ou plutôt me découvrait avec une certaine curiosité qui avait de quoi mettre mal à l'aise. Que ce soit les tatouages ou ma musculature, je sentis bien que rien n'y échapperait. Son regard était perçant, après tout, aiguisé comme les serres d'un oiseau de proie. Il aurait été bien étonnant qu'il en soit autrement maintenant. Tentant malgré tout de demeurer bon joueur, je lui avais demandé si le spectacle lui plaisait, sans vraiment m'en soucier. J'avais simplement hâte d'en finir et de plonger dans l'eau, pour échapper aux regards et au potentiel retour de mon paparazzi. Comme consciente de l'effort que cela me demandait, je la sentis malgré tout, de par sa posture et son expression, s'adoucir quelque peu. Avec ce changement d'attitude, je retrouvais en elle un peu de cette jeune fille du placard, un peu plus délicate, pressée dans les bras d'un inconnu le temps d'une étreinte. Un petit quelque chose dans ce sourire doux, comme une ombre de délicatesse. La confidence arriva ensuite, le spectacle lui plaisait donc beaucoup, mais elle n'était sans doute pas la seule à penser ainsi, un tel jeune homme devait attirer les convoitises. Ce n'était pas faux, mais j'aurais été bien mal avisé de répondre ainsi. Les demoiselles sont des créatures douces qui aiment se savoir privilégiées, c'est donc en ce sens que je me devais de répondre, laissant un vague sourire allonger mes lèvres.

- Je ne saurais le dire, bien peu nombreuses sont les demoiselles à m'avoir vu ainsi et même si cela avait été le cas, la plupart seraient sans doute trop intimidées pour prononcer un seul mot. Vous savez comment elles sont.

Sur ce, je lui avais emboîté le pas vers l'étendue d'eau, non sans profiter du faible éclat de la lune pour détailler rapidement sa silhouette athlétique, mais non sans délicatesse. Pas mal non plus, la préfète Pyroli. Mais bref, la baignade donc. L'eau était fraîche et un frisson me parcouru, mais il me suffit d'une immersion et d'un peu de nage pour me réchauffer ou, à tout le moins, être moins incommodé. Les pokemons aquatiques de la demoiselle vinrent nager avec nous, s'approchant de moi avec curiosité. Je laissai faire avec un sourire amusé, un peu amer à l'idée de ne pas avoir emporté Harley et Lévi avec moi. Parlant de Lapras, la pokeathlete en avait justement un qui semblait d'humeur joueuse, offrant un petit tour à sa dresseuse de façon non conventionnelle. Échappant aux grosses nageoires de son Pokemon marin, la jeune fille reporta son attention vers moi, mentionnant que l'eau n'était pas si froide et qu'elle appréciait bien la baignade. Et qu'en était-il de moi, le Grand méchant loup? Encore ce même surnom qui ne me quittait plus, symbole de ma renommée naissante au sein de l'académie. Je ne m'en lasserais jamais. Mon sourire se fit malicieux alors que mes iris d'or fondu ne la quittaient pas, avec ce même amusement.

- Moi qui partait à la découverte de la nuit, fraîche, mystérieuse et envoûtante, je ne m'attendais pas à la croiser au détour d'un placard. Plus sérieusement, l'idée était bien et la baignade est exquise. Vous devriez revenir en profiter.

Ce qu'elle s'apprêtait à faire, avec un petit coup de nageoire maladroite de la part de son Lockhlass. Les choses ne semblèrent toutefois pas prendre la direction escomptée et c'est d'un pur réflexe que je la rattrapai en refermant mes bras autour d'elle, l'onde nous engloutissant tous deux durant de longues secondes. C'est d'ailleurs de la même façon que nous refîmes surface, dans les bras l'un de l'autre, frigorifiés. Pourtant je ne m'étais pas exposé au vent et la température n'avait pas pu chuter si vite. Mais alors... Un petit rire en provenance de la berge m'offrit ma réponse, combiné à la réaction immédiate de la Pyroli. Un coup monté, donc. Je n'allais pas m'en plaindre, pour cette fois, mais la brunette n'en semblait pas moins décidée à s'excuser, lorsque nous fûmes de retour sur la petite plage du lac Corail. M'essuyant rapidement de mon t-shirt, je récupérai mon jeans et entreprit de l'enfiler tout en lui répondant, l'air encore à la plaisanterie, malgré que mon être soit toujours parcouru de frissons intermittents.

- Il n'y a pas de mal, elle m'aura seulement prouvé que j'avais tort. Moi qui vous croyait déjà très belle, vous l'étiez plus encore une fois dans mes bras, transie de froid. Navré, la réplique m'était trop facile.

Entre temps, les Pokemons de la jeune fille nous avaient préparé un feu et c'est avec soulagement que je m'y assis, passant une main dans ma chevelure d'un blond soleil maintenant détrempé par la pluie, comme en une vaine tentative de la sécher. L'aura chaleureuse des flammes faisait du bien, mais je n'en avais pas moins hâte d'aller me sécher complètement.  J'avais également une petite renarde qui m'attendait bien sagement au dortoir et qui serait sans doute plus que ravie de me réchauffer tout en minaudant, pavanant devant mes autres Pokémon pour leur faire savoir à quel point elle m'était utile. Medea était si orgueilleuse après tout, me disais-je en esquissant un sourire, mon regard incandescent perdu dans les flammes. C'est la demoiselle qui me ramena à l'ordre, en me proposant un "câlin bouillote", son sourire venant se transmettre à moi en un écho amusé. L'offre était plus qu'alléchante, mais nous avions assez joué pour ce soir. En marquer la fin en cet instant, ce serait lui laisser l'impression d'un projet inachevé, ce serait lui donner l'envie d'une prochaine rencontre. Ce serait parfait et, surtout, cela marquerait bien la différence qui régnait entre moi et les autres adolescents de seconde zone. Certains en diront peut-être que je réfléchis trop et ce n'est sans doute pas faux, mais je ne fais jamais rien sans raison, jamais.

- Ce n'est pas l'envie qui manque, mais ce serait loin d'être raisonnable. Vous êtes encore trempée et sans doute aussi gelée que moi, je m'en voudrais beaucoup que vous soyez malade par ma faute. Séchez-vous avec cela, je vous raccompagne au dortoir Pyroli.

Terminais-je en lui tendant mon chandail qui, bien qu'un peu humide déjà, était encore parfaitement utilisable à cet usage. Je ferais le chemin du retour torse nu, tout simplement. C'était loin d'être l'idéal et l'idée de croiser d'autres individus en chemin me déplaisait beaucoup, mais je n'avais guère d'autre choix. Ce serait toujours mieux que de porter un vêtement trempé et gelé.



Hrp - Désolé, ça m'a pris plus de temps que je ne le pensais à me remotiver à rp malgré mes moyens plutôt limités et je t'avoue que je sechais un peu pour cette réponse. J'espère malgré tout qu'elle te plaira et je ferai de mon mieux pour répondre plus rapidement à l'avenir. J'essaierai de poster l'ouverture de "vendredi prochain" ce week-end, comme de toute façon ce rp ci se termine bientôt ^^


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