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Pokemon Community :: Archives :: Les Archives :: Année 5

Pokemon adala community

Tu abandonnerais ce pauvre locataire démuni à son déménagement, en « empruntant » sa camionnette en plus… ? Je ne te pensais pas voleur, Josh.
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Cha-charmant… normalement c’est en mission avec Josh que je frôle la mort, pas en rentrant chez les Phyllalis.
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Je vais chuter, encore, et ça sera long, et ça sera douloureux, et t'auras pas envie d'être là. Parce que toi, tu as Aoi mais moi j'ai quoi maintenant que Maya est partie, dis-moi ?
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Ce n'est pas le parc que je souhaite anéantir...
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Mademoiselle Alézar, Pecheresse Caroline ! Où êtes-vous ?
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La triche sera permise évidemment.
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Q…. Quéééééééééééééé ?!
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Max Arago
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https://pokemoncommunity.forumactif.org/t3774-maxine-max-arago-givrali
Icon : [Mauville] Le Kimono. | Terminé BHJfa6
Taille de l'équipe : 10/30
Région d'origine : Kalos, Romant-Sous-Bois/Illumis
Âge : 19 yo
Niveau : 50
Jetons : 441
Points d'Expériences : 1786
[Mauville] Le Kimono. | Terminé BHJfa6
10/30
Kalos, Romant-Sous-Bois/Illumis
19 yo
50
441
1786
pokemon
[Mauville] Le Kimono. | Terminé BHJfa6
10/30
Kalos, Romant-Sous-Bois/Illumis
19 yo
50
441
1786
Max Arago
est un Scientifique Archéologue



 
Le Kimono.

Alternance #1

Il ne lui restait plus que deux jours, trois en comptant la journée d’aujourd’hui, à partager avec les membres de l’équipe de fouille. Deux jours, c’était pas grand-chose. Et pourtant là voilà à vagabonder dans les ruelles de Mauville à profiter d’un jour de congés. C’est Pierre qui avait insisté. Il disait que c’était certes bien beau de profiter des ruines et des conseils de ses ainés mais qu’il aurait été bien dommage qu’elle ne prenne pas le temps de visiter la jolie ville qui était à deux pas du site archéologique. Elle avait peut-être un peu boudé. Elle s’était carrément comportée comme une gamine pour tout dire. Mais elle s’était tellement attaché aux Ruines Alpha, à Pierre et à tous les autres qu’elle voulait profiter au maximum. Mauville elle aurait le temps d’y revenir, les Ruines ? C’était pas si sur. Pourtant, elle s’était laissé faire quand son tuteur l’avait attrapé (presque littéralement) par la peau du cou pour la virer hors des ruines.

Mauville était une jolie ville. Son Togetic voletant à ses cotés, Max ne pouvait pas dire qu’elle n’appréciait pas la ballade. Elle avait parcourut les petits kilomètres qui séparaient les ruines de la ville à dos de Diamat et avait ainsi put profiter agréablement de la vue extérieure qu’offrait la cité. Bien différente que tout ce que Max avait put voir, elle prit cette fois le temps d’apprécier les changements qu’elle observait, autrement qu’un rapide coup d’œil étonné comme à son arrivé. Ce n’était pas une grande ville, plus grande que Romant-Sous-Bois mais incomparable à Lansat et plus encore à Illumis. C’était étrange. Cet entre-deux, elle n’avait jamais vraiment eut à le découvrir. Pas tout à fait une ville mais trop grande pour un simple village. Elle se posa un moment sur un banc, face à la Tour Chetiflor, cette attraction locale, pour dessiner le panorama. On s’arrêta à ses cotés, observant ses traits fins et efficaces. On la complimenta. Elle répondit en sourire et manières polies, comme elle le faisait d’habitude. Ça la perturbait cette familiarité propre aux villages dans ce paysage citadin. Cet entre-deux la perdait et elle ne savait pas où donner de la tête. Alors elle se contenta de laisser faire. Elle accepta la visite guidé de cette typique Jothoite, avec ses jolies yeux en amande et ses longs cheveux noirs. Elle visita l’académie, s’approcha de l’arène. Elle entendit parler du festival de l’après-midi. On lui conseilla un magasin de kimono, l’habit traditionnel. C’était un joli souvenir de Mauville et Max se laissa tenter.

La demoiselle qui l’avait guidé l’accompagna jusqu’au magasin mais dût ensuite s’éclipser. Max ne prit nullement ombrage et entra dans la petite échoppe. Elle avait craint une arnaque commerciale mais le coin était sombre, sans le moindre touriste. Il fallait connaître pour toquer à la porte de cette petite habitation au toit pentu. Elle hésita un peu mais ne regretta pas le choix qu’elle fit de finalement frapper son poing contre la porte en bois rougeâtre. Elle fut accueillit chaleureusement par une dame sur qui le temps semblait couler comme l’eau sur le lit d’une rivière. Elle discernait à peine quelques rides sur son visage mais ses yeux étaient emplis de sagesse. Chaleureusement, comme si elles se connaissaient depuis des années, elle invita Max à entrer. Elle lui servit du thé et elles discutèrent. La dame, Yume, lui expliqua que si ses kimonos étaient si populaires c’était qu’elle les faisait pour ceux qui les méritaient. Elle lui expliqua que ses kimonos étaient reflet de l’âme de leur propriétaire. Alors Max se fit toute petite, pas sure de mériter un tel honneur. Yume pouffa et proclama que jamais sa porte ne se serait ouverte si elle ne le méritait pas. Elle se laissa donc faire et répondit honnêtement aux questions de la dame. Les questions étaient parfois douloureuses et certaines laissèrent un sentiment amer à la rosée. Son père, Anthony, Alban. Les hommes dans sa vie semblaient la marquer et la blesser plus profondément que tout le reste. Les yeux de Yume exprimait une franche compassion, mais aucune trace de pitié, si bien que Max se déchargea de ses peines, alors que la couturière commençait son travail.

Elle s’énerva sur la lâcheté de son père. Elle s’énerva et le détesta. Elle proclama qu’elle le détestait. Et pourtant, Yume lui fit doucement remarquer que si elle en faisait autant, c’était pour qu’il la remarque. Et elle avait raison réalisa-t-elle. Elle voulait, malgré les blessures qu’il la reconnaisse. Qu’il reconnaisse ses efforts. Elle voulait le voir en vrai et lui crier dessus. Crier qu’elle l’aimait et qu’il lui manquait. Elle voulait qu’il la soulève dans ses bras et qu’il la serre contre lui, comme quand elle était qu’une gamine. Elle voulait lui dire en face qu’elle était en colère. Mais elle en était incapable car elle n’avait aucune idée de où il était. Aucune idée de ce qu’il faisait. Aucune idée de ce qu’il avait fait après avoir laissé sa mère et elle dans cette maison trop grande pour deux de Romant-Sous-Bois. D’autant plus, partagea-t-elle, qu’elle doutait être la seule enfant née de l’union d’Élisa et de Frédérique. Elle était presque sure d’avoir un grand frère. Et elle se détestait pour ne pas oser pousser plus loin ses recherches. Appeler sa mère et la confronter. Elle avait peur de réaliser que le mal qu’avait fait ce père qu’elle aimait autant qu’elle détestait était bien plus profond qu’elle ne le pensait de prime abord.

Elle s’insurgea sur l’injustice de la mort d’Anthony, ensuite. Elle s’insurgea sur le timing. Être là au mauvais moment. Elle raconta la culpabilité d’avoir survécu et pas lui. Elle raconta les regards que lui jetait la mère d’Anthony. Les terribles années qui avait suivit et où elle avait eut envie de tout foutre en l’air. Elle ne supportait plus rien. Et ses amis étaient partis à l’aventure. Et elle était seule à Illumis. Seule et elle se rappelait chaque jour que c’était sa faute. Si elle avait écouté sa mère, si elle était restée au lit, malade, alors jamais ils ne se seraient enfoncé dans la forêt, jamais ils n’auraient marchés sur le territoire de cette mère. Jamais il n’aurait été tué. Et aujourd’hui ? Elle se baladait avec une horrible cicatrice et dans une pokeball, l’enfant de celle qui avait tué le centre de son monde de l’époque. Elle se sentait tellement sotte. Tellement idiote. Elle avait agit sur un coup de tête et aujourd’hui, elle luttait pour s’occuper de la Rapion. Elle n’était pas une bonne dresseuse pour elle, pourtant, elle continuait et souriait, parce que c’était ce que tous ses amis attendaient d’elle. Et personne ne savait pour Ullith.

À ce moment là, les larmes s’étaient transformées en sanglot. Yume ne faisait rien pour la consoler. La bouche de Max et toutes ses émotions qu’elle retenait n’arrêtaient plus. Pourtant, un léger sourire naquit au creux de ses lèvres. Et elle parla d’Alban.

Elle raconta tout. La rencontre dans cet office de tourisme, puis cette balade dans le musée où ils étaient deux gamins qui apprenaient à se connaître. Leur folle aventure dans les Ruines Jirachi, ce moment où ils avaient faillit mourir, ensemble. Elle raconta comment ses sentiments s’étaient lentement transformés en quelque chose de bien plus fort. Elle raconta la peine qu’elle avait eut en comprenant qu’elle était seule à se sentir ainsi. Les mois où elle s’était éloignée, tentant de tuer dans l’œuf les sentiments qui n’avait fait que grandir. Elle raconta comment ils s’étaient rapprochés. Comment leur relation était devenue étrange. Elle raconta cet entre-deux qui avait tant fait jasé. Elle raconta comment elle se sentait mal à l’aise dans son corps. Comment elle voulait être belle à ses yeux. Elle raconta la dispute du début d’été, puis leur proximité. Puis sa stupidité, sa jalousie, sa convoitise. Elle raconta comment elle avait joué avec le feu et comment elle s’était brûlé. Les mois qui suivirent furent si difficiles dit-elle, et ça ne fit qu’empirer. Car il perdit la mémoire. Mais pas toute la mémoire, juste elle. Elle y pensait en aimer une autre. Encore une fois elle s’éloigna parce que ça faisait trop mal. Mais comme un papillon vers la lumière, elle était revenue. Elle avait tendu une main. Elle secoua la tête, elle était stupide pas vrai ? Pourtant elle ne regrettait pas, parce qu’ils étaient désormais si proche, et elle savait qu’elle comptait tellement pour lui, autant que lui comptait pour elle. Elle raconta que dans quelques jours il l’amenait en week-end, à un endroit inconnu. Juste eux deux avait-il dit. Et elle se faisait des films et rêvait de ses lèvres sur les siennes.

Elle rougit doucement en réalisant ce qu’elle avait dit mais Yume souriait juste en la regardant. Elle lui tendit un mouchoir de soie, que Max utilisa pour effacer ses larmes. Ce garçon lui avait fait un bien fou. Et si Max parla ensuite de ses amis et de son équipe, elle ne perdit plus autant son calme que lorsqu’elle parla d’Alban. Quand elle eut finit de parler, elle se rendit compte qu’elle avait la bouche sèche, et que tout en l’écoutant, Yume avait prit ses mesures et que désormais, reposait sur ses genoux un ensemble parfaitement plié. La dame lui servit une tasse de thé, puis lui proposa de l’essayer avant d’aller s’amuser avec les jeunes de son age dans les attractions du festival. Soulagée d’un poids qu’elle ne pensait pas porter, elle la remercia et s’exécuta.

Quand elle sortit de la petite maison, c’était avec le cœur léger et le corps paré d’un kimono fabriqué dans un tissu fin. Bleu pâle, il abordait une multitude de fleurs aussi diverses que colorées, toujours dans des tons très pâles. Elle s’y sentait bien et belle. Alors elle s’enfonça dans la foule, remerciant par la pensée Pierre qui avait insisté pour la faire sortir des Ruines, la jeune fille qui l’avait menée jusqu’à Yume et enfin Yume qui avait été l’oreille inconnue dont elle avait eut tant besoin. Elle était si détendue cet après-midi là qu’elle ne remarqua pas l’homme aux cheveux roses qui suivait ses déplacements avec un sourire très satisfait.


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