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Pokemon adala community

« J’ai juste envie de profiter de cette soirée, et de ce nouveau début de vie… Même si je sais que je ne suis pas encore au bout de mes surprises. »
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« Cette mission est déjà un calvaire, alors stp essaie de pas la rendre encore pire, ça m’arrangerait. »
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« Je ne suis pas sûr qu’il soit l’heure de distribuer de l’eau bénite, nous savons déjà tous que vous êtes un ange Ranya, mais je suis touché de votre bénédiction. »
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« Je me déteste. Je me déteste de toutes mes forces. »
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« C'est un fantôme que tu enlaces, Faulkner. »
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Le soleil tape. Les gens hurlent. Il en a marre. Ce n’est pas un tournoi. C’est un poisson d’avril.
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« Il est beau... Tu en as de la chance... »
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Ely Del'Anna
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t8081-551-ely-del-anna-terminee-adulte
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t8083-ely-del-anna-adulte#82010
Icon : Coucou :B
Taille de l'équipe : 3
Région d'origine : Adala
Âge : 25 ans
Niveau : 4
Jetons : 308
Points d'Expériences : 61
Coucou :B
3
Adala
25 ans
4
308
61
pokemon
Coucou :B
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Adala
25 ans
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Ely Del'Anna
est un Adulte Recrue de l'armée
Ely Del’Anna
nom. Del’Anna
prénom. Ma mère a toujours eu le désir de me nommer «Éloi», une suggestion qu’a rapidement écarté mon père. La seule chose sensée qu’il aura jamais fait pour moi semble-t-il.  
age. 25 ans
région d'origine. Adala, ville de Nuevo
ambition future. Je n’ai toujours eu qu’un désir : enseigner. Malheureusement, ce métier, à son état pur, ne m’a jamais parfaitement correspondu. J’ai donc l’ambition de devenir plutôt un instructeur, un guide, un mentor, pour les recrues militaires. Bon, il faudrait que je passe le cap d’en être une moi-même, mais je ne manque pas de détermination et de persévérance.
pseudo. Golden
age. 25 années et plusieurs poussières
comment avez-vous connu le forum. Je connais Pokémon Community depuis sa création. Il a fait partie des premiers forums en partenariat avec le mien et vice versa, un partenariat qui tient encore aujourd’hui ^^
un petit mot. Euh… j’aime les cookies?
évolution envisagée
GRADE 0. Recrue : Je viens de faire mon entrée en bonne et due forme au sein de l’armée. Il me reste encore beaucoup à apprendre.
GRADE 1. Soldat : Mon apprentissage a pris fin, je peux enfin m’investir en tant que soldat officiel de l’armée et espérer monter en grade.
GRADE 2. Formateur junior : Ma dévotion a porté ses fruits, j’ai été remarqué pour devenir formateur des recrues.
GRADE 3. Formateur sénior : Après quelque temps en tant que formateur junior, la prochaine étape était bien entendu de devenir un formateur pour les plus expérimentés de l’armée.
GRADE 4. Capitaine : Mon expertise ne fait plus aucun doute. Il suffit la formation, je veux maintenant m’investir à un plus haut grade, mener mes troupes et assurer la sécurité d’Adala.
GRADE 5 & 6. Général : Ça fait un moment maintenant que je travaille en tant que capitaine. Ma nomination en tant que général a tout de naturel pour moi, elle est l’apogée de toute ma carrière.
description

CARACTÈRE
En toute bonne foi, je crois avoir la trempe des battants. De ceux qui avancent dans un équilibre précaire, de ceux à qui on vole un sourire en espérant tenir une journée encore. Sincèrement, je ne sais pas ce que me réserve demain. Sauf que j’ai besoin de croire que tout ira pour le mieux, même si c’est utopique, irréaliste, voire enfantin. Il y a cette part de moi, acharnée, qui se dédie à l’espérance, autant dans les événements que les personnes. De cet optimisme émane une forme certaine de vulnérabilité. On me l’a dit souvent; si souvent cette vieille rengaine qui m’écorche les oreilles, si bien que je m’y suis fait sourd : «tu es trop naïf, Ely, tu ne sais pas à qui faire véritablement confiance, pauvre petit influençable!». Je veux bien porter le rôle si ça leur fait plaisir. Je préfère voir le meilleur en chaque personne. J’essaie de voir plus loin que le comportement, que les gestes ou les paroles. Je sais que les souffrances causent souvent des conflits ou des incompréhensions. Je me montre patient avec autrui, à l’écoute et toujours ouvert. Je ne refuserai jamais d’aider quelqu’un qui le réclame. J’ai besoin de m’impliquer, de sentir qu’on a besoin de moi!

Il faut savoir aussi, je n’ai jamais d’intention nébuleuse. Si je m’énerve ou que je crie, ce n’est pas parce que je suis méchant. Je suis réactif, émotif aussi. J’ai tendance à m’emporter rapidement, à tempêter ou à grogner avant de reprendre ma bonne humeur quelques instants plus tard. Un tel lunatisme me rend difficile à suivre. Je peux aussi pleurer à chaudes larmes lorsqu’ému. Socialement, j’ai aussi encore à apprendre. On me dit brusque, trop direct ou franc, sans méchanceté bien sûr… mais certainement maladroit. J’ai de la difficulté à retenir les paroles et les pensées qui me viennent à l’esprit. Celles-ci jaillissent souvent à l’improviste sans avoir le temps d’être véritablement mûries ou cogitées. Je peux aussi parler rapidement ou même abandonner mon propos en pleine phrase pour changer simplement de sujet, sans même m’en rendre compte. Ou encore me lancer dans une conversation sans spécifier le sujet, comme dans l’espoir que l’autre devinera mes états d’âme. On me dit parfois trop familier, trop prompt à partager mes idées ou mon vécu. Je ne m’en rends pas nécessairement compte. Clairement, j’ai encore à apprendre de côté.

J’ai besoin du contact avec les autres, de sincérité, de rires. Les colères et les ressentiments me mettent mal à l’aise. Je préfère un coup de sang aux non-dits qui forment des rancœurs froides. J’ai le pardon facile, trop parfois. Sauf que je reste susceptible aux peines. Depuis certains événements de ma vie, j’ai découvert les limites de mon optimisme acharné, vois le monde d’un œil un peu plus méfiant désormais. J’ai toujours eu cette part un peu retirée. J’ai souffert par le passé du contact avec l’autre, j’ai tendance à penser que… Je ne suis pas suffisant pour bien des attentes qu’on pourrait placer en moi. Ou qu’au contraire, mes proches ne peuvent pas suffire à porter ce cœur parfois lourd. J’essaie d’être la meilleure version de moi-même mais il y a encore cette part un peu blessée de moi qui me pousse à mettre quelques barrières, à l’encontre de moi-même. Autant dire que mes réticences à laisser approcher de trop près les autres me rendent très malheureux lorsqu’elles surviennent et me bloquent. Sauf qu’elles sont, pour le moment, plus fortes que moi.

On me décrit souvent comme un être épuisant et difficile à suivre. Je suis doté d’une énergie inépuisable qui m’engage dans toutes sortes de projets et d’idées parfois farfelues pour la majorité des gens. L’inaction ne m’ennuie pas; elle me condamne. J’ai besoin de bouger pour me sentir vivant. J’ai parfois l’impression que les mots et les idées se bousculent sous mon crâne dans une cacophonie assourdissante. Tout ce bruit me rend néanmoins très distrait, voire souvent maladroit. Me concentrer devient difficile dans toutes les tâches qui me motivent moins, et même dans celles qui viennent chercher mon intérêt je dois fournir un effort supplémentaire pour être attentif. Heureusement, j’ai développé des stratégies pour faire face à ces difficultés et à progresser malgré celles-ci.

Je suis un être profondément sociable, un peu collant même. Je ne fais pas confiance aisément mais une fois que c’est fait, je ferais tout pour la personne (voire même trop). Je suis quelqu’un de positif et souriant, très actif et volubile. Je ne peux pas rester en place sans rien faire alors je m’occupe comme je le peux. L’entraînement, la course, les sports, voilà des choses qui me passionnent. J’apprécie aussi une partie à la console ou préparer un bon repas. Oh et la musique! Je collectionne les albums de divers styles musicaux, particulièrement le hip hop mais aussi la pop, le vieux rock ou autre. Je ne suis pas bien difficile généralement, véritable touche à tout intéressé. Tant qu’on ne tombe pas dans du trop cérébral sans quoi je perdrai probablement rapidement le fil.

PHYSIQUE
Physiquement, je me distingue surtout par mon impressionnante taille, frôlant le mètre 88. J'ai de bonnes épaules et un corps bien en muscles grâce à mon entraînement militaire et mes nombreuses activités sportives. J'ai les yeux gris et les cheveux noirs. Je décolore le devant de ma chevelure depuis quelques années déjà, appréciant bien la coiffure. J'ai tendance à les laisser un peu trop pousser d'ailleurs. J'aime m'habiller avec un peu de style, un côté coquet chez moi depuis toujours.
histoire
Je suis né au cœur du chaos. Dans le tumulte d’un couple à la dérive, ayant cru qu’un bébé règlerait tous leurs soucis. N’est-ce pas la meilleure manière de recoller les morceaux? Cette thérapie fonctionnerait. Ce mariage survivrait. Même si ça devait dire la guerre et la haine, la rancœur et la confusion. Ils avaient l’habitude de toute manière. À quoi bon tenter de changer une formule supposément gagnante? Si seulement mes parents avaient décidé autrement. Si seulement ils avaient mis fin à leur propre misère avant même ma naissance et emprunté chacun leur propre chemin. Peut-être alors aurions-nous tous été plus heureux.

Nous formions une famille parfaitement dysfonctionnelle. Équilibrée dans ses déséquilibres. Avançant à contre-sens. Mais surtout toujours avec ce sourire, ce sourire pour conserver l'illusion. Ma mère en avait l’obsession. C’est probablement ce qui l’a poussé dans les bras de mon père d’ailleurs. Un homme de bonne famille, occupant un poste important au sein de l’armée. Elle, c’était une femme d’affaires, un véritable requin. Son seul véritable talent était celui de vendre et de bien paraître. Ma mère avait ce don, celui de couvrir les apparences. Comme si rien ne l’affectait, comme si l’enfer qu’elle pouvait vivre à la maison ne crevassait pas, un jour après l’autre, le peu de santé mentale que cette femme eu jamais possédé. Elle n’a jamais voulu d’un enfant à vrai dire; ça c’était le projet de papa. Sauf qu’il fallait bien le faire taire d’une manière ou d’une autre. Je me demande souvent sans m’apitoyer sur mon sort si elle m’a un jour véritablement aimé, si même elle en est capable. Ce n’est pas qu’elle soit méchante. J’ai plutôt l’impression qu’on ne lui a jamais appris à s’ouvrir comme le reste d’entre nous. Pour cette raison et tant d’autres, ma mère m’a toujours fait pitié. Je ne sais même pas si je lui en veux vraiment après tout ça. Peut-être quand même un peu.

Mes parents ne connaissaient pas la notion de respect. Entre eux, toujours des étincelles. La maison était leur champ de bataille. Il y avait toujours cette lutte de pouvoir entre les deux. C’était des choses de grands, tout ça. Au début, je n’avais pas conscience de la guerre froide. Je m’occupais plutôt de grandir, pendu aux jupes de ma mère que je refusais de quitter malgré sa froideur. Dès mes premières années de vie, il est vite devenu évident que je me distinguais des autres enfants. D’abord un bébé aux besoins intenses, jamais satisfait, puis un bambin écervelé, voire dangereux. Il y avait tant à voir! Je ne pouvais pas rester en place. Il me fallait courir et grimper et me pendre après la rampe d’escalier ou du lustre suspendu au-dessus de la table… Certains enfants sont énergiques; je les déclassais tous. J’étais différent, distrait, maladroit (même si à ce point on appelle plutôt cela destructeur) et brutalement impulsif. Mes parents ne pouvaient m’amener avec eux pour les courses ou toute autre sortie à l’extérieur de la maison tant la tâche de me surveiller demandait une application constante. Pour si peu qu’on détournait le regard que je me trouvais dans une situation fâcheuse. On répétait, on me rouspétait. Je ne parvenais pas à mettre en application ce qu’on tentait de m’enseigner.

J’étais une source de tension au sein de la famille. Je faisais des crises et au vu de mon impulsivité, je frappais souvent mon père, qui intervenait généralement avec moi. Il haussait souvent le ton et me tirait brusquement par le bras. Comme s’il aurait pu y faire quelque chose. Il était totalement démuni. Ma mère, elle, a simplement abandonné. Il y a eu des moments où elle ne me regardait même plus. Elle avait honte, honte de ce fils aussi imparfait. Papa, il avait au moins un peu plus de patience et surtout un cœur bien plus grand. Il voulait vraiment m’aider. Quand j’étais encore très petit, il me prenait sur ses genoux, il me serrait contre lui et me racontait des histoires de son boulot, un peu romancées certes. Je rêvais de faire comme lui : devenir un grand soldat et défendre Adala. Je chérissais ces instants avec lui. C’était toujours mieux qu’à la garderie où on me traitait tel un petit monstre, où je n’arrivais pas à être gentil avec les autres petits amis, où je finissais toujours puni et en larmes. Au moins, avec mon père, j’avais l’impression d’appartenir, d’être important pour quelqu’un. Je lui pardonnais les quelques fois où il a été inadéquat. Son amour valait tout l’or du monde pour moi.

Puis tout a changé. Les instants de complicité, réduits à quelques épisodes rares. La tendresse de la petite enfance cédait la place à une toute autre réalité. Mon entrée à l’école a été particulièrement brutale pour moi. J’étais anxieux, incertain. Je pleurais beaucoup, comme dépassé par les attentes qu’on pouvait avoir envers moi. Ma grande maladresse sociale me rendait souvent inadéquat avec les autres enfants. Trop prompt, impulsif, turbulent, trop, trop, trop. Impossible de me gérer. Qui aurait voulu de ce pauvre petit pleurnichard qui avait toujours le don de se mettre les pieds dans les plats? Pourtant, j’inspirais une certaine sympathie. J’ai eu des amis dans ma vie scolaire, mais ils furent rares et souvent mal intentionnés. Je ne parvenais pas vraiment à voir quand on pouvait abuser de ma confiance ou qu’on se moquait de moi. J’étais une proie facile aux petites brutes : doux comme un agneau jusqu’à ce que mes émotions tumultueuses ne l’emportent. Facile de me faire réagir, encore plus de s’en sortir sans conséquence puisque je faisais toujours pire. Parfois, je repense à cette époque en me disant qu’on a oublié un élément à ma naissance : ce filtre qui permet à tous de plus ou moins de gérer. J’en étais totalement dépourvu. En classe comme dans la cour d’école, le monde me semblait trop vibrant.

Alors je me battais. Je jetais des chaises. Je disais des choses que je ne pensais jamais vraiment. Jamais sans provocation, mais puisque celle-ci venait rapidement… J’étais responsable de ma position de victime. On dit souvent que la victime d’intimidation n’est pas le problème. Mais j’en faisais partie certainement. J’avais besoin d’aide pour faire face à mes problèmes. Sauf que je n’avais jamais eu le réflexe d’aller voir un adulte, lui dire «hé oh, tu vois pas que je fais péter un câble là?». Ça me semble simple maintenant. Tout ça, il m’a fallu l’apprendre. Tout comme rester assis sur ma chaise. Ne pas interrompre en classe. Rester concentré sur mes travaux. Je cumulais les échecs dans le milieu scolaire. Chaque jour, j’y entrais de reculons. C’était toujours mieux qu’à la maison, remarque.

Mes échecs répétés, mes problèmes à l’école… Tout ça se répercutait sur une vie familiale déjà précaire. Je n’ai pas exactement compris ce qui s’est passé. Tout ce que je sais, c’est que nous sommes passés de mal en pire. Les conflits, les cris, ils ont changé. Soudain, ce n’était plus cette haine froide que mes parents se réservaient mais une véritable guerre ouverte. Il y a eu de la vaisselle brisée, des coups dans les murs, des hurlements et des sirènes de police. Et un garçon terrifié, caché dans sa garde-robe, à espérer et prier pour que tout ça s’arrête. Un petit garçon qui n’a pas compris. Personne ne s’est arrêté pour m’expliquer à l’époque. J’étais trop plein d’espoir pour penser que ça ne cesserait jamais. Il n’y avait pas que des mauvais moments après tout. Papa m’emmenait à son boulot, parfois. Je regardais les militaires s’entraîner, tentant de suivre leur cadence. À la maison, mon père me faisait faire des pompes et des tours de la maison, j’adorais ça me sentir comme un grand. Il me faisait faire mes devoirs aussi. Il m’asseyait à ce bureau dans ma chambre, le vaisseau de plusieurs de mes souffrances. Il insistait, il grognait jusqu’à ce que je parvienne à terminer, mais c’était trop difficile. J’avais besoin d’aide; je n’ai pris que son mépris.

Je me sentais profondément stupide. Sans l’aide d’enseignants chevronnés, je me serais probablement perdu. Je n’avais rien à me raccrocher que ces femmes qui ont révolutionné ma vie : les spécialistes à l’école. Ce sont elles qui m’ont évalué, qui ont mis un nom sur ma difficulté : dyslexie et trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité et impulsivité. J’ai reçu des services pour m’aider dans mes travaux scolaires et une thérapie à l’école. Je revivais. Je n’ai pas de mots pour exprimer ma gratitude envers ces personnes. Ils m’ont soulagé. J’étais toujours en grande difficulté mais au moins j’avais des gens sur qui m’appuyer. Des gens qui m’apprenaient à gérer cette énergie inépuisable que j’avais toujours mépris pour un grand défaut. Enfin, je pouvais me dire que je n’étais pas un problème, mais que j’en avais un. Cette notion a fait toute la différence pour moi. Malheureusement, mes parents ne se sont pas mobilisés comme ils l’auraient dû pour me donner un coup de pouce supplémentaire, refusant presque toutes les solutions avancées par l’école. Ils n’avaient pas la tête à cela de toute manière.

J’ai grandi en évitant les mines. Me faisant le plus petit possible à la maison. L’air sentait le divorce. J’aurais bien voulu que ça se fasse plus rapidement. La lutte de pouvoir entre mes parents se faisait de plus en plus violente. Je tentais de m’en préserver le plus possible mais difficile de ne pas y prendre part. Chacun avait pour mission de me rallier à leur cause. Je devenais un objet de convoitise et de manipulation. J’étais trop jeune pour me rendre compte à quel point ça pouvait être malsain. C’est à cette époque que mon père m’a offert Fester, un petit Medhyèna qui est rapidement devenu mon meilleur ami pour toujours. Dans les conflits, je pouvais toujours compter sur lui pour me distraire et m’épauler, ce chiot qui n’avait absolument conscience de ce qui se produisait. C’était le seul être dans ma vie qui ne me questionnait pas sans cesse sur mes préférences ou encore sur les raisons qui expliquaient mes traits fatigués. Il était là, tout simplement. Un ami.

J’avais vraiment besoin d’un ami. Surtout quand tout ça a éclaté. Il y a eu une énième crise, mais cette fois c’était pire, vraiment pire. Quand les services sociaux ont débarqué, pour la énième fois, à la suite des policiers, cette fois ils m’ont embarqué. Malgré mes protestations, ils ont agi dans mon intérêt ce soir-là. Ils m’ont sauvé la vie. Après ce conflit, il était hors de question que mes parents vivent encore dans la même maison. Il y a eu de la négociation pour ma garde sauf qu’une toute autre décision a été prise sur mon avenir, la meilleure possible. J’irais vivre chez mon oncle dorénavant, une solution qui au final nous a tous satisfait.

Je ne le connaissais pas vraiment. Papa et lui s’étaient fâchés quelques années auparavant pour ne plus échanger. Sauf quand dans les derniers mois avant que tout ne vole en éclats, oncle Paul a beaucoup supporté mon père. Il a tenté d’apaiser les choses, de me protéger aussi de tout cela. Ses sages paroles n’ont pas eu l’effet désiré; dans tous les cas c’est l’intention qui compte à mes yeux. J’ai atterri dans sa famille dans un mal-être profond. Complètement déboussolé et confus, du haut de mes douze ans. Plus tout à fait un enfant, pas vraiment un adolescent non plus. J’avais tellement besoin de guidance. D’un peu de stabilité et surtout de calme. Ma nouvelle famille m’offrit tout cela et bien plus. Sitôt j’ai franchi la porte de la maison que Paul m’accueillait à bras ouverts, avec ce grand cœur qui le caractérise si bien. Je me souviens encore de ma peur. Une peur totalement injustifiée. Je n’ai pas mis longtemps à me sentir à mon aise dans ma nouvelle famille. Bordel que je peux les aimer.

Paul et Sandra m’ont tout offert. Un toit sécuritaire, tout ce que je pouvais désirer, une chambre à mon goût. Ils m’ont aussi donné l’opportunité de me définir en sachant ce que c’est véritablement, une famille. Timidement, je me suis intégré, même si au début avec leur fille c’était un peu compliqué. Kim était un peu plus jeune que moi, mais à peine et pourtant me surclassait sur tous les points. Une fille intelligente et posée qui m’intimidait beaucoup au départ. Je la trouvais totalement classe, sauf que je ne savais pas vraiment comment l’exprimer de manière adéquate. Alors je l’enquiquinais, probablement un peu jaloux d’elle. Ce comportement n’a pas duré bien longtemps. Kim et moi avons trouvé terrain d’entente dans nos différences. Opposés, nous pouvions combler les faiblesses de l’autre. Elle m’a beaucoup aidé dans mes études, m’a appris à être plus serein, plus calme. Moi, je lui ai appris à oser, à se faire des amis aussi.

J’y parvenais de mieux en mieux. On m’appréciait à l’époque car j’étais toujours très gentil, je faisais le pitre. Je voulais tellement qu’on m’aime bien! Je pouvais mieux gérer mes émotions aussi, grâce à la médication à laquelle mes tuteurs ont consenti. Mes notes ont grimpé en flèche grâce à leur soutien et à la médication servant à gérer mon déficit de l’attention. Les choses allaient de mieux en mieux. Je m’impliquais à l’école dans divers clubs, multipliant les activités parascolaires. Théâtre, activités sportives, l’équipe de débat de l’école… J’étais un adolescent très occupé mais aussi complètement choyé. Je pouvais sentir mes vieilles blessures se refermer et une paix s’installer en moi. Je ne prétendrai pas que tout a toujours été facile. Je demeurais un garçon imprévisible, prompt et réactif, sauf que mes nouveaux parents semblaient dotés d’une patience imperturbable. Leur cadre m’a permis de m’épanouir. Sandra, en plus de Kim, m’a apporté un grand soutien dans mes apprentissages et j’ai pu rattraper une part de mon retard scolaire grâce à elle. Elle m’a transmis sa passion pour l’enseignement. Je voulais suivre ses traces une fois le lycée terminé.

En terminale, j’ai fait la rencontre de ma première petite amie sérieuse. Maryna, une fille très douce. Une fois nos études derrière nous, nous avons voyagé ensemble pendant une année entière, grâce aux sous que j’avais amassé en travaillant à temps partiel pendant les étés. J’ai visité Kanto, Johto et Alola! C’est d’abord à Alola que j’ai fait la rencontre de Dawn, ma Larvibule, au cœur d’une forêt tropicale. Je l’ai dénichée accrochée à ma jambe et… disons que c’est devenu une habitude. Elle ne m’a plus lâchée. Les merveilles que nous avons vu ensemble! À l’époque, je me contentais de profiter de la vie, faisant de nouvelles rencontres et découvrant le monde.

À mon retour, j’ai entrepris des études pour devenir enseignant, tout comme ma tante. Le désir de m’investir auprès d’élèves tout aussi en difficulté que j’ai pu l’être me motivait, m’ouvrait la voie. J’étais fort d’une expérience m’ayant grandement ouvert l’esprit, m’ayant offert aussi le désir de redonner une part du bonheur que je venais de vivre pendant mon année à voyager. Maryna m’y encourageait. C’est elle qui m’a enseigné à autant prendre soin des autres, à remettre en question mes idées, à voir plus loin que le comportement d’une personne. Sans grande surprise, je l’ai vu se diriger vers le domaine psychologique. Les études supérieures ont été pour moi un défi de taille. Sans être un idiot, j’ai toujours eu de grandes difficultés scolaires. Naïvement, je m’étais imaginé que ce serait chose facile, parce que tout me destinait à devenir enseignant. Ce furent trois années épuisantes, d’un stress constant. J’ai l’impression d’avoir couru un marathon alors. Autant d’anxiété a fragilisé un optimisme que je croyais désormais imperturbable. Je devenais impatient, parfois même difficile ou distant. J’étais à court de ressources.

Maryna méritait mieux. Notre rupture s’est déroulée en douceur mais m’a laissé plus confus et fatigué que jamais. J’avais le cœur brisé. Quand mon père est décédé quelques semaines plus tard, toute cette noirceur que j’accumulais en moi a pris le dessus sur moi et mes sens. Je complétais mes stages de dernière année alors. J’étais prêt à devenir enseignant. Sauf que les choses ne se sont pas passées ainsi. Quand je fus incapable de sortir de mon lit, de fonctionner adéquatement, quand je me suis effondré, tous mes projets s’en sont trouvés suspendus. J’ai erré pendant près de deux ans. Toutes les douleurs de ma vie ont surgi d’un seul coup. J’avais été prompt à les dissimuler quelque part à mon arrivée dans la famille de mon oncle, croyant à tort qu’elles ne m’enquiquineraient plus ainsi. Ô combien j’avais tort.

Je crois sincèrement que je devais en arriver là. Toucher le fond pour mieux me connaître, m’apprécier, pour apprendre à vivre pour moi. Ce furent deux années de pause pour me permettre de guérir véritablement, accepter les événements de mon enfance, vivre le deuil de ma relation et aussi celle du père que je n’aurais jamais véritablement. J’ai passé beaucoup de temps en thérapie à trier tout cela, à remonter la pente, même s’il y a eu des jours entiers dans les ténèbres. Je me suis battu contre la dépression et j’ai vaincu. Un long et complexe processus qui aujourd’hui m’a rendu plus fort. Parfois, j’ai la sensation encore de cette fragilité chez moi. Mais j’en ai plus conscience. Je travaille tous les jours sur moi-même.

Après cet épisode de ma vie, je me suis tourné vers la familiarité. J’ai décidé d’abandonner mes études d’enseignement; clairement mon chemin m’emmenait ailleurs. Je me suis tourné vers ce que je connaissais alors : l’armée. J’ai su aussitôt que j’avais fait un bon choix. L’armée me rappelle mon père, mais aussi mon propre combat. Je veux y grandir et m’y épanouir. Remporter la victoire, une bataille à la fois.
pokemon
surnom. Fester
espèce. Grahyèna ♂
nature. Hardi ; joyeux - réactif - loyal
description. Il n'existe pas de meilleur compagnon que mon bon vieux Fester. Le Grahyèna a un caractère tout aussi optimiste et énergique que moi. En fait, j'ai souvent l'impression qu'il est mon alter-ego Pokémon. C'est un formidable compagnon pour mon métier et un ami sur lequel je pourrai toujours compter. Nous sommes carrément inséparables. Je ne pourrais pas imaginer une vie où il n'est pas là.
surnom. Dawn
espèce. Larvibule ♀
nature. Timide ; affectueuse - naïve - adorable  
description. Dawn m'accompagne depuis quelques temps maintenant. Elle est plutôt craintive dans la vie, surtout face à d'autres humains. Je ne sais pas ce qu'elle a trouvé en moi, mais elle s'est accrochée à moi un jour pour ne plus m'abandonner. J'ai tendance à la gâter un peu trop.
surnom. Churro
espèce. Evoli ♂
nature. Assuré ; combatif - têtu - jaloux
description. Churro aime être le premier, même s'il tente de ne rien laisser paraître. Cet Evoli a assez peu confiance en lui et sur-compense en agissant telle une véritable teigne. Il a cependant grand coeur pour peu qu'on apprend à le connaître. Il adore les cêlins et les siestes au soleil.


Dernière édition par Ely Del'Anna le Lun 25 Fév - 0:22, édité 1 fois
Ginji Labelvi
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Icon : Pikachu Explorateur, à votre service !
Taille de l'équipe : 25 / 31
Région d'origine : Sinnoh
Âge : 20 ans
Niveau : 100
Jetons : 1587
Points d'Expériences : 4235
Pikachu Explorateur, à votre service !
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Sinnoh
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Ginji Labelvi
est un Topdresseur Spé. Type
Hoy, et bienvenue !

Wow, sacrée fiche qu'on a là ! Ely est un personnage très intéressant, à la fois profond dans son évolution et simple dans son comportement. Où le mènera sa nouvelle vie sur Adala ? J'ai hâte de voir sa relation avec Kim se développer de manière concrète, en tout cas. Tu es validé(e ?) !


Bienvenue chez les Adultes  ! N'hésite pas à poser tes questions si tu as le moindre soucis au staff ou aux autres Adultes du forum (www). Tu peux dès lors poster ta T-CARD dans la partie correspondante, ainsi que gérer tes RPs grâce à aux RECHERCHES DE RPs ET RELATIONS. N'oublie pas de remplir les champs de ton profil dès que possible (T-card et Fiche de Présentation) pour faciliter la navigation aux autres joueurs, et de réserver ton AVATAR dans la partie adéquate !  Ton numéro ID est 551. Bon jeu sur Pokémon Community !

Nous sommes actuellement en plein recensement, il te faudra y poster pour ne pas voir ton compte passer en inactif !

Un de tes starters en chromatique, ça te tente ?



« Adieu. Et sache désormais... Que tu m’es insignifiant. »
Ely Del'Anna
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Adala
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Adala
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Ely Del'Anna
est un Adulte Recrue de l'armée
Merci beaucoup ça me touche :3 Évidemment, je vais prendre le shiney et ce sera mon cher Fester qui va passer au doré!

Merci encore, je vais me recenser et tout le tralala le plus rapidement possible ^^
Bellamy Wallace
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t5660-395-tu-connais-bellamy-wallace-mentali#59974
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Icon : [551] Ely Del'Anna | Terminée [ADULTE] Cf18c511
Taille de l'équipe : 8
Région d'origine : Kalos.
Âge : 18 ans
Niveau : 41
Jetons : 324
Points d'Expériences : 1084
[551] Ely Del'Anna | Terminée [ADULTE] Cf18c511
8
Kalos.
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pokemon
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Bellamy Wallace
est un Scientifique Archéologue
Encore bienvenue !

On a déjà brievement discuté de ta fiche que personellement : je trouve trés belle, emprunte de narrativité mais pourtant si réaliste et enfin, vraiment compléte. On en a pour notre argent, comme on dit. Heureux que tu aies obtenu un shiney, c'est mérité de ouf.

Et on en parle de ce choix d'avatar superbe ? Pas la peine. Voltron is love, voltron is life.Keur

Je vais de ce pas te réclamer un lien, tiens.
pokemon
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