Connexion
Pokemon Community :: Archives :: Les Archives :: Année 7

Pokemon adala community

Tu abandonnerais ce pauvre locataire démuni à son déménagement, en « empruntant » sa camionnette en plus… ? Je ne te pensais pas voleur, Josh.
en savoir plus ?
Cha-charmant… normalement c’est en mission avec Josh que je frôle la mort, pas en rentrant chez les Phyllalis.
en savoir plus ?
Je vais chuter, encore, et ça sera long, et ça sera douloureux, et t'auras pas envie d'être là. Parce que toi, tu as Aoi mais moi j'ai quoi maintenant que Maya est partie, dis-moi ?
en savoir plus ?
Ce n'est pas le parc que je souhaite anéantir...
en savoir plus ?
Mademoiselle Alézar, Pecheresse Caroline ! Où êtes-vous ?
en savoir plus ?
La triche sera permise évidemment.
en savoir plus ?
Q…. Quéééééééééééééé ?!
en savoir plus ?
Le Deal du moment : -26%
DeLonghi Détartrant écologique pour ...
Voir le deal
9.90 €

Salomé Cobal
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t6439-449-salome-cobal-givrali
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t6472-salome-cobal-givrali
Icon : Salomé Mater Z411
Taille de l'équipe : 8
Région d'origine : Johto
Âge : 17 ans
Niveau : 61
Jetons : 27268
Points d'Expériences : 2058
Salomé Mater Z411
8
Johto
17 ans
61
27268
2058
pokemon
Salomé Mater Z411
8
Johto
17 ans
61
27268
2058
Salomé Cobal
est un Pokeathlète Médecin
La tasse se brisa au sol.
Débris de verre éparpillés et les prunelles de Salomé qui scintillaient d'une lueur mauvaise, elle qui avait fini par se satisfaire du silence de son ombre.

– Toi...

Il n'y avait rien de plus à ajouter.
Elle se tenait devant elle aujourd'hui, comme si de rien n'était, comme si une simple visite de courtoisie allait l'apaiser alors que la fournaise la gagnait depuis ce maudit anniversaire.
Tour à tour volcan puis ouragan.
Et Cobal face à elle, presque en repli, presque effacée, presque.

Deux mois pour y réfléchir. Deux mois pour lui cracher à la gueule ce qui l'habitait et la submergeait. Deux mois de silence et maintenant de verre brisé.
Ne restait plus qu'à faire avec.
Ou, plutôt sans.

– Je pensais pas te faire tant d'effet... C'est la Saint-Valentin qui te met dans un état pareil ?

C'est une rose abîmée que Cobal lui jette, pour mieux resplendir auprès de la porcelaine éclatée.
La rousse ne s'en soucie pas, bras croisés, mine renfrognée.
La chasser de sa chambre ; maintenant.
Réfléchir ; ensuite.
Au lieu de cela, elle reste là, à contempler la fleur qui s'étiole et qui côtoie le blanc de la vaisselle, douce fascination qui lui fait instinctivement porter la main à l'attrape-rêve qui pend à son cou.
Alors elle le constate enfin ; la Griffe n'est plus là.

– Je vois qu'on est deux à s'être faite avoir par Faulkner... À moins qu'il ne l'offre à Aoi, ce serait adorable, tu ne trouves pas ?

Mais la gitane n'a pas envie de s'embarquer dans une discussion futile.
Parler Farfuret l'énerve un peu plus, l'agace, et lui ferait presque regretter d'être encore immobile, écoutant naïvement les paroles de Cobal, fascinantes et hypnotisantes.
Un peu comme les siennes.
C'est un reflet plus âgé qui lui parle, c'est toujours aussi étrange, toujours aussi peu banal.
Toujours aussi incompréhensible et impossible à ses yeux.
Mais elle l'accepte.
En ce jour des amoureux, elle s'y plie.
Et pour tous les autres jours à venir.

– Tu le savais... Tu le savais, et le seul truc que t'as trouvé à faire, c'est de te pointer pour me rappeler de ne pas devenir Médecin.

Elle s'en souvient encore.
Cette même phrase qui tournait encore ; « Tu ne devrais vraiment pas devenir Médecin. »
Suivie par une autre, plus cruelle, pire encore : « L'enfant que tu portais n'a pas survécu. »
Et les deux qui se mélangent, et les deux qui se lient pour ne donner naissance qu'à cette tempête qui l'emporte et avec elle, le reste du monde dans son cœur.
Et Cobal qui ne survivra pas à cette rafale qui sera la sienne.
Cette dernière baisse les yeux, partagée entre la honte et la confusion.
Cette dernière attrape une chaise et continue d'épier le sol, traquant la rose fanée à la recherche de mots à prononcer, des mots qui seront les siens pour cette journée pire encore que les précédentes.
Et des regrets, aussi, qui inondent tour à tour cœur et corps.

– Comment j'aurais pu deviner que t'allais merder à ce point... ? Comment j'aurais pu imaginer... ?

Il n'y a plus de plâtre, juste de la rééducation pour les semaines à venir et un corset qui l'agace et lui donne des airs qu'elle ne se connaît pas.
Et c'est ce poignet dépourvu de plâtre qu'elle se retient d'enfoncer entre les yeux de Cobal.
Et c'est cette violence qu'elle haïssait qu'elle se découvre à devoir apprivoiser.
C'est de sa chair dont il est question.
Tour à tour Céleste, Maya, Astrée et Stella.
Oh Stella.
Elle ferme les yeux, les images de la Kirlia lui revenant en mémoire, les souvenirs de cette Saint-Sylvestre et de sa fureur soudaine.
Et si ce n'était que le début ?

– T'as pas merdé, toi, peut-être ?
– Non.

C'est une grenade qui l'atteint en plein ventre.

– Pas comme ça.

Elle respire un peu mieux, croit respirer, tandis que son souffle se perd encore, se brise toujours.
Les battements de son cœur l'assiègent.
Sa chair.
Son sang.
Son enfant.

– T'aurais pu me mettre en garde. T'aurais pu m'empêcher de commettre l'irréparable. Et au lieu de ça... Au lieu de ça, tu m'as laissé m'envoler sur le dos de Lucifer ! Au nom de quoi... ?

Au nom de pas grand chose, elle le sait déjà.
Elle a envie de hurler.
Crier face à ces étoiles invisibles en plein jour, gueuler face à elle-même et un peu face à Cobal, rugir contre Adala tout entier et l'académie complète, siffler contre Ranya et son oubli, grogner contre le monde et plus encore.
Crier face à ce temps qui passe qui lui donne envie de se recroqueviller dans cette chambre trop grande, à peine remplie par cette horde disparate de Pokemon, qui vole en éclats de jour en jour.
Crier face à ce ventre trop vide qui l'ankylose et la tétanise.
Et ce silence permanent qui la hante terriblement, à la fois dans son corps et dans sa tête, à la fois nulle part et partout.

– Comment je suis censée te faire confiance alors que t'es même pas foutue d'ouvrir la bouche quand c'est nécessaire ? Comment, dis-moi ? cracha-t-elle, le regard mauvais, parce que là, je vois pas !

Sans issue.
Cette conversation lui semble pire encore que celle avec Logan, à nouveau, il lui semble qu'elle se heurte face à un mur.
Un mur qui n'est autre qu'elle-même.
Un revirement, soudain.
Une question, ensuite.

– C'était une fille, n'est-ce pas ?

Innocente.
Elle a envie d'y croire.
Croire à cette enfant qui vit aux côtés de Cobal, croire à cette fille aux boucles rousses, croire à cette petite et à ses yeux de rubis, croire à ce bout d'elle et ses rêves immenses, croire à tout cela et bien plus encore.
Croire à un avenir qu'elle s'est interdit d'une simple connerie.
Un sourire pour réponse. Léger et tiède comme un vent d'automne. Profond et immense comme l'océan. D'une douceur unique qui tend du mirage.

– Tu en doutais ?

Jamais.
Comment aurait-elle pu en douter alors que toute sa généalogie le lui hurlait ?
Son corps entier ?
Et Cobal pour le lui confirmer désormais.
À son tour de prendre place, sur le lit cette fois-ci, prête à écouter la suite du récit, si suite il y a.
Elle ne sait pas quelle seconde question poser.
Elle ignore ce qu'elle préférerait garder dans l'oubli.
Il n'y a que des éclaircies pour l'éblouir aujourd'hui.

– J'avais songé à Céleste... Au cas où... Mais sans jamais vraiment y croire.

Un prénom mixte.
Au cas où.
Cela fait sourire davantage Cobal.

– Les « Au cas où » n'existent pas par chez nous, tu devrais le savoir... Jamais de doute, juste une vérité crue, répond-elle, laconique, pas de Céleste, juste...

Elle s'interrompt subitement, avec cet éternel sourire figé sur ses lèvres et le regard plus pétillant que jamais, reportant son attention sur Salomé, comme persuadée que la suite sera plus intéressante que jamais.
Comme persuadée que c'est maintenant à elle d'entrer en scène ou de se taire à jamais.
Et c'est cet instant qu'elle délaisse, le laissant reposer entre les mains de Salomé.

– Quel nom tu avais choisi ?

Un nom.
Un seul.
Les mêmes se répètent dans son crâne ; Céleste, Maya, Astrée et Stella.
Pas Céleste. Pas Céleste. Elle le sait maintenant.
Va-t-elle vraiment devoir se décider dans la foulée ? Cracher ce prénom coincé dans les tréfonds de sa gorge, et qui ne cesse de gonfler et de la bloquer depuis deux mois déjà ? Elle déglutit avec difficulté et elle le sait, le sourire de Cobal l'encourage mais la peur la paralyse à nouveau.
Pas Stella. Pas Stella. Trop commun.
Mais c'est une étoile qu'elle portait en elle doublée d'une gitane.
Elle se mord la lèvre inférieure et elle se souvient.
Mavka, Chayana, Mélie, Salomé et...
Mais quelle idiote.

– Maya.

Il n'y eut qu'un hochement de tête de la part de Cobal.

– Ça tombe bien, c'est ce que j'ai choisi moi aussi.

Salomé debout en un bond, ne pouvant qu'à peine y croire.
Maya... Vivante auprès de Cobal ?
C'était trop beau pour être vrai.
Mais en cette journée de la Saint-Valentin, elle a envie d'y croire et d'espérer un futur radieux pour Maya, même si ce n'était pas à ses côtés.

Il y a toujours ce sourire qui ne quitte pas Cobal.

– J'espère que tu apprécies mon cadeau de Saint-Valentin, Salomé.

Froncement de sourcils de la part de la concernée contre un soupir naissant de la part de Cobal. Eternelle enfant que la rousse, voilà que l'adulte allait devoir rentrer dans les détails, tant pour elle que pour tous les curieux qui se sont perdus par ici.

– Comment ça s’appelle quand tout semble parti en fumée, que tout paraît perdu, que tout est noir mais qu’une lumière s’élève au loin pour nous empêcher de rester dans l’obscurité ?

Et, joignant le geste à la parole, Cobal ne put s'empêcher d'allumer le plafonnier éternellement éteint de la chambre gagnée par l'obscurité de cette fin d'après-midi hivernale.
La nuit approchait.
Et avec elle, la réponse de Cobal.

– Ça s'appelle l'espoir.

L'ampoule éclata, emportant avec elle les mots de l'adulte tandis que les débris siégeaient auprès de ceux déjà abandonnés au sol, tour à tour tasse, rose et ampoule désormais.
L'obscurité siégeait à nouveau, reine éternelle de cette chambre insipide.

– Mais il n'y a qu'à travers la plus profonde des nuits que tu pourras l'apercevoir... Comme aujourd'hui.

Cobal se contente de quitter son siège, s'approchant du lit de Salomé pour allumer la lampe trônant sur la table de chevet. Faible lumière en comparaison de la précédente mais suffisante pour chasser ces ténèbres environnants.

– Tu comprends ? C'est l'espoir que je te confie aujourd'hui.

Des mots doux parcourus de ce même sourire.
Des mots qui sifflent et qui enivrent.

– C'est Maya, notre étoile, qui le porte pour toi.

Car il n'existe qu'une personne capable de mentir suffisamment bien à Salomé.

– Elle vit encore, à mes côtés, tu entends ?

Et c'est Cobal elle-même.



Salomé Mater Miniature_731_SLSalomé Mater 9300065cqlSalomé Mater Rm8bSalomé Mater Miniature_461_XYSalomé Mater U96vSalomé Mater 1560881474-miniature-leviator-2-0Salomé Mater 1564356350-farfuretSalomé Mater Miniature_619_XY
Merci Ida, Max & Mika pour les Moodboards ! :
Salomé Mater 670694A41EB578ED25EEFEFD7DEEFCC2B455DB3045425734926CF80DpimgpshfullsizedistrSalomé Mater CwaoSalomé Mater Salome
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum