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Pokemon adala community

Tu abandonnerais ce pauvre locataire démuni à son déménagement, en « empruntant » sa camionnette en plus… ? Je ne te pensais pas voleur, Josh.
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Cha-charmant… normalement c’est en mission avec Josh que je frôle la mort, pas en rentrant chez les Phyllalis.
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Je vais chuter, encore, et ça sera long, et ça sera douloureux, et t'auras pas envie d'être là. Parce que toi, tu as Aoi mais moi j'ai quoi maintenant que Maya est partie, dis-moi ?
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Ce n'est pas le parc que je souhaite anéantir...
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Mademoiselle Alézar, Pecheresse Caroline ! Où êtes-vous ?
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La triche sera permise évidemment.
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Q…. Quéééééééééééééé ?!
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Henry Reece
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Taille de l'équipe : 10
Région d'origine : Sinnoh Vestigion
Âge : 28 ans
Niveau : 25
Jetons : 1887
Points d'Expériences : 694
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Sinnoh Vestigion
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Henry Reece
est un Adulte Barman accompli


6 - 6 - 6 et 7 - 7 - 7 vont toujours de paire

Aurélia Lewis



Les rumeurs vont bon train en ce moment au « The Vestal Forgiveness », ton établissement regroupe ses habitués, nombreux sont ceux qui partagent quelques vices, quelques faiblesses pour des activités stimulantes et tu n’es pas sans savoir que tu es curieux de sensations fortes. Le goût du risque, c’est tout ce qui te maintiens en vie, te demander si l’arme que tu as dans ta commode prête à tirer est calibrée sur la seule balle du six coups. Un rictus passe alors tes lèvres à la mention d’une maison de jeu clandestine dans les rues perdues de Malnova. L’information ne fut pas aisée à prendre, bien au contraire. Même tes clients furent réservés à l’idée de te révéler son existence, mais tu sais parvenir à tes fins. Tu y parviens toujours. Qu’importe le prix. L’alcool délie les langues, mais lie l’information.

Une jeune femme, dans la fleur de l’âge vient de s’installer dans les rues pavées et sinueuses de ce lieu marqué de l’histoire médiévale de l’île. C’est peut-être une hétérotopie, comme ce fight club clandestin du sous-sol, ce lieu où les hommes rêvent à une idylle, un succès imaginaire où s’épanouit quelques heures le plaisir coupable d’une vie meilleure. Intrigué, tu te décides à y aller, le lendemain, à la fermeture du dit commerce.

Les talonnettes de tes oxfords en cuir noir frappent chaque temps de la marche alors que tu replaces ta casque irlandaise. Tu as laissé l’alpine à l’entrée de la ville, aménagement urbain oblige, ce village castral ne permet pas aux voitures de rouler, qui plus est, Attila avait mentionné lors de ta première venue avec ta soeur la présence de roches étranges pouvant abriter quelques trésors .Tu as donc fait un détour avec ton Machopeur et les autres pokémons présents pour casser quelques roches. Tout de noir vêtu, du cardigan au pantalon et le veston, seul ta chemise beige soulage cette noirceur ambiance pour que tes chaussettes vert sapin s’accordent au nœud papillon de même couleur, en velours, comme la casquette et le cardigan, sauf ton nœud est le seul à briller aux extrémités, les lames de rasoirs rattachés dans les plis. À tes côtés vole Gorgo, la reine de Sparte apprécie l’idée de cette visite de courtoise, son regard mauvais jauge ce lieu des temps anciens. À tes côtés marche Tomyris, la Tiboudet à bien grandit, bien que toujours une enfant, tu prends soin de l’emmener partout avec toi en dehors du bar, elle se destine à devenir ta monture après tout. Bien entendu dans un vrombissement sourd, Napoléon te suis, légèrement derrière, le Pyrax vole, lentement, il a grossit avec ce régime spécial de baies, plus imposant, musculeux et puissant, gare à ceux qui troubleront ton chemin.

Comme toujours, tu pollues, d’une énième cigarette l’air qui t’entoure en imaginant le visage de cette femme. Qui est-elle ? Jeune, cheveux courts et blancs. Est-elle un potentiel problème avec ton stand au stade de courses aériennes. C’est ton meilleur investissement en deux ans, comme quoi, cette petite Lysithéa te rapporte gros, dommage qu’elle est manquée d’être violée, un dommage collatéral qui n’a pas entaché ses performances. Tu flambes une autre clope en t’arrêtant devant cette devanture d’un modeste magasin. Tu as un excellent tailleur, lui aussi a subit quelques dommages collatéraux, mais ses mains vont bien alors ce n’est un problème.

Tu pénètres le lieu, ôtant par la même occasion ton couvre-chef. La boutique est modeste, mais sent le neuf. Attila à l'extérieur, surveille l'entrée, tu ne veux pas être dérangé.

-Bonsoir.

Cinq minutes avant la fermeture, tu avises l’intérieur, pas de fabrications manuelles, il semblerait. Des produits de marque d’excellente qualité, cette femme à bon goût et un certain sens du détail. Ton regard croise le sien, plongeant brièvement tes yeux mornes dans les siens. Elle est fraîche, la peau claire, brillante de jeunesse, un visage angélique, le tien survit, les traits tirés, les yeux cernés, ta mâchoire anguleuse à encore le mégot dans la bouche. Entrent également tes pokémons, Gorgo va immédiatement se poser en hauteur, dominant la scène, alors que ton Pyrax jette un regard sombre à la jeune femme.

-Malgré cette heure tardive, on m’a précisé que dans ce Colisée le brelan de six saurait trouver celui de sept. Est-ce bien là ?

Tu arrives au comptoir, dominant la jeune femme de quelques centimètres.

-Monsieur Reece. Enchanté.


© BBDragon


HRP :
Utilisation de la CT éclat Roc
Aurélia Lewis
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Région d'origine : Sinnoh
Âge : 20
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Points d'Expériences : 9
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Aurélia Lewis
est un Nouveau Membre
Deux heures. Cela fait deux heures que ta dernière cliente ne veut se résoudre à quitter la boutique. Ses doigts jaunis farfouillent parmi ta collection de chapeaux banquière sans tenir compte du désordre qu'elle y engendre. Un doux sourire compatissant flottant sur les lèvres, tu joues à merveille le rôle de la vendeuse serviable et patiente, tenant dans tes mains gantées les trois exemplaires déjà choisies par la vieille dame.

Si certains clients t'amusent, celle-ci est d'un ennui poisseux, prévisible, exaspérant ; à peine avait-elle fait résonner le timbre de ta sonnette que tu avais cerné sa personnalité et sa demande. Petite et courbée, engoncée dans un manteau de zibeline sentant la naphtaline, elle avait déposé son parapluie – dont elle ne s'était pas servi puisqu'un chauffeur l'avait déposé juste devant la chapellerie, information révélée par ses talons étonnamment secs au regard des trombes d'eau qui étaient tombées ces dernières heures - dans le bac prévu à cet effet. La chute de sa commissure labiale et son œil gauche plus fermé que le droit trahissaient un AVC récent, sûrement favorisé par son tabagisme dont elle porte l'odeur. En bref, si une voie existe pour chacun d'entre nous, la sienne mène directement à la morgue.

- De quoi ai-je l'air ?

La question de ta cliente te ramène à la réalité. Cette dernière a plongé ses yeux injectés de sang dans les tiens et posé un chapeau identique aux trois autres sur ses cheveux cassants.

- Morbide.

Jusqu'alors en pleine médiation sur ton bureau, Athénaïs soulève une paupière. Code rouge. Ah bon.

- Majestueuse, reprends-tu face au regard interloqué de la femme.

Ce simple mot semble la satisfaire. Lorsqu'elle quitte enfin la boutique en emportant le premier chapeau qu'elle avait essayé, il s'est arrêté de pleuvoir depuis plus d'une heure et Arsène se sert de Wassily comme d'une balle de tennis. Le cri que pousse ton Statitik est couvert par le timbre de la sonnette qui retentit à nouveau. Ton Zorua se met à grogner.

Si la vieille est de retour, c'est un cercueil noir et blanc assorti à son chapeau que tu lui vendras.

Réajustant le col en coton noir qui protège ton cou gracile, tu te tournes avec lassitude vers la porte d'entrée. La surprise est agréable : en dehors de l'odeur de tabac, le nouvel arrivant n'a rien à envier à ta précédente interlocutrice. Ton regard acier le parcourt rapidement. Grand – sans dépasser les un mètre quatre-vingt-dix - et de stature moyenne, sa tenue impeccable, ses cheveux rasés de prêt et le geste qu'il effectue pour se découvrir à peine le pas de ta porte franchi, indiquent un homme de principe obsédé par le contrôle. Il fait un pas vers toi et son visage t'apparaît à la lumière. Ses yeux turquoise cerclés de profondes cernes, le blanc vitreux de ses yeux, la peau tirée de son visage et ses joues légèrement creusées par un vieillissement cutané prématuré trahissent un homme dont le penchant pour l'alcool est certain.

Si celui-ci te demande un chapeau banquière tu changes de métier.

Lorsque tu entends le motif de sa visite, tu te méfies instinctivement. Les forces de l'ordre sont bien grossières mais celui-ci pourrait faire exception à la règle et tu ne tiens pas à voir ton activité illégale percée au grand jour. Les grognements incessants d'Arsène qui saute pour essayer de donner des coups de dents à l'imposant Pyrax qui surplombe son maître ne t'incite pas à lui faire confiance. Pas plus que le nœud papillon qu'il arbore ; le dernier homme que tu as vu en porter un faisait partie des Chippendales.

Reece.

Ce nom te délivre de tes doutes. Ta déchéance adolescente a donc forme humaine. Tu ne l'aurais pas imaginé, à douze ans, que le mot Reece qui dansait sous tes yeux embués pouvait incarner autre chose que cette liqueur ambrée que ton père dissimulait dans son établi et qui accompagnait tes soirées moroses.

Impressionnant.

Tu retiens un bâillement et gratte distraitement la cicatrice sur ton front. Puis tu tends ta main gantée vers l'homme qui n'a pas bougé et qui continue de te fixer impassiblement.

-Aurélia Lewis. J'espère, monsieur Reece, que vous ne craignez pas les tripots et usez de la même dextérité pour lancer les dés que pour soulever un verre de whisky.

Sur ce, tu te diriges vers le fond de ta boutique dont l'angle dissimule une petite porte en bois. Tu t'arrêtes devant et tes doigts se glissent à l'intérieur de ton col roulé pour en retirer une chaîne argentée au bout de laquelle se balance une petite clé. Cette dernière est chaude d'être restée toute ta journée contre ta poitrine. Tu l'introduis dans la serrure et pousse la porte qui vient cogner contre le mur derrière elle. L'escalier qui se dévoile alors est terriblement étroit, les marches hautes et glissantes, l'odeur de moisi attaque les narines et l'humidité froide donne la chair de poule. Tu souris. Si la porte laisse passer de justesse ta petite stature, il semblerait que le fier homme derrière toi ne soit obligé de s'incliner pour pénétrer dans ton monde. Tu aimes l'idée qu'il te fasse la révérence.

Sans hésiter, tu fais claquer tes talons contre la pierre et t'enfonces rapidement dans l'obscurité. Les pas de l'homme derrière toi sont moins hésitants que tu ne l'aurais cru. Vous débouchez bientôt sur une petite pièce en forme d'alcôve, aux murs de pierre épais et illuminée par quelques ampoules projetant une faible lumière jaune. Autour des tables en bois massifs qui ponctuent la pièce, quelques habitués ont déjà pris place et battent les cartes entre deux verres de whisky. Tu te tournes vers ton interlocuteur.

-Bienvenue dans La Tanière. La plupart des ours que vous trouverez ici sont mal léchés...mais je doute que ceci ne vous effraie.

Tu t'approches du comptoir derrière lequel Athénaïs a pris place pour vous servir.

-Je dois vous prévenir monsieur Reece, je crains n'avoir aucun alcool à la hauteur de votre palais. J'ai eu…comment dirais-je...quelques différents avec mes livreurs.

Alors que sa voix grave te répond, tu sors un paquet de 52 cartes de la poche arrière de ton pantalon et le dépose sur le comptoir. L'amusement qui commence à poindre en toi fait à peine tressauter le coin gauche de ta bouche peinte en rose.

-Je connais déjà votre habileté pour mélanger les liqueurs... mais qu'en est-il des cartes ?
Potiron
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Potiron
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Région d'origine : Sinnoh Vestigion
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Sinnoh Vestigion
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Aurélia Lewis


Il y a chez cette femme quelque chose. Peut-être que le singulier ne saurait décrire ces impressions plurielles qui dansent entre ton esprit et ta langue. Qu’on ne s’y trompe pas, personne ne peut avoir un visage aussi angélique en étant coupable d’actes illégaux. L’odeur du vice colle à la peau comme des tirages d’une enfance honteuse balancés lors d’un mariage, l’innocence meurt. Elle est méfiante, elle a bien raison, peut-être faut-il redoubler de prudence à ton nom qu’aux autres, le tiens à quitter les sentiers ennuyeux de la morale.

Ainsi, vous semblez tous les deux lancés, chacun s’accordant à se jouer de l’autre, peut-être la triche est-elle autorisée. La petite Victoria serait heureuse d’être ici, tout comme sa mère Marie. Ces deux femmes sont folles de jeu tout autant que ta personne nécessite l’alcool. Une addiction coûteuse comme une autre, sinon que l’alcoolisme ne permet pas de tirer le jackpot, mais la banqueroute. Cette Aurélia à de quoi piquer longuement ta curiosité, tu espères ne pas être déçu. Cette rencontre pourrait bien stimuler ta sœur à trouver une camarade de jeu fort divertissante aussi. Toutefois, tu y vois une opportunité, elle est jeune, belle, mais pas moins dangereuse, mais chacun à ses failles et tous les châteaux se sont construits sur un défaut, voyons lequel d’entre vous est en cartes.

-Je dois admettre une préférence pour les cartes, après tout, ne sommes-nous pas bons à compter sur nous-même ?

Un rictus passe tes lèvres alors que tu suis cette jeune femme dans son univers. Cette porte fine, basse, tu regrettes ce temps enfant, où tu passais n’importe où avec une dextérité inouïe, aujourd’hui, ton foi à la meilleure dextérité, pour réussir à survivre à tout ce que tu ingurgite. Tu ne sais pas ce qui se trouve en bas, mais le ring sera bien différent il suffit de quelques morceaux de papier glacés pour s’envoyer dans les cordes. As-tu déjà vu un marin avoir le mal de mer ? Jamais.

Ta Minisange s’engouffre dans la porte dérobée avec un piaillement excité, cet oiseau n’a de cesse de chercher les problèmes, comme toi, ça tombe bien. Tomyris ne te suivra pas, d’un sifflement, tu la renvoies devant, tenir compagnie à ton Machopeur. Tu fais entrer Napoléon dans sa capsule avant de descendre et aviser du regard l’espace qui s’ouvre à tes yeux après une désagréable odeur de roche humide. Comme font ces fromagers pour prospérer dans un nids froid et humide à champignons ? C’est une Shaofouine chromatique, blanche, de toute beauté qui se dresse derrière le bar, un sourire passe tes lèvres, tu te dis que Attila aurait peut-être l’espoir de trouver l’âme sœur derrière ce comptoir. Tu songes à revenir avec lui la prochaine fois.

La remarque d’Aurélia fait grandir ce sourire un bref instant alors que tu secoues la tête et hausses les épaules. Tu reprends progressivement ton sérieux tout en prenant place au comptoir.

-Prenez garde que ne soit pas l’inverse, je me sentirais coupable de vider votre établissement.

Pas de tout. Tes yeux glissent sur la Shaofouine qui est dégourdie de ses dix doigts, tu pourrais râler, corriger, mais tu n’as pas l’envie de te lancer là-dedans. Peut-être que tes pokémons seront plus à même de s’occuper de cours spécifiques.

-Si je devais me plaindre de tout ce qui constitue un mauvais alcool, je ne tiendrais pas un bar, mais une échoppe Aurélia. Tu laisses une courte pause avisant le paquet. Et je m’emmerderai de ne pas observer les clients qui ont mauvais goût.

Tu observes les cartes se faire battre et y prendre un malin plaisir. Elles glissent, rapidement, un bon coup de poignet, un regard perçant, elle sait faire la discussion. Elle n’est pas que chapelière, que cache-t-elle ? Il n’est pas donné à tout le monde de mélanger les cartes en gardant des gants, aussi fins soient-ils.

-N’est-ce pas vous la croupière ? Dans ce cas, c’est à moi de passer derrière le bar si je dois battre les cartes. Un bref rictus aux lèvres. Un poker ouvert. La mise ? Le taux de réduction ou d’augmentation que je vous fait sur mes livraisons de liqueurs. La partie s’arrête en quatre rounds ou lorsque j’arrive à vous prendre cinquante pourcent supplémentaires ou vous, cinquante pourcent de rabais. Assez équitable non ?

Gorgo, posée sur ton épaule, attend de voir le déroulé du jeu. Elle n’y connaît rien, mais tu comptes bien lui enseigner. Pour tricher ou apprécier, les connaissances sont toujours bonnes à prendre. Curieux, tu attends qu’elle distribue, tu as pioché une gorgée dans ce whisky. Rien de fameux, c’est vrai, mais tu t’en contenteras, comme la bière de fête de village : ça fait son office.

Les cartes ont parlées. Un 8 de coeur et un valet de trèfle. Pas de couleur, mais une suite à portée. Pour l’instant, c’est un cochon, rien de beau. Tu fais claquer le bout de tes cartes sur le comptoir à quelques reprises. C’est un son mélodieux que tu apprécies, satisfaisant. Curieux, tu observes ton auditrice saisir ses cartes.

-Aurélia, je vous espère de bonne fois, vous êtes croupière, juge et bourreau… Tu prends une seconde gorgée. De quel coin perdu venez-vous ? Rares sont les citadins qui ont décorent ainsi leur intérieur par pure passion.

Ton Pyrax s’est allongé sur une table vide derrière, bien installé, il semble prêt à faire un petit somme.

-Attention, il est ronchon au réveil.

Le bruit de ton compagnon qui fais vibrer ses ailes de mécontentement indique qu’il t'a entendu.

-Je devrais me faire plus discret.

En même temps, tu guettes ses réactions, c’est dans les discussions les plus anodines que l’on trouve le plus de failles.


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