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Tu abandonnerais ce pauvre locataire démuni à son déménagement, en « empruntant » sa camionnette en plus… ? Je ne te pensais pas voleur, Josh.
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Cha-charmant… normalement c’est en mission avec Josh que je frôle la mort, pas en rentrant chez les Phyllalis.
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Je vais chuter, encore, et ça sera long, et ça sera douloureux, et t'auras pas envie d'être là. Parce que toi, tu as Aoi mais moi j'ai quoi maintenant que Maya est partie, dis-moi ?
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Ce n'est pas le parc que je souhaite anéantir...
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Mademoiselle Alézar, Pecheresse Caroline ! Où êtes-vous ?
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La triche sera permise évidemment.
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Q…. Quéééééééééééééé ?!
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Abygaëlle Keelin
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https://pokemoncommunity.forumactif.org/t8679-abygaelle-keelin-adulte#88342
Icon : L'indéniable vérité (Solo) Yvwt
Taille de l'équipe : 14/40
Région d'origine : Unys
Âge : 23 ans
Niveau : 34
Jetons : 2173
Points d'Expériences : 744
L'indéniable vérité (Solo) Yvwt
14/40
Unys
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744
pokemon
L'indéniable vérité (Solo) Yvwt
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23 ans
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Abygaëlle Keelin
est un Adulte Chercheuse
L'indéniable vérité
Solo



Le temps avait passé depuis Février. Les brides de souvenirs remontaient, jour après jour, tandis que d’autres s’estompaient. Tu faisais doucement le bilan de ta première année, bientôt, à Adala. Beaucoup de choses avaient passé, beaucoup de choses s’étaient passées.

Les blessures de ton passé ? Envolées.

Les souffrances de ton cœur ? Dissipées.

Les doutes de toute une vie ? Disparues.

L’angoisse de ta famille… ? Restées. A jamais.

Voilà où tu en étais aujourd’hui. Sous ses allures de belle vie, ton existence était loin d’être ce qu’elle devait être, ce que tu voulais qu’elle soit. Il fallait s’y rendre à l’évidence, il y avait une ombre au tableau, ou plutôt, une moisissure grandissante et envahissante, qui ternissait peu à peu le tableau de ta vie, et qui effritait les délicates couches de peintures.

Tout avait commencé avec cet appel d’offre… Non, avant. Le 14 Février. Si ta soirée s’était terminée comme elle aurait dû… Non, à bien y réfléchir, le résultat aurait été le même. Si tu n’avais pas envoyé ce SMS, ou si tu n’avais pas accepté cette soirée, alors là, quelque chose aurait été différent, déjà.
Avec le temps passé à travailler, tu n’avais rien remarqué. Et puis, il y eut cet appel d’offre. Henry Reece. Courant Mars. Probablement le 23… Cette nuit que tu avais passée, qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Là, tu aurais dû te poser des questions, et pas maintenant, pas cinq mois après. Mais une fois de plus, le temps avait joué contre toi.

Tout s’était enchaîné si vite, trop vite. Un appel de ta famille, une lettre, d’abord les Keelin, puis les Lewis. Une réunion. Entretemps, Octavia était arrivée. C’était ta cousine, une cousine que tu n’avais que peu connue, mais qui te tenait pour responsable de ce qu’était devenu sa famille… Quelque chose comme ça. Mais que pouvais-tu à cela ? Bref. La réunion.
Tout s’était passé si vite, tu n’avais pas eu ton mot à dire. Des instructions… Non, des ordres. Un sens à ta vie, que tu ne voulais pas lui donner, pas ainsi. Certes, tu rêvais d’une vie de famille, avec le mari et les enfants, mais pas comme ça. Pas sans choisir. Mais c’était ainsi que travaillaient les Keelin, tu n’avais pas le choix. Tu aurais pu l’avoir. En fait, tu avais eu un dilemme, mais l’un des choix était impensable. Couper les vivres de ta mère et la laisser ainsi, seule, sans revenus… Sans personne ? Tu ne pouvais pas. Alors le sacrifice de ta vie te semblait le plus juste, pour celle qui t’avait mise au monde et aimée malgré tout. Alors voilà… En quelques heures, tu n’étais plus célibataire, mais fiancée… Officieusement. Un mariage qui s’organisait, avec le chef de la famille Reece, un homme exécrable et détestable, qui avait profité de ta faiblesse. Un homme que tu n’aurais jamais dû rencontrer. Un homme qui t’a ouvert les yeux sur qui tu étais. Mais pire encore.

Si tu ne l’avais pas rencontré, la suite ne serais jamais arrivée. Qu’existe-t-il de pire qu’un mariage forcé en bonne et due forme ? Briser les espoirs d’une vie. Le temps était passé, cinq mois. Cinq longs mois pendant lesquels tu avais pleuré, tu avais hurlé, tu avais abandonné. Cinq mois pendant lesquels ton travail était redevenu ta seule raison de vivre. Tu ne voulais pas penser à la suite. Puis il y eut cette rumeur, une rumeur qui devint une remarque, puis un constat, une vérité.

Le 1er Septembre 2020. Sur ton bureau, une lettre posée, ouverte. Une convocation du médecin de famille. C’était ce jour même qu’il devait venir. Cette lettre, tu l’avais reçue il y a trois jours à peine. Le médecin ancestral de tout la lignée Keelin devait « faire un bilan » de l’héritière. Tu savais que quelque chose clochait, car tu savais que personne d’autre ne l’avait passé, et ta mère la première.

On frappe à ta porte. Tu hésites.

Une seconde fois. Pas le choix…

Tu entrouvris lentement la porte, pour découvrir la silhouette de cet homme, abîmé par le temps, qui t’avait déjà reçue, lorsque tu étais plus petite. Il avait aussi vu ta mère, après ta naissance. Tu le connaissais bien, et tu savais que ce n’était pas un ami. Chaque mot prononcé en sa présence était un écho aux oreilles des Keelin. Tu devais faire attention. Tu le laissas s’installer. Kaia s’approcha de toi, visiblement anxieuse. Tu la rassuras d’un regard, alors que tu étais toi-même paniquée intérieurement. Oh oui, Abygaëlle, tu savais. Tu savais pourquoi il était là, tu l’avais réalisé, lorsque ces quelques jours de Mars étaient revenus sur le tapis.

Tu inspiras longuement. Puis tu expiras. Le regard de ce médecin en disait long. « Savez-vous pourquoi je suis là ? »… Bien sûr que tu le savais, tu n’étais qu’une idiote. Tu ne pus contenir tes larmes, qui roulaient sur tes joues, alors que tu hochais la tête comme une enfant. Tu craignais le pire. Les secondes passèrent, il fit ses examens comme à son habitude, ceux que tu avais vu dans l’entrebâillement de la porte, alors que tu étais petite. Enfin, il soupira, et leva les yeux.

« Abygaëlle… Je suis désolé. Vous avez la même maladie que votre mère. »

Trois mots qui résonnèrent dans ton esprit : même, maladie, mère. Que voulez-vous faire à partir de cet instant ? Le constat en main, le médecin se leva, et posa une main sur ton épaule. Il hésita un instant, puis, bien obligé, il annonça :

« Je dois rapporter ça à vos grands-parents. Je suis navré. »

Ce ne fut pas toi qui le raccompagna, mais ta Muplodocus. Elle lui claqua presque la porte au nez. Assise sur ton lit, tu fixais désormais le vide. Tu le savais depuis toujours, tu l’avais toujours su, si quelque chose devait arriver, c’était bien ça. La chance et toi, ça n’avait jamais marché. Et là… Voilà. Alors… Qu’est-ce que tu allais faire de ta vie maintenant… ?

« Tu sais... Tu devras faire attention quand tu seras plus âgée. Quand tu voudras des enfants. Je n'ai pas été très forte psychologiquement. Comme ma mère, et sa mère avant elle. C'est probablement génétique, ou autre chose. Mais fais attention Abygaëlle. Prends soin de toi... Tu risqueras beaucoup, le jour où tu prendras une telle décision. Pense à ta santé avant tout le reste, d'accord ? »

Ces mots résonnaient encore aujourd’hui dans ta tête. Rien ne t’aidait. Alors, c’était ainsi… Tu ne pourrais pas avoir d’enfant sans risquer ta vie… ? Si ce n’était que ça, tu pouvais tout de même tenter, non ? Tu jetas un œil le document du médecin, qu’il avait laissé entre tes mains fébriles… Non… LA mention qui y figurait était pire que simplement « la même chose » que ta mère. Dans un élan d’énergie, tu froissas le papier, et tu le jetas, avec tout ce qu’il te restait de force, avant de hurler.

Non, c’était pire que simplement la maladie de ta mère. Au moins, elle avait pu t’avoir, avoir un enfant. Toi, tu n’en aurais certainement pas la possibilité. C’était une fatalité. Tu t’écroulas sur le lit, sous le regard de ta Muplodocus. Irina avait fui les lieux devant ta détresse, et Galba ne pouvait pas y faire grand-chose. Au contraire, elle se sentait terriblement coupable avec Néron. Oriana tenta bien de te consoler, mais ta peine était au-delà de ses compétences. Être un simple oreiller duveteux ne suffirait pas. Après tout… Ce n’était pas rien.

« Vous ne pourrez pas avoir d’enfants. »

Cette phrase, que personne n’avait prononcé, hantait désormais ton esprit. C’en était donc terminé de ton rêve de vie, de ta famille, de ton mari et tes enfants. Le point positif résidait certainement dans la certitude que les Reece ne voudraient pas de toi. Toi qui ne pouvais pas leur fournir d’héritier. Les Keelin t’abandonneraient certainement, suite à cette découverte, et ta mère se retrouverait seule, à la rue. Peut-être même que la famille d’Octavia récupèrerait ce titre, qui sait ? Qu’importe, ce n’était plus ton problème. Tu ne savais plus quoi faire, tu étais perdue.

Les minutes se transformèrent en heures, et tu restais là, fébrile, sur ton lit, à pleurer et hurler comme une enfant, comme une… Mère a qui l’on retire ses enfants. Il n’y avait pas d’autres comparaisons. La souffrance était telle que rien ni personne ne pouvait ne serait-ce que la soulager. Ta vie était fichue, il ne te restait rien, hormis ton travail. Tu t’en doutais, tu le savais. Après cette nuit de Mars, tout aurait dû arriver. Rien n’était arrivé. Alors quoi ? Tu t’attendais à un miracle inconnu, à une intervention d’Arceus pour expliquer ce manque ? Tu avais été naïve, tu avais refusé de voir la vérité, et maintenant, tu étais ainsi, dans cet état, avec cette étiquette… Avec cette vérité. Lourde, pesante, bien plus que la simple perte d’un être cher.

Tu étais brisée.

Dans les jours qui suivirent, une lettre arriva. Des Keelin et des Lewis. L’annulation du mariage, tout simplement. Une lettre semblable avait dû être envoyé aux Reece, à Henry. Stipulant noir sur blanc une « Stérilité incurable », le mariage ne pouvait être honoré, et il était écrit que ces problèmes de santé n’étaient pas connus des Keelin et des Lewis avant la date du 1er Septembre 2020… Date à laquelle tu avais vu le médecin. Tu avais désormais la confirmation que tu n’étais plus engagée en rien à épouser Henry, et pour le mieux, en théorie. Mais quelque part, tu aurais préféré le faire, et ne pas avoir cette maladie, plutôt que l’état actuel des choses. Mais c’était trop tard, c’était la vérité.

Devais-tu t’excuser de ce que tu étais ? Devais-tu courber le dos devant toute ces familles, pour ce que tu leur avais fait ? Et que devais-tu faire, pour ton espoir perdu, tes rêves envolés ? Tu avais tant travaillé dur, tu t’étais affranchie de bien des choses pour avancer, et c’était ainsi que l’univers t’en remerciait ? Tu serais à jamais seule, avec quelques pokémons, pour survivre et finalement, t’éteindre, toujours aussi solitaire, sans personne pour prendre ta suite. Pas de passage de flambeau… C’était la lignée Lewis qui s’éteignait, c’était une branche Keelin qui disparaissait… Qu’allais-tu devenir… ?

Quelques jours après cette lettre, un appel. La famille Lewis, d’abord. Tu t’excusas, en pleurs, tu ne savais pas quoi faire d’autres. Tu étais déprimée, au bord du gouffre, tu ne savais plus quoi faire. La voix de ta grand-mère maternelle avait quelque chose de doux, de rassurant. Elle savait ce que tu vivais, elle l’avait vécu aussi. Chanceuse qu’elle avait été, elle n’avait pas eu grand-chose… Et parmi ces doux mots, quelques-uns le furent encore plus. Les Lewis avaient décidé de maintenir la pension pour Daphnée et pour toi. De toute façon, sans descendance, cette fortune ne servait plus à rien… Alors autant en profiter. Quelques mots d’espoirs aussi… « Au cas où tout ceci ne soit que temporaire… » des mots simples, mais doux, rassurants. Mais insuffisant. Tu pleurais toujours, tu pleuras jusqu’à ce que la communication soit coupée. Et comme tu le pensais, les Keelin te tournèrent le dos. Ils maintenaient ta position d’héritière, mais si Charlotte se mariait et avait un garçon avant toi, alors tu perdrais tout, et les Keelin t’abandonneraient. Etait-ce là un aveu d’espoir ? Une dernière chance ? Un doute ? Ou simplement une moquerie mal avisée ? Cette simple lettre n’avait qu’un goût amer, et ne t’aidait en rien. Tu en étais toujours au même point : le vide. Ton patron te proposa des jours de congés bien mérités mais jamais pris, sans vraiment attendre quoi que ce soit de toi. Tu avais besoin de repos.

Beaucoup de repos… Et de te reconstruire… A nouveau.
(c) Apomenon



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