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Pokemon Community :: Archives :: Les Archives :: Année 8

Pokemon adala community

« J’ai juste envie de profiter de cette soirée, et de ce nouveau début de vie… Même si je sais que je ne suis pas encore au bout de mes surprises. »
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« Cette mission est déjà un calvaire, alors stp essaie de pas la rendre encore pire, ça m’arrangerait. »
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« Je ne suis pas sûr qu’il soit l’heure de distribuer de l’eau bénite, nous savons déjà tous que vous êtes un ange Ranya, mais je suis touché de votre bénédiction. »
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« Je me déteste. Je me déteste de toutes mes forces. »
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« C'est un fantôme que tu enlaces, Faulkner. »
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Le soleil tape. Les gens hurlent. Il en a marre. Ce n’est pas un tournoi. C’est un poisson d’avril.
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« Il est beau... Tu en as de la chance... »
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Ilea Alezar
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Ilea Alezar
est un Adulte Éducatrice Expérimentée



Fond de l'étang
« Percy tu te souviens que la dernière fois que tu m’as demandé quelque chose j’ai dû organiser un cours d’éducation sexuelle pour toute l’académie ? » « Oui je sais Ilea je m’excuse encore pour ça » « Je te dis ce n’est pas la peine. Au final ça s’est bien passé dans l’ensemble et je suis sure que chacun en a tiré une leçon, je ne regrette pas de l’avoir fait, se fut une expérience enrichissante » « De toute façon je n’ai jamais douté de tes compétences sur le fait de réussir ce cours, heureusement que tu étais là » « Merci du compliment c’est gentil, maintenant explique moi ce que tu voulais me demander initialement ».

Réunis dans la salle des professeurs en cette fin d’après-midi, Ilea pensait à l’origine seulement venir se chercher un café avant de retourner dans son bureau pour s’occuper de quelques papiers en attente. Après quoi, elle pourrait regagner son appartement pour une soirée repos bien méritée avec sa colocataire. Un programme qui risque d’être chamboulée en fonction de ce que le professeur d’histoire va lui demander. L’éducatrice s’entend vraiment bien avec Percy, avec le sentiment qu’une véritable amitié s’est crée entre les deux encadrants, au-delà de la simple entente entre collègues de travail. Mais disons que le professeur a régulièrement tendance à l’impliquer dans des tâches toute aussi spéciales les unes que les autres, et le cours d’éducation sexuelle en est la principale illustration. Finalement, la rousse n’en retient pas une si mauvaise expérience. Même si forcément le ton est monté pour recadrer quelques indisciplinés, la discussion d’ensemble a été bien menée, avec des questions très diverses sur beaucoup de thématiques différentes dans le respect des âges et sensibilité de chacun. Pour la jeune femme c’est une réussite, bien qu’elle lui vaille pendant encore quelques temps les blagues de son frère de cœur.  

Qu’importe, Ilea s’installe sur la table centrale de la salle non loin du référent des Phyllalis pour écouter ce qu’il a à lui dire, s’attendant à tout et n’importe quoi « Et bien voilà en fait je me suis porté volontaire pour faire une conférence sur l’impact de la grande guerre humain pokemons sur nos sociétés dans un centre » « C’est une bonne initiative de ta part ça, mais où est le souci ? » « Le souci, c’est que je ne me suis pas renseigné sur ledit centre avant d’accepter, et regarde ça ». Percy fait glisser sur la table un dossier encore fermé, permettant à la rousse de découvrir par elle-même le problème qui inquiète tant son collègue. Si la première page détaille simplement l’objectif de l’intervention du professeur, la seconde fait tout de suite comprendre à Ilea où est le problème. Elle ne peut s’empêcher de lâcher un léger soupire en découvrant le nom du centre en question. « Fond de l’étang », voilà un nom bien particulier pour désigner l’un des centres de redressement les plus connus de Sinnoh. Situé non loin de Verchamps, il accueille tous les jeunes dont la société ne sait plus quoi faire, aux tempéraments souvent pour ne pas dire majoritairement violent. Vivant en marge complète de la société et de ses coutumes, atterrir à Fond de l’étang signifie pour tout bon Sinnohite la fin d’une vie.

« J’imagine que tu connais cet endroit » « Toute personne qui a grandi à Sinnoh le connait. Si tu m’avais demandé je t’aurais tout de suite dit que c’était une mauvaise idée de faire une conférence là-bas » « Je sais et je suis vraiment désolé. Tu comprends pourquoi j’ai besoin de ton aide maintenant… » « Même en admettant que je dise oui, tu ne sais même pas où on va mettre les pieds. Même pour moi qui suit éducatrice aujourd’hui, je ne sais pas exactement comment appréhender cet endroit si particulier. A nous deux ça me parait mission impossible ». Pour être honnête, la rousse n’a jamais mis les pieds là-bas. Ses parents ne l’auraient jamais accepté. Même Enzo qui l’a emmené un peu partout, là où tous les interdits régnaient, n’a jamais pensé une seule seconde à l’accompagner dans ce centre. Elle ne connait que sa réputation, très mauvaise, et les quelques images qu’elle en a vu. Cela arrivait parfois que l’hôpital dirigé par ses parents reçoive des jeunes venant du Fonds de l’étang. C’est à peine si l’on reconnaissait leur visage tellement ils avaient été roués de coup encore un encore par un de leurs camarades. De là-bas sorte les pires rumeurs de violences, aussi bien verbales que physiques, de trafic en tout genre mais aussi parfois de viols. Et même si aujourd’hui Ilea n’est plus la même qu’autrefois, Percy lui impose un sacré challenge en l’envoyant dans ce centre.

Pourtant, le référent des Phyllalis n’a pas clair particulièrement inquiet et tend vers la jeune femme une autre pochette tout en lui expliquant « Je le sais bien Ilea je ne suis pas fou, c’est pour ça que j’ai pensé à quelqu’un pour nous accompagner ». Intriguée de la personne choisie par Percy, l’éducatrice ouvre rapidement le dossier et soupire pour la deuxième fois en à peine quelques minutes. Elle aurait du s’en douter, que le choix de l’enseignant se tournerait vers lui. Vers Henry Reece. Sans trop réfléchir, Ilea laisse échapper quelques mots « Ecoute Percy je ne suis pas sûre que cela soit une excellente idée… » Comment expliquer à son collègue qu’elle n’a aucune envie que l’homme avec qui elle partage une aventure si singulière vienne avec eux pour tenter de tenir un camp de redressement le temps d’une conférence. « Pourtant, au contraire, je pense que l’idée n’est pas si mauvaise. Il a accueilli plusieurs élèves en stage, même certaines relativement difficiles, et cela s’est toujours bien passé, avec des étudiants satisfaits à la fin. Et puis il vient de Sinnoh comme vous, cela devrait un atout ». Oui bien sûr que sur le papier toutes ces choses font de lui un atout. Mais à côté de ça, le référent des Phyllalis n’a probablement aucune idée de la réputation de sa famille, et de ce qu’il permet probablement à certains étudiants de faire sous sa direction. La rousse n’ose imaginer ce que la présence d’Henry dans un camp de redressement pourrait provoquer, d’autant plus qu’il connait probablement certains des pensionnaires.

Mais, résignée, elle se contente de soupirer à nouveau avant de répondre « Si nous n’avons pas le choix… » « Je vais l’appeler dans ce cas » « Non laisse moi faire, il se trouve que je le connais, je peux m’en charger » « Ok je te laisse faire, je vais prévenir la direction dans ce cas ». Le professeur quitte la pièce, laissant Ilea seule pour l’appel. Ce n’est clairement pas une situation qu’elle apprécie. Mais il semble qu’elle n’ait pas eu le choix. Après quelques sonneries, le téléphone décroche enfin « Ecoute Henry, il faut que je te parle d’un truc… »

***

Profitant d’un instant où le barman est allé fumer de l’autre côté du bateau en direction de Verchamps, la rousse va le rejoindre et s’accoude à la rambarde, non loin d’Henry, avant de prendre la parole « Pour tout te dire, je n’étais pas pour que tu viennes avec nous. Je n’apprécie pas mélanger relation privée et professionnelle. Mais on m’a un peu forcé la main, donc je suis obligée de l’accepter. On sait toi comme moi la réputation du Fonds de l’étang et ce qu’on va devoir faire pour permettre à Percy de tenir sa conférence. Je te demande juste de me prévenir avant d’agir, qu’on soit au moins sur la même longueur d’onde le temps de ces deux jours ».


©️BBDragon



Alezar Ilea
L'échec n'est qu'une opportunité de recommencer plus intelligemment ~
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Le Fond de l'Etang

Iléa Alézar




Il faut imaginer cette surprise lorsque tu réceptionnes le courrier dans ta boîte aux lettres. Le tampon de l’académie, tu te demandes pourquoi ton adresse personnelle cette fois, usuellement, la boîte du bar convient très bien aux demandes de stage recommandées ou les élèves viennent directement à vous, mais tu te doutes de quoi il s’agit. Tu t’installes dans ce grand fauteuil en cuir que ta sœur aime tant, un verre de Bramble se dépose devant toi, préparé par Catherine, un sourire aux lèvres tes doigts glissent sur le verre froid par la glace pilée, la teinte violacée de la liqueur de baie Remu glisse sur l’eau congelée avant de rejoindre le Gin, le citron pressé et le sucre de canne. Tu te réserves de boire pour plus tard, Boadicée vient se lover à tes pieds, depuis son évolution, elle s’est totalement affirmée au sein de l’équipe. Elle n’ose se confronter à Napoléon, mais n’hésite pas devant n’importe qui d’autre, même tes deux barmans qui n’apprécient guère de se faire aboyer dessus durant leur heures de service et à la maison. Elle est impétueuse, mais apprendra à se tempérer avec les siens, de grès ou de force.

Bon, revenons en aux faits. L’académie. La lettre contient le contrat participatif d’assistanat de la part du prof d’histoire, Percy, tu as eu l’occasion de t’entretenir avec lui notamment sur l’histoire de la pousse des baies à Sinnoh, la prof de botanique était également présente. Tu les as déjà vu au bar, quelques bouteilles offertes en guise de cordialité, après tout, ils te fournissent l’opportunité d’étendre ton influence sur des élèves prometteurs qui sauront marquer le monde de demain. Yuna, Ruth, d’autres à venir, outre l’affection ou la fermeté que tu leur témoigne c’est grâce à ton implantation stratégique sur cette île que ton projet prend forme. Tu vas faire entrer les Reece dans un autre monde, celui de la célébrité internationale, pas juste quelques magasins sur quelques continents, non, votre nom, sur toutes les lèvres, car tu vas devenir champion, tu vas faire exploser la qualité et l’exportation de tes marchandises et assurer que les affaires familiales tournent parfaitement.

Lorsque que tu lis réellement pour la première fois le nom de l’établissement, le Fond de l’étang, tu ris, non pas nerveusement, au contraire, c’est donc là que ce petit cul serré à lunette va donner sa conférence, il ne s’agit pas d’un malentendu ? Est-il totalement fou ou suicidaire ? Il n’y a pas de place pour la pitié là-bas. Des bêtes enragées blessées par leurs familles, leurs vécus, leur société. Il n’y a là que des gens bons à la casse…. Pour l’ensemble des habitants de Sinnoh. Pour toi, c’est l’occasion rêvée de voir quelques destins que tu as brisé, mais aussi de récupérer de la main d’œuvre en échange d’un peu d’espoir. Iléa sera de la partie, tu tiques, mais n’y vois aucun inconvénient. C’est d’ailleurs elle qui t’a appelé il y a quelques soirs pour te donner l’information de vive voix, à son timbre, tu te doutais que ça ne l’enchantait pas et tu comprends, mais tu attendais de recevoir le papier légal pour t’assurer que ta participation était belle et bien requise. Mêler vie privée et professionnel, c’est votre lot à tous chez les Reece, tu n’as pas l’habitude de bosser avec celles que tu fréquentes, mais tu ne te refuserais pas à la présence de mademoiselle Alézar pour deux jours entiers. Tu en serais presque touché qu’on pense à toi. Tu as immédiatement accepté au téléphone après quelques banalités sur le lieux en question.

Tu finis par boire ton verre, un sourire à la main, le contact glacé de l’alcool explose en bouche, le sucré de la liqueur et du sirop rattrapé en gorge par l’amertume et l’acidité du Gin et du citron… un plaisir. C’est le programme qui vous attend, montrer une fermeté et une froideur absolue derrière des agissements bienveillants, « sweety », sucrés. C’est un lieu malfamé, où la société ne donne plus d’espoir à ses pensionnaires, tant pis.

-Boadicée, nous partirons pour Sinnoh très prochainement. Nous partirons avec Tomyris, Gorgô, Napoléon, Néron et Aliénor. Pour le reste, vous ferez tourner le bar et la maison. Tenez-vous à disposition de ma sœur également.

Tu finis lentement ton verre avant de partir préparer tes affaires à l’avance, vous partez demain, excellent timing pour recevoir ce papier. Deux jours, il n’y a pas besoin de grand-chose, mais il faudra le nécessaire.

Vous vous retrouvez brièvement sur le navire, il est tôt et il fait froid, dans ton long manteau noir, une clope au bec, tu n’es jamais du matin. Napoléon et Tomyris préfèrent être dans leurs pokéballs, chose que tu comprends, aussi ne restent avec toi que Boacidée, la gueule fumante, Gorgô, toujours le regard aussi mauvais, les ailes ouvertes et Aliénor qui virevolte, la jeune Apitrini va devoir se faire à l’ambiance, comme pour Alexandre, tu as des projets importants pour elle dans ta future Arène. Tout est calculé et mesure Henry, aucun hasard, tu n’as pas le temps pour ça.

Lorsque l’éducatrice arrive à toi, Boadicée grogne légèrement alors que Gorgô vient voler autour d’elle. Tu soupires, pourtant Iléa est maintenant une habituée de l’appartement, elles savent très bien qui elle est et pourtant elles sont possessives au possible. Toutefois vu l’évolution récente et la prise d’initiative de ta Démolosse, la rouquine et la chienne ne se sont pas revues.

-Bonjour Iléa, commences-tu en guise de réponse. Tu as perdu l’habitude des politesses ? Tes turquoises se sont rivés dans ses émeraudes, puis tu reprends. Je me doute que tu ne m’as pas désigné en premier, l’inverse m’aurait bien surpris.

Tu siffles une clope, vérifiant que le vent ne portera pas la fumée vers la non-fumeuse, tu laisses quelques secondes s’écouler pour préparer ce que tu as dire et imposer un silence rhétorique.

-Je ferai ce qu’il faut faire pour assurer la tranquillité de monsieur Yade. Toutefois, puisqu’il s’agit d’un travail collaboratif, nous agiront de concert. Tu fumes un coup… Toutefois, je ne suis pas certain que tes méthodes soient les plus adaptées dans ce monde qui ressemble beaucoup plus au mien que le tien. J’ai connaissance de certains pensionnaires, des gamins de certaines familles qui ont mal finies, sans rien ils se sont retrouvés là bas. Nous ne pourrons compter que sur nous même pour notre sécurité.

L’aboiement sec et agressif mêlé au croassement de tes deux pokémons indiquent bien qu’elles sont prêtes, mais le « bzzzzzzzzz » tout mignon et enfantin de ta Apitini brise un peu le mood, il est vrai qu’elle est bien calme et toute choupinoupinet comparé à tes autres pokémons. C’est d’ailleurs à ce moment qu’un petit Flamiaou se décide à sauter dans les bras d’Iléa pour réclamer quelques caresses que tu refuses de donner pour éviter d’avoir des poils. Tu as un bref rictus devant le comportement de Néron.

-Je présume qu’il sera à chacun de faire des efforts. Quoi qu’il en soit j’apprécie ces deux journées en ta compagnie Iléa.

À mesure que le voyage progresse, tu finis par rejoindre Percy pour te présenter en ramenant un café pour tout le monde.

-Je suis bien heureux monsieur Yade que vous ayez fait appel à moi, ce gage de confiance me touche au plus haut point après deux années de bonne collaboration entre l’académie et mon établissement.

Quelques banalités s’en suivent lorsque vous arrivez au sud de la région, à Verchamps, l’air humide et les marais proches ne t’ont jamais emballé, c’est bon pour la peau disait ta mère… Quel enfer. Tes cernes tirés, tu observes ce qui t’entoure. Vous êtes bien chez vous, ça te fait toujours plaisir de retrouver cette architecture bien de chez-toi. Il faut avancer dans eaux embourbées proches de la ville pour progresser. Tu libères alors Tomyris, laissant ta grande Bourinnos hennir en se cabrant, tes trois reines infernales sont présentes, il n’y a plus qu’à écarter les miséreux.

-En selle Iléa, nous irons bien plus vite, monsieur Yade, vous pouvez vous déplacer sur une monture ?

Une fois le problème réglé, vous partez sur une selle confortable. Tu laisses Iléa à l’avant et tu tiens les sangles de ta monture pour progresser. Le décor change progressivement, l’automne laisse place une zone un peu marécageuse où il ne fait pas spécialement où bon vivre, où peu de gens viennent s’aventurer… un lieu parfait pour l’enfer qui réside non loin à cheval. S’évader de cet endroit doit sûrement être un calvaire. Tu serais bien curieux de savoir à quel point les employés sont impliqués dans la violence et le trafic qui y circule… Pour autant ce n’est pas un lieu où il faut purifier, le chaos est profitable s’il est localisé à certains endroits. Les zones de non-droit sont nécessaires pour la plénitude générale… Hélas ces enfants sont un sacrifice.

Le bâtiment se dessine au loin. Perdu entre les arbres orangés de l’automne… un silence règne, quelques Cornèbres attentifs vous observent, Gorgô ne tarde pas à les faire fuir, saisissant l’un d’entre deux par les serres pour le frotter durement contre l’écorce et le blesser : elle est le seul oiseau de mauvais augure et la seule reine des cieux. Tu souris. Qu’elle se défoule sur ses compères ailés plutôt que les enfants. Boadicée marche avec un air suffisant devant vous, la gueule toujours fumante et Néron s’est posé sur Iléa, décrétant qu’elle était plus confortable que toi. Napoléon reste dans sa pokéball, Aliénor l’a rejoint le temps de finir le trajet. Cette ambiance te rappel un peu trop Frimapic, la différence étant qu’au moins, tu sais qu’on voudra t’égorger dès que tu seras reconnu.

Le centre est colossal, perdu sur un lopin de terre au milieu d’un lac.. un marais, l’accès n’est possible que par un pont, belle opportunité de créer un huis clos, encore, tu soupires. Trois ou quatre étages, des colombages, des multiples greniers et tout autant de sous-sols, tu as bien l’impression de te jeter dans la gueule du loup.

-Si j’avais su, j’aurai demandé assistance à quelques cousins pour faire appliquer l’autorité dans ce vaste lieu…. Murmures-tu à mi-voix à Iléa.

Lorsque vous arrivez au niveau du pont, tu laisses Tomyris et Gorgô veiller sur les alentours, tu entreras avec Boadicée et Néron. Les lames logées dans le nœud papillon brillent d’une lumière argentée sous les rares rayons de soleil qui percent. Dans ta valise, un six coups dans un double fond, tu n’es pas fou au point de venir te loger dans cet endroit maudit sans armes.

-Après vous Iléa, monsieur Yade.


© BBDragon


Henry fume en C0756B


Merci Ida pour le Mood Board :

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Fond de l'étang
La rousse n’est pas véritablement sereine, et ce pour plusieurs raisons. Si la Pokemon Community l’a déjà envoyé en mission à de multiples reprises, le contexte de celle-ci est tout particulier, mais surtout trop personnel pour Ilea qui n’arrive pas complètement à mettre le passé et ses états d’âmes derrière elle. A première vue, elle n’a qu’à faire son travail pour lequel elle est diplômée et engagée dans une école à bonne réputation depuis deux ans. S’occuper des élèves et les canaliser l’espace de deux jours, le temps que son collègue et ami puisse donne sa conférence probablement passionnante sur la Grande guerre pokemon. Après quoi elle n’aurait plus qu’à rentrer chez elle et débriefer de tout ça avec sa meilleure amie Caroline. Elle aura toujours le bon mot pour rire de la situation et leur faire passer une bonne soirée, en attendant le lendemain où elle reprendrait sa place à l’académie.

Seulement aujourd’hui, tout est plus compliqué. Déjà, le bateau dans lequel Ilea est installé se dirige vers Verchamps, une des nombreuses villes de Sinnoh, sa région natale. L’éducatrice n’est pas très à l’aise à revenir « chez elle » après autant de temps. Il y a toujours ce poids indescriptible sur le cœur, celui qui s’est installé à son départ et qui ne la jamais vraiment quitté, s’alourdissant simplement à l’approche des côtés de la région du nord. L’établissement dans lequel elle va exercer pendant ces deux jours à lui aussi sa réputation, malheureusement beaucoup moins bonne que celui où elle exerce habituellement. Un pensionnat, sans aucun doute le plus dur de Sinnoh, d’où sorte tout un tas d’histoire. Des histoires que personne ne veut entendre et qui sont pourtant bien réelles. Mais elle ne pourra pas les ignorer cette fois, parce qu’elle va les vivre, même si ce n’est que pour quelques jours.

Et enfin l’autre problème, c’est son collègue de mission. Henry Reece. Tout et rien ne la relie à cet homme. Deux univers qui paraissent si différents, mais qui ont pris leur racine au même endroit : dans les familles de pouvoir de Sinnoh. Pas le même pouvoir, pas la même influence, pas sur les mêmes lieux, mais un pouvoir qu’on a appris à exercer d’une façon ou d’une autre. Et là où Henry embrasse sa vocation, Ilea la repousse de toutes ses forces. Mais se tenir près de cet homme, c’est jouer avec ses propres ténèbres, tout en y trouvant une incompréhensible satisfaction. Ce qui ne devait être qu’une histoire de chaire à en réalité beaucoup plus d’impact sur la rousse. Pas qu’un quelconque sentiment amoureux ne soit né. Absolument pas. Mais les liens qui paraissaient si lâche se renforcent au fil des jours, bien loin des idylliques sentiments auxquels elle a cru pendant longtemps. Et d’une manière étrange, Ilea s’y complait. En tout cas dans le cadre privé. Parce que dans le cadre professionnel, c’est une toute autre histoire « Faudrait-il que je vous fasse une référence pour en attester Monsieur Reece ? » La rousse doit lui répondre, toujours lui répondre. Car elle a l’impression que si elle ne le fait pas, la noirceur de son cœur va finir par la dévorer sans même qu’il ne s’en aperçoive.

L’éducatrice souhaite profiter de cet instant en privé pour mettre les points sur les i quant à leur future stratégie. Ils savent où ils mettent les pieds, mais doivent se mettre d’accord pour éviter tout débordement. Seulement, la rousse tient tout de même à lui faire comprendre certaines choses. Le ton change, le regard se veut plus dur « Mes méthodes sont vouées à évoluer avec son public. Je ne suis pas une petite fille, et je sais très bien quel type de personne se trouve au Fond de l’Etang. Et je suis encore moins étonnée que tu en connaisses certains. Il ne faut juste pas comme tu dis que ces connaissances te joues des tours. Dans tous les cas, nous devons toujours être sur la même longueur d’onde, sans se surprendre l’un l’autre par des agissements non prévus, sinon ils vont nous dévorer ». Ilea laisse ses cheveux roux partir au vent à mesure que le bateau se rapproche des côtés, signant le début de cette mission si particulière à ses yeux. Si elle n’a aucune idée du déroulé exact de cette dernière, elle est au moins sur qu’elle laissera des traces dans son esprit « Je ne déciderais qu’après-demain si j’ai été heureuse de passer ses deux jours en ta compagnie Henry ».

L’ensemble des adultes finit par se rejoindre, près à bientôt débarquer. Les deux hommes discutent un instant, le barman s’assurant du bon contact avec son homologue. Après tout c’est pour lui qu’Ilea et Henry sont ici. Une fois sur le port, la rousse est surprise par l’intervention d’Henry, proposant de gagner le pensionnat par le biais d’une monture, un imposant Bourinos. Peu encline à contester cette décision somme toute banale, l’éducatrice hoche simplement la tête « J’imagine que je suis ». Percy également équipé d’une monture, nous suivons le chemin tracé dans les zones marécageuses, destins à rejoindre le Fond de l’étang. A mesure que le moiteur des lieux gagne la peau de l’ensemble du groupe, Ilea se pose toujours et encore des questions, se sentant investie de cette étrange ambiance propre au lieu qu’elle s’apprête à découvrir. Elle n’a toujours vu le pensionnat qu’en photo, et l’endroit où ils ont choisi de le positionner est assez révélateur de ce que la société pense de ses pensionnaires. Ils ne méritent pas mieux qu’un endroit couvert de marécage et de boue. Il ne mérite pas mieux que le fond de l’étang.

Une fois arrivé non loin du bâtiment, l’éducatrice ne peut que constater à quel point il est imposant. Le Flamiaou de son collègue dans les bras, attiré par sa présence somme doute radicalement opposée de celle de son dresseur, Ilea laisse son regard détailler l’architecture. Une très grande bâtisse géométrique, typique de la région de Sinnoh, ressemblant au manoir que l’on peut croiser au détour des forêts de la région. Seulement ici, elle n’abrite pas un riche propriétaire mais bien un pensionnat réputé extrêmement difficile. Afin d’y accéder, il faut passer par un pont de pierre, finissant d’isoler ses jeunes du monde extérieur. La rousse descend de sa monture, suivi par le barman et son collègue professeur. Face à cette immense porte, Henry se défile et choisit plutôt de laisser les deux membres de la Pokemon Community engager les hostilités. Mais avant, la jeune femme se permet une remarque « Rappelle tes pokemons, ou tout du moins les plus imposants. Pour l’instant nous allons simplement discuter avec la direction. Inutile de se lancer dans un combat de Galifeu pour le moment » La rousse ne pensait pas un jour dire ça mais finit tout de même sa pensée initiale « Garde les pour l’arrivée des élèves ». De son côté, Ilea est entourée d’Edelyne et Electre. Les deux plus protectrices de l’équipe ne lui ont pas laissé le choix. Elle ne promènera pas dans le pensionnat sans assistance.

L’éducatrice frappe alors à l’immense porte. Vu l’heure, les élèves doivent être en classe. Du moins c’est ce qu’elle espère. Fort heureusement, c’est un homme qui ouvre la porte. Crâne dégarni, petite barbe parfaitement taillée, et surtout le regard dur comme la pierre. Par politesse, Ilea tente de se présenter « Bonjour, nous sommes… » Mais elle fut vite coupée par l’homme ici présent « Je sais qui vous êtes, inutile d’en ajouter davantage. Venez dans mon bureau ». L’ensemble des adultes se jette un regard avant d’avancer à l’intérieur de l’immense bâtisse. Montant d’imposant escalier pour accéder à l’aile droite de l’établissement, l’éducatrice ne se fait pas d’illusion. Vu le regard que cet homme leur a jeté, ils ne sont pas la bienvenue, avec une préférence toute particulière pour le représentant Reece. Ilea lui demandera davantage d’explication plus tard. Une fois parvenu dans le bureau du directeur de l’établissement, ce dernier s’assoit derrière le pupitre et invite avec plus ou moins de politesse ses invités à en faire de même. A partir de là, le dialogue peut commencer.

- Je suis Monsieur Rachin, directeur du Fond de l’étang. Votre visite ne me parait guère appropriée mais les bienfaitrices de cet endroit ont tenu à ce que nos chers élèves aient accès à une conférence de la plus haute qualité sur le sujet de l’histoire. Grand bien m’en fasse.

L’ambiance est électrique, et la jeune femme tente tant bien que mal de calmer un peu le jeu. Si le feeling ne passe pas avec la direction, qu’en sera-t-il avec les élèves ? « Toujours est-il qu’aujourd’hui nous sommes là. Comment souhaitez-vous que nous nous organisions pour ces deux prochains jours, en tout cas avant la conférence qui doit se tenir demain aux alentours de 15 heures si nos renseignements sont exacts ». Toujours avec la même sympathie, Rachin ajoute « Oui grand bien m’en fasse de l’heure. Et même d’une quelconque organisation. Les pensionnaires vont bientôt sortir des cours de la matinée pour prendre leur déjeuner. Vous n’avez qu’à aller au réfectoire vous réalisez alors où vous avez mis les pieds, et si l’envie vous prend de partir, faites. Grand bien m’en fasse ».

Où ont-ils sérieusement mis les pieds ?

Code couleur :
- Rachin parle en #990033
- Chabert parle en xxxx
- Père Maxence parle en xxx


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Le Fond de l'Etang

Iléa Alézar


Tu as l’impression que vos méthodes opposées peuvent donner un résultat et son opposé. C’est un cadre spécifique avec une compagnie des plus singulière dans un lieu que tu n’aurais jamais imaginé visiter avec de telles personnes. Mais c’est là que réside les grands imprévus de la vie. Les grandes lignes sont tracées, mais c’est dans le détail qu’il vous appartient de sculpter vos singularités. Tu peux sentir l’éducatrice sous tension, tu n’es pas réellement le bienvenu dans son entourage professionnel, surtout que si vous étiez vus ensembles, à Sinnoh, là où les familles peuvent tout voir, il est probable que les rumeurs circulent et cela prend du temps de les étouffer… plus longtemps que quelques gorges étranglées.

Sur le navire, tu ne discutes pas ses remarques, ce qui compte, c’est la finalité, si elle tient à communiquer sur tout, alors que tout cela soit fait, dans un travail de groupe la synchronisation et l’entraide sont la clé, mais tu n’es pas sûr que Yade soit un atout charismatique de taille. Les talents de sa pédagogie sont indéniables, mais pour ça, il faudrait encore qu’on l’écoute. Chaque détail à régler viendra à son temps. Tu es curieux de savoir si les Alézar auront vent de cette vision, connaissance de cette union professionnelle qui vous unis.

Le trajet à cheval n’apporte rien d’extraordinaire, un calme relative avant la tempête, les prémices de l’ouragan, pas un vent, pas un bruit, Gorgô fait sa loin parmi les cieux. Devant cet immense manoir, tu te demandes déjà comment faire pour ne pas te perdre. Tu sèmeras le miel d’Aliénor, quitte à déguelasser le sol, tant pis, ce n’est pas toi qui lave de toute manière. Les enfants pourront récurer à leur bon vouloir.

Devant le manoir, à pied, tu laisses la Bourinnos et la Bleuseille dehors, tu viendras les rappeler plus tard, mais visiblement, il n’est pas très bienvenue de laisser tes grands pokémons avec toi. Tu consent à suivre la pédagogie de la jeune éducatrice et rappel tout le monde sauf Néron et Aliénor. Ils sont assez petits et doux pour endormir les soupçons, il faudra réellement former Néron, car si ta Démolosse commence à s’occuper de la sécurité à sa place, c’est qu’il y a un problème.

- Si il vous plaît, mademoiselle Alézar et je doute que l’imposant Steelix de monsieur Yade soit approprié en un tel endroit.

L’éducatrice se charge de la première approche et si tu t’attendais à cet accueil… Spoiler alerte, oui, tu connais Rachin, votre milieu le connaît, il s’occupe surtout du sud de la région, profitant de son accès à la mer et un lieu isolé pour blanchir sans trop de mal ses différents trafics de drogue ici. Tu n’es pas là pour débusquer un trafique régional, pas comme ça et surtout sans rien à y gagner. Le ton est froid, méprisable, c’est normal. Iléa n’a peut-être pas l’habitude de ces types, mais toi, tu sais bien qu’il se sent en confiance à domicile, mais tu n’es là pour qu’il conserve sa confiance, au contraire. Tu comptes bien lui faire prendre conscience que tu es partout chez toi et que peut importe où tu es, même tes hôtes sont en réalité tes humbles invités qui doivent se plier à ta seule et unique volonté.

Le bureau est impeccable et de sa place centrale dans le bâtiment, le contrôle est absolu. Meubles raffinés, bibliothèques, cheminée, vitres renforcées et sûrement des tiroirs à doubles fonds, le tapis à cette disposition familière pour vous. Il est trop droit pour être réellement un tapis d’usage, à croire que personne ou rien ne peut le déplacer, pas même quelques personnes qui trébuchent. Tu laisses donc la rouquine se fait humilier, vu le mépris affiché, Rachin veut juste que vous partiez, avant la conférence si possible, chaque minute de votre présence est une intrusion majeur.

Monsieur Yade tente tant bien que mal d’expliquer sa position d’enseignant-chercheur, que la transmission du savoir. Le rire narquois du chauve suffit à insinuer qu’ici, personne n’est apte à prendre en considération son savoir.

-Je suis heureux de constater monsieur Rachin que vous considérez toujours avec autant d’humanité les enfants que vous abritez. Votre dévotion à la cause sociale me touche profondément. Je suis heureux d’être présent ici en temps que partenaire professionnel de la Pokémon Community, au fond, vous et moi sommes pareil… La volonté de former la nouvelle génération au monde du travail.

Ton regard glacial transperce ses yeux noirâtres, il y a une haine qui ressurgit, oui, il y a bien quelques mômes ici qui sont là à cause de votre ambition. Mais chaque être humain mérite son morceau de pain sur terre, rien n’est dû et les plus gros morceaux appartiennent aux affamés et ambitieux. Tu en fais parti.

-Monsieur Reece, je suis persuadé que vous apprécierez la présence des jeunes Collins et Ebrusque, ces jeunes travaillaient avec leur famille dans le domaine de l’alcool également, comme il est dommage que leurs maisons aient fait faillites, peut-être pourriez prendre à charge votre rôle de futur chef de famille et leur offrir une deuxième chance ?

Le ton qu’il a avec toi est différent, la langue de bois qu’il affiche témoigne d’un mépris plus haut encore qu’à l’encontre d’Iléa qui écope au moins d’un franc parlé. Tu souris humblement avant de te lever avant de repositionner ici ton nœud papillon.

-Vous oubliez qu’aux Reece, il incombe de transmettre le respect de l’autorité aux zones anarchiques. J’espère pouvoir remplir vos fonctions durant ces deux journées afin de vous enseigner quelques basiques de pédagogie que j’ai acquis ces dernières années.

-Si vous avez l'espoir de sans cesse vous croire chez vous, j'espère que vous connaissez mieux la maison que nos pensionnaires. Car vous pourriez bien vous y perdre dans ce manoir et pas seulement physiquement.

-J'ai hâte de goûter à vos limbes monsieur Rachin.

Tu disposes alors, suivit par le vrombissement délicat de ta Apitrini. La présence des jeunes Collins et Ebrusque va clairement vous compliquer la tâche et surtout tes chances de survie. Les Reece ont coulé ces deux familles, pliés financièrement, moralement, qualitativement, psychologiquement. Les parents Collins se sont suicider en tentant de faire exploser votre distillerie et les parents Ebrusque sont en prison pour trafic d’armes gouvernemental et trafi  d’organes pokémons. Il faut dire que certains rhums arrangés du marché noir ne devraient jamais voir le jour. Il se peut que vous ayez fait circulé l’information avec des preuves… il se peut que vous ayez vous-mêmes donné des indications aux Collins pour les attirer et faire croire à un suicide… Les affaires de ton père, ça te regarde pas encore exactement. En sortant, tu fermes la porte, ton regard à Iléa est dur, ce dont il faut discuter, tu n’en fera pas part à Yade qui doit croire que tout se passera bien.

-Direction le réfectoire. Nous y parviendront aisément, il suffit de suivre l’odeur.

Elle n’est pas goûtue, mais elle indique que la cuisinière à du savoir-faire pour cuisiner pareils poissons. Vous mangerez bien au moins. Durant votre descente, le cri strident de la sonnerie retenti, tu as cet instinct de survie de libérer le passage et te loger entre deux gros placards. Une foule d’élève se ruent vers le réfectoire. Ils sont habillés en blanc, long pantalons, souvent débraillés. Ils courent, crient, jurent, rien de bien poétique, ils ont entre dix et dix-sept ans, puis ils sont jetés dans le monde du travail avec un apprentissage s’ils ont de la chance. Tu préserves tes vêtements et tes épaules, ils n’auraient aucune pitié, tu parviens presque à t’effacer et lorsque les couloirs se vident, tu ressors, observant tes deux collègues.

-Prometteur.

Tu claques les portes battantes avant d’entrer, ta vue donne sur une immense allée centrale où les tables se remplissent progressivement, mais pas de façon uniforme. Tu n’as besoin que d’un regard pour comprendre qu’il y a une organisation hiérarchique en fonction de l’accès aux ressources. Les élèves les plus intimidants, ceux qui font la loi sont proches du chauffage, du distributeur d’eau, au contraire, les reclus, les faibles, sont proches des poubelles, ont les bancs en mauvais état, c’est déplorable, mais c’est la jungle et pour ne pas vous faire pouffer, il faudra immédiatement vous imposer comme des personnes fortes, mais pas des ennemis. Puisque vos affaires sont à la loge d’entrée avec le concierge, vous ne craignez rien. Le personnel semble disposer d’une aile spéciale pour manger, à l’écart dans une pièce vitrée et teintée. Ça te dégoûte. Tu as beau être un connard, tu as du mal à te faire à l’idée qu’on puisse ainsi aimer l’humiliation quotidienne. Tu n’infliges ça qu’à celles et ceux qui ont bafoués ton nom.

-Je refuse qu’on mange avec le corps enseignant. On va manger avec élèves, puisqu’on est pas les bienvenus ici, on va leur montrer qu’on est les bienvenus où nous le voulons.

La queue avance vite, les assiettes sont remplies à la louche, éclaboussées, les entrées et desserts sont plus loin, ce qui libère le passage. Les employés de cuisine n’ont pas envie d’être ici, il y a un malaise lorsque tu récupères ton assiette de ragoût au poisson. Tu te saisis d’une pomme, moche, mais au moins tu sais que celle là, elle a un avenir plus lumineux que les gamins ici. Difficile d’imaginer que tous les financements supposés ne suffisent pas à offrir mieux à ces mômes. Tu prends la route des endroits proches du chauffage. Il y a quelques places, on te regarde mal, vous êtes dévisagés, vous êtes des étrangers. Tu prends alors place, mais une voix adulte attire ton attention.

-Pardonnez mon intrusion, je suis Père Maxence, l’enseignant de théologie et qui tient également la petite chapelle. Peut-être seriez-vous mieux avec les enseignants ?

Il a peur, il n’a pas mauvais fond, ça s’entend à sa voix et se sent à sa posture. Un homme de foi, convaincu de pouvoir sauver des âmes. Ses mains sont rouges à cause du froid.

-Il y a suffisamment de place ?

-Non, hélas, toutes sont prises à l’exception d’une, mais nous pouvons nous arranger, vous avez de quoi boire ?

-Ne vous embêtez pas, vos doigts semblent bien mal supporter le froid, nous aurons l’occasion de converser plus amplement. Monsieur Yade, peut-être, devriez-vous prendre part à vos collègues enseignants, je présume qu’ils ont beaucoup à vous apprendre. Tu glisses à voix plus discrète. Nous sommes là, puis reprends plus fort. Je préfère vous savoir bien installé. Père Maxence vous êtes bien aimable.

-Venez monsieur Yade, je vais vous indiquer. La pièce est rustique, mais dispose de son confort! Je présume que vous apprécierez en temps qu'historien nos vieux meubles en provenance de Hoenn

Tu n’offres pas à l’enseignant d’histoire de réagir puisque tu t’assois ensuite. De là où tu es, tu avises clairement les frères Collins et Ebrusque sont sur la table qui te fait face. Ils t’ont reconnu, les lames de rasoir au nœud papillon sont une véritable signature. Vous êtes deux et tu sais qu’à cette table, le matériel ne te jouera pas de tours. Avant de converser, tu te lèves pour t’approcher de la cantinière sous le regard certainement intrigué d’Iléa.

-Je vous saurais gré de me fournir quelques gamelles, mes pokémons ont fait un long voyage… Cinq assiettes s’il vous plaît.

-Vous pensez que c’est un hôtel monsieur ? Rétorque une voix dans l’assemblée.

-S’il vous plaît, fais-tu en ignorant les paroles d'un ton très menaçant.

La cantinière te donne quatre assiettes, à peine remplies, traduisant la pensée des pensionnaires. Tu reviens avec un soupire, lorsque sur la route, un gamin vient te donner son assiette.

-Je n’ai plus faim monsieur et si vous avez fait un long trajet, mangez, ici de toute façon, nous pouvons apprécier la bonne gastronomie.

Blond, venant du fond, dos aux importants, pas de signes d’angoisse particulière, juste un gamin qui n’a plus faim ? Tes talents de serveur permettent la prise d’une assiette de plus.

-Ton nom jeune homme.

-Chabert.

-Merci Chabert, tu peux disposer.

Ce nom te dit rien, sûrement un orphelin ou un gamin abandonné. Visiblement, sans avenir, ses yeux pétillent, il y a quelque chose de bizarre chez lui. Il semble résigné à son sort et révolté de ne pas être au chose. Iléa doit être plus apte que toi à jauger les enfants. En revenant, tu déposes les assiettes au sol. Tu libères alors tes pokémons sauf Tomyris, trop imposante, elle ferait tâche, puis elle peut jeûner un repas, son organisme lui permet.

-Y en a aussi pour vos deux pokémons.

Tu laisses ton assiette à Néron et la pomme à Aliénor, tu mangeras autre chose, plus tard ou demain, la faim n’est pas non plus un problème. L’apparition de ta Démolosse et Bleuseille fait son effet, la fumée cramoisie de Boadicée, le regard meurtrier de Gorgô.

-Que voulez-vous faire ensuite ? Je répondrai à vos questions personnelles ce soir. En toute discrétion.

© BBDragon


Code Couleur :
- Rachin parle en #990033
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Henry fume en C0756B


Merci Ida pour le Mood Board :

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Âge : 25 ans
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Ilea Alezar
est un Adulte Éducatrice Expérimentée



Fond de l'étang
Il n’a fallu que quelques minutes aux adultes pour que, rapidement, un drôle de jeu se mette en place. Une espèce de joute psychologique dans laquelle on ne sait pas exactement qui va en sortir vainqueur mais qui, à défaut, permet de marquer le territoire. Le directeur, comme les rumeurs le disait déjà, est un homme froid et dur, n’inspirant aucune sympathie bien au contraire. Il ne faut d’ailleurs pas longtemps à la rousse pour comprendre que le barman le connait déjà personnellement. Les premières répliques d’Henry ne laissent aucun doute sur la question. Il se moque de lui. A sa manière, mais il se moque clairement de Monsieur Rachin. Cela pourrait en être amusant si cela ne dégageait pas de la part des deux hommes une véritable envie d’en découdre. Ilea préfère pour l’instant écouter, rester en retrait, en espérant qu’ils n’en viennent pas déjà aux poings.

L’éducatrice s’arrête plus particulièrement sur les paroles du directeur, faisant mention de deux élèves plus particulièrement qui auraient des liens avec les Reeces. La suggestion faite par ce dernier n’envisage rien de bon mais simplifie au moins le travail à la jeune femme. Deux étudiants à surveiller de près, ils pourraient avoir envie de tenter quelque chose à leur encontre en signe de vengeance. Ilea n’a aucune idée de ce que les Reeces ont fait à leur famille, mais connaissant un peu la maison, probablement rien de bien sympathique. La joute verbale finit par se terminer sous le regard très inquiet de Percy. La rousse peine à réprimer un soupir. Tout peut se lire sur le visage de son ami professeur. Elle doit absolument lui enseigner le bluff, au moins pour deux jours, sinon il va se faire dévorer sans qu’Ilea ou Henry n’ait le temps d’intervenir. Ce ne sont que deux journées, mais l’éducatrice a le sentiment qu’elles vont se révéler extrêmement longue.

Sur proposition de Rachin, les trois adultes quittent le bureau et se dirigent vers le réfectoire. L’heure approche et un premier bain de foule parait plus que nécessaire, particulièrement pour les deux encadrants qui vont devoir gérer cette foule pendant la conférence de Yade. Avant qu’ils ne puissent atteindre ledit lieu, la sonnerie retentit dans un crissement presque insupportable. Cette cloche n’a pas dû recevoir d’huile depuis au moins une décennie. Sur un geste initié par le barman, le groupe se recule pour laisser passer tous les élèves. Des adolescents, entre 10 et 17 ans probablement, tous habillés de la même façon bien que clairement réfractaire à l’idée de porter correctement l’uniforme qui leur a été donné. La rousse essaie au plus possible de se détacher de ses préjugés pour les observer de manière neutre, tout en suivant Henry, à l’initiative pour l’heure des mouvements au sein du pensionnat.


« Je n’aurais pas dit mieux. Et puis de toute façon, c’est eux que l’on doit observer. Les professeurs, s’ils sont dans la même veine que le directeur de cet établissement, ne nous aiderons pas du tout ». Bien décidée, Ilea se dirige avec son assiette vers l’une des tables des élèves, encore inoccupées. Tout le monde s’installe au fur et à mesure et bien vite, une dynamique de groupe de se dégage. Au sein d’un établissement comme celui-ci, une hiérarchie se dégage assez naturellement, illustrée par leur positionnement dans le réfectoire mais aussi les regards et les expressions de visage. Ilea n’a pas trop de peine à deviner qui domine, et qui est dominé. Leur origine doit avoir un rôle à jouer, mais c’est probablement leurs « exploits » au sein du Fond de l’étang qui doit leur donner une réputation grandiose ou au contraire pittoresque.

L’éducatrice est sortie de ses pensées par l’intervention d’un homme. Sa voix est douce, en tout cas bien plus que celle de Rachin, et propose aux adultes de rejoindre la table des enseignants. Un échange de regard avec Henry suffit à lui faire comprendre qu’ils ont eu la même idée. La rousse se tourne alors vers Percy pour confronter les propos de son amant caché, avec la douceur d’une amie en plus « C’est une bonne idée. Il vaut mieux que tu connaisses un minimum tes collègues pour que cela se passe bien. Charge-toi des professeurs, et nous on gère les élèves de notre côté ». Le sourire de la rousse suffit à rassurer le professeur d’histoire qui suit alors le Père Maxence vers une autre salle, réservée au corps enseignant.

Une fois revenu plus que tous les deux, la jeune femme n’a même pas le temps de parler que son camarade part déjà chercher à manger pour ses pokemons. Il n’a pas tort, ses eevolutions n’ont certes rien manifester mais elles doivent aussi avoir faim. Déjà assise, Ilea guette au loin Henry, et plus précisément ses interactions. Il n’y a aucun doute, presque tout le personnel encadrant leur est hostile. Il y a bien le Père Maxence qui pourrait s’avérer être un allier, mais la jeune femme se sentirait mal d’impliquer un homme déjà affaibli dans un débordement. En espérant que Yade, éloigné du prochain chef des Reeces, ait plus de chance. En revanche, la rousse est plus intriguée par cette altercation avec un élève qui offre son repas au barman. L’enfant doit avoir 15 ans peut-être, blond, mais surtout le visage détruit par ses propres émotions. L’éducatrice se promet d’essayer d’avoir un échange avec lui un peu plus tard. Il quitte bien vite le réfectoire, l’obligeant à détacher son attention de lui pour revenir sur Henry.

- Merci du geste, Edelyne et Electre l’apprécie tout autant que moi. Alors si tu as déjà anticipé mes questions je ne vais pas trop m’étendre. Je dois juste savoir jusqu’à quel point je dois craindre les représailles de Collins et Ebrusque. Sinon, comment s’appelle l’enfant a qui tu as parlé et qui t’as donné son assiette ? Il n’avait pas l’air bien épais, je suis étonnée qu’il ait sacrifié sa déjà bien maigre portion.

La jeune femme continue de scruter chaque coin de la pièce pour poursuivre son analyse des différents profils présents dans la pièce. Sauf rares exceptions comme le dénommé Chabert, tous les enfants sont ici, une occasion à saisir. Ilea adresse un signe à sa Mentali, afin qu’elle se connecte à son esprit et puisse communiquer avec elle par télépathie « Je sais que ce n’est jamais simple pour toi mais Electre j’aurais besoin que tu sondes un peu les enfants présents ici et que tu me dises quelle personnalité semble particulièrement se dégager. Que ce soit ceux dont on doit particulièrement se méfier comme ceux qui pourrait se révéler être des atouts pour nous. Edelyne te couvrira et au moindre débordement je serais là » « Je vais faire mon possible Ilea ». Les deux eevolutions se mettent en place, le plus discrètement possible, pour accomplir leur mission. La rousse replonge ensuite son regard dans celui d’Henry pour établir une stratégie.

- Pour l’instant, essayons de se dégager un tableau d’ensemble. A la fin du repas, les élèves vont retourner en classe. Je pense qu’il faut qu’on aille d’abord dans la grande salle qui accueillera la conférence. Repérer le terrain ne me parait pas inutile. Les enfants le connaissent mieux que nous, il faut qu’on évite d’être surpris. Pareil pour les couloirs et dortoirs. Je ne suis pas pour qu’on fouille directement dans leur affaire, mais je suis prête à parier qu’ils cachent certaines de leurs affaires hors des chambres pour ne pas qu’elles soient découvertes à la moindre inspection. Si les rumeurs sur cet endroit sont fondées, on pourrait être surpris par nos découvertes…

Ilea marque une pause. Rien de plus difficile que d’imaginer des gamins se faire passer des couteaux suisses bien aiguisés, des substances illicites ou tout un tas d’autres choses qui se racontent ici. La jeune femme soupire. Elle a l’horrible impression de se sentir dépasser par cet univers qu’elle ne connait pas. Une expérience troublante. Finalement, la jeune femme se ressaisir pour terminer.

- Enfin, il faut qu’on apprenne à connaitre les éléments dominants du groupe. Ils doivent être une quarantaine ici. On doit trouver les têtes, aussi bien positives que négatives. Electre est en train d’entamer le travail mais ce soir, quand les cours seront terminés, le temps de pause sera crucial. Autre chose à ajouter de ton côté ?

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Alezar Ilea
L'échec n'est qu'une opportunité de recommencer plus intelligemment ~
Henry Reece
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Henry Reece
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Le Fond de l'Etang

Iléa Alézar


Ca n’a rien de simple la vie des bas-fonds, moins on en a, plus il faut gérer de choses. Cet orphelinat en est la preuve, les gosses n’ont plus d’innocence, ici, c’est la violence qui règne, tant physique que psychologique, tu ne sais pas exactement à quoi t’attendre, mais avoir toujours de quoi se défendre à portée de main ne serait pas mal ? Cette impression, d’être dans la cage aux lions te met quand même sous pression, tu n’as rien d’infaillible, c’est certain Henry. La présence de ce môme, s’il est aussi doux qu’il n’y est paraît, est une aubaine. Il faut que tu restes méfiant quand même par acquit de conscience, c’est important d’estimer que chaque personne ici peut vouloir vous foutre dehors ou vous faire vivre une mauvaise expérience.

-Chabert visiblement, rien de dangereux, à première vue.

Le repas se passe, le pokémon psy de ta collègue devrait permettre un travail beaucoup plus en finesse, un travail que tu n’es pas nécessairement en mesure de faire. Dans votre posture, vous pouvez clairement jouer de l’archétype du bon et du mauvais flic. La voix douce, tendre et l’expérience d’Iléa en font un atout formidable, de ton côté, passer pour un mec franchement désagréable et qui n’a aucune conscience morale peut vous permettre de jouer sur les perceptions de l’un et l’autre et ainsi renforcée la posture réconfortante d’Iléa… Toutefois, qu’en est-il de son rapport à la misère, la vrai, celle dans laquelle on se noit dès la naissance, celle qu’on a pas choisi, qu’on subit et nous tire un peu plus bas chaque joue ? Impossible pour toi de le savoir.

Préparer le terrain, observer l’endroit où se tiendra la conférence, voilà le plus important, ce qui est sûr, c’est que le pire se passera avant et après la conférence, c’est peut-être le moment le plus calme qui vous attend, puisqu’une fois la pièce verrouillée, le contrôle pourra difficilement vous échapper.

-J’approuve cette idée, il faudra déplacer nos affaires dans nos piaules et s’assurer qu’on n’y touchera pas. Peu motivé à l’idée de voir les résidents, nous jouer quelques tours de bienvenue.

Tu parles la bouche à moitié ouverte pour limiter le mouvement des lèvres, l’articulation s’en trouve quelque peu affecté, mais tant pis, il faudra s’en satisfaire. Tu finis ton assiette et bois alors rapidement ton eau.

-Qu’importe ce qu’ils cachent, nous n’aurons pas les moyens de découvrir quoi et où, le temps nous manque et puis Iléa.Nous ne sommes pas des héros, navré de ce constat, mais ces mômes ne seront pas sauvés aujourd’hui de la violence dans laquelle ils vivent. Tu zieutes les Collins et Ebrusques, ces quatre-là sont en tête de lisse, peut-être deux ou trois autres visages peuvent se dégager, puis il y a la hiérarchie, si on maîtrise les fortes têtes, on devrait parasiter le reste.

Le problème, c’est qu’il n’y aura aucune coopération avec toi, tu le sais. Vos assiettes terminées, tu te lèves, tu ne veux pas trop rester ici ou donner l’impression de rester volontairement, ça serait relativement malvenu et audacieux. Traîner dans ce réfectoire, c’est donner la preuve que vous vous sentez chez vous et non comme des invités. Montrer aux pensionnaires que vous respectez votre statu d’invité devrait les mettre en confiance et ouvrir la porte à quelques erreurs. Bon, tu as clairement insulté le directeur, mais ça, tu t’en branles allègrement. Tu débarrasses tes affaires, les gamelles, en remerciant le personnel qui te jette un œil suspicieux. Ta gueule de porte-bonheur fait force sensation, c’est certain. Une fois à l’extérieur de ce grand lieu froid, tu soupires, porte une clope au bec, le briquet allumé et c’est le mauvais regard d’Iléa qui te rappelle qu’il ne faut pas fumer en intérieur. Tu ranges alors ta nicotine en jouant brièvement avec le briquet.

-Ranger nos affaires, partir à notre pièce et prendre connaissance des quelques pièces qui nous entourent ? Partir à la salle de conférence et aviser ce qui nous attend. Tu descends alors les escaliers vers le rez-de-chaussée. Yade devrait s’en sortir, le corps enseignant doit avoir un statu assez spécial et sûrement en opposition avec les élèves ? Je présume que c’est une purge d’être muté ici. C’est l’avantage de ces lieux chaotiques, entre individus d’une même trempe ou d’idéaux opposés, aucune alliance possible.

Le concierge vous dévisage en arrivant et vous rend vos bagages, à priori, rien n’a changé, les fermetures sont à la bonne place, pas de traces apparentes, tu n’as très envie de tout ouvrir ici, mais ça fera l’affaire. Tes deux quadrupèdes enflammés attendent dans le hall. Les gosses retournent en cours à l’annonce de la cloche, un calme relatif est à venir.  

Votre chambre ne sont pas du grand luxe, deux lits simples collés et un lit simple plus tard. Tu vérifies les coins et vérifie l’état du parquet, y a-t-il des planques, de l’écoute? Tu passes la piaule au peigne fin, rien de tout ça, les lits grinces, les draps ont jaunis avec le temps, mais ont une douce odeur de lavande, étrange. Ils ont donc un service de lingerie spécifique ?

-Vous dormirez avec Yade mademoiselle Alézar ? Non pas que vos cheveux roux glissant sur mon visage soit désagréable, bien au contraire, mais je doute que Yade apprécie et comprenne la raison de ce choix, dans la répartissions des lits. Tu observes surtout la position du lit seul. C’est le plus proche de l’entrée. Sait-on jamais.

Après une vérification des fenêtres et des volets, tu te dis qu’en cas de saut ou de chute, la flotte boueuse est à protée de saut et donc vous avez une issue de secours. En cherchant dans tes affaires, tu tombes exactement sur ce que tu voulais, un magnifique couteau à saucisson.

-C’n’est pas que je pense au pire ou que je vous pense bénéficier d’un talent fabuleux pour la charcuterie Iléa, mais sait-on jamais, n’est-il pas vrai que préparer la guerre maintien la paie ? Tu remets en place ton nœud papillon pour montrer que tu n’es pas à plaindre. Partons pour la salle.

Tu fermes derrière toi, vous êtes à l’étage des enseignants, littéralement à côté de la cage d’escalier, donc simple d’accès. La salle d’eau se trouve en face, curieux de sa forme, tu l’ouvres et constat qu’il s’agit d’un lieu coupé en cabines avec une zone centrale pour les bidets, etc. Rudimentaire. Toutes les marches ne grincent pas, donc il faut supposer qu’on peut monter sans être entendu. La grande salle de conférence fait face à plusieurs salles de classes, elles sont à l’ancienne, au premier, mur cloisonné jusqu’au ventre, puis grandes vitres. Tu passes donc devant la classe des Collins et tu retiens un bref sursaut lorsque une trousse finit au mur. Ton regard glisse sur l’objet qui tombe au sol contre la vitre. L’enseignant, le Père Maxence semble prit au dépourvu.

-Décidément.

Tu toques et entre sous le regard de l’enseignant qui se confonds en excuses.

-Mes excuses Monsieur Reece, Mademoiselle Alézar, ils sont quelque peu dissipés.

Les deux frères qui ont une bonne quinzaine d’années entourent deux minettes et deux autres à leur côté. Possessif et toxique, les petites sont recroquevillés et tiennent difficilement leurs affaires.

-Père Maxence, n’ayez crainte, la jeunesse forte de son manque d’expérience à besoin d’apprendre dans l’erreur pour concevoir ses comportements. Ces trousses et les fournitures, sont-elles fournies par l’école ou les élèves doivent-ils les payer ?

-L’établissement fourni, c’est un cadeau.

-Est-il permis de cracher sur les cadeaux que nous recevons ?

-Cela est inapproprié. Bien, alors rendons compte de ce comportement.

-Te crois pas tout permis ici Reece ! Gueule l’un des deux Collins. T’es pas chez toi !

-Toi non plus. Tu n’es nul part chez toi et n'as personne pour t'aimer. Tu prends le stylo en fer du gamin et souris. Néron, fait chauffer ce stylo… Un peu. Le chat s’exécute, faisant son office alors que tu réponds. Je vais te faire écrire le mot "respect" Collins, jusqu’à ce que ta feuille soit remplie et tes doigts cloqués.

Le stylo tenu en pointe, tu commences à t’approcher, mais c’est Iléa qui t’arrêtes avant, comprenant que tu allais clairement éclater la main du gosse et que vous n’êtes pas venus pour ça ici. Henry, tu ne sais pas comment adapter la peine, toujours dans l’extrême. Tu tousses un coup en observant le Collins qui devenait un peu pâle en comprenant que tu oserais.

-Non. Bien entendu je n’oserai point, ce qui compte, c’est de comprendre qu’à tout acte désinvolte, il existe des gens capables du pire et que limiter les incivilités sont primordiales. Voici ta trousse. Tu rends l’objet en lui apposant une main pleine de poigne à l'épaule, avant de t’adresser à Père Maxence. Vous devriez séparer vos classes entre filles et garçon, la musculature développée de ces corps pleins de testostérones perturbe ces demoiselles un peu à l’étroit. Bien, navré du dérangement.

Tes talons font demi-tour et tu sors de la pièce avec un sourire aimable, tu sens que la demoiselle est contrariée et tu soupires.

-On ne va pas pinailler pour quelques panaris non Iléa ?

© BBDragon


Code Couleur :
- Rachin parle en #990033
- Chabert parle en #45AE8D
- Père Maxence parle en #AEA945
- Collins - Vieux parle en 006600


Henry fume en C0756B


Merci Ida pour le Mood Board :

[Appel d'offre] Fond de l'étang Moodboard_Henry_
Ilea Alezar
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Taille de l'équipe : 10
Région d'origine : Sinnoh
Âge : 25 ans
Niveau : 40
Jetons : 3565
Points d'Expériences : 1057
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Ilea Alezar
est un Adulte Éducatrice Expérimentée



Fond de l'étang
La rousse n’est pas tout à fait à l’aise. Il n’y a pas à dire, cet endroit n’est clairement pas son environnement. Malgré tout ce qu’elle a déjà entendu à son sujet, lui permettant de se préparer mentalement, la surprise fut tout de même importante. Ilea subit cette ambiance pesante où semble régner en permanence la violence sur tous les plans. Si certains n’arrivent à évoluer que comme ça, en témoigne les deux Collins qu’Henry a déjà essayé de prendre en main pour les calmer à sa façon, d’autres ont l’air de complètement subir ce système. En témoigne le petit Chabert qui tremble à chacun de ses pas mais qui arrive encore à trouver la bonté et la gentillesse de proposer de quoi manger au barman. Mais la question qui brule la gorge de l’éducatrice, c’est qu’à fait un enfant comme lui pour se retrouver ici ?

- J’ai bien compris que nous ne sommes pas des héros Henry, j’ai conscience qu’on ne pourra rien changé ici par notre courte intervention. Mais ça ne m’empêche pas pour autant de compatir. La jeune femme soupire un instant, résignée malgré tout le mal que ça lui fait. Comme je te le disais, Electre est en cours de recherche pour trouver éventuellement d’autres têtes. Mais je suis d’accord avec toi, si on se débrouille pour les affaiblir, on devrait être tranquille.

D’une commune décision, les deux adultes quittent bien vite le réfectoire pour regagner ce qui leur servira de chambre cette nuit. Percy n’a pas l’air trop mal avec les autres enseignants, il ne craint rien pour l’instant. La jeune femme a au moins confiance en le Père Maxence. Il dégage une bonne aura, il ne serait pas un danger pour le professeur d’Histoire géographie peu habitué à des milieux comme celui-ci. Si parfois les professeurs peuvent se plaindre des élèves de la PC, ils n’ont encore rien vu de la dure réalité que peut-être un adolescent qui s’est complètement perdu dans la violence.

Même s’il ne reste pas longtemps, un endroit où dormir ne semble pas être une mauvaise idée. A voir Henry avec la cigarette quasiment à la bouche ne met aucun doute à la jeune femme sur ses intentions « Pas ici, inutile de leur donner une chance de cramer tout le bâtiment ». La rousse ne sait que trop bien combien de fois ces gosses ont essayé de faire bruler les lieux, faits divers bien vites rapportés dans les journaux de Sinnoh quand elle était plus jeune. Leurs affaires récupérées et inspectées par le barman pour s’assurer que rien n’a été touché, ils accèdent enfin à ce qui leur servira de chambre. Une unique pièce très austère mais où figure au moins trois lits. Et leur configuration ne laisse pas grande place au doute quant à leur installation.

- Cela me parait être le plus prudent. Et puis, si notre arrangement tient toujours, tu n’auras pas trop longtemps à attendre avant de retrouver mes longs cheveux roux sur ton visage.

L’éducatrice lui adresse un sourire amusé avant de déposer ses affaires sous le lit. Il est clair qu’Henry fait ressortir une facette d’elle qu’elle avait enterré depuis longtemps. Une facette plus aventureuse, une facette qui, pour une fois, pense à elle et à son plaisir personnel. Un arrangement qui tient depuis quelques mois et dans lequel l’un comme l’autre se complaise sans aucune difficulté. Ilea n’a absolument aucune intension de s’engager dans une relation sérieuse avec cet homme et ne ressent pas le moindre sentiment à son égard. Mais, son corps lui, plait bien davantage à la rousse. Et c’est réciproque.

- Mais inutile de trop paniquer, je ne pense pas qu’ils osent une attaque aussi frontale. Inutile de dormir avec un couteau sous l’oreiller juste derrière la porte. La fermer à clé me parait être bien suffisant. Et au pire des cas, nous renforcerons la sécurité avec nos pokemons. Je ne sais pas si tu le sais mais Percy a comme partenaire un Steelix. Je doute que des ados, même les plus fous, osent quoi que ce soit de manière aussi directe.

Peut-être que la jeune femme les sous-estime, mais elle espère sincèrement croire qu’au-delà de la violence qui les habite, il y a une part de lucidité qui les empêchera de faire quelque chose d’inconsidéré. Les cours ayant repris, les deux adultes ont désormais une plus grande liberté de mouvement, de quoi leur permettre de repérer les lieux. Comme ils ne sont pas très nombreux, seuls se trouve au premier étage les quelques salles de classe, la salle de conférence et les chambres du personnel encadrant. A l’étage d’au-dessus, dans les combles, doivent se trouver le dortoir des garçons, celui des filles et une salle de bain. Vu la superficie de l’endroit, ils doivent se marcher dessus tous bloqués dans les combles.

L’éducatrice sursaute lorsqu’une trousse vient s’écraser contre la porte de l’une des salles de classe. Un geste qu’Henry a lui aussi relevé et qu’il ne compte pas laisser impuni Le voilà qui pénètre dans la salle, suivi de près par Ilea qui ne compte pas le laisser seul avec une bande d’élève et un professeur un peu désemparé. A l’intérieur, le constat est évident. Les deux têtes brûlées repérées par le barman sont bien là, entourées de jeune fille visiblement peu enclines à l’idée de rester ainsi. Si Ilea reste bien silencieuse, c’est le geste de trop de la part du jeune homme qui finit par la convaincre d’intervenir en placant sa main sur son poignet. Il va le brûler sévèrement si ça continue, et pas question pour la rousse de laisser passer ça. Elle est éducatrice, pas tortionnaire. Finalement, les deux quittent la pièce, non sans un regard noir de la part de la jeune femme.

- J’ai bien compris ce que tu ressentais à l’égard de ces deux gosses. Mais là tu es allé trop loin. Si tu commences par la violence, ils vont fatalement répondre de la même façon, et on n’a clairement pas besoin de ça.

Dans le même temps, Electre revient vers sa dresseuse avec visiblement de nouvelles informations. Après une rapide conversation télépathique, Ilea transmet à son partenaire de mission.

- D’après Electre, en plus de tes deux préférés, il y en a un troisième qui règne. Un peu plus âgé, plus vicieux, qui terrorise les plus jeunes. Son nom c’est Mondain. Ce sont ces trois-là qu’on doit surveiller de très près. Les cours de la journée ne vont pas tarder à se terminer. Pour l’instant, profitons du calme pour étudier la salle de conférence, et potentiellement tout ce qui risque de nous mettre en difficulté.

Ilea initie le mouvement, suivie par sa Mentali de près. Sa partenaire a exprimé la volonté de regagner sa pokeball dès que les élèves seront dehors, fatiguées de devoir les supporter. En même temps la connaissant, elle doit en avoir plus qu’assez. C’est bien par égard pour moi qu’elle a accepté de remplir sa tâche. En attendant, c’est encore calme, et les voilà dans cette fameuse salle de conférence. Elle n’est pas bien grande mais juste assez pour accueillir tous les pensionnaires de l’internat. Une sorte de petit amphithéâtre vers une scène toute aussi petite mais suffisante pour tenir un cours. A première vue, rien pour cacher des objets sous les tables. Il n’y a pas de casier affilié. Aucun placard non plus. Alors plus qu’une seule chose à vérifier.

L’éducatrice s’arme de l’une des chaises trainant dans le coin et se hisse dessus au niveau de l’estrade. Doucement, elle soulève une par une les dalles un peu décrépies du plafond. L’une d’elle a d’ailleurs l’air particulièrement mobile et facile à déplacer, de quoi inquiéter Ilea. Le plus délicatement possible, du bout des doigts, elle déplace la chose. Mais la rousse a manqué d’astuce et sans s’en rendre compte, elle a déplacé quelque chose de trop. En moins de deux secondes, la jeune femme se retrouve couverte de farine de la tête aux pieds.

- Salle gosse – ne peut-elle s’empêcher de ronchonner, désormais toute blanche. Bon au point ou j’en suis.

Ignorant les potentielles railleries d’Henry, la rousse continue de soulever toutes les plaques et fort heureusement, rien d’autres n’en sort. Elle semble avoir déclenché le seul piège mis en place dans le plafond par cette bande de petits malins. Soupirante, elle descend de sa chaise et commence à se taper un peu pour faire tomber le plus de farine possible.

- Bon pour les farces à deux balles a priori le danger est écarté. On va juste devoir s’assurer qu’il ne se rende pas compte que je l’ai déclenché. On devrait aussi checker les vitres au cas où il y a une autre bêtise du genre mais comme Percy se tiendra loin de ses dernières, ça ne devrait pas être une cible de choix. Il ne reste plus qu’à aller me changer en toute discrétion.


©️BBDragon



Alezar Ilea
L'échec n'est qu'une opportunité de recommencer plus intelligemment ~
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