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Pokemon Community :: Archives :: Les Archives :: Année 8

Pokemon adala community

« J’ai juste envie de profiter de cette soirée, et de ce nouveau début de vie… Même si je sais que je ne suis pas encore au bout de mes surprises. »
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« Cette mission est déjà un calvaire, alors stp essaie de pas la rendre encore pire, ça m’arrangerait. »
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« Je ne suis pas sûr qu’il soit l’heure de distribuer de l’eau bénite, nous savons déjà tous que vous êtes un ange Ranya, mais je suis touché de votre bénédiction. »
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« Je me déteste. Je me déteste de toutes mes forces. »
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« C'est un fantôme que tu enlaces, Faulkner. »
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Le soleil tape. Les gens hurlent. Il en a marre. Ce n’est pas un tournoi. C’est un poisson d’avril.
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« Il est beau... Tu en as de la chance... »
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Hope Spettell
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Icon : Catalyseur 1550410962-150-80
Taille de l'équipe : 19+ 5
Région d'origine : Unys
Âge : 18 ans
Niveau : 77
Jetons : 11535
Points d'Expériences : 2832
Catalyseur 1550410962-150-80
19+ 5
Unys
18 ans
77
11535
2832
pokemon
Catalyseur 1550410962-150-80
19+ 5
Unys
18 ans
77
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2832
Hope Spettell
est un Topdresseur Ranger



Au fond, elle a toujours douté de soi. Il ne s’est jamais déroulé un jour où elle a pensé savoir ce qu’elle voulait, ce qu’elle envisageait, ce qu’elle visionnait. Quand il n’y jamais eu de certitude, il y a forcément des doutes, n’est-ce pas ? On pourrait croire que cela ne l’avait jamais dérangée, elle qui au fil du temps se renfermait sur soi, apprenait à vivre en solitaire et à l’apprécier. Peut-être parce qu’elle a toujours détesté les faux semblants, les images lissées, l’image qu’il faut savoir renvoyer en société, image qu’il faut apprendre à soignée avec l’âge. Alors elle a cherché à s’en éloigner malgré la vie qui voulait l’enfermer de plus en plus dans cette case. Peut-être.
Mais elle avait surtout appris à apprécier les paroles brutes, sans fioriture, mais sincères. Peut-être un peu trop, jusqu’à en avoir besoin, avoir besoin de ces personnes capables de lui expliquer une situation sans hésitation, sans pincettes, mais aussi sans forcément la confronter. Juste poser le contexte, le problème, et une solution plausible. Simplement. Et pourtant cela semblait si compliqué. Elle ne cherchait plus à ce que les gens la comprennent, ils ne pourront jamais ressentir ce qu’elle ressent exactement car justement ils ne sont pas elle et elle n’est pas eux, mais au milieu de ce mélange de réflexions et de sentiments, il y avait toujours une réalité objective. Et c’est ce à quoi elle pouvait se raccrocher. Elle voulait faire confiance à ces rares personnes capables de lui montrer les éléments tangibles aisément lorsqu’elle doutait de soi. Sûrement un peu trop, parfois jusqu’à les noyer sous le poids de ses insécurités qu’elle est persuadée qu’eux seuls peuvent l’aider à résoudre. Puis elle réalise le surplus de négativité qu’elle leur a partagé, se tournant vers eux uniquement quand elle en ressent le besoin ; communication asymétrique et fatigante. Elle essaie de recoller les morceaux avec des histoires heureuses. Mais elle en manque, et l’histoire s’est déjà essoufflée. Elle s’en rend compte, trop tard, puis essaie d’y mettre terme à son tour. Et le doute s’accumule, à nouveau. Nouveau cycle.

Fallait-il qu’elle se divertisse ? Des images défilent sur l’’écran lumineux qu’elle tient dans sa main. Ses yeux pourtant figés sur l’appareil électronique fixent un point absent, ses doigts effectuent le même mouvement de manière mécanique encore et encore, de quoi a-t-elle réellement envie au final ? Dans l’immédiat, sûrement pas ce avec quoi elle s’occupe. Soupire, regard de côté, bras qui retombent lourdement sur le matelas, l’iPok qui en fait de même. Se détestait-elle ? Peut-être, un peu, sûrement, là tout de suite ? Éventuellement. Elle n’a jamais vraiment su trouver sa place, elle s’est toujours sentie perdue, elle a aussi passé énormément de temps à se chercher, et désormais plusieurs années s’étaient déroulées, pourtant elle avait toujours l’impression de patauger comme avant, d’avoir pédalé dans le vide. Progrès ? Zéro. À moins que ce ne soit dans les chiffres négatifs.
Et pourtant elle enviait la elle d’il y a pas si longtemps, il y avait donc dû y avoir du progrès par rapport à la case départ n’est-ce pas ? Avant de régresser encore plus violemment probablement. Ou alors elle n’était simplement plus capable sans certains éléments externes.

Mal de crâne. Insulte qui s’étouffe, journée de merde. En même temps difficile de rendre une journée supportable quand elle ne semble pas vraiment exister. Avait-elle fait quoi que ce soit durant les heures désormais passées ? Négatif. Le détail en trop, l’envie de se morfondre davantage, de pleurer sur son propre sort, mais ne surjouerait-elle pas ? Son plafond l’agace, ses bras viennent recouvrir sa vision. Le vide. Le néant. Se concentrer sur du vide. Migraine qui a débarqué sans réelle raison, puis qui s’est brusquement atténuée. Elle ne comprend pas, elle ne veut pas comprendre. Effet de piqûre qui reprend soudainement. Elle le voit, quelques idées qui se remettent en ordre, elle le fixe, sans vraiment le voir, mais il est là. Connard.
Elle se relève brusquement, elle sait qu’il se trouve face à elle. Vertige, gémissement, elle referme les yeux, reprend son souffle qui, semblerait-il, avait disparu. Puis elle pose son regard sur lui au ralenti, ses yeux plus sombres qu’à l’accoutumé, et surtout visibles contrairement à son habitude.
Qu’est-ce qu’il lui veut ? Alors ? Demi-silence, il refuse de lui répondre. Ou peut-être ne parvient-il pas à lui répondre. Elle veut simplement lui demander d’arrêter, mais aucun son ne veut sortir, et elle sait également qu’il n’est pas nécessaire d’élever la voix pour qu’il l’entende. Les quelques centimètres qui les séparent ne sont pas un problème, d’autant plus que ses pouvoirs se manifestent plus intensément que la normal. Mais il se tient là, immobile et silencieux.
Ses lèvres se meuvent lassement, elle ne veut pas y mettre d’effort mais la communication atteint néanmoins un nouveau degré, pourtant la créature en face d’elle refuse de l’entendre, de lui obéir. Ou en est incapable ?

Point de rupture, bribes de paroles qui traversent son esprit contre sa volonté, elle lâche un cri, ce n’est pas elle, pourtant sa voix résonne par milliers. Incompréhension, peur, douleur, elle ne veut pas s’entendre. Flot de pensées qui se déverse agressivement et qu’elle ne veut pas accepter. Vision qui se floute, larmes qui remontent contre son gré, mélange de couleur, taches de peinture qui se meuvent sans représenter quoi que ce soit. Elle ne comprend plus où elle se trouve, sa respiration s’emballe alors qu’elle a l’impression de se noyer. Les mots se mélangent juste qu’à ne former qu’un élément abstrait, les sons chutent, une goutte au milieu du vacarme.
Écho. Silence. Plan d’eau.
Et germe une jeune pousse qui jaillit hors de l’eau, puis deux, puis plusieurs. Bulles d’eau qui éclatent en douceur, résonnant en harmonie. Paysage qui s’éclaircit progressivement, jusqu’à s’évanouir pour laisser place à la réalité.

Une pièce comme tout ce qu’il y a de plus banale, pièce qui lui appartient, qu’elle reconnaît et connaît depuis tant d’années, et lui qu’elle ne reconnaît plus alors qu’il la fixe toujours. Elle reprend son souffle alors qu’elle essaie de comprendre en se repassant les événements des dernières minutes qui lui avait parut durer des heures. Son esprit lui semble plus clair, la migraine avait déjà disparu. Il l’avait lâchée. Alors qu’elle n’était pas un cadeau. D’ailleurs elle n’a jamais été un cadeau pour lui, et c’est pourquoi il lui a toujours rendu la pareille. Pourtant il ne l’a jamais vraiment abandonné, et elle n’a jamais compris pourquoi.
Elle le scrute, peinant toujours à assimiler les informations. Comment avait-ce été possible ? Alors qu’elle l’avait tant blessé ? Les secondes s’écoulent. Sourire amer, finalement. Mélange de soulagement et de culpabilité. Combien d’année cela faisait-il ? L’avait-elle handicapé excessivement dans sa progression ? Était-ce une progression saine ? Qu’est-ce que tout cela signifiait réellement ? Et pourtant une part d’elle ne pouvait s’empêcher d’être égoïste et d’apprécier la sérénité qu’il est parvenu à lui procurer l’espace de quelques secondes.



Évolution de Twinings [Tarsal -> Kirlia]






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