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Pokemon adala community

« J’ai juste envie de profiter de cette soirée, et de ce nouveau début de vie… Même si je sais que je ne suis pas encore au bout de mes surprises. »
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« Cette mission est déjà un calvaire, alors stp essaie de pas la rendre encore pire, ça m’arrangerait. »
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« Je ne suis pas sûr qu’il soit l’heure de distribuer de l’eau bénite, nous savons déjà tous que vous êtes un ange Ranya, mais je suis touché de votre bénédiction. »
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« Je me déteste. Je me déteste de toutes mes forces. »
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« C'est un fantôme que tu enlaces, Faulkner. »
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Le soleil tape. Les gens hurlent. Il en a marre. Ce n’est pas un tournoi. C’est un poisson d’avril.
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« Il est beau... Tu en as de la chance... »
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« … Franchement ? »

Je m’étais tranquillement allongé sur l’herbe voulant profiter du beau temps. J’aimais bien le soleil et la sensation de chaleur qu’elle me donnait. Je lisais un livre que je venais de trouver à la bibliothèque. Je ne savais pas vraiment pourquoi je l’avais pris mais… Voyez-vous ça. C’est une histoire d’un chauffeur delimousine pour mariés. Il conduit depuis des années et ne se plaint pas des conditions misérables de son travail. D’accord. Ce n’était pas très commun comme métier, assez original et intéressant. Il rêve d’aller un jour en Yougoslavie, son pays d’origine. Oui il portait un prénom que j’avais pas réussi à retenir, bref. Il rêve d’aller dans ce pays, retrouver le passé de sa famille. Ok. Je m’étais dis qu’il ferait tout en oeuvre pour y aller. Eh bien non. C’était loin de tout ceci au contraire… Un banal soir, le chauffeur conduit un couple de marié. Drôle de couple: une demoiselle de compagnie et un homme assez fortuné. Hm ? Ah oui, j’avais négligé un détail: C’était un chauffeur dans une grande ville Las Vegas. Je reprend donc l’histoire. Il conduit un banal couple de marié… Soudain il entend un Klaxon et une voiture rentrer dans la sienne. Pas content le chauffeur descend de sa voiture et va voir le responsable de l’accident.  Après ? Ben il le tue et devient tout d’un coup un serial-Killer. Je soupirai en mettant mon livre sur mon buste, je me mis à observer le ciel en mettant mes mains à l'arrière de ma tête. C’était aberrant de genre de livre qui décrivait jusqu’au bout les détails. J’étais vraiment tombé dans le piège du: ‘’je juge par la couverture du livre’’…! Franchement c’était plus intéressant de lire un livre consacré sur le Yttrium. Une terre assez rare mais intéressante. Enfin, c’était ce que je pensais vraiment. Je venais justement d’emprunter un petit livre consacré sur cette terre et je n’aurais jamais cru que… Je tomberais dans un état de fatigue… J’étais loin de là en train de faire un sommeil léthargique fort heureusement.

[FLASHBACK]

« Yes ! » laissai-je échapper, sans contrôler ma joie. Je ne savais pas encore parler l’anglais, je savais juste dire yes ou no. Rien de plus « Lukas tiens-toi bien » me rappela ma mère. Je me rassis correctement sur ma chaise, remettant correctement les feuilles de mes devoirs à leur place. « Désolé mère. » Je remis mes lunettes correctement et montrait légèrement mon impatience. Elle me regarda et finit par soupirer « D’accord, va y. Mais ne va pas trop loin non plus. » Je hochai la tête et esquissai un sourire avant de quitter la table du salon. Laissant en plan mes devoirs, après tout je les avais terminés. Je pris de l’argent et mon manteau. Il fallait bien se couvrir après un temps assez frais, c’était le printemps à Jadielle. Oui, je m’appelais bien Lukas, j’avais sept ans quand ma mère me laissait enfin sortir de la maison en dehors de l’école pour aller m’acheter une viennoiserie à la boulangerie. J’étais sur le chemin et je savais que ce n’était pas loin - à deux pas - de la maison et les gens me connaissaient bien. Ce n’était pas la première fois que je faisais ce chemin bien sûr, j’y venais souvent pour aller acheter du pain et c’était pour moi… Une façon de voir le monde extérieur et de m’évader un peu de la maison. Surtout quand c’était toujours des devoirs à faire et se tourner les pouces à l’intérieur. Ou encore à éviter le Kabutops de mon père. Il me faisait peur à l’époque oui… Bref, quand j’arrivais à la boulangerie avec un léger sourire aux lèvres. Je disais bonjour à la boulangère d’un signe de tête et j’attendais mon tour. Il y avait une jeune fille qui était devant moi et semblait hésiter sur ce qu’elle voulait prendre. Moi j’avais rapidement fait mon choix: une chocolatine. Il en restait une. Je commençai à perdre un peu de ma patience quand je vis une rousse hésiter, je tapotai le sol du pied. Montrant ma nervosité. Puis quand j’entendis ce que j’espérais ne pas entendre, mon visage se décomposa. Ma bouche légèrement entrouverte. Non mais.. Elle était en train de prendre MA chocolatine ? La boulangère était vraiment en train d’emballer MA chocolatine ?! Elle sortit de la boulangerie. Et moi ? « Désolé, au revoir madame Lionne. » la dame qui portait un chandail kaki me lança un regard assez surpris. Elle ne s’attendait pas du tout à ce que je réagisse comme ça. En effet, moi non plus je ne m’y attendais pas. Je fis volte-face montrant légèrement mon air déterminé. Il était en mon devoir d’aller récupérer MA chocolatine et je ne laisserais pas une personne prendre MA chocolatine sous mon nez ! Quand je fus sorti de la boulangerie, je n’eus pas de mal à retrouver la jeune rousse. « Hé ! » l’interpellai-je en me dirigeant vers elle, les poings fermés — dont l’un tenait l’argent. J’arrivais en face d’elle, montrant mon air légèrement mécontent « C’était vilain d’être venu avant moi dans cette boulangerie et de me faire patienter je-ne-sais combien de temps pour prendre ensuite MA chocolatine. » oui j’insistai vraiment sur le ma et je pense que vous l’aviez remarqué… Je croisais les bras sur mon buste d’un air mécontent « … C’était méchant de me donner un faux-espoir. » et ça c’était bien vrai. Moi qui adorait les chocolatines et qui attendait d’en manger depuis ce matin. Depuis que ma mère m’avait promis de me laisser aller à la boulangerie acheter du pain avec une chocolatine. Faux-espoir évidement. Pourquoi toutes les choses que j’espérais avoir, je ne les avais jamais ? Comme par exemple espérer la présence de mon père aujourd’hui, mais il a préféré son bureau à moi. Ma mère qui avait préféré passé du temps avec moi pour travailler les devoirs rien de plus. Je regardai la jeune fille qui était en face de moi et je fronçai les sourcils. « Hé mais… T’es dans ma classe ? » Ce n’était pas Charlie Jefferson une de mes camarades de ma classe ? Mon visage se décomposa et mes joues virèrent légèrement aux rouges comme quoi. J’étais assez gêné de ne pas l’avoir tout de suite reconnue. « Hm.. Je.. Heu.. Désolé de mon comportement qui n’était pas correct. Je me suis un peu emporté. » je me grattais l’arrière du crâne assez gêné de ce qui venait de se passer tout à l’heure. Décidément Lukas, tu étais bon à agir avant de réfléchir. Si mon père savait cela, il n’allait sûrement pas être content: mais c’était une chocolatine.. J’adorais les chocolatines….


Dernière édition par Lukas Novikov le Mer 16 Avr - 22:30, édité 1 fois
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J’avais eu de la chance, beaucoup, beaucoup de chance. Pour la première fois depuis mon arrivée à l’Académie, j’avais réussi à me sauver du traditionnel entraînement matinal de Jackie. Pourquoi cela? Simple mes très chers amis, ordre de l’infirmière. Je vous explique. Vous vous souvenez sans doute de cette sortie capture qui a eu lieu récemment? Tout le monde part en bateau, on largue tout le monde en terrain inconnu pour qu’ils puissent capturer des pokémons à qui mieux-mieux, tout le monde est heureux, les équipes s’agrandissent, la totale quoi. Sauf que cette fois, nous avions été jetés en plein dépotoir, un choix assez peu orthodoxe en matière de sortie scolaire. Presque tout c’était bien passé pour moi. Certes, j’avais failli manquer le bateau, j’avais oublié mon iPok dans mon dortoir, je m’étais perdu dans des tas d’immondices, avait fait une mauvaise chute et m’étais blessée à la jambe et était passée à un cheveu de manquer le bateau du retour, mais sinon tout s’était déroulé à merveille, je vous assure. Bref, dans tous le cas, cette fameuse blessure un peu en dessous du genou, soit sur mon tibia. Je m’étais dit que ce n’était pas grand-chose et avait poursuivit mon chemin comme si de rien était et le sang m’empêchait de bien évaluer la gravité de la plaie. Ce qui pour moi était une égratignure s’était avéré être, selon le personnel médical, une très vilaine blessure qui devait être traitée au plus vite si je ne voulais pas tomber malade, attraper une infection ou le tétanos ou je ne sais trop quelle maladie du même acabit. Ainsi, pour conclure ces fabuleuses péripéties, l’infirmière avait tenu à me garder pour la nuit et si je n’avais donc pas pu retrouver le confort de mon lit, j’avais pu passer le petit matin à roupiller, me levant à sept heures au lieu de quatre et demie. Je vous dis pas le bien fou! Un peu plus et c’était Noël!

Lorsque j’avais quitté l’infirmerie j’étais ensuite allée à la douche comme à l’habitude, puis j’avais vagabondé ça et là avec Navi sur une épaule et Azur sur l’autre, faisant donc visiter sommairement les environs à cette petite boule rose qui venait de s’ajouter à mon équipe. Elle semblait enchantée et tenait entre ses petites mains le sifflet argenté que j’avais ramené du dépotoir, parce qu’elle semblait y tenir. Simplement, j’avais pris la peine de le nettoyer et de remplacer le vieux ruban bleu tout déchiré pour une jolie petite boucle d’un rouge vif qui s’harmonisait plutôt bien à la teinte des yeux du petit pokémon fée. Elle semblait beaucoup apprécier l’endroit qui, il faut le dire, était bien plus accueillant que le dépotoir où je l’avais trouvée. Puis, au moment de passer par la cafétéria alors que commençait l’après-midi, mon ventre émis un grognement sourd. Merde, avec tout ça j’avais complètement oublié de manger moi! Mais le service du midi était déjà terminé depuis un moment. Pas possible.

Je m’excusai auprès de mes deux compagnons et les remis dans leurs pokéballs respectives, les pokémon en liberté n’étant pas autorisés au comptoir. Il devait bien y avoir quelque chose que je pourrais me procurer malgré l’heure, non? Mon regard d’ambre parcouru les différentes sections, jusqu’à ce que….bingo! Je m’approchai du comptoir pâtisserie alors que la dame semblait occupée à préparer les desserts pour le repas du soir à l’avance afin d’avoir le temps de préparer les repas par la suite en prévision de l’arrivée massive d’étudiants. Je lui fis donc les yeux doux et l’informai tout de suite que j’avais de quoi payer et, après un soupir, elle consentit à me donner ce que je voulais. D’ailleurs…Je lui demandai subitement d’en rajouter une seconde, comme ça, sous le coup d’une impulsion. Un pressentiment peut-être? Oh aller, il fallait bien célébrer mon succès lors de cette première sortie capture! Je me saisis avec enthousiasme du petit sac de papier brun, le refermant sans attendre afin de conserver la chaleur des chocolatines. Bon, maintenant que j’avais mon butin, il ne me restait plus qu’à retrouver ce rat de bibliothèque! D’ailleurs j’espérais qu’il n’y soit pas, je ne pourrais pas entrer moi avec ça! Plus qu’une solution, aller regarder par la fenêtre.

Je passai par l’extérieur, repérant la grande baie vitrée avant d’aller y appuyer mon front, regardant à l’intérieur de la bibliothèque et utilisant ma main comme écran afin de bloquer partiellement les reflets et de faciliter ma vue. Aucune trace de cheveux gris avant l’âge. C’était au moins ça. S’il ne lisait pas à l’intérieur, alors j’étais prête à parier qu’il était en train de lire quelque part dehors. Je pris donc le chemin du parc tout en fredonnant doucement un air, mon pas s’étant fait joyeux alors que je souriais un peu niaisement. C’était une belle journée, j’avais attrapé un pokémon fée, j’avais des chocolatines et je m’étais évité l’entraînement matinal. J’ignore si ce serais la plus belle journée de ma vie, mais en tout cas c’est certain que j’allais en avoir des pires. D’ailleurs, il semblerait que j’aie bien deviné puisque je vis un peu plus loin, allongé dans l’herbe, la silhouette d’un binoclard qui ne m’était pas inconnu. Toujours aussi souriante, je m’approchai, imaginant déjà l’air qu’il ferait en voyant ce que j’avais emporté avec moi.



Bonjour, Lukas! Tu ne devineras jamais ce que…

Je m’arrêtai. Je m’étais approchée, un peu penchée vers lui alors que je lui désignais fièrement le petit sac au trésor. Ce n’est qu’à ce moment que je remarquai au travers de quelques unes de ses mèches argentées que ses yeux étaient en fait clos. Sa respiration semblait paisible, soulevant doucement le livre qui reposait sur lui à un rythme régulier. Je restai plantée là un petit moment, comme une idiote, à le regarder, comme attendant qu’il ouvre les yeux. Mais non, aucune réaction. Il ne se reposait pas simplement les yeux de sa lecture et il ne m’ignorait pas non plus, impossible avec cette bonne odeur de pâtisserie. Ainsi il s’était véritablement assoupi, en plein parc. On me l’aurait dit que je ne l’aurais sans doute pas cru.



Eh? En fait il dort?

Je fermai les yeux et poussai un léger soupir, souriant doucement. Même les plus vaillants ont besoin de repos il semblerait. Je pris délicatement le livre et replaçai son marque page avant de fermer l’ouvrage et de le déposer à ses côtés, car si ledit objet restait ouvert de la sorte trop longtemps il en serait sans doute un peu abîmé et cela ne plairait pas à ce futur chercheur de renommée mondiale. J’allai ensuite m’asseoir un peu plus loin dans l’herbe, ouvrant le petit sac de papier pour me saisir de ma propre chocolatine avant de la coincer entre mes dents pour libérer mes mains et refermer l’emballage dans l’espoir que celle de Lukas reste chaude également. Un peu de chocolat brûlant coula sur mon menton, m’arrachant un petit cri de surprise étouffé alors que je repris la pâtisserie d’une main et m’essuyai de l’autre. Pfiou, c’est que parfois je n’étais pas douée moi. Je tournai mes iris marron vers mon ami d’enfance, qui ne semblait pas m’avoir entendu. Parfait, je ne voulais pas non plus le réveiller quand même. Je pris finalement ma première bouchée, me faisant songeuse. À quoi pouvait-il bien rêver? Si ça se trouvait il rêvait de parcourir le monde à dos de Galopa. Nan, le connaissant même ses rêves devaient être des plus ennuyants. En fait j’étais prête à parier que même dans son sommeil il poursuivait la lecture de ses manuels incompréhensibles. Ce serait bien son genre tiens.


Flashback
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C’était il y a de nombreuses années, dans la petite ville de Jadielle. Une petite fille de sept ans à peine et aux cheveux d’un châtain clair tirant sur le roux était en train de bouder, les bras croisés, sourcils froncés et le regard inquisiteur. Sa mère, ma mère, était plus loin dans la cuisine et riait bien de la tête de sa fille. Je venais tout juste de terminer de nettoyer ma chambre de fond en comble et j’avais même réussi à manœuvrer l’aspirateur ce qui, pour moi, représentait tout un exploit. Et, maintenant, j’attendais mon du avec impatience, soit ma petit récompense pour avoir accompli la tâche qui était mienne avec autant de vaillance. Mais que voulez-vous, j’ai toujours détesté faire le ménage et c’est encore le cas aujourd’hui! C’est donc après un examen sommaire qu’elle me remit l’argent nécessaire à mes projets d’envergures, me récompensant du même coup avant de venir déposer un baiser sur le dessus de ma tête.

«Aller file ma jolie, les chocolatines n’attendent plus que toi.»

Il ne m’en fallait pas plus pour être aux anges. Toute heureuse, je serrai ma mère dans mes bras avant de partir à la course, attrapant mon petit manteau bleu au passage afin de l’enfiler en chemin de façon distraite. C’est à la course que je traversai les rues, un grand sourire sur le visage, les bras tendus comme pour imiter un avion. Je saluai les passants avec enthousiasme, pris un raccourci, traversai un petit parc et m’arrêtai un instant pour regarder la splendeur des bourgeons, puis atteignit finalement mon but, la boulangerie. J’y pénétrai sans plus attendre, ne remarquant même pas le jeune garçon à la chevelure aussi blanche que le lait qui approchait en direction opposée. Il faut quand même dire qu’il était encore loin et que rien ne laissait présager qu’il avait le même objectif que moi. Je vins me planter devant le comptoir vitré, saluant au passage madame Lionne, celle qui s’occupait du petit commerce depuis avant même ma naissance.

Mes iris d’ambre tombèrent sur les brioches à la cannelle au moment où le carillon résonna derrière moi, annonçant l’entrée d’un autre client. Je n’en tins toutefois pas compte alors que mon regard se posa ensuite sur la dernière chocolatine. Je portai ma main à mon menton et pris une pose bien pensive alors que je devais prendre là l’une des décisions les plus ardues de ma jeune vie. J’aimais beaucoup les brioches, mais il y avait dans les chocolatines un petit quelque chose en plus. Et puis c’était quand même la dernière! Comme si elle avait été placée là pour moi et qu’elle m’attendait. Comme si c’était la mienne. Mais d’un autre côté ma mère en faisait de temps à autre, mais elle ne faisait pas de brioches alors il serait peut-être plus judicieux d’y aller avec la cannelle? J’entendis taper le sol du pied derrière moi et me sentis dès lors intimidée. Je ne devais pas faire attendre les autres clients quand même! C’est donc sous le coup d’une impulsion que je me prononçai, scellant au passage mon destin, à mon insu.



Je vais prendre la chocolatine s’il-vous-plait.

Je payai avec empressement après qu’elle m’eut donné l’emballage contenant ma pâtisserie et je la remerciai avant de sortir, toute heureuse de mon acquisition. Je gambadais presque alors que la journée me semblait si belle. Il faut le dire, j’adorais le printemps alors, ça y était peut-être pour quelque chose. Quoi qu’il en soit, c’est avec surprise que j’entendis quelqu’un m’interpeller. Je m’arrêtai donc, me retournant avec un petit air un peu surpris alors qu’un garçon qui devait avoir environ mon âge vint m’aborder, les poings bien serrés. Il semblait bien fâché et pris la parole, me disant qu’il était bien vilain d’être entré dans la boulangerie avant lui pour le faire attendre très longtemps avant de prendre ce qu’il considérait comme étant sa chocolatine. Je me sentis tout de suite un peu désolée, je ne pensais pas qu’il la voulait à ce point, autrement j’aurais tout de suite pris une brioche à la cannelle. Mais maintenant je n’avais plus d’argent supplémentaire et il était donc trop tard, si je la lui donnais je me retrouverais les mains et l’estomac vide. Toutefois, un détail attira mon attention et je n’entendis plus la suite de ses paroles alors qu’il semblait toujours de mauvais poil, disant quelque chose à propos d’un faux espoir.

Mais mes yeux étaient maintenant étincelants et ma toute petite bouche était entrouverte. Si l’on ne se concentrait que sur mon expression faciale, c’était comme si je venais de découvrir un pokémon légendaire. Ou alors un petit garçon shiny! Voilà, c’était plutôt ça. Jamais de ma vie je n’avais vu un individu avec des cheveux comme ceux là. Enfin, si, mon grand-père avait des cheveux comme ça, mais c’était parce qu’il était très vieux. Ce ne pouvait pas être le cas de ce garçon, n’est-ce pas? Et puis, il dit même que nous étions dans la même classe, alors j’avais raison de croire qu’il n’était pas un vieux monsieur tout ridé caché derrière des traits d’enfant. Mais alors, pourquoi ne l’avoir jamais remarqué auparavant? Oh et puis, était-ce vraiment important? Pour lui il semblait bien que si puisqu’il changea tout de suite d’attitude, se montrant un peu gêné alors que sa main vint gratter l’arrière de sa tête. Pour ma part, j’étais toujours envoûtée par ma découverte, toujours aussi curieuse et toujours aussi peu réfléchie.



Kirei na…  (C'est beau...)

Ma main s’était tendu toute seule vers lui alors que, du bout des doigts, je vins effleurer ses mèches d’ivoire. C’était un peu comme si ses cheveux ne pouvaient pas avoir cette couleur là pour de vrai si je ne les avais pas touchés. Comme si c’était ce qu’il fallait pour que mon observation soit belle et bien réelle. Je m’attendais presque à ce que sa chevelure soit froide comme la neige et qu’elle fonde contre ma peau. Mais pourtant non, c’était juste des cheveux comme n’importe lesquels. Je baissai mon regard d’ambre jusqu’à ses yeux, aussi bleu que du lapis lazuli. Si si! J’avais entendu parler de cette pierre durant la semaine précédente à l’école alors je devais bien faire mon intelligente et le placer quelque part, même si je l’aurais sans doute oublié de nouveau peu de temps après. Quoi qu’il en soit, c’est là que je remarquai qu’il y avait toujours cet inconnu sous les cheveux et je repris ma main, détournant un instant le regard, gênée. Mais je me rattrapai bien vite, me souvenant qu’il m’avait parlé de cette fameuse chocolatine. Aller vite petite Charlotte, réfléchis à quelque chose! Je m’armai de mon plus beau sourire, lui répondant sans plus attendre. Je m’apprêtai ensuite à tourner les talons, prête à mener la marche, espérant que mon plan fonctionne et qu’il serait suffisant pour me faire pardonner. Et puis bon, c’est bien le partage!


Si tu veux on peut partager! J’ai vu un joli parc en chemin, on pourrait aller manger là si tu veux. Les feuilles sont encore cachées, mais c’est beau quand même.
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J’avais une excellente mémoire de mes camarades de classe. Je m’étais fais un devoir de mémoriser leur nom de famille et leur prénom par coeur dans la semaine. C’était dans le but d’impressionner ma maitresse et mon père - surtout mon père. Ainsi donc je savais tout de suite qui était cette voleuse de chocolatine. Charlotte Jefferson. Je n’y avais jamais fait attention dans la classe, je ne lui avais jamais parlé. Jusqu’à maintenant. J’aurais très bien pu me taire et m’acheter autre chose. J’avais de l’argent sur moi et j’étais en plus parti de la boulangerie sans demander s’il restait vraiment des chocolatines mais ça m’étonnerait. J’aurais pu demander un croissant mais ce n’était pas pareil. Y avait pas de chocolat là-dedans… Ma mère n’aurait pas été fière si elle apprenait que je n’avais pas pu cacher ma déception et ma colère envers une personne. Surtout quand c’était elle qui était arrivée avant moi alors elle avait l’embarras du choix et moi je devais me taire même si elle prenait ce que je voulais. Non mais c’était MA chocolatine. Même si c’était quelqu’un qui le prenait avant moi. J’avais travaillé dur pour l’avoir, je ne pouvais pas laisser ça fuir. En même temps oui, ça ne se faisait pas de faire ça. J’espérai que mes parents n’apprendront pas mon comportement que je venais d’avoir.

Je fronçai les sourcils légèrement intrigué par l’expression de la jeune fille. Elle avait l’air d’être émerveillée. Je regardai derrière moi quelques secondes et je ne trouvais pas ce qui pouvait être merveilleux. Je regardai en haut, je ne voyais que le ciel bleu. Hm.. Pourquoi elle avait adopté un regard de cette façon ? On ne le dirait pas, mais ça faisait un peu peur. Je ne comprenais pas pourquoi elle observait de cette façon. Je n’aimais pas ne pas comprendre et que quelque chose m’échappe. Je retournai mon regard vers Charlotte et je ne pus m’empêcher de laisser échapper un hoquet de surprise en voyant une main très proche de mes cheveux. Je fis un pas en arrière par réflexe, je m’étais rattrapé un peu, j’avais manqué de tomber. Mes sourcils se décrispèrent quand elle avait laissé échappé tout émerveillée que c’était beau. Hm..? Qu’est-ce qui était beau ? Je levai les yeux et observai ma frange. Ah ? Elle parlait de mes cheveux ? Je clignai les yeux assez surpris de ce qu’elle venait de faire. C’était la première fois qu’on me disait ça et qu’on tentait de toucher à mes cheveux de cette façon. Souvent les gens me demandaient comment ça se faisait que j’avais ces couleurs de cheveux, si je m’étais teint ou si j’avais attrapé une maladie. À dire vrai, j’intimidais les enfants de mon âge rien que par ma couleur de cheveux, ce qui expliquait un peu pourquoi je n’avais pas beaucoup d’amis — voire pas du tout… C’était peut-être beau, mais j’aurais tout donné pour ne pas avoir cette couleur de cheveu. Je détournai le regard à ma gauche, j’observai un arbre. Bref j’évitai le regard de la jeune fille



« … C’est naturel. * pause * la couleur de mes cheveux c’est naturel. »


Elle me sourit, moi je restai un peu bête sur le coup. Je l’avais grondée alors qu’elle avait l’air d’être gentille, j’aurais vraiment pas dû faire ça. J’avais été brutal avec elle. Elle me sourit et tourna les talons comme si elle allait partir. Oui, qu’elle parte. Moi j’irai retourner à la boulangerie acheter du pain sans la chocolatine. Je n’aimais rien d’autre que la chocolatine, c’était pénible oui mais c’était trop bon. En même temps ma mère ne dira rien, elle ne remarquera pas que je n’avais pas acheté de la chocolatine.



«   Hein ?. »


Je clignais encore les yeux, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’elle me propose de venir avec elle manger avec elle. Elle commença la marche avec le paquet de chocolatine pendant que moi je restais planté ici. Je réfléchissais trop oui. Je venais à penser que ma mère devait sûrement m’attendre et devrait s’inquiéter du fait que je mettais trop de temps. Je n’étais pas loin de la maison aussi et j’avais le droit de me balader même si je n’avais que sept ans. On pouvait très bien m’enlever ? Hm non je ne croyais pas vraiment à cette histoire des gens qui enlèverait les enfants, c’était un conte destiné à me faire peur et à m’obliger de rentrer au plus vite à la maison. Je ne sortais pas souvent non plus. Sans dire quoi ce que ce soit, je forçai ma marche pour finir par la rejoindre et marcher à ses côtés.



«Heu.. T’es sûre de vouloir partager avec moi ? Je ne mérite vraiment pas ta chocolatine. En plus tu l’as payée. Je ne pourrais vraiment pas accepter ça !  »


Je crois que c’était à ce moment là que je venais de remarquer quelque chose de chez Charlotte. C’était qu’elle au fond, une fille très souriante et gentille. Nous marchâmes jusqu’à ce que nous trouvâmes un banc dans le parc. Ça allait, je n’étais pas du tout loin de chez moi, au contraire je m’étais rapproché de la maison. Je m’assis sur le banc et observai le paysage.



« C’est beau.. »

J’avais toujours préféré l’hiver au printemps. J’adorais l’hiver et c’était encore plus magnifique. Ça ne m’empêchait pas de dire que le printemps était vraiment beau à voir. Les arbres qui fleurissaient, les fleurs qui éclosaient. Les pokémons qui étaient avec leurs maîtres et qui semblaient fêter le retour du printemps. Je regardai Charlie qui était à côté de moi, je remis mes lunettes correctement à leur place.



«Je m’appelle Lukas. Je sais comment tu t’appelles.. »

J’esquissai un petit sourire. Oui j’avais totalement oublié de me présenter. Bien qu’on était dans la même classe, il était possible qu’elle ne connaissait pas mon prénom tellement j’étais discret. J’étais comme un fantôme, quelqu’un qui était là en classe mais sans l’être vraiment. Peut-être que j’étais vraiment fort en classe, mais je n’arrivais jamais à m’intégrer et à participer à l’oral.
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J’avais tendu la main vers ses cheveux tous blancs, comme la neige. Ils étaient si beaux et je les adorais déjà. Malgré tout, ma réaction était sans doute un peu invasive puisque le garçon sembla plutôt surpris, reculant vivement alors qu’il en tomba presque et je me sentis plutôt désolée. Si j’avais su qu’il réagirait comme ça, j’aurais gardé ma main pour moi. Mais je n’avais pas pu résister! Il détourna les yeux avant de marmonner quelque chose que je ne compris pas très bien, puis de dire que c’était naturel comme couleur. Je trouvai tout de suite ça génial! Moi mes cheveux avaient une couleur châtain bien normal et quand ils étaient au soleil ils prenaient de vifs reflets roux, c’était très banal et surtout parfois très orange. Si j’avais eu les cheveux blancs moi aussi, j’aurais eu l’air d’une vraie petite princesse des neiges! Alors, est-ce que ça voulait dire qu’il était un prince des neiges? J’aurais bien aimé lui demander tout de suite, mais il n’avait vraiment pas l’air content. Était-ce toujours à cause de la chocolatine ou était-ce parce que j’avais tenté de toucher ses cheveux? Dans un cas comme dans l’autre c’était de ma faute et je devais faire ce que je pouvais pour me racheter. C’est donc comme ça que je m’apprêtai à prendre le chemin du parc tout en lui proposant de m’accompagner pour y partager le petit trésor sucré en ma compagnie, tout sourire.

Il me rattrapa avec un peu de retard, hésitant apparemment à accepter ou pas mon offre. Pensait-il que la chocolatine aurait un moins bon goût parce qu’on la partagerait? Pourtant, si l’on devait me demander mon avis, elle serait encore meilleure une fois partagée! Mais quoi qu’il en soit, il semblerait que ce ne soit pas cela puisqu’il dit quelque chose à propos de mériter ce partage. Je ne comprenais pas trop pourquoi il disait ça, ni ce en quoi le fait que j’aie payé intervienne là-dedans, mais pour lui toute cette histoire semblait des plus importantes. En l’état actuel des choses, il ne comptait pas accepter on dirait bien alors je devais trouver quelque chose qui nous satisfasse tous les deux.



Alors si tu ne peux pas l’accepter, on doit trouver une autre solution…

Je me mis en pleine réflexion. Il avait parlé d’argent, donc peut-être je devrais trouver une solution en lien avec  ça? Mais au fond je n’étais pas très bonne en mathématique et puis de toute façon pour moi ça ne changerait rien. J’avais déjà ma chocolatine, je n’avais rien à faire de l’argent. Ça n’avait pas une très grande valeur pour moi comparé au goût tout bonnement divin de la petite pâtisserie. Alors il fallait trouver quelque chose d’à peu près équivalent. Mais qu’est-ce qui pouvait valoir la même chose qu’une chocolatine, pour moi comme pour lui? Et si…


J’ai trouvé! La prochaine fois tu n’auras qu’à arriver le premier à la boulangerie et acheter la dernière chocolatine et là tu pourras la partager avec moi. Comme ça ce sera égal, non?

Je m’étais exprimée avec enthousiasme, certaine d’avoir trouvé la solution miracle à notre problème. En y repensant avec du recul, maintenant, je me rends compte que c’était peut-être un peu simplet, mais je continue de penser que j’avais trouvé là le meilleur compromis possible. Quoi qu’il en soit, nous gagnâmes le petit parc peu de temps après. Juste derrière le petit banc qu’avait sélectionné Lukas se trouvait un grand arbre aux branches couvertes de bourgeons, sans parler de tous les autres arbres semblables qui se côtoyaient dans ce bel espace vert, traversé en zigzag d’un sentier. De plus, un peu plus loin on pouvait voir un petit lac où les gens aimaient bien tremper leurs pieds lors des chaleurs de l’été. C’était un véritable petit coin de paradis et ma mère et moi nous arrêtions souvent ici lorsque nous étions de sortie, avec mon petit frère bien évidemment. J’étais tout de suite tombée sous le charme du parc et j’étais heureuse de voir que ce garçon aux magnifiques cheveux semblait l’apprécier autant que moi. Enfin, dans les faits il semblait surtout surpris, mais pour moi ça semblait être un bon signe. Parce que bon, tout était mieux que cette tête qu’il avait fait en détournant les yeux tout à l’heure en me disant que ses cheveux étaient naturels. Il n’avait vraiment pas l’air bien à ce moment là et pour être honnête je n’avais pas aimé cela. Je devrais faire attention à l’avenir et ne plus aborder le sujet de sa chevelure, parce que je ne voulais pas blesser mon nouvel ami.  



Haha! Je l’avais bien dit que c’était joli!

Je m’assis à ses côtés sur le banc, posant l’emballage entre nous deux tout en laissant doucement mes courtes jambes se balancer dans l’air, mes pieds effleurant à peine le sol à cette époque. Il faut dire que je n’étais pas très grande et que même plus tard je resterais relativement petite. Enfin, j’étais dans la norme pour une jeune fille, mais à côté de mes deux acolytes, j’aurais l’air bien courte en comparaison. Il sembla replacer ses lunettes et je ne pu m’empêcher de me dire que je détesterais sans doute devoir porter ces choses. C’était peut-être le prix à payer pour avoir des cheveux comme ça? Oups! Pardon! J’ai dit que je n’aborderais plus ce sujet là. Je dois me tenir à ce que je dis quand même! Donc, il se présenta et me dévoila que son prénom était en fait Lukas avant d’ajouter que pour sa part il connaissait déjà le mien. Je pris un air mi-enchanté, mi-impressionnée. En un premier temps j’aimais bien son nom et je trouvais qu’il lui allait à merveille et, d’autre part, je n’aurais pas pu imaginer que quelqu’un que je ne connaissais pas avant aujourd’hui puisse déjà connaître mon nom. Mais en même temps on était dans la même classe alors, c’était sans doute pour ça. Mais alors pourquoi est-ce que moi je ne connaissais pas le sien? Je devrais essayer d’être plus attentive à l’avenir. Il y avait sans doute plein d’autres enfants de ma classe avec qui je pourrais être amie! Si ça se trouvait il n’était pas le seul à connaître mon nom. Mais peu importe, je devais lui répondre moi!



C’est un nom super! Je trouve qu’il te va bien. Alors, finalement tu veux un morceau?

Joignant les gestes à la parole, j’avais ouvert l’emballage pour m’apprêter à en sortir notre petit trésor. Nous n’avions rien pour le couper et encore moins d’assiettes sous la main alors il faudrait sans doute le séparer simplement avec nos mains. Pour ma part ça ne me dérangeait pas plus que cela, mais il n’avait pas l’air tout à fait comme moi alors je préférais attendre d’avoir son avis sur la question et, surtout, savoir si le compromis que je lui avais proposé plus tôt l’avait convaincu d’accepter sa part, autrement je devrais trouver une autre façon de le convaincre. Hors de question de manger la chocolatine toute seule alors qu’il semblait y tenir autant!



HRP : Désolé si c'pas parfait, j'ai essayé de faire au mieux malgré la fatigue parce que je t'avais dit que je te répondrais avant d'aller dormir et c'est maintenant chose faire x) Si quelque chose cloche je modifierai demain à mon réveil, j'suis trop crevée maintenant pour faire mieux dans l'immédiat, gomen x)
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«... »

Charlotte semblait être vraiment si sûre d’elle. Elle était sûre que nous nous retrouverons, après tout nous étions dans la même classe. Je n’étais pas vraiment sûr aussi qu’elle se souviendra de moi et me parlera de la même façon. Moi, on m’oubliait assez vite malgré ma particularité de mes cheveux. Je me rappelai d’avoir été allé avec mes parents consulter des spécialistes qui disaient que la couleur était naturelle. Je pouvais bien me teindre les cheveux, mais j’avais totalement refusé. Mes parents partageaient le même avis que moi, sauf que c’était plus scientifique qu’autre chose: ce n’était pas bon pour les cheveux et à l’avenir je les aurais abîmés. Quant à moi, c’était parce que je n’aimais pas devoir cacher quelque chose. J’avais dans l’esprit que tout le monde s’y habituera et que moi je m’y ferais aux regards indiscrets des passants. Personne ne m’avait dit que mes cheveux étaient vraiment beaux et je ne pensais pas que ça pouvait émerveiller une personne. Je ne m’attendais pas du tout à cette réaction et je ne savais pas comment réagir à ça. Cela m’avait mis mal à l’aise. Bref, pour revenir à Charlotte, elle semblait vraiment être embêtée avec l’histoire de la chocolatine — oui je ne disais plus MA chocolatine un net progrès.  Elle voulait vraiment que j’ai une part, mais moi je refusai par politesse et aussi parce que ça ne se faisait pas ! Elle avait trouvé la solution. Elle tenait vraiment à ce que nous retrouvions une prochaine fois pour partager une chocolatine, que cette prochaine fois ce serait moi qui la paierais. Je remis mes lunettes en place, lui montrant que j’étais finalement d’accord. Qu’elle avait gagné ? Non. Point du tout. Je croisai les bras contre mon buste et soupirai.



«Hmmm… Ça m’a l’air plutôt équitable. Surtout que tu insistes, je ne peux pas refuser ta proposition.. »

Ok. C’était ça ce que voulait dire. J’étais pas contre et ça m’arrangeait beaucoup en fait. On était tous les deux gagnants, enfin. J’aurais sûrement trouvé cette solution si je n’en avais pas fais qu’à ma tête et non je n’étais pas de mauvaise foi. J’étais tout simplement trop énervé et gêné pour pouvoir réfléchir. J’aurais sûrement retrouvé la même solution qu’elle. Ce ne serait pas non plus poli de refuser. Nous marchâmes alors dans le parc, je retrouvai un banc et nous admirâmes le paysage. Je jetai un coup d’oeil et fronçai les sourcils. Les gens qui mettaient les pieds dans l’eau ? Ça se faisait ça ? Mais, s’ils mettaient les pieds dans l’eau, l’eau allait être sale ! Ils polluaient l’eau ! J’esquissai un léger air de dégoût et j’étais tout d’un coup préoccupé. Comment les gens pouvaient polluer l’environnement comme ça ? Mine de rien ? En plus il y avait des pokémons dans l’eau ! Je tournai le regard de l’autre côté, je pouvais voir un pokémon tourner autour d’un enfant qui était sûrement moins âgé que nous. Cet enfant essayait de suivre du regard un pokémon et se tournait contre lui-même avant de tomber sur ses propres fesses. Je laissai échapper un léger rictus, esquissant un micro-sourire. Je n’allais pas souvent au parc, mais c’était un endroit vraiment qui me plaisait. Charlotte souriait toute contente et me disait que c’était joli. Je lui répondis avec un premier sourire, mes jambes qui restaient pendus dans l’air entre le sol et le banc.



«Je devrais venir plus souvent. »


Je doutais que ma mère me laisserait y aller tout seul. Je doutais fortement que mon père accepte que je sorte pour me détendre. Ils ne voulaient pas vraiment que je sorte trop souvent, de peur que je me fasse capturer. Ils n’avaient pas vraiment le temps de m’emmener là-bas, ils étaient tellement occupés à travailler. Comme si ça leur était important: le travail passait avant moi et ça y en avait toujours. Je m’étais promis que je devrais apprendre à me débrouiller tout seul, parce que ça, ça allait sûrement devenir plus important à l’avenir. Mais si je n’étais pas tout seul à aller dans le parc ? Ils diraient oui peut-être ? Je remerciai de tête pour le compliment qu’elle venait de me faire, sans faire gaffe que mes joues avaient rougis sous cette remarque. Je ne lui faisais aucun compliment, je l’avais disputée, je lui avais montré ma colère et qu’est-ce qu’elle me faisait ? Elle m’avait proposé un morceau, elle m’avait dit que nous recommencerions mais que cette fois-ci c’était moi qui paierais. Je sentais l’odeur de la chocolatine depuis tout à l’heure et ça commençait à devenir de plus en plus dur à résister, Charlotte me proposa un morceau. Je jetai un coup d’oeil à l’emballage, ne disant rien sur le moment. Je relevai mon regard vers la jeune fille et je montrai mon air qui voulait tout dire: je voudrais bien manger ce morceau mais j’hésite. Elle sortit la chocolatine et rien qu’à sa vue…




«Oui je veux bien un morceau. Je te donnerai un autre la prochaine fois qu’on se retrouvera à la boulangerie !  »


Peut-être que nous nous retrouverons la semaine prochaine ? Peut-être que nous le ferons demain quand nous sorti… Non, ce n’était pas possible on venait me chercher. Je regardai dans tout les sens, semblant chercher quelque chose. Je plissai les yeux, fronçai les sourcils. Hmmm.. Je trouvais rien. Je descendis à moitié du banc, un pied au sol pendant que l’autre restait un peu dans le vide. Je cherchai quelque chose dans ma poche et je sortis un mouchoir.



«Tadaaaam. On va pas tâcher le banc pour les autres personnes ! * fouille dans sa poche et sort deux autres mouchoirs * Ni nos vêtements sinon nos parents ne seraient pas contents. »


Je me rassis correctement, les mains en l’air. J’avais l’air un peu idiot quand je tenais les mouchoirs en l’air… Sans plus attendre je mis le premier sur le genou de Charlotte, le second sur le petit espace qui nous séparait et sûrement là où nous utiliserons pour séparer la chocolatine en deux. Le troisième sur mon genou. Je tendis ma main libre pour avoir ma part de chocolatine.


« Tu veux le faire ? Je peux le faire si tu veux. »


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Alors c’est décidé!

M’exclamais-je avec le sourire alors que mon nouvel ami déclara qu’il voulait bien d’un morceau. Puis, il ajouta que la prochaine fois ce serait à son tour de m’offrir une chocolatine lorsque nous nous retrouverions à la boulagerie. Pour ma part ça ne me dérangeais pas trop d’être celle qui avait payé, parce que pour moi ça ne faisait pas vraiment de différence. Mais c’était quelque chose qui semblait des plus primordial pour lui alors ce le serait aussi pour moi! Ainsi, nous devrions planifier notre prochaine rencontre, parce que mine de rien nous avions eu bien de la chance de nous croiser comme ça, mais ça pouvait bien attendre. Moi et la planification ça faisait deux de toute façon alors si on préparait tout cela d’avance il y avait de fortes chances que je l’oublie. Remarque sinon je pourrais peut-être l’inviter à la maison la prochaine fois que maman ferait des chocolatines? Il pourrait alors rencontrer mon petit frère, ma mère et même son gentil Mystherbe. Par contre pour ce qui était de papa et de son Caninos ce serait plus compliqué puisqu’ils travaillaient tout le temps, mais peut-être arriverait-il à se libérer et alors nous pourrions manger des chocolatines tous ensemble! Et peut-être même il pourrait inviter ses parents avec lui et ses frères ou ses sœurs s’il en avait. Il faudrait que je lui propose tout ça, mais avant…

J’avais sorti la chocolatine de son sac et Lukas sembla se mettre à la recherche de quelque chose. Je le regardai faire d’un œil intrigué, curieuse de voir ce qui pouvait bien se trouver dans ses poches. Finalement, il ne lui fallu pas longtemps pour en sortir des mouchoirs qu’il brandit bien fièrement, accompagné d’un triomphant «tadaaaam!». Il me partagea ensuite son idée, me disant qu’il ne fallait pas tacher le banc pour les prochaines personnes qui viendraient s’asseoir ici avant d’en sortir d’avantage et d’ajouter que nos parents ne seraient sans doute pas contents de nous voir rentrer avec des vêtements sales.



Sugoi, Lukas-kun! Tu avais même prévu les mouchoirs!

Je le laissai les placer et avec ça nous étions fin prêts. Ne nous restait plus qu’à séparer notre petit trésor en deux parties égales et nous pourrions nous régaler. C’était un grand jour! La toute première fois que je partageais ma chocolatine avec quelqu’un, sans oublier que ce quelqu’un était mon tout nouvel ami! Il tendit la main vers moi, comme attendant sa part et me demanda si j’allais la séparer ou si je préférais qu’il le fasse. J’empruntai un air confiant et se voulant sérieux, désirant imiter le personnage principal d’une série que j’avais vu à la télé, un brave garçon toujours sur de lui et qui ne reculait jamais devant un défi. Je levai ensuite le pouce, petit geste que ledit personnage faisait toujours également. Avec ça, je devais avoir l’air super forte!



Je m’en occupe! Ce n’est pas une chocolatine qui va réussir à me vaincre!

Et, alliant le geste à la parole, je la séparai en deux parties aussi égales que possible avant de donner sa moitié à Lukas, le sourire aux lèvres. Maintenant que nous avions chacun notre part, plus rien ne nous empêchait de manger et c’est à pleines dents que je mordis dans la chocolatine, me régalant comme à chaque fois que j’avais l’occasion d’en manger. Quelle bonne idée quand même que d’aller à la boulangerie. Je pris un air ravi, parce que je l’étais effectivement, et ne pu m’empêcher de laisser échapper ma satisfaction.   



Subarashii! C’est trop bon!


----
Pendant ce temps…



C’est toujours aussi bon!

Me dis-je tout en terminant tout juste cette excellente chocolatine encore bien chaude. J’étais toujours assise dans l’herbe, veillant sur la silhouette endormie de Lukas alors qu’il semblait bien paisible. Au moins j’étais certaine qu’il ne devait pas être en train de faire un cauchemar, autrement il aurait sans doute été bien plus agité. J’essuyai les dernières miettes au coin de ma bouche et levai la tête afin de regarder le ciel, tout aussi calme. Nouveau regard en coin vers le binoclard. Non, aucun mouvement de ce côté-là. Je poussai un soupir. Il semblerait qu’il était vraiment très fatigué pour dormir comme ça. Le connaissant il devait se donner à fond afin d’avoir de bons résultats scolaires, c’était sans doute ce qui comptait le plus pour lui. C’était justement pour ça que j’étais contente d’avoir pu joindre l’Académie en même temps que lui, parce que si personne n’était là pour lui dire de se détendre il serait capable de travailler jusqu’à se rendre malade. Preuve étant qu’il dormait à poing fermés au beau milieu du parc et ce sans gêne. C’était une véritable chance que je ne sois pas un Tauros en furie qui aurait pu le piétiner ou quelque chose du genre. Ou, pire encore, j’aurais pu être Godzilla, le pokémon sans pitié du Général Jackie. M’enfin, il avait la chance d’avoir quelqu’un comme moi pour veiller sur son sommeil quand même! Mais je n’étais pas du genre très patiente et me laissai à regret tomber vers l’arrière, maintenant étendue sur le dos, en parallèle à mon ami d’enfance, un peu plus d’un mètre plus loin, sur sa gauche. Je m’adressai à lui tout en tendant une main comme pour effleurer les nuages, consciente qu’il ne me répondrait sans doute pas.  


C’est dommage que tu dormes, la tienne va être froide… si elle ne se fait pas voler avant!

Comme je m’y attendais, aucune réponse. Je laissai retomber ma main avant de lui jeter un regard en coin, observant ses traits paisibles derrière ses lunettes et les mèches de ses cheveux. Après un court moment toutefois je reportai mon attention sur le livre qui était à ses côtés, la couverture semblant plutôt attirante. Je n’avais rien à faire et puis il pouvait bien dormir comme ça une bonne demi-heure encore alors autant m’occuper. Je me saisis donc de l’ouvrage, tout aussi curieuse qu’à l’habitude, et entreprit de commencer ma lecture. Oh! Un chauffeur de limousine pour mariés! Je ne pensais pas que c’était le genre de chose qui plaisait à Lukas. Dans tous les cas ce n’était pas pour amoindrir ma curiosité ça! Par contre j’espérais que les noms ne soient pas tous aussi compliqués que celui du personnage principal parce que je m’y perdrais rapidement…
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J’avais pris mon air tout fier quand j’avais sorti mes mouchoirs, oui j’étais bien fier. J’avais un excellent réflexe de mettre mes mouchoirs. C’était bizarre de sourire autant avec une autre personne, je ne me rappelais pas d’avoir souvent fait ça. Disons que je n’avais pas vraiment pris cette habitude, il fallait toujours garder son air sérieux. C’était rare de voir les sourires de mes parents, je ne me rappelais pas la dernière fois qu’ils avaient souris. Peut-être qu’ils ne l’avaient jamais fait ou qu’ils l’avaient fait mais que ça ne ressemblait pas à un sourire. En tout cas, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus important en ce moment. Il fallait que je réponde.



«À dire vrai, je les ai toujours dans ma poche.  »

Comme quoi je n’avais pas prévu d’en avoir besoin pour manger et se protéger des tâches de chocolat. En effet, je n’avais pas prévu ça. Je pensais aller acheter du pain avec la chocolatine et rentrer à la maison. Manger à la maison et ensuite travailler tout ce qu’avait anticipé ma mère. Il n’y avait que ça pour m’occuper, ou encore l’aider dans les recherches et faire face à son kadabra. Je m’étais proposé de séparer la chocolatine bien que je n’étais pas vraiment doué pour le faire, mais je cachai totalement mon incompétence. En tout cas, Charlotte m’aidait en affirmant que ce serait elle qui le ferait. Je la regardai avec un pouce en l’air, l’air sérieux sur le visage. Je plissai les yeux ça me disait quelque chose cette pose. Je la regardai séparer la chocolatine sans mal. Elle me donna la moitié, je le pris dans ma main avant que l’autre la joigne. Je la remerciai avec un léger sourire et un hochement de tête. Sans plus attendre je me mis à manger la première bouchée. Le bonheur quand tu avais le chocolat mêlé à la mie dans la bouche. Le chocolat qui fondait et qui…



« Ch’es vraiment bon. On ch’vrait faire plushouvent »

Oups. Je finis de manger ma bouchée avant de me reprendre par un ‘’c’est vraiment bon, on devrait faire ça plus souvent’’. J’avais complètement oublié que je parlais à la bouche pleine, chose qui ne se faisait absolument pas du tout. Nous étions tous les deux là, à manger chacun notre part de chocolatine. Sur un banc, profitant du beau temps. Je n’aurais jamais pensé que manger une chocolatine avec une personne était très agréable.

[FIN DU FLASHBACK]
J’entendis des bruits qui m’amenèrent dans le monde réel. Je me rendai pas compte encore que j’avais les yeux fermés, je me sentais bien comme ça. J’étais bien à vrai dire. Pourquoi j’avais fais ce rêve ? Pourquoi j’avais rêvé la première rencontre avec Charlie ? Je sentis l’énorme envie de bailler, mais je me retins tout de suite. Je n’aimais pas bailler en public. Hein ? J’étais en train de dormir dans le parc ? À cette pensée là, j’ouvris vite les yeux et me redressai brutalement comme si y avait eut un choc. Je croisai mes jambes contre moi, mis ma main sous mes lunettes pour me masser sous les yeux et remettre mes lunettes en place. Je passai ensuite ma main dans ma frange pour la refaire un peu et je laissai échapper



«Grmbl…  »


Mon air était plutôt préoccupé, j’avais vraiment mais vraiment dormi en plein milieu du parc ? Je laissai échapper un soupir plutôt mécontent, je n’avait sûrement pas assez dormi cette nuit. Ce qui était le cas de le dire. Allier le peu de sommeil avec un travail intensif, ce n’était pas bon. Je le savais pertinemment bien, mais je ne pouvais pas me laisser aller: dormir en plein milieu de la journée et ce, dans un lieu public. Je cherchai du regard mon livre, je tâtai le sol d’herbe. Regardant autour de moi, je fronçais les sourcils en sentant une odeur qui ne m’était pas du tout inconnu. Il y avait quelqu’un qui mangeait une chocolatine ? Je comprenais tout de suite maintenant, c’était à cause de cette personne qui avait mangé une chocolatine et laissé l’odeur circuler que je m’étais mis à rêver de chocolatine. Je ne retrouvai pas mon livre jusqu’à ce que je me tourne vers la gauche. Je ne pus empêcher de cacher ma surprise en voyant Charlie.



«Charlie qu’est-ce… Tu étais là depuis combien de temps ? »

Je la regardai, il y avait un emballage que je pouvais reconnaître assez facilement: il contenait la chocolatine. Ainsi donc, c’était elle ? Mais elle était là depuis combien de temps ? J’espérais pas depuis tout le début… En plus elle avait un livre dans ses mains. Elle avait dû attendre longtemps et je ne savais pas exactement depuis combien de temps.



«Tu as apporté les chocolatines ? »


Je la regardai, enfin je regardai plus l’emballage qu’elle. Prenant mon sac qui trainait à côté de moi, je me relevai pour aller m’installer à côté d’elle et attraper l’emballage par la même occasion. Je l’ouvris et voilà la bonne odeur qui vint à mon nez. Je fermai les yeux et pris une inspiration. Qu’est-ce que ça faisait du bien. Je jetai un regard et fronçai les sourcils avant de prendre la chocolatine restante.



«Il n’en restai qu’une ? »


C’était une invitation à ce que je sépare la chocolatine en deux. Mes deux mains sur cette belle viennoiserie, prêt à la séparer mais qui attendait la réponse de mon amie. Je fronçai les sourcils en voyant ce qu’elle lisait.



«Tu lis quoi ? * voit que c’est son livre * hé non. Lis pas ça. Il ne vaut pas le coup ce bouquin. Je ne sais pas pourquoi j’ai pris ça…! Que ça soit clair entre nous deux, ce n’est totalement pas mon genre. »

Ce qui était bien vrai, ça pouvait surprendre Charlie que je lise ce genre de livres. Elle qui me voyait toujours avec des livres sur des pierres ou d’études, mais de divertissement comme celui-ci… Hmmm Non. Je le savais que je n’aurais pas du en prendre, ce n’était pas fais pour moi.


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