OKUBO RAN
"Observer c'est apprendre mais ressentir c'est vivre."
| Nom : Okubo Prénom : Ran Âge : 14 ans Région d'origine : Née à Oblivia mais a « déménagé » à Kalos lorsqu'elle avait 6 ans Ambitions futures : La demoiselle hésite entre se concentrer sur l'élevage ou se spécialiser dans le dressage d'un type. |
« 鍵より大切なものひとつまた無くしたみたいだよ » |
DESCRIPTION
« Si tu n'y mets pas du tiens, on n'arrivera à rien ! »
Deux yeux écarlates poursuivirent leur route vers la fenêtre. Ce n'est pas que la jeune fille ne voulait pas être coopérative, elle n'y voyait juste aucun intérêt, faire un portrait psychologique d'une coquille vide ce n'est pas le plus passionnant des programmes après tout. Cette phrase elle l'avait déjà tellement entendue qu'elle n'y prêtait même plus attention, « tu ne nous aides pas », « pourquoi ne fais-tu pas plus d'efforts alors qu'on essaie juste de comprendre », c'était toujours la même chose, chaque médecin, chaque spécialiste déblatérait toujours ce genre de phrase pré-construite comme autant de robots sans âme et après c'était elle qui était vide... Ce jour là, la lumière du soleil ne permit pas à la jeune fille de voir au dehors mais elle apercevait très clairement sa silhouette dans la fenêtre. De longs cheveux noir Cornèbre entourant un visage encore bien jeune, des lèvres fines et légèrement rosées de laquelle s’échappait, comme toujours, un bâton de sucette, un nez assez petit en plein milieu de sa figure, rien de vraiment extraordinaire si on n'oubliait ces yeux silencieux d'un rouge vif. « Des yeux de Magicarpe mort ! » avait un jour hurlé un enfant de sa classe lorsqu'elle était plus jeune, des yeux vides dénués de toute émotions, de toute passion et c'était bien là pourquoi elle se retrouvait enfermée dans cette pièce au moins une fois toutes les deux semaines. La jeune fille continua son exploration pendant que l'adulte continuait son monologue sur l'importance de l'effort au quotidien pour tout ce qui concerne la communication, elle l'écouta d'une oreille, connaissant déjà par cœur ce qu'il avait à dire alors que son regard restait figé sur son reflet. Même en étant assise, elle pouvait très bien le voir, elle n'était pas particulièrement grande mais pas vraiment petite non plus, peut-être un peu trop mince mais rien qu'une bonne alimentation riche pour son âge ne pouvait combattre. Ce jour là, son frère avait noué ses cheveux e deux couettes basses sur l'arrière de sa tête et elle souffla légèrement sur sa frange pour qu'elle ne retombe pas sur ses yeux. L'homme en était maintenant à lui expliquer encore une fois ce qu'était la joie de pouvoir se retrouver entre amis et la jeune fille haussa un sourcil. Sa tenue du jour était plutôt discrète, son frère s'était encore amusé à l'habiller comme une poupée mais cette fois elle avait pu échapper à la jupe et portait donc un mini short noir avec de longues chaussettes assorties et un pull en laine rouge un peu trop grand dont les manches recouvraient la totalité de ses mains et lui tombait légèrement sur l'épaule, laissant entrevoir son t-shirt violet en dessous.
Non, vraiment, ce n'est pas qu'elle ne voulait pas s'améliorer, elle ne comprenait juste pas. Ou plutôt ça fait un moment déjà qu'elle l'avait oublié. La joie de se sentir aimé, la tristesse et la frustration lorsque l'on ne parvient pas à faire ou avoir ce que l'on souhaite, la colère que l'on ressent à être objet de moquerie. Rien de tout cela ne lui semblait familier, de simple mots qu'elle avait un jour appris, des émotions lointaines qu'elle voyait sur le visage des autres, qu'elle sentait émaner de son entourage sas vraiment les comprendre. Parce que malgré le fait qu'elle soit intelligente et réfléchit, ces choses aussi basiques lui étaient inconnues. Elle se perdit à nouveau dans ses pensées lorsque l'homme qui ne cessait de parler lui demanda de réfléchir à qui elle était. Ran Okubo, 13 ans, orpheline. J'ai un grand frère de 10 mois mon aîné, mes parents sont morts et je vis maintenant avec deux hommes dans une région lointaine à celle où je suis née. Les autres disent de moi que je suis intelligente, bizarre et... vide. (Garçon manqué, malheureusement, aurait hurlé son frère s'il avait pu lire dans ses pensées mais ce n'était pas le plus important de ses traits de caractère) J'ai une certaine affinité pour le sport et le dessin, j'aime courir et nager, lire, observer les gens pour les comprendre et dessiner des paysages, mes plats préférés sont les galettes d'Illumis, les carottes et, bien évidemment, les sucettes. Je n'aime pas la mode et le maquillage, l'injustice et ce que je suis à présent. Mais même ça semble sonner faux. Elle chercha quelques minutes le nom que les médecins lui avait donné mais finit rapidement par abandonner, ce n'était pas important, ce qui comptait c'était de savoir que d'après eux, suite à un choc causé par la mort de ses parents, elle baignait dans les ténèbres. « Tu n'es définitivement pas folle, Ran et on ne peut pas vraiment dire que tu es 'malade' au sens où tu le comprends mais ça risque d'être difficile et nous voulons t'aider. » La seul chose qu'il y avait à comprendre c'est que depuis ce jour, elle s'était réveillée sans être capable de ressentir quoi que ce soit. Pourtant malgré tout ce qu'elle ne pouvait pas comprendre, malgré son apparente innocence contrastant avec son fort caractère et son côté légèrement à l'ouest et souvent ailleurs, ça n'empêchait pas la demoiselle de vouloir se battre, retrouver ce qu'elle à perdu, cette chose si importante que tout le monde semblait prendre pour acquis et lorsque le médecin lui conseilla les pokemons comme solution « extrême » elle s'était simplement dit que tout était bon à prendre, après tout à son âge il lui restait encore beaucoup de chose à découvrir à propos d'elle-même...
HISTOIRE
Il est difficile de se souvenir de nos jours passés dans le berceau ou ceux où l'on ne faisait que découvrir le monde à quatre pattes pendant que nos parents s'extasiaient devant nos progrès, je n'y fais pas exception... Alors qu'aujourd'hui j'entre dans ma quatorzième année, je me souviens à peine du visage de mes parents, seul leur voix reste. « Sois une gentille fille Ran, écoute bien ton grand-frère et sois polie avec la voisine », cette phrase qui a tournée en boucle pendant des semaines dans ma tête lorsque j'étais plus petite est presque tout ce qu'il me reste d'eux. Mais avant d'en arriver là il me semble que je vous dois quand même un petit plus de détails sur tout ce qui s'est passé au cours de mes six premières années d'existence. Je ne peux pas vous raconter grand chose avec mes propres mots, tout est tellement brouillés et lointain dans ma mémoire que je n'arrive plus à distinguer mes véritables souvenirs de ce que m'a raconter mon entourage au fil des années. J'ai pris ma première bouffée d'air un soir de fin d'été, un soir où il faisait beau d'après toutes les versions de cette histoire que j'avais pu entendre, dans le petit hôpital de famille sur l'île Ré-en-ciel de l'archipel d'Oblivia. Il paraîtrait que, contrairement à beaucoup d'autres bébés, ce n'est ni le visage souriant mais fatigué de ma mère, ni l'étrange apparence du médecin chargé de me faire venir au monde que j'ai eu l'honneur d'observer en ouvrant pour la première fois mes grands yeux emplis de larmes mais le visage curieux bien que légèrement apeuré de mon grand frère d'un an mon aîné. Il semblerait que je n'avais pas osé regarder le monde avant que tout ne se soit calmé et que mon père ait été chercher leur premier bébé afin qu'il puisse lui aussi découvrir cet étrange alien que j'étais à ma naissance (parce que, soyons franc, un bébé n'a rien de vraiment agréable à regarder lorsqu'il vient de sortir du ventre de sa mère).
Passons, mes parents avaient décidé de me nommé Ran si j'étais une fille, Ren si j'avais été un garçon, rien de bien compliqué en somme. Mon père était un ranger pour la base de l'île alors que ma mère faisait partie d'une équipe de soi d'urgence et tous deux adoraient leur travail sur le terrain presque autant qu'ils aimaient leur deux enfants et mon frère et moi purent grandir heureux sans vraiment connaître de difficultés mis à part les éventuels guerres mondiales pour savoir qui aurait le privilège de manger le dernier pikagum dans le paquet de Pokebo, rien qui ne soit pas à l'échelle de deux enfants de 4 et 5 ans, vraiment. Les choses se corsèrent lorsque j'atteins le doux âge de six ans. Mes parents furent appelés en mission comme d'habitude, me laissant moi et mon grand frère avec notre voisine qui s'occupait toujours de nous dans ce genre de moment. C'était une mission quelque peu longue et difficile mais rien que nos deux héros personnels à mon frère et à moi ne pouvaient surmonter. Du moins c'est ce que nous pensions mais alors qu'ils étaient partis comme d'habitude, avec des sourires et des recommandations de bonne conduite que nous n'écoutions que d'une oreille discrète pendant qu'ils nous serraient dans leur bras, il tardèrent à revenir et mon frère et moi attendions patiemment devant la fenêtre chaque jour jusqu'à ce qu'un grand monsieur vient sonner à notre porte pour discuter longuement avec la voisine qui avait l'air vraiment bouleversée.
Je ne me souviens as de ce jour si ce n'est de la longue réalisation venue après que cette même voisine nous ait tous les deux fait asseoir sur les grandes chaises de la cuisine pour nous expliquer doucement d'une voix tremblante et rendue rauque par les larmes que nos parents ne reviendraient plus et qu'il fallait que nous soyons tous les deux forts. Des mots qui me semblent maintenant hypocrites pour nous dire une chose bien simple : Nos parents étaient morts, point. Mon frère m'a raconter ce jour des millions de fois avec des millions de mots mai même lorsque je me creusais la tête pour essayer de me souvenir de ces instants qui changèrent nos vies, la seule chose qui me frappent est cette sensation d'étouffer, de manquer d'air peu à peu. Je me souviens avoir eu la tête qui tourne sans savoir pourquoi, de torrents humides qui me brouillaient la vue et me brûlaient les joues, d'essayer vainement de tousser la chose invisible qui semblait m'écraser les voies respiratoires sans être capable de correctement respirer avant que tout ne devienne sombre.
« Ça fait peur les crises de panique, tu sais, j'ai cru que tu allais mourir toi aussi », c'est une chose que j'ai beaucoup entendu après ce jour et même si je ne pouvais pas vraiment l'affirmer à cet pour cent, j'avais la sensation que la vivre était tout aussi effrayant. Après ça, je m'étais réveillée das un hôpital, le même que celui dans lequel j'étais née, entourée de mon frère, ma voisine et de personne que j'étais incapable de reconnaître. Je garde peu de souvenir de cette période aussi, tout est confus, un brouillard d'explications et de démarches, un enterrement larmoyant et la panique pour nous trouver une famille acceptant de s'occuper de nous mais s'il y a bien une chose qui me frappe encore aujourd'hui c'est cette sensation de vide que je ressentais depuis mon réveil comme si quelque chose manquait et le souvenir qui s'en détache et celui de mes yeux carmins se déplaçant de personne à personne pendant les funérailles de mes parents. Je me souviens de la main de mon frère qui serrait la mienne alors qu'il pleurait à chaudes larmes, du reste de la famille et des amis de mes parents dont les yeux rougis trahissaient un état de détresse qui me semblait étranger. Je n'arrivais pas à comprendre mais je savais que j'étais incapable de pleurer.
« Dis grand-frère ? Tu penses que c'est possible de mourir à l'intérieur ? » C'est difficile de comprendre ces choses, les émotions sont difficiles à comprendre. Je vois mon frère rire et pleurer chaque jour, je vois des gens se mettre en colère, sourire d'une façon étrange, se tenir la main ou s'embrasser et je ne comprends pas. « Tu es bizarre ! », j'ai entendu cette phrase de nombreuse fois et de nombreuse fois j'ai voulu répondre que ce n'était pas moi qui était bizarre, c'était les autres parce qu'ils souriaient pour rien, riaient pour rien, pleuraient pour rien... vivaient pour rien.
Lorsque deux hommes sont venus nous voir moi et mon frère un jour pour nous emmener chez eux, j'ai observé longuement le visage de mon aîné qui s'illumina rapidement en caressant le Pikachu que l'un d'entre eux avait apporté. Même lui je n'étais plus capable de le comprendre, je laissais juste mes yeux se balader de personne en personne essayant de comprendre leur manière de se mouvoir, les différentes expressions de leur visage, de leur corps avant de m'arrêter sur l'homme qui venait de s'agenouiller devant moi. Il souriait aussi un petit peu en posant une main sur ma tête avant de me poser une question toute simple à laquelle j'eus du mal à répondre pour la première fois. « Dis moi Ran, est-ce que tu aimes les Pokemon ? » Il avait à côté de lui un petit Caninos assis qui me regardait d'un air curieux, comme si c'était la première fois qu'il voyait une petite fille et en l'observant j'essayai vainement de trouver une réponse à cette question. Ces deux hommes étaient des amis d'enfances, éleveurs spécialisés en Pokemon de compagnie das la région de Kalos, ils vivaient ensemble « Comme une famille ! » et avaient décider de s'occuper de nous, mon frère était extatique alors que je luttais encore contre cette sensation bizarre que je n'arrivais pas à comprendre.
Ils sembleraient que les enfants d'Oblivia avaient raison en fin de compte et que c'était bien moi qui était bizarre. Peu de temps après notre arrivée à Kalos, mon comportement inquiéta ses deux hommes et après une discussion avec mon frère ils décidèrent de m'emmener voir quelques médecins afin d'en savoir un peu plus sur ce qui m'arrivait. Aujourd'hui encore je me demande en quoi c'est si important que je ne comprenne pas les émotions les plus basiques, que je sois incapable de les ressentir. « T'es comme les psychopathes p'tite sœur ! » avait un jour crier mon frère et c'est en fronçant les sourcils que je m'étais mise à réfléchir à ça, ils ne sot pas censés être dangereux ? Parce que je ne sentais absolument pas dangereuse... Ce devint vite une habitude, se lever, aider à l'élevage, aller à l'école, passer chez le médecin, ne l'écouter que d'une oreille distraite en regardant par la fenêtre puis rentrer à la maison avec tout le monde. Ça me convenait mais il semble que ce n'était pas la même chose pour le reste de cette étrange famille que nous étions tous devenus, mon frère me posait souvent des questions, essayant de m'expliquer comment il se sentait jour après jour, après tout nous avions toujours été proches et il s'était toujours montré protecteur envers moi alors que nos deux tuteurs faisaient de nombreux efforts pour que « j'aille mieux » même si ça n'avait aucun sens, je vais bien après tout.
Il y a un mois à peu près, alors que je m'occupais d'une portée de jeunes Evoli tout juste sortis de l'oeuf, les trois personnes que j'avais pris l'habitude d'appeler ma famille vinrent se poster derrière moi et me demandèrent de m'asseoir sur un tabouret qui se trouvait là, mes deux tuteurs souriaient doucement, comme à leur habitude lorsqu'ils s'adressaient à mon frère ou à moi alors que mon frère avait une étrange expression sur son visage à mi chemin entre une sorte de détermination et résignation, il semblait avoir les larmes aux yeux et un tel contraste entre leur façon d'être me fit instantanément froncer les sourcils. « Dis moi Ran, ça te dirait d'aller dans une école où tu pourrais être en contact permanent avec les Pokemon et d'autres jeunes de ton âge ? » Ne comprenant pas très bien, ma première réaction fut de demander s'ils voulaient se débarrasser de moi parce que j'étais bizarre et en voyant mon frère finalement exploser en larmes et mes deux tuteurs me prendre instantanément dans leurs bras, je me sentis encore plus confuse que lorsqu'ils m'avaient posé la question. Je ne comprenais pas trop ce qui se passait et je ne comprends toujours pas mais il semblerait que cette école dans laquelle ils me proposaient d'aller pourrait m'aider à « aller mieux ». Soit, pourquoi ne pas essayer après tout je n'avais rien à perdre...
C'est ainsi que peu après mon quatorzième anniversaire, je me trouve actuellement sur l'île Lansat, aux portes de la fameuse Pokemon Community, aux portes d'un nouveau quotidien dans l'espoir que, quoi que ce soit que les médecins pensent ne va pas chez moi, guérisse.
STARTER
Surnom : Miria Espèce : Pitrouille♀ Nature : Maline Description : « Je ne distribue pas souvent des Pitrouille mais ça ne veut pas dire pour autant que tu es spéciale... » Ce n'est pas comme si elle ne le savait pas, ce n'est pas non plus comme si elle voulait l'être mais en regardant cette boule de bonne humeur si différente d'elle-même l'observer comme si elle l'avait attendu toute sa vie, Ran aurait presque pu croire le contraire. Elle et Miria ne se ressemble en rien mais c'est peut-être une bonne chose, cette citrouille très intelligente semble heureuse de l'avoir à ses côtés malgré leurs différences et même si Ran ne peut pas vraiment lui retourner ses affections pour le moment, elle n'en pense pas moins que sa nouvelle partenaire est parfaite. | HORS RPG
Pseudo/Prénom : Appelez moi Lyuh, ça suffira =] Age : 20 ans Comment avez-vous connu le forum ? je me baladais sur les forums pokemon à la recherche d'un forum sympathique pour reprendre le rp après une longue pause et je suis « tombée amoureuse » de celui-ci... Aussi désolée ça fait bien 5/6 ans que je n'ai pas été sur un forum à avatar manga du coup je vais sûrement devoir me réhabituer... Quelque chose à ajouter ? La personne qui a créé la version shiny de Pitrouille est un génie... La partie du cerveau qui a inventé la patience de faire un Masuda aussi, je me noie tellement dans les Pitrouille que j'en ai fait le starter de Ran XD Ah et j'espère que je n'aurais pas trop ennuyée le staff avec mes questions... et avec ma fiche aussi. |
Dernière édition par Ran Okubo le Mer 3 Sep - 19:51, édité 3 fois