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La rafle
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MessageSujet: La rafle   Dim 23 Nov - 19:44

Un bruit. Un bruit anormal, qui ne correspondait pas aux habitudes qu'il avait. Noctis ouvrit un œil, sans réellement comprendre ce qui se passait. Une vive douleur, une alarme dans sa tête se déclencha soudainement. C'était Aliéna qui lui envoyait des ondes, paniquée. Le dresseur se redressa et s'approcha de sa Mentali, quelque peu inquiet. Même en tentant des gestes rassurants, son pokémon ne semblait pas y réagir. Mais qu'est-ce qui se passait ? Un cri déchira le silence nocturne, et le brun attrapa automatiquement ses pokéballs, tentant d'allumer la lumière. Rien. Son inquiétude augmenta d'un cran, et il se précipita au dehors de sa chambre, trouvant la chambre d'à côté ouverte, illuminée par son iPok. Un élève, terrorisé et paralysé sur place, ne parvenait que difficilement à articuler quoi que ce soit. Puis un autre cri. Puis une vague se propageant dans tous les sens. Ébahi, le garçon tentait de rassembler les pièces du puzzle, avec une difficulté évidente. Et soudain, il y eut ce cri plus fort que les autres, de quelqu'un qui hurlait au voleur. Rapidement, le brun se vit obliger de sortir du dortoir, vêtu d'un simple pantalon et d'un T-shirt – il s'était encore endormi sur ses notes – pour tenter de comprendre. Les fenêtres volaient en éclat dans tous les sens, et dans la clarté lunaire se distinguait un engin volant sur lequel il n'arrivait pas à mettre de nom. C'était quoi, ça ? Une attaque ? Bordel ! Le dortoir Phyllali était sévèrement touché à en juger par les élèves paniqués qui tentait de sauver ce qu'ils pouvaient. … Mais alors... Le cœur battant à tout rompre et paniqué, Noctis se précipita dans la direction du dortoir Givrali, sans parvenir à se calmer. Ses jambes le portaient avec une vivacité et une fureur qu'il ne se connaissait pas, tandis qu'un seul nom résonnait dans sa tête. Lyph. Pas sa petite sœur. Ce n'était pas seulement son dortoir qui avait été pris d'assaut dans la nuit. Des cris continuaient de le hanter aux quatre coins du campus, pile le soir où Deaglan Cadigan était absent. Bien leur veine, tout ça. Un coup préparé depuis combien de temps ? Le jeune homme n'aurait su le dire, mais rien n'aurait pu se mettre en travers de son chemin. Les élèves commençaient déjà à sortir avec fureur des bâtiments, levant chacun leur tour la tête vers le ciel. Mais Noctis s'en fichait. Seul importait les gens qu'il aimait. Pourvu qu'Ambre n'ait pas été prise dans les ennuis !

Il savait la jeune femme forte et armée d'un garde du corps qui ne faillirait jamais, à savoir son Noctali, Meian. Si parfois il avait été si méfiant au point de dédaigner le brun, il était également le pokémon d'Ambre en qui il avait le plus confiance quand il s'agissait de protection. Il ne laisserait rien arriver à sa dresseuse. En revanche, sa petite soeur n'avait ni l'expérience, ni la capacité à se défendre avec autant de force. N'en déplaise à Naos, il était trop petit et chétif pour la protéger. Même le jeune préfet sentait ses pokéballs s'agiter, comme si à l'intérieur, ses propres pokémons ressentaient le danger et la menace qui planait sur l'académie. La fenêtre qui menait à la chambre de Lyphie se brisa, alors qu'il entendait sa voix crier, dans les aigües. Lui-même ne put retenir un murmure paniqué, alors que son cœur s'affolait d'autant plus. Il se rua à l'intérieur, ignorant la fenêtre tout juste brisée, tout en contemplant les morceaux de verres éparpillés. A l'intérieur, sa petite sœur venait de se laisser tomber à terre, effondrée. Sans avertissement, il se rua sur elle pour l'enlacer dans une étreinte protectrice et fraternelle, avant de prendre son visage entre ses mains. Un nouveau murmure essoufflé et d'horreur parvint à franchir ses lèvres :

« Lyphie ? Lyphie tu vas bien ? Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Mais son visage était dévasté alors qu'elle levait ses grands yeux clairs vers lui. Il n'y eut aucune parole, aucun mouvement pendant longtemps, alors qu'il examinait autour de lui. Naos était à terre, se redressant difficilement dans un couinement réticent. Et puis, il y eut ce souffle, cette constatation glaciale qui le fit déglutir.

« Ils me l'ont pris. Ils ont emporté mon pokémon. »

Et comme seule réponse à sa déclaration, il n'y avait que les cris des autres élèves aux dehors, alors que le visage du garçon se teintait de rage.

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MessageSujet: Re: La rafle   Dim 23 Nov - 19:46

Son rêve l'avait emporté loin. Si loin. Tout était doux et agréable, plongé dans une folie sucrée et savoureuse. Lyphie aimait ses rêves un peu dingue dans lesquels elle volait, s'évadait et tentait de nouvelles choses. Seulement, elle fut tiré de son sommeil, par un bruit un peu étrange, inhabituel. A tâtons, la jeune femme chercha son Pikachu chromatique. Pas là. Ensommeillée, elle se risqua à poser une question en se frottant les yeux :

« Naos...? »

Un bref éclair traversa la pièce, l'illuminant légèrement. Bizarre, ça. Son pokémon ne tentait pas souvent de jouer avec l'électricité... Ses autres compagnons réagissaient peu à peu, chacun avec sa lenteur habituelle au réveil. Avec l'ouïe la plus fine du groupe, le Pikachu avait sans doute dû se réveiller avant. Et puis, il y eut cette grande apparition noire, voilée. Dévorée par les ténèbres ou à peine dévoilée par la lune, la silhouette s'avança avec une rapidité incroyable sur son Floravol. La réaction de la jeune fille ne se fit pas attendre, prête à dire quelque chose à la personne qui trouvait ça drôle. Mais bientôt, il lui apparut comme évident que d'autres cris que celui qu'elle allait pousser envahissait le dortoir, que ce n'était pas du tout normal. Un éclair vif passa dans ses yeux, et elle se jeta sur la chose qui tentait de lui dérober son pokémon. Mais elle ne rencontra que du vide alors que la silhouette passait au travers de sa fenêtre, laissant les éclats de verres derrière elle. Non ! Non ! Une espèce d'horreur s'empara de Lyph, qui resta figé sur place sans savoir comment réagir. Une seconde, une minute, elle n'avait fichtrement aucune idée du temps qui s'écoulait. Naos ? Sa tête se tourna lentement vers l'endroit où elle avait perçu les éclairs, mais le Pikachu était effondré au sol. Qu'avait-il fait ? Mais le pokémon chromatique gémit en se remettant sur ses pattes, simplement secoué, alors qu'elle, elle s'effondrait. Presque aussitôt, et à vrai dire, elle ne savait trop si c'était encore un rêve ou quoi, son frangin la serrait dans ses bras. Hein ? Hein ? Les larmes s'emparèrent de ses joues sans que la situation ne lui apparaisse clairement. Quoi ? Mais... Enfin... Noctis articulait, parlait, mais le son ne parvenait pas jusqu'à ses oreilles. C'était une blague ? De mauvais goût sûrement. La pression du museau de son Mustébouée sur son bras la fit brusquement revenir à la réalité. Ce n'était pas un rêve. Ses grands yeux ambrés se tournèrent vers Noctis, alors qu'elle articulait avec difficulté cette simple phrase :

« Ils me l'ont pris. Ils ont emporté mon pokémon. »

C'était un souffle, une constatation simple et pourtant déroutante. Et puis, il y eut le contrecoup. Tous les cris la frappèrent soudainement, comme des dizaines d'aiguilles, et elle se redressa, prête à sortir. L'hystérie fit son apparition, alors qu'elle continuait dans son délire :

« Non ! NON ! Je dois les arrêter ! Je dois leur reprendre Alfard ! »

Elle se prit la tête dans ses mains, prise à la panique, se dégageant comme elle pouvait des bras de son aîné. Ses cris et ses pleurs redoublèrent alors qu'il la bloquait, l'emprisonnant pour lui éviter de se faire plus de mal.

« Mais qu'est-ce que tu fais ?! On doit y aller ! Tu dois pouvoir faire quelque chose ! Moi aussi ! On est des dresseurs ! Il faut... IL FAUT QUE-
-Lyphie ! Calme-toi !
-NON ! Ils sont partis, ils sont entrés comme si de rien n'était, on ne peut pas rester là les bras croisés ! On doit pouvoir faire quelque chose ! Dis moi qu'on peut faire quelque chose ! »

Mais seule la mine grave et le regard détourné du brun lui répondirent. Pas ça. Pas ça. Se débattant d'autant plus alors que son aîné la retenait, elle se mit à hurler frénétiquement. Lui ne faisait que souffler des mots réconfortants à son oreille, comme pour lui assurer que ce n'était pas sa faute. Mais la vérité était qu'elle avait échouée à le protéger. Son propre pokémon. Elle n'avait pas pu y faire quelque chose. Sa voix brisée finit par reprendre :

« Pourquoi...? Pourquoi on ne les suit pas...? On devrait... C'est ce que font les bons dresseurs... »

Elle sentit que son aîné la serrait plus fort, murmurant simplement :

« Princesse, il y a tout une armée qui s'est infiltré dans l'école. On ne peut pas les affronter. D'ailleurs, eux-mêmes ne semblent pas enclin à se battre, la seule chose qu'ils voulaient, c'était les pokémons. On ne les aura pas, pas dans cette nuit noire. Je suis désolé. »

Et elle se mit à pleurer dans l'étreinte du garçon, cherchant désespérément une raison, une cause à ce drame. Mais évidemment, il n'y en avait pas. C'était arrivé, c'est tout. Rien. Un grand gouffre semblait s'être ouvert sous ses pieds, alors que ses trois autres compagnons restaient silencieux. Orion et Naos se tenait sur le lit, peut être légèrement inquiets concernant leur propre sort. Si ça leur arrivait aussi ? Si un jour, ils se faisaient prendre comme ça, sans aucun espoir de retour ? Ce fut Saryn qui se rapprocha d'eux pour tenter de les étreindre aussi. Plus jamais. Les trois pokémons étaient bien décidés à ne plus jamais laisser ce genre de choses arriver. Le garçon se tourna vers eux, profondément choqué aussi, pour les rappeler dans leurs pokéballs et confier ces dernières à sa petite sœur. Les serrant précieusement contre elle, il fallut encore quelques minutes à la jeune femme pour sortir de sa chambre et rejoindre les autres personnes au dehors. Ce qu'elle ne voyait pas, c'était la rage peinte sur le visage de son aîné. Si elle l'avait vu, peut être aurait-elle constaté qu'il était prêt à tout pour faire payer ces gens-là.

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MessageSujet: Re: La rafle   Lun 24 Nov - 22:35




La rafle



Une bonne nuit de sommeil, Ikiala en avait besoin. Malgré ce qu'elle avait pu croire au début, gérer le Zarbdomadaire était très amusant, mais également très fatiguant. Il fallait trier beaucoup d'informations, s'assurer de ne pas se mettre l'académie entière sur le dos, et également savoir faire preuve d'inventivité. Heureusement la rousse était bien épaulée par sa vice-présidente et Ren Lowell, elle avait aussi parfois droit à des coups de pouces de la part de certains élèves qui l'orientaient vers les bonnes informations.
Il était environs 22 heures lorsque la préfète éteignit la lumière dans sa chambre et se mit au lit. Comme d'habitude Pichu dormait en boule sur la couette pendant que Koori se trouvait une place au pied du lit. Leveinard restait dans un coin de la salle, l’œuf toujours pas éclot d'Ikiala dans sa poche ventrale. Le reste de ses pokemons se reposaient dans leurs pokeballs, la chambre étant bien trop petite pour tous les accueillir.
La rouquine rejoignit bien vite le monde des rêves, où les Ponytas volent et les Canartichos ont des biens des artichauts pour bâton. Cependant les rêveries de la jeune fille semblaient perturbées, la peur devenait de plus en plus présente, une ombre venait obscurcir le paysage et des "doigts" se refermaient doucement le globe. "Pika !" Les sons devenaient de moins en moins clair, un cri, un craquement, le sentiment de peur qui prend complètement le dessus. "Pikachu !" Un grand flash lumineux et Ikiala revient brutalement à la réalité, alors que sa vision s’éclaircit elle aperçoit Pichu lancer des étincelles en direction d'une cape noire flottant à travers sa chambre et se dirigeant rapidement vers la fenêtre. Encore un peu trop comateuse pour réagir correctement, Ikiala tend mollement le bras pour saisir la chose alors que cette dernière évite une attaque du pokemon électrique, mais il est déjà trop tard, l'ombre a quitté la pièce. Et alors que la rousse se lève aussi vite qu'elle le peut pour se précipiter vers sa fenêtre, elle retrouve peu à peu ses sens et perçoit les cris venant des autres chambres du dortoir et très certainement de toute la PC. Un engin volant se tient au dessus de l'académie et déjà de nombreuses "capes" semblent s'engouffrer à l'intérieur. Tentant de remettre ses idées au clair, la jeune fille est soudain prise d'un terrible sentiment d'angoisse, compter ses pokemons, vérifier que tout le monde est là. Pichu elle, semble déjà connaitre la réponse aux craintes de sa dresseuse et lance de petites étincelles à travers la fenêtre, mais rien qui puisse atteindre un engin aussi haut.
Frénétiquement la jeune dresseuse ouvre une par une ses pokeballs, Zélos, Stalker, Alby, Kog'Maw, Draki, Feurisson, Pumpky, Kumo, Sakana, Kratos, ... Son cœur semble s’arrêter de battre lorsqu'Ikiala constate la disparition d'une de ses pokeballs, celle du petit Meringue, le Miamiasme qu'elle avait attrapée il y a peu. Et alors que la plupart de ses pokemons commencent déjà à fouiller dans toute la chambre espérant encore à un miracle, Zélos lui, se dirige vers la porte, bien décidé à récupérer son camarade.

"Où tu vas..?"

"Crocro ! Crocrodil Cro !"

"Non, non, on reste ensemble et on réfléchit à une solution. D'abord je dois vérifier que les autres élèves vont bien, que ..."

"CRO !"

Une claque monumentale, c’est l'effet qu'avait eu la réaction de Zélos sur Ikiala. Ce dernier avait violemment jeté un livre au visage de sa dresseuse. Comment pouvait elle seulement envisager de faire autre chose que poursuivre ces voleurs, Zélos ne pouvait pas le concevoir, il avait toujours pensé que sa dresseuse faisait passer ses pokemons avant tout le reste, et pourtant elle ne songeait pas à aller récupérer leur camarade qui venait de se faire enlever. Inadmissible !
Le livre n'eut cependant pas le temps de toucher la jeune fille, l'immense corps de Draki venant s'interposer entre le projectile et sa cible. L'imposant dragon toisa Zélos du regard, il n'était pas judicieux de mettre un dragon en colère et celui-la semblait déjà peu enclin à garder son calme dans une telle situation. Le Crocrodil sembla hésiter un instant, c'était la première fois qu'il voyait Draki avec autre chose que son air calme et amical. Zélos avait en face de lui un pokemon prêt à défendre sa dresseuse par tous les moyens possible et contre n'importe quel adversaire, ami ou ennemi. Le silence qui accompagna le duel de regards entre les deux pokemons sembla une éternité à Ikiala, et finalement Zélos recula et quitta la chambre, manquant de casser la porte en la refermant brutalement.
Durant toute la scène Ikiala avait gardée le silence à la fois choquée et indécise. Un de ses pokemons venait d'être enlevé, Zélos ne l'écoutait plus, et son instinct lui hurlait de suivre le héros pour sauver son compagnon. Pourtant, malgré la rage qu'elle ressentait, la rousse devait se contrôler et réfléchir posément. Elle commença d'abord par quitter sa chambre pour voir ce qui se passait dehors.

Le dortoir était en pleine ébullition, Madame Jauplain tentant comme elle le pouvait de calmer les élèves paniqués qui la suppliaient de retrouver leur pokemon. Ikiala était la préfète des Givralis, si quelque-chose se passait dans son dortoir, elle devait faire de son mieux pour gérer la situation, mais là c'était surréaliste, elle n'avait aucun contrôle sur la situation et elle-même n'était pas certaine de ce qu'elle voulait faire.
Draki la suivait maintenant de près, de très près, tout en observant chaque choses dans la grande salle, l'identifiant comme un potentiel ennemi ou pas. Pendant que Koori elle, restait collée à Pichu qui tenait fébrilement la jambe de sa dresseuse, encore secouée par ce qui venait de se passer.
La préfète inspira longuement puis se trouva un endroit un peu en hauteur d'où elle pourrait être vue et entendue. Draki se redressant avant de venir ramener le calme dans le dortoir d'un cri autoritaire.

"Écoutez moi ! Essayez de rester calme, si vous cédez à la panique vous risquez juste d’aggraver la situation en donnant une autre chance à ses gens de vous prendre un pokemon. Commencez déjà par toutes rentrer vos pokemons dans leurs pokeballs puis... Pour celles d'entre vous qui ont été victimes de ces... Choses... Venez me voir pour me dire le nom et la race du pokemon qui vous a été dérobé, Je pense que la direction voudra savoir combien de pokémons nous avons perdu ce soir..."

Ikiala serra doucement le poing avant de redescendre de son perchoir, les discours n'étaient pas dans son style, mais elle se devait de faire son devoir. Suivant son propre conseil elle se dirigea d'abord vers sa chambre pour faire rentrer tous ses compagnons dans leurs pokeballs, jusqu'à ce qu'il ne reste que Pichu, Koori et Draki à ses côtés. La rousse resta un moment interdite devant la pokeball de Zélos, désormais vide, elle se mordit la lèvre et ne pu qu'espérer que le futur meilleur pokemon de tous les temps soit à la hauteur de sa réputation. La dresseuse quitta ensuite sa chambre pour retourner avec les autres Givralis. Elle s'était armée d'un calepin et d'un crayon pour pouvoir noter le nom et le type des pokemons que ses camarades avaient perdues. Et alors qu'elle ne cessait d'ajouter des lignes à sa longue liste de disparus, le regard écarlate d'Ikiala se posa finalement sur... Noctis ? Le garçon avait sans doute était réveillé par les bruits et son premier réflexe avait été de venir voir comment sa petite sœur se portait. Et d'après le visage du Phyllali, il ne valait mieux pas qu'il croise un voleur ce soir. A côté de lui se tenait Lyph, les yeux encore rougit, ses pokeballs précieusement serrées contre elle. Ikiala déglutit puis s'approcha du duo, saluant Noctis d'un simple signe de la tête, l'air sérieuse. La préfète se pencha ensuite doucement sur sa vice-présidente et parla le plus calmement possible et avec l'infime espoir que la petite n'ai pas de nom à ajouter.

"Lyph... Je suis désolée mais... Je vais devoir te demander si on t'a dérobé un pokemon. Si tu ne veux pas répondre je peux demander à ton frère."

La jeune dresseuse resta silencieuse, le crayon dans sa main tremblant très légèrement, trahissant à la fois la crainte et la haine que ressentait la jeune fille en pensant à la situation.


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MessageSujet: Re: La rafle   Mar 25 Nov - 0:02

Le jeune homme ne lâcha pas des yeux Ikiala, la jaugeant. Elle n'avait pas l'air bien non plus. Bordel. Bordel ! Le préfet inspira longuement et décida de contenir sa rage encore quelques instants. Il lui fallait laisser sa petite sœur entre les mains d'Ikiala. Maintenant. D'un murmure, il s'approcha de sa cadette pour lui souffler que la préfète prendrait soin d'elle, qu'elle ne risquait plus rien. Le coeur brisé en voyant ses yeux larmoyants, prête à pleurer une nouvelle fois, il la serra contre lui pour expliquer à Ikiala :

« Un Floravol. Alfard, c'est bien ça ? » La jeune fille hocha la tête, réfugiée dans ses bras. « … Je vais te laisser t'occuper des Givrali, Ikiala. Je n'ai pas encore vu Ambre, et... Meian n'aurait sans doute jamais laissé quelque chose lui arriver, mais on ne sait jamais. Puis, il faut que j'aille chercher deux trois trucs... »

Il embrassa une dernière fois le front de sa petite sœur avant de la laisser aux mains de la préfète Givrali. Lyphie attrapa la main d'Ikiala, cherchant un réconfort incertain auprès de sa présidente. Elle n'ouvrit pas la bouche, mais son aîné savait déjà ce à quoi elle pensait. Sans un mot et furieux, il s'empressa de fendre la foule de jeunes filles, à la recherche d'Ambre. Son apparition dans le dortoir féminin poussa celles qui étaient les moins vêtues à se cacher derrière d'autre, tandis que son seul regard ambré cherchait celle qui faisait battre son cœur. Où était-elle ? Bon sang ! Elle aurait déjà dû être sortie avec les autres. Ne la trouvant pas, et encore plus furieux désormais, le garçon entreprit d'envoyer un rapide message à Seth Evans, l'informant qu'il fallait récupérer les membres du dortoir Phyllali et leur demander s'ils avaient perdu un pokémon. Lui fila vers les souterrains, inquiet de savoir si le Collectionneur avait subit des pertes. L'homme soupira en le voyant arriver, lui précisant qu'aucune de ses pokéballs n'avaient été dérobées, mais que la quantité de pokémons volés devaient sans le moindre doute correspondre à un peu plus d'un quart de sa collection. Cette remarque inquiéta le brun, qui partit sans réellement demander son reste. Tous les dortoirs avaient dû êtres touchés. Il lui fallait vérifier si la boutique avait aussi été cambriolée. D'ailleurs, la porte était ouverte. Le Soporifik le regarda, probablement en train de le scanner, mais Noctis n'y fit pas attention, se dirigeant directement vers ???. Qui dormait. A poings fermés. Comme un bébé. Le brun commença alors à le secouer dans tous les sens. Rien. Un peu exaspéré, il demanda directement à Flappy, qui haussa les épaules. Ok. Génial. A bout de nerfs, Noctis hurla :

« DEBOUT ! »

Mais il ne bougea pas d'un pouce. Rageur, il flanqua un coup de pied sur le comptoir. Mais Flappy avait posé un œil sur lui assez méfiant, voir carrément menaçant. Le préfet ne demanda pas son reste, et sortit pour observer le ciel. Plus de mécréants, et une espèce de champ de force qui entourait l'école. Bordel. Il allait les faire payer. Il allait tout leur faire payer. Il était fou. De rage, d'exaspération. Comment on avait pu oser toucher à sa petite sœur ? A Ambre ? Comment avait-il pu laisser passer ça ? Préfet ? La belle affaire ! Il n'avait été qu'un pauvre imbécile incapable de défendre ceux à qui il tenait. La rage ne s'apaisant pas, il attrapa la pokéball de son Luxray et le fit sortir de là. Son pokémon le toisa, sans oser bouger. Son dresseur n'était pas dans son état normal. Il marchait vite, et il sentait qu'il fallait qu'il le suive. Le pokémon ne broncha pas lorsque Noctis, arrivé en plein dans la forêt, lui ordonna d'attaquer.

« Eclair Fou. »

L'électricité qui parcourait son corps s'abattit avec violence sur le pauvre arbre. Mais le visage de Noctis resta inexpressif.

« Encore. »

Un poil inquiet, Ether s'exécuta néanmoins. Alors qu'il se retournait pour voir si son dresseur était satisfait, il prit soudainement peur. L'homme devant lui arborait une grimace déformée par la haine, les yeux plein d'une colère sans nom. Noctis était pire que furieux, il était enragé. Est-ce que quelque chose pourrait au moins le calmer ? Avec vitesse, il appuya sur la détente de la pokéball de Plush, qui sortit de là avec grâce. L'oiseau de coton compris sans mal que son cher partenaire était en grande difficulté. Un doux roucoulement sortit de son bec, mais son propre dresseur s'en détourna, la voix grave et presque violente, agressive :

« J'ai besoin d'être seul. Ramenez les autres au dortoir. »

Bien sûr, les deux pokémons savaient ce qui s'était passé. Aliéna avait pu lire en lui comme dans un livre ouvert, et partager ses conclusions avec ses camarades lui coûta presque. Mais le dresseur s'enfonçait, seul et désespéré. Puis, soudainement, son poing s'écrasa sur l'écorce d'un arbre, ne manquant pas de l'écorcher. Puis, il cria. Il hurla même. Pas comme si quelqu'un pouvait l'entendre. Sa rage monta jusqu'au ciel, bloquée par une barrière psychique puissante. Jamais il ne pourrait pardonner.

***

Le matin arriva vite. Il était tôt. Quelle heure, il n'en savait fichtrement rien, et à vrai dire, il s'en fichait. Un peu calmé, il observa sa chambrée avec une certaine tristesse, comme s'il s'en voulait de les avoir laissés pendant quelques heures. Plush était éveillée, cependant. L'avait-elle attendue toute la nuit ? Le brun soupira, et murmura une parole d'excuse. Il n'avait pas envie de parler maintenant. Il était toujours très en colère. Une douche lui ferait le plus grand bien. L'eau ruissela sur son corps. C'était de l'eau assez froide, mais il bouillait encore malgré tout. Bordel. Bordel. Son poing s'abattait sur le mur, encore et encore. Rien ne semblait pouvoir apaiser sa colère. Même pas la douche. Un soupir frustré sortit presque malgré lui, et il releva la tête. Il n'était pas seul.

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MessageSujet: Re: La rafle   Mer 26 Nov - 0:25

J’avais eu du mal à m’endormir, et pendant de longues heures j’avais tourné en rond dans mon lit, regardant le plafond sans trop savoir quoi faire. Je n’arrêtais pas de réfléchir à toutes sortes de choses, et je n’arrivais pas non plus à me concentrer sur le roman qui traînait sur ma table de nuit. Finalement alors qu’il était déjà très tard j’avais fini par me glisser sous les couvertures aux côtés de Talia, fermant les yeux même si je n’avais pas envie de dormir. Progressivement, le sommeil gagna du terrain avec la lenteur du pendule d’un Hypnomade. Exténuée, je m’endormis profondément, blottie contre l’oursonne, plongeant dans des rêves absurdes et agités. Il faisait nuit noire et tout le monde dormait déjà. Robyn ronflait paisiblement au pied du lit, non loin d’Azraël, tandis qu’Ivy et Syl étaient emmitouflés dans leurs ailes, debout sur le perchoir qu’ils partageaient. Tout était terriblement calme, et pourtant… Pourtant dans l’ombre des silhouettes s’apprêtaient à passer à l’action.
La première chose qui m’alerta, ce fut le grincement strident poussé par mon Sonistrelle, qui volait au-dessus de ma tête d’un air affolé. Se cognant contre mon épaule à plusieurs reprises, il ne se donna pour satisfait que lorsque j’ouvris enfin les yeux, me redressant très péniblement. Je venais à peine de m’endormir, et voilà qu’il m’agressait gratuitement. Intriguée mais agacée, je regardai l’heure sur mon réveil. Les numéros lumineux indiquaient 3h27. Pourquoi bordel m’avait-il appelée ? ce n’était même pas encore l’heure de prendre ma douche matinale ! Je m’étais recouchée aussi sec, m’entourant dans ma couette comme un Couverdure dans ses feuilles, bien décidée à récupérer un peu. Seulement un cri féminin  me fit soudainement sursauter, m’indiquant que mon pokémon avait sûrement une bonne raison d’insister autant. Inquiète pour la camarade de dortoir qui devait avoir un problème, je sautai à terre et me frottai rapidement les yeux.

Les Pyroli n’étaient pas réputées pour pousser des cris de lavettes au beau milieu de la nuit, ou en tout cas pas sans une bonne raison. Inquiète que quelqu’un ait pu être blessé, j’ouvris la porte de ma chambre pour jeter un coup d’œil dans le couloir. Plusieurs visages familiers étaient comme moi, en train d'épier le couloir avant de sortir en pyjama. Peu rassurée, je demandai si quelqu’un savait ce qui se passait. Toutes mes camarades répondirent confusément que non, et nous allions retourner à nos lits encore chauds, lorsqu’un grand bruit de verre brisé surgit d’un peu partout. Choquées, les sportives de l’académie échangèrent un regard paniqué avant d’aller voir d’où venait le bruit. Je pris donc les devants pour organiser les troupes de mon étage. Les lumières s’éteignirent alors, brisant ce qui restait de sang-froid à la plupart des présentes. Gee sortit alors de sa pokéball, l’air grave, pour nous illuminer d’une attaque Flash.

« Lise, Emma, partez chercher le général et déclarez l’état d’urgence ! Dépêchez-vous et prenez vos pokémons au cas où ! »

« Mais on n’y voit rien dehors ! »

« Attendez. » Je fouillai dans mon sac d’expédition et leur tendis deux lampes torches… soit celle que j’utilisais et celle de rechange. « Voilà, prenez ça et soyez prudentes. » Au moins elles pourraient y voir quelque chose, mais moi… Moi je n’avais plus grand-chose si ce n’est éventuellement mon Ipok. Demandant à Gee de rester dans le couloir pour aider les autres, j’avais un mauvais pressentiment. Nerveuse, je marchai résolument  vers l’intérieur pour m’armer de mes pokéballs. Néanmoins, j’eus tout juste le temps de me retourner avant que le carreau de ma fenêtre n’éclate à son tour, laissant passer un pokémon inconnu. Je criai de surprise et le vis sauter sur mon bureau et fouiller partout sans le moindre scrupule, glissant à moitié sur tous les bouquins qui s’y trouvaient. Vif comme un éclair, l’étrange voleur s’empara des pokéballs qui étaient posées là, ne me donnant pas le temps de réagir. L’instinct fut donc ce qui me poussa à sauter par-dessus le lit, dans l’irrépressible réflexe de protéger Talia qui s’y trouvait encore, à moitié endormie. J’ignorais ce qu’il voulait et ce qu’il faisait là, mais je ne pouvais pas le laisser faire du mal à mes pokémons ! Terrorisée, j’enlaçai le bébé dans mes bras en tremblant presque autant qu’elle. Les bruits et les cris qui retentissaient partout me paralysaient de peur, pour la première fois de ma vie. Habituellement je plongeais dans l’action sans trop réfléchir, quitte à parfois me fourrer dans de sacrés ennuis. Mais là…  Là les choses étaient différentes. Je criai pour demander de l’aide, mais il n’y avait toujours personne.

« NON !! »

Mon cœur battait la chamade, mais surtout j’étais obnubilée par l’idée de récupérer les membres de mon équipe. Je savais que je ne pouvais pas y aller moi-même, et pourtant c’était plus fort que moi. Confiant Talia à Robyn, je m’élançai  d’un bond vers la créature, qui esquiva d’un leste pas sur le côté. Je me viandai alors lamentablement à terre, me cognant contre un meuble au passage. Je jurai et appelai à l’aide, ce qui ne sembla pas du tout plaire à l’intrus. Ce dernier laissa toutefois tomber plusieurs pokéballs dans la précipitation, avant de bousculer violemment Syl, qui avait essayé de lui barrer la route. L’envoyant valdinguer de ce qui semblait être un gros coup d’épaule, le cambrioleur rit avant de nous toiser, debout sur l’appui de fenêtre. Gee venait de se téléporter à l’intérieur de la pièce, mais il était manifestement trop tard. Alors dans un acte désespéré je fonçai sur l’ennemi, dans l’espoir insensé de reprendre ce qu’il avait volé. La dernière chose que je vis, ce fut son rictus amusé. Ce dernier leva le poing avec indifférence… Et puis le noir m’engloutit.

Je me réveillai quelques minutes plus tard, entourée de mes pokémons et d’une bande de Pyroli déroutées par ce qui venait de se passer. Plusieurs d’entre elles ravalaient leurs larmes comme elles pouvaient, tentant de faire bonne figure devant Jackie. Néanmoins cette dernière semblait aussi assez choquée, et surtout outrée que des malfaiteurs aient osé s’en prendre à son précieux régiment. Comme quoi elle peut de temps en temps avoir un peu de bonté… même si ce n’était au fond que pour mieux décharger sa fureur sadique sur les jeunes recrues. Dans tous les cas j’avais été soignée par Ivy qui m’avait donné les premiers soins, ce qui me permettait de m’en tirer avec seulement une énorme bosse sur le front et l’arcade. Apparemment j’avais pris une bonne beigne qui m’avait remis les idées en place. Ou pas.

Gee m’expliqua alors qu’il avait réussi à récupérer la pokéball de Merlyn in extremis grâce à la télékinésie, ce qui portait le nombre de pertes à seulement un pokémon. C’était moins grave que prévu, mais c’était toujours trop pour moi. Le Tutafeh que je n’avais pas encore eu le temps de baptiser n’était plus là, et je ne me faisais pas trop d’illusions à son sujet. J’avais à peine le temps de faire connaissance avec lui et pourtant je ne le reverrais jamais… et cette seule idée me rendait malade. Malade de tristesse et très en colère. Mais que pouvais-je bien faire ? J’avais échoué en tant que dresseuse, j’avais échoué à protéger mon équipe et ceux qui étaient devenus mes amis. Et maintenant, que me restait-il ? Comment pouvaient-ils continuer de me faire confiance après ça ?
Mais je n’étais pas la seule dans cet état. Beaucoup de Pyroli semblaient avoir subi le même sort, et certaines d’entre elles n’avait littéralement plus que leurs yeux pour pleurer. Il est vrai que ne perdre qu’un seul pokémon c’était un gros coup de chance, avec une armée aussi grande que la mienne. Et pourtant, ça ne me consolait pas du tout. En fait je n’arrivais tout simplement pas à passer outre, ni à penser à quoi que ce soit d’autre. Un peu perdue je cherchai refuge dans les autres chambres, passant dans la plupart d’entre elles, un peu dépitée, pour vérifier qu’au moins personne n’était blessé. J’appris ainsi que Djelly avait perdu un Etouraptor, ce qui semblait beaucoup la toucher. Peu surprenant pour quelqu’un d’aussi fusionnel avec ses pokémons. Je la consolai de mon mieux, avant de reprendre ma ronde après l’avoir câlinée. Je ne savais pas quoi faire, alors à défaut de mieux je quittai le dortoir en douce, seulement à moitié rassurée par la barrière psychique qui était censée entourer l’école.

Je portais mon sac à dos avec mes vingt pokéballs, incapable de les laisser derrière moi après ce qui venait de se passer. Je devenais paranoïaque chaque fois qu’une ombre bizarre traversait mon chemin. En réalité j’étais morte de trouille, mais je n’osais pas pour autant appeler ma mère à l’improviste, à cause de l’heure. Le parc avait été ma destination naturelle. Ce n’était pas trop loin du dortoir et c’était censé être sûr… Sans parler du fait que tout était à nouveau calme après le départ de l’engin volant dans lequel étaient partis nos agresseurs. Le jour se levait alors je restai là, assise sur un banc à regarder les étoiles s’éteindre, le museau de Robyn calé sur les genoux.

-*-*-*-*-*-*-*-

J’avais envoyé plusieurs messages histoire de prendre des nouvelles de personnes membres des autres dortoirs. Allen semblait plutôt débordé à tenir un semblant d’ordre chez les Noctali, tandis qu’Ikiala me semblait très révoltée. Néanmoins Noctis n’avait pas du tout répondu, ce qui avec le temps de réflexion, avait de plus en plus tendance à m’inquiéter. Et s’il lui était arrivé quelque chose ? L’appréhension allait montante, et je n’arrivais plus à la contenir. J’étais bien partie pour me la jouer ninja encore une fois, et m’infiltrer dans le dortoir Phyllali ni vu ni connu. Et cette fois pas question de me faire griller par les espions du Zarbdo, Gee allait jouer les taxis. Téléport.
Et me revoilà dans sa chambre… sauf qu’à part ses pokémons, il n’y avait personne. Regardant à droite et à gauche, je me mis à faire l’inventaire mental de son équipe. Apparemment personne ne manquait à l’appel. Je soupirai de soulagement. C’était déjà ça. M’approchant de la petite Aliéna, je me baissai et lui gratouillai la tête. Elle avait l’air plus distant que d’habitude, mais sans doute était-ce à cause de ce qui s’était passé plus tôt. Je la laissai tranquille et n’insistai plus, jusqu’à finalement m’asseoir sur le lit du préfet.  Peut-être qu’il était sorti voir sa sœur ? Le bruit de la douche qui se met en route me mit sur la piste, alors que plusieurs impacts sourds me firent sursauter. Attends, il faisait quoi, là ? Sans réfléchir je me précipitai dans la salle de bains et me mis à frapper doucement mais avec persistance à la vitre coulissante.

« Noctis… Noctis ! »

J’ignore s’il avait de l’eau dans les oreilles, ou s’il était seulement absorbé par ses pensées, mais il mit trop de temps à réagir à mon goût. Paniquée par les bruits de coup de poing qui ne s’arrêtaient pas, j’ouvris précipitamment la porte, durant une fraction de seconde seulement, avant de me raviser et de la refermer aussitôt. Nerveuse et gênée, j’étais rouge Ecrapince. Je ne savais pas où me mettre ou quoi dire, et en plus je savais déjà que ça allait probablement l’amuser, du moins s’il n’était pas trop fâché par ma bêtise. Je commençai par reculer précipitamment jusqu’à l’autre bout de la pièce, jusqu’à m’adosser contre la porte (désespérément) fermée. Mince, j’étais coincée.
« Ha haha… ha. Je… C’est pas c’que tu crois, hein ! Si j’te jure, ce n’était pas mon intention de te surprendre, pour te voir à p… à … Plush. » J’agitai frénétiquement la tête, me cachant les yeux avec mes mains. Je finis par lui tourner le dos, pour le laisser s’habiller et puis me remettre du choc. «  Ah, non non ! Je ne suis pas de ces filles-là, moi ! Pardon. Oh, euh… Et sinon bah… Bonjour. » Sur ce, j’ouvris la porte à la volée et m’apprêtai à prendre la fuite. Peut-être que le plumage cotonneux de l’Altaria pourrait cacher ma honte.


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MessageSujet: Re: La rafle   Sam 29 Nov - 22:09




La rafle



Le lendemain du drame Ikiala fixait une longue liste de noms, de grosses cernes sous les yeux. Elle avait passée toute la nuit à s'occuper des filles de son dortoir, assumant son rôle de préfet du mieux qu'elle le pouvait. La rousse avait également tentée de remonter le morale de Lyph, lui disant que tout irait bien et qu'elle ne laisserait plus cela se reproduire, mais elle ne pouvait pas prévoir les réactions d'une jeune fille qui venait de perdre son pokemon de manière si brutale. Ikiala espérait juste que si Lyph faisait une bêtise, elle ne ferait rien de grave. La préfète était même allez jusqu'à proposer à sa vice-présidente des "cours" de duel si elle le souhaitait.
Au total, une trentaine d'élèves du dortoir Givrali avaient signalés une perte, et pour ce qu'Ikiala en savait, c'était plus d'une centaine de pokemons qui avaient disparus hier soir. A quoi pourrait bien servir tous ces vols ? Les plans de la team Rouage ne semblaient pas clair pour le moment. Tout comme l'attaque du cirque n'avait pas vraiment fait de sens, celle de la PC avait simplement paru comme un moyen de semer la peur chez les habitants de l'île. Après tout, l'endroit avait été qualifié de sûr par le sous-directeur quelques semaines plus tôt. Peut-être était-ce alors un moyen de répondre à la provocation de Rivardi ? En tout cas il était encore trop tôt pour tenter de mettre à jour les réelles intentions de ces terroristes.

C'est donc avec l'allure d'un zombie qu'Ikiala se dirigea vers le réfectoire aux alentours de sept heures, Pichu qui avait voulue veiller sur sa dresseuse s'était endormie un peu plus tôt et la rousse n'était donc accompagnée que de Draki qui refusait de la laisser seule. Les pensées de la jeune femme étaient sombres alors qu'elle prenait son repas, fixant son verre vide en se remémorant tous les évènements de la veille. Zélos n'avait pas donné signes de vie, et de toute manière Draki ne lui aurait pas permis de s'approcher d'Ikiala. Pourtant la rousse pensait que le pokemon héroïque avait raison, elle aurait du poursuivre ces voleurs et leur faire payer, mais il était trop tard pour avoir ce genre de regrets. Le "repas" d'Ikiala ne fut pas très long et elle quitta le réfectoire assez rapidement.

"Tu devrais t'alimenter plus que cela jeune fille. A ton âge, ce n'est pas bon pour ta santé de ne pas manger."


En tournant la tête vers l'origine de la voix Ikiala reconnu l'infirmière Needle, la jeune femme transportait un carton de ce qui ressemblait à du matériel médical, ou alors de matériel de torture car on pouvait y voir des seringues et des... cordes ?

"Je vais bien ne vous en faites pas..."

La voix d'Ikiala n'avait laissée échapper aucune conviction, juste un sentiment de lassitude extrême. Elle ne voulait pas qu'on la dérange et cela se sentait.

"Pas de ça avec moi, la nuit a été dure, j'en suis consciente, mais c'est justement pour ça que tu dois faire encore plus attention."

"Mais fichez moi la paix ! Je fais ce que je veux !"

La fatigue avait pris le dessus sur le caractère calme de la rousse et dans un geste colérique elle avait renversée le carton de l'infirmière sur le sol, ne réalisant qu'une fois le contenu étalé sur le sol la bêtise qu'elle venait se faire.

"Hum... Euh... Pardon..."


"Moui, tu as besoin d'un petit calmant toi, viens ici que Mine te l'administre."

La préfète déglutit lorsque le Noacier s'approcha d'elle avec une seringue et un air sadique.

"Non non ! Je viens de me souvenir que j'ai quelque-chose d'important à faire là, à bientôt !"

Sans demander son reste Ikiala prit ses jambes à son cou, Draki derrière elle. Mais le Noacier avait la liane longue ! D'un geste vif il saisit la jambe de la demoiselle et l'attira doucement vers lui, la seringue toujours prête à utilisation.

"Au secours ! A moi ! Quelqu'un !"

Mais il était déjà trop tard pour appeler à l'aide, le pokemon infirmier piqua rapidement la jeune fille à l'épaule, administrant le calmant qui fit effet immédiatement. Ikiala se sentit ramollir, tous ses gestes lui paraissant beaucoup trop lent alors que le monde semblait être en accéléré.

"Voila qui devrait t'aider à te détendre Ikiala, n'oublie pas de venir demain pour ta leçon !"

Needle avait récupéré son carton et tout remis dans l'ordre pendant que sa patiente se débattait, et alors qu'elle tournait au bout du couloir Ikiala pouvait entendre son petit rire sadique s'éloigner.
La jeune fille se releva doucement, observant Draki avec un air encore plus fatigué que celui qu'elle avait au moment de manger. Il lui semblait être comme à l'intérieur d'un bateau, le paysage tanguait légèrement; mais elle était contente, pour une raison qu'elle ignorait rien ne semblait plus la tracasser. Elle se dirigea trèèèèèès lentement vers son dortoir en chantonnant, manquant à plusieurs reprises de glisser. Avec un grand sourire elle ouvrit la porte de la chambre de Lyph et vint serrer la demoiselle dans ses bras.

"Lyyyyyyyyyyyyyyyph, ma vice-présidente favori ! Aujourd'hui, nous allons te remonter le morale ! Prépare toi, on va commencer par aller voir ton frère !"

Draki observait pendant ce temps sa dresseuse avec un air décontenancé, le changement d'attitude de sa dresseuse avait été trop brutal et le Minidraco ne semblait pas savoir comment réagir. Il se contenta donc de décoller la rousse de Lyph et laissa le temps à la petite de réaliser un peu. Ikiala elle, continuait de sourire en observant sa camarade, les pupilles légèrement dilatés.


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MessageSujet: Re: La rafle   Dim 30 Nov - 18:27

Vide. Vide d'intérêt, d'émotions, d'envie. Elle était allongée là, les yeux ouverts dans une obscurité relative. Elle aurait dû avoir chaud. Se sentir rassurée. Mais même prise dans le cocon de ses draps, il n'y avait rien. Des larmes silencieuses glissaient le long de ses joues, sans qu'elle ne puisse les arrêter. Il y avait cette horrible sensation de solitude, que personne ne pourrait la sauver, que personne n'allait essayer. Qu'elle était seule, plus qu'elle ne l'avait jamais été. Le temps filait, passait, et ses yeux fatigués refusaient de se fermer. Par crainte ou par colère, elle n'en savait rien. Au final, cela lui importait peu. Elle n'avait pas été prendre de petit déjeuner. Déjà en temps normal, elle le sautait régulièrement. Mais là, c'était différent. Son estomac était noué, malade. Naos n'osait même pas la regarder. Lui et les autres ne semblaient pas décider à l'approcher. C'était peut être qu'elle était monstrueuse. Si monstrueuse que même lui ne la supportait plus. Des milliers de voix tourbillonnaient dans sa tête, se confrontant avec désordre. Elle ne les supportait plus. Celles qui lui murmuraient qu'on la haïssait, celles qui disaient que c'était sa faute, celles qui l'accablait sur la pauvre petite chose qu'elle devenait. Tout cela était trop. Prise dans un conflit sans fin, son visage n'exprimait rien d'autre que la neutralité. Il n'y avait aucune place pour le reste. Elle ne devait pas le montrer. A personne. Ce qu'elle ressentait, c'était beaucoup trop. C'était peut être pour ça que justement, ses émotions étaient comme anesthésiées. Ikiala entra dans sa chambre d'un coup, l'air un peu ailleurs. La brunette dévisagea la préfète sans parvenir à trouver les mots. Elle avait l'air incroyablement mieux. Comme s'il ne s'était rien passé. Imperceptiblement, ses poings se serrèrent. Une partie de la confiance s'effrita. Sur un ton qui se voulait neutre, elle lui répondit :

« J'arrive. »

Lui remonter le moral, hein ? Comme si c'était possible. La cadette n'attrapa qu'un pull-over bleu marine et une écharpe blanche, qu'elle enfila rapidement. Ses bottes, et elle était partie. Elle suivait Ikiala, qui avançait d'une drôle de manière. Contrairement à la préfète joyeuse, elle n'avait qu'un pas lent, désespérément silencieux et froid. L'arrivée au dortoir Phyllali ne sembla déranger personne. Aucun des élèves n'étaient enclin à faire attention au règlement ou quoi que ce soit d'autres. Les proches se déplaçaient pour vérifier comment allaient les uns et les autres, aussi, elles passèrent plus ou moins inaperçues. Plus ou moins, car la démarche complètement ivre de la rouquine ne parvenait pas à se faire oublier. Lyph ne prit même pas la peine de toquer pour entrer. C'était son frère après tout. Lui essayerait sûrement de... Noctis. Penché vers Chiho. Il faisait quoi là ? Mais... Il sortait de la douche ? Le regard de son aîné se porta sur elle, et en un instant, il fut relevé, comme s'il ne s'était rien passé. Quoi ? Le cœur de la plus jeune lui fit mal. Incroyablement mal. Même lui ? Même lui, il s'en fichait ? Un pas en arrière. Une hésitation dans le regard. La main qui lâche la poignée. Le cœur qui bat, à vive allure, indécis. Fuir. Le plus loin possible. Là où tout semble s'être arrêté. Ses jambes avaient commencés à courir naturellement. Rien ne semblait cohérent ou logique, elle ne parvenait même pas à réfléchir. Elle courrait, elle errait, sans savoir où se réfugier. N'importe où. Un lieu où personne n'irait la déranger. Un lieu où elle serait en sécurité. Naos n'était pas là. Naos devait la détester. Les autres aussi. Son propre frère se fichait d'elle. Des larmes s'échappèrent de ses yeux ambrés, alors que son regard cherchait avec désespoir quelque chose à quoi se raccrocher. Le professeur Percy Yade la regardait, surpris et navré à la fois. Elle s'était arrêté, le souffle court. Maximus. Sous les protestations du propriétaire qui ne savait comment réagir, la jeune femme s'était précipité vers le Steelix, qui n'avait pas bougé d'un pouce. Elle avait commencé à grimper sur son dos, montant toujours plus haut, alors que plus elle montait, plus elle pleurait. Comme si le pokémon comprenait sa détresse, il ne bougea pas, observant son dresseur en silence. Le professeur ne savait pas réellement comment réagir, et une fois la jeune femme arrivée au sommet du pokémon, elle lâcha toutes ses larmes et explosa, rabattant ses genoux contre sa poitrine. Elle n'en pouvait plus. Il y eut un lourd silence. Qui pouvait la tirer de là, si ce n'était elle-même ?

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MessageSujet: Re: La rafle   Dim 30 Nov - 18:29

Le rouge lui était monté aux joues presque malgré lui. Chiho. Chiho avait ouverte la porte de la douche, et il n'avait même pas réagit. Il lui fallut bien une minute pour arrêter de trembler et de se sentir aussi gêné en coupant l'eau. Bordel. Il inspira, reprenant son souffle. Ok. C'était rien. Juste un accident. Elle marmonnait quelque chose, en se cachant les yeux et en lui tournant le dos. Comme s'il allait la laisser s'en sortir comme ça ! Aucune chance ! Un peu rageur, et peut être aussi avec une idée machiavélique lui tournant en tête, il attrapa une serviette qu'il enroula rapidement autour de sa taille et se tourna vers la jeune femme qui était prête à partir. Mais sa main attrapa le poignet de Chiho de manière autoritaire, refermant la porte d'un geste sec en la plaquant contre le mur. Désormais, Noctis la dévorait des yeux, des yeux avides et mauvais. Pas question. Franchement, quelqu'un de sensé aurait juste attendu qu'il ait fini de prendre sa douche. Elle l'avait cherché, là. Son sourire moqueur se forma sur ses lèvres, alors que sa voix murmurait à la rouquine :

« Ben alors, Chi ? Tu étais curieuse à ce point là ? Tu voulais en voir plus sur moi ? J'espère que le spectacle t'as plu... D'ailleurs, je crois qu'il ne va pas s'arrêter tout de suite. »

Bon, d'accord, il jouait peut être un petit peu avec le feu. Néanmoins, son idée était très claire et il lui fallait la mettre en application. Petite vengeance personnelle. Il s'approcha de son cou, comme il savait si bien le faire, et tout en la poussant un peu plus, murmura :

« J'espère que tu n'as pas peur de l'eau. »

Clic. Il avait ouvert le robinet de la douche, et maintenant, ils étaient tous les deux comme des idiots sous l'eau à température moyenne. Il se détacha d'elle avec des yeux rieurs et un sourire taquin à peine masqué, alors qu'il lui demandait de couper l'eau quand elle se sentirait prête, tout en revenant vers sa chambre. Complètement trempé, le garçon sentit le regard de sa Mentali sur lui, visiblement peu d'accord avec ses méthodes. Pour toute réponse, il lui tira la langue. La rougeur remonta jusqu'à ses joues, et il s'efforça de ne plus y penser. En entendant les pas de la jeune femme le suivant, il tira une serviette d'un de ses placards et l'abattit sur elle, avant de frotter sa tête, ne la laissant pas pour autant voir son visage. Ah... Il était gêné à ce point ?

« Désolé. Je... Enfin... Hm. Je suppose que c'est une manière pour moi de me cacher. »

Même sa voix était un peu différente. La laissant enfin la tête à l'air libre, la priant de se sécher, il se dépêcha de s'enfermer dans la salle d'eau avec quelques affaires, le temps d'enfiler un sous-vêtement et un T-shirt. Les vapeurs d'eau ne l'aidèrent pas à se calmer. Enfin. Il se décida à sortir, considérant qu'elle avait eu tout le temps nécessaire pour se sécher. Et à peine se pencha-t-il vers elle pour lui demander si tout allait bien qu'Ikiala et Lyph arrivèrent dans sa chambre. … Y avait pas marqué porte ouvertes, hein. Il rougit en songeant à ce qu'elles auraient vu si elles étaient entrées quelques minutes plus tôt. Se tournant d'instinct vers sa cadette, il n'eut le temps d'esquisser un geste vers elle qu'elle s'enfuyait déjà en courant. Le jeune homme ne la poursuivit pas. Pas immédiatement, en tout cas. Un problème à la fois. Ikiala avait l'air... Eh bien, complètement droguée, et Chiho était sans doute venue le voir pour une raison précise. Il attrapa la main de la Givrali avant de la forcer à s'asseoir sur le lit, puis se tourna vers Chiho :

« Bon, un souci à la fois... J'imagine que tu n'es pas venue pour rien Chiho. Tu as perdu un pokémon aussi ? »

Sa voix s'était faites plus sérieuse et dramatique, chose dont il n'avait pas l'habitude. Mais pour autant, il ne voulait pas laisser son amie seule dans cette situation. Il eut un geste de la main vers Plush, qui s'envola presque aussitôt, à la recherche de la sœur du jeune homme. Lyphie était capable du pire.

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MessageSujet: Re: La rafle   Lun 8 Déc - 3:39

Je... J'avais eu trop peur. J'avais paniqué qu'il soit en train de faire une connerie ou qu'il vienne à en faire une, et voilà ce que j'avais récolté. J'avais trop... vu. L'image bien que perçue une seconde à peine semblait collée à ma rétine et imprimée dans mon esprit, ce qui n'arrangeait rien à mon état actuel. J'avais l'impression d'avoir soudainement atteint les profondeurs irrécupérables d'un QI de Ramoloss, et à vrai dire j'en arrivais presque à compatir avec leur difficulté à réfléchir de manière organisée. Rouge jusqu'aux oreilles, je ne savais pas quoi faire, et la seule solution m'apparaissait clairement, telle une instruction beuglée par cette chère Jackie. FUITE. Repli stratégique immédiat. Je cillai plusieurs fois et me dirigeai vers la porte, comptant sur la surprise pour être plus rapide et foutre le camp. Peine perdue. Soit j'avais été plus ramollie que je ne le pensais, soit j'avais eu une absence, mais Noctis avait réussi à me retenir par le bras, ne ratant évidemment pas l'occasion de me chambrer au passage. Je rougis encore plus. Si, c'est possible... même si je me demande encore comment. Merde, alors... Et comment ça, le spectacle n'allait pas s'arrêter tout de suite ?


« Hein ? »

Poétique n'est-ce pas ? Oui je sais, merci. Mais à ma décharge, plaquée contre le mur froid de la salle de bains comme j'étais, je n'avais pas vraiment le loisir de débattre sur le bien fondé de cette décision. Je frissonnai contre le carrelage, incapable de réagir. Il était proche... Trop proche. Mon regard vide le fixait sans le voir, comme une coquille vide trop gênée pour réagir. BUG SYSTEM..... FATAL ERROR. Veuillez redémarrer la machine, s'il vous plaît. Je me rendais vaguement compte du fait qu'il se jouait de moi encore une fois, comme il semblait prendre plaisir à le faire si souvent. Il me poussait où me faisait reculer à force d'avancer en ma direction, et bientôt je me retrouvai à l'intérieur de la douche sans même me rendre compte de ce qui m'arrivait.

« Qu'est-ce qui... ? »

Et puis une goutte me tomba sur le bout du nez, suivie d'une autre et une autre encore, jusqu'à ce qu'un torrent d'eau tiède me trempe de la tête aux pieds. J'inspirai profondément, tandis que la machine redémarrait. REBOOT. Mode sans échecs. (Enfin ça, ça restait à prouver). La bouche ouverte et les cheveux plaqués sur les yeux, je ne pouvais que regarder avec impuissance mes vêtements imbibés d'eau. En plus je n'osais plus le regarder en face de peur d'encore faire une bourde, des fois que sa serviette glisse, ou quelque chose du genre. Car oui, après tout on ne sait jamais. Néanmoins je réfléchissais. Il m'avait joué un sale tour en réponse, alors cela voulait dire que j'avais réussi à le détourner de ses idées noires, au moins pour l'instant. Je souris alors faiblement et pris sa main dans la mienne, observant ses phalanges meurtries sans rien dire.

Je n'avais pas besoin de m'expliquer ou de rentrer dans les détails. Il était perspicace alors je savais qu'il comprendrait pourquoi j'avais fait ça. J'étais inquiète, voilà tout. Je le laissai donc se cacher autant qu'il voulait et me débarrassai de mes chaussures et de ma veste à capuche. C'était le mieux que je puisse faire pour ne pas tremper toute sa chambre... sachant qu'évidemment emprunter ses vêtements n'était pas vraiment une option. Le suivant, un peu réticente, j'acceptai avec soulagement la serviette qu'il me tendit, mais ne pus me charger de me sécher puisqu'il prit l'initiative. La tête un peu secouée par ses mains, je m'assis sagement.

« Je pensais qu'on avait dit qu'on arrêtait de se cacher, toi et moi... Enfin, j'étais surtout venue pour voir comment tu allais, puisque tu ne répondais pas à mes messages. »

J'acceptai la serviette que je serrai contre ma poitrine, espérant que ce foutu maxi tshirt n'en révélait pas plus que je ne voudrais. Je la passai sur mon visage et mes bras, me couvrant tout de même autant que possible. J'avais sûrement causé assez de malentendus pour la journée, et je ne tenais pas à nous mettre encore dans l'embarras tous les deux. Néanmoins les choses n'allaient pas s'arrêter là. Alors que j'attendais une réponse de Noctis, et que ce dernier s'était approché pour me répondre, Ikiala et Lyphie entrèrent en trombe dans la chambre, sans prévenir. Et voilà... la meilleure façon de faire la une du zarbdomadaire après avoir pris toutes les précautions possibles et imaginables. Je baissai la tête, sans savoir quoi dire... et ne pus que regarder Lyphie s'en aller en courant en me mordillant la lèvre. Merde, tout ça c'était ma faute. J'étais venue pour soutenir Noctis et je ne faisais que lui causer des problèmes. Je fis un peu de place à Ikiala, me couvrant le plus possible. J'avais froid, mais je n'osais rien dire. Ce furent finalement les questions de Noctis qui brisèrent le silence de plus en plus pesant.

« Oui, j'ai perdu un Tutafeh et gagné une grosse bosse. J'ai bien failli perdre quatre pokéballs, mais heureusement Gee en a récupéré la plupart. J'ai reçu un coup pendant que le voleur prenait la fuite... rien de grave, ceci dit. » Mes yeux ambrés restaient braqués sur la porte, et mon esprit était braqué sur la cadette des Flavelle. « Pour Lyph, je... Je suis désolée. Elle a dû se faire des idées pour rien. Je devrais peut-être la rattraper pour tout lui expliquer... »

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La rafle
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