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the fools who dream | solo | terminé
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MessageSujet: the fools who dream | solo | terminé   Mer 22 Fév - 19:21





Here's to the ones who dream Foolish as they may seem Here's to the hearts that ache Here's to the mess we make

Les lumières s’allument lentement alors qu’il s’avance dans la ruelle. Sirius aime la nuit. Le ciel noir parsemé d’étoiles qui racontent miles histoires venues des temps anciens. Le ciel c’est le passé. Le ciel c’est le présent. Le ciel c’est le futur. Ça le fascine, ça le passionne. C’est la limite. C’est sa limite. On ne sait pas ce qu’il y a là haut. Un autre monde ? D’autres pokemons ? Rien du tout ? Personne ne le sait et ça qui le fascine. Il aurait voulu persister, vaincre son père et ses préjugés et sa peur et partir là haut. Quelque part peut-être qu’il y croit encore un peu. Peut-être qu’il se dit que c’est pas tout à fait trop tard et alors qu’il avance, légèrement boitillant dans cette ruelle mal éclairée. Peut-être est-il encore temps de faire demi-tour et d’abandonner les étoiles de la scène.

Il tourne sur lui même avant de lever les yeux vers le ciel.

Ses pas résonnent sur les pavés. Il entre dans un bar quelconque. Un sourire naît sur ses lèvres quand il reconnaît le bar dans lequel Dahlia l’a traîné quelques mois plus tôt. Il esquisse un sourire et commande une boisson en s’installant au comptoir. Il n’y fait pas vraiment attention et se contente de fixer le liquide enfermé par du verre. Le patron lui tapote légèrement l’épaule avant de repartir à ses affaires. C’est ce qu’il aime avec cet endroit, il n’a pas besoin d’être rayonnant. Ici, il se fond dans la masse et s’il voit le regard maternellement inquiet de Kate, elle ne lui demande rien et le laisse soupirer tout son soul. Il n’y a pas grand monde ce soir. C’est normal, on est en semaine. Les gens travaillent et sont raisonnables. Sirius n’a pas envie de l’être. Alors il traîne. Il traîne et les yeux levés vers le ciel, il s’interroge. Le plafond du bar n’est-il pas la représentation de ses limites. Le verre dans sa main serait alors le vague à l’âme qui le prend. Appuyé contre le comptoir, il fait face à la piste de danse et son pied gauche marque le rythme de cette musique rock si entraînante. Il a envie de se laisser tenter.

Alors il vide son verre et s’élance.

Tant pis si sa cheville le lance. Ce soir, il est libre. Il brille. Comme le trésor d’un pirate abandonné. Parce que c’est un peu ça Sirius. Des rêves et des ambitions et de la peur et des espoirs et des échecs et des victoires et au final c’est présomptueux de dire que tout ça c’est Sirius parce que tout ça c’est un peu tout le monde. Il peut gagner comme tout le monde. Ça lui arrive de perdre, de se perdre, comme tout le monde. Mais Sirius c’est pas Monsieur-Tout-Le-Monde. Sirius c’est un imbécile qui rêve. Sirius c’est des rêves et des étoiles. C’est le scintillement d’une robe pendant un défilé. C’est le rayonnement du soleil dans un flaque d’eau après un orage. Sirius c’est une étoile qui brille un peu plus fort que les autres dans le ciel. C’est vouloir vaincre le monde juste tout seul parce que les autres ça fait peur. C’est affronter le monde nu, parce qu’il n’a aucune autres armes que lui même.

Mais Sirius est un artiste.

Quand Sirius ferme les yeux et se lance sur la piste et que charmeur il invite cette fille qu’il ne connaît pas et qu’il ne veut pas connaître, les couleurs s’emmêlent derrière ses paupières et ses pas s’enflamment et il tourne et il tourne. Il tourne jusqu’à ce que toutes les couleurs n’en deviennent plus qu’une et qu’au centre de cet océan de noir, lentement, se forme une étoile. Son étoile. Alors il court et il cherche à l’attraper et sans vraiment savoir comment ni pourquoi il est allongé sur le sable froid de la plage, une blonde dans les bras et des gens autour de lui. Derrière eux, il entend une mélodie jouée au piano et il ferme les yeux et tout s’emmêle. Où est-ce qu’il est. Avec qui il est. Pourquoi il y est. Aucune idée, alors il garde les yeux fermés et il oublie le temps d’une soirée tous ses rêves et ambitions et ses craintes et ses peurs et il oublie le noir pour ne voir que la lumière et peut-être que s’il y croit assez fort la main dans la sienne, deviendra celle de la fille qu’il aime et c’est illusoire mais il a quand même envie d’y croire un peu.

Parce que Sirius est un imbécile qui rêve.

★★★★★

Tout s’arrête le lendemain matin quand Sirius se lève. Pourtant, il y a un sourire sur ses lèvres quand il se rend en cours, les cernes camouflées par un brin de maquillage. Il ne se rappelle pas vraiment de la veille mais le poids sur son cœur s’est légèrement allégé. Les sourires qu’il reçoit en échange le réchauffe. Ça fait du bien de se sentir apprécié. Ça fait du bien de savoir qu’on compte. Ça fait du bien de voir que quelque part, on est aimé. Ne serait-ce qu’un peu et que oui, les gens remarquent quand ça va pas, mais Sirius est tellement enfermé que l’on ose si peu gratter la carapace de paillettes qui l’encercle.

La journée passe comme dans un rêve.

Il reprend lentement ses habitudes. Il est extravagant. Il est agaçant. Il parle fort et vite. Il parle avec ses mains et manque d’assommer plusieurs personnes. Il s’esclaffe et rit et vit. Il sait pas trop pourquoi ça va mieux d’un coup. Mais ça fait du bien. Il remonte la pente, il comprend peu à peu que tout ne peut pas toujours être de sa faute. Il doit doser ses actions et ses mots. Surtout ses actions. Le soir même quand il se place derrière son bureau c’est un planning d’entraînement équilibré qu’il monte. Il a déjà perdu assez de temps et il est grand temps qu’il redevienne sérieux. Bien évidement, il sait qu’il doit être prudent, surtout pour lui même, sa cheville étant toujours fragile mais il doit se remettre en forme et redevenir le Sirius volontaire et enthousiaste.

Et puis il y a un craquement dans la chambre.

Le regard de Sirius se pose sur l’œuf noir qu’il a reçu des mois auparavant. Il n’avait pas manifesté le moindre signe de vie durant tout ce temps si bien que Sirius l’avait amené à l’infirmerie pour se prendre une remarque amusé de l’infirmière. « Il prend son temps. Il attend peut-être quelque chose. » Elle lui avait tapoté l’épaule et l’avait renvoyé dans son dortoir. Il avait haussé les épaules et avait confortablement installé l’œuf dans sa couveuse en attendant que le pokemon à l’intérieur ne se décide.

C’était peut-être bien vrai ce que lui disait Needle, il attendait quelque chose.

Sirius dépose l’œuf sur son lit et avec soin et attention, il attend gentiment que le nouveau né sorte de son coffin. Une patte noire qui se finit par un sabot, une robe toute aussi noir que la nuit et une croupe recouverte d’un million de petites tâches blanches, le poulain n’a pas encore sa crinière enflammée mais déjà il se frotte contre la joue de son dresseur. Sirius a un sourire attendrit face à l’affection de la petite nouvelle. « Bienvenue dans la famille Antares. » C’est doux comme le miel. C’est frais comme la menthe. C’est agréable comme la brise en été. Il se laisse faire par l’enthousiasme déconcertant de la pouliche. Il prend soin d’elle, comme il l’a fait avec chacun des membres de son équipe. Il la nettoie lentement, du liquide qui la protégeait jusqu’alors. Il la brosse et assiste à ses premiers pas maladroits tandis que toute l’équipe l’observe avec ce même air attendrit face à la vie qui prend forme face à eux.

Il est vraiment, vraiment heureux.

★★★★★

Les jours passent rapidement. Antares grandit vite et bientôt son garrot atteint sa taille. Il sait qu’il ne pourra probablement pas la monter avant son évolution. En moyenne, les Ponyta ne dépassent pas les un mètre dix et lui et son mètre quatre-vingt-bientôt-dix, est bien trop grand pour elle. Il se contentera de sa Cerfrousse pour le moment. Il jouera le cliché chevalier plus tard. La compagnie de la pouliche est agréable. Elle est intelligente et sera très clairement un des atouts majeurs de son équipe.

Le téléphone sonne.

La sonnerie de Sirius est l’une de ces musiques entraînantes qui restent dans la tête. Il décroche presque immédiatement quand il reconnaît le nom de l’infirmière. Des nouvelles de Soleil, peut-être, enfin ? Il se mordille la lèvre et attend le verdict. Il est mort de peur. Il veut la voir et il a peur. Si elle le détestait ? Si à cause de lui, elle ne pourrait plus jamais voler ? Sirius a peur et quand Needle lui donne rendez-vous pour le lendemain c’est un bruit étrange qui sert d’acquiescement.

★★★★★

Et le voilà, dans le bureau de cette dame bien souvent mésestimée. Elle lui explique, le plus simplement possible, les blessures de la Roucoups et ce qui a dut être fait pour la réparer. Sirius écoute attentif et prend en note les conseils de l’infirmière. Il va devoir être prudent les premiers temps et gérer la rééducation de l’oiseau. Ça ne prendra pas trop de temps. Juste une petite semaine pour qu’elle se réacclimate à sa vie à la Pokemon Community. Needle lui adresse un regard sombre. « J’espère pour toi, gamin, que c’est la dernière fois que je vous vois pour une telle blessure. Sois prudent et écoute un peu ton équipe. Ça vous fera pas de mal. » Et elle sort une pokeball de son bureau tandis que Sirius hoche de la tête.

Il a peur.

Il attrape la ball et salue l’infirmière avant de sortir et de se diriger vers son coin d’entraînement. Il n’y a qu’Adara qui est de sortie avec lui. Il n’y a qu’elle qu’il autoriserait à le voir dans l’état misérable dans lequel il sera probablement. Il soupire profondément une fois arrivé. Il joue quelques secondes avec le bouton avant de finalement l’enclencher. Soleil apparaît alors, aussi resplendissante que d’habitude. Elle pousse un hululement joyeux en le voyant et sautille pour venir se frotter contre son dresseur assis en tailleur.

Et les voilà, les larmes qui lui montent aux yeux bien trop vite.

Sa main se plonge dans le plumage brun de l’oiseau et de sa bouche sort une litanie de « Désolé, désolé … » et il n’arrive pas à dire autre chose et ses joues humides viennent bien vite se fondre dans les plumes de Soleil. Il ne sait pas quoi dire et il a peur. Mais elle l’aime toujours. Il le sent. C’est le début de leur renouveau. Des cendres, un nouveau phénix renaît. Sirius sourit et la serre contre lui.

Comme d’habitude, il s’est fait du soucis pour rien.  

★★★★★

Ils reprennent les entraînements. Objectif, être les meilleurs. Les premiers jours sont un peu étranges, Sirius  n’ose pas trop pousser Soleil. Pas après tout ce qu’il a déjà fait. Pas après avoir manqué de la perdre. Pas alors que leurs blessures restent si fraîches dans son esprit. Alors ça crie, ça hurle, ça confronte les avis. On tente de prendre à partit le reste de l’équipe. Le duo du jour et de la nuit refusent de faire le relais des mots expliquant vaguement à Sirius que la Roucoups n’est pas capable de communiquer par les mots et que ce serait bien idiot de penser que ça leur apporterait quoi que ce soit. Alors Sirius prend sur lui et il refuse. Il est têtu, presque autant de Soleil. Si bien que quand cette dernière s’élance dans le ciel, alors que lentement derrière elle, l’étoile dont elle porte le nom s’éteint, Sirius a un frisson. Les ailes déployées, il ne faut pas plus d’une seconde à Sirius pour reconnaître ce qu’elle est en train de faire.

Et le cri qu’il veut pousser se bloque dans sa gorge.

Parce qu’elle réussit. Brillamment et qu’au moment où Soleil aurait dut s’écraser sur le sol, elle se redresse et s’envole, entourée d’une vive lumière blanche et il voit ses ailes grandir, sa force se décuplé et la longue mèche sur son front s’allonger. Et son cœur se serre et son sourire se fait tendre alors qu’il sautille sur le sol en agitant ses poings vers le ciel. « Yes ! TU L’AS FAIT MA BELLE ! » Et il n’y a plus aucun doute alors qu’elle fonce vers lui et qu’elle le plaque au sol pour se frotter contre lui. Elle est son étoile et sa star. Il ferra en sorte qu’on ne voit plus qu’elle.

Parce qu’il ne voit plus qu’elle.

Il ferme les yeux et il revoit la sauvage petite roucool. Elle a fait bien du chemin. Elle est devenue un oiseau de concours. Elle est élégante, elle est sage, elle est parfaite. Elle travaille dur et maintenant, c’est comme s’il n’y avait plus besoin de mot. Il n’y a plus la crainte et la peur, il n’y a plus les hésitations et les doutes. Il n’y a qu’un grand soleil dans leurs cœurs alors qu’ils reprennent l’entraînement, tous un peu amusé par la soudaine maladresse de la Roucarnage encore bien peu habituée à son nouveau corps.

Et qu’elle est belle.

Le soleil se couche et pourtant, il n’est pas dérangé par la baisse de luminosité. Parce que son Soleil resplendit encore plus que l’étoile dans le ciel. Il n’y a plus à hésiter. C’est bien là sa place. Sur scène, avec son équipe, à briller de plus en plus jusqu’à occulter l’éclat même des étoiles dans le ciel. Et il rit Sirius, et il tourbillonne et dans son coeur c’est comme s’il n’y avait plus rien d’autre que du miel et du sucre et de la guimauve et s’il s’écoutait, il irait immédiatement au dortoir Mentali et il embrasserait Etna et là ça serait vraiment parfait. Mais même si Sirius est un idiot, il apprend de ses erreurs et la brune reviendra vers lui quand elle sera prête. Elle reviendra quand le fouillis causé par Halloween se sera légèrement éclairci. Il est prêt à l’attendre. Il l’attendra autant qu’il faudra parce que c’est elle. Parce que c’est Elle.

★★★★★

Sirius se mord la lèvre de douleur. C’était vraiment une idée débile. Allongé sur la table d’un des tatoueurs de Lansat, Sirius a mal. Le motif qu’il a choisit pour marquer le début de sa nouvelle vie n’est pas si complexe que ça, mais c’est lui. Un ensemble de petites étoiles commencent doucement à se dessiner sur son dos alors que les heures passent. C’est venu presque naturellement. Il n’y avait que ça pour marquer la fin de ce chapitre. Maintenant, ses étoiles dans le dos, il est marqué de son objectif.

Et il a bien l’intention de vaincre tous les obstacles qui se mettront sur sa route.

Parce qu’il est Sirius Bêta Powell et qu’il est fier de ce qu’il est et un peu de ce qu’il était mais chaque jour qui passe apporte quelque chose de demain et il sera meilleur qu’aujourd’hui sans jamais oublier qui il a été. Parce que ça fait partit de lui et qu’il doit l’accepter. Il a de nombreuses choses à régler encore, ses parents, son frère pour ne citer que le plus évident mais il n’a plus peur. Il est en train de changer, d’évoluer et son équipe le suit et évolue elle aussi. Elle s’agrandit et change et il apprend avec eux et pour la énième fois depuis son arrivée à Lansat, il rive son regard dans le ciel étoilé et il est vraiment très heureux d’avoir fait ce choix.
Éclosion de Ponyta shiny (Antares)
Evolution de Roucoups en Roucarnage (Soleil)


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