swipe droite | caroline (terminé)
Enzo White
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Sujet: swipe droite | caroline (terminé)   Mar 16 Oct - 16:16

Caroline
swipe right
Affalé dans le petit canapé de son tout aussi petit appartement, Enzo fait rapidement défiler les images sur son téléphone. Son pingouin préféré sur le ventre, ils commentent ensemble les différentes images. Trop claire, trop foncée, beaucoup trop de filtre. Le duo devient rapidement insupportable quand il s’agit de commenter (comprenez critiquer) les gens. Et leurs travaux.

Depuis peu, le Tiplouf avait lancé son dresseur sur les réseaux sociaux et il n’avait pas fallut longtemps pour que le garçon aux cheveux bleus devienne totalement addict. Si il n’a pas forcément le courage de poster régulièrement lui même, il se régale de découvrir chaque jour de nouvelles photos qu’il peut démonter avec un tact inexistant.

Presque je me sentirais mal pour les créateurs.

Mais il faut bien reconnaître que le mois qu’Enzo a passé en tant qu’assistant photographie pour une grosse boîte lui avait bien servi. La gestion des lumière, des filtres et autres réglages pour rendre une photo moyenne en une photo formidable n’a plus vraiment de secret pour le jeune homme. La joie d’apprendre vite comme on dit.

Enzo soupire et Pontos lui rappelle l’heure d’une manière insistante.

Oh, c’est vrai qu’il a un rendez-vous aujourd’hui et s’il veut être à l’heure, il a intérêt à commencer à se préparer. Laissant son iPok dans les pattes de son starter, le jeune adulte se glisse dans sa salle de bain.

Un bon deal cet appart’ quand même.

Il passe rapidement sous la douche avant d’exécuter sa routine quotidienne. À 16h, ouais bah écoutez, on est pas tous des adultes responsables. Les dents et les cheveux brossés, la constatation qu’il va falloir refaire sa teinture dans peu de temps et toujours en caleçon, Enzo se tient devant son armoire (sa valise à peine ouverte).

Bon, que mettre ?

Récapitulons la situation voulez vous ? Suite à une fausse manip’, Enzo s’est retrouvé inscrit sur un site de rencontre. Pour être honnête, il n’a pas exactement comprit immédiatement et c’est seulement quand il a reçu un message de la boîte lui indiquant le rendez-vous de cet après-midi qu’il s’est rendu compte qu’il avait peut-être un peu merdé en commandant sa pizza.

Tu m’étonnes qu’elle soit jamais arrivée …

Bref, il se retrouve donc à devoir aller à un rendez-vous avec une certaine Caroline, elle aussi membre de leur programme « véritables rencontres pour trouver l’amour ». Pour être franc, Enzo n’espère pas exactement trouver l’amour aujourd’hui.

Tirer son coup serait déjà pas mal.

Donc, objectif de la tenue du jour, avoir l’air super hot. Ouais, pas besoin de fringues pour ça, je sais Enzo, mais c’est pas socialement accepté de se balader en caleçon dans les rues d’une grande ville.

Un scandale, je sais, je sais.  

Le garçon se fait un clin d’œil sous le regard blasé de ses pokemons avant de replonger dans sa valise. Il en sort rapidement un jean confortable qui a connu de meilleurs jours, un t-shirt foncé et une chemise à carreau. Le tout est rapidement enfilé et assortit avec sa veste en cuir et ses bottes de combat.

Ouais, au final, c’est exactement le même look que d’habitude. Bah c’est super hot quand même. Nouveau clin d’œil en direction du miroir. Lookin’ fine boyyyyyy.

Vraiment Enzo, va falloir perdre cette habitude de te complimenter à bout de champ. C’est un tout petit peu égocentrique et narcissique et quand on sait comment a finit ce pauvre Narcisse …

Enfin bon, habillé, coiffé, dents brossés et tout le bordel de prêt, Enzo glisse son porte-feuille dans une poche, pose ses lunettes de soleil sur le nez, siffle son équipe et sort de l’appartement. La petite troupe suit bien vite et une fois leur logement verrouillé, ils se dirigent vers la station de bus la plus proche. Vivre à la résidence Aquali c’est quand même vachement pratique. Avec la popularité montante du bâtiment, plusieurs lignes de bus avaient été modifié pour passer juste devant la résidence.

Un petit quart d’heure de bus plus tard et Enzo s’enfonce dans le Quartier Touristique avec l’aisance de celui qui a été un peu partout. Le nez penché sur son Ipok, il se laisse guider par le GPS jusqu’à un petit café dans le cœur de la ville. Sur le chemin, il est arrêté par une charmante demoiselle qui n’a pas trop de soucis à lui vendre un ticket pour la tombola de bienvenue de l’île. Le jeune homme fourre le ticket dans sa poche, se promettant d’envoyer Pontos chercher leur récompense un peu plus tard.

Le café Let’s Go, décrit comme un des cafés fétiches de la ville, est a l’effigie de Pikachu et Evoli et un simple coup d’oeil à l’intérieur lui confirme que si l’extérieur est très décoré, l’intérieur est encore pire puisque les versions vivantes des pokemons se baladent librement dans le café.

Enzo vérifie rapidement qu’il ne s’est pas trompé d’adresse, soupire et rentre dans l’établissement. Pas qu’il soit très difficile mais c’est pas exactement l’ambiance rêvée pour un premier rendez-vous du point de vue du bleu.

Il n’a pas trop de soucis pour repérer Caroline. La photo et la personne réelle étant relativement proche. Et puis une pareille chevelure blonde, ça se loupe pas exactement. Confiant, le jeune homme s’avance jusqu’à la table de la présumée Caroline. Il pose une main sur la chaise en face d’elle et retire ses lunettes de soleil d’un mouvement cool avant de les poser sur sa tête.

- Caroline ?

Le plan ne comprend pas une option où Caroline n’est pas la personne sur la chaise en face de lui. Il aurait dû le savoir, à chaque fois qu’il essaie d’être cool, ça rate …

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Caroline Labelvi
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Sujet: Re: swipe droite | caroline (terminé)   Dim 28 Oct - 15:39
« -… Tu en penses quoi Lysian ? »

La Korillon plisse les yeux pour tenter de voir au travers de ses épaisses lunettes de soleil, puis secoue la tête de droite à gauche en signe de refus. Caroline acquiesce en réaction, et fait glisser son doigt sur l’écran de son portable.

« -Ouais. On est d’accord. »

Les deux donzelles ont un look certain. Assises à la terrasse d’un café, elles ont la même paille blanche rayée orange dans la bouche, et des verres protecteurs similaires en tout point, si ce n’est que ceux de Lysian sont adaptées à sa taille. La petite Pokémon Psy est tranquillement posée sur l’épaule de la blonde, son verre de limonade en suspension dans les airs, et contemple avec le même air désintéressé les différents profils qu’affichent son portable. Caroline tient sa propre boisson d’une main, son téléphone de l’autre, et éjecte un à un les prétendants avec son expression la plus méprisante possible.

Peut-être qu’elles se la jouent un peu, aussi.

C’est bien simple : Caro se fait ièch. Elle est sans nouvelle du boulot, ne connaît personne sur cette île, si ce n’est sa nouvelle colocataire qui – elle – travaille, et broie du noir à cause de son très cher frangin. Franchement, quelle idée il a eu aussi de se foutre dans le coma, lui aussi ?… Bon, ça ne serait peut-être pas arrivé si Caroline n’avait pas pris ses Pokémon en otage. La catastrophe aurait sans doute pu être évitée avec plus de protections. Ce qui fait, sans nul doute, d’elle la conséquence directe de son état. Et de celui de son Pikachu. Parce qu’une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule.

Et que Caro, bah elle culpabilise un peu.

Sentant une boule lui nouer le ventre, sa fréquence de swipe augmente en conséquence. Elle se fait ièch, elle culpabilise, et maintenant elle a les nerfs. Mais qu’est-ce qu’elle a été stupide ! Et Lysian le sent bien.

Qu’elle a les nerfs, pas qu’elle soit stupide.  

C’est pourquoi elle interrompt brusquement Caroline d’un cri. Cette dernière lui jette une œillade surprise, et observe la photo que sa Korillon pointe du doigt avec insistance. Sa dresseuse doit impérativement trouver des personnes à embê-euh avec qui passer du temps, si elle ne veut pas la voir partir en totale dépression, et pour ça, n’importe quel random rencontré sur son application fera le taff.

Au pire ça sera un sale con et ça donnera à Caroline l’occasion de se défouler.

Un peu perplexe quant au choix de sa compagnonne, la blonde se permet toutefois un haussement de sourcil en dévisageant la photo de profil.

« -Euh… Il a un sourire sacrément niais quand même. Et puis, tu m’expliques ce qu’il fait avec un prospectus de pizzeria dans les mains ? »

Au tour de Lysian de hausser, mais les pattes cette fois-ci. Caroline expire en un « Pfff... » assez représentatif de son envie de rencontrer ce type, mais finit par abdiquer à la proposition de la Korillon.

« -Bah, si ça se trouve, il me paiera une quatre fromage. »

***

Une transition étoile plus tard, elle y est.

Café Let’s Go. C’est ici qu’elle a rendez-vous avec ce gars. Un certain Enzo. Cheveux bleus, légèrement mate, un petit air d’abruti fier. Description : une Reine sans champignon avec supplément lardon. Un sacré spécimen.

Au début, la motivation ne l’a pas vraiment habitée. Mais Caro a décidé de prendre ça à la légère. Cela la distraira, et avec un peu de chance, cela commencera à étendre son réseau de relation sur Adala. ‘Faut bien commencer quelque part.

Donc c’est un peu moins maussade qu’elle franchit les portes du café. Sans quitter ses lunettes de soleil, déjà parce que c’est une badass, et ensuite parce que ça cache les cernes sous ses yeux.

Et heureusement qu’elle a un ego mal placé, parce qu’autrement, tout le monde aurait vu sa mine déconfite en comprenant qui peuple ce café.

Des Pikachu. De partout. Qui dorment, grignotent, jouent, ou réclament les câlins. Il y a des Evoli aussi, mais ça elle s’en tamponne. Il y a des PIKACHU bordel. Comme celui qu’elle a envoyé à l’hôpital avec ses idées diplomates à la con.

Comme son frangin, putain.

Ce qu’elle a envie de faire, là de suite ? Prendre ses jambes à son cou ? Non, elle a plutôt envie de rendre son petit dej. Mais Arceus soit béni, elle n’a pas déjeuné, ce matin. Déjà parce que si elle commence à faire sa grosse elle va prendre trois kilos, et aussi et surtout parce que son appétit est parti en même temps que Ginji à l’hôpital.

Bon. Calme toi, Caro. T’es espionne, je te rappelle. T’en censée pouvoir encaisser pire, comme choc psychologique.

Cette réminiscence intempestive suffit à la convaincre d’avancer. Et puis, elle doit trouver le Zozo. Et oui, elle va vraiment l’appeler comme ça.

Par chance, l’endroit n’est pas bien grand. Les Pikachu nombreux, et c’est limite si elle n’a pas envie de shooter dans celui qui lui passe devant, mais en attendant, elle pense rapidement trouver son date.

En tout cas, elle est presque sûre que c’est le seul idiot capable de se tromper de correspondante.

« -Pour te servir. »

Le ton est sec et autoritaire. Les bras croisés, Caroline s’est placée devant la table où le supposé Enzo s’est installé, face à une femme blonde qu’il a interpellé à son nom. Cette dernière jette un regard fort circonspect envers l’inconnue et l’autre anonyme qui s’est assis en face d’elle, tandis que l’aînée Labelvi vient attraper le bleu par le bras.

« -Excusez-le, il est avec moi. ♪ Et belle coiffure ! »

Pupupupupu. En parfaite indiscrétion, on tire le jeune homme, et on le pousse sur la chaise d’une autre table. Sans plus de transition, Caroline prend place en face, et croise ses jambes au moment de le détailler de bas à haut. Bottes de combat, jean, veste en cuir, lunettes. Pendant un instant, la blonde croirait faire face à un genderswap d’elle-même. Elle espère toutefois que l’affiliation s’arrêtera au style vestimentaire, car les cheveux, et ça c’est clair, c’est non direct. En tout cas, pas avec cette coupe et ces vêtements. Pour le reste, il paraît un minima baraqué. Et un peu paumé. Mais pas bien méchant. Du moins, elle présume.

Après cette analyse physionomique, Caroline se fait plus détendue et prend appui contre le dossier de sa chaise. Un sourire s’étire sur ses lèvres, alors qu’elle entame les festivités.

« -Donc, salut à toi ! Beau br… Bleu ? Ça se dit, bleu ténébreux… ? » elle fixe un instant le visage d’Enzo « … On va dire que non. Caroline, enchantée ! »

Sans prévenir, elle se redresse, et se penche au dessus de la table tout entière pour murmurer à l’oreille de son interlocuteur.

« -Sache que les gros pervers, je les castre. Just sayin. ♥ »

Elle se laisse aussitôt retomber sur sa chaise, et attrape une carte posée sur la table.

« -Bon ! Tu prends quoi ?… » elle lui lance un regard suspicieux par delà ses lunettes de soleil « Tu es du genre à inviter dès le premier date ou c’est trop forcé pour toi ? Que j’évalue ce qu’il va m’être possible de prendre… ♫ »

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Sujet: Re: swipe droite | caroline (terminé)   Sam 1 Déc - 21:16
Caroline
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Si Enzo pouvait se tirer une balle dans la tête, là maintenant, tout de suite, peut-être qu’il envisagerait de le faire. Parce que, sans déconner, comme première impression à un premier date, on fait difficilement pire que ça. Sérieusement, se tromper de demoiselle ? Enzo est un cas, certes, il est au courant, mais là, même pour lui, c’est un sacré level.

Cependant, Caroline prend les choses en main, s’excuse auprès de l’autre blonde et les installe à une table du café. Et il faut dire qu’Enzo se laisse faire. Complètement. Il doit bien avouer qu’il aime bien ça, quand la demoiselle prend les rennes et montre très rapidement qu’elle a du caractère. Et du caractère, Caroline a l’air d’en avoir.

Et non, je ne parle pas de sa paire de …

Même si, pour ça aussi, elle est pas à plaindre.

Breeef, tout ça pour dire que Caroline est superbement jolie avec ces longues mèches blondes et son style qui n’est pas sans lui rappeler le sien. Et puis, merde quoi, vous avez vu ces yeux ? Presque heureux d’avoir autant de conquêtes derrière lui pour l’empêcher de rougir comme un adolescent face au regard minutieux de la belle blonde, Enzo attend avec une légère appréhension qu’elle reprenne la parole.

Ce qu’elle fait rapidement. Enzo manque d’éclater de rire assez rapidement. Bleu ténébreux ? On ne lui a jamais faite, point pour la belle. Amusé par la visible légèreté de la demoiselle, il se détend et s’apprête à enchaîner sur une blague non aboutie sur le bleu marine quand elle s’avance à nouveau, pour murmurer cette fois une légère menace qui fait déglutir le Casanova.

Qui déglutit. Fortement.

Il y a un truc à savoir avec Enzo. Outre le fait que c’est un bon à rien parce que si c’est, certes, à savoir, c’est absolument pas en rapport avec notre situation. Non, le truc à savoir avec Enzo, c’est qu’il adore, mais vraiment, il adoooooooooore, les femmes fortes. Vous savez ce genre de nana qui peut te casser en deux si ça la chante, le genre de nana qui a plus de courage que la moitié des mecs de l’île ? Ouais, ce genre de nana.

Le genre de nana qui menace de le castrer après environ trente secondes.

Aussi étonnant que ça puisse paraître, Enzo il kiffe. De ouf.

Toussotant légèrement pour faire retomber la pression, Enzo attrape également la carte et secoue la tête, un sourire sur les lèvres face à la question de Caroline. Il hausse vaguement les épaules.

- Je devrais être capable de t’offrir un truc à boire. Plus que ça et je devrais probablement manger des pâtes pendant les trois prochains mois.

Il lui adresse un clin d’œil.

- Mais, tu sais quoi, dans tous les cas, je sais pas cuisiner autre chose. Fais toi plaisir, je t’invite.

Que c’est agréable une nana pareille.

Forte, indépendante, n’a pas peur de manger … Véritablement, Caro, ça à l’air d’être un sacré spécimen.

- Enzo du coup, enchanté également. Caro te va ? Ou tu es une adepte de ton prénom prononcé en entier ?

Vraiment Enzo ? On pourrait croire qu’avec l’expérience en romance et premier rendez-vous qu’il a, Enzo serait capable de gérer mais c’est toujours aussi pitoyable et quelque part, j’imagine que c’est ça qui plaît. Cette espèce de stupidité gentille.

Une serveuse, visiblement débordée, s’arrête à leur table assez rapidement. Un regard chez la blonde pour confirmer qu’elle est prête à commander et le bleu se lance.

- Je vais prendre votre Surprise d’Adala s’il vous plaît !

Aucune idée de ce que c’est, mais hey, c’est tout l’intérêt non ? Puis au vu de l’établissement, c’est probablement un chocolat chaud ou un café latte spécial … La commande de Caroline semble prendre un petit peu plus longtemps et c’est peut-être pas trois mois de pates qu’Enzo va se taper au final, mais trois ans …

Ou il pourrait trouver un job, c’est également une option. Ah, en voilà un sujet de conversation sympa. La serveuse partie, le jeune homme s’installe un petit peu plus confortablement.

- Et tu fais quoi dans la vie ? Sur Adala depuis longtemps ? Fin, c’est pas exactement les questions les plus existantes mais faut bien commencer quelque part ?

Omg.

Un échec.

Vraiment.

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Caroline Labelvi
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Sujet: Re: swipe droite | caroline (terminé)   Mer 12 Déc - 13:04
Sa réponse arrache un sourire à Caro, qui garde les yeux rivés sur le menu.

« -Cool. »

Elle abaisse ses lunettes de soleil et le regarde, narquoise.

« -Je t’apprendrai à faire du riz. »

Après les avoir remises en place, elle consulte une dernière fois la carte, et la pose ensuite à plat sur la table. Cet Enzo n’a pas l’air d’être un mauvais bougre, elle va éviter de le ruiner dès le premier date.

Attendons le second pour ça.

Les coudes sur la table et le menton sur les mains, elle observe attentivement les traits de son homologue quand il la questionne sur son prénom. Il n’a pas l’air d’être le tombeur empli d’assurance et aux catchphrases toutes trouvées, mais semble aussi loin du timide timoré qui bafouille à chaque ligne. C’est cool, Caroline n’aime ni les grandes gueules, ni les niais.

… Son frère et sa sœur exceptés, ofc.

«-Caro, ça me va très bien. Même moi j’ai la flemme de l’écrire en entier parfois, donc bon... »

Elle ne se voit pas vraiment faire la morale aux gens à ce sujet. D’autant qu’elle est la première à donner des appellations aussi diverses, que variées, que ridicules aux gens. N’est-ce pas Zozo ? Pour l’instant, elle se garde de prononcer ce petit surnom improvisé à l’oral, mais en tout cas il l’a fait beaucoup rire. Quelle idée de s’appeler Enzo, aussi ?

Une serveuse finit par débouler jusqu’à leur table, juste à temps pour éviter un blanc de fin de discussion qui aurait pu être particulièrement gênant. La commande du fringant (non) et beau (ok, à la limite) jeune homme est expédiée en quelques secondes seulement, et c’est avec un sourire au coin des lèvres que Caro fixe la serveuse.

«-Un Unys Libre. Mais sans alcool. Et avec du citron. Et rajoutez moi une pincée de sucre roux… Et doublez moi la menthe. Et attention, ne pilez pas les glaçons. » l’employée note tout sur sa feuille, avant que Caroline ne reprenne subitement « Non vous savez quoi ? Oubliez. Je vais vous prendre une limonade. » face au regard blasé qu’elle lui lance, elle sourit à pleines dents « S’il vous plaît ~  »

Elle donne un grand coup de crayon sur sa feuille, et repart. La blonde explosive l’observe s’en aller, avant de reporter son attention vers Enzo, qui relance déjà les festivités de la discussion. Caroline se passe de toute blague ringarde du style « c’est un interrogatoire ? », parce que euh, oui ducon, tu te mets pas en couple avec quelqu’un dont tu ne sais rien, et répond donc docilement aux interrogations du garçon. Elle se redresse pour prendre appui sur son dossier, et réajustant inutilement ses lunettes de soleil, joue la carte de la modestie.

« -Je suis une star en devenir. »

Ah bah c’est toujours plus modeste que d’affirmer être une star tout court. D’un ton moins surjoué et plus détendu, elle lâche ses lunettes, puis reprend.

« -Coordinatrice ~♪ Mes Pokémon font de la musique sur scène, et moi je danse.  » elle hausse les épaules « Il m’arrive aussi de jouer les mannequins, mais c’est plus rare. Et mieux payé aussi. » elle marque une courte pause, et observe au travers de la vitrine du café « Je te dirai bien que je suis en tournée sur Adala, mais c‘est faux... » elle pose ensuite une main sur son front et tend un bras, en une expression à nouveau exagérée « Tu comprends, la vie d’artiste est si difficile ! J’étais lasse de tous ces projecteurs et de la pression de la scène, sans parler des médias… »

Elle sourit, amusée par sa propre dérision, et se rassoit convenablement en fixant Enzo.

« -Je sors d’une pause sabbatique. Je trouvais qu’Adala était un chouette coin pour reprendre. » elle commence à observer les ongles de sa main droite, plus mystérieuse  « Et d’autres trucs. »

Elle ne va pas non plus tout déballer maintenant. Qu’est-ce qu’elle pourrait raconter d’intéressant, après ? Que son frère est dans le coma ? Chouette. Youpi. Best plan pour pécho, vas-y, joue la grande sœur esseulée Caro, je suis sûr que ça va contribuer à l’image de la femme forte et implacable que tu veux te donner.  

Et puis, c’est donnant-donnant. Le tour de la blonde est terminé, donc place au bleui !

« -Et toi ? Vas-y, raconte. » mais elle se contredit tout de suite « Non ! Attends, je vais deviner... »

Joueuse, elle se penche légèrement en avant, et observe en détail les traits d’Enzo. Il est bronzé, et musclé, notamment au niveau des bras où sa force semble plus développée. Son visage paraît plutôt lisse, et la couleur bleue de ses cheveux évoquent à Caroline le vent salin qui l’aurait façonné.

Elle se laisse retomber contre son dossier, et lance son verdict, tonnante.

« -Tu es marin ! Tu as été pris dans une tempête, tu as fait naufrage ici, et depuis tu cherches à repartir... Non sans oublier de rendre une petite visite aux amazones du coin. »

Le sourire de Caroline s’élargit, fière de son raisonnement tordu.

« -J’ai bon ? »

C’est à ce moment là que la serveuse revient, et dépose un cocktail drôlement coloré devant Enzo, puis un verre vide accompagné d’une petite bouteille en verre remplie de limonade face à Caro. C’est d’ailleurs le regard appuyé vers cette dernière qu’elle dépose la note de son côté, avant de repartir s’occuper d’une autre table. Tiens, la blonde s’est faite une nouvelle amie, on dirait.

Quelque chose vient percuter la chaise de Caroline, et attire aussitôt son attention. Un petit Evoli frotte actuellement sa tête contre le pied de celle-ci, et arrache un sourire attendri à la blonde, qui passe une main dans son doux pelage. En voyant qu’il se laisse caresser, elle attrape la bestiole par les côtes, et la pose sur ses genoux – bestiole qui cherche aussitôt à gratter de la limonade en posant ses deux pattes avant sur le rebord de la table.

Pas de quoi cependant détourner l’aînée Labelvi des raisons de sa présence ici, qui s’adresse à Enzo tout en empêchant l’Evoli de boire sa boisson.

« -Tu es dresseur, toi aussi ? J’avoue avoir du mal à imaginer le genre de Pokémon que tu pourrais trimballer… »

Un Parecool irait bien à sa dégaine, mais ça elle ne va pas le dire.

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Sujet: Re: swipe droite | caroline (terminé)   Lun 17 Déc - 20:11
Caroline
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Enzo plaque une main sur sa bouche, l’air résolument étonné.

- Du riz !! Je crois que tu surestimes mes capacités culinaires …

C’est dit sur le ton de l’humour mais en vrai … c’est tristement proche de la réalité désolante qu’est un Enzo en cuisine. Le seul truc correct qu’il sait véritablement faire, c’est éplucher les patates et faire la plonge.

Parce que ça c’est des petits boulots accessibles et tranquilles. Et ça paye assez bien si on sait dans quels établissements aller.

Un peu comme serveur. Quelle transition épatante pour parler du désespoir qui se lit avec aisance sur le visage de la pauvre serveuse alors que Caroline demande la commande la plus compliqué de l’histoire, pour simplement demander un truc ridiculement simple à la place.

Bref, du grand art. Si Enzo retient le fou rire, il n’arrive pas vraiment à camoufler le sourire amusé qui s’est dessiné sur son visage au fur et à mesure du petit monologue de la blonde.

Il ne relève pas vraiment et pose les traditionnelles premières questions typiques un peu gênantes des premiers rendez-vous. Vous savez ce moment un peu bizarre où tu sais pas trop quoi dire et où tu sais pas suffisamment de choses sur l’autre personne pour être véritablement confortable.

J’veux dire, pour ce qu’il en sait, Caro pourrait tout aussi bien être une assassine qu’une sérial killer. Et il est sa prochaine cible.

C’est quand même tout à fait crédible. Oui.

Mais rien de cela. Caroline le rassure rapidement. C’est une star, une étoile montante de la coordination. Pas étonnant vu le charisme de la blonde. Il a du mal à l’imaginer dans un métier commun. Il faut quelque chose d’aussi épatant que l’aura qu’elle dégage.

Il l’écoute parler avec attention, note l’espèce d’aigreur qu’elle a parfois en parlant. Il voit les changements dans ses mouvements, s’amuse des traits d’humour qu’elle envoie. Il se laisse prendre au jeu et suit ses gestes et ses mots avec attention, tente de noter les détails. C’est toujours bien de retenir les petites choses. Les filles adorent ça.

- Chouette ! Tu me signes un autographe que je pourrais revendre des millions pour quand tu seras méga super connue ?

Il ricane un peu quand elle se décide à deviner son métier sur son apparence et ce qu’il dégage. Il n’a jamais été très bon à ce petit jeu mais il a bien envie de la laisser essayer. Il pose ses coudes sur la table et s’avance un peu également, répliquant vaguement les propres mouvements de la jolie femme en face de lui.

- Je t’en pris, fait toi plaisir. Décortique moi !

Un léger clin d’œil et il la laisse le fixer avec intensité. Pas qu’il ne lui rende pas le regard en retour. Caro est décidément une fille intéressante. La coordination ? C’est pas si commun de voir une femme continuer dans cette voie. C’est comme les dresseurs. Tu perces ou pas. Tu brilles ou pas. Et Caro a pas l’air d’avoir encore commencé à vraiment brillé. Mais elle persiste et signe. Enzo ne peut qu’admirer la détermination de la demoiselle.

Il éclate franchement de rire à la proposition de la coordinatrice. Il aime bien l’idée, ça lui donne un air cool, frais. Et en quelque sorte, elle a raison. Il a été marin. Entre autre. Avant qu’il ne puisse répondre, la serveuse arrive avec leur commande. Visiblement assez hostile envers la blonde, elle pose avec peu de subtilité la note de son côté, faisant sourire le jeune homme. Peut-être aura-t-il le droit de commander une pizza ce soir, au final …

- Un petit peu. J’ai été marin et je le serais peut-être à nouveau. C’est pratique pour voyager, tu payes pas ton trajet si tu bosses sur le bateau. Mais j’ai fait pas mal de truc en fait. Serveur, barman … tout ce qui passe sous la main pour gagner de quoi manger.

C’est toujours là le moment un peu délicat dans le rendez-vous. Expliquer qu’il s’attache pas, qu’en quelque sorte, il est vraiment un marin. Qu’il est plus attiré par le voyage que par la destination.

- J’bouge beaucoup surtout. J’aime pas vraiment me poser dans une ville trop longtemps.

Il attrape son verre, beaucoup trop coloré pour que ce soit vraiment bon. Il plante la paille entre ses lèvres et laisse ses yeux dériver sur le petit Evoli qui squatte désormais les genoux de la belle blonde.

Il toussote vaguement, le goût du cocktail n’était pas vraiment au sien, de goût.

- Uep. Dresseur. Enfin, j’ai des pokemons avec moi quoi. Je fais pas de combats ou quoi que ce soit. C’est plus de la protection à la base. Les gens sur les routes aimaient pas trop l’idée d’un gosse sans, au moins, la protection d’un pokemon. J’me suis laissé convaincre.

Il sourit vaguement. Le canif dans sa poche était une protection suffisante à ses yeux mais il s’était laissé convaincre et il avait récupéré son premier pokemon.

Nérée.

Il actionne la pokeball de son starter et le Tiplouf apparaît sur ses genoux, toujours aussi vibrant de couleurs.

- Nérée, Caro. Mon starter, mon date.

Le Tiplouf regarde la blonde un instant avant de retourner vers son dresseur, son pouce en l’air. Son « Tiiii » est clairement un « Bo jeu mec » qui fait lever les yeux au ciel à Enzo. Pas vraiment intéressé par être témoin du rendez-vous, Nérée saute sur le sol et se décide à aller taper la discute à une adorable Pikachu.

- J’ai un Mangriff et une Psykokwak aussi.

Il sourit vaguement. Son équipe est bizarre mais il les aime bien.

- Et toi ? J’avoue que quand je pense coordination je pense rose et ruban mais c’est clairement pas ton style.

Enfin, le style de Caro c’est plus veste en cuir et lunettes aviateur. Assez loin de l’image des concours pokemons que peut avoir Enzo.  

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Sujet: Re: swipe droite | caroline (terminé)   Mar 8 Jan - 22:28
« -Un nomade, hein ? »

La réponse d’Enzo au jeu des devinettes arrache un sourire à la blonde, qui remue la paille de son verre d’un air pensif. Déjà parce que, ce genre de vie, ça lui connaît plutôt bien – elle a un peu décidé de se poser pour la première fois depuis ses seize ans il y a tout juste cinq mois – et surtout, car…

Nomade, c’était le nom d’un de ses Chacripan, à la ferme.

Poutit Chacripan Nomade, qu’elle l’appelait.

Et en parlant de Pokémon, il est temps pour Enzo de présenter les siens. Car qui n’a pas de Pokémon, dans ce monde ? Enfin, réfléchissez-y : si on vous dit que vous vivez sur une planète où il est normal d’enfermer des êtres vivants doués de pouvoirs surnaturels dans des capsules portables et qu’ainsi ils obéissent instantanément au moindre de vos ordres, vous n’en voudriez pas, vous ? Caro et Enzo, eux, ont fait leur choix, en tout cas.

C’est ainsi que Caroline voit apparaître un Tiplouf aux… Couleurs insolites ? Elle réprime difficilement un haussement de sourcil en sa direction, dont le sens signifie assez clairement « c’est quoi ça ? ».

Eh bien, ce truc, c’est Nérée.

Passé le… Constat, de son étrange pelage, Caroline émet un petit rire, amusée par l’attitude du Pokémon. Tout en lui souriant, elle lui fait signe de la main.

« -Salut petit gars. »

Petit gars aussi vite venu que reparti. Visiblement peu intéressé par la discussion, il s’en va bien vite rejoindre un… Pikachu… Dont Caroline a tôt fait de se détourner. Elle dépose l’Evoli qu’elle gardait sur ses genoux jusqu’alors au sol, et se concentre plutôt sur la suite de la discussion.

« -C’est une team drôlement étrange, que tu as là. » dit-elle en un sourire « D’où je viens, à Sinnoh, il arrive aussi que l’on file des Tiplouf en starter aux jeunes enfants. Tu l’as eu où, le tien ?  » elle attrape son verre, et après avoir bu une gorgée, son sourire se fait plus carnassier « Une rencontre dramatico-tragique à me raconter ? »

Elle repose son verre, et déplie ses jambes pour plutôt les croiser dans l’autre sens.

« -J’ai trois Pokémon, moi aussi. Coko mon Mélokrik, au violon, Nessie ma Lokhlass, au chant, et Lysian, ma Korillon, qui en plus de faire les percussions, nous espionne depuis maintenant dix minutes, cachée derrière sa plante verte. »

D’un mouvement du menton, elle indique à Enzo un pot derrière lui, et dans lequel de nombreuses tiges ont été plantées. Lysian, qui laissent entrevoir ses deux yeux parmi elles, se planquent brusquement derrière en une vaine tentative de dissimuler sa présence.

« -Eh, t’es grillée ma grande. Ramène ta Fraive. »

Un son de tintillement très familier aux oreilles de la blonde se fait entendre lorsque la Korillon, un sourire gêné sur le visage, sort de sa cachette pour rejoindre sa dresseuse. Arrivée à sa hauteur, elle fait une petite pirouette et lève ses deux pattes à l’intention d’Enzo, qu’elle salue de la sorte.

« -Enzo, Lysian, Lysian, Enzo.  » Caroline attrape la note laissée par la serveuse et sort un stylo de son sac, qu’elle lui tend « On a un autographe à faire, tu t’en occupes ? »

Lui présentant le côté vierge de la facture, plaquée contre sa main, Caroline se contente de toiser Lysian en un sourire, en attendant qu’elle agisse. Ce qu’elle ne tarde pas à faire, puisqu’elle finit par faire léviter le stylo à l’aide de ses pouvoirs psychiques, et tout en faisant des gestes obscurs avec une mine beaucoup trop enjouée, l’agite dans tous les sens sur la feuille. Passées cinq secondes, elle s’arrête, et laisse le stylo retomber sur la table, avant que Caroline ne tende la note à Enzo d’un air désinvolte.

« -Et voila mon chou. ♪ »

Son prénom, tout attaché, et lié à un trait qui le souligne, avant de se finir en étoile. Lysian a voulu apprendre à faire la même chose en voyant Caroline répéter plusieurs fois ce geste, et c’est ce qu’elle a fait.

Mais ça, Caro ne le dira pas.

« -Tu sais, j’en signe tellement, il faut bien que je délègue de temps en temps.  » son mouvement pompeux visant à réajuster ses lunettes est assez représentatif du sérieux de la chose « Mais si tu es sage, je te jure de t’en faire un vrai. ♥ » elle coule un regard plus incertain vers la note « … Et sans que tu es quoi que ce soit à payer. »

Elle passe brusquement du Poussifeu au Tiboudet quand l’envie subite de s’étirer lui prend, et qu’elle se réinstalle confortablement sur sa chaise.

« -Dis moi plutôt, comment tu comptes conclure avec des meufs si tu es incapable de tenir en place ? » son expression se fait plus menaçante « Ou alors, tu n’es là que le temps d’un soir et mon avertissement du début n’a pas été assez clair ?… » elle rigole, et abaisse une main d’un air désinvolte, imitée par Lysian de manière plus grotesque « Je plaisante. Je suis comme toi. Du moins, j’étais. » elle se cale contre le dossier de sa chaise, et croise ses bras « J’ai passé mon adolescence à voyager à droite à gauche. Je n’ai décidé de me poser que pour la première fois il y a tout juste cinq mois, et… J’ai eu quelques problèmes qui font qu’au final, je n’ai pu m’installer qu’il y a peu. J’ignore combien de temps je vais rester exactement, mais… Après dix ans passées sur les routes, j’espère quand même pouvoir profiter un peu. »

Caroline a une étrange sensation dans son estomac, et réalise brusquement pourquoi aussitôt après. C’est peut-être les premiers propos qu’elle dit à Enzo qui, non seulement ne sont pas sur le ton de la plaisanterie, mais qui en plus, sont véridiques. Elle a tellement pris l’habitude de mentir sur son véritable métier et ses intentions que maintenant, être sincère lui fait bizarre.

Tant mieux, dans un sens. C’est grâce à ce genre de ressenti qu’elle a pu rester espionne aussi longtemps.

« -Et du coup, tu comptes rester chômeur professionnel encore un moment ? T’es là depuis peu ou non ? On m’a dit que cette île avait une forte demande d’emploi, mais avec la migration de tout Lansat par ici, t’as intérêt à ne pas trop traîner si tu ne veux pas que des jobs te passent sous le nez. »

Elle hausse les épaules en un sourire.

« -Enfin, si t’as envie de pouvoir payer des verres à d’autres amazones. Après, tu fais comme tu veux. Surtout que c’est la fille en pleine année sabbatique qui te dit ça... »

Comme pour noyer ses propos, elle se hâte de boire une gorgée de sa paille d’un air faussement coupable.

Un sourire éternellement narquois aux lèvres.

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Sujet: Re: swipe droite | caroline (terminé)   Lun 28 Jan - 21:44
Caroline
swipe right
Nomade ? Enzo aime bien la sonorité du mot dans sa bouche. Ça fait très aventurier, toujours en train de bouger et pour être franc, c’est un peu le genre qu’Enzo tente de se donner. Si ça marche, il va pas se plaindre.

- Tu risques d’être déçue. Nérée c’est vraiment la rencontre la plus banale de l’univers. J’étais à Sinnoh à l’époque, et j’étais tenté par un pokemon. On m’a conseillé le prof Sorbier et il m’a refilé ce loustic. Pour l’histoire mélo-dramatique de ma rencontre avec Pontos faudra attendre le deuxième date.

Enzo conclut sa tirade avec un clin d’œil. Enzo tente de retenir les surnoms des pokemons de la belle blonde et n’a pas trop de mal à l’imaginer sur scène entouré de l’équipe qu’elle présente. En fait, plus qu’une coordinatrice, Caro a plus l’air d’une rockstar. Enzo suit amusé, la petite interaction que la blonde a avec sa Korillon.

Pour répondre à la salutation du pokemon, Enzo lève ses deux mains, mimant avec un sourire amusé l’action de Lysian. Un peu interloqué, le jeune homme suit du regard la Korillon qui ne tarde pas à user de ses pouvoirs psychiques pour signer la note que la serveuse a laissé là. Le garçon fronce un peu les sourcils.

- Hey, c’est pas un peu de la triche ?

Il récupère néanmoins le morceau de papier et l’approche de son visage.

- C’est super impressionnant quand même, on dirait pas que c’est un pokemon qui a …

Enzo repose son regard sur Caroline. Elle a l’air assez fière de son petit tour. Enzo lui renvoie un sourire avant de ranger avec attention l’autographe dans son portefeuille.

- Merci en tout cas.

Elle explique rapidement, d’un ton joueur, le pourquoi du comment sa Korillon est si douée pour reproduire son autographe.

- Wow, je suis donc en présence d’une star de grand calibre. J’aurais dû le deviner de suite, les lunettes de soleil, ça trompe pas.

Caro est chouette comme nana. Enzo l’aime bien. C’est facile de discuter avec elle et sans vraiment s’en rendre compte, ils sont sortis de cette phase un peu gênante du premier rendez-vous. C’est plus comme rattraper le temps perdu avec une connaissance qu’on a pas vue depuis quelques années. Il a vaguement l’impression de la connaître en fait. Elle est juste … simple.

C’est facile. C’est peut-être parce qu’elle est peu comme lui. La vie de nomade, ça a tendance à vous habituer à devenir potes avec le premier venu. Alors quand deux personnes de ce style se rencontrent, c’est encore plus simple, pas vrai ?

Pourtant, Caro a pas la langue dans la poche et le concept de tact ne semble pas vraiment lui être familier. Mais elle lui ouvre une porte, se dévoile plus en quelques mots qu’en des phrases et des phrases. Elle semble délaisser l’armure de la plaisanterie pour révéler un peu de la vraie Caro. Et Enzo ne sait pas trop quoi en penser. C’est pas un adepte Enzo, des révélations. C’est bien pour ça qu’il est aussi honnête, aussi franc. Si il révèle tout, à tout le monde, c’est pas comme si il s’attachait. Comme si il laissait les autres entrer dans une part privée de lui même.

- Oh, tu sais, parfois, c’est justement ce qui fait que je conclus.

Le grand coup de l’aventurier solitaire à la recherche d’un peu de réconfort le temps d’une nuit. Malheureusement, ça veut souvent dire que ces dames s’attachent, qu’elles cherchent à le garder, à le faire rester au port. Mais, hey, Enzo est devenu expert de l’exfiltration post-coït.

Dit comme ça, ça fait vraiment salopard. Il va peut-être s’abstenir si il a envie de conclure avec la délicieuse blonde face à lui.

Il hausse vaguement les épaules suite à la question. Son chômage, très clairement, c’est le dernier de ses soucis. Il a jamais vraiment eut de soucis pour ça.

- Boah, je suis pas super difficile. Et j’ai un CV en béton armé. J’ai fait … beaucoup de jobs. J’ai de l’expérience dans tous les domaines, quasiment.

Il hésite un peu avant de reprendre.

- Qu’est ce qui t’a fait te décider à te poser ? J’veux dire, ça m’est arrivé de rester pendant un long moment au même endroit, mais au bout d’un moment, je finis toujours par vouloir aller voir ailleurs.

Il sourit vaguement et prend une gorgée de son étrange boisson.

- J’ai pas envie de mentir ou quoi que ce soit. J’suis assez honnête comme garçon donc … J’ai aucune idée de combien temps je vais rester ici. Je préfère … je sais pas, te le dire, avant qu’il se passe quoi que ce soit, si il se passe quoi que ce soit. J’essaie de prévenir quand je pars, mais ça m’arrive de pas le faire.

Il soupire et hausse les épaules.

- Et puis, si tout se passe bien, j’aurais pas a payer des verres à d’autres amazones. Celle en face de moi est plus que suffisamment intrigante pour me garder un moment.

Il termine avec un clin d’œil.

- C’est pas fou hein, comme premier date. Un type qui te sort qu’il sait pas combien de temps il va rester là.

Il laisse un petit rire lui échapper. C’est un peu bizarre comme situation mais quelque part, il a pas vraiment peur de voir Caro lui foutre une baffe et se casser. Elle a pas l’air d’être le genre de nana à se laisser démonter par son petit discours.

Il aime bien ça Enzo.

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Sujet: Re: swipe droite | caroline (terminé)   Mar 5 Fév - 9:27
Apparemment, la perspective d’une absence de boulot n’inquiète pas plus que ça le grand gaillard. Il a en tout cas suffisamment confiance en son expérience professionnelle… Bah, s’il le dit. Un simple glandeur aurait simplement évité le sujet, Enzo a l’air de savoir ce qu’il dit. Et s’il a autant voyagé qu’il le prétend, alors cela doit être effectivement le type de personne capable de survivre en n’importe quel milieu urbain.

Tiens, en parlant de voyage. Voilà que le bleu demande à Caroline la raison de son immobilisation soudaine. Askip, lui ne se sent pas prêt de se poser avant un moment… Il paraît d’ailleurs quelque peu gêné, au moment de l’avouer. Il faut dire que déclarer à son date qu’on a la stabilité d’un Cotovol, c’pas le best plan du tout. Lui-même le reconnaît.

Parce que même si ça peut lui donner un côté sauvage et intrépide dont Caro se contrefout, ce genre de rendez-vous a pour objectif d’établir une relation à long terme, à la base. Enfin, sauf si tu es là juste pour tirer ton coup, mais la blonde a été plutôt explicite à ce sujet…  Plus la conversation avance, et plus la jeune femme prend conscience que cet Enzo n’a pas grand-chose du partenaire idéal.

Idéal. Malcolm avait tout d’idéal. Beau gosse, cultivé, gentleman, aisé. Le mec cumulait la casquette d’espion et d’acteur. Il aurait suffi qu’il soit en plus de ça pompier volontaire pour faire chavirer le cœur de toute demoiselle.

Et plus que tout ça, Malcolm était prêt à s’engager. Partir sur une relation qui perdure. Qui survit. Aux voyages. Au temps.

Qui les lie.

Deux à deux.

« Jusqu’à ce que la mort les sépare ».

« -... »

Caroline se lève brusquement de sa chaise. Elle attrape Enzo par le col, et le force à se mettre debout à son tour.

« -Non, c’est parfait. »

Et elle l’embrasse.

Ouais. Comme ça. D’un seul coup. Elle appose ses lèvres contre les siennes, sous le regard quelque peu surpris des gens alentours. Le fait d’être à moitié au dessus de la table et de sentir le rebord de celle-ci contre ses jambes a quelque chose de désagréable, mais elle s’en moque. Sa seule priorité, là tout de suite, c’est de pé-cho ce mec.

Ce mec incapable de tenir en place. Ce mec dépourvu d’anxiété. Ce mec qui ne semble rien prendre au sérieux. Ou tout à la légère ? Ah, peu importe. Ce mec qui ne va pas l’étouffer dans une relation trop durable. Ce mec dont elle va juste profiter de la proximité. De l’affection. De l’attention. Le temps de quelques jours. Semaines. Peut-être plus.

Mais pas pour l’éternité.

Caroline déteste les chaînes. Caroline veut être libre. Caroline veut pouvoir vivre sans retenu. Sans remord. Pouvoir faire ce qui lui chante, en somme. Mais Caroline a aussi ce besoin… Ce besoin primaire, de la présence d’un autre. Ne serait-ce que pour l’épauler. Ne serait-ce que pour se sentir soutenue. Ne serait-ce que pour se distraire.

Ne serait-ce que pour oublier son frère.

L’espace de quelques secondes.

Seulement quelques secondes.

Jamais elle n’aurait espéré trouver si vite, mais Enzo semble être pour elle le compromis idéal. Le petit plus de sel dans sa vie déjà bien mouvementée, qui rend le tout plus savoureux. Il faut bien doser les épices, après tout – trop peu serait insatiable, et une surdose, écœurante.

Pas la futilité d’un soir. Pas l’engagement d’un Malcolm.

Juste Enzo et elle.

Pour un temps donné.

Comme ce baiser, par exemple. Sans lâcher son col, Caroline finit par le libérer de son emprise buccale. Un sourire carnassier sur le visage, elle plonge ses yeux dans les siens.

« -Monsieur a la bougeotte ? Alors soit. Autant profiter de cette offre promotionnelle tant qu’elle est encore disponible. ~ »

Elle le relâche, et tend une main en direction de Lysian. La Korillon sort un petit carré cartonné d’à peu près nul part, et le donne à sa dresseuse, qui le tend immédiatement au bleu.

« -Pas d’appel entre minuit et dix heures du matin, j’ai autre chose à faire – genre, dormir. Je trouve les chemises glamours mais les fleurs has been. Par contre, je suis une inconditionnelle de chocolat. »

Une fois sa carte de visite dans les mains de son date, elle lui ébouriffe gentiment les cheveux, et prend la direction de la sortie.

« -Je compte sur toi pour faire le premier pas. Voire le second en fait, j'ai déjà pas mal ouvert la marche, je crois. » elle lui tire la langue, malicieuse « Donc à une prochaine, Zozo. ♥
-Koriiiii ! ♫ »

Et elles partent.

Pourquoi partir ? C’est vrai, elle était bien, là. Elle n'a même pas répondu à la précédente question du bonhomme. Et n’a rien de particulier à faire, de surcroît. Bah écoutez, il faut bien qu’elle ménage son effet, non ? D’autant qu’elle se sent vraiment pas de rester plus longtemps en présence de tous ses Pikachu.

Ou alors, ça lui prend déjà. Cette crainte de l’enlisement, que ce tour de grande roue lui a laissé. Ce besoin omniprésent d’envoyer chier ce sublime bouquet de fleur, qu’elle n’a jamais eu le courage d’amener jusqu’à l’autel.

Pourquoi l’aurait-elle fait ? C’est chiant à entretenir, ces pétales là.

En plus, elle a toujours eu du mal avec leur couleur…

... Elles étaient comment, déjà ?





Bah. Quelle importance ?

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Sujet: Re: swipe droite | caroline (terminé)   Mer 6 Mar - 14:20
Caroline
swipe right
Caroline, c’est autre chose. Elle est … elle est tellement unique, tellement elle même. Il se sent libre de dire ce qui lui passe par la tête. Dans le pire des cas, elle se foutra de sa gueule mais c’est pas méchant. C’est juste comme elle. Pleine d’une énergie débordante. Pleine d’une fougue absolument unique.

Enzo a voyagé et en a rencontré du monde. Des femmes, des hommes, tous différents, tous particuliers. Pourtant, jamais, jamais, il n’a croisé quelqu’un du calibre de la blonde. Elle a quelque chose d’unique. De spécial.

Ça attire Enzo comme un papillon est attiré par la lumière. Tant pis s’il s’y brûle. Tant mieux même.

C’est pour ça qu’il se permet d’être aussi franc. De ne pas se camoufler derrière des jolies tournures de phrases. Il pose qui il est sur la table et laisse Caroline décider. Elle mérite au moins ça. Elle mérite probablement mieux qu’Enzo mais Enzo a toujours eu de la chance et obtenu plus que ce qu’il méritait. C’est pas nouveau.

Il se laisse gentiment faire quand Caro l’invite (le force) à se lever après elle. Intrigué, il penche légèrement sa tête sur le côté. Ils sont proches, elle murmure quelque chose et avant qu’Enzo ne puisse réagir, ses lèvres sont sur les siennes et elle l’entraîné dans un baiser enflammé.

Malgré la table entre eux, les regards et les murmures surpris des autres clients du café, Enzo pourrait pas rêver d’un meilleur premier baiser. Premier d’une longue série, il l’espère.

Il se laisse faire et répond à l’emprise de la blonde avec la même ferveur. Puis elle le relâche et taquine, elle saisit l’offre que lui fait Enzo. Sans soucis. Sans râler sur sa bougeotte. Sans lui demander de rester avec elle pour toujours. Ça le fait sourire.

Incapable de répondre face à la fougueuse coordinatrice, Enzo écoute les quelques demandes de Caroline et décide que c’est assez juste et se contente d’un hochement de tête. Et juste comme ça, Caro lui tourne le dos et quitte le café.

Enzo lui, se laisse tomber dans la chaise sur laquelle il était assis il y a quelques minutes et tente péniblement de comprendre ce qu’il vient de se passer. Ils discutaient et il racontait qu’il voulait pas rester en place, qu’il était un contrat à durée limité.

Ça lui a plut. C’est tout ce qu’elle désire. Elle l’a embrassé et Enzo est presque sur que maintenant il peut dire qu’il est en couple avec la tumultueuse Caroline. Et ça lui va parfaitement. C’est pas du tout ce qu’il venait chercher dans ce rendez-vous. Il voulait un peu de compagnie, peut-être une agréable soirée. Il repart avec une copine qui ne cherche pas à l’emprisonner.

Quelqu’un qui s’en fout de s’il est là ou pas. Quelqu’un qui accepte son caractère volatile et fuyant. Quelqu’un qui cherche juste comme lui. La possibilité de se retrouver dans des bras chauds, la possibilité d’avoir quelqu’un sur qui s’appuyer, quelqu’un qui vous donne de l’affection. Tous les avantages d’un couple. Sans tout le bordel d’attachement et de chaînes et de promesses et de futur.

Caro et Enzo, ça durera le temps que ça durera.

Il n’y a pas de règles, pas de promesses. Juste eux. Et ce besoin terrible d’avoir des bras autour de soi au moment de s’endormir.

Enzo esquisse un sourire satisfait et enregistre le numéro de la belle blonde dans son téléphone. À lui de faire le prochain pas donc ? Pas de soucis pour ça, Enzo a l’habitude des premiers pas.

Et puis avec des intentions aussi claires en face … c’est presque facile.  

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swipe droite | caroline (terminé)
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