Paroxysme du romantisme (non)
Caroline Labelvi
Caroline Labelvi
Région d'origine : Sinnoh, Rivamar
Âge : 27 ans
Niveau : 16
Jetons : 3622
Points d'Expériences : 287
Adulte Contre-Espionnage
Sujet: Paroxysme du romantisme (non)   Ven 15 Fév - 17:51
CAROLINE LABELVI

feat Enzo White
« Paroxysme du romantisme (non) »

« -… Désolé. Le verdict est sans appel.
-Oké ! »

Caroline lâche un profond soupir d’exaspération.

« -Vraiment ? Vous avez tout essayé ?
-Oké.
-Affirmatif.
-Oké ! »

Elle écarquille les yeux, et dévisage son interlocuteur.

« -Même le programme intensif ?
-Oké ?
-Oui. Normalement, subir cet entraînement pendant une semaine suffit à changer n’importe quel Pokémon en une simple machine de guerre obéissante, mais… Il y est resté complètement imperméable. Ce n’est du jamais vu, même au sein de la formation.
-Oké...
-Navré, mais… Ce Pokémon est la créature la plus stupide que la terre ait porté, Agent 499.
-Okéééééééééééé !
-...
-... »

Caroline prend une profonde inspiration.

Et arme son geste.

« -TA GUEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUULE !
-SBAF.
-Okéééééééééééééééééééé…. ! »

Elle observe la silhouette du Pokémon s’échouer dans le lointain avec une expression quelque peu satisfaite, sous le regard circonspect de son homologue.

« -Pourquoi ne pas simplement le donner ?
-J’ai essayé. Trois fois. Plus cinq tentatives d’abandon. Il est TOUJOURS revenu. » elle fait un mouvement nonchalant de la main « J’ai laissé tomber une semaine après lui avoir fait gober une pilule d’arsenic sans qu’il ne soit ne serait-ce que ballonné.
-…. »

Les épaules de la blonde s’affaissent.

« -Comment je vais faire ? Ce truc serait capable de complètement me faire foirer une mission… »

L’autre se détourne, visiblement sur le départ.

« -C’est la Saint Valentin, arrangez-vous pour qu’il jette son dévolu sur une autre femme ?
-Ah, ah, ah. Très drôle.
-En tout cas, nous en avons terminé pour aujourd’hui. Dressez-le ou débarrassez-vous-en, peu importe, mais arrangez-vous pour qu’il ne nous pose plus aucun problème.
-Oké ! »

Caroline toise le Pokémon de retour à ses côtés, et se facepalm en un grognement exaspéré. Elle en a presque oublié qu’aujourd’hui est la fête des amoureux… Bon sang. Heureusement qu’Enzo n’est pas du genre à lui sortir le grand jeu, parce qu’en vue de son humeur….

***

De retour à son appartement, elle s’avachit lamentablement sur son canapé.

« -Okéo- ? »

Têtaclak n’a même pas le temps de finir sa phrase que Caroline lui balance sa Pokéball en pleine tronche, enfermant cette insupportable chose à l’intérieur. Elle lâche un énième soupir d’exaspération, et se tourne sur le dos après avoir saisi son Ipok. En quête d’une quelconque source de distraction en attendant de retrouver son bleu ténébreux, elle scroll machinalement les dernières nouveautés.

Son regard finit par s’arrêter sur une publication d’une association étudiante. Elle avait vu passer, quelques jours auparavant, une annonce à son sujet… L’idée d’y prendre sérieusement part lui a bien traversé l’esprit, mais elle s’est rapidement ravisée. Ce genre de trucs, c’est pour les amoureux complètement Couaneton de leurs partenaires, qui se goinfrent de guimauves et pètent des paillettes. Elle et Enzo n’ont clairement pas besoin de toutes ses mièvreries dans leur couple ultra-chill… Et elle a vraiment pas envie de passer pour une ringarde, en plus. Elle s’est donc contentée d’une annonce discrète au sujet de sa récente… Acquisition, et est vite passée sur autre chose.

Curieuse, elle commence donc à consulter les messages, non sans arborer un large sourire narquois. Il semble que son frère a un certain succès auprès de… Cael ? Hmm, c’est étrange, elle l’imaginait moins rentre-dedans. Mais soit… Attendez, c’est une menace de mort, ça ?… Ooooooook…. Ginji se fait des amis vraiment très étranges, dans cette école…

Mais alors qu’elle se délecte tranquillement des ragots étudiants, Caroline se redresse brusquement. Pourquoi il y a un poème lui étant destiné ?… Bon, il ne l’est peut-être pas à elle précisément, après tout des Caroline il doit y en avoir une tonne, mais il faut avouer que le format du message et les couleurs choisis lui évoquent grandement son nigaud de petit am…

« -Oh merde. »

Oui, c’est le mot.

Son regard a dévié jusqu’à la signature du texte, et s’est complètement figé. Enzo.

Pour Caroline.

De Enzo.

Hmm.

Peut-être une sorte de coinci… ?

« -… Oh merde. »

-Non, ce n’est résolument pas une coïncidence, il faut être parfaitement stupide pour l’envisager. Des Enzo qui écrivent à une Caroline via une belle mise en page océan tout en lui parlant de canapés, il n’y en a pas trente six milles, sur cette île.

Se levant d’un seul coup de ce fameux canapé, justement, elle commence à faire les cents pas dans son salon tout en lisant le poème qui lui est dédié. C’est maladroit, sans aucune rythmique, les rimes sont pauvres et elle est presque sûre d’avoir vu passer une faute d’orthographe : mais les faits sont là.

Enzo lui a écrit un poème, et l’a rendu public à Adala toute entière.

Caroline s’immobilise, et pour la seconde fois de la journée, vient se frapper le front de la paume de la main.

« -Oh meeeeeeeeeerde.... »

Et dire qu’elle a simplement posté une annonce pour son Okéoké. Cette fois c’est sûr, elle craint, pour le coup. Tout en reprenant ses va-et-vient nerveux, elle cherche à rapidement remettre de l’ordre dans ses idées.

« -Très bien, très bien… Je dois le retrouver dans quinze minutes, je n’ai absolument rien préparé, il m’a écrit un poème, et je ne sais absolument pas quoi faire pour... » elle s’immobilise, et son regard s’illumine « Oh, je sais ! » elle se focalise à nouveau sur son Ipok, dont elle change la page, sélectionne un contact, et porte l’écran à son oreille « Je vais demander à Ilea ! Elle doit sûrement savoir ! Après tout, elle est sortie un an avec lui, donc elle sera parfaitement capable de dire à sa colloc’ comment rendre heureux le gars qui lui a brisé le cœur, et... » alors que le premier bip retentit dans le téléphone, elle le rabaisse, et raccroche « … Et t’as beau être une espionne gouvernementale, Caro, t’es quand même sacrément conne. »

Elle reste là, figée, et le regard perdu dans le vide. En un soupir las, elle finit par se frotter les yeux de fatigue, et parvient par la même occasion à retrouver un tant soit peu de calme.

« -… Bon. L’impro, ça te connaît, hein ? ‘Pas comme si tu passais ta vie à improviser… Je vais trouver un truc. Ça va le faire. Il faut juste que… »

Son regard commence à balayer l’appartement, en quête d’idée. Elle pourrait lui offrir le canapé, puisqu’il a l’air de tant l’apprécier ? Hum, non, les idées de ce genre tu les oublies tout de suite, Caro. Peut-être que si elle se contente de s’habiller de façon glamour… ? Pouah, non, c’pas un cadeau ça…. Oh ! Elle n’a qu’à lui filer Têtaclak, et… ! Et le larguer par la même occasion, parce que c’est bien le genre de trucs qu’offre à quelqu’un avant de le larguer, histoire de bien enfoncer le clou. Voyons voir Caro, tu peux faire mieux… Tu peux faire beaucoup mieux…

Ses yeux finirent par se poser sur sa cuisine. Hmm…

***

Elle se racle la gorge, les mains dans son dos. Postée devant la porte de son compagnon, elle paraît avoir un léger moment d’hésitation avant de se décider à enfin toquer. Elle finit toutefois par le faire, et vient aussitôt planquer son bras derrière elle, tenant fermement son cadeau de ses deux mains.

Elle ne sait absolument pas à quoi s’attendre pour aujourd’hui. Est-ce que le poème n’est qu’un vague aperçu de ce qu’a préparé Enzo, ou l’a-t-il au contraire effectué en guise de minimum syndical ? Caroline espère en tout cas ne pas trop en avoir fait avec cette robe et ce rouge à lèvres violacés.

La porte finit par s’ouvrir. Elle n’attend même pas qu’il se soit complètement révélé à lui pour prendre la parole.

« -Tadaaaaaa ~★ »

Elle tend ses bras devant elle, et l’invite à saisir une… Enveloppe, entourée d’un joli petit ruban.

« -"Stari vous présente ses cinquante recettes de riz", édition collector !… Le bon de commande. Parce que, euh… Tu connais les livreurs, on ne peut pas leur faire confiance, ahaha !… Aha…. »

… Ahum. Faîtes qu’il est prévu de la merde, faîtes qu’il est prévu de la merde.

_________________

Lexicaro:
 
Enzo White
Enzo White
Région d'origine : Hoenn - Pacifiville
Âge : 23 ans
Niveau : 10
Jetons : 1120
Points d'Expériences : 171
Adulte Blogueur
Sujet: Re: Paroxysme du romantisme (non)   Mer 6 Mar - 14:58

caroline
paroxysme du romantisme (non)
Enzo et la Saint Valentin, c’est … quelque chose. La majorité des années, il oublie, les autres fois, c’est quand il en couple et qu’il est supposé faire quelque chose histoire de pouvoir ensuite profiter d’une agréable soirée. Du coup Enzo, il est à peu prêt rodé à la Saint Valentin et même si Caroline et lui, c’est chill, il aime bien faire quelque chose pour ses copines.

Et puis ça leur fait généralement toujours plaisir.

Donc Enzo a invité la jolie blonde à le rejoindre chez lui pour qu’ils passent la soirée (et avec de la chance, la nuit) chez lui. Et Enzo, il a tout donné. Parce que c’est un gars comme ça Enzo. Jolie chemise noire sur un jeans près du corps qui lui fait un popotin génial, le jeune homme a même vaguement tenté de coiffer le nid d’oiseau posé sur sa tête.

Mais le grand spectacle, c’est le salon. Enfin, la pièce à vivre de son studio. Le canapé lit est replié et laisse place à une petite table à deux chaises. Il a disposé avec soin du papier journal sur le bois de manière à faire une nappe. Hey, il a clairement pas les moyens d’investir dans une nappe ok. Les assiettes, trouvées il y a quelques mois dans un « Tout à 1 jeton » sont d’un rose effroyablement pétant. Les couverts rattrapent à peine le tout avec leurs couleurs faussement jaune un peu délavé. À la base, c’était sensée être de l’imitation or. Autant dire que les passages à la machine vaisselle leur avaient pas fait du bien. Les verres sont clairement  la grande fierté d’Enzo. Anciens pots de moutarde terminés, ils sont à l’effigie des grands héros de cette aire. Les serviettes, pliées en pouet-pouet sur les assiettes sont presque aussi vives que ces dernières avec leur vert pétant. Enfin, au centre de la table, une bougie (senteur citronnelle)(c’était les moins chère) se tient tristement.

Une table digne de grand restaurant.

Ou plutôt, digne de la qualité du repas qu’il a fait. Ce soir au menu, le chef Enzo vous propose un délicieux cortège de délices au mais sur leur lit de fromage fondu. Un mac’n’cheese quoi. Le seul plat qu’Enzo sait, approximativement, cuisiner. Le plat est dans le four, éteint, pour rester chaud jusqu’au moment du service. Dans son frigo, on peut trouver deux petits gâteaux au chocolat achetés dans la boulangerie du coin de la rue ainsi qu’une bouteille de vin.

Enfin, sur le pseudo bureau du bleu, la jolie boîte de chocolat du meilleur chocolatier de l’île est délicatement emballée dans un papier journal assortie à la pseudo nappe. Tout est prêt. Tout du moins, il ne lui reste plus qu’un dernier détail.

Le poème, écrit aujourd’hui même quand il a vu passer l’annonce un peu par hasard, est encore en attente d’être imprimé pour être glissé dans le cadeau. C’était pas du tout prévu à la base. Voir même carrément pas. Mais il s’est dit que ça pouvait être drôle et s’était posé, littéralement 5 minutes, avec son ipok ouvert sur un site pour trouver des rimes, pour écrire un poème, clairement de mauvais goût.

Bref, Enzo est plus que prêt à recevoir sa belle. Ses pokemons sont dans leurs pokeballs afin de ne pas être interrompus dans ce dîner aux chandelles proposés par Enzo.

Il entend toquer à la porte. Il lève vaguement les yeux au ciel, d’habitude, Caro’ ne s’embarrasse pas de telles manières. En quelques pas, Enzo se retrouve de l’autre côté de la porte et ouvre avec un sourire à sa petite copine.

Rayonnante, cette dernière lui tend une enveloppe. Enzo finit d’ouvrir la porte avant de prendre l’enveloppe dans ses mains et de remercier la blonde d’un rapide bisou sur ses lèvres.

- Merci Caro’ ! Je suppose que mes pâtes te soûlent déjà.

Il pose une main sur son cœur et baisse les yeux, mimant le désespoir. Sans plus se formaliser que ça, il se décale permettant à Caroline d’entrer. Peut-être qu’il en profite pour admirer l’incroyable silhouette que cette robe lui fait.

- J’espère que tu es prête à enfin goûter au célèbre, au fameux, au merveilleux Mac’N’Cheese de chef Enzo.

Il lui indique le canapé et sort rapidement la bouteille de vin de son frigo. Une fois deux verres remplis, il rejoint la blonde sur le canapé et lui donne son verre.

- Au pire des cas, si c’est pas mangeable, j’ai des pizzas au congélo.

#glamour

Avant d’avoir le temps de toaster, Enzo se relève.

- J’ai presque oublié. Voici pour Madaaaame.

L’avantage d’un appartement aussi petit, c’est qu’on fait les actions rapidement. Il dépose avec un sourire la boite sur les genoux de la demoiselle. Comme un enfant à Noël, il attend avec impatience de voir Caro ouvrir son cadeau. C’est d’ailleurs bien pour ça qu’il a emballé la boite, pourtant fort jolie, dans son papier journal ridicule.

_________________


traveller
Caroline Labelvi
Caroline Labelvi
Région d'origine : Sinnoh, Rivamar
Âge : 27 ans
Niveau : 16
Jetons : 3622
Points d'Expériences : 287
Adulte Contre-Espionnage
Sujet: Re: Paroxysme du romantisme (non)   Sam 16 Mar - 15:17
CAROLINE LABELVI

feat Enzo White
« Paroxysme du romantisme (non) »

Caroline se hâte de rassurer Enzo après que celui-ci ait ouvert son cadeau.

« -Mais non, bien sûr que non… Tu sais paaaaarfaitement que ce qui me fait le plus craquer chez un homme, ce sont les pâtes qu’il prépare, voyons !… »

L’air de rien, elle pose quand même son index sur l’épaule du bleu, et dessine de petits cercles dessus, en une attitude faussement conciliante.

« -Cela dit, si tu pouvais aussi t’essayer à d’autres genres de féculents, cela pourrait s’avérer agréable… »

Traduction : t’as intérêt à lui faire un risotto qui déchire, mon pote.

Il se décale ensuite, et invite la blonde à pénétrer à l’intérieure de sa sublime demeure… Un studio dont la propreté apparente stupéfait un court instant Caroline. Attendez, il a fait du rangement là, non ? Genre, la poubelle ne dégueule pas de canettes, aucune trace de miettes sur la table, ni même d’un caleçon à moitié dissimulé sous son canapé-lit ! Évidemment, ce n’est pas pour autant que le sol ou la cuisine sont d’une propreté impeccable, mais le strict minimum a été fait pour donner l’illusion d’un appartement clean.

« -… Wow. » elle se tourne vers lui, et sourit « Tu dois VRAIMENT m’aimer pour avoir sorti la nappe papier-journal. »

Alors oui, Caroline se moque beaucoup, mais… Basiquement, si elle n’avait pas été en collocation avec Ilea, son propre studio aurait certainement été dans le même état que celui d’Enzo dans ses beaux jours. Non parce que, sérieusement, qui aime faire le ménage ? Personne. Et puisque les services secrets n’ont hélas pas encore mis au point de gadget nettoyant portatif, il n’aurait pas fallu attendre beaucoup d’une Caroline vivant seule. L’avantage de cohabiter avec une Princesse, c’est qu’elle peut appeler ses amis les animaux pour faire le sale boulot à sa place, et en chanson ! qu’une division des tâches rend le tout moins laborieux, et surtout plus appréciatif. C’est vrai, à quoi bon s’efforcer de maintenir son appartement propre quand il n’y a que toi qui en profites ? Au moins, là, elles font le ménage pour deux.

Enzo lui annonce le plat du jour, Mac’N’Cheese, puis désigne le canapé à sa blonde. Cette dernière balance ses talons dans un coin de la pièce en totale désinvolture (« YES, ON NE SORT PAS » s’écrie-t-elle intérieurement), et rejoint sa place avec un plaisir non dissimulé.

« -Des Mac’N’Cheese ! Aaaah, que j’aime la cuisine traditionnelle des régions transatlantiques ! »

Ouais, la malbouffe, quoi.

Elle observe son cher et tendre leur servir un verre de vin chacun, et attrape le sien avec son habituel sourire mesquin.

« -Eh bien, cela a changé, le soda. »

Et en plus, s’ils ont encore faim, il y a de la pizza dans le frigo ! Yes ! Caroline observe avec un petit air amusé la belle vaisselle, qui vient très probablement d’une gamme « eco » d’une grande surface, dans l’attente qu’Enzo vienne trinquer avec elle. Mais le bel et fringant étalon fait d’abord un bref crochet par le bureau à deux pas du canapé, pour y récupérer un emballage plutôt insolite, et au contenu empreint de mystère !

« -Merci Monsieuuuuuuur. »

Elle dépose son verre sur la table, et pose le paquet sur ses genoux, non sans le soupeser au préalable.

« -Si c’est du parfum, sache que je vais mal le prendre ~ »

Elle attend deux petites secondes voire si Enzo n’a pas brusquement envie de retarder l’ouverture, puis en l’absence de réaction, entreprend de déchirer le papier journal. Assez rapidement, le contenu  se révèle à elle : une boîte ! Si ce n’est pas merveilleux ! Fort heureusement, il ne s’agit là que du contenant du véritable cadeau.

« -Daaaaaaaaamn. C’est vraiment du chocolat Jeff de Bruyverne ? Et pas des truffes Auchapignon que tu as mis dans une boîte pour faire genre ?… » dès la confirmation du garçon obtenue, son sourire s’étire « Oooooooh Zozo tu gères. ♥ »

Caroline passe ses bras au dessus des épaules du bleu, et l’attire vers lui pour un baiser. Mac’N’Cheese, vin et chocolat, le tout dans un appart’ miteux. L’espionne est bien curieuse de savoir comment une St Valentin peut paraître à la fois si pitoyable et charmante.

Mais en toute franchise, cela lui convient. Qui souhaite un dîner aux chandelles dans l’un des plus prisés restaurants de tout Kalos, exactement comme Malcolm avait l’habitude de lui proposer à cette période de l’année ? Pfff, personne.

Être vautrée pieds nus dans un canapé, dans les bras de son homme, et avec une boîte de chocolats sur les genoux, c’est tellement plus worth it.

A 200 %.

Leur langoureux baiser terminé, les deux namoureux peuvent enfin trinquer.

« -A nous. »

Qui aurait crû qu’ils se retrouveraient tous les deux assis ici, presque cinq mois jour pour jour après que Caroline ait vu sa tronche défiler sur son appli ? Pas elle, en tout cas. Surtout que, en vue de la façon dont s’est vendu le jeune homme au cours de leur premier rencard, tout portait à croire qu’il aurait disparu de la circulation à peine quelques semaines après leur premier baiser.

Parce que ouais, sincèrement, elle ne pensait même pas continuer à sortir avec lui après le réveil de son frangin. Cette quête superficielle d’un petit copain n’avait été là que pour combler la brusque disparition de deux des quatre hommes de sa vie – pour ceux qui se posent la question, il s’agissait à l’époque de Malcolm, Ginji, son père et ... Coko. Bref, une distraction temporaire, le temps de retrouver un peu de réconfort et chaleur humaine en cette période fortement troublée pour la blonde.

Pourtant, elle a bien fini par en sortir, de ce trouble, sans pour autant qu’elle ne se décide à larguer Enzo.

Pour être sincère, ça ne lui a même pas traversé l’esprit.  

Pas même après qu’elle ait appris pour Ilea et lui. C’est vrai, pourquoi l’aurait-elle fait ? Enzo est un parfait équilibre entre son besoin de proximité et sa liberté désinvolte. Et comme elle le lui a déclaré le jour de leur rencontre, puisqu’il est là, autant en profiter, non ? Après tout, ce n’est pas parce que ça fait cinq mois qu’ils sont ensembles qu’il a totalement abandonné ses pulsions nomades. Il finira bien par s’en aller de lui-même, un jour ou l’autre. Donc à quoi bon précipiter les choses ?

Ouais.

Elle l’aime bien, cette relation.



Par contre….

« -...
-...
-...
-...
-...
-… Oké ♪
-QUI T’A AUTORISE A SORTIR DE TA POKEBALL TOI ?!
-Oké !
-Enzo, ouvre la fenêtre !… OUI JE SUIS SÛRE, OUVRE CETTE FOUTUE FENÊTRE !
-Oké ?
-OUAIS C’EST CA, "OKÉ", TU VAS VOIR CE QUE TU VAS VOIR !
-SBAF.
-Okéééééééééééééééééééé…. ! »

Caroline referme de elle-même la fenêtre de l’appartement d’Enzo, après avoir balancé Têtaclak par celle-ci. Les mains toujours accolées à la vitre, elle prend une courte inspiration, avant d’aller se rasseoir comme si de rien n’était à table.

« -Alors, quand est-ce qu’on mange ? Je suis af-fa-mée. ♫ »

_________________

Lexicaro:
 
Enzo White
Enzo White
Région d'origine : Hoenn - Pacifiville
Âge : 23 ans
Niveau : 10
Jetons : 1120
Points d'Expériences : 171
Adulte Blogueur
Sujet: Re: Paroxysme du romantisme (non)   Dim 23 Juin - 16:42

caroline
paroxysme du romantisme (non)
L’avantage de sortir avec Caro’ c’est qu’elle s’embarrasse pas des petits détails. Elle connaît bien sa vaisselle affreuse et si elle n’a pas été dégoûté lors de sa première visite, il n’y a pas de raison qu’elle en soit dégoûté aujourd’hui. Puis Caro’ est pas trop prise de tête et Enzo, malgré la pointe de stress qu’il ressent dans son estomac, se doute bien qu’elle va pas lui faire la gueule pour un mac’n’cheese un peu cramé sur les bords.

Son cadeau terriblement bien emballé repose maintenant sur les genoux de la belle blonde et des deux, c’est peut-être Enzo le plus excité. Faut dire qu’il adore ça les cadeaux. Même quand ils sont pas forcément pour lui. La jeune femme s’enthousiasme face aux chocolats, de qualité, que le bleu lui propose. Avec un clin d’œil, Enzo confirme la qualité du cadeau.

- Tout à fait, c’est du vrai bon chocolat, rien que pour toi !

C’est qu’il retient bien la leçon le Zozo. Faut dire qu’après des années à date à droite à gauche, il est devenu un expert des cadeaux pour les petites copines que tu connais un peu mais pas suffisamment pour un vrai cadeau de ouf. Donc le chocolat, qui est en plus un des péchés mignons de Caro’ fait plus que parfaitement l’affaire.

Et c’est confirmé, validé, adopté quand la blonde vient déposer ses lèvres sur les siennes pour un baiser un peu moins innocent que ceux qu’ils ont pu partager depuis son arrivée dans le studio d’Enzo. Et pensez ce que vous voulez d’Enzo mais d’un seul coup, l’argent dépensé pour le cadeau de sa copine devient carrément plus rentable.

Comme quoi, parfois, faut pas chercher à offrir la lune. Un repas un peu simple ça marche tout aussi bien. Et puis comme ça, dans l’appart’ du bleu, il n’y aura pas ce long moment où on doit rentrer du restau alors qu’on pourrait directement passer au dessert …

Enfin.

C’est jamais que l’avis d’Enzo.

Quand le couple se sépare enfin pour trinquer, peut-être que le rouge à lèvres de Caro’ a un peu bavé et peut-être que les lèvres d’Enzo sont un peu trop rouge mais hey, c’est un autre avantage d’un repas à la maison, ce genre de détail ne compte pas vraiment. Sourire aux lèvres et yeux dans les yeux, Caro’ et Enzo trinque. À eux comme le dit si bien la coordinatrice.

Il aurait pas parié sur sa présence ici, aussi longtemps après leur mise en couple, après son arrivée à Adala. Il n’aurait pas parié sur le fait qu’il s’attache à l’île et qu’il s’amuse à rester ici. Qu’il ne se lasse pas.

Peut-être que Caro joue un rôle dans toute cette histoire. Peut-être que cette relation un peu particulière qui est la leur fait qu’Enzo ne se sent pas enchaîné à l’île. Qu’il accepte juste d’être bien  à un endroit et qu’il a envie de continuer à être bien ici. Et franchement, qui pourrait lui en vouloir avec une pareille jeune femme entre ses bras ?

Verre de vin à la main, le couple tombe dans une discussion facile et simple, comme eux. Les doigts d’Enzo viennent se promener dans les mèches blondes de sa copine et un instant, il ferme les yeux pour profiter du calme de la situation.

Jusqu’à ce qu’un machin bleu vienne tout foutre en l’air, que Caro s’énerve, qu’il ouvre la fenêtre et que le machin bleu vole par la fenêtre.

Ok.

Enzo hausse les épaules et range l’événement dans un coin de sa mémoire avant de suivre la blonde à table et de s’asseoir face à elle.

- Qu’est ce qu’on mange ? OH MERDE !!

Ouais, parce que bon. Un peu cramé, le mac’n’cheese c’est pas méga grave mais si c’est un machin noir, pas sur que ça soit la meilleure option. Il se lève donc d’un bond et se dirige vers son ridicule four pour attraper un mac’n’cheese … parfaitement cuit. Enzo pousse un soupir de soulagement.

Merci la chance …

Soudainement plus sur de lui, il se retourne vers Caro’ avec un sourire ravageur, son plat dans la main droite et une cuillère dans la gauche. Tout en servant une généreuse part dans leurs assiettes, Enzo répond enfin à la question posée.

- Petites perles de blé dans leur océan de crème fromagée saupoudré de chapelure de graine, le plat le mieux noté de notre carte.

Ouais. C’est des pâtes au fromage quoi. Les assiettes pleines et la bouteille de vin replacée sur la table, Enzo s’installe finalement.

- Bon app’ !  

_________________


traveller
Caroline Labelvi
Caroline Labelvi
Région d'origine : Sinnoh, Rivamar
Âge : 27 ans
Niveau : 16
Jetons : 3622
Points d'Expériences : 287
Adulte Contre-Espionnage
Sujet: Re: Paroxysme du romantisme (non)   Mer 25 Sep - 13:25
CAROLINE LABELVI

feat Enzo White
« Paroxysme du romantisme (non) »


Elle lève les yeux au ciel, tandis que son cher et tendre se redresse en l’expression d’un langage peu châtié. Une tournure de phrase bien tordue pour expliquer qu’il crie « OH MERDE ! » avant de se précipiter vers les pâtes, supposément en train de cramer.

La blonde ne peut que difficilement retenir un sourire attendri en contemplant la scène. Il n’y a pas à dire, son copain est aussi mignon que maladroit, désordonné, gaffeur et… On va arrêter la liste là, voulez-vous ?

Fort heureusement, ce manque de minutie est contrebalancé par une chance inouïe, ici révélée par le mac’n’chesse chauffé à la température idéale. Non pas peu fier de son succès, Enzo le Zozo s’empare du plat, et va pour servir sa belle, avec toute l’élégance dont on peut disposer quand on verse des pâtes dans une assiette en carton.

En une grande inspiration, Caroline savoure l’odeur si singulière de ces féculents confondus dans le fondu fromage. Ça sent la crème, ça sent la base. Un plat d’une extrême simplicité pour une saveur pourtant bien intense.

Une belle métaphore de sa relation avec Enzo, pas vrai ?

Ouais. On en est réduit à comparer leur couple à des pâtes.

« -N’app’ ! ~ »

Parce qu’en plus d’effectuer une Saint Valentin au rabais, les deux tourtereaux ne vont même pas prendre la peine de formuler une phrase complète pour souhaiter bon appétit à l’autre. Ce n’est pas bien compliqué, pourtant : sujet + verbe + complément... Mais que voulez-vous ? Ils s’affairent déjà  à ne pas foutre des pâtes de partout sur cette ridiculement petite table, ne leur demandez pas en plus d’effectuer un effort mental ET oral.

Dans la bouche de la faussement nommée Coordinatrice, les coquillettes fondent comme neige au soleil. Leur chaleur enivrante emplit son palais et sa gorge d’une profonde satisfaction, et lui fait atteindre l’extase au moment d’ingérer.

« -… Ok, tu m’expliques à quel moment tu es devenu un sorte de dieu des pâtes ? »

Peut-être est-ce l’ambiance à la fois si modeste et particulière de ce repas qui confère au plat un goût si remarquable ? En tout cas, Caroline en vient presque à questionner la pertinence de son cadeau – avant de se dire que, aussi bon soit cette assiette, elle est presque sûre qu’elle finirait par la balancer au visage de son copain s’il s’avisait de ne préparer que ça pendant une semaine. Et puis, s’il a un talent (très bien) caché de cuistot, autant qu’il s’en serve pour autre chose que des pâtes, non ?

Cette pensée n’est pas sans lui rappeler ses chocolats, dont la blonde a déjà cruellement envie. Si elle met généralement tout en œuvre pour le cacher au grand public, elle sait se montrer aussi vorace que son cher frère… Mais devant sa famille, Ilea ou Enzo, elle peut bien se permettre quelques relâchements. Aussi engloutit-elle son assiette en très peu de temps.

Elle ne prend même pas la peine de vérifier où en est son Zozo qu’elle pose son assiette en carton au sol, et place la boîte de chocolat devant elle. Tout en tapant frénétiquement dans ses mains, elle se prépare à l’ouvrir.

« -Aaaah, que ce cadeau est merveilleux ! »

Ses doigts viennent s’apposer de part et d’autre du couvercle, et délicatement, le soulèvent. Dans un frottement parfaitement ajusté avec la partie inférieur de la boîte, les chocolats glissent vers la table, et se révèlent au grand jour. Mais eux seuls ? Une présence interpelle Caroline. En un froncement de sourcil, elle se saisit du papier disposé sur les chocolats, et en le retournant, reconnaît sa coloration bleue.

Elle ne peut alors pas s’empêcher de sourire.

« -… Vraiment ? Tu l’as même imprimé ? »

Elle montre à Enzo le poème envoyé sur le site de l’association étudiante ce matin même. Sa joue calée dans le creux d’une main, elle prend donc la peine de relire une nouvelle fois ces vers qui l’avaient tant fait paniquer quelques minutes auparavant. Elle le trouve toujours aussi maladroit et vide de tout intérêt artistique, mais… Elle apprécie énormément l’intention.

Une expression malicieuse se dessine alors sur son visage. Défiante, elle tend ensuite le papier à son homme.

« -Et si tu me faisais une démonstration en direct de tes sublimes talents oratoires ? »

Tout ceci est parfaitement ridicule. Rien de tout ça n’a de sens. Il n’est pas là question de deux amoureux transis qui entretiennent leur relation, mais de deux ados qui s’éclatent ensemble. Enzo s’amuse à prendre un ton pompeux et grandiloquent, Caroline rigole et l’imite ensuite, se moquant autant que distrayant son petit ami. Même ce modeste poème, supposé porteur d’importants sentiments, ne peut être pris au sérieux par ces grands enfants.

Au delà de leur désinvolture, peut-être est-ce cela le secret de leur relation. Aucun objectif, nulle attente. Mais seulement un jeu qui les amuse encore aujourd’hui.

Combien de temps durera-t-il ? Cela n’a pas la moindre importance.

Après tout, quand on s’amuse, on ne voit pas le temps qui passe.

Il n’y a que lorsque l’on s’écroule, dos contre le sol, et mort de fatigue, qu’on envisage de s’arrêter…

Mais aujourd’hui encore, ces zigotos démontrent une énergie certaine. Et cette Saint Valentin n’est pas là pour le rappeler, mais simplement témoigner de l’existence de ces sentiments insolites.

_________________

Lexicaro:
 
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: Paroxysme du romantisme (non)   
Paroxysme du romantisme (non)
Page 1 sur 1
Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers:  
Outils de modération :