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Tu abandonnerais ce pauvre locataire démuni à son déménagement, en « empruntant » sa camionnette en plus… ? Je ne te pensais pas voleur, Josh.
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Cha-charmant… normalement c’est en mission avec Josh que je frôle la mort, pas en rentrant chez les Phyllalis.
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Je vais chuter, encore, et ça sera long, et ça sera douloureux, et t'auras pas envie d'être là. Parce que toi, tu as Aoi mais moi j'ai quoi maintenant que Maya est partie, dis-moi ?
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Ce n'est pas le parc que je souhaite anéantir...
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Mademoiselle Alézar, Pecheresse Caroline ! Où êtes-vous ?
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La triche sera permise évidemment.
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Q…. Quéééééééééééééé ?!
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Aileen Sôma
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Âge : 20.
Niveau : 80
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Aileen Sôma
est un Pokeathlète Agent
Aileen aimait bien écouter les rumeurs de l’école. Elle trouvait ça rigolo de passer dans les couloirs et d’entendre les gens murmurer pour relayer les rumeurs. Il paraît que Creed fait la cour à Hortense et que Jackie va lui casser la tête… Il paraît que Yade s’est enfermé dans son bureau et s’est caché sous la table en pensant voir passer Rivardi… Il paraît qu’une nouvelle invention d’Audrey a fait exploser une partie du dortoir Pyroli (bon, celle-là était fausse, en tant que Pyroli, Aileen pouvait certifier que son dortoir était toujours en un seul morceau… Pour le moment). Il paraît que le préfet des Voltali s’est trouvé une nouvelle copine (OUI, et c’est pas trop tôt nom de Dieu), et ainsi de suite. Etrangement, les weekend, les rumeurs allaient bon train. Dommage que le Zarbdomadaire ne soit plus là (non je déconne, BON VENT), ils auraient eu matière à papoter là. En vérité, si la jeune espionne s’intéressait aux rumeurs, c’était pour leur potentiel informatif, et pour s’assurer que ça ne ciblait pas les personnes lui étant chères. Qu’on dise de son frère qu’il a une nouvelle copine, d’accord. Qu’on dise d’Estelle qu’elle oublie Allen en tournant autour de Leonidas, c’est bien. Qu’on dise que Cael avait luxé l’épaule d’un mec de son dortoir pour protéger ses deux petits Pokémon, passe encore.

« Vous pouvez répéter ça ? »

Le Phyllali et les deux Givrali, coupés dans leur conversation, se tournèrent vers l’impertinente… Et gardèrent pour eux leurs commentaires en voyant le badge de préfète scintiller à la poitrine de la demoiselle, et l’Absol chromatique reconnaissable entre tous. Ils parlaient de Cael. Il avait luxé l’épaule de quelqu’un. Il avait eu des ennuis. Et ça, ça ne passait pas.

« Sur Orren ? On disait que – »
« Il sort avec Celest, oui, je sais. Je parlais de Cael là. »
« Bah, un mec de notre dortoir est revenu avec l’épaule luxée, il n’a jamais voulu nous dire ce qu’il s’était passé. Mais quelques heures avant, on l’entendait parler avec ses deux copains là, des Noctali qui se sont un peu perdus chez les Phyllali, si tu veux mon avis. Il disait qu’il allait apprendre le respect à, je cite, « ce connard de Cael », et il a disparu pendant plusieurs heures avant de revenir avec une épaule luxée. »
« Et pour Cael ? »
« Heu… Lucki, son Riolu, a évolué en Lucario. Du coup, on pense que Cael l’a pris à son propre piège et que c’est lui qui lui a appris le respect. »
« Comment il s’appelle ? »
« L’autre Phyllali ? Joris. Je ne connais pas son nom de famille, mais je sais qu’il est spé type Spectre. Mais si je peux me permettre… C’est sa faute, pas celle de Cael. Je veux dire, il n'a pas la réputation d'un mec violent, alors que Joris, si. Pour que Cael lui fasse ça, c'est qu'il a vraiment dû le pousser à bout. »

Aileen acquiesça, sans toutefois préciser qui elle soutenait entre les deux protagonistes. Cael, évidemment. Mais ça, personne n’avait besoin de le savoir. Quittant le trio, elle se dirigea vers le dortoir Phyllali, qui n’était, heureusement, pas très loin. Elle n’avait aucune idée de si Cael y était ou non. Ce serait la surprise ! Mais comme elle ne savait pas à quoi ressemblait ce Joris, prétendument spé type Spectre, elle aurait besoin de lui pour le trouver. Comprenant très bien ce qu’elle s’apprêtait à faire, Sphax lâcha un soupir, pendant que Sokka, dans son dos, collait ses petites pattes l’une à l’autre pour préparer une Clairvoyance. Ils peuvent venir, les Spectre. Le Riolu était prêt à les recevoir. La corne de Sphax rougeoya faiblement, prouvant son utilisation toute récente de Danse-Lames. Sookie, dans sa Poké Ball, chantonna dans la tête de sa dresseuse, l’avertissant qu’elle-même se préparait avec un Plénitude d’avance. Ses Pokémon étaient boostés e, avance. C’était lâche. Mais d’un côté, elle était une espionne, pas une Topdresseuse qui combat dans les règles de l’art. Et ce Joris n’avait pas dû être des plus tendres avec Cael…

Aileen rentra dans le dortoir Phyllali, poussant la porte pour entrer dans le hall, puis une nouvelle porte pour atteindre la salle commune. Les quelques garçons présents sur les yeux levèrent les yeux vers elle, mais aucun ne tenta de l’arrêter quand elle continua son chemin, Sphax et Hilda derrière elle, Sokka bon dernier. Arrêtant un Phyllali qui passait, elle lui demanda où était la chambre de Cael, et l’obtint assez vite. Elle le laissa partir et reprit sa route pour finalement s’arrêter devant la bonne porte. Levant la main, elle la serra en poing, et frappa quatre fois à la porte du Ranger avant de baisser le bras. Visiblement, Cael était là, vu les murmures qui s’élevaient derrière la porte. Elle savait qu’il partageait son espace vital avec Leonidas, le futur petit ami d’Estelle, quand elle aurait arrêté de pleurer sur ce connard d’Allen Wills, parti sans même se retourner. Finalement, la porte de bois s’ouvrit, et elle se retrouva nez à nez avec la frimousse rose de Cael, qui semblait surpris de la voir. Quand elle lui sourit, un sourire doux et innocent qui n’augurait que de très mauvaises choses, le Phyllali eut l’intelligence de pâlir. Oh, qu’il ne s’inquiète pas, il n’avait rien à craindre… Lui. En voyant Lucki par l’embrasure de la porte, Sokka hocha poliment la tête, saluant avec respect celui qu’il considérait comme l’un de ses supérieurs hiérarchiques.

« Bonjour Cael ! Je cherche un garçon qui s’appelle Joris. J'ai entendu dire qu'il avait eu des ennuis avec un garçon de son dortoir, et j'aimerais lui poser quelques petites questions. Tu veux bien m'emmener jusqu'à lui, s'il te plaît ? »

Nouveau sourire doux fleurant bon les emmerdes. Histoire de bien faire comprendre à son cher camarade qu’il n’avait pas intérêt à lui refuser ça, s’il ne voulait pas repartir à l’entraînement Pyroli pendant le mois à venir.



Sing me to sleep ★ Remember me now, time cannot erase, I can hear your whispers in my mind, I've become what you cannot embrace, our memory will be my lullaby.
Cael Joy
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Cael Joy
est un Topdresseur Ranger
''Hmpf...Lucki...Tu peux m'expliquer;..pourquoi je dois faire...ce genre de trucs...moi aussi?''

Pour toute réponse, le Lucario, debout près de la fenêtre se contente de m'adresser un bref regard condescendant, avant d'enchainer sur une autre position. Penché en avant, les pattes arrières droites, et le dos courbé, il m'indique d'un bref signe de tête le Négapi qui tire le plus fort possible sur ses petits membres pour l'imiter. Déjà tout rouge, le Pokémon électrique affiche une expression d'extrême concentration, avant que sous l'effort, il ne finisse par chuter en avant, et s'écrase à plat ventre. Mon éclat de rire mal dissimulée ne semble pas du goût de Lucki qui me transperce de son oeil sévère...Ok, ok, je vais le faire aussi...Aïe, ça tiiiiiiiire.
Depuis son éclosion, Mithos a pris la place de disciple numéro deux préféré de mon starter...Doublant ainsi le nombre d'entrainement dont il m'affligeait à l'origine, afin de lui permettre de rattraper son retard ! En un sens, je ne peux même pas me plaindre: sans ça, le Négapi hyperactif aurait déjà recommencé à mettre la chambre sens dessus dessous.
Assise sur mon lit, sa soeur se balance d'avant en arrière, et lâche de bref piaillement de rires à la vue de nos airs complétements dépités après chaque figures, et des positions compléments improbables que Lucki nous oblige à adopter.

''Tu veux te joindre à nous , Martel?''

La seule réponse que je recevrais sera le sifflement de Katara : Comment? Mettre NOTRE petite Martel dans un entrainement aussi éprouvant (Et moi alors, elle y pense?)? Comment puis seulement oser évoquer cette éventualité ? Autant serrer les dents, et enchainer avec la posture suivan...Attends, mais comment il veut que je fasse ÇA avec mes bras et mes jambes? Je ne suis pas un Metamorph, sérieux !
Les efforts ne Mithos ne semblent pas beaucoup plus concluants, et il tombe vers l'arrière, déclenchant l'hilarité de la petit Posipi chromatique. Bon, à défaut d'être entrainé et souple, il sait faire rire son public, c'est déjà...

*Knoc knoc knoc*

Ok, on se fige....L'expérience m'a appris qu'il n'y a que trois possiblités quand quelqu'un frappe à ma porte: Soit c'est Eryn, mais elle m'aurait envoyé un petit message pour me dire qu'elle passait... Soit c'est Léo  mais lui, il n'a jamais besoin de frapper, il sait que si c'est ouvert, c'est que je suis là....Donc troisième possibilité, Roseverte, et là, on fait le MORT et on ne frémit plus d'un pouce !

''Pas un geste, pas un bruit...Si on ne bouge pas, il va finir par s'en aller...''

Un lourd silence s'abat alors sur la pièce, uniquement perturbé par les petits rires de Martel et Mithos qui semblent trouver très amusants de nous voir transformés en statues. Avec une extrême lenteur, j'attrape la petite Posipi, et la prend dans mes bras, avant de la caliner doucement, jusqu'à ce qu'elle ferme les yeux de contentement. Puis, toujours avec la même lenteur, je me rapproche de Lucki, et lui désigne la porte.
Le Lucario se rapproche alors, et lève la patte, armant une Forte-paume...Mais non, espèce de barbare ! Martel calé d'un seul bras, je me lance sur lui et attrape sa patte dressé de ma main libre, manquant de me faire entrainer lorsqu'il l'abaisse violemment...et l'arrête à quelques centimètres de la porte ! Avec forces gestes (silencieux, même si je me retiens de hurler), je parviens à lui faire comprendre ce que j'attends de lui.
Presque à regret, mon starter semble réfréner son envie d'envoyer voltiger la plaque de bois et tout ce qui se trouve derrière, et ferme les yeux pour scanner l'autre coté du battant. Un air de surprise s'affiche sur son visage, avant qu'il ne s'écarte, et me pousse en direction de la porte...Quoi, c'est sans danger, t'es sûr?

''Aileen?!''

Je m'attendais à pas mal de choses, mais la préfète Pyroli dans mon dortoir, ça...Et avec un sourire à me faire frémir de la nuque jusqu'au pied. Y'a un petit mélange de Sharpedo devant sa proie, et de Zorua avant une superbe blague (Oui Sol, je parle de toi!), ça me ferait presque reculer d'un pas...Et lorsqu'elle ouvre la bouche, les choses sont loin de s''arranger !


''Bonjour Cael ! Je cherche un garçon qui s’appelle Joris. J'ai entendu dire qu'il avait eu des ennuis avec un garçon de son dortoir, et j'aimerais lui poser quelques petites questions. Tu veux bien m'emmener jusqu'à lui, s'il te plaît ?''


Que faire...Lui dire la vérité, ou...Non mais en quoi j’hésite? C'est moi qui ai blessé Joris, et même si je ne regrette rien (Le souvenir de Martel et Mithos blessés me suffit amplement, pour ça), c'est à moi d'assumer mon acte...Inutile d'aller voir Joris et de plonger Aileen dans une situation qui aggraverait les choses, j'avoue, elle me punit, fin de l'histoire (Même si rien qu'à l'idée des entrainements avec Jackie, je sens une furieuse envie de partir en courant...)

''Aileen...C'est avec moi qu'il a eu des ennuis. On a eu un petit ''différend'', et je me suis emporté. Donc, quelque soit la punition, je l'accepterais et...''


Euh...Pourquoi elle continue de sourire sans rien dire? Je sais pas, elle pourrait au moins réagir à ce que je viens de dire, crier, me regarder avec mépris, n'importe quoi ! En attendant, le silence s'abat entre nous, jusqu'à ce que Martel, toujours dans mes bras, ne s'enhardisse à tendre la patte en direction d'Aileen avec un petit cri de joie. Sans bien réfléchir, je me rapproche un peu afin que la petit chromatique puisse toucher la Pyroli délicatement, et tâter sa cape avec curiosité.

''Piiii!''

Baissant les yeux sur elle, je sens un léger poids s'abattre sur mon estomac...Je déteste ça. Je veux dire, je pourrais facilement mener Aileen à Joris, et on se ferait punir tout les deux. Mais même avec ça, j'ai du mal à me faire à l'idée de dénoncer quelqu'un.
Sauf que le sourire d'Aileen commence vraiment à me faire peur, et que je sens qu'elle retient quelque chose...Et que si je ne me dépêche pas de répondre à sa demande, ça va mal se passer !
Laissant à Lucki la garde de la chambre, je sors en emmenant Martel, et fait signe à la Pyroli de me suivre, tout en remuant de sombres pensées (À ma place, vous seriez guilleret et joyeux, sérieusement?). Pas celle-là, pas celle-là...Ah voila, la chambre de cet enfoiré de Joris, l'endroit que j'évite depuis mon arrivée dans ce dortoir...
Un, deux, trois coups contre la porte, et cette dernière ne tarde pas à s'ouvrir pour révéler la haute silhouette du Phyllali qui me regarde avec stupeur, avant que son regard ne se mue en un parfait équilibre entre la haine et le mépris. Dissimulée par l'ouverture de la porte, Aileen est encore hors de vue de Joris.

''...QUOI? Qu'est-ce que tu viens foutre ici, connard ? Casse-toi avant de te mettre dans la merde, j'suis pas d'humeur.''


Rassure-toi, si j'avais eu le choix, je ne serais pas venu...
Aileen Sôma
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Aileen Sôma
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Comme elle s’y attendait, Cael essaya immédiatement de se justifier. Ils avaient eu un petit différend, et il s’était emporté. Bah oui, bien sûr. Aileen connaissait peu Cael, mais elle devinait que pour qu’il devienne aussi violent, il fallait pousser le bouchon un peu loin, tout de même. Amusée de le voir se dénoncer, elle ne dit rien, se contentant de sourire, ce qui mettait le Phyllali de plus en plus mal à l’aise. Au moins ce dernier savait-il lire les sourires dangereux, même derrière le masque de l’apparente douceur. C’est bien Cael, tu iras loin. Avec un couinement, le Posipi chromatique du jeune Ranger tendit ses petites pattes vers sa cape, et machinalement, il s’avança pour que le Pokémon puisse la toucher. Refermant la main en poing, elle l’approcha du petit Pokémon, qui posa sa patte sur l’un de ses doigts en couinant. Brofist ! Dépliant les doigts, elle gratouilla la tête de la petite souris jeune et blanche qui piaille à nouveau. Excellente diversion Cael… Mais ça n’a pas marché. Aileen releva la tête pour regarder le Phyllali avec insistance, sachant bien qu’il comprenait ce qu’elle voulait lui dire. Avec un soupir fataliste, le Phyllali installa le Posipi sur son épaule avant de quitter la chambre. Aussitôt, Sokka regarda Lucki, puis elle, puis de nouveau Lucki, et encore elle, comme déchiré entre deux loyautés.

« Reste ici, Sokka, je n’en ai pas pour bien longtemps de toute manière. »

Le Riolu hocha la tête, et se faufila dans la chambre avant que Cael ne referme la porte. La dernière chose qu’elle vit fut son Riolu coller sa patte gauche à la paume de sa patte droite, et s’incliner devant Lucki comme on s’inclinerait devant un Maître. D’un mouvement de tête, le Lucario invita sa sous-évolution à rejoindre le Négapi pendant l’entraînement, provoquant un élan de joie non contrôlée de la part du Riolu. Tournant les talons, la préfète en chef partit dans le couloir à la suite de Cael, qui traînait des pieds, la mort dans l’âme, persuadé qu’il allait se faire engueuler. Bon dernier, Sphax prépara discrètement une nouvelle Danse-Lames pour être bien sûr de fracasser du Spectre sans trop de difficultés. Enfin. Pourquoi aurait-il eu la moindre difficulté pour mâchonner ces horreurs volantes, hein ? Il n’allait pas avoir peur de ces merdeux quand même. Alors qu’ils s’arrêtaient devant une porte, Aileen tendit la main en arrière, et la tête de Sphax passa juste au-dessous pour la frôler. Fugacement, elle sentit la chaleur d’une nouvelle Danse-Lames. Après trois attaques, il devenait invulnérable. Pauvres Spectres… Hinhinhin. Avec un certain abattement, Cael frappa à la porte de son camarade, et il ne fallut que quelques secondes pour qu’elle s’ouvre.

« ... QUOI ? Qu'est-ce que tu viens foutre ici, connard ? Casse-toi avant de te mettre dans la merde, j'suis pas d'humeur. »

Un nouveau sourire fleurit sur les lèvres de la Pyroli. Un sourire clairement dangereux, cette fois-ci, presque carnassier. Du bout des doigts, elle appuya sur la tête de son Absol pour lui demander de rester en arrière, tandis que son autre main s’élevait à hauteur de l’épaule de Cael. Alors qu’elle pensait la poser sur l’épaule du Phyllali pour le repousser gentiment et devenir visible, elle changea de plan en voyant l’autre garçon bouger d’une manière plus ou moins fluide. Même malgré le peu de visibilité qu’elle voyait, elle ne pouvait pas rater ces doigts qui se repliaient, ce poing qui se serrait, ce bras qui se redressait, et qui allait foncer droit dans la tête de Cael. D’un mouvement d’épaule, elle percuta le jeune Ranger, le déséquilibrant et le faisant bouger de quelques pas. C’était suffisant pour qu’elle prenne sa place, que sa main se redresse, pour arrêter à mi-course ce poing qui fonçait vers son visage, ses doigts se resserrant comme un étau autour. Elle ne lui laissa que le temps de comprendre qu’il avait été stoppé, avant que son bras se retourne avec un claquement sec qui lui fit lâcher un cri de douleur. Quoi, déjà ? Chochotte. Sans s’émouvoir, elle le repoussa d’un geste brusque avant de jeter un coup d’œil au Ranger.

« Eh Cael, agression sur préfète en chef, tu crois que ça vaut cher en heures de colle ? »

Abus de pouvoir ? Certainement. Mais bon, il n’y avait pas de témoins, héhé. En la voyant entrer dans sa chambre en craquant ses poings, le Phyllali, assis au sol, tâtonna autour de lui pour saisir une Poké Ball et en faire sortir le Pokémon qui était dedans. Aussitôt, un Branette en sortit pour foncer vers elle, ayant pour projet de la saisir pour la jeter hors de la chambre. Aileen se contenta de s’accroupir, laissant son starter débouler en silence, grimper sur son dos pour y prendre appui, bondir vers le Branette, et le transpercer de son Tranche-Nuit boosté aux Danse-Lames. L’Absol retomba souplement au sol après avoir défait le Branette, qui réintégra sans tarder sa Poké Ball. Et vu la tête dudit Joris, ça devait être son starter, et son plus puissant Pokémon, aussi. Sans se décourager, il porta la main à sa ceinture, faisant sortir deux nouveaux Pokémon, un Skelenox et un Feuforêve. Il n’en a pas eu assez ? Visiblement, le Topdresseur devait penser que ses deux Pokémon battraient sans problème Sphax. Deux ? Non, trois. Un Spectrum vint s’ajouter au lot, coinçant Sphax dans un coin de la chambre.

« J’ai rien fait, c’est ce taré qui m’a luxé l’épaule ! »
« Si t’as rien à te reprocher, pourquoi tu m’attaques ? »

Telle une ombre, Hilda se faufile dans la chambre et bondit sur le Feuforêve, qui ricana en voyant un Pokémon Normal s’approcher. Son rire mourut quand la Griffe Ombre le transperça. Son hurlement de douleur fit tourner la tête du Skelenox, qui fonça vers la Persian, ne remarquant donc pas la Mangriff qui l’attaqua dans le dos d’un Griffe Ombre bien placé. Profitant du désordre, l’Absol bondit sur le Spectrum, et sa corne se mit à luire de noir. Tranche-Nuit. Quatre Spectre au sol. Joris s’apprêtait à prendre une nouvelle Poké Ball, mais s’arrêta quand les longues griffes d’Asami chatouillèrent sa gorge. Sage décision. Aileen, qui s’était redressée, se pencha vers le Phyllali, et sa main s’abattit avec violence sur son épaule, insensible à la douleur évidente de son adversaire.

« Alors comme ça, il t’a luxé l’épaule ? Laquelle, celle-là ? » Crak. Hurlement de douleur du Phyllali. « Oh, elle n’a pas l’air luxée, juste un peu endolorie. Luxé, si tu veux savoir, c’est ça. » Les doigts d’Aileen s’enfoncèrent dans état d’âme dans les points névralgiques de son épaule, et il hurla à nouveau. « Ah, non, ça, c’est déboîté. Au temps pour moi. »

Aileen est officiellement une psychopathe. Merci d’avoir joué ! Finalement, elle le lâcha, et alors qu’il attrapait son épaule en grimaçant, la main de la brune fusa à nouveau pour attraper sa gorge, et le redresser lentement pour le plaquer sans douceur contre un mur nu. Puis, dans une attitude nonchalante, mais menaçante, elle s’approcha, collant presque son visage à celui du Phyllali.

« C’était un avant-goût. Tu t’approches encore de Cael, tu touches encore à son équipe, et tu auras affaire à moi. » Ses doigts se resserrèrent autour de sa gorge en un étau meurtrier. « Premier et dernier avertissement. »

Estimant qu’elle avait été suffisamment gentille – elle lui avait juste pété l’épaule, rien de grave – elle le lâcha et tourna les talons. Le Phyllali se redressa, très en colère, et fit la plus grosse erreur de sa courte vie.

« Parce que tu crois que c’est fini ? La prochaine fois que j’vous croise, toi ou tes rats électriques, je vous démonte ! »

Aileen s’immobilisa au milieu de la chambre. Elle tournait le dos au Phyllali, mais Cael pouvait clairement voir son changement d’expression. Son léger sourire disparut, et un éclat meurtrier brilla dans son regard, juste avant qu’elle ne se tourne pour frapper Joris. Coup de genou dans l’entrejambe. Il se pencha de douleur. Coup de poing dans la tête. Il se redressa aussi sec. Coup de poing dans le plexus solaire. Privé de souffle, il partit en arrière, heurtant à nouveau le mur avant de glisser au sol.

« La réponse était : un mois. A partir de demain matin, je te veux à cinq heures pétantes devant le dortoir Pyroli pour l'entraînement matinal. Si t'as une seule minute de retard, je viendrai te chercher. » Portant la main à sa ceinture, elle fit sortir Joyce, son Dedenne. Un des nombreux rats électriques que le Phyllali voulait démonter. « Tonnerre. »

En croisant son regard fermé, le Dedenne ne broncha pas, se contentant de lever bien haut sa longue queue noire. L’enfer se déchaîna quand la Pyroli quitta la chambre. Une boule électrique apparut au-dessus du Dedenne, grossissant et grondant de plus en plus. L'ampoule de la lampe de bureau explosa, et le Phyllali hurla, hurlant à nouveau quand un éclair tomba à quelques centimètres de lui. L’abandonnant froidement à son sort, Aileen repartit dans le couloir pour reprendre la direction de la chambre de Cael, vite rejoint par la petite souris électrique qui, après avoir foutu une trouille monstrueuse au Phyllali, bondit pour s’accrocher à sa cape et remonter agilement jusque son épaule, insensible à l’aura de violence glaciale qui émanait de sa dresseuse.


Dernière édition par Aileen Sôma le Mer 27 Mai - 22:01, édité 1 fois



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Vous vous dites sûrement qu'après ce que m'a fait Joris, voir Aileen pénétrait comme une furie dans sa chambre, ça me fait plaisir...Et bien, je mentirais si je vous disais que je n'ai pas un goût étrangement sucré sur les lèvres, je l'avoue. Mais dans le même temps, j'hésite presque à la retenir...C'est vrai, quoi, je l'ai déjà ''puni'' à ma façon, elle n'avait probablement pas besoin de...Ouch, ça ça doit faire TRÈS mal.
Qu'elle réussisse à me faire ressentir de la compassion pour un Pokémon Spectre, c'est vous dire à quel point je reste sans voix devant le déferlement de violence que la Pyroli déchaine contre les malheureux Pokémons de Joris. Les uns après les autres, que ce soit par Sphax, sa Persian ou son Mangriff, toute l'équipe du Phyllali finit par y passer à grands renforts d'attaques Spectres ou Ténèbres...
Un instant, je songe à intervenir à lui dire de tout arrêter, qu'il n'en vaut pas la peine et que ça suffit...Tant pis si je dois me prendre dix jours d'entrainements avec Jackie parce qu'elle est énervée, mais je peux juste pas regarder des Pokémons se faire tabasser comme ça. Sauf qu'une petite présence sur mon épaule qui contemple le spectacle d'un air d'abord curieux, puis qui finit par me tapoter la joue. Martel me désigne tout d'abord le massacre qui se déroule sous nos yeux, avant de pencher la tête et de me sourire. Non, ils ne sont pas en train de jouer...Et puis tu es trop jeune pour regarder ce genre de choses !

Sous couvert de câliner la petite Posipi, je la serre plus fort dans mes bras et lui couvre les oreilles...Au moins , elle n'entendra pas le cri de douleur de Joris à l'instant où Aileen passe à l'action d'elle-même. Pourtant, je n'arrive toujours pas à arrêter la pyroli dans son élan : la rage froide qu'elle dégage lorsqu'elle plaque mon ex-tortionnaire contre le mur, après lui avoir...Je sais pas trop ce qu'elle a fait à l'épaule, mais je lui avais déjà luxée, c'est pas suffisant?!

''Aileen, tu pourrais...''

Quedal, elle ne m'écoute même pas...Et je me retrouve là, les bras ballants, tandis qu'une de mes amies menace quelqu'un pour me protéger...Ah, il est beau le Ranger, incapable de se défendre par lui-même, il faut que grande soeur Aileen (Pourquoi je pense à ça, subitement?) vienne lui tenir la main ! À mi-chemin entre la gêne, et la honte, je m'apprête à lui crier d'arrêter lorsque Joris ouvre de nouveau la bouche...Pour son plus grand malheur.

« Parce que tu crois que c’est fini ? La prochaine fois que j’vous croise, toi ou tes rats électriques, je vous démonte ! »

''Rats électriques''...En un éclair, je me retrouve au beau milieu des Ruines Jircahis, Martel et Mithos couverts de blessures au creux de mes bras...Non...Plus jamais. Plus jamais, il ne doit avoir le droit de faire ça, ou même l'idée...
Bien plus que le regard d'Aileen qui change du tout au tout, passant d'un sourire figé et de mauvaise augure à une expression de colère pure qui ferait reculer un Darkrai, c'est cette pensée qui me fait rester là, les poings serrés et sans réaction tandis qu'elle le prive de toute autre velléité de menace, de manière extrêmement violente. La Pyroli abandonne ensuite la chambre, me laissant un instant seul avec Joris, qui se tient dans un coin et regarde sa porte d'un air terrorisé. Je devrais dire quelque chose, mais j'ai l'impression d'en être réduit au rôle de pauvre petit garçon faible et impuissant...Et je déteste ça.

''T...Toi...''

Plus que des mots,  une espèce de gargouillement semble encore émaner du Phyllali, et je me fige, sans pour autant lui faire le plaisir de le regarder.

''Cette...folle. Elle sera pas toujours là pour te protéger...Et ce jour-là, j'te jure que je te défoncerais, Cael.''

''...Oh, Aileen, tu as oublié quelque chose?''

Joris se recroqueville et blanchit instantanément, et je quitte la chambre, ravi d'avoir pu écourter son monologue de menace. J'ai amplement autre chose à faire que d'écouter ses conneries de gros dur, la prochaine fois qu'il tente quoi que ce soit, je saurais le recevoir. Pourtant, aucune sensation de victoire ne m'anime, lorsque je parcours les quelques mètres qui séparent sa chambre de la mienne, juste un peu d'amertume et de honte. Martel a fini par se dégager en piaillant de joie de mon calin forcé, et s'amuse à me chatouiller le cou avec ses petites pattes. Son intervention (et les chatouilles) parviennent à ramener un semblant de sourire sur mes lèvres, et quand j'entre dans la chambre Aileen semble plongé dans la contemplation de Lucki et de ses deux nouvelles victi...nouveaux disciples.
Le Riolu de la Pyroli et Mithos sont actuellement en sueur, collés l'un à l'autre et viennent probablement d'exécuter la 90ème figure imposée par mon starter dans un délai d'une trentaine de seconde. La patte gauche de Sokka est à mi-hauteur, tandis que la droite pointe vers le bas. Dans le même temps, Mithos malgré son allonge pointe sa propre pate vers son visage comme pour le frapper, la jambe un peu reculée. Devant leurs mines à la fois déconfites et concentrées, je ne peux pas m'empêcher de rire.

''Aaah...On peut savoir ce que vous fabriquez?''

La scène serait incroyablement adorable sans la présence du Lucario qui domine les deux petits Pokémons de toute sa hauteur. Sans prendre une seconde pour me répondre, Lucki se rapproche, et relève un peu la patte de Mithos, avant de prendre celle de Sokka. Puis, lentement, il lui fait décrire un arc de cercle pour stopper le coup du Négapi, avant de le faire enchainer avec un mouvement de la gauche qui vient cueillir Mithos en douceur au niveau de l'oreille. En sueur, les deux adversaires se regardent un instant...Puis s'inclinent face à face les pattes collées l'une à l'autre avant de réitérer leur geste devant Lucki.
C'est bon le cliché de Maitre Lucki et de ses deux Pokéwans est fini?
Laissant descendre Martel qui se jette sur son frère avec des cris de joies, et finit câliner par ce dernier un peu essoufflé, je tire une chaise pour Aileen avant de m'asseoir sur mon lit. Elle n'a pas prononcé UN mot depuis que nous sommes revenus dans ma chambre, c'ets bizarre...

''Aileen...Tu es sûre que ça va? Je veux dire, c'était très gentil de prendre ma défense et tout, et tout....Mais t'avais pas vraiment besoin de faire ça, non? Tu pourrais avoir des ennuis en tant que préfète, je voudrais pas que tu te mettes dans une situation de ce style en voulant m'aider...''

Euh..Pourquoi elle ne répond pas...Et surtout pourquoi est-ce qu'elle semble inspirer profondément, tout en pianotant furieusement avec ses doigts, le long de son bras?
Aileen Sôma
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Aileen Sôma
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Inspiration. Profonde. Calme. Expiration. Profonde. Calme.
Non, rien n’y fait.
Aileen est en colère.

Ce sale déchet, cette sous-espèce du genre humain avait osé, OSÉ, menacer Cael, et cet abruti n’avait rien trouvé de mieux à faire que de foncer tête baissée dans le piège au péril de sa vie au lieu d’appeler quelqu’un. Elle, par exemple. Ou Leonidas. Ou Dahlia. Ou… Qu’importe !  Qu’il appelle quelqu’un ! Mais non. Il y était allé seul. Il avait pris des coups. Et même frapper ce Joris avec un soupçon de sadisme n’avait même pas suffi à la calmer, parce que ce n’était pas contre Joris qu’elle était en colère, mais contre Cael. Après tout, Joris avait su lire ses failles, et les exploiter. Mithos et Martel étaient deux failles évidentes du jeune Ranger. Son besoin de les protéger en était une autre. Son besoin viscéral d’aider et de protéger les gens dans le besoin n’était pas bien dur à exploiter. Si Cael avait été son ennemi, elle aurait fait pareil, kidnapper les deux éléments les plus faibles de son équipe et menacer de leur faire du mal s’il ne se ramenait pas tout de suite au lieu dit, et seul, surtout. Seul. C’était bien là le problème. Cael avait obéi. Il avait des amis, mais leur fermait systématiquement toutes les portes, leur coupant toute option de venir l’aider en cas de besoin. Pour aider les autres, il était présent, mais pour admettre qu’il avait besoin d’aide, il n’y avait plus personne ! Elle aurait pu l’aider. Elle aurait voulu l’aider. Elle était préfète en chef, elle représentait l’autorité. Mais il avait préféré se sacrifier au lieu de faire appel à quelqu’un capable de désamorcer le conflit sans qu’aucun mal ne soit fait à ses protégés. Quand le Phyllali se tourna vers elle, la colère d’Aileen n’était pas tombée, à tel point qu’elle pianotait doucement des doigts sur son bras en un tempo régulier de quatre coups. Et brutalement, avant même qu’elle n’ait réfléchi ce mouvement, son poing vint s’écraser avec violence sur le bureau du Phyllali, avec suffisamment de force pour faire bouger les objets posés dessus et faire tomber la lampe sans toutefois la casser.

« T’as pas bientôt fini de jouer les héros, Cael ?! »

Sokka, qui revenait vers elle, tout content de son entraînement avec Lucki, fit prudemment demi-tour en sentant la vague de colère qui émanait de sa dresseuse. Comprenant bien vite qu’il ne pourrait pas gérer ça tout seul (en plus, il n’arrivait pas encore à envoyer correctement des auras d’apaisement !) il retourna vers Lucki, plus apte que lui à gérer ce genre de situations. Silica, qui était sortie de sa Poké Ball pour bondir sur Sol (copain Zorua ! Viens, on va jouer !) couina et se jeta sous le lit de Cael pour ne pas être atteinte par la colère d’Aileen. C’est qu’elle ne l’avait jamais vue se mettre en colère, après tout. Là, ce n’était plus vraiment de la colère. Juste… De la rage. Et de l’impuissance aussi. Voir Cael préférer se débrouiller tout seul, se jeter tête baissée dans les ennuis, prendre le risque de mourir juste pour protéger ses deux petits Pokémon sans faire appel à qui que ce soit, alors que ses amis auraient pu l’aider et lui épargner cette souffrance… Quel abruti ! De manière assez surprenante, Lucki hochait discrètement la tête, comme d’accord avec son tourbillon d’émotions. D’accord. Elle était à ça de noyer son dresseur sous la colère, et lui, il hochait la tête pour marquer son accord.

« Pourquoi t’as pas appelé ?! Je suis préfète en chef, bon sang ! J’aurais pu le prendre sur le fait et te sauver la mise, tes petites souris n’auraient jamais été blessées, ça t’aurait épargné tout ce cinéma ! Mais non, au lieu de ça, il a fallu que tu te jettes tête baissée dans les ennuis, sans réfléchir une seconde aux conséquences de cet acte stupide ! Il kidnappe tes deux souris et te fait chanter, et tu n’as pas pensé une seule seconde à te tourner vers tes amis ?! »

Nouveau coup de poing sur le bureau du Phyllali. Silica se cacha un peu plus sous le lit, où elle fut rejointe par Feänor, qui se frotta contre elle pour la rassurer. Tout va bien Silica, ce n’est pas contre toi qu’Aileen s’énerve, tu n’as rien fait du tout. C’était contre Cael qu’elle s’énervait. Ou plutôt contre elle-même. Elle s’appelait son amie, et elle n’avait même pas su voir qu’il avait des problèmes. D’ailleurs, était-elle réellement son amie ? Pourquoi ne l’avait-il pas appelée ? Il avait foncé tout seul face au danger et s’était fait humilier, avant qu’un retournement de situation ne réussisse à lui sauver la mise. Elle n’arrivait pas à savoir si elle lui en voulait à lui, ou si elle s’en voulait à elle. Aux deux, sans doute. A lui, de ne pas l’avoir prévenue, à elle, de ne pas l’avoir vu venir. Assis sur son lit, le Phyllali s’était figé, comme soufflé par le ton accusateur de la Pyroli, qui était à ça de lui demander si elle était vraiment son amie ou non. Oui, lui répondit Lucki par la seule force de son regard. Bien sûr que oui, elle était son amie. Alors si elle était son amie, pourquoi n’était-il pas venu la chercher pour avoir de l’aide ? Ne la jugeait-il pas suffisamment compétente pour ça ? Trop brutale ? Trop intimidante ? Trop agressive peut-être ?

« Sur ce coup-là, tu as eu de la chance, Cael ! Il voulait juste t’humilier, il ne s’attendait pas à ce que tu répliques ! Lucki a évolué et lui a collé une raclée ! Mais que se serait-il passé s’il n’avait pas eu que l’intention de t’humilier, hein ? Et s’il avait voulu te tuer ? Mithos et Martel ont juste été blessés, mais ça aurait pu être pire que ça ! Ce sera pire que ça si tu continues à jouer au héros ! Tu ne peux pas protéger les gens en mourant, Cael ! Ce qu’il t’a fait, là, tu crois qu’il l’aurait fait devant témoins ? Devant un préfet ? Devant la préfète en chef ? Tu crois qu’il l’aurait fait si tu avais eu des gens pour t’aider ? Ces gens qu’on appelle des amis ? »

Calme, Aileen. Hurler sur Cael ne lui apporterait rien d’autre qu’un sentiment de frustration grandissant, et ce serait dommage qu’elle retourne se passer les nerfs sur l’autre bouffon de Phyllali, non ? Il valait mieux qu'elle ne le dise pas, sinon elle pourrait le regretter très fort.

« Je pensais être ton amie, Cael ! Est-ce que je ne le suis pas suffisamment pour t'aider quand tu as des problèmes ? Est-ce que je le suis, seulement ?! »

... Trop tard.


Dernière édition par Aileen Sôma le Sam 30 Mai - 19:20, édité 1 fois



Sing me to sleep ★ Remember me now, time cannot erase, I can hear your whispers in my mind, I've become what you cannot embrace, our memory will be my lullaby.
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Aaaaaaaah ! Non mais, elle est devenue folle ! Qu'est-ce qui lui prend à frapper mon bureau comme ça? Mon sursaut manque même de me faire dégringoler du lit. Elle vient d'envoyer un punch digne de Lucki à quelques centimètres de ma lampe, et celle-ci se serait probablement brisée si le cordon ne l'avait pas retenu (Et que Keru s'était trouvé un peu plus loin du bord..Pas de bobo, amiga?). Les réflexes de mon Lucario ont parlé pour lui et le bruit sec ne s'est pas encore estompé, qu'il se dresse déjà derrière Aileen, les oreilles dressées et les pattes en posture de garde. Les yeux aussi largement ouverts que lui, je me retrouve surplombé par la Pyroli qui semble au comble de la fureur. Et je vous le confirme...C'est pas une expérience agréable. Je comprends rien, qu'est-ce que j'ai fait?

''Héros? Mais...De quoi tu parles Aileen, je n'ai pas..''

J'aurais VRAIMENT mieux fais de me taire. À la seconde où je prononce son nom, la colère qui habite ses prunelles violettes semble ravivé et elle fait un pas en avant. Après ce qu'elle a fait a Joris, juste devant moi....je suis mort. Mais genre, vraiment mort. Pendant une brève seconde (oui, je l'avoue), j'envisage de reculer au cas où elle voudrait me frapper. Je pourrais me défendre, même si avec son entrainement de Pyroli, elle a largement de quoi m'empêcher de faire quoi que ce soit...Mais non, c'est une amie et une fille, je ne PEUX pas lui faire mal. L'ambiance de la chambre s'en retrouve affecté dautant: tandis que les Pokémons d'Aileen fuient la tempête à venir : Keru lâche un bref couinement avant de reculer sous le lit, rapidement rejoint par Sol et Katara attrape rapidement Martel et Mithos avec ses deux queues pour les empêcher de gigoter et de se faire remarquer. Il n'y a que mon Lucario qui semble avoir retrouvé son calme, et se contente de regarder Aileen avec surprise, les pattes croisées (Coté aura, je ressens une légère appréhension aussi...Mais si je lui fais remarquer, je vais en prendre une. Un Lucario n'a JAMAIS peur). Mais si je pensais que l'orage était passé d'un coup...

''...''

Je dois avoir la bouche ouverte...Enfin je pense, je suis complétement paralysé. Mes...amis? Mais...pourquoi elle me dit ça? Ile me faut encore de nombreuses secondes avant que je ne comprenne qu'elle parle du sauvetage de Martel et Mithos. Ses mots me martèlent comme des lames de couteaux, et je vois même Lucki qui tressaille. Comme si ce que je ressentais, ce sentiment de culpabilité, venait de l'atteindre au travers de notre lien. Pourquoi...Pourquoi est-ce que j'ai l'impression d'être misérable? Je veux dire, j'ai fait ce qu'il fallait, non? Mes petits chromatiques ont été sauvés et ils vont bien maintenant. Et Joris a été puni pour ce qu'il avait fait...Alors pourquoi est-ce que je me sens aussi coupable? Mes amis? Non...Je n'ai absolument pas pensé à prévenir qui que ce soit.

''Mais...Il allait leur faire du mal, Aileen ! Les blesser ou pire encore si je ne venais pas seul !''

Manifestement, la Pyroli n'en a absolument rien à faire, et un second coup de poing me réduit instantanément au silence. Immobile, meurtri, incapable de réfléchir convenablement, je sens un tourbillon de pensées confuses qui me submerge : je devais les sauver, je le DEVAIS, non? Peut-être que si j'étais allé chercher Aileen, on serait arrivé trop tard...Mais Joris n'aurait aussi pas pû lancer cette dernière attaque Tourbi-sable sur elle.  Je me renfonce sur mon lit, comme si le fait d'augmenter la distance entre AIleen et moi pouvait me rassurer. Bien au contraire, ce geste ne parvient qu'à me faire plonger le regard dans celui de la préfète en chef et ce que j'y vois me fait bien plus mal que tous les coups de poings qu'elle pourrait me donner. L'aura de Lucki tente de nouveau de m'envelopper mais pris dans ma confusion, je la rejette presque qu'instinctivement...Laisse-moi...Je ne veux pas que tu m'apaises, je veux comprendre pourquoi j'ai aussi mal. Aussi mal que lorsque j'ai vu Mithos et Martel qui reposaient à même le sol, leurs petits corps éraflés de toute part.

Le second déferlement de violence verbale ne tarde pas à exploser dans la chambres. Et la partie consciente de mon cerveau envisage même le fait que Roseverte finisse par passer voir POURQUOI les murs de son dortoir attitré tremblent. Mais pour le reste, c'est mon coeur qui prend tout de plein fouet...
Il voulait m'humilier? Et alors, si ça m'a permis de protéger Martel et Mithos, je ne vois pas où est le problème. Je déteste ce type et j'irais même jusqu'à dire que je le hais (presque), ce qu'il pense de moi, ça me touche absolument pas. C'est ça qui m'a permis de répliquer, sans cet effet de surprise je ne pense pas que Lucki aurait pu battre cinq adversaires de cette manière. Mais la suite...S'il avait voulu me...tuer? Elle exagère, hein, il ne penserait jamais à faire ça?...Sauf que le souvenir du regard de haine absolue qu'il ma jeté tout à l'heure vient s'imposer à moi pour soutenir les paroles de la Pyroli.
À l'instant où elle fini sa phrase, je tente de profiter de l'ouverture pour me justifier...Si je dois être blessé pour protéger quelqu'un, je n'hésiterais pas une seconde. Surtout si c'est pour un am...

« Je pensais être ton amie, Cael ! Est-ce que je ne le suis pas suffisamment pour t'aider quand tu as des problèmes ? Est-ce que je le suis, seulement ?! »

''OUI !''

Les mots m'ont échappés sans que je puisse les arrêter. Je bondit presque du lit et ce simple geste semble libérer tout ce que je tentais de retenir depuis le début du discours d'Aileen. Comme une éruption qui se déverse dans toutes les parties de mon corps, une éruption qui tend uniquement à lui dire qu'elle est bien mon amie. Elle ne doit pas...Elle ne doit pas croire que c'est parce qu'elle n'est pas...Non. Non, ça il en est hors de question !

''Aileen...Oui, tu es mon amie. Et non, je ne ''joue au héros''. Pour moi, c'est loin d'être un jeu, même. Je sais que je ne pourrais pas protéger le monde entier, je le sais. Mais même si je n'arrive qu'à aider une personne, une seule, ça en vaudra la peine. Tu as raison, connaissant Joris, jamais il aurait osé agir comme ça devant quelqu'un d'autre. Mais Martel et Mithos étaient en danger...EN DANGER, tu comprends? Je suis...Je suis devenu fou quand j'ai compris ce qu'il avait fait, tu peux comprendre ça? Fou de colère envers moi-même parce que je l'ai laisse les prendre en otage sans avoir rien pu faire ! Si jamais il avait fait la même chose à Sphax (et survécu au kidnapping), t'aurais agis comment toi?''

La Pyroli semble sur le point de dire quelque chose et je vois même Lucki qui secoue la tête derrière elle. Non amigo, je ne vais pas me taire, elle DOIT comprendre.

''Et tu veux savoir pourquoi je fais ça? Tu veux vraiment? Parce que je sais trop bien ce que ça fait de pleurer quelqu'un parce qu'on a été incapable de l'aider ! Je l'ai déjà vécu et ça a brisé quelque chose...quelque chose d'important pour moi! Un an...J'ai passé un an dans un enfer flou sans pouvoir en sortir tellement j'étais brisé, sans même avoir conscience d'être vivant ! Alors quand je rencontre quelqu'un comme toi, quelqu'un qui est assez gentil pour me considérer comme un ami...Je ne peux pas le mettre dans une situation où il pourrait être blessé ou pire.Justement parce que j'ai confiance en lui et que je ne veux surtout pas le perdre, ou lui faire perdre quelque chose auquel il tient !
Si tu étais venu et que Joris t'avait attaqué à cause de moi...Ça je veux PAS que ça arrive, jamais ! Parce que...Parce que...Tu es mon amie.''


J'ai à peine fini que je prends conscience du silence pesant qui règne dans la chambre. Et ma position...je dois offrir un beau spectacle comme ça, face à Aileen les yeux à hauteur des siens tout aussi furibonds, les poins serrés et lui laissant tout ça en pleine figure. Lucki a décroisé les pattes et se contente d'un hochement de tête avant de se tourner pour observer la réaction d'Aileen (Tu joues les arbitres ou je rêve?). Cette brève interruption semble contenter Sol et Silica qui viennent de sortir de sous le lit, pour se poser sur ce dernier. Katara s'enhardit même à me tirer par la jambe, mais je reste là tout en fixant la Pyroli.  La colère est vite remplacée par une gêne tout aussi importante...Il faut que je dise quelque chose, que je m'excuse...Et vite !


''Allo?''

''YO, FRANGIN !''

...Je l'ai fais sans réfléchir, me regardez pas comme ça ! Pas ma faute si la sonnerie de mon Ipok vient de retentir et de briser la tension qui emplissait la pièce ! Il était posé sur le bureau, je l'ai juste pris par réflexe, je le juuuuuure ! Toujours sans quitter la jeune fille des yeux, je ramène l'appareil à mon oreille...Une seconde avant qu'un cri surpuissant ne me fasse écarter le bras le plus vite possible ! La voix qui retentit dans le combiné, presque aussi forte que si sa propriétaire s'était trouvée juste en face de moi (et je n'ai même pas mis le haut-parleur...) me paralyse aussi surement que le discours précédent d'Aileen. Dépassant le sifflement qui emplit mon tympan, je reprends l'appareil plus fermement, avant de lâcher un unique mot. C'est elle, ça ne peut être qu'elle..

''Cléo?!''
Aileen Sôma
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Cette toute petite phrase, lancée avec une colère qu’elle ne se soupçonnait pas, avait suffi à faire éclater le Phyllali. Lui qui restait quelque peu prostré sur son lit, comme blessé et honteux de la tempête qui s’abattait sur lui, s’était brusquement relevé pour lui faire face avec bravoure et lui tenir tête un minimum. Pour lui, c’était loin d’être un jeu. Il s’était volontairement sacrifié en solitaire pour sauver ses deux p’tites bestioles, mais il lui affirmait que c’était loin d’être un jeu. Son poing se serra, et se desserra quand la truffe froide d’Hilda se frotta contre son pouce. Elle avait raison. Elle avait beau être en colère contre Cael, elle ne voulait pas le frapper. Frapper un ami ? Comme ça, gratuitement ? Ca allait surtout montrer que ça n’avait aucune valeur à ses yeux, alors que c’était tout l’inverse. Cependant, le Phyllali n’avait pas terminé. Alors qu’elle allait lui répondre, il lui coupa à nouveau la parole pour reprendre, lui expliquant en hurlant presque qu’il faisait ça parce qu’il avait déjà pleuré quelqu’un qu’il avait été incapable d’aider, et qu’il avait passé trop de temps dans une déprime floue pour prendre le risque de recommencer à nouveau. Bizarrement, ça l’énerva encore un peu plus, et une nouvelle fois, elle allait répondre quand une sonnerie lui coupa la parole. Sans réfléchir, Cael attrapa son iPok et décrocha, pour parler à une certaine Cléo qui gueulait à l’autre bout du fil. La main de la Pyroli fusa, et elle arracha l’iPok des mains de Cael pour le coller à son oreille.

« Désolée, il vous rappellera plus tard… S’il est encore vivant. »

Puis, d’un geste souple, elle referma l’iPok pour le jeter sur le lit, ignorant avec superbe les vociférations de ladite Cléo au bout du fil, sans se rendre compte qu’elle avait oublié de raccrocher. Pas grave. Lâchant l’iPok des yeux, elle releva son regard améthyste vers Cael. Elle ne savait pas qui était cette Cléo, mais son appel avait au moins eu le mérite de couper net leur dispute. Aileen n’avait plus envie de hurler. Mais elle n’avait pas non plus envie de lui pardonner ce qu’elle considérait comme un manque flagrant de confiance. Pas envers elle, mais envers eux tous. S’il avait demandé de l’aide à Leonidas, à Dahlia, ou à n’importe quel autre ami de sa connaissance, elle se serait inclinée, rassurée de savoir qu’il n’y allait pas tout seul. Le problème, c’est qu’il y était allé seul, qu’il avait pris des coups, que ses deux petites souris avaient été blessées, et que sans l’évolution de Lucki, ça aurait pu être encore pire. Et si la même chose était arrivé à Sphax, lui avait-il demandé, qu’aurait-elle fait, elle, hein ?

« Sphax n’aurait pas eu besoin de mon aide pour les éventrer et faire un peu mumuse avec leurs entrailles avant de se laver dans le Lac Corail et de retourner dans la chambre comme si rien ne s’était passé. »

Sphax grogna d’un ton hautain, appréciant le fait que sa dresseuse lui reconnaisse ça. Il n’aurait eu aucun mal à se débarrasser des Spectre, des dresseurs, et en effet, en éventrer un ou deux, voire tous, pour rentrer chez lui, ça ne lui posait pas de problème. Il possédait un léger fond sadique qu’il ne manifestait pas, mais qui existait quand même. Et qui, chose surprenante (non, en fait), existait également chez sa dresseuse. Du bout de la patte, pas vraiment discret, l’Absol lui montra alors Silica et Feänor, prudemment assises sur le lit, et Kipling, caché derrière Sokka, ses petites pattes pelucheuses accrochées à la jambe du Riolu. Et pour eux, comment aurait-elle réagi ? Feänor leur aurait mené la vie dure avant de s’esquiver, elle le savait. Silica… Trop timide, trop timorée, elle se serait laissée frapper en pleurant doucement. Kipling… Il se serait roulé en boule en attendant que l’orage passe. Et si, au lieu de Mithos et Martel, Joris avait enlevé Silica et Kipling ? Les grondements sourds de Sphax et Hilda firent écho à ce qu’elle pensait. Elle l’aurait tué.

« J’aurais appelé mon frère et mon petit copain pour leur dire que mes Pokémon ont été enlevés. J’aurais appelé Dahlia pour lui demander si elle veut bien venir m’aider à les récupérer. Peut-être que je t’aurais appelé, toi, si j’avais considéré que tu avais suffisamment de tripes pour ça. » Son poing se referma à nouveau. « Puis je me serais avancée, toute seule, comme demandé, en leur laissant croire que je leur ai obéi, en laissant mes alliés du moment entourer les kidnappeurs pour leur tomber dessus, Pokémon inclus. Puis j’aurais fait un carnage. Une épaule luxée, ça aurait juste été la petite blessure la plus insignifiante parmi toutes celles que ce connard aurait pris dans la gueule. » Nouveau silence glacial. « Bref, je n’aurai jamais pris le risque d’y aller toute seule. J’aurais appelé mes amis. »

Son ton sonnait comme un reproche, et c’en était un peu un. Cael n’avait pas fait appel à elle. Il n’avait fait appel à personne, et il avait mis sa vie en danger. Ce qu’elle lui reprochait surtout, c’est d’avoir été tenue dans l’ignorance. Elle apprenait ça deux semaines plus tard, et même pas de lui, de vulgaires ragots de couloirs qu’elle écoutait sans trop faire attention. Et ça, franchement, ça lui faisait encore plus mal que d’apprendre qu’il était parti affronter trois caïds sans elle. Et après, il se demandait pourquoi elle était en colère ? Pourquoi elle était déçue ? Il lui disait très clairement la considérer comme une amie, et il la laissait dans l’ignorance de choses pareilles ?

« Et puis… Ton amie, vraiment ? Ton amie à qui tu ne dis même pas que tu as eu des problèmes ? Ton amie, qui découvre grâce à des RAGOTS, que tu as eu des ennuis, bien deux semaines après les faits ? Tu te rends compte que je l’ai su parce qu’un mec de ton dortoir me l’a dit, et pas parce que tu m’en as parlé ? » La brune posa la main bien à plat sur le bureau du Phyllali. Il fallait qu’elle se calme avant de dire des horreurs. « Sérieusement, Cael, c’est ça l’amitié pour toi ? Tu ne m’as pas demandé mon aide pour ne pas me blesser, tu ne m’as pas appelée pour ménager ma sensibilité ? Tu me prends pour quoi, une faible petite chose à protéger ? »

Son hostilité revenait au triple galop, exacerbée par sa colère. Trop longtemps, elle avait été considérée comme fragile par sa mère, qui l’empêchait de sortir et essayait au maximum de la transformer en poupée, avec les robes, le maquillage, la bonne éducation, les réceptions de Coordination, toutes ces choses qui exaspéraient fortement la petite fille qu’elle était à l’époque, cette petite fille qui ne pouvait rien dire, mais qui agissait pour s’échapper. Elle faisait le mur des hôtels où elles étaient, se fichant bien de l’étage ou de la dangerosité de sa fugue, elle quittait ces représentations ennuyeuses à mourir, elle se faisait oublier pendant les réceptions pour s’échapper par la grande porte quand sa mère avait le dos tourné. Puis elle avait intégré l’académie, le dortoir Pyroli, considéré comme le plus martial et le moins féminin des trois dortoirs féminins de l’académie. Elle était devenue sportive, Pokéathlète, préfète, préfète en chef, avait monté les grades, persuadée que cette image de gentille princesse fifille de Coordinatrice était loin derrière elle. Et en une tirade, Cael avait tout brisé. Sa main frappa à nouveau le bureau, avec colère cette fois.

« Tu ne sais même pas de quoi tu parles, Cael ! Tu me parles d’amitié, mais tu fais tout le contraire de ce qu’aurait fait un ami ! J’ai passé quatorze ans à traîner dans les labos scientifiques des villes où on allait pour essayer de retrouver mon père, en me disant qu’il serait heureux de me connaître, avant d’apprendre qu’il était au courant de mon existence depuis le début et qu’il n’a jamais pris la peine de venir me voir parce que sa sale bâtarde ne l’intéressait pas ! J’ai passé quatorze ans à voyager de ville en ville, d’hôtel en hôtel, sans un seul lieu à appeler maison et sans personne à qualifier d’amis, avec pour seule famille une Coordinatrice qui voulait avorter en apprenant qu’elle était enceinte et qu’il n’a pas pu parce qu’elle ne le pouvait plus, et avec l’humiliante impression qu’elle portait plus d’attentions à son clébard de concours qu’à l’étrangère à moitié sauvage qu’était sa fille ! » Sa gorge s’était serrée, mais sa voix n’avait pas failli. Elle avait envie de le planter là, de lui tourner le dos, de s’en aller. Elle resta. « J’ai reçu plus d’attentions en un an ici qu’en quatorze ans avec ma mère, et pour moi, chacun de mes amis est comme un membre de la famille que j’aurais voulu avoir ! Et voilà que j’apprends, par une tierce personne, et deux semaines plus tard, qu’un de mes amis a eu de gros problèmes et ne m’en a même pas parlé ! C’est ça, que tu appelles l’amitié ? C’est comme ça, que tu traites tes amis ? Si c’est le cas, j’aurais préféré ne pas en faire partie ! »

Le silence retomba d’un coup, lourd et tranchant comme une guillotine. Un grondement le brisa très vite. Sokka, toujours à côté de Lucki, la regardait en grondant, n’appréciant pas du tout ce qu’il entendait, et seul à le manifester de manière audible. Sphax et Hilda aussi, à leur manière, en la regardant de leur air accusateur. D’un seul coup, ce qu’elle venait de reprocher à Cael lui revint en pleine face. Non… Elle ne lui avait tout de même pas dit ça ? La honte. Comment avait-elle pu lui dire une chose pareille. Doucement, elle expira profondément, retrouvant son calme en même temps. Elle n’osait même plus regarder Cael. Lui raconter sa vie, comme ça… Elle n’en avait jamais parlé à personne. Ni à Loan, ni même à son frère. Et elle balançait ça, comme ça, en plus de lui dire qu’elle aurait préféré ne jamais le connaître ? Satisfait de son changement d’aura, Sokka cessa de gronder, et leva les yeux vers Lucki, comme en quête d’approbation. Doucement, sans oser le regarder, Aileen reprit la parole, faisant une chose qu’elle ne faisait habituellement pas. Reconnaître ses torts, et s’excuser.

« Désolée, Cael… C’est pas ce que je voulais dire. C’est juste que j’ai… Ce ne sont que des gamins, et ils voulaient juste t’humilier. Mais, je ne sais pas, je t’ai vu, plus vieux, plus âgé, dans la même situation, avec d’autres gens qui, eux, ne voudraient pas juste te faire un peu de mal. Tout le monde n’a pas ta loyauté et ta noblesse d’esprit, moi la première. S’ils t’ont eu par lâcheté, d’autres le feront aussi, et à ce moment-là, si tu es tout seul face à eux, non, tu ne pourras pas protéger tes Pokémon ou tes amis. Tu les verras mourir sous tes yeux, puis tu mourras à ton tour. » Silence gêné. Il ne fallait pas qu'elle le dise. « C’est bien de vouloir protéger ceux que tu aimes, Cael, mais il va falloir te faire à l’idée que ceux qui t’aiment veulent en faire autant pour toi. Ce n’est pas en les tenant dans l’ignorance de tes problèmes qu’ils pourront le faire. Aujourd’hui, j’ai pu faire peur à cet abruti en lui faisant comprendre qu’il aurait plus mal que toi s’il s’avisait de t’approcher à nouveau, mais après, quoi ? Est-ce que je devrais aller poser des fleurs sur ta tombe parce que tu es mort en voulant protéger quelqu’un ? » Nouveau silence. Puis, à contrecœur, elle finit par lâcher les mots qu’elle tentait de retenir le plus longtemps possible. « C’est juste que j’ai eu peur pour toi, et maintenant, je suis inquiète. Parce que je t'aime, parce que tu es mon ami. »



Sing me to sleep ★ Remember me now, time cannot erase, I can hear your whispers in my mind, I've become what you cannot embrace, our memory will be my lullaby.
Cael Joy
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Icon : Qui sème le vent récolte la tempête. AgDyajQ
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Région d'origine : Hoenn
Âge : 21
Niveau : 73
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Points d'Expériences : 2528
Qui sème le vent récolte la tempête. AgDyajQ
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Cael Joy
est un Topdresseur Ranger
''Cléo? Juste Cléo? Non mais Cael, c'comme ça qu'on t'élève? Quand ta soeur chérie et préférée t'appelle, c'est tout c'que tu trouves à lui dire?''

''J'étais occupé avec quelqu'un là, vaut mieux que je te rap...''

''Que tu nada, j'suis ta soeur, j'ai la prio sur n'importe qui ! Tu...''


''Tu'' rien du tout ! Aileen, sans plus de cérémonie, vient de m'arracher l'appareil des mains (ça, c'est pas très poli), d'envoyer balader ma soeur (ça, c'est suicidaire) et de jeter l'appareil sur le lit. Pourtant, on dirait qu'elle n'a pas coupé la communication, malgré la position de l'IPok, la voix légèrement étouffée de Cléo se fait encore entendre (pratiquement à pleine puissance...Ouais, en fait le haut-parleur ne servirait à RIEN).
La Pyroli me surplombe ensuite et d'une voix bien plus calme que sa précédente engueulade, me dresse un portrait de Sphax absolument terrifiant. Non mais quand même, les EVENTRER? JOUER avec leurs entrailles? Sphax n'oserait jamais. Et pourtant...Pourquoi je peux pas m'empêcher de regarder sa corne sur laquelle se reflète la lumière du jour, au travers de la fenêtre? Rien que son éclat et sa finesse marquent son tranchant.....Enfin, peut-être qu'il le ferait...Une fois...Autant vous dire que je n'en mène pas large, lorsqu'Aileen reprend et me décrit comment elle, elle aurait agit à ma place.
Bien que Lucki, les pattes croisées derrière elle, hoche de temps à autre la tête comme s'il approuvait ce qu'elle dit, sa colère rentrée commence à affecter toute la chambrée. Plus sensible que mes autres coéquipiers, Martel se recroqueville même un peu contre moi.
Me voila complétement perdu, incapable de savoir si elle a tort ou raison : Oui…Pour protéger quelqu’un JE serais prêt à faire n’importe quoi…mais est-ce que je devrais demander aux autres de le faire aussi ? J’aurais PU appeler Aileen, Léo, ou même Ginji…N’importe qui…Mais est-ce qu’elle comprend  que j’avais PEUR ?

''Peut-être que je t’aurais appelé, toi, si j’avais considéré que tu avais suffisamment de tripes pour ça.''

‘'Non..Parce que je ne les ai pas….Et c’est pour ça que je n’ai appelé personne…Parce que j’avais PEUR, Aileen, tu peux comprendre ça…Parce que j’étais terrifié par tout ce qui aurait pu arriver à Martel et Mithos et que plus rien n’avait de sens à part l’idée de foncer les sauver…Tu peux comprendre, ça ? Si j’avais été capable de rester calme, ou même de simplement...''

Mes mots pourraient tout aussi bien s'adresser à un Ronflex qui vise son prochain repas : impossible d'arrêter la lancée de la Pyroli et cette dernière continue sa litanie. Chaque mot se mue en une lance de glace qui reste fermement plantée dans mon cœur. J'aurais dû lui dire...J'aurais dû en parler à quelqu'un, n'importe qui, ne serait-ce que par respect envers mes amis. C'est ça la culpabilité? Ce sentiment qu'on voudrait vraiment pouvoir dire à l'autre qu'il se trompe, mais qu'on sait en être incapable?
Et lorsqu'elle se compare à une petite chose sans défense...Au fond de moi, je voudrais lui répondre ''Non !'', le crier même …Parce que c'est Aileen…Elle est forte, elle a pas de mal à dire ce qu’elle pense, elle fait un peu peur…Mais le genre de peur qu’on ressent quand on est pris en faute, le genre de peur que je connais bien (Vous avez vue à quoi ressemble ma soeur? J'ai vraiment besoin d'expliquer ?)
C'est donc un petit Ranger rempli de culpabilité qui essuie chaque seconde de l'orage en étant incapable de réagir ou de lui répondre. Parce qu'elle me renvoie une bien piètre image de moi-même.... J'ai préféré garder ça pour moi, faire comme si rien ne s’était passé tout simplement...et surtout aider Martel et Mithos à oublier. Mes mains se resserrent sur le petit corps pelucheux qui se tient dans mes bras, et la Posipi, cessant de trembler, tourne vers moi de grands yeux pleins d'incompréhension devant cette soudaine poigne.
Il faut que je lui dise...Lui dire que oui, je ne voulais pas l'impliquer, lui causer d'ennuis et...Non Cael, les faux-semblants, c'est terminé. Affronte ce que tu essayes de cacher , au lieu de te mentir à toi-même: tu ne voulais pas les prévenir, elle ou qui que ce soit, parce que tu es juste...lâche, c'est ça lâche. Parce que tu ne voulais pas revivre et relancer tout ça, juste tout oublier....Et fuir le passé, comme d'habitude. Pour une fois, tu vas faire preuve de courage avec tes sentiments et lui dire clairement ce qui doit être dit...

''Aileen...''

*CLAC*


La main de la jeune fille s'abat avec violence sur mon bureau, retenant les mots qui s'apprêtaient à sortir. Et dans le même temps, Lucki décroise brusquement les pattes, tandis que son regard se braque sur la Pyroli, les yeux grands ouverts. À la lisière de notre lien d'aura, c'est une véritable tempête de colère, de rage, de frustration (et de...tristesse ?) qui se forme, avant de déferler comme un ouragan dans toute la chambre.
Une telle colère m'aurait déjà envoyé voltiger contre le mur en temps normal, mais ce n'est rien en comparaison des nouvelles paroles d'Aileen. Chaque mot de son histoire....Chaque fait de son passé qu'elle me révèle dans sa colère...Toute ces choses terribles viennent s'accumuler et accroître ma culpabilité.
Et au fond de moi, une pensée finit par naitre : que si j'ai cru cesser de vivre à la mort de ma mère, Aileen a tout autant souffert de l'absence de son père, de son désintérêt pour sa personne et de l'attitude de sa mère. Elle vient de me révéler des blessures inguérissables qui balafrent son passé et en comparaison, mon attitude n'en devient que plus lâche...Parce que l'incident avec Joris n'est pas la première chose que je cache à mes proches, à ceux qui sont devenus mes amis à la PC. Personne...Personne ne sait pour ma mère, même pas Léo. J'ai à peine dit que je n'aimais pas parler du passé lorsqu'on s'est rencontré et en véritable ami, il ne m'a jamais posé de questions. Sauf que ce n'était pas de la honte, de l'indifférence ou de la peur....Juste de la lâcheté. Submergée par sa colère, Martel se blottit davantage contre moi, tout en appuyant ses pattes contre ses oreilles.

"Si c’est le cas, j’aurais préféré ne pas en faire partie !"


*CLONG*…Là c’est un couperet…là, il n’y a plus rien à faire. L'ambiance enragée qui emplissait la chance se fige brusquement, comme prise dans un bloc de glace. Même les sons semble devenir flous pour moi...Une toute petite phrase de rien du tout qui me renvoie à une chose: Aileen quittant cette pièce, pour ne plus jamais y revenir ou m'adresser la parole. Puis, la silhouette change pour être remplacer par Léo...ou Ginji...ou Kaeko...Ou Estelle...Tous me laissant, parce que je n'étais pas capable d'être leur ami...me laissant tout seul...
Mes épaules s’affaissent et je baisse même la tête, le regard plongé dans les motifs du tapis. Je ne perçoit plus rien, rien d'autre que la solitude que j'ai mérité par mon attitude. Sauf qu'une autre personne capte mon changement d'état subit : Un Lucario qui s'ébranle presque mécaniquement, avant de faire un pas en direction de la Pyroli, les pupilles dilatées. C'est à son tour de se retrouver noyé sous l'aura qui émane de moi, et ses réflexes parlent par eux-mêmes : si Aileen est la cause de l'état de son disciple, elle doit absolument sortir de cette chambre...Par tout les moyens. Le Riolu d'Aileen tente bien de s'interposer après avoir perçu son mouvement, mais mon starter se contente de l'écarter d'une patte impérieuse, plus rapide que ce que son pas lent ne pourrait laisser croire. Même si Sphax se mettait sur son chemin, il ne ralentirait pas...

''Non...Lucki...''

Même dans le brouillard, je peux encore lui dire de ne rien faire...Après tout, elle a raison, je suis misérable, je ne suis rien…Je cherche à me faire des amis et après je les traite comme quantité négligeable…Je ferai mieux de rester tout seul, ça arrangerait tout le monde…La preuve, à cause de moi, Aileen a été blessé…pas physiquement non, mais j’ai blessé une amie au cœur, le genre de blessures qui ne guérit pas. J'en sais quelque chose et pourtant, je l'ai fais. Secouant la tête, mon starter s'immobilise, avant de reculer d'un pas tout en coulant un regard d'excuse au petit Riolu qui semble ne pas lui en tenir rigueur.
Aussi recroquevillé que Martel, les yeux fermés, je n'attends plus qu'une chose...Qu'elle parte sans se retourner pour me laisser seul...Seul avec ma culpabilité et mon désespoir. Mais dans la chambre, seul le silence répond à mon attente...Un silence qui se prolonge jusqu'à ce que je relève doucement la tête, certain de découvrir une pièce vide de toute autre présence humaine, comme si Aileen n'y était jamais entré.
Et pourtant, elle est toujours là...Et me parle encore, d'une voix calme. Elle me parle comme une amie, me complimente même (Noblesse et loyauté...J'aimerais y  croire moi-même, je t'avoue) et reviens sur mon erreur. Quelque chose que je ne mérite pas, après ce que j'ai fait. Au fond de moi, je sens les nuages qui obscurcissaient mon être qui commencent à se dissiper...

''Est-ce que je devrais aller poser des fleurs sur ta tombe parce que tu es mort en voulant protéger quelqu’un ?''



Non..Plus jamais…Plus jamais je ne veux vivre ça ou que quelqu'un que je connaisse le vive. Je sais ce que ça fait mieux que personne et c'est la pire chose qu'il puisse arriver...En une phrase, Aileen vient d'évoquer une image toute simple: celle d'un petit garçon aux cheveux rose, sa petite main dans celle d'une jeune adolescente. L'enfant contemple de ses yeux rougis mais désormais à jamais secs, une simple pierre blanche, gravé de quelques mots, avant de s'approcher pour déposer une azalée (C'était sa fleur préférée...) devant lui. Cette image...C'est exactement le genre de choses que je ne voudrais plus jamais me remémorer.
Et puis vint sa dernière phrase...

''Parce que tu es mon ami''

''...''

Six mots tout simple et pourtant, ils viennent de m'électriser comme un coup de tonnerre. J'ai l'impression d'avoir raté quelque chose mais qu....AH ! Eberlué, je prends alors conscience de ma position: La dernière phrase d'Aileen semble avoir ouvert les vannes, et je suis actuellement debout...les bras autour de la Pyroli ! Non, je déconne pas ! La posture typique du calin, quoi ! Je vous jure, je sais pas ce qui m'a pris, jamais j'aurais osé en temps normal ! Mais elle a...Et j'ai...Et...Raaaaah ! Quelques secondes s'écoulent encore avant que je ne parvienne à la lâcher tout en souhaitant ardemment rentrer sous terre (Ce qui ne va pas tarder à arriver si elle le prend mal...Exactement six pieds sous terre, en fait). Martel semble avoir fait un roulé-boulé quand je me suis levé brutalement et ne se prive pas pour me harceler de ''Pi !'' (Une Posipi même en colère, ça reste quand même trop mignon !) lorsque je me rassois sur le lit.
Pourtant, loin d'être vexée ou en colère, Aileen se contente d'un sourire que je lui rends tandis que les nuages semblent s'éloigner pour de bon cette fois. Néanmoins, il me reste une chose à faire...

''*soupir* Ce que tu m'as dit, Aileen...Je te jure que je le garderais pour moi. Mais c'est pas vraiment juste si tu me confies ton secret et que moi, je ne te révèle rien. C'est donnant-donnant d'habitude, non? Surtout entre...amis.''


Je dois continuer et le faire avant de changer d'avis, déjà je sens ma résolution qui faiblit...Ou plutôt qui faiblirait si je n'avais pas les yeux rivés dans ceux de la Pyroli et le soutien du Lucario, qui a repris son air approbateur. Allez, jette-toi à l'eau...

''Je t'ai déjà dis que je venais de Nénucrique à Hoenn, et que mes parents tenaient un restaurant. Sauf que j'aurais peut-être dû préciser que ce sont mes parents adoptifs. Noé et Melody m'ont pris chez eux lorsque j'avais huit ans, mais avant ça, j'habitais à Cimetronelle, avec ma soeur et ma...mère.''

Le mot fatidique est lâché, je ne DOIS pas m'arrêter là !

'' Pour Cléo et moi, elle était tout et elle travaillait nuit et jour pour qu'on puisse être heureux tous les deux. Elle était infirmière au Centre Pokémon, tu sais...Un jour...Elle est tombé malade. Et pourtant, elle a continué à sourire sans jamais s'arrêter. Même quand elle ne pouvait plus se lever pour ouvrir le Centre et que Cléo devait le faire pour elle...Même quand le moindre mouvement était devenu douloureux et qu'elle faiblissait un peu plus chaque jour...''Ne t'inquiètes pas et va jouer dehors'' ou ''Ça va aller, tu peux aider Cléo pour le repas?''...Combien de fois je l'ai entendu me dire ça...
Et puis...Je me rappelle même plus de ce jour-là, tu te rends compte? Juste de l'enterrement, et encore, par bribes. Parce que ce jour-là, y'a quelque chose qui s'est brisé en moi. La suite, je la connais uniquement parce que ma soeur me l'a raconté. Pendant un an, je parlais plus, je mangeais presque rien, je ne jouais plus, j'étais juste...là. Si tu savais le temps que ça m'a pris pour comprendre ce que voulait dire le mot ''catatonie''...
Ça a duré un an. 365 jours dont j'ai pas le moindre souvenir. mais Cléo, elle, s'en souvient très bien. Elle a dû grandir trop vite à cause de moi...Parce que c'est elle qui s'est occupé du petit garçon complétement muet et perdu que j'étais, pendant tout ce temps. C'est même elle qui a trouvé Noé et Melody et a fait le trajet jusqu'à Nénucrique toute seule, pour les convaincre de me prendre chez eux.
Je sais pas si tu imagines ce que c'est que de se réveiller au monde après un aussi long moment...J'ai mis super longtemps avant de croire Melody, quand elle m'a dit que j'avais huit ans et plus sept !''
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