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T’façon tu m’aimes trop pour me tuer là. Et on est sur un forum tout public tu n’as pas le droit..
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Marcher puis dormir sous la lune.
Marcher puis s'enlacer jusqu'à l'aurore.
Marcher puis s'aimer pour l'éternité.
Marchaimer.
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Contrairement à ce que tu penses, les gens ne sont pas prisonniers de leurs idéaux. Et tu devrais toi-même en prendre conscience ...
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Les gosses dans ton genre n'ont aucune expérience de vie. Et certainement pas leur mot à dire pour juger les autres.
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T’es là depuis une seconde à peine et tu me casses déjà les couilles. C’est parfait.
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Je ferai tout pour que ce soit notre flamme qui reste allumée à la fin de ce combat.
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Je te l'ai dis Alex, à demi mot, que je t'aime. C'est vrai, pourtant je t'aime… Est-ce là? La fin de notre relation? Un message perdu que j'essaie de sauver au bord d'une plage alors que tu te noies dans tes sanglots? Je ne me savais pas condamné aux sables
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Tu es prêt Germain ? Reste sage et admire le spectacle, surtout n'interviens pas et sois gentil, trouve moi une cigarette.
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Je ne peux pas te contredire, tu as merdé en beauté.
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Je continuerai de t’aider, de t’assister, ou te servir, pour atteindre ton rêve. Même en sachant tout ça. Même si, pour se faire, je dois abandonner mes propres rêves.
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Son paquet d'Eucalyptus avait provoqué le chaos.
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Mademoiselle Potts ? Je suis désolée mais … est-ce que vous pourriez m’aider à trouver un partenaire, je ne connais personne et je …
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Alban Abernaty
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Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
Niveau : 70
Jetons : 20638
Points d'Expériences : 2487
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Ses yeux kaléidoscopes se perdaient dans le vide tandis que le Professeur Heartnett exposait ses différentes tenues de Performer au reste de la classe. Entre les dessous de rubans et de dentelles, le châtain avait l’impression de se retrouver dans la penderie de McNellis, l’énergumène un peu étrange du dortoir des Voltali. Ne semblant pas remarquer le trouble d’un de ses élèves, le référent Coordinateur continuait ses élucubrations, s’attaquant à présent au thème du Père Noël. Alban doutait fort que ce genre de thème fasse l’objet d’assez de Concours de Coordination pour qu’on y consacre un cours entier, mais période oblige, Andreas était dans tous ses états. Quelles étaient les tenues les plus chics pour une fête de ce style ? Comment faire forte impression face au jury ? Alban soupira et continua son observation ô combien intéressante du carré de ciel visible depuis la fenêtre. Son regard coloré alla se perdre du côté du Dortoir des Mentali, et il soupira de plus belle… Il n'avait plus eu de nouvelles d'Opale depuis un bout de temps déjà. Il avait certes essayé de la croiser directement dans son Dortoir, mais à chaque fois il croisait Eryn, ce qui le déprimait encore plus. Il digérait un peu plus le départ de Pampero, sa Pitrouille capturée sur Babiri, mais la voir si heureuse en compagnie d'une autre dresseuse lui donnait le cafard. A croire qu'il ne savait pas ce qu'il voulait.

Il soupira de plus belle. Heureusement qu’il était arrivé un brin en retard et qu’il n’avait pas eu le temps de se placer à côté de Khal et de Nolan. Sinon, il était certain qu’un de ses colocataires lui auraient demandé pourquoi il avait l’air aussi déprimé. Il se devait bien de l’avouer : Pampero lui manquait énormément. Et le pire, c’était de se dire qu’elle avait été si affectueuse avec lui, pour finalement partir avec le Brocelome d’Eryn sans un regard en arrière. Était-elle mieux dans l’équipe de la Chercheuse ? Probablement. Elle n’avait jamais beaucoup apprécié les entraînements de Pokéathlètes… Perdu dans ses pensées, Alban faisait tourner son crayon autour de son doigt. Il ne détestait pas les enseignements de Coordination, même s’il ne voyait pas trop à quoi cela pourrait lui servir. Andreas était cependant son référent, et Alban se devait d’être exemplaire durant ses cours. Pourtant, ce jour-là, il avait l’esprit complètement ailleurs… Chose que l’extravagant enseignant ne tarda pas à remarquer car il se dirigea vers lui les bras en l’air à grands renforts d’explosions et de jets de roses. Bonne tentative pour remonter le moral à un de ses élèves. La bonne nouvelle ? Alban avait totalement retrouvé sa concentration sur le cours ; après tout, avec 55 kilogrammes d’homme et 40 kilogrammes d’explosifs en tout genre qui déboulaient vers vous, ça vous réveillait forcément. La mauvaise ? Après cette démonstration tapageuse, la salle était tellement enfumée que tous les élèves s’étaient enfuis de la pièce. Le cours s’était terminé - catastrophiquement - en avance, et les élèves ne purent jamais savoir ce qui était selon Andreas « Pire que de ne pas avoir d’eye-liner lutin ! ». Suffoquant, Alban parvint à atteindre la porte et à se libérer de cet enfer sur terre. Mistral, qui avait tenu à rester sur son épaule durant tout le cours, était pris d’une véritable crise de panique. Auster semblait déboussolé au milieu de tous ces élèves qui couraient dans tous les sens, et Zéphyr était parti se réfugier dans le sac à dos de son dresseur. Une véritable catastrophe. Alban regarda derrière lui pour tenter d’apercevoir Zénith et Hélios. Ces derniers, en grands fans du cours d'Heartnett, semblaient être restés bien docilement sur leurs sièges malgré la perturbation. Soupirant, le châtain dirigea ses deux Pokéballs vers la salle de classe et rappela ses Pokémon. Il les refit ensuite sortir dans le couloir. Téléportation express.

Sourd aux protestations du Reptincel et du Larveyette, et estimant que le cours était terminé, Alban se dirigea vers l’étage au-dessous pour trouver des toilettes et pouvoir nettoyer les ailes de ce pauvre Mistral. Sur le chemin, il esquiva le Professeur Roseverte qui transportait son Relicanth dans son aquarium habituel. Semblant réfléchir, le référent des Phyllali se retourna et interpela le châtain.

- Abernaty.

Bon. Pour une esquive en toute discrétion, c’était raté. Alban pivota sur lui-même pour se retrouver en face du vieil homme au visage dur. Il inclina légèrement la tête en guise de salut, et tenta de camoufler derrière son dos son Tylton qui gesticulait comme s’il allait décéder. Fichus Tylton et leur sainte horreur de la saleté. Son regard interrogateur plongea dans celui de son enseignant. Ce dernier tira une cigarette qu’il porta à sa bouche puis, semblant se rendre compte de l’endroit où il était, grogna dans sa barbe de trois jours. Il cracha sa clope et continua son discours.

- J’ai assigné un travail à Blackhart dans la Petite Jungle mais un partenaire ne serait pas de trop. Au vu de vos derniers bons résultats dans mes cours, pourriez-vous le rejoindre dans l’après-midi afin de l’assister dans ses recherches ?

La construction de sa phrase la caractérisait comme phrase interrogative. Pourtant, avec le ton employé, il s’agissait clairement d’une obligation, et non une demande. Alban pesta intérieurement. Il avait d’autres choses de prévues cet après-midi, comme finir son devoir d’Histoire, et même s’il aimait explorer, la perspective de se perdre dans la Petite Jungle n’était pas des plus alléchantes. Pourtant, on ne lui laissait pas vraiment le choix. Il se retint de lâcher un soupir.

- Bien, Professeur, répondit-il en récupérant le papier griffonné à la hâte que Roseverte lui donnait.

Puis, sans demander son reste, il fila jusqu’au réfectoire pour prendre connaissance des maigres informations fournies. Attrapant un sandwiche à la hâte, il salua brièvement Mama Odie puis alla s’isoler dans un couloir pour lire. Mistral, à présent nettoyé, avait retrouvé toute sa superbe, et il claquait du bec toutes les trois secondes pour quémander un morceau de pain. Le châtain déplia la papier de Roseverte, et grogna du manque cruel de données. Il y avait le nom de l’élève qui devait l’accompagner, l’heure et le lieu de rendez-vous, les coordonnées du dit partenaire et… c’était tout. Alban espérait que ce Blackhart, qui qu’il soit, ait eu un peu plus d’informations de la part de l’enseignant sur ce qu’ils devraient faire. En se grattant la tête, Alban engloutit la fin de son sandwiche et voyant que l’heure tournait, il se dirigea vers la Petite Jungle et le point de rendez-vous.

Au dehors, le temps Hivernal était clément. Pas de fortes chaleurs, mais pas non plus de vents glacials. Parfait pour explorer. Alban repassa rapidement dans le dortoir des Voltali pour réunir son maigre matériel pour les fouilles, puis il prit son Polaroïd, ses carnets de notes et de quoi s’hydrater. Une fois paré, il se dirigea d’un pas modéré vers la Petite Jungle. 14h. Réglé comme une montre suisse, le jeune homme parvint au lieu de rendez-vous et repéra rapidement un garçon blond pile à la pancarte qui indiquait le nom de la Jungle. En essayant d’être aimable, le châtain s’approcha doucement de son partenaire du jour, et se présenta spontanément. Il ne connaissait pas ce type même s'il lui disait vaguement quelque chose, mais il avait l’air gentil, au moins. Autant faire une première bonne impression.

- Salut. Je suis Alban Abernaty. Roseverte m’a dit de venir t’aider aujourd’hui, mais il ne m’a pas donné plus de détails que ça… Je suppose que tu es Blackhart, c’est ça ? Enchanté de faire ta connaissance, en tout cas.

Il s’arrêta là et parvint à esquisser un très léger sourire. Si l'autre n'avait pas de données supplémentaires sur la tâche qu'ils devraient remplir, ils allaient être un peu en difficulté. Patient, le châtain attendit une quelconque réponse, flattant au passage l'encolure d'Auster, son Noctali. Ah Alban. Savais-tu que tu avais en face de toi, ton pire ennemi ?

Dernière édition par Alban Abernaty le Mar 15 Déc - 17:48, édité 1 fois
Leonidas Blackhart
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Leonidas Blackhart
est un Scientifique Archéologue

LEO & ALBAN
earth and sky battle


Comme chaque matin depuis bientôt un mois, tu te rend dans le grand hall du dortoir un croissant  et un café bien chaud en main. Tu es généralement suivis par Luné, ton Zoroark, mais aujourd'hui il a laissé sa place a Némean, ton Helionceau, qui te suit en trottinant. Le problème avec Némean, c'est qu'en réalité, il ne t'apprécie pas tant que ça. A sa capture, tu as eu la maladresse de marcher sur sa queue et par conséquence de la lui casser... Il a fini par te pardonner, car tout bon lion sait se défaire des erreurs passés, mais il y  toujours ce petit quelque chose qui le chagrine et il refuse catégoriquement de te regarder dans les yeux et parfois même, de t’obéir.

Une chose est sûre tu ne fais rien pour arranger cela. Il a son tempérament enflammé comme tu as le tiens et il en va de soit que vous n'êtes pas le duo pokemon dresseur le plus complice de l'académie. Mais cela ne t’empêche pas de l’apprécier pour autant. Par ailleurs, il s'entend merveilleusement bien avec la plupart de tes autres pokemon. Luné et Korra ont bien tentaient de lui expliquer ce qu'il y avait de bon en toi et que malgré les nombreux défauts dont est composé ta personne, tu as aussi de nombreuses qualités qui font de toi un chouette dresseur. Mais non. Monsieur crinière de feu ne veut rien entendre. Il veut se faire sa propre opinion, alors parfois, quand l'envie lui prend, il passe ses journées a te suivre, a t'observer, a te lorgner minutieusement. Parfois tu as même l'impression qu'il te juge... Humpf.  Ce n'est pas comme si tu avais vraiment besoin de ça en ce moment... Tss.

Alors que tu continues d'avancer d'un pas particulièrement lourd de fatigue, tu surprends du coin de l’œil un référant vénère. Entendez par là que je parle évidement de Roseverte et de son incroyable humeur pétillante *ironie* . Tu te dis qu'il serait malin de l'esquiver, de rebrousser chemin, d'éviter tout contact visuel ( si on peut appeler ça visuel ), mais n'étant pas du tout, mais alors DU TOUT du matin, tes jambes restent statiques, te clouant au sol. Tu prie alors pour qu'il ne te voit pas et sirote une fine gorgée de café noir, fuyant au possible ses lunettes rondes et sa gueule de savant fou. Mais ça serait mal connaître Roseverte. Préfet ou pas, tu es quasiment sûr, pour ne pas dire persuadé, qu'il s’aimait a jeter son dévolu sur toi peut importés les situations. Tu attends d'ailleurs le jour où il viendra directement te trouver dans ton chalet a trois heure du matin pour te demander l'impossible.

▬ Ah ! Blackhart, je vous cherché.
Dit-il sans te faire signe, haussant simplement la voix.

C'est fou, pas du tout prévisible. Tu te crispe. C'est fin comme réaction, mais tu sens ton échine crépiter d'une bien vilaine façon. Tu hésites a l'ignorer et tu finis par te rappeler que sa colère peut être bien plus chaotique et dévastatrice que n'importe quel type de demande de sa part. Tu pivotes avec difficulté, encore dans le coaltar, laissant échapper un « Oui ? » loin, très loin d'être confiant. Némean a tes pieds, tu sens qu'il n'apprécie que trop peu l'adulte ici présent.  Tu vois son poil grossir, ses oreilles se plaquer en arrière. C'est pas bon. Pas bon du tout. Tu sais Roseverte franc, il ira droit au but puis repartira aussitôt. Tu gardes une attention distraite sur ton professeur, préférant surveiller la boule de poil noire qui déjà s’apprête a bondir.

▬ Pas de cour aujourd'hui, j'ai un travail pour vous dans la Petite Jungle. J'ai ouïe dire que quelque chose s'y tramé et j'ai besoin d'un Phyllali sur le coup. Si je me rappel bien vous avez bien pris Top Dresseur en seconde spécialisation non ? C'est le moment de montrer ce que vous avez appris.

Pas de bonne journée, pas de merci, rien si ce n'est sa grosse main rappeuse qui vient s'emparer de ton café pour le finir cul-sec avant de tourner les talons et de repartir à ses activités... Némean ne tient plus, il attaque ! Mais tu as finis par te « réveillé » et in-extrémiste tu attrapes le lionceau à la volé. Phew. Tu finis par répondre un peu dans le vide, pour conserver ta politesse, tant bien même Roseverte n'est déjà plus dans la pièce.

▬ Je m'en occu-  Ah. Coup de crocs. Tu grimaces et par réflexe tu retires d'un mouvement sec ta main des canines aiguisées du félin. Ça rap, ça pique, ça saigne... super merci beaucoup Nemean. Ton pokemon fini par se débattre et tu ne cherches plus a le contenir contre ta poitrine, tu le laches, le laissant pester tout ce qu'il a de saoul sur toi, sur Roseverte et même sur ce pauvre nouveau qui passait par là. Tu soupirs. Pas sûr que tu le prenne avec toi aujourd'hui pour inspecter la Petite Jungle.. Quoi que..


•••

Tu es quelque peu essoufflé. La fraîcheur rend ta respiration plus délicate. Tu inspires, puis expires, lorgnant la frontière de cette jungle dense dont il t'es difficile de retrouver l'entrée. Tu t'y était engouffré ce matin même, à la demande de Roseverte, et n'en était ressorti qu'a l'instant. Des feuilles de toutes sortes ont prit plaisir a se glisser dans ta crinière blonde, sans oublier les divers branches qui ont pris d’assaut ton pantalon. Y'a qu'a te regarder pour comprendre que tu n'as pas chaumé. Oubliant même de te dépoussiérer, c'est finalement un museau noir qui tranche avec le vert des feuillages touffus, un museau dont tu attendais le retour. Luné était dans un état presque chaotique. Brindilles en veux-tu en voilà, le poil légèrement humide, la mâchoire pâteuse et les iris ronds, sans oublier la langue pendante de fatigue. C'est en récompensant ton starter d'une caresse amical entre les oreilles qu'un bruit de pas fini par attirer ton attention. Pivot instinctif. Regard plissé. Ton Zoroark baille a s'en décrocher la mâchoire, de quoi te faire comprendre qu'il n'y a rien de suspect. Tu es cependant surpris. Roseverte qui t'envoie de l'aide, c'est tout aussi étrange qu’inattendu, mais pas de refus. Tu t’apprêtes a lui lancer une poignet de main pleine de politesse, mais ta mimine est surtout pleine d’égratignures. Le serrage de pince, ça sera pour plus tard.

▬ Enchanté Alban. Je suis Leonidas. Mais n’hésites pas a raccourcir en Leo'. Tu lui lance un large sourire et lui présente ensuite Luné, ton Zoroark. Le Polymorfox ricane et passe derrière le Voltali pour se mesure a lui. Comportement étrange et nouveau de la part de ton Starter, mais rien de bien inquiétant. A vrai dire je n'en sais pas plus que toi, mais à deux on aura sans doute plus de chance de tomber sur ce dont Roseverte m'a demandé "d'enquêter". Tu prends une profonde inspiration d'air frais et expire tout aussi fort, ré-adressant la parole à Alban. On va devoir fouiller cette jungle de fond en comble, tu as des Pokemon doués pour la recherche ? Finis-tu par lui demander, faisant appel à ta Sonistrelle qui vient habilement se poser sur ton épaule droite et ton Evoli qui s'approche du jeune homme pour lui renifler les gambettes.




lyrics de film qui fit
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Alban Abernaty
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Il s’était avancé vers le fameux Blackhart avec un sourire engageant et une main tendue. Il ne connaissait pas encore ce garçon, mais son air sympathique lui faisait bonne impression. En outre, il avait la sensation que le blond était tombé tout comme lui entre les griffes de Roseverte et, par conséquent, il se considérait comme camarades dans l’adversité. Autant donc se serrer les coudes afin que cette exploration de la Petite Jungle reste la plus agréable possible. Gêné, Alban observa l’énorme Zoroark du garçon le toiser avec un air espiègle. Visiblement, ce dernier voulait le tester ou il ne savait trop quoi ; toujours est-il qu’il l’observa avec curiosité tout en ricanant. Cette manie fit aussitôt se braquer Auster, qui tendit ses muscles et toisa l’inconnu avec un air méfiant, renâclant l’air pour tenter de sonder s’il s’agissait d’une menace ou non. Ses yeux rouges carmin se firent plus fins et il grogna, rapidement calmé par un geste de la main apaisant. Ah. Il avait la classe, Alban, ainsi. D’un seul mouvement il parvenait à faire se calmer son fier Noctali, tandis que son Tylton et son Goélise, chromatiques tous les deux, encadraient son visage, docilement posés sur ses épaules. Une entrée en matière plutôt classe qui… *CLANG*

Avec un sursaut, Alban se retourna pour voir Zénith, son Reptincel, qui venait de rentrer dans un tronc d’arbre. Cet abruti avait encore tenté de prendre une pose pour impressionner les nouveaux arrivants et, dans sa maladresse, s’était cogné à la première chose qui passait à sa portée. Hélios le Larveyette se moqua d’ailleurs ouvertement de lui et, taquin mais malsain, lui décocha un jet de Sécrétion dans l’œil. Le joyeux tapage qui s’éleva juste derrière le châtain le fit soupirer intérieurement. Bon, ok, maintenant il venait de perdre toute crédibilité devant son nouveau camarade. La main toujours tendue, Alban avisa la patte complètement égratignée du Phyllali et retira la sienne avec un sourire indulgent. Bon effectivement, ça risquait d’être compliqué dans ces conditions. Il n’en tint cependant pas rigueur et ne se départit pas de son sourire. L’expression avenante du garçon à lunettes de soleil le mit d’ailleurs immédiatement en confiance, jusqu’à ce qu’il ne se présente…

Alban se crispa instinctivement. Zéphyr, alerté par son lien d’empathie avec son dresseur, commença à piailler doucement en se cachant le bec sous les ailes. Leonidas Blackhart. Leo. L’information fit tilt dans sa tête. Un garçon à peine plus âgé que lui, qui semblait également bien plus expérimenté. Un prénom si peu commun, raccourci en trois uniques lettres. Leo. Le mot s’imprima dans son esprit et se répéta en boucle, comme une comptine qu’on apprendrait à un enfant. Il entendit son cerveau répéter plusieurs fois ces lettres, jusqu’à ce que la voix de Calliope ne vienne remplacer le son de la sienne. C’était ce garçon. C’était lui qui avait brisé le cœur de sa Doc, alors qu’elle avait bravé vents et marées pour venir le sauver des griffes de la Team Rouage. Lui qui avait piétiné ses sentiments avec certainement autant de facilité qu’il pouvait ravir le cœur d’une autre. Il en avait choisi une autre, de ce qu’Alban avait compris. Mais oui, et alors ? Il ne pouvait juste pas se piffrer ce mec. Peut-être bien plus parce qu’il était jaloux que Calliope se soit entichée de lui, que parce qu’elle avait déprimé tout l’été par sa faute. Il était injuste, il le savait, mais c’était comme ça. Ce type-là, même sans le connaître, il n’avait pas pu le blairer. Et il ne le blairait toujours pas, d’ailleurs. Une ombre passa devant ses yeux émeraude, qui virèrent automatiquement au gris anthracite, reflets de son humeur massacrante. Il serra les poings de façon presque indistincte. Non, décidemment, ça n’allait pas le faire. Il était bien trop tendu pour garder son calme.

L’arrivée brusque du Zoroark derrière son dos lui donna cependant une bonne raison de changer d’expression. Légèrement étonné par cette intrusion brusque dans son espace personnel, Alban plongea son regard dans celui du Polymorfox. Ce dernier semblait rire de la situation, comme s’il était au courant de quelque chose. Agacé, Alban se retourna. Il avait revêtu son masque sans expressions à présent et, se grattant légèrement l’arrière du crâne, il hocha doucement la tête de haut en bas pour acquiescer sur le diminutif Leo. Franchement, les astres étaient contre lui. On l’envoyait sérieusement avec son pire ennemi dans une Jungle pour mener des Recherches ? Bon certes, « Leo » - dieu que ce surnom était stupide ! - n'était pas du tout au courant qu’il lui vouait une haine terrible. Pour autant, Alban trouvait que le karma était vraiment une espèce de femme de petites mœurs. C’était quoi ce plan, sérieusement ?! Il allait devoir se retenir de l’étrangler toute l’après-midi durant ! Quoique. Peut-être lui envoyait-on des signes, là ? Peut-être que c’était justement pour qu’il se débarrasse définitivement de Leonidas et qu’il cache son cadavre dans un marais qu’on l’avait envoyé faire cette fouille avec lui dans cet endroit précis ? Hmmm, l’idée semblait plus séduisante, même si elle était bien moins raisonnable. Ahh… Sacré Roseverte et sa manie de toujours vous envoyer dans les pires plans possibles.

Caressant doucement le plumage de Zéphyr qui continuait d’être apeuré par les sentiments de son dresseur, Alban soupira. Allons, il allait devoir tenter de prendre sur lui, au moins pour aujourd’hui. Mais comment n’avait-il pas pu capter tout cela avant ? Leonidas Blackhart - maintenant qu’il voyait son nom en entier, l’information avait fini de faire son bout de chemin - était Préfet du dortoir des Phyllali. Il aurait donc normalement dû être au courant de son existence, non ? Pourquoi loupait-il toujours les données les plus importantes ? Se sentant obligé de présenter ses Pokémon après que Leonidas l’ait fait pour son Zoroark, il pointa du doigt les deux oiseaux perchés sur son épaule.

- Zéphyr, le petit doré, et Mistral le Tylton. En bas il y a Auster, mon Noctali. Ne fais pas attention à ses airs revêches, il est toujours méfiant aux premiers abords. Et les deux qui font du boucan derrière ce sont Hélios et Zénith, expliqua-t-il rapidement.

Puis, après avoir fait venir tous ses Pokémon auprès de lui, il soupira de dépit quand Leonidas lui avoua ne pas avoir plus d’informations que lui. Pfff, même pas fichu d’être utile dans cette expédition, hein ? D’autant plus que c’était lui qui était censé être le meneur. Quoi… Attendez… Alban allait-il réellement passer toute l’après-midi sous les ordres de cet abruti ? Non, impossible. Son ego ne le supporterait pas. Avec un léger sourire qui n’avait plus rien d’amical - quoique, pour les non-initiés aux expressions Albanaises, tout sourire semblait amical -, Alban haussa les épaules en secouant la tête de gauche à droite.

- Ah là… C’est perdu d’avance si on ne sait même pas ce sur quoi on doit enquêter. Je veux dire, cette Jungle est immense, malgré son nom. Il n’aurait pas pu nous aiguiller un peu plus ? Chercher à l’aveuglette en espérant trébucher sur quelque chose d’intéressant, très peu pour moi. Mais bon, j’ai cru comprendre de sa part que t’étais Archéologue, non ? Tu as l’habitude de ce genre de missions ?

Intérieurement, il sentit son esprit éclater de rire. Vraiment, il était de trop sale humeur pour être autre chose que diabolique. Avec ses questions en apparence anodines, il pointait clairement du doigt l’incompétence du blond. Bah. Dans le fond, il pouvait bien se permettre ça, après tout ce que Leo avait fait à Callie. Oui, Alban, homme injuste au sale caractère. Depuis le temps, on était au courant.

Il acquiesça néanmoins quand Leonidas lui demanda s’il avait des Pokémon doués en fouille. Par chance, c’était le cas, ce qui ne lui fit pas perdre la face. Il désigna Auster et Zénith à ses côtés.

- Mon Noctali a un excellent flair, et ses anneaux lumineux nous permettront d’y voir comme en plein jour. Pareil pour Zénith, sa flamme est souvent bienvenue, et ses griffes peuvent creuser les matières les plus robustes. Les autres ont plus des rôles de soutien. Zéphyr a le talent Regard Vif donc il pourra voir les moindres détails, tandis que les ailes de Mistral sont parfaites pour nettoyer les objets en douceur, exposa-t-il.

Pris d’une soudaine idée, il désigna ensuite le Reptincel.

- D’ailleurs celui-ci m’a été confié par Calliope Pryde. Si je ne me trompe pas, tu es Préfet des Phyllali c’est ça ? Tu dois donc connaître Callie, je pense…

Autant confirmer sa cible, n’est-ce pas ? Sinon, il se serait senti bien stupide d’avoir craché sur un innocent qui n’avait absolument rien à voir avec le potage. Avançant de quelques pas dans la Jungle, il souleva une première liane. Bon. Qu’allaient-ils chercher là-dedans ?
Leonidas Blackhart
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Leonidas Blackhart
est un Scientifique Archéologue

LEO & ALBAN
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Luné se délectait avec gourmandise de la situation. Sa langue passait et repassait sur ses babines en signe d’intérêt certain. Ses iris se taillaient en fine brindilles de perfidies, tandis que ses poils constamment hirsute faisaient des hauts et des bas sur son corps svelte, tout en raclant la terre un peu humide de ses larges griffes pourpres. Il y avait là bonne boule de nerf, il pouvait le voir, le sentir. Et c'est dans les yeux en mauvaise tempête du Voltali, qu'il trouva tout son délice. C'est à cet instant précis, après avoir avalé cet exécrable regard, qu'il décida de s'approcher. En frôlant l'épaule du jeune garçon pour se glisser dans son dos, il sentit une forme d’électricité singulière qui lui hérissa d'avantage la collerette.  Ses oreilles se mirent à siffler, et l'iris de ses yeux bleus devint rond d’excitation. Luné avait envie de jouer, de tromper, d'abuser du contexte pour en épicer les événements futurs. Mais pour l'heure, il se contenterait de son rôle de spectateur.

Les présentations faites, l'attitude – pas tant que ça – étrange de ton Starter te fit arquer un sourcil de confusion. Tu n'avais pas vu le regard particulièrement meurtrier qu'Alban t'avait tantôt lancé, et pour cause Luné – apôtre du mal – s'était faufiler derrière lui dans l'unique but de te cacher des informations. Ta perspicacité aurait démoli son jeu de sournoiserie. C'est donc sans appel que le Voltali rectifia sa frimousse en un sourire, que tu pris pour ce qu'il semblait être, une simple risette amicale. Ce a quoi tu te permis de répondre d'un étirement de lèvres similaire. Il à l'air gentil, cet Alban.

Dans un autre mouvement, exécuté avec finesse, tu tentes de t'approcher des deux oiseaux perchés sur les épaules de ton compagnon d'infortune dans une tentative de caresse, mais les tremblements du Goelise te force a revoir ton geste et a l'annulé. Ta main se perd à l’arrière de ta nuque, marquant ainsi un instant de gène fugace. Tes doigts restent  alors perchés sur ton cou pendant qu' Alban ne manque pas de vous enfoncer dans votre malchance. Oui, tu ne savais pas grand chose sur cette quête offerte par ton prof référant ; Roseverte n'étant de toute évidence pas très bon en communication, ce dernier avait oublié de mentionner le but de cette expédition, de quoi vous foutre dans une sacré merde.

Mais ton optimiste retrouvé t'empêches d’approuver complètement les paroles du Voltali sur lesquelles tu viens d'ailleurs rebondir avec audace sans une certaine fierté de scientifique.

▬ C'est le boulot d'un Archéologue de fouiner sans savoir où il met les pieds. Donc ouai, je suis habitué aux demandes sans queue ni tête du Professeur Roseverte. On va gérer, t’inquiètes.

D'ailleurs, tu emboîtes sans plus attendre le pas vers la Petite Jungle, prenant en considération les compagnons Pokemon de ton binôme. Tu pouvais être certain -d'après le timbre de voix d'Alban – que ce dernier n'était pas du-tout motivé a se lancer corps et âme dans cet amas de branches et de boues. Il n'avait pas envie de s'y aventurer et encore moins d'y perdre son temps, ce qui était tout à fait compréhensible, toi mêmes ayant d'autre Chacripan à fouetter. C'est aussi pour ça, qu'en poussant un buisson avec brio pour vous frayer un passage, que tu lui lances sans te retourner :

▬ Mais bon, si tu veux quand même rentrer a l'académie, ce n'est pas moi qui te retiendrais.

Luné fini par quitter le Voltali pour revenir vers toi, t'aidant à découper la frontière feuillus de lianes. Il brise d'un coup de croc une ou deux branches trop solides et se faufile avant toi dans les entrailles des landes. Ses yeux luisants percent l'obscurité et continuent d’observer – ce qui lui semble être des chamailleries – la discutions progressive des deux humains. Il te voit pivoter en direction de garçon, le plus petit, ta frimousse accompagnée d'un large sourire.

▬ Ah ? Demandes-tu par pure politesse, posant ton regard sur le dit Reptincel. Tu ne t'y attardes pas bien longtemps, Alban se faisant presque pointilleux sur le choix de ses mots. Le sujet en lui même se reportant sur Callie, la préfète des Givrali.

▬ En effet, en plus d'être des "collègues" nous sommes très bon amis. Je dirais même que nous sommes assez proche. En tout cas si elle te l'a confié c'est qu'elle doit te faire sacrement confiance. Tu attrapes alors une de tes pokeballs accrochée a ta ceinture pour appuyer la suite de ta phrase. J'ai moi même un Akwakwak dont Callie avait du mal à s'occuper.

Tu marques un petit temps d’arrêt, rangeant la capsule de Mordecai.

▬ M'enfin ça me rassure, j'imagine qu'on va pouvoir compter l'un sur l'autre en cas de problème. La Petite Jungle n'étant pas l'endroit le plus paisible de l'île.

Et voilà que tu t'enfonces dans le trou que tu venais de crée, allumant Lampe Luminax tout en laissant Nyx ta,Sonistrele Shiny, prendre la tête du groupe. Tu es suivis par le flair amateur de Scyllias ,ton Evoli, qui commence déjà à farfouiller le petit sentier, le tout superviser par grand frère Luné qui ferme la marche.

Alban Abernaty
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Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
Niveau : 70
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Alban détourna le regard lorsque Leonidas lui renvoya son sourire. C’était peut-être la première fois de sa vie qu’il détestait quelqu’un qui lui souriait avec autant de gentillesse. Un instant fugace, il se sentit légèrement coupable de ce qu’il était en train de faire ; son hypocrisie apparente et ses faux-semblants n’étaient pas dans ses habitudes. D’ordinaire, il répondait aux provocations par le mépris ou par la taquinerie. Mais cette fois, la situation et le contexte étaient différents. Leo n’avait aucune animosité à son égard et s’adressait à lui comme à n’importe lequel de ses autres camarades. Ce qui rendait sa haine d’autant plus maladroite. Oh entendons-nous bien, Alban continuait de détester le blond. Pour autant, les circonstances de leur rencontre rendaient cette haine presque illégitime. Coupable, dans tous les cas. Que détestait-il le plus chez le Préfet des Phyllali ? Son amitié pure avec Calliope l’aurait incité à répondre que le Vert avait fait du mal à la rouquine. Sa jalousie, qu’elle s’était amourachée de Leonidas à sa place. Et son égo, enfin, aurait répondu qu’il était pour ainsi dire insignifiant aux yeux du Préfet. C’était frustrant, d’un côté. Il vouait une haine sans nom à quelqu’un qui ne le connaissait même pas. Jusqu’à aujourd’hui, il n’avait été qu’un anonyme auprès du blond. Cette pensée était-elle plus dérangeante que les autres raisons ? Probablement que oui. Alban avait une certaine fierté. Même s’il faisait tout pour ne pas le reconnaître.

Ses provocations et ses piques furent donc considérées comme de simples questions intéressées. Le châtain sentait que son âme vacillait ; la colère se muait progressivement en détresse. C’était lui que Calliope aimait. Lui qui lui avait fait tant de mal. Et pourtant, même s’il essayait de se raisonner et de se persuader, il n’arrivait pas à le détester pleinement. Ses convictions s’étiolaient. Ses résolutions se fragmentaient. De sa haine ne restaient plus que quelques débris épars qu’il tentait de rassembler pour reconstituer le puzzle. Les choses auraient été plus faciles si Leonidas avait été quelqu’un de détestable. Mais au fond de lui, Alban savait que ce n’était pas le cas. Zéphyr sur son épaule arrêta de se tendre pour simplement coller sa joue contre la sienne. La chaleur du Goélise se transmis à lui, apaisant son cœur meurtri par tous ces doutes. La boule à la gorge, Alban chercha dans le regard de ses Pokémon un soutien dont il avait désespérément besoin. Dans un cas comme celui-ci, qu’était-il censé faire ? Aborder le sujet ? L’éviter ? Essayer de provoquer pour avoir des raisons de justifier sa haine ? Il ne savait rien de tout cela, et se contentait donc de suivre son aîné, la tête baissée.

La familiarité de Leonidas à son égard ne parvint qu’à le faire culpabiliser encore plus. Il voyait progressivement pourquoi Calliope était tombée amoureuse de ce garçon-là. Outre ses atouts physiques non négligeables, il dégageait une sorte d’aura. Il était mystérieux, sympathique, intéressant… et incroyablement gentil. Alban trouvait qu’il lui ressemblait sur certains points mais avait l’impression d’être face à une version bien plus aboutie de lui. Il n’était que le brouillon avant le chef d’œuvre. Leonidas dégageait une maturité et une sagesse qu’il n’avait pas encore. En le voyant, on savait immédiatement qu’on pouvait lui faire confiance. Allons ! Ressaisis-toi jeune homme. Tu es censé le détester, tu te rappelles ?

Se secouant intérieurement, Alban ne répondit rien lorsque Leonidas lui proposa de rentrer. Sa raison aurait dû le pousser à accepter l’offre et à s’éloigner de celui qui faisait vaciller ses sentiments aussi simplement qu’on souffle une bougie. Et pourtant, son sens du devoir l’empêchait de l’abandonner. Roseverte avait clairement sollicité son aide, même s’il n’avait visiblement pas prévenu son élève. Lui fausser compagnie à ce stade de progression serait indigne de sa propre personne. Et puis, peut-être pourrait-il trouver des arguments pour justifier sa haine ? Il décida de ne plus y prêter d’attention pour le moment et suivit Leonidas qui évoluait dans ce dédale de branchages avec une aisance rare.

Devant eux, c’était une véritable serre à ciel ouvert qui s’étalait. Les arbres hauts au feuillage épais formaient comme une prison au travers de laquelle un rai de lumière venait parfois se perdre. Les lianes courraient entre les branches en ondoyant comme des reptiles. C’était à la fois effrayant et follement fascinant. A bien des égards, la Petite Jungle faisait penser à l’île de Cobaba ; la chaleur tropicale en moins, certainement. Les insectes étaient cependant bien présents et Alban chassa une volée de moustiques d’un geste négligeant de la main. Embrayant ensuite sur le sujet de Calliope, le châtain en profita pour faire passer son Reptincel en tête de file, où le Type Feu marcha à proximité du Lion. Il ne savait pas pourquoi au juste il avait envie de parler de Calliope, tout à coup. Cela lui avait semblé être une bonne idée de prime abord, mais plus il y pensait et plus il se sermonnait d’être aussi stupide.

Leo continua cependant la conversation avec une désinvolture qui était presque énervante. Comme s’il se raccrochait au sujet de la rouquine pour continuer à échanger, il lui expliqua qu’elle n’était pas juste une « collègue », mais qu’ils étaient « très bons amis ». L’appellation fit tiquer Alban. Très bons amis ? Mon œil… Savait-il qu’il lui avait fait du mal tout l’été durant ? Savait-il par quelle peine elle était passée à cause de toute cette histoire ? Et tout ça c’était évidemment de sa faute. Comment pouvait-il en être autrement ? Et pourtant… Dans un flash, Alban se vit à la place de Calliope. Lui aussi avait un faible plus que conséquent pour une personne qui ne l’aimait pas. Lui aussi se retrouvait blessé à cause de cette situation qu’il n’appréciait pas. Et pour autant, cela voulait-il signifier que Calliope était détestable ? Par Arceus, non. Il ne lui serait jamais venu à l’idée de la considérer comme fautive de quelque chose… Etait-ce le même cas de figure pour Leonidas ? Finalement, son tord était simplement celui d’aimer une autre personne, et de ne pas pouvoir retourner ses sentiments à Calliope. Vu sous cet angle, il était dans la parfaite légitimité. C’était même… normal. Il n’y avait rien de détestable là-dedans. Ah… Voilà qu’encore une fois ses convictions tremblaient…

- Je vois… commenta-t-il à voix basse.

Son expression se fit douloureuse l’espace d’un instant. Il ne savait plus quoi faire face à tant de gentillesse qu’il ne pouvait rendre. Il ne pouvait pas être ce mur auquel Leonidas se heurterait s’il essayait de se faire une place dans son cœur. Finalement, il devait être bien pitoyable à se comporter ainsi.

- Je suppose qu’elle me fait confiance, effectivement. De la même façon qu’elle te fait aussi confiance. Essayons de faire de notre mieux pour cette exploration.

Il resta ensuite silencieux, la lumière déclinant progressivement. Grâce à Auster néanmoins, ils purent avoir une visibilité presque comme en plein jour. Le Noctali s’avança donc pour prendre la tête du cortège et Alban se faufila jusqu’à Leonidas. La forêt devenait de plus en plus sombre dans ce recoin-ci. La rumeur presque silencieuse de la Petite Jungle grondait avec plus de férocité encore, comme annonciatrice d’un orage qui ne souhaite qu’éclater. Alban leva sa truffe et flaira l’air. Dans ces sous-bois, les fragrances d’eau stagnante et de végétaux en décomposition étaient puissantes ; ils allaient devoir faire attention à là où ils mettaient les pieds s’ils ne voulaient pas s’enfoncer dans un marécage hostile. Peu rassuré, Alban pressa le pas tout en continuant d’observer autour de lui. Il ne savait pas ce qu’il y avait à observer à proprement parler, mais il comptait sur ses Pokémon pour l’avertir si jamais ils flairaient une piste. En attendant, la seule chose qu’il pouvait faire était de progresser dans ce décor inhospitalier, coupant parfois les lianes et les branches pour se frayer un passage.

- Tu sais ce qu’il y avait à la place de cette Jungle avant ? Ça nous aiderait peut-être à déterminer ce que Roseverte voulait qu’on y trouve. Fort peu probable que ce soit des fossiles si ça a toujours été un marécage, par là ; ce genre d’environnement n’est pas vraiment propice à de la fossilisation, vu qu’il y aurait plutôt eu décomposition… Peut-être des Pierres évolutives dans ce cas-là ? Ou un phénomène particulier qu’il voulait qu’on observe…

Autant dire qu’ils avançaient à l’aveugle. Alban regarda autour de lui, mais sans savoir sur quoi il devait poser son regard et fixer ses observations, c’était compliqué. Il lui semblait cependant que l’odeur basculait progressivement vers quelque chose de plus floral, dans ces environs. Intrigué, il s’arrêta pour laisser son nez faire le reste du travail.

- Tu sens cette odeur ? Elle recouvre toutes celles des marécages, c’est drôle. Auster ?

Il se pencha vers son Noctali et ce dernier agita ses oreilles brunes. Il leur fit ensuite signe de le suivre et les guida à travers un réseau dense de lianes qu’ils durent couper. Zénith se servit à maintes reprises de ses griffes pour taillader les branches et permettre aux autres d’avancer plus facilement. Au bout de quelques longues minutes, ils parvinrent enfin devant ce qui semblait être une fleur de Rafflesia, détachée du corps de son propriétaire. Fait étrange, celle-ci mesurait bien deux mètres d’envergure. Ce qui était bien trop énorme pour un simple Rafflesia, de l’avis d’Alban. S’approchant avec précautions, Alban ne se risqua pas à toucher la fleur et resta-là à l’observer. Auster grognait d’ailleurs pour leur signifier que toute cette histoire était louche et qu’il valait mieux ne pas trop faire les imprudents.

- C’est d’une taille anormale ça, non ? demanda Alban à Leonidas, sa curiosité scientifique ayant aussitôt pris le pas sur ses pensées d’adolescents de plus tôt. Je me demande bien ce que ça fait ici…

Il se pencha pour observer le bas du chapeau, mais un cri le fit sursauter. Se retournant brusquement, il vit Zénith voler dans les airs, retenu par une sorte de liane qui venait de s’enrouler autour de sa cheville. Le Reptincel ouvrit la gueule de panique et ses crocs crépitèrent de flammèches écarlates. Aïe. Pas bonne idée.

- Zéphyr !

Le Goélise quitta son perchoir pour s’envoler jusqu’au Reptincel et trancher d’un coup de bourrasque nette la liane. Se réceptionnant tant bien que mal, Zénith retomba au sol et se releva… juste à temps pour voir que les deux humains étaient à présent encerclés par des masses sombres qui s’approchaient d’eux en faisant claquer leurs lianes. Heuuuu… Une solution miracle, peut-être ?

- Si tu as une idée pour nous sortir de là, tu es prié d’en faire part, souffla Alban à l’Archéologue.

Courir n’était sans doute pas l’option la plus glorieuse, mais c’était probablement la plus alléchante.


[Fouille] Quand l'Aigle et le Lion partent en chasse [PV Léonidas] 15024690286225SignMaxAlban
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