[569] Camille Duval - Une nouvelle vie ! [GIVRALI]
Camille Duval
Camille Duval
Région d'origine : Sinnoh
Âge : 15 ans
Niveau : 5
Jetons : 2474
Points d'Expériences : 66
Todresseur Novice
Sujet: [569] Camille Duval - Une nouvelle vie ! [GIVRALI]   Sam 27 Juil - 15:09
Camille Duval
nom. Camille
prénom. Duval
age. 15 ans
région d'origine. Sinnoh, Frimapic
ambition future. Devenir Ranger et Coach
pseudo. Chipsman !
age.20 ans
comment avez vous connu le forum. Je sais plus, ça fait bien longtemps x) Je suis né avec le forum /pan
un petit mot. Finalement, je n'arrive plus à jouer Emma. Du coup, j'ai décidé de revenir à un perso beaucoup plus simple dans sa façon d'être joué (un peu comme j'ai fait avec Lucas au début quoi /pan). Pour me remettre dans le bain du rp, je pense que c'est ce qu'il me faut ~
description

« La vie est courte alors tâchons d'en profiter autant que possible. »
C'est là le proverbe qui te caractérise le mieux, ma fille ~

« Tu es belle. »

Dans le miroir de ma chambre, mon reflet me revient en pleine face tandis que j'arrange mes cheveux d'un doux brun foncé en une longue queue de cheval descendant le long de ma nuque. Malgré cela, ils restent débraillés et je sais que je ne penserai pas à les coiffer plus convenablement, mais avec le temps, j'ai fini par m'y habituer. Je me contente simplement de séparer ma frange en deux et de supprimer les épis les plus dérangeants pour ne pas passer pour quelqu'un de sale. Heureusement qu'ils ne sont pas gras, car cette astuce m'aurait desservi. Satisfaite de ma coiffure, je peux enfin m'occuper de mon visage, éliminant mes quelques rares impuretés d'adolescente en pleine puberté avec les produits fournis par ma mère. Dans le même temps, je me pris à m'observer longuement, redécouvrant une nouvelle fois ce regard bleu turquoise perçant qui caractérise mes yeux, ce léger nez en trompette ni trop proéminent, ni trop discret, ces fines lèvres souriantes, ces oreilles bien cachées derrière mes longues mèches de cheveux. Cependant, avant tout cela, c'est encore et toujours cette peau matte sombre qui m'interpella le plus. C'est mon trait physique préféré. Je me dis que si j'étais née blanche comme une pure Frimapicienne ou noire comme un bon Alolien dont ma famille est originaire, je me serai senti mal dans ma peau. Aucune offense, évidemment, envers les autres ethnies, mais le fait est que j'ai ma préférence pour le matte, et chaque jour que je me vois, je remercie mes parents pour m'avoir offert cette couleur de peau.

Enfin je m'égare, désolé.

Je m'occupe donc de mes impuretés, y portant bien plus d'attention qu'avec mes cheveux. Après tout, à l'inverse de ces derniers, mes impuretés ne peuvent pas être négligés … Il me fallut donc bien dix minutes pour faire mon affaire, puis je pus aller achever ma préparation pour la journée qui vient de commencer : l'habillage. Jetant mon pyjama sur mon lit, je pris un instant pour observer cette fois mon corps dans sa globalité. Ma mère m'a souvent dit que j'étais parfaitement proportionnée, mais je me suis toujours accordée sur le fait que j'avais des jambes un peu trop épaisses et surtout un corps taillé en v mais plus en u avec des poignets d'amours bien présents. Pourtant, ce n'est pas faute de faire régulièrement du sport, me permettant d'avoir un ventre bien carré et un dos puissant, mais je pense que ma croissance n'y aide pas. Il faut dire que du haut de mes quinze ans, je fais déjà 1m76 pour un poids plutôt raisonnable d'environ 63 kilos. Je me dis donc simplement que ce n'est qu'une question de temps avant que je parvienne à tailler mon corps comme je le souhaite, mais pour le moment, je me contente de cela. Au moins, je peux me satisfaire d'ajouter à cela une poitrine ferme mais pas trop développée non plus, juste ce qu'il faut pour ne pas me gêner dans mes mouvements mais qui reste bien visible. Pile ce qu'il faut. En dehors de cela, rien d'extraordinaire à faire valoir. Des mains et des pieds de taille standards pour ma corpulence et des épaules juste assez large pour mettre en valeur mon dos. Rien de plus. En somme, je n'ai pas à me sentir honteuse de mon corps, mais je sais bien qu'il pourrait être bien plus beau, mieux taillé.

Ce n'est qu'une question de temps, je le sais.

Je m'accorde donc un léger sourire en y pensant comme à chaque fois que je me vois, puis je m'occupe enfin de me trouver une tenue qui me convienne. Personnellement, je n'ai jamais été en quête de la dernière mode et encore moins pointilleuse dans le choix de mes vêtements. Le plus souvent, je prends ce qui me plaît sans trop réfléchir du moment que ce n'est pas n'importe quoi. Amoureuse des habits uni, ils constituent bien les trois-quarts de ma garde-robe. Le reste n'est pas beaucoup mieux et se compense en bonne partie de vêtements de sport et de tenus chaudes pour sortir en ville. Vivre à Frimapic, ce n'est pas la bonne chose à faire pour qui veut se promener en petite tenue, et même si l'on s'habitue au froid avec les années, il nous reste difficile de sortir dehors sans porter un bon gros manteau. Dans mon cas, j'ai toujours avec moi un ensemble en laine qui me rend assez facile à repérer par les habitants de la ville, mais c'est bien là la seule tenue atypique de ma garde-robe. Peut-être que cela changera un jour, qui sait, mais en attendant, je me complais avec des tenus basiques et en grande partie uni. Aujourd'hui encore, cela n'y manque pas et j'enfile un débardeur blanc cassé avec un gros pantalon légèrement rembourré pour tenir le froid. Ensuite, j'attrape ma paire de bottes en cuir que je porte le plus souvent et je peux enfin quitter ma chambre pour aller me faire un bon petit-déjeuner. En arrivant sur le palier, je pris tout de même le temps de me retourner un instant pour admirer ma chambre quelque peu en bordel et je fais rapidement demi-tour, récupérant mon bracelet préféré pour l'attacher à mon poignet en repartant vers le salon. C'est un cadeau de ma mère à ma naissance et depuis que je l'ai, je ne m'en suis pas séparé – sauf quand il a fallu le réparer, évidemment –, le portant quasiment tout le temps pour pouvoir toujours l'imaginer à mes côtés. C'est ainsi que je peux démarrer tranquillement ma petite journée habituelle toute heureuse.

« Tu seras quelqu'un. »

En arrivant dans le salon, je ne manque pas de tomber nez à nez avec mes parents en train de prendre leur petit-déj' juste avant moi. J'ai beau être du genre matinale, je crois que mes parents en tiennent une meilleure couche. Faut dire que ça fait un bon moment qu'ils se lèvent constamment aux aurores pour aller courir à deux. De vrais machines. C'est pas étonnant qu'ils soient devenus musclés comme jamais avec le temps. Je les envie un peu d'ailleurs. Sans doute que je ferai la même chose qu'eux un jour. Peut-être même avec eux, qui sait. En tout cas, ils sont déjà là, à se remplir la panse pour la journée, prenant tout de même le temps de venir me faire un bisou de salutation avant de reprendre leur repas. La famille chez nous, c'est ça : beaucoup d'amour, peu de haine. Sans être de parfaits parents, mon père et ma mère ont toujours tout fait pour que je puisse grandir dans la joie et la bonne humeur. Aujourd'hui, cela se ressent dans le lien qui m'unit à eux, tout comme dans le lien qui les unit à mon petit frère de huit ans mon cadet, un p'tit bout de chou que j'aime taquiner régulièrement pour l'amuser. La famille, c'est quelque de fort chez nous, un trait de caractère qui nous définit tous les quatre et qui jamais ne disparaîtra. Au contraire, plus je grandissais, plus ce trait de caractère venait à s'étendre sur mon entourage. J'en suis très vite devenu une fille très sociable et très amicale, très avenante, prête à me donner pour aider ceux que j'aime et qui sont devenus mes amis. Cela m'a également amené avec le temps à être un peu plus stricte dans la confiance que j'accordais à mes amis, mais je pense que c'était tout naturel. Si toute jeune, j'aimais à être entouré de beaucoup de gens, en grandissant, j'ai commencé à vouloir me constituer comme une seconde petite famille tout aussi forte que ma vraie famille. Voilà pourquoi aujourd'hui, mes vrais amis sont rares, mais ce sont aussi ceux avec lesquels j'ai le plus d'affinité. Quand on devient réellement mon ami aujourd'hui, c'est pour la vie.

La famille, c'est précieux et jamais rien ne pourra me dire le contraire.

Je me satisfais comme après chaque baiser de la part de mes parents de m'avoir fait grandir ainsi, puis je m'en vais préparer mon petit repas. Dans la cuisine, je croise à mon grand étonnement mon petit frère qui essaye encore de sortir de son sommeil tout en se servant ses céréales. Amusée par la situation, je me glisse discrètement derrière lui et lui touche subitement l'épaule, lui provoquant une peur bleue qui le fit sauter sur place, le réveillant au passage. Sa réaction ne manque pas de me faire rire aux éclats, ce qu'il n'apprécie guère. Malheureusement pour lui, son cri de terreur à ce moment-là fit également rire nos parents dans le salon, ce qui le poussa à se contenter de me bouder fort. De mon côté, je m'arrête difficilement de rire – sa moue boudeuse n'aidant pas – et je le salue en ébouriffant légèrement ses cheveux bouclés avant de m'atteler à mon petit-déjeuner. C'est là que les première galères commencent. En plus d'être particulièrement bordélique, je suis du genre à ne jamais vraiment me rappeler de l'emplacement de ce qui ne m'appartient pas directement. Dans ma chambre en bazar, je serai capable de retrouver rapidement une culotte cachée sous une pile de vêtements, mais dès qu'il s'agit de trouver le pot de confiture à la baie Ceriz dans le frigo, ça devient un vrai casse-tête. Heureusement, pour une fois, je parviens à le trouver assez vite puisqu'il se situait juste en face de moi en ouvrant la porte du fameux frigo. Fière, je mis malheureusement trois bonnes minutes à sortir le reste de mon repas, repas pourtant basique. Mais au moins, je retiens ma victoire sur le pot de confiture aujourd'hui. C'est une petite victoire pour moi. C'est devenu mon petit plaisir, les victoires du quotidien. Ils me rendent fière et heureuse, et ça me permet d'aborder encore plus joyeusement la journée à venir. C'est donc particulièrement de bonne humeur que je revins auprès de mes parents pour déjeuner à mon tour, mangeant tranquillement en profitant du paysage neigeux qui se profile une nouvelle fois à travers la véranda qui nous fait face et nous offre un spectacle visuel majestueux.

Moi j'adore la nature.

C'est mon père qui m'a permis de développer cette passion pour la faune et la flore. Ma mère aime aussi la nature, bien sûr, mais ce n'est rien comparé à mon père. Lui est garde forestier, grand chef de la zone de Frimapic. Autant dire qu'il s'y connaît en nature. J'adore écouter ses histoires et ses connaissances sur le sujet, et chaque jour un peu plus, j'en suis admirative. Le plus plaisant, c'était cependant lorsqu'il m'emmenait avec lui pour explorer les environs. On a jamais vraiment quitté le nord de la région lors de nos explorations, mais malgré tout, j'ai eu la sensation de découvrir tout un monde merveilleux. Les plantes, les arbres, les Pokémon … Je me suis passionné pour toutes ces choses grâce à cela. C'en fut à un tel point que petite, en amour profond pour mon père comme toute petite fille qui se respecte, je rêvais d'être garde forestière moi aussi. Avec le temps néanmoins, j'ai compris que je devais choisir ma propre voie, et que mon père m'avait donné toutes les clés pour y parvenir. Aujourd'hui, je rêve d'explorer le monde et de découvrir toutes les espèces pour lui rendre honneur, mais surtout, je me suis découvert un avenir parfait pour satisfaire ma passion de la nature et mon envie de la remercier pour ce qu'elle m'offre : Ranger. Vivre auprès des Pokémon, être le héros d'une nature parfois sans défense face à la violence du monde, c'est mon rêve le plus cher. J'en ai fais ma raison d'être, mon choix de vie. C'est ce qui m'a poussé à entretenir mon corps. Je savais pertinemment qu'une bonne protectrice de la nature se devait d'être prête à être forte sur le plan physique, ne serait-ce que pour pouvoir me déplacer dans le monde entier sans problème. C'est aussi ce qui m'a poussé à me mettre plus sérieusement au travail à l'école, car si dans ma jeunesse, j'étais plus passive à l'école, profitant de mes facilités pour ne pas me fouler, cette nouvelle passion à fait naître en moi l'envie d'en apprendre toujours plus. Je ne cherchais pas à être la meilleure, évidemment, mais j'ai développé une soif de connaissance sans bornes. Et sans être devenu un vrai puits de connaissance, j'ai pu acquérir un très bon bagage utile pour mon avenir.

C'est cet amour de la nature qui m'a permis d'évoluer, de grandir. De faire de moi une battante.

Je ne lâche jamais rien, même quand la situation m'est trop désavantageuse, pour peu que j'ai encore espoir à parvenir à mes fins ou à reprendre l'avantage. Je sais aussi quand m'arrêter, mais je ne l'ai jamais fait qu'en dernier recours ou lorsque la situation l'exigeait. Je me bats et je me battrai autant que possible pour réussir, car c'est l'avenir que je me suis promis d'atteindre. Pour rendre mes parents fiers, pour me rendre fière. Malheureusement, et je ne le sais que trop bien, cela me pousse aussi à être parfois insistante envers certains. Je ne suis pas du genre à juger quelqu'un sur son comportement, mais quand ils baissent les bras, je peux avoir tendance à pousser l'autre même en sachant que je n'aurai que peu de chance de lui faire reprendre du poil de la bête. Ça m'a déjà valu de perdre quelques amis, mais de ceux qu'ils me restent, j'ai appris que c'est ce qui faisait mon charme. Parce qu'ils savent que je suis prête à me donner corps et âme s'il le faut pour que ça marche et que c'est quelque chose qu'ils ne voient que rarement. Moi, je me contente de trouver cela normal de ma part, parce que c'est ainsi que j'ai décidé que je serai, tout simplement.

Il y a un trait de caractère, en revanche, que je n'ai pas vraiment choisi.

Ce n'est pas quelque chose je suis venu à regretter avec le temps, mais j'en connais parfaitement les mauvais penchants. Je dois l'avouer : je suis du genre très curieuse. Trop sans doute. Ma mère m'a dit un jour que depuis toute petite, j'avais ce trait de caractère, que je l'étais naturellement, mais je pense sincèrement qu'il s'est vraiment exprimé à partir du moment où j'ai commencé à me passionner pour la nature. Dès l'instant où la soif de connaissance s'est manifesté en moi, j'ai voulu tout savoir, et pas seulement vis-à-vis de la nature. Vis-à-vis du monde en général aussi. Vis-à-vis des autres notamment. Je n'ai jamais été une commère, capable de garder des secrets sans problème, mais à l'inverse, je ne pouvais m'empêcher de vouloir connaître tout des autres, y compris leurs fameux secrets. Ça m'a valu quelques brimades par moments tant je pouvais me montrer insistante à ce sujet, mais avec le temps, ça s'est calmé … Ou pas. Si j'ai pris en maturité et appris à respecter un peu mieux l'intimité de chacun, mon envie de connaître les histoires des autres reste bien présent. C'est d'autant plus vrai concernant mes proches. Difficile de me cacher quelque chose sans que je ne cherche à savoir ce qu'il en est. Et sur ce point, impossible de me faire changer : c'est devenu une habitude chez moi, à tel point que je n'ai plus de monde à questionner les gens quand la possibilité se présente – en restant respectueuse, attention. Heureusement, ma curiosité a aussi des avantages, le principal étant que je n'ai jamais peur de l'inconnu et que je n'ai aucun mal à explorer des zones mystérieuses ou perdues dans les montagnes de Frimapic, même en connaissant le danger encouru. On pourrait croire à de l'insouciance, mais pourtant, il n'en est rien. Après tout, je sais aussi me retenir quand je sais le danger trop important pour m'y risquer. Comme une bonne exploratrice.

Tout cela, c'est en regardant le paysage que je me le remets en tête.

Chaque jour, j'ai la sensation qu'ils dessinent devant moi une histoire à laquelle je pourrais me joindre dans la seconde et ainsi découvrir à nouveau un monde magnifique que j'ai pourtant déjà exploré des dizaines de fois. Chaque paysage semble m'inviter dans leur monde et c'est ce qui me fait les aimer. J'en fais des rêves et mes yeux se mettent alors à pétiller. C'est mon petit pêché mignon. Bien sûr, tout ceux qui me connaissent le savent, mais cela ne m'empêche pas de faire comme si c'était un secret. Alors pour peu qu'on me le fasse remarquer, je ne manquerai pas d'en rougir. Pourtant, je ne suis pas du genre à rougir facilement. Je ne suis pas particulièrement sensible aux compliments, du moins pas au point de m'en sentir gênée, et la honte est un sentiment que je connais à mon bon plaisir assez peu. De même, je ne suis pas une grand sentimentale et l'amour est encore un concept assez abstrait pour moi. Jusqu'à présent, aucun homme ou femme n'a su titiller mes sentiments assez forts pour me faire perdre mes moyens. En bref, sans être totalement impassible, je reste assez droite côté émotions et sentiments tout en restant abordable et bon vivant.

C'est là tout ce que je peux ressortir de moi, à travers le paysage de Frimapic.

Je ne sais que trop bien que d'autres traits de caractères me définissent, mais contrairement à ceux qui me reviennent en mémoire aussitôt que je regarde à travers la véranda au petit matin, ces derniers ne sont pas significatifs de ma personnalité, ou en tout cas se contentent d'en découler. Bien sûr, j'aurai pu vous parler plus en détail de mon amour pour les Pokémon, qui m'a également motivé à me diriger vers la voie de Ranger, de ma passion du sport acquise grâce à ma mère, coach sportive et guide de randonnée dans les alentours de Frimapic, notamment le Mont Couronné. J'aurai également pu insister sur l'importance que je porte à mon amitié, et à quel point je peux me montrer sévère envers ceux qui la bafouent ou qui y portent atteinte, qu'il s'agisse d'autres gens ou de mes propres amis, ou encore de mon empathie vis-à-vis du malheur des autres. Enfin, j'aurai pu développer plus longuement mon envie de voyager dans le monde, de découvrir tous les paysages possibles et imaginables, mon rêve de pouvoir explorer des zones du genre improbables, quasiment mythiques. Cependant, je m'en abstiendrai, car je n'y portas pas attention, installé à ma table pour déjeuner. Je préfère encore vous laisser à la découverte de ces petits détails dans mon caractère qui, je l'espère, saura vous plaire.

En attendant, je reste à contempler encore ce paysage le temps d'achever mon repas.

Une fois terminée, j'abandonne mon observation pour aller débarrasser mes affaires et ainsi pouvoir enfin profiter pleinement de ma journée. J'ai déjà des idées de comment l'occuper, mais dans l'immédiat, tout ce qui m'intéresse est d'aller dehors. Libéré du petit-déj', je pars rapidement récupérer ma sacoche contenant toutes mes affaires les plus essentielles et me dirige aussitôt vers l'extérieur, non sans offrir une nouvelle bise à mes parents tout comme à mon petit frère, qui en a terminé avec son boudage – on va pas se mentir, les céréales y sont pour beaucoup -, et enfin je peux aller profiter de l'air frais et plutôt doux aujourd'hui.

Je sens que je vais bien m'amuser cette fois encore !

Et c'est sur ces mots dits d'une voix plutôt féminine quoique légèrement masculine aussi – à savoir aigu mais avec un ton puissant et fier – que je me mis en marche, démarrant réellement cette nouvelle journée de vacances.
histoire

« Que ta vie soit semée d'embûches, car sinon, ce ne serait pas une vie appréciable. »
C'est ce que m'a dit mon père une fois. Jamais je n'oublierai ses mots.

Dis maman, comment je suis né ?
Ah …

J'avais huit ans que je lui ai posé la question. Une question qui, je ne le savais pas, était lourde de sens. Ma mère s'était préparé à ce que je la lui pose un jour, mais elle ne pensait pas que cela viendrait si tôt. Ainsi, elle ne sut pas trop comment réagir sur le coup, prise au dépourvue. Elle resta ainsi quelques instants à me fixer, perdue face à mon regard de celle qui attendait avec impatience qu'on lui réponde. Elle finit cependant par se reprendre, et prenant son habituel sourire maternel, elle me demanda de me poser avant de commencer à me raconter l'histoire de ma naissance et ce qu'il s'est passé dans les premières années de ma vie. Dans ma tête, j'avais imaginé quelque chose de fou, avec des rebondissements et des anecdotes intéressantes, mais au final, l'histoire de ma naissance se révéla plutôt basique. Mes parents avaient pris les dispositions pour que la grossesse se passe sans accrocs, et heureusement pour eux, je n'eus pas l'idée de sortir en avance, venant au monde au bout de neuf mois. Elle me raconta tout de même quelques détails amusants sur la façon dont elle géra sa grossesse, notamment dans les dernières semaines où se déplacer était devenu un vrai parcours du combattant. Elle décrivit ensuite l'accouchement – elle le put le faire aisément, ayant déjà été plus ou moins témoin de la naissance de mon petit frère – comme rapide et efficace, ma naissance n'apportant aucun malheur au grand bonheur de ma mère. Elle me raconta qu'à l'origine, mon père et elle souhaitaient m'appeler Camélia, mais qu'ils avaient changé pour Camille, correspondant mieux à notre nom de famille.

En venant au monde, seul le bonheur était arrivé pour ma famille.

Cependant, cela fut apparemment de courte durée, car une fois à la maison, je fus assez difficile à gérer, pleurant très souvent et très facilement. Ce ne fut pas une période facile pour mes parents, contrairement à quand ce fut à mon tour de mon frère de passer par là, ce dernier se révélant bien plus calme que moi étant bébé. Heureusement pour eux, ce fut de courte durée et après quelques mois, ils purent enfin dormir tranquillement … Ou presque. Si je m'étais calmé niveau pleurs, j'étais devenu plus autonome et je m'agitais donc bien plus, cherchant à explorer la maison dès que possible. Me surveiller en permanence était devenu indispensable pour m'éviter de faire des bêtises. Petite, j'étais une vraie casse-cou d'après ma mère. Et il aura fallu attendre que j'entre à l'école pour que je devienne plus gérable, redirigeant ma fougue vers l'aventure à l'école et surtout avec mes nouveaux camarades. Après ça, je fus plus calme, quoi qu’encore assez vive et casse-cou, ne manquant pas de faire des bêtises parfois volontairement. Et puis on en vint à partir du moment où je commençai à me souvenir, et ma mère décida d'en arrêter là.

Woah ! C'est pas ouf comme début de vie !

Ma mère eut un rictus amusé en m'écoutant.

Sans doute, mais c'est bien ainsi, non ? Comme ça tu as pu grandir sans autre soucis que de savoir quelle bêtise tu allais faire chaque jour !

Cette fois, ce fut à mon tour d'avoir un rictus amusé.

Héhé, t'as raison, maman !

Elle se mit à rire joyeusement avec moi, puis m'invita à aller profiter de ma journée dehors, ce que j'acceptai volontiers, m'équipant rapidement avant de rejoindre l'extérieur pour profiter du vent frais bien qu'assez fort ce jour-là. En arrivant sur le palier de la maison, je me surpris à repenser à ces quatre dernières années, que je trouvais bien plus riche en événements que quand j'étais petit. Une fois à l'école, je découvris petit à petit ce que c'était d'avoir des amis, de passer du temps à s'amuser avec les autres, d'apprendre des choses, de profiter de la vie autrement qu'en se promenant dans la maison toute la journée à la recherche d'objets divers et variés. Ce fut aussi les première fois que mon père m'emmena découvrir les terres enfoncées autour de Frimapic. C'est à cette période que j'ai appris à connaître les Pokémon. Bien sûr, mes parents ayant leurs propres compagnons, je savais depuis déjà quelques temps ce qu'ils étaient, mais c'était bien la première fois que je rencontrais des Pokémon sauvages et que je découvrais leur mode de vie. Je crois que c'est à partir de ce moment-là que j'ai commencé à les adorer. Après, il m'a fallu encore quelques années avant de développer une vraie passion les concernant, tout comme avec la nature, mais depuis que j'étais né, c'était la première fois que je trouvais quelque chose qui me donnait envie d'en découvrir plus à son propos. Grâce à ça, et en couplant avec l'école où je m'épanouissais avec mes amis et camarades en jouant et en m'amusant, je n'eus que peu de moments de tristesse ou de déprime. Après, malgré mon jeune âge, je savais bien que ma vie n'était pas aussi folle et épique que je me l'imaginais, mais c'était tout ce qu'il me fallait à l'époque pour me satisfaire. Ainsi, je pus grandir tranquillement et, pour le plus grand bonheur de mes parents, sereinement. Surtout que, une fois mes huit ans venues, ils furent obliger de se détacher un peu de moi pour s'occuper de mon petit frère, nouveau venu dans la famille.

Et je peux vous dire que cet événement a changé beaucoup de choses dans ma vie.

Parce que même si ma mère m'y avait préparé, je dois avouer que son arrivée me fit perdre tous mes moyens les premières semaines. Désormais, je n'avais plus autant l'attention de mes parents. Désormais, j'allais devoir apprendre à me gérer par moi-même. Ça n'a pas été facile, accepter de ne plus pouvoir toujours compter sur ma mère ou mon père n'ayant pas été une mince affaire. Ça m'a même poussé à jalouser mon petit frère pendant un temps, à le voir comme un ennemi à mon bonheur. Dans mon esprit, j'en venais parfois à m'imaginer faire de sa vie un enfer afin qu'il me rende mes parents, mais au final, je me suis toujours contenu, voyant à chaque fois combien son existence les rendaient aussi heureux que lorsque ce fut moi. En plus, je n'avais pas à me plaindre d'être délaissé non plus. De par son jeune âge, il n'était pas très disposé à bouger, ce qui me laissait encore mon père pour aller me promener dans la nature et aller à la rencontre des Pokémon de la région. Je pense que c'est ce qui m'a poussé à me passionner encore plus pour ces deux choses. Je cherchais quelque chose auquel me rattacher pour continuer à maintenir mon bonheur, et je l'ai trouvé en eux. C'est ce qui m'a permis, avec le temps, d'abandonner ma jalousie envers mon frère. Enfin, je me suis mise à le taquiner régulièrement, mais ceci est une autre histoire. Quoiqu'il en soit, cette période n'a pas été la plus joyeuse de ma vie, mais franchement, je n'avais pas non plus à m'en plaindre. À côté de cela, je voyais combien certains de mes amis avaient de plus en plus de mal à apprécier leur vie en famille – Je crois même que l'un d'eux a déjà songé à fuguer une fois, mais que l'idée de travers l'espèce de toundra autour de Frimapic en solitaire l'avait rapidement fait déchanté. En plus de ça, j'avais bien senti que ce que je considérais comme une épreuve m'avait permis de grandir, d'aborder mon adolescence efficacement.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce fut le cas.

Enfin, bien sûr, avec l'arrivée des hormones, et le développement de ma conscience, je pus me montrer parfois très désagréable et méchante envers mes proches, mes parents notamment. Pour moi, ces quelques années passées furent assez particulières. En effet, c'est dans cette période j'appris à me découvrir plus encore, que ce soit mentalement, physiquement et surtout sentimentalement. Premiers amours, premières réflexions sur l'avenir, ce genre de choses quoi. Par l'intermédiaire du collège, j'appris petit à petit à me connaître et à devenir une femme plus qu'une fille. Aujourd'hui encore, j'ai du mal à me décrire les émotions que provoquèrent ces sensations à mon propos, mais une chose était sûre : je ne me sentis jamais aussi vivante qu'à ce moment-là de ma vie. Auparavant, j'étais la petite Duval, toujours joyeuse, toujours amicale et toujours à parler de la nature et des Pokémon. Désormais, j'étais Camille, la fille indépendante, forte et malgré tout toujours aussi amicale. Bien sûr, par moments, mes défauts finissaient par ressortir dans la bouche de certains, mais de manière générale, sans être la grande leader que j'aurai peut-être pu devenir si je l'avais vraiment voulu, je laissais à la plupart de mes rencontres une impression positive. C'était tout ce qu'il me fallait.

Mais ce que je ne savais pas, c'est que ce n'était pas l'avis de mes parents.

Depuis ma petite enfance, ils s'étaient mis en tête de m'offrir le meilleur avenir possible, mais ne s'étaient jamais opposé à l'idée de me laisser découvrir ma voie par moi-même. Sans doute que dans le cas contraire, j'aurai pu suivre la voie de ma mère. Mais le fait est que j'avais décidé que je deviendrai Ranger, décision qu'ils avaient soutenu avec ferveur. Pourtant, ils se disaient qu'il me manquait quelque chose pour accomplir réellement mon rêve, que j'avais les capacités pour atteindre des sommets mais que je ne me contentais de me tenir simplement au sommet de la moyenne. Ils souhaitaient me pousser à me dépasser, à devenir celle qu'ils espéraient et m'imaginaient être, sauf qu'ils ne savaient pas trop comment agir à ce propos. Et puis un jour, cela tomba comme un miracle, comme un coup de pouce du destin pour eux mais surtout pour moi.

Une brochure, concernant une certaine école. La Pokemon Community.

Il n'avait pas fallu très longtemps pour qu'ils soient convaincu que c'était la solution qu'ils attendaient. Très vite, ils m'en parlèrent, d'abord discrètement, puis ouvertement, me ventant tous les mérites qu'ils avaient pu découvrir à propos de l'école. Bien sûr, ils s'étaient gardés de faire mention des points négatifs, mais le fait est que si je savais bien qu'il y en avait, tout ce dont ils me firent part me donna tout de même petit à petit envie de tenter l'aventure. Cela signifiait pour moi dire adieu à mes amis, à ma famille et à ma petite vie bien tranquille à Frimapic – en tout cas temporairement et pas de manière totale – mais devant la motivation de mes parents à me convaincre que c'était la bonne chose à faire pour moi, je finis par céder, ou plutôt à me laisser avoir. C'était donc décidé : dès la rentrée à venir, j'allais intégrer la Pokemon Community ! Enfin, à vrai dire, les vacances d'été approchaient à grands pas et de ce qui se disait, la Pokemon Community organisait chaque année des vacances pour les élèves qui le souhaitaient tout en offrant la possibilité aux nouveaux inscrits de venir pour qu'ils se familiarisent avec eux afin d'aborder la rentrée plus sereinement. Avec la famille, nous avions déjà des vacances de prévues, mais nulle doute que j'allais pouvoir participer à ces fameuses vacances scolaires. Bien que j'appréhendais quelque peu la situation, j'avais tout de même hâte d'y être. Cette inscription, c'était l'annonce d'une toute nouvelle vie mais surtout la possibilité de sublimer mes grandes passions.

Quelque chose me disait que je n'allais absolument pas regrette d'avoir cédé à mes parents …
pokemon
surnom. Hortensia
espèce. Arcko
nature. Bienveillant
description. Une Arcko tout en finesse, douce et bienveillante envers les autres. Cela lui donne aussi un côté un peu naïf parfois, mais compensé par un amour sans bornes pour les hommes comme les Pokémon.
Ginji Labelvi
Ginji Labelvi
Région d'origine : Sinnoh
Âge : 19 ans
Niveau : 100
Jetons : 3197
Points d'Expériences : 4002
Todresseur Spé. Type
Sujet: Re: [569] Camille Duval - Une nouvelle vie ! [GIVRALI]   Mer 31 Juil - 20:09
Wow ! Une présentation bien mastoc que voila, ahaha. Attention, par contre ! Je te ferai le même commentaire qu'avec Emma : même si ça ressort moins souvent, oublie pas que tu joues une fille, et donc d'accorder tes adjectifs et participes passés en conséquence. Il y a aussi quelques autres petites fautes glissées par-ci par-là, mais compte tenu de la taille du texte, je comprends que tu n'ais pas tout choppé.

Ah, et fais gaffe aussi, tu alternes entre une narration au présent et une au passé dans un même paragraphe, par moment :x

Ce personnage est le seul que tu seras autorisé à faire pendant les deux prochains semestres, donc j'espère que ton choix est le bon !


Bienvenue dans le Dortoir Givrali ♀ et bonne intégration parmi tes confrères ! N'hésite pas à poser tes questions si tu as le moindre soucis au staff ou aux membres de ton dortoir (www). Tu peux dès lors poster ta T-CARD dans la partie correspondante, ainsi que gérer tes RPs grâce à aux RECHERCHES DE RPs ET RELATIONS. N'oublie pas de remplir les champs de ton profil dès que possible (T-card et Fiche de Présentation) pour faciliter la navigation aux autres joueurs, et de réserver ton AVATAR dans la partie adéquate ! Tu repars aussi avec 2 Pokeball, données par le Collectionneur. Ton numéro étudiant est 569. Bon jeu sur Pokémon Community !

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« Il y aura des hauts, il y aura des bas… Et je ne serai pas là pour t’aider à les traverser. »
[569] Camille Duval - Une nouvelle vie ! [GIVRALI]
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