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Pokemon adala community

Tu abandonnerais ce pauvre locataire démuni à son déménagement, en « empruntant » sa camionnette en plus… ? Je ne te pensais pas voleur, Josh.
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Cha-charmant… normalement c’est en mission avec Josh que je frôle la mort, pas en rentrant chez les Phyllalis.
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Je vais chuter, encore, et ça sera long, et ça sera douloureux, et t'auras pas envie d'être là. Parce que toi, tu as Aoi mais moi j'ai quoi maintenant que Maya est partie, dis-moi ?
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Ce n'est pas le parc que je souhaite anéantir...
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Mademoiselle Alézar, Pecheresse Caroline ! Où êtes-vous ?
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La triche sera permise évidemment.
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Q…. Quéééééééééééééé ?!
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Nemo Kendhall
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Icon : [Mission Ordinaire : Surveillance de Monstres] Toi aussi deviens animateur ! [PV Alban] K8dc
Région d'origine : Kalos
Âge : 15 ans
Niveau : 37
Jetons : 6707
Points d'Expériences : 849
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Kalos
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pokemon
[Mission Ordinaire : Surveillance de Monstres] Toi aussi deviens animateur ! [PV Alban] K8dc
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Nemo Kendhall
est un Pokeathlète Novice
Je me réveil en sursaut. Je me lève d’un bond pour aller fouiller mon sac. Je me rassoie, rassuré. Je venais à nouveau de rêver que la Team Rouage venait enlever mes pokémons dans cette pièce sombre. Cette pièce souterraine, j’ai l’impression qu’elle m’est familière et pourtant … pourtant je n’arrive pas à me rappeler d’où elle vient. J’en cauchemardais déjà avant l'enlèvement de la Team Rouage et, depuis début juillet, ce sont les deux en même temps. Pourtant, il s’est passé un mois depuis ces évènements … mais je n’arrive décidément pas à les faire sortir de mon esprit. Ils viennent me hanter. Toutes les nuits. J’ai dû mal à me reposer. Il faudra que je me décide à en parler à quelqu’un. Ca me fait peur, je me fais peur. Ici, je devrais me sentir en sécurité mais je me méfie de tout, de tout le monde. Même de mes rigolards camarades de dortoir.

La journée promet encore d’être chaude. Je pars me doucher pour évacuer toutes les mauvaises ondes de la nuit. Je me regarde dans la glace, les cernes auraient presque pris le pas sur mes yeux. L’eau chaude me fait du bien, elle parvient à chasser les idées noires. J’arrive même à me détendre. J’y reste longtemps, j’ai l’impression que c’est le seul endroit où je suis bien. Alors j’y reste. Pourtant, bientôt l’eau devient froide. Je m’écarte vivement. Merde, j’ai bousillé l’eau chaude. Je me sèche et sors discrètement. Mes tongs claquent sur le sol, je retourne dans ma chambre. Je résous en quelques mouvements la question de l’habillement, revêtant un t shirt simple blanc et mon short orange ajoutant à tout ceci mon habituel chapeau de paille sur la tête. Je suis fin prêt pour une nouvelle journée ! Je m’étire. J’ai enfin retrouvé ma bonne humeur. Je sors joyeusement de la chambre pour me diriger vers le réfectoire.

Moi qui pensais prendre un petit déjeuner rapide et sans encombre, c’est raté. En ce beau matin, il règne une agitation particulière. Des monsieurs en salopettes bleues courent dans tout les sens. Il doit y avoir un chantier dans la région. J’hausse les épaules et entre dans le restaurant.

“ _ ...froid ou rien d’autre !”

Je n’ai pas entendu le début de la phrase de l'aimable bonne femme qui nous sert de cuisinière. Comme c’est cliché. Mon voisin à droite n’a pas l’air très content, je lui demande alors ce qu’il se passe avec un sourire timide. Il me répond, vociférant presque.

“_ L’île a été assiégée par des hordes de colonies qui pompent toute l’électricité et l’eau chaude, même si ce sont eux les premières victimes nous sommes touchés, nous aussi. On ne sait pas combien de temps durera la panne.”

Ah. Tout s’explique. Voilà pourquoi je n’avais plus d’eau chaude tout à l’heure. J’en suis rassuré, c’est pas moi qui ai vidé le ballon. Voilà aussi pourquoi les hommes en bleus s’affèrent, l’air pressés, à l’extérieure. J’hausse à nouveau les épaules. Un petit déjeuner froid m’ira tout autant. Je prends de céréales et des tranches de pains que je tartine joyeusement. Une petite demi-heure plus tard j’ai l’estomac bien remplit. Je m’étire à nouveau avant d’aller vider mon plateau. Alors que je sors de la cantine un adulte me fonce dessus en criant.

“ _ Eh toi là !”

Je me fige, le regardant, interrogateur. Il est tout essoufflé, on pourrait penser qu’il vient de courir un putain de marathon. Il s’arrête devant moi pour reprendre son souffle et lâche.

“_ On a besoin de vous, les ados !”

Umh. Oui ? De quoi ? Pourquoi ? Il fallait encore qu’un vieux fou me tombe dessus. J’ai décidément pas de chance. Mais là, il est difficile de s’esquiver en prétextant quoi que ce soit.

“_ Je cours depuis ce matin à la recherche de personnes compétentes pour surveiller les enfants de la collo. Comprenez, je suis débordé avec toutes ces pannes !”

Compétentes ? C’est le premier mot qui lui ai venu à l’esprit ? Je crains qu’il ne se fourre le doigt dans l’oeil. Mais je n’ai pas le temps de lui répondre. Il me donne quelques instructions vagues -comme où trouver le groupe d’enfant- et repart en courant. Quelle étrange manière de procéder. Il doit vraiment être paniqué. A sa place, j’aurais quand même peut-être vérifié que la personne à qui j’ai confié le groupe va bien les surveiller. Me voilà avec un groupe de gamins allant de sept à neuf ans sur les bras.

La panique commence à me gagner. J’ai jamais fait ça mais un adulte compte sur moi ! Je ne peux pas le décevoir et … il est normal d’aller l’aider. Je n’en ai pas vraiment l’envie, en fait, j’ai surtout horriblement peur. Je ne suis pas qualifié ... et si je perds un gosse ? S’il y en a un qui se fait mal ? Raaaah, pourquoi ce fou est-il tombé sur moi ? Si ça se trouve, ce n’est qu’une grosse blague. Ca serait décidément pas drôle du tout. Le seul moyen d’en avoir le coeur net, c’est d’aller voir s’il y a vraiment des enfants à l’endroit indiqué.

Allez Aaron, tu es grand, tu prends tes responsabilités et tu y vas. Il en va de la vie de jeunes enfants, tu ne peux pas rester les bras croisés en n’aidant pas ces pauvres adultes débordés. Je me mets en route et une petite vois me crie que je suis bien trop gentil. Bien trop naïf. Je suis peut-être bien en train de me foutre dans la merde à vouloir jouer les héros. Pourtant, inlassablement mes pas me guident vers le champ à l’orée de la forêt indiqué par le moniteur.

Ils sont vraiment là. Sans surveillance. Seuls. C’est dingue. Comment un adulte a-t-il vraiment pu les laisser tout seuls ?! Ils sont en train de faire tout et n’importe quoi. J’en vois déjà un d’ici manger de la terre mélangée à de l’herbe, un autre se battre avec l’un de ses camarades, une fille qui se promène à poil et une pauvre folle qui a décidé de grimper dans l’arbre sous l’air ébahit de trois de ses copains. Elle est maintenant en haut, totalement terrifiée. Je vais devoir … gérer … ça ? Mon instinct me crie de faire demi-tour et pourtant mes jambes m’emmènent droit sur eux. Mon arrivée passe inaperçue. Les enfants sont pris par leurs propres jeux. J’essaie de calmer les bagarreurs qui finissent par me foutre une bugne. Je recule, impuissant. La fille toute nue ne sait pas où elle a mis ses affaires et je ne les vois nulle part. Ca commence bien. J’essaie d’élever un peu la voix.

“ _ Les enfants ! Je suis là pour m’occuper de vous … s’il vous plait … par ici ! De l’attention ! S’il vous plait !”

Tu parles, il y en a bien un ou deux qui m’ont regardé d’un air bizarre mais les autres n’en n’ont a peut prêt rien à carrer. les trois enfants en bas de l’arbre commencent à balancer des pierres sur leur collègue. Elle se met à crier et à pleurer … en même temps je crois. Ca commence à m’énerver alors je gueule.

“_ WOW ! VOUS ALLEZ M'ÉCOUTER ET VENIR VOUS ASSEOIR LA, DEVANT MOI.”

Cette fois-ci ils ont tous entendu. Ils viennent docilement s’asseoir à l’endroit indiqué. Je me sens enfin plus grand qu’eux. Ils restent silencieux. Je suis très fière de moi. J’allais me mettre à parler mais j’entends des pas derrière moi. Je me retourne.

Mes yeux s’élargissent. Hein ? Alban Abernaty ? Ici ? Lui ? Je suis dépité, tout les enfants ont le regard dirigé vers lui. Il émane de lui quelque chose qui force au respect. Ok. Bon, il a réussi en une apparition à faire ce que je n’ai pas réussi en plus d’un quart d’heure. Je le regarde s’avancer vers l’assemblée digne et … froid. Je ne sais même pas s’il m’a remarqué, c’est dur à dire tellement son regard est dirigé sur le groupe d’enfant. Je me recule d’un pas, il dégage vraiment quelque chose. Mais qu’est-ce qu’il fout là au juste ? Il s’est fait roulé par le même taré que moi ? Ou bien s’est-il dit “Oh tient, un groupe d’enfants ! Je vais aller m’amuser avec eux ! Ca me correspond parfaitement et je ne savais justement pas quoi faire de ma journée !”. J’ai presque envie de rire. Si un jour j’avais imaginé garder des gosses avec Alban Abernaty, le Dieu du Vol, j’aurais manger mes cheveux. Comme quoi …



HAIL NOCTA
[Mission Ordinaire : Surveillance de Monstres] Toi aussi deviens animateur ! [PV Alban] Turtwig

Spoiler :
Le couple le plus improbable avec... une fille
Alban Abernaty
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t3557-alban-abernaty-le-ciel-se-nourrit-d-ailes
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t3559-alban-abernaty-voltali
Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
Niveau : 70
Jetons : 20638
Points d'Expériences : 2487
Hoenn
17 ans
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Hoenn
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Alban Abernaty avait un charme élégant et mystérieux qui lui donnait un air froid et inaccessible. Ses yeux aux couleurs changeantes et ses traits fins et délicats lui valaient une certaine popularité auprès de ses camarades, même si son attitude toujours stoïque n’incitait pas à la discussion. Il était avare en mots en règle générale, mais excellent orateur lorsqu’il s’en donnait les moyens. Paradoxalement, bien qu’il ait un air détaché la plupart du temps, il avait un talent certain pour entraîner les foules à sa suite et pour diriger les opérations. Il fallait dire que tout jeune et nouvellement arrivé qu’il fût, Alban forçait un peu l’admiration et le respect. Ses quelques prouesses lors de l’invasion de la base Rouage n’étaient pas passées inaperçues, même s’il n’avait pas été des plus utiles par la suite. Il avait l’impression qu’on chuchotait sur son passage, les uns appréciant son côté réfléchi et calculateur, les autres reprochant ses airs trop hautains et supérieurs. Pourtant, Alban se considérait comme quelqu’un de parfaitement normal. Effacé et discret quotidiennement, il évitait de se mettre en avant lorsqu’il n’en voyait pas l’intérêt. Mais les images collaient rapidement à la peau, et beaucoup avaient déjà une idée bien précise de qui il devait être. Pourtant, actuellement, malgré son visage calme et ses yeux vifs et intelligents, Alban était en proie à une grande détresse. Devant lui ? Une bestiole énorme qui venait de fracasser un rondin de bois, comme ça, tranquille pépère. Sur son épaule ? Zéphyr, son Goélise chromatique, qui tremblait de peur et se réfugiait sous ses cheveux châtains. Mais le pire ? C’était cette jeune fille de petite taille, aux longs cheveux blonds et aux airs angéliques qui le regardait avec un sourire doux et une expression adorable. Attendez... Pour comprendre, remontons les évènements jusqu’à une heure plus tôt, voulez-vous ? Bien. Marche, rembobinage…

Il s’était levé aux aurores, comme à son habitude. Sur Cobaba, le ciel avait ces teintes agréables le matin, allant du rose à l’or, en passant par le violet et le bleu. Assis sur sa balancelle de bois, Alban profitait du spectacle que la nature voulait bien lui offrir, son Goélise sur les genoux, son Noctali perché sur le système de poulies et de cordes. Le Pokémon qu’il avait capturé à Mauville et qu’il avait surnommé Auster était d’un caractère calme et posé, exactement comme le sien. Sa robe noire luisante brillait sous l’éclat du matin, et ses anneaux dorés s’éteignirent progressivement à mesure que la nuit faisait place au jour. Ses oreilles en pointes dressées comme un chat à l’affût, il laissait courir ses yeux carmin sur le village endormi. Flairant une drôle d’odeur dans l’air, il sauta d’un bond gracieux sur l’épaule de son maître, puis fourra le museau dans son sac à dos pour vérifier que l’œuf mystérieux était bien en sécurité. Gardien et sauveur des œufs de la Volière Amargein de Mauville, le Noctali semblait continuer son travail même ici, à Cobaba, en prenant un soin tout particulier de l’œuf qu’Alban avait récupéré grâce aux Policiers. Le jeune homme ouvrit son sac pour bien montrer que tout allait bien pour cet être étrange qu’il transportait avec lui constamment, puis ferma les yeux pour réfléchir. Il avait contacté des Éleveurs de son dortoir, leur avait montré sa mystérieuse trouvaille, mais aucun n’avait été capable de l’informer correctement. Certains pensaient qu’il y avait un Type Fée à l’intérieur, comme un Sucroquin ou un Nanméouïe, tandis que d’autres pariaient sur des Pokémon Aquatiques, dont les écailles aux reflets arc-en-ciel pouvaient rappeler la teinte irisée de la coquille. Alban se demandait comment ce petit avait bien pu se retrouver au milieu d’une volière, mais avec le trafic d’œuf, rien ne l’étonnait plus. Il se contenta donc de refermer soigneusement son sac après qu’Auster fut rassuré, puis descendit de la balancelle pour se diriger vers le village.

Encore endormi à une heure si matinale, Cobaba semblait morne et abandonné. Quelques habitants commençaient à peine à se réveiller, tandis qu’une agréable odeur de pain au sel de mer se diffusait à travers les allées. Sentant son estomac gargouiller, Alban attendit l’ouverture de la première boulangerie qu’il trouva pour acheter de quoi petit-déjeuner. Zéph’ apprécia grandement les beignets en forme de coquillage qu’on lui donna, tandis qu’Auster se contenta d’un peu de baies fraîches qu’il rafla dans un buisson bas. Le trio passa la matinée à se promener en bord de mer, profitant d’un week-end bien reposant pour récupérer des classes d’été. Alban commençait à s’instruire, à faire ses propres recherches à la bibliothèque, et il appréciait l’enseignement qu’on lui dispensait. Il n’avait toujours aucune idée du parcours qu’il voulait faire, mais toute éducation était bonne à recevoir. Pris d’une soudaine inspiration, il eut l’idée de passer près de la Salle Polyvalente pour aller voir dans les parages si de nouvelles affiches d’animations avaient été collées dans la nuit, lorsqu’une silhouette déboula devant lui. Intrigué, il s’arrêta pour observer la jeune fille aux cheveux blonds rentrer dans un pot de fleur, s’excuser comme de rien n’était, et lever ses grands yeux océan vers lui. Aussitôt, il sentit son cœur tambouriner dans sa poitrine et reconnu Mademoiselle Hortense, la jeune sœur du Générale Jackie, et professeur grandement apprécié pour sa grande beauté. Lui-même n’était pas insensible à son charme, et il resta là à l’admirer tandis qu’elle repassait une mèche couleur or derrière son oreille, dans un geste aussi adorable que raffiné. Son sourire était charmeur. Ses traits ? Aussi fins que les traits de Jackie pouvaient être masculins. Il courba respectueusement la tête en signe de salut devant elle, et fut surpris lorsqu’elle s’approcha de quelques pas.

- Ah… Alban, c’est bien ça ? lui demanda-t-elle avec une expression ravie sur le visage.

Les quelques fleurs qu’elle avait tressée dans ses cheveux sentaient horriblement bon, et Alban acquiesça doucement, les joues d’un rouge pivoine. Elle devait bien faire une tête de moins que lui, mais elle l’intimidait beaucoup. Il était comme ça. Il avait toujours eu un faible pour les demoiselles calmes, aériennes et douces. Hortense n’échappait pas à la règle, de même qu’Alizée, et - il sentit son cœur rater un nouveau battement -, Calliope, la préfète des Givralis.

- Ah, je suis contente de te trouver… poursuivit-elle avec un jet de cheveux élégant et si naturel. Disons qu’on m’a demandé un petit service hier soir, mais j’avoue que la configuration du cosmos et le positionnement des étoiles par rapport au soleil ne me sont pas favorables. C’est comme ces roses d’été, si le vent souffle dans la mauvaise direction, les pétales sont tous perturbés et la rosée du matin glisse comme sur les plumes d’un Lakmécygne avec la même déchéance qu’Ycar tombant du ciel à force de vouloir trop frôler le soleil.

Hmmm ouais. Là, elle l’avait complètement perdu. Qu’est-ce qu’elle racontait avec ses histoires de déchéance et de plumes ? On l’avait prévenu que Mademoiselle Hortense pouvait avoir un langage très fleuri bien qu’incompréhensible - même pour elle -, mais de là à se perdre autant dans ses propres mots ? Il garda une expression neutre en essayant de ne pas montrer qu’il ne pigeait pas du tout le message qu’elle voulait lui faire passer.

- Ce que j’essaye de te dire, c’est que je ne suis pas en mesure de m’acquitter de ma tâche, alors je préfère la léguer à quelqu’un qui saura tirer profit de l’alignement des astres pour briller comme une poussière d’étoile. Que dis-je ! Une comète ! Tu seras une comète, Alban, j’en suis persuadée. Alors va, petite étoile, brille de mille feux et accomplit ton devoir !

Elle posa une main sur son épaule et il se retrouva encore plus perdu. Qu’est-ce qu’il devait faire ? Devenir une étoile, et, heu… comment ? Il s’imaginait mal se mettre le feu aux fesses et frôler la Terre sur le dos de Zéphyr en mode « Eh les gars, je suis une comète ! ». Zéph’ ne pouvait même pas voler, en plus… Attendez… C’était loin d’être sa préoccupation première, et surtout, ce n’était certainement pas la première absurdité à pointer du doigt. Que devait-il faire ???
Avant qu’il n’ait pu répondre, une créature immense et couverte de poil sauta du toit et alla s’écraser lourdement sur le sol, juste à côté d’Hortense. De ses poings puissants, le monstre dégomma deux rondins de bois qui furent fracassés en millions de petits débris. La prise du professeur se raffermit sur son épaule, et le sourire d’Hortense se fit beaucoup plus joyeux, comme si derrière son air angélique elle voulait lui faire passer le message suivant : « Tu vois jeune homme ? Si tu refuses, tu vas te retrouver comme, ces, petits, rondins, de, bois *insérer un cœur ici* ». Aussitôt, la petite blonde lui parut beaucoup moins charmante. C’était le diable. Le malin en personne. Que pouvait-il lui refuser après cette menace si mal camouflée ?

- Heu je heu oui, pas de soucis… bafouilla-t-il en reculant de quelques pas, surveillant d’un air attentif l’énorme primate qui le lorgnait d’un œil torve.

A côté de lui, Zéphyr était mort de trouille, tandis qu’Auster se positionnait devant son dresseur en montrant les crocs pour dissuader toute attaque. Comme si ce pauvre Auster pouvait faire quelque chose contre la masse de muscle en face de lui ! Alban lui caressa le haut du crâne d’un air apaisant.

- Merveilleux ! répondit Hortense en tapant dans ses mains. Puis, sortant un petit bout de papier de sa poche, elle le tendit au jeune homme et le regarda partir.

Soupirant, Alban lu le communiqué et pris immédiatement la direction du sud de l’île, pour une après-midi qui risquait d’être mouvementée.

‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗

Retour au présent. Le châtain déambulait dans les rues, essayant de décrypter l’écriture illisible de son ordre de mission. De ce qu’il avait compris, il devrait s’occuper d’une colonie d’enfants à la place de leurs animateurs, trop occupés à réparer il ne savait quoi. En gros, rien à voir avec une quelconque comète ou autres poussières d’étoiles. Elle l’avait totalement roulé dans la farine ! En quoi s’occuper de mioches serait bon pour son cosmos, ou autre ? Alban Abernaty n’avait pas la fibre paternelle. Il était sans doute incroyablement nul pour prendre soin de gamins ; d’ailleurs, il ne s’était jamais prêté à cet exercice. Que devait-il faire ? Il était patient, certes, mais il n’était pas sûr de parvenir à conserver son calme imperturbable en toute situation. Des enfants ? C’était tellement éloigné de son champ de compétence que c’en était comique. De ce qu’il avait compris, il ne serait pas seul ; autant compter sur son partenaire pour redresser la balance, alors. Soupirant, désespéré, Alban arriva enfin au camp de vacances, ravagé par les travaux et les problèmes sanitaires. A l’orée des bois, un grand champ où gambadaient plus d’une dizaine d’enfants surexcités. Sûrement ceux qu’il allait devoir essayer de canaliser. Pendant combien d’heures ? Quatre, cinq ? Ça lui semblait déjà une éternité, alors qu’il n’avait même pas commencé.

Il s’avança vers le groupe, et reconnut une touffe de cheveux rousse familière. Aussitôt, il se sentit apaisé. Aaron ? Il l’avait rencontré lors de l’infiltration dans la base, et même s’il ne lui avait que brièvement parlé, il avait déjà décelé que ce garçon lui plaisait. Il avait l’air intelligent, vif d’esprit, humble et sympathique. Le coéquipier idéal pour ce genre de choses, donc. Sûr qu’Aaron devait vivre dans une grande fratrie et savoir comment gérer des gamins. Ou peut-être pas ? De loin, Alban vit les enfants s’agiter dans tous les sens, bien peu sensibles à l’autorité de leur aîné. Pourtant, le Phyllali parvint à force de cris à faire venir tous les gamins à ses pieds, et à les asseoir. Bien, plutôt pas mal ! Il se débrouillait bien mieux qu’Alban, en tout cas. Le Voltali parvint enfin à côté d’Aaron. Tous les regards des enfants étaient tournés vers lui, et il se contenta de les toiser d’un œil froid, comme d’ordinaire. Son visage impassible et son expression mystérieuse devaient sans doute donner l’impression qu’il gérait la situation, mais intérieurement, il était clairement en train de se demander ce qu’il foutait là. Hm. Fallait-il dire Bonjour ? Ou alors comme sa petite sœur le faisait « Yo les mioches ? ». Pas son genre. Il n’était même pas sûr de savoir ce que voulait dire Yo. C’était un mot branché, ça ? C’était dans le dictionnaire ? Le châtain sentait déjà la sueur perler dans le creux de son cou. Boooon allons Alban, motive toi et dit au moins quelque chose, ce n’est pas si difficile de bouger ta mâchoire, non ? Synapses ? Oui, bien, merci.

- Hm, bonjour, glissa-t-il simplement aux enfants, tout comme à Aaron. Puis, se tournant vers ce dernier, il essaya de chercher un peu d’aide dans ses yeux vert émeraude. Aaron. Comment vas-tu ? Cela faisait longtemps. Je suppose que tu es aussi venu pour faire animateur… Hm… Je ne sais pas exactement ce qui est prévu pour aujourd’hui, tu as une idée ?

Ses yeux vides et vagues lançaient des signaux « help », mais il était parfaitement compréhensible que son camarade ne les perçoive pas. Après tout, Alban n’était pas le gars le plus expressif du monde. Les enfants, enfin accommodés à son apparition soudaine, se remirent soudainement à brailler, en agitant les bras et les jambes, intenables.

- Eh c’est une fille ! Ahahaha ! Il a des cheveux longs et des yeux comme des billes ! C’est une fille ! Buhahaha !

Alban sentit son corps se raidir. Une fille, lui ? Bon certes, il avait quelques mèches un peu longues qu’il devait couper, mais tout de même… Il fut tenté d’attraper par l’oreille celui qui venait de lui dire ça, mais il se ravisa. Sur son épaule, Zéph’ piailla, et Auster, à ses pieds, reniflait déjà les gamins pour essayer de les sonder. Une fille l’empoigna par la queue violemment et le fit sursauter ; dégainant ses crocs, le Noctali se tourna vers elle et la fit pleurer. Puis, les oreilles rabattues, il regarda son dresseur pour savoir ce qu’il convenait de faire. Ah. Une vraie catastrophe… Il y avait une gamine toute nue. Un autre, qui avait un ver de terre qui dépassait de sa bouche. Une qui pleurait en jetant des pétales de marguerites sur son Noctali. Stop, stop, stop. Il fallait qu’ils arrivent à canaliser tout ce bordel. Premièrement, l’atteinte à sa virilité.

- Bon on se calme. Déjà, je ne suis pas une fille. Je m’appelle Alban et je suis chargé de m’occuper de vous aujourd’hui. Et lui, c’est Aaron.

Les enfants s’arrêtèrent et l’écoutèrent attentivement. Une gamine aux cheveux blonds et bouclés lança un regard vers Aaron, rougit, et commença à se trémousser sur place en agitant sa robe à froufrous. Puis, tous en même temps, ils levèrent les doigts pour se présenter également. Wow wow wow, une vraie cacophonie. Et pourtant, Alban avait vécu dans une volière, hein. Avec un demi-sourire qu’il essaya d’adresser à ces mioches, il se baissa à leur hauteur. Il enleva sa veste, et la posa sur les épaules de la fille qui n’avait pas ses vêtements. Voilà un deuxième problème de résolu. Pour l’instant, ils avaient l’air de bien « gérer » la situation, même si ça semblait toujours compliqué. Il crut qu’il maîtrisait la situation lorsque quatre gosses lui sautèrent dessus et lui montèrent sur les épaules en criant et en riant aux éclats. En moins d’une minute, il en avait deux sur les épaules, un sur les genoux, et un qui s’agrippait à son bras. On lui avait déjà noué les cheveux en deux couettes avec des chouchous à cerises rouges. Mon dieu. Il était en train de mourir de honte.
Se tournant vers Aaron, il lui lança un regard qui signifiait clairement « Pitié, aide-moi. On fait quoi maintenant ? ». Gamins : 1. Virilité : 0.
Nemo Kendhall
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Nemo Kendhall
est un Pokeathlète Novice
Il s’avance tel un roi. J’ai l’impression qu’il a fait ça toute sa vie, calmer les gosses en un regard, en une apparition. C’est très impressionnant. Je l’envie. J’ai exactement la même réaction que les enfants, je suis juste suspendu à ses lèvres, attendant qu’il ne dise ne serait-ce qu’un mot. Pourtant, son discours enflammé décrivant parfaitement les activités de la journée tarde à venir. Il reste planté là, stoïque, l’air de réfléchir à ce qu’il pourrait dire. “Bonjour” … ? “BONJOUR” ?! C’est tout ce que tu trouves à dire alors que l’auditoire est littéralement pendu à tes lèvres ? Non mais je rêve … il vient de casser totalement son entrée alors qu’en faisant n’importe quoi d’autre il aurait réussit à les tenir calme. J’imagine un instant Alban arriver et se mettre soudainement à chanter, sous le regard ébahit des enfants. Là il les aurait bien maintenu en haleine et j’aurais pu en profiter pour échafauder un plan ! Ou même trouver une activité. Mais non, il a raté le coche, il n’a pas chanté. Dans quelques instants les petits montres vont se remettre à brailler. Je prends quand même le temps de lui répondre, après tout, autant se rassurer mutuellement, ou pas.

“_ Alban … ben disons que … ça va. Mais, que je m’attendais pas vraiment à ça. Je n’ai pas la moindre idée de comment nous allons bien pouvoir les occuper … tu as l’air de…”

Alors que j’allais le féliciter pour son entrée magistrale et sa façon hyper stylée de calmer le groupe. Un enfant se met à crier qu’Alban ressemble à une fille. Je lui lance un regard en biais, démuni. Bon. Il faut se le dire, le gosse n’a paaas tooootalement tord hein. Ses traits fins peuvent porter à confusion en plus de ses cheveux longs. Puis bon, il est tout maigre, sa carrure reste assez efféminée. J’ai presque envie de rire mais ça serait me ranger du côté des enfants plutôt que de celui des animateurs. Et ça, ça serait perdre le contrôle déjà incertain que nous avons sur eux. Autour de nous c’est à nouveau chaotique. Alban a eu l’excellente idée d’arriver directement avec ses Pokémons, autant dire que son Noctali fraîchement capturé fait craquer les enfants et ils en profitent pour l’embêter de quelque façon que ce soit. C’est amusant à voir. J’ai presque envie de m’y mettre aussi. Me jeter à quatre pattes et faire un concours de celui que feulera le plus fort avec ce cher Noctali.

Je m’imagine déjà le faire. Aaron … tu es animateur bordel ! Reviens sur terre et prends tes responsabilités, comme tu le disais si bien tout à l’heure ! C’est pas à toi de faire des bêtises que je te rappelle. On dirait que tu vas être aussi chiant qu’eux aujourd’hui. Intenable ce gosse. Gosse ? Je me ressaisis aussitôt. Mon collègue d’animation aussi, il parvient à expliquer calmement qu’il est un garçon. Il a même la bonne idée de me présenter par la même occasion. Pendant quelques secondes interminables tout les yeux se tournent vers moi. Je leur adresse un sourire discret accompagné d’un petit signe de la main. Comme si j’étais parfaitement à l’aise avec ces gamins !

Heureusement que je suis avec Alban. Il a l’excellente idée d’enlever sa veste et de la prêter à la fille toute nue. Elle déambule maintenant comme une princesse avec ce manteau dix fois trop grand pour elle. Pendant ce temps, un petite fille blonde toute mignonne s’est approchée de moi tout en se dandinant. Elle est toute rouge. Mais toute choupette dans sa petite robe à froufrou. Elle s’accroche à ma jambe comme si c’était son bien le plus précieux. Elle me regarde avec ses yeux immenses, elle est comme hypnotisée.

“ _ A … ah Ron ?”

Elle bave en disant ça. Sa bave finit sur mon short. Je secoue ma jambe de la même façon que lorsqu’on cherche à éloigner un Dardagnan. Mais elle s’accroche la petite. Ca devient gênant. Je me baisse à sa hauteur pour la forcer décrocher ma jambe. Mais c’est peine perdue, à peine suis-je baissé qu’elle me choppe le bras. Je lui souris. Elle rougit violemment. Faire un tel effet à une petite fille me fait rougir aussi. Et ses collègues qui n’en manquent pas une n’hésitant pas à ramener leur fraise en gueulant.

“ _ Oh les amoureuuuuuuuuux ! Ils sont amoureuuuuuuuuuuuux”

Je lance un regard de détresse en cherchant Alban. Mais il est dans la même situation, si ce n’est pire parce que lui je l'aperçois à peine sous cette masse de petits êtres humains. Il a même eu droit à un relooking expresse et ses cheveux son noués en deux couettes toutes mignonnes. Cette fois-ci, ça ne me donne pas, mais absolument pas envie de rire. Je crois qu’on échange le même regard désespéré et dépassé. Une horde d’enfant s’est approchée de moi avec des fleurs, de l’herbe, des branches ou encore de la terre en symbole de … de cadeau de mariage. La petite blonde, Alice, a pris les chose en main. Elle distribue de fausses invitations pour l’église et se met à les répartir chacun dans des rangs invisibles. Bizarrement, tout le monde semblent pris au jeu. Même les enfants sur Alban finissent pas se désintéresser de lui et foncent sur Alice pour demander leur place.

“_ Je veux être au premier rang !
_ Moi aussi !
_ Moi aussi !
_ Et moi aussi !”


Et là, c’est le moment où tout paraissait calme et détendu mais … tout re-bascule dans l’anarchie la plus totale en quelques instants. Tout les enfants déjà sagement assis dans l’église virtuelle se lèvent soudainement pour aller demander une meilleure place à Alice. La pauvre petite est débordée et finit par tomber sur mes genoux. Elle devient encore plus rouge et tout les regards se lèvent sur moi. Malaise total. Je suis même incapable de chercher de l’aide vers Alban d’un regard. J’essaie maladroitement de résoudre le problème, me prêtant, avec mon meilleur jeu d’acteur, au jeu.

“ _ Ma chérie …” Je prends la main de ma future mariée. “ Vous avez invitée tant de personne ! Comment allons-nous les répartir dans l’église ? Ohhhh j’ai une idée !”

Je me lève, ils sont tous obnubilés par mes mouvements. Je lâche Alice, qui reste sagement sur place elle aussi, elle est toute ouïe. Je trace dans l’herbe une démarcation en demi-cercle. Ainsi, tout les enfants seront à la même distance de l’autel. Je laisse un passage au milieu, histoire de nous faire entrer dans l’église à un moment où à un autre.

“ _Voilà ! Vous allez pouvoir tous assister au mariage !”

Et là, c’est la ruée ! Ils courent tous vers ma position, se marchent dessus. Catastrophe, un garçonnet s’est fait bousculé et est en pleurs. Je m’approche de lui. Il désigne du doigt son bourreau qui s’insurge en expliquant que c’est pas lui mais l’autre. Celui-là même qui en accuse encore un nouveau. Je sens la mayonnaise me monter à la tête.

“ _ Ca suffit ! Tu seras donc le Témoin de notre mariage !”

Problème réglé, le blessé est désormais tout joyeux et se place près de l’autel. Les copains l’ignorent, comme s’ils n’étaient absolument pas jaloux. J’en viens même à penser qu’ils sont mignons à se faire la tête pour un oui ou pour un non …

“_ Mais dit donc … il ne nous manque pas quelqu’un pour célébrer ce mariage ?”

J’arrive à nouveau à capter leur attention, sauf peut-être celle-là qui est en train de manger ses crotte de nez. Ragoûtant. Alice s’est rapprochée de moi pour me tenir littéralement la jambe.

“_ Eh oui ! Il nous manque un prêtre ! Et qui voilà ...?”

Je me retourne avec majesté vers Alban. Déconfit. J’allais pas me taper la honte tout seul quand même ! Allez je crois en toi Al’ ne fait pas foirer ce que j’ai laborieusement construit, s’il te plaît...



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Alban Abernaty
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Autant dire qu’il s’était attendu à une entrée en matière plutôt différente. Dans son esprit, son calme olympien et ses manières délicates auraient suffi à calmer les foules. Et ça avait plutôt bien marché, pour un début ! Avec son oiseau blanc aux ailes dorées fièrement posé sur son épaule - bon ok, Zéphyr était une mouette, mais laissez-moi fleurir mon langage comme cette chère Hortense, voulez-vous ? -, et son garde du corps nocturne aux pieds, il avait l’air d’un véritable chevalier. Il s’était approché, et tous s’étaient calmés en le dévorant des yeux. Il avait peut-être pensé, dans un moment un peu fou où il s’était dit « pourquoi pas ? », que malgré son manque d’expérience et son incompétence, il pourrait tenir ces gosses en laisse tout l’après-midi. Mais non. Un petit malin avait eu la bonne idée de beugler qu’il était une fille, et voilà que son image avait été ruinée en mille morceaux dès les premières minutes. Une fille, lui ! Pfeuh ! Hortense avait dit qu’il serait une comète. Entre nous, il aurait bien aimé se transformer en comète et tous les écrabouiller d’un coup, comme ça. Hop, on en parle plus ! Il entendit un rire maléfique dans son esprit et tenta de se calmer. Non… Il était Alban Abernaty. Il ne fallait pas qu’il craque avec ces gamins, il était bien plus intelligent que ça, non ? Il essaya de reprendre le contrôle des opérations. Aaron lui avait validé qu’il était bien là pour être son coéquipier du jour, et qu’il avait l’air de… De quoi au juste ? D’une fille, si on en croyait les dires de ces petits diables sans aucune morale. Bon, Alban osait espérer que ce n’était pas ce à quoi le Phyllali pensait aux premiers abords, mais qu’importe. Il avait bien assez à faire actuellement, comme empêcher la gamine de rendre Auster totalement blanc sous ses pétales de marguerites, ou encore, se défaire de ces quatre gosses qui le prenaient visiblement pour une piñata. Et voilà que de minuscules mains venaient s’accrocher dans ses cheveux châtains pour attraper, nouer, et décorer. Il n’essaya même pas de se dégager, trop abasourdi pour esquisser le moindre mouvement. Il devait avoir l’air incroyablement stupide, et il tourna un regard empreint de détresse à Aaron. Lui qui avait l’air de mieux s’en sortir avec les enfants ne pouvait-il pas l’aider ?

- Aaro-… commença-t-il, avant de voir que son camarade avait d’autres préoccupations.

Pris au piège avec cette gamine blonde qui le regardait en rougissant, et l’amas de ses copains qui criaient qu’ils étaient amoureux, le pauvre Phyllali était peut-être dans une situation pire que celle d’Alban. Enfin… Au moins, lui, n’avait pas de couettes cerise. Quoi qu’il en soit, cet évènement suffit à détourner l’attention des bourreaux d’Alban. D’un pas vif, ils sautèrent sur l’herbe verte et se ruèrent vers la dénommée Alice pour rafler des invitations de mariage et se joindre à la cacophonie ambiante. Presque immédiatement, ce fut la débandade. Entre ceux qui voulaient une bonne place, et ceux qui voulaient simplement se pousser les uns les autres, il y avait de quoi devenir fou. Les gamins étaient par terre, gémissant et hurlant pour les plupart, se lançant des cailloux pour d’autre. Alban hésita à laisser Aaron là et à prendre la fuite, mais son bon cœur le perdit. D’un pas réticent, il s’approcha de l’assemblée pour aider à organiser tout ça. Aaron avait cependant eu l’idée de former un demi-cercle, et bientôt, tous furent accroupis devant les deux futurs « mariés ». Il y avait même un témoin, et… un prêtre. Lui ? Il hésita entre le fait de trouver ça totalement stupide, et celui d’être flatté. Dans tous les cas, il ne pouvait laisser son camarade seul dans cette galère, et il s’avança avec des airs nobles. Sur son chemin, il chuchota à son Goélise d’utiliser à petite dose son attaque Brume autour de lui.

- Oui, désolé, je suis un peu en retard mais… le prêtre est arrivé, annonça-t-il en les regardant tous d’un air religieux, nimbé d’une sorte d’aura mystique grâce à la Brume de Zéphyr.

Les enfants l’accueillirent avec des « Ah » et des « Oh » surpris, et applaudirent à tout rompre. Bien. Il avait l’air de faire un prêtre valable, au moins ! Enfin. Un prêtre avec des couettes, mais qu’importe. Se penchant pour ramasser une marguerite, il confectionna rapidement une espèce de bague en retournant la tige pour former une boucle. Il la tendit ensuite à Aaron pour qu’il s’en saisisse, et commença la cérémonie, sous les regards ébahis des enfants.

- Mes chers amis. Si nous sommes tous réunis ici, en ce jour, c’est pour célébrer l’union de deux êtres, déclama-t-il en essayant de se souvenir de ce qu’un vrai prêtre aurait dit. Sans grand succès. Tant pis, il allait devoir improviser ! Il tendit la main vers Aaron et la petite fille pour les présenter à son auditoire. Sir Aaron, et Dame Alice. Sir Aaron, voulez-vous prendre pour épouse Dame Alice ?

Il fixa de son regard les yeux verts de son camarade. Si tout se passait bien, il leur suffisait de passer la bague fleur au doigt de la gamine, et c’en serait fini de cette cérémonie. Mais évidemment, les choses n’étaient pas faites pour se « passer bien ». Un enfant dans l’audience avisa Zéphyr, l’attrapa dans ses bras et se leva en le montrant aux autres.

- Eh ! On peut faire un lâché de colombes comme dans les films ! cria-t-il en tenant à bout de bras ce pauvre Zéph’.

Avec un cri paniqué, le Goélise agita les ailes et les pattes pour qu’on le repose, mais c’était trop tard. Le gosse l’avait déjà jeté en l’air, et la mouette incapable de voler venait de se vautrer sur le sol avec un gémissement triste. Alban passa la main sur sa bouche, et se retint d’éclater de rire. Zéph’ était aplati comme une crêpe, les yeux humides de larmes, l’air plus déconfit que blessé. Les gamins se tordirent en deux tandis que le Pokémon allait se cacher derrière les jambes de son dresseur. Et, comme si ce n’était pas suffisant pour disperser encore plus l’auditoire, un adulte avec un tuyau d’arrosage en profita pour passer à côté d’eux abreuver les bosquets. Mais quel abruti ! Ne pouvait-il pas le faire le soir comme tout le monde ? Alban voulu lui hurler de s’éloigner mais le mal était fait. Un gamin se rua vers le jardinier pour lui prendre le tuyau d’arrosage des mains et envoyer un jet d’eau puissant sur tous les autres.

- BATAILLE D’EAU ! hurlèrent-ils tous en cœur, en se dispersant dans un chaos sans nom.

Ca hurlait, ça piaillait, ça tombait par terre en se roulant dans la boue nouvellement formée. Un gosse ouvrit même sa braguette pour asperger ses collègues d’un liquide d’une autre nature. Mariage pluvieux, mariage heureux ? Mouais. Alice pleurait qu’on ait gâché le plus beau jour de sa vie, mais Alban laissa Aaron s’en occuper. Il se dirigea vers le gamin qui avait le pantalon au milieu des fesses et lui demanda d’arrêter. Il se recula cependant d’un pas pour éviter le jet toxique, et Zéphyr, vexé qu’on ait essayé de l’agresser, décocha des attaques Pistolet à O dans tous les sens. Le gosse à moitié nu tomba à la renverse et se fit pipi dessus. Une fillette se retrouva éclaboussée de la tête au pied et se mis à pleurer en demandant sa mère.  De son côté, Auster essayait de faire de son mieux en courant en dessinant un cercle, montrant les crocs pour éviter que les gamins n’aillent se perdre en dehors du périmètre de surveillance des deux « animateurs ». Cloisonnés dans cet espace grâce au Noctali, les enfants n’en étaient pas moins perturbateurs. Alban sentit un garçon grimper sur son dos, et lui tenir les couettes, comme pour un vulgaire cheval.

- Huh dadAlban ! hurla-t-il en pointant le doigt vers Aaron, comme s’il voulait que le Voltali fonce sur son collègue pour le renverser.

De l’autre côté, le roux semblait en proie au même type de panique. Alban essaya de lui faire passer un message. « Bon, Aaron, arrêtons de déconner là. QU’EST-CE QU’ON DOIT FAIRE ?! » Eux ? Pas faits pour être animateurs ? Naaaaannn...
Nemo Kendhall
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Nemo Kendhall
est un Pokeathlète Novice
A ma grande surprise, Alban enfile le rôle sans la moindre hésitation. Et il faut avouer que cela lui va plutôt bien. Entre sa démarche aussi cérémonieuse que celle d’un vrai prêtre et son regard glacial qui inspire le calme, le rôle de l’homme d’église lui colle parfaitement à la peau. Qui l'eût crut ? Il s’excuse de son retard sous les regards curieux de tout les enfants qui s’exclament dans tout les sens. Je jette une coup d’oeil à ma promise, elle a les yeux fixé sur celui qui doit nous unir et elle a même gardé sa bouche en forme de “O”. C’est si mignon. Je garde un sourire sur les lèvres, après tout, c’est le plus beau jour de ma vie.

Puis notre cher prêtre se met à la parler, instaurant pas la même occasion un silence religieux. Il n’a pas l’air de trop chercher ses mots, il se lance dans la cérémonie comme quelqu’un qui se jette à l’eau. La première question me concerne. Est-ce que je veux épouser cette chère Dame Alice ? J’aurais tendance à dire non, mais la situation ne s’y prête pas. Alors, aussi humble que je le puis je prends la main d’Alice dans la mienne, je pose un genoux à terre. Alors que j’allais répondre “Oui” de tout mon coeur un petit malin s’amuse à proposer un lâché de colombes “comme dans les films”. Evidemment, l’idée enthousiasme tout ses petits camarades qui se regroupent tous autour de Zéphyr, le pauvre Goélise d’Alban. Le gosse prend le piaf et le balance en l’air sans aucune forme de pitié. L’oiseau cherche à battre des ailes … mais c’est peine perdue, il s’écrase lamentablement dans l’herbe … sous les rires ininterrompus de tout les enfants. Le pauvre … il a l’air aux bords des larmes, il me fait trop de la peine.

Heureusement -ou pas- les monstres changent d’idées toutes les secondes alors lorsqu’un des enfants repère un jardinier armé de son tuyau d’arrosage c’est sans plus de réflexion qu’il s’en empare pour asperger ses petits camarades. Nouvelle catastrophe, nouvelle cohue indescriptible. Ils se sont tous mis à vagabonder dans le champ cherchant à éviter l’eau ou au contraire à être le plus trempé possible. Si les parents les voyaient …
J’allais me jeter dans le mêlée, mais c’était sans compter sur Alice qui pleure doucement sur mon short, histoire d’y ajouter encore un petit peu de morve. Elle est brisée, elle semble impossible à calmer. On vient de gâcher son mariage. Je me penche sur elle en essayant de trouver les mots qui la calmeront.

“ _ C’est pas grave Alice … on se mariera plus tard, on a toute la vie pour ça !”

Elle m’écoute à peine et continue à lâcher des torrents de larmes. Comment un corps aussi petit peu contenir autant d’eau, sérieusement ? Forcément, rien ne s’arrange quand un gamin ayant volé le seau du jardinier balance toute l’eau qu’il contient sur moi et ma compagne. Elle se met à éternuer en plus de pleurer encore plus fort. Je lance un regard noir au gosse qui est déjà parti en courant à l’assaut d’autres ennemis. Je ne vois qu’une solution pour la calmer. Je me baisse à sa hauteur et lui dépose un bisou tout choupi sur la joue avec un grand sourire forcé. Elle laisse en échange de la bave mêlée à des larmes ainsi qu’un peu de morve sur la bouche. Sexy. Mais, ça l’air d’avoir marché. Elle me regarde avec ses grands yeux adorables et craquant. Elle lâche un petit rire, l’air toute joyeuse puis se met à courir en direction des autres. Elle glisse dans l’herbe spongieuse, elle est pleine de boue, mais elle est rayonnante. Comment arrive-t-elle à passer du coq à l’âne aussi rapidement ?

Je n’ai pas le temps d’y penser. Nous avons oublié un problème. Un sacré gros problème. La gamine dans l’arbre. Mon dieu. Elle est restée là haut depuis tout ce temps ? Elle ne bouge plus. Elle est morte ? Je commence à paniquer et accours sous la branche. Celle-ci est bien trop haute pour que je ne puisse l’atteindre. La fillette a l’air de s’être endormie … quelle étrange situation. Mais … mais elle est à deux doigts de tomber. Je réfléchis à toute allure, grimper c’est perdre du temps et risquer qu’elle ne s’écrase par terre. En même temps je n’ai aucune chance de la réceptionner, elle tombe de bien trop haut. Je cherche Alban, mon dernier espoir, des yeux. Mais il est en train de courir à droite et à gauche, l’air désespéré. Je ne peux pas compter sur lui cette fois-ci. Il va falloir que je résolve ce problème seul. Comment faire ? Je me mets à faire quelques pas en dessous de la branche. Elle menace de céder autant que la fille ne menace de tomber. On est pas dans la merde.

C’est en voyant le Noctali de mon coéquipier qu’une idée me vient à l’esprit. Évidemment ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Parce que j’ai peur ? Probablement. Pourtant, il en va de la vie de cette pauvre gamine. C’est sans trop réfléchir que j’invoque Invy, tout somnolent. Je m'agrippe directement à son épaule pour le rassurer. Il se détend aussitôt. Je trouve toujours cela hyper fascinant. Mais c’est pas le moment d’y réfléchir. Je lui ordonne d’aller récupérer la fille et de la ramener au sol. Il penche la tête à droite, comme à chaque fois que je lui demande quelque chose. Mais comme à chaque fois, il s’exécute sans discuter. Il se téléporte sur la branche, un énorme “CRAC” se fait entendre mais il est déjà au sol avec la petite fille endormie dans ses bras. La branche s’écrase à quelques centimètres de moi. Il était moins une. Je pousse un soupir de soulagement. Je frotte gentiment la tête de mon pokémon. La fillette étant toujours endormie je décide de la laisser avec Abra. Ces deux gros dormeurs ne peuvent que bien s’entendre.

Je m’éloigne d’eux, espérons juste qu’Invy ne décide pas de se téléporter en se réveillant… Alors que je reviens vers le champ de bataille, je vois Alban utilisé comme un cheval par l’un des enfants. Il a grimpé sur son dos et me montre du doigt. J’ai le réflexe débile de lever les mains en l’air. Mais il est trop tard, deux autres enfants ont sauté sur mon dos. M’ordonnant de foncer sur mon collègue. Je suis déséquilibré, je fais quelques pas sur place menaçant à chacun d’eux de tomber à la renverse. Je vois bien le regard d’SOS de mon ami … mais qu’y puis-je ? Je n’ai aucune idée de comment gérer ces enfants …

“ _ Alllllllllez Aaaaaaarooooooooooooon ! Plus vite !”

Alban n’a pas encore bougé. Mais je sens que je n’ai pas vraiment le choix. Difficilement, je me mets à galoper vers ma cible. Au dernier moment je l’esquive pour passer juste à sa droite. Mais cela ne fait qu’enrager un peu plus mes cavaliers qui se mettent soudainement à gueuler.

“ _ Mais tuuuue le ! Tue le ! C’est le méchant ! Il faut le tuer !”

Je fais demi-tour en un grand demi-cercle pour me retrouver de nouveau en face d’Al. Comment m’y prendre pour ne pas lui faire du mal et en même temps contenter les enfants. Ils commencent à peser rudement lourds sur mes épaules. Je ne vais pas tenir très longtemps dans cette position. Une idée folle me traverse l’esprit.

“ _ Changement de monture les enfants !”

Je sors la pokéball de Vivaldy. La pauvre. Elle en sort comme une fusée, complètement effrayée. Elle se met à galoper tout autour de la clairière dans de jolis bonds gracieux. Même Auster semble un instant désemparé. Et là, c’est une nouvelle cohue. Tout les enfants se sont soudainement mis en tête d’attraper Vivaldy pour lui grimper dessus. Une marrée humaine se met alors à lui courir après. Puis, les petits se rendent comptent que d’autres montures potentielles sont dans les parages. Le groupe se divise alors en quatre. Certains, les plus vigoureux, continuent à courir après le Vivaldaim. D’autres, aventureux, décide de se mettre en chasse du Noctali d’Alban. Les plus flemmards s’approchent petit à petit d’Invy, un pokémon qui se téléporte c’est carrément plus pratique que ceux qui courent ! Et … les derniers ou ceux qui n’ont rien compris ont formé un cercle autour d’Alban pour essayer de capturer le pauvre Goélise à nouveau niché sur l’épaule de son maitre.

Nous avons perdu toute forme d’intérêt pour les enfants. Nos fantastiques pokémons ont pris le relais. Enfin un peu de répit … ou pas …



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Alban Abernaty
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Alban Abernaty
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De son propre avis, il faisait un prêtre particulièrement piteux, bien que convaincant aux yeux de cette charmante marmaille. Ses effets spéciaux dignes des films hollywoodiens les plus ridicules parvinrent à décrocher des exclamations admiratives, et il put amorcer son discours tranquillement. Pourtant, au bout de quelques secondes à peine, le mariage devint un chaos sans nom. C’était comme batifoler avec un troupeau de bébés Mangriff. Ils pouvaient être adorables et jouer avec des pelotes de laine une seconde plus tôt, mettez-y un Séviper au milieu et c’est la débandade. En outre, dans le cas présent, le jardinier et son tuyau d’arrosage faisaient office de Séviper particulièrement repoussant. Grands dieux, qu’avait fait Alban pour mériter cette journée ? Autour de lui, les enfants couraient en s’arrosant, redoublant d’inventivité pour trouver de l’eau ; tuyau d’arrosage, seau d’eaux ramassés par terre, casquette - pas le plus efficace, on en convient -, et même urine pour un petit plaisantin. Alban eut envie de s’arracher les cheveux, même si cela ne se lisait pas du tout sur son visage. D’un pas vif, il laissa donc Aaron s’occuper de sa fiancée qui était en train de pleurer et de hurler en même temps, et s’approcha des autres pour essayer de canaliser l’horreur. Il en força un à remonter sa braguette, en rattrapa une autre qui allait tomber tête la première dans un trou fraîchement creusé, et empêcha le dernier d’avaler un énième ver de terre. Puis il sentit un poids sur son épaule, et s’aperçut qu’un gamin venait de lui sauter dessus en se servant d’un pneu posé au sol pour prendre la bonne hauteur. Grimaçant quand l’enfant lui tira les cheveux pour s’agripper comme il le pouvait, il essaya de le caler sur son dos pour ne pas qu’il tombe. Il avait voulu le déloger à la base, mais le dadAlban l’avait amusé. Bah, après tout, pourquoi pas ? Si c’était juste un seul, il pouvait aisément gérer la situation ; après tout, ces gamins avaient des poids plume comparé à lui. Cependant, il aurait dû se douter que l’idée allait très rapidement faire des jaloux, et deux autres gamins se dirigèrent vers lui en criant à leur camarade de descendre pour pouvoir avoir leur tour de « dadAlban ». Paniqué à l’idée d’être la source d’une nouvelle crise, Alban leva ses yeux vers Aaron, qui semblait gérer beaucoup mieux ce genre de situations que lui, et le vit en proie au même genre de détresse.

Les mains en l’air, le Phyllali devint rapidement la proie de nouveaux assauts d’enfants, et bientôt, deux mômes se disputaient la place d’honneur sur le milieu de son dos. Ouh, c’est que ça devenait dangereux. Basculant tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, déséquilibré par le poids de ses deux cavaliers, Aaron semblait dans le même genre de difficultés qu’Alban. On lui intimait d’aller plus vite, mais honnêtement, Alban ne savait même pas comment son camarade faisait encore pour tenir debout. Pourtant, le roux avait l’air de beaucoup mieux se débrouiller que lui. Où puisait-il tout son savoir et son aisance avec les enfants ? Lui, peinant à tenir la distance et à se retenir de tous les étrangler. Soupirant, il se concentra sur les directives de son cavalier.

- DadAlban, lance Vive-Attaque ! lui ordonna-t-on avec autorité.

A contre coeur, Alban s’avança de quelques pas tandis qu’Aaron galopait vers lui en lui passant à côté comme une flèche. Malheureusement, son travail de monture ne semblait pas assez satisfaisant car les gosses lui crièrent de faire mieux et de tuer Alban car c’était le méchant. Ah ? Hein ? Le châtain lança un regard noir aux deux enfants sur le dos de son camarade. Lui, le méchant ? Eh bien s’ils le voulaient, ils l’auraient.
Il redressa d’un coup sec son propre cavalier sur son épaule. L’enfant tenait toujours ses couettes cerises comme une laisse, et Alban se positionna face à Aaron, comme dans les westerns. Le chapeau de paille de son collègue donnait d’ailleurs des airs de films de far ouest démodés, et le Voltali pu presque entendre dans sa tête les sifflements caractéristiques des bandes sons du genre. Ils se toisèrent un long moment, prêts à foncer l’un sur l’autre sous les cris hystériques et les demandes de mise à mort de leurs bourreaux lorsque, brisant la tension momentanée, Aaron eut une meilleure idée. D’un geste de main, il envoya une Pokéball voler dans l’air, et un magnifique Pokémon qu’Alban ne connaissait pas en sorti.

Il ressemblait à une espèce de biche ou de daim aux couleurs vives et à l’air doux. Son type devait être Normal ou Plante, car quelques petits rappels à la nature ornaient ses oreilles duveteuses. La seule chose qu’Alban pouvait dire, c’était que ce Pokémon-là n’était pas de sa région d’origine, Hoenn. Il n’en avait en effet jamais croisé auparavant, et ça ne lui semblait pas être le genre qu’on trouvait dans une région au climat comme chez lui. De quelques bonds, le Vivaldaim fit le tour de la clairière et croisa le chemin d’Auster, qui s’arrêta pour le regarder passer en le toisant de ses yeux scrutateurs. Visiblement, tout le monde était subjugué par l’adorable créature, qui trottinait avec élégance et timidité. Pendant un instant, le temps sembla se suspendre dans les airs jusqu’à ce que…

- OUAH UN PONEY-FLEUR ! hurla le premier gamin, en courant vers le Pokémon d’Aaron et en essayant de l’attraper.

Aussitôt, une demi-douzaine d’enfants déboula pour essayer de se saisir du daim, qui commença à s’enfuir, paniqué. Avec soulagement, Alban sentit son cavalier sauter à bas de son dos pour grimper lui aussi sur le Vivaldaim d’Aaron. Une bonne idée pour attirer l’attention ailleurs, en soi, même si le pauvre Vivaldaim allait sûrement passer un très mauvais quart d’heure. Le Voltali souffla pour essayer de se reposer un peu. Il avisa ce Pokémon qui appartenait à Aaron et qu’il n’avait jamais vu avec lui avant, et se rendit compte du fait qu’il connaissait très peu de choses sur le Phyllali. Lors de l’invasion de la base Rouage, il avait juste retenu qu’il était capable de réfléchir et qu’il possédait un Abra. Abra qui était actuellement dans le même état que la dernière fois qu’Alban l’avait vu : c’est-à-dire en train de dormir à poing fermé, amorphe à ce qui l’entourait. Pourtant, le Pokémon Psy commençait à attirer les convoitises des autres enfants. Sans se soucier de la gamine de l’arbre qui dormait déjà dans les parages, ils cernèrent le pauvre duo en espérant jouer avec, certainement. Il y en avait deux qui risquaient de ne plus pouvoir faire la sieste très longtemps.

De son côté, Auster avait le même genre de succès que Vivaldy, mais il parvenait à s’échapper, claquant des crocs lorsqu’on s’approchait trop près de lui. Alban voulu intervenir pour sortir son Noctali de là, mais autour de lui, des enfants l’encerclaient en lorgnant sur Zéphyr. Mon dieu… Ils ne voulaient tout de même pas GRIMPER sur son Goélise, non ? Ma parole, ils étaient si stupides que ça ? Paniqué, Alban aperçu au loin deux gamines qui fouillaient dans son sac à dos. MAIS ?! Ces gosses n’avaient donc aucune éducation ? Son cœur rata un battement lorsqu’il les vit se saisir de l’œuf irisé qu’il transportait toujours avec lui depuis l’enquête de Mauville, et le poser sur un tas de branches empilées comme pour faire un feu. La petite brune sortit une boîte d’allumette de sa poche, et Alban gambada pour la lui confisquer et pour récupérer son œuf. Les gosses ne se rendaient compte du danger ! Aussitôt, ce furent cris et protestations.

- MAIS ON VEUT JOUER A LA DÎNEEEEETTEEEEEUUUUUUUH ! hurla la gamine aux allumettes.
- OUUUUUUIIII-IIIIINNNN ! ON A FAIIIII-OUIIIINNNN !

Oui mais quand même, ils n’allaient pas faire CUIRE son œuf, non ? Le rangeant précieusement dans son sac à dos, Alban l’accrocha à une branche haute où il serait difficilement accessible aux enfants. Il espérait que la branche ne cèderait pas, et que l’œuf n’irait pas s’écraser au sol, mais s’empêcha de penser au prie… Il fallait qu’il se concentre sur les enfants, et sur ces estomacs qui devaient visiblement être nourris. D’un coup d’œil, Alban repéra la position d’Aaron, et il trottina vers lui de son pas claudiquant.

- Aaron, alerte rouge, lui dit-il à voix basse. Il y en a qui ont faim. Genre. Très faim. Tu as eu des directives sur la partie goûter ?

Dernière édition par Alban Abernaty le Mar 11 Aoû - 20:44, édité 1 fois
Nemo Kendhall
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Nemo Kendhall
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Ils courent, ils courent. Bon sang, c’est le genre de gosses qui ne se crèvent jamais ? C’est horrible ! Après avoir servi de monture de la même façon qu’Alban voilà que toute la marmaille se précipite vers nos pokémons. Bon, il faut dire que c’est un peu de ma faute. Même totalement, en fait. Je ne sais pas si j’ai paniqué ou bien si j’étais si énervé que j’ai préféré envoyer mes pokémons pour attirer leur attention ailleurs. C’est vraiment pas cool de ma part pour mes fidèles compagnons … Mais que faire maintenant ? Ils sont tous dans de mauvaises postures. Déjà trois voire même quatre enfants ont difficilement grimpé sur le dos de Vivaldy … elle cherche d’ailleurs toujours à fuir plus loin mais elle s'essouffle vite .. il faut dire qu’elle transporte une sacrée charge.

Invy s’en sort d’une manière différente. Malgré tout les vacanciers autour de lui, il dort à poings fermés, au grand désespoirs des cavaliers qui comptaient bien en faire leur monture. Ils le secouent dans tout les sens mais rien n’y fait. Genre, rien du tout. Ils lui balancent des pierres, lui marchent sur les pieds et tirent ses petits bras dans tout les sens, rien de tout cela n’arrive à lui faire ouvrir l’oeil. Je remarque d’ailleurs que la petite fille qui dormait si sagement auprès de lui s’est prêtée au jeu, ils changent vraiment d’avis comme de chemise ces gosses. Je ne parle même pas des pokémons d’Alban … Le noir est poursuivi par une horde de gamins en délire, pourtant, il arrive à les faire reculer à grands coups de mâchoires et de grognements. S’ils continuent, on va vite avoir des blessés.

Je ne sais plus où donner de la tête, mon regard cherche donc automatiquement mon collègue. Il doit bien avoir une meilleure idée que moi. Ou au moins, une idée, ça serait un bon début. La situation devient de plus en plus incontrôlable. Je crains qu’Alban ne puisse pas réellement m’aider … forcément, j’avais oublié le frêle Zéphyr bien incapable de voler. Pourtant les enfants le veulent quand même. Je crois que réfléchir avant d’agir n’est pas vraiment leur fort … Certains se désintéressent assez vite de l’oiseau pour se jeter sur nos affaires personnelles. Oh putain les sacs ! Ils se précipitent d’abord sur celui d’Alban, allez savoir pourquoi. Peut-être est-il plus gros ? Ou alors sa forme atypique attire plus l’oeil … impossible à dire. Bientôt, ils en sortent tout les trésors cachés. Des allumettes. Puis un oeuf. Un oeuf superbe, je n’en ai jamais vu un de si joli. Je serais bien incapable de dire quel genre de pokémon il renferme. Rien à voir avec celui que j’ai récupéré dans le repère de la Team Rouage. Celui-ci est fin, ciselé, il est superbe. Le miens paraît fade à côté. C’est peut-être pour ça qu’il ne subit pas le courroux des enfants curieux. Très vite mon sac ne les intéresse plus. Moi j’ai gardé mes yeux fixés sur cette grosse perle. Elle est comme … magnétique. Pourtant, je le sais, je devrais intervenir pour empêcher les gosses de faire encore plus de conneries. Mais non. Impossible.

Ce n’est qu’avec l’aide de mon camarade que je sors de ma rêverie. Cette chose était comme un piège, très étrange. Les enfants réclament à manger ? Oh merde. N’osant pas attirer l’attention sur nous je me contente de faire un signe de négation de la tête. Il a aussi réussi à me rappeler que moi aussi, j’ai faim. Il va à nouveau falloir trouver un solution … Ca commence d’ailleurs à devenir critique. La plupart ont abandonné toute idée de monter sur Auster, Vivaldy a eu l’incroyable idée de se planquer derrière lui pour se remettre de ses émotions. Invy n’a pas bougé d’un centimètre et a finalement désintéressé les enfants. Quant à Zéphyr ben … les uns entendant les autres se plaindre de la faim … ils finissent tous par demander à manger. Joie. Bonheur. Je me retourne face à l’assemblée piaillante. Euh. Je dois leur dire quoi ? Je me met machinalement à les compter. Trente deux. Certes, mais en avions-nous trente deux tout à l’heure ? Je me creuse la tête. Impossible à dire … en plus ce début d’après-midi me parait remonter à une éternité. Peut-être Alban s’en souvient-il ? Je sers les dents et tente de communiquer avec lui à l'insu des enfants.

“_ Trente deux. Trente deux. Il y a trente deux enfants. On en avait trente deux ? Rassure moi, s’il te plait …”

Peut-être qu’Alban me répond, peut-être pas … en tout cas ses paroles sont couvertes par l’intervention soudaine d’un jeune garçon qui s’égosille.

“_ MARTIIIIIIIIIN ! IL EST OUUU MARTIIIN ? Martiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin ! C’est mon amiiiii Martiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin !”

Eh merde. On a paumé Martin.

Nouvelle débandade. Tout les enfants se sont levés comme un seul homme et crient “MARTIIIIIIIIN” dans tout les sens. Cela n’a pas l’air de régler le problème. Donc, un petit garçon probablement affamé traîne seul dans les environs. TOUT-VA-BIEN. Aucun problème, nous avons la situation bien en main. Plus j’attends, plus la situation me parait désespérée, je crains qu’elle ne le soit véritablement, en fait. Un groupe d’enfants s’approche de nous, se plaignant à nouveau de la faim. Bordel. Je contiens ma mauvaise humeur qui a l’air de se transformer petit à petit en désespoir profond. Qu’allons-nous dire aux parents du disparu ? Et aux adultes qui nous ont confié ces enfants ? Ils avaient confiance en nous …

J’ai presque envie de pleurer. Mais je ne peux pas m’y résoudre face aux enfants … et surtout à côté d’Alban en fait. J’aurais honte. Je veux trouver une solution mais mon cerveau tourne au ralenti. J’ai la désagréable impression d’être dans un film. Vous savez le film catastrophe où le héros cherche désespérément une solution pour sauver sa petite amie. Ben voilà, là c’est moi. Sauf que je cherche à sauver trente deux gamins. Trente trois, si je cherche vraiment à tous les sauver. Sauf que dans les films, la fille survie. Là, je n’ai aucune idée de comment pourraient survivre ces petits morveux.

La solution se trouve souvent là où on ne l’attends pas. Vivaldy a repris le cours de sa petite vie … elle gambade à l’orée de la forêt, dans son élément. Et là. Elle mange une baie dans un buisson. SAUVES ! Je secoue directement l’épaule d’Alban.

“_ Les baies ! Leur goûter ! Et il est probable de retrouver Martin !”

Je suis tout excité, c’est très étrange. Peut-être suis-je soulagé d’avoir trouvé un semblant de solution. Je ne sais même pas si c’est que j’ai dis à Alban avait un quelconque sens. C’était très bizarre. J’espère qu’il a compris l’essentiel. Bon … Il ne reste plus qu’à …

“ _ QUI C’EST QUI VEUT UN GOUTER ?”

Je crois que je cris assez fort pour que toutes leurs petites oreilles m’entendent. Je les ai tous à mes pieds en quelques secondes. Quelle sensation de pouvoir ! Quelle sentiment agréable de sentir mon emprise sur eux. Je pourrais tous les faire sauter d’une falaise et finir cette maudite journée ! Aaron … voyons. Un peu de sérieux.

“_ Suivez-moi !”

C’est mon plan, éviter d’exposer ce que nous allons faire pour éviter que les enfants ne se dispersent. Je prends donc les devants et ils me suivent tous, bizarrement assez sagement. Nous passons à côté de mon Abra qui n’a pas fini sa sieste. Je décide de le laisser là. Il ne ferra pas de mal et si le moniteur de la colo revient, il pourra me prévenir. Quant à ma petite Vivaldaim -dont je suis complètement gaga- elle nous suit sur le flanc droit, veillant à ce qu’aucun enfant ne s’éloigne de ce côté. Elle est vraiment trop mignonne avec son teint d’été. Je ne sais même pas ce qui lui prend à nous suivre mais cette petite aventure a l’air de lui plaire. Elle est très attentive à tout les bruits qui l’entour, on sent qu’elle a passé sa vie en forêt. Elle bondit joyeusement au dessus des branches basses et tourne autour des buissons, je garde un oeil sur elle, c’est la seule à pouvoir me montrer où se trouve les baies.

Après quelques minutes de marche, à peine, certains commencent à se plaindre.

“ _ J’ai soif ….
_ J’ai faim.
_ On sait.
_ J’ai mal aux pieds.
_ Je suis fatiguuuuuuuuée.”


Je décide de faire une pause. Ici. Je suis totalement désemparé. Une balade en forêt avec des enfants affamés et déshydratés ? Merci Aaron, en voilà une bonne idée !



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Le couple le plus improbable avec... une fille
Alban Abernaty
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Hm, allo l’hôpital psychiatrique ? Oui, ici Alban. Je crois que je commence à péter sévèrement les plombs, alors est-ce que vous pouvez m’envoyer des hommes genre là, tout de suite, pour éviter que je plante une branche dans chacune de ces charmantes têtes blondes, avant de sauter à pieds joints dans la mer, lesté avec le cadavre de mes victimes ? Oui, merci, ce serait bien aimable. A tout de suite. *Clic*

Il était à bout. Entre les enfants qui courraient partout en hurlant, ceux qui voulaient mener la vie dure à ses Pokémon, et les derniers qui voulaient recréer la plus grande omelette du monde en se servant de son œuf, il y avait de quoi devenir clairement barjo. Alban était d’un naturel plutôt patient. En général, il conservait un calme olympien en toute situation ; et les gens avaient cette impression car il avait toujours le même visage impassible. Pourtant, actuellement, il n’avait qu’une seule envie : se rouler par terre et faire un gros caprice de gamin, en s’arrachant des cheveux par touffes. Sûr qu’à la fin de la journée, il finirait chauve comme un caillou. Quoi qu’il en soit, le jeune Voltali ne maîtrisait aucunement la situation. Et le pire, c’est qu’il se sentait particulièrement nul pour s’occuper de ces enfants. Ça lui paraissait si dur, alors qu’Aaron avait de grandes facilités avec. Lui au moins, les enfants semblaient l’écouter. Il avait même eu une petite femme d’un jour ! Bon, pas qu’Alban soit jaloux, loin de là, mais il fallait reconnaître qu’il aurait aimé avoir la même patience et le même contact que le Phyllali avec ces mômes.

Au loin, Auster faisait toujours claquer des mâchoires pour ne pas être réduit à l’état de vulgaire monture. Le Vivaldaim d’Aaron, plus pacifique, se coltinait déjà deux ou trois gamins qui chevauchaient sur son frêle dos en hurlant comme de beaux diables. Alban, lui, soupira. Les enfants en avaient toujours après Zéphyr, mais après la gueulante qu’il venait de pousser, on le laissait un peu plus tranquille. Il n’y avait que ces deux fillettes qui continuaient de hurler qu’elles avaient faim. Avec un regard impuissant, Alban ouvrit les bras d’un air désespéré. Aaron ne lui avait pas annoncé une bonne nouvelle, et maintenant, ils allaient devoir remuer ciel et terre pour espérer obtenir de quoi nourrir toute cette marmaille. Mais c’était quoi cette organisation ? On l’avait envoyé là, au casse-pipe, sans instructions et sans rien. Au bout d’un moment, Aaron sembla se rendre compte de quelque chose, et il compta les enfants, lui demandant s’il y en avait bien trente-deux à la base.

Alban se figea sur place. Il était arrivé, mais n’avait même pas pensé à les compter. Comment pouvait-il être aussi stupide ? L’air complètement paniqué du Phyllali lui indiqua que lui non plus, n’avait pas pris cette précaution. Et vu  le regard qu’il lui lançait, Alban sentait venir le pire. Ravalant sa salive, il osa tout de même répondre, même si la honte lui brulait les joues.

- Je… Je ne sais pas… marmonna-t-il.

Mais impossible de l’entendre dans le vacarme ambiant, car un gamin venait de donner la voix. Première chose notable ? Les aigües, ça perçait carrément les tympans. Seconde chose ? Eh merde, ils avaient perdu Martin. Martin ? Alban fit courir ses yeux parmi la troupe de gosse, mais ces derniers se ressemblaient tous pour lui. C’était lequel déjà, Martin ? Paniqué à l’idée d’avoir perdu un gosse, Alban se sermonna. Mince, à cause de ça, il allait rater sa mission, et le primate de Mademoiselle Hortense allait lui péter l’autre genou. Ah non, c’était pas ça l’essentiel, voyons ! Ce gosse pouvait être n’importe où, en train de faire n’importe quoi - et vu le reste de ses camarades, Alban était persuadé qu’il faisait bel et bien n’importe quoi -. Et s’il s’était noyé, en tombant dans un petit lac ? AHA, ça leur ferait bien des vacances, un de moins. Oups. Il ne devait pas penser ça. Mais réveille-toi bon sang Alban !

Le châtain se donna une claque mentale. Il fallait qu’il se ressaisisse, car Aaron avait l’air aussi perdu que lui. Et sur ce coup, il ne pouvait pas lui faire défaut. Ne devait pas lui faire défaut. Il se pencha vers le gamin qui avait perdu son pote Martin, et essaya de le consoler comme il le pouvait. Posant un genou à terre, il lui tapota d’un air réconfortant l’épaule, et lui demanda à voix haute, pour essayer de couvrir le cri de tous les gamins qui paniquaient autour de lui.

- On va le retrouver, ne t’inquiète pas, dit-il au garçon. Tu peux nous dire à quoi il ressemble ?

Le gosse n’a même pas le temps de répondre qu’Aaron avise un buisson de baies, au loin. Excité, il bondit presque sur place, semblant avoir trouvé la solution à tous leurs problèmes. Le goûter des enfants ? Hmm, ok, à la rigueur. Par contre, retrouver Martin ? Alban ne voyait pas où le roux voulait en venir, mais on ne lui laissa pas le choix. Son camarade venait déjà d’annoncer à voix haute que le goûter se trouvait dans la direction indiquée, et il commençait à se mettre en branle, toute la petite communauté lui collant au basque, comme hypnotisée. Alban se releva et aida le garçon qui avait perdu son ami Martin à se secouer un peu en lui tenant la main - dieu que c’était gênant ! -, lorsqu’il remarqua quelque chose. Ses yeux, bien entraînés grâce à toutes ces courses aériennes, repérèrent la couleur jaune orangée des baies, et leur forme particulière… Attendez…

Il voulut courir vers Aaron pour le prévenir, mais le petit garçon venait de s’arrêter, le forçant à reculer. Aaron était en guide, et lui en serre-file. Une configuration qui était la plus logique en temps normaux pour surveiller des enfants, mais là, le Phyllali faisait fausse route, et Alban ne pouvait même pas l’en avertir. Prenant tout de même le temps d’écouter ce que le garçonnet avait à lui dire, pour reprendre le plus rapidement son chemin, il se pencha vers lui.

- Martin il est tout beige avec un nœud, lui dit l’enfant, en réponse à sa question de plus tôt.

Beige… Avec un nœud ?? Alban se releva d’un bond et se mis à presser le pas, forçant l’enfant à suivre sa cadence. Devant lui, Aaron et les enfants avaient commencé à faire une pause, ce qui lui permit de les rattraper. Ils étaient déjà en pleine forêt, et autant dire que l’idée n’était pas réjouissante. Ils ne devaient absolument pas en perdre un ici, ou ce serait une véritable catastrophe. Se dirigeant directement vers Aaron, Alban le regarda droit dans les yeux, légèrement essouflé.

- Aa… ron… Pas ces baies-là, ce sont des baies Pa-…
- OH A MANGER !!!

Trop tard. Alban tourna sa tête vers la fillette qui venait de découvrir un des fameux buissons d’Aaron. Impuissant, il la regarda attraper un fruit qu’elle avala tout rond, immédiatement suivie par deux autres de ses camarades. Alban devint blême et se précipita sur le buisson pour écarter les enfants et se mettre devant, les bras écartés.

- NE MANGEZ PAS CA ! les avertit-il, ce qui eut pour l’effet d’en faire pleurer certains.

Les trois qui avaient déjà ingérés le fruit le regardèrent avec des yeux ronds, avant de cracher ce qu’ils venaient d’avaler.

- C’EST DEGUEULASSE ! hurla la première en essayant de se laver la langue avec la paume de sa main.
- C’est super acide ! cria le second.

Et là, la réaction à laquelle il s’était attendu. La fillette eut un petit hoquet et elle eut un sourire bête. Elle marcha en zigzagant, puis alla se cogner dans le tronc d’un arbre. Le second enfant, lui, tomba fesses contre terre et se mis à chantonner des paroles sans queue ni tête. Alban paniqua, et il décrocha tous les fruits du buisson pour les cacher derrière le bosquet, là où les enfants ne pourraient pas le manger. Autour, il sentait que les autres réclamaient de la nourriture à grands cris, mais il ne pouvait se résoudre à les laisser manger ça.

- Aaron, ce sont des baies Papaya. Elles rendent confus certains Pokémon, et ça a le même effet sur les enfants… dit-il à son camarade.

Et autant dire que les pauvres qui avaient déjà ingéré le fruit avaient l’air de vrais alcoolos du dimanche soir. Mince, pourquoi tout tournait toujours aussi mal ? Et maintenant, où allaient-ils trouver la nourriture ? Ils étaient en pleine forêt, donc pas l’endroit le plus recommandé quand on se trimbale avec 32 gosses. D’ailleurs, attendez… Alban recompta les enfants… 29… 30… 31… 31 ?!

- Il en manque un, Aaron, ils sont plus que 31 ! constata-t-il à voix haute, paniqué.

Puis, pour ne pas que son camarade stresse encore plus, il ajouta précipitamment :

- Et relax, quant à Martin, je crois que… c’est une peluche.

Ce qui n'était certainement pas la meilleure chose à dire, car il était difficile d'être relax en ayant tout de même perdu un gamin. Ah ben, elle était belle la colonie de vacances…
Nemo Kendhall
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Je me suis assis. Que faire d’autre ? La moitié des uns est trop épuisée pour continuer de marcher et la moitié des autres trop affamée pour faire un pas devant l’autre. Je ne dirai pas que cette journée m’enchantait énormément mais… quand même… je me sentais fière qu’on m’accorde une telle responsabilité. Et là, je sens que je suis en train de tout faire foirer. Mais bien comme il faut. Ca y est, je crois que je les ai assez affamé et assoiffé pour qu’ils soient calmes. Il en faut peu, en fait. Je n’y ressens aucun plaisir. Heureusement, me direz-vous. Qui serais-je si j’étais heureux d’avoir fatigué des enfants au point qu’ils ne bougent plus un seul orteil ? Un tyran. Ou pire, le démon lui-même. Je broie du noir. Je ne suis pas capable de réussir cette mission. C’est trop pour moi. Je suis d’humeur trop changeante. Ce n’est pas la faute des enfants, non. Quand ils sont remplis d’énergie, ça m’énerve, mais quand ils sont à plats, ça me rend triste. C’est bien moi qui ai un problème, non ? Si. Forcément. Je crois que je suis attaché à ces gamins. Je crois aussi qu’ils me rappellent moi, un peu. Ils ont de la bonne humeur et de l’énergie à revendre. C’est… assez perturbant de penser ainsi, en fait. M’enfin, actuellement, ils ne sont plus que l’ombre d'eux-mêmes.

Je suis assis par terre, sur la terre molle. Je sens l’humidité de l’humus passer à travers mon short. C’est à la fois agréable et désagréable. Je sais qu’en me relevant mon short sera bon à laver. Merde. Je regarde d’un air tristounet Vivaldy qui continue à manger les baies à droite et à gauche. Soudain, Alban débarque de nul part, essoufflé. Il tente de me faire passer un message. Pas ces baies là ? Quelles baies ? Je n’en ai même pas vu dans la clairière. Pourtant, mon regard doit me jouer des tours, car le petit garçon qui l’accompagne se jette sur un buisson pour en engouffrer plusieurs dans sa bouche. Je n’ai pas le temps de faire quoi que ce soit, Alban est beaucoup plus rapide. Peut-être parce qu’il est totalement paniqué. C’est l'anxiété qui le fait agir si rapidement. Je pense ne jamais l’avoir vu dans un état pareil. Pour moi, l’image d’Alban c’est ce garçon calme, posé, serein. Il représente ce vent de calme qui s'abat sur tout un groupe lorsqu’il apparaît. Il est aussi la concentration, la personne qui atteint toujours ses objectifs, quels qu’ils soient. Celui qui parvient à se relever après une chute, aussi horrible soit-elle. C’est en tout cela que j'éprouve un immense respect pour lui. Presque de l’humilité. Pourtant, dans cette situation je découvre quelqu’un d’autre, probablement une facette qu’il ne souhaite pas montrer habituellement. Une situation qui lui échappe. Il essaie d’empêcher les enfants de déguster ces jolies baies moelleuses. C’est presque drôle. Jamais je n’aurais pensé découvrir un Alban aussi …. humain, aussi normal à vrai dire. Depuis que je me suis rendu compte que c’était lui le Génie du Vol, je l’ai placé sur une sorte de piédestal. Je me sentais inférieur à lui, prêt à tout et n’importe quoi pour avoir une valeur à ses yeux… pour être reconnu. Bizarrement, dans cette situation tout s'effondre. Je me rends compte qu’il est comme moi, comme tout le monde. Un homme qui a ses qualités, mais qui a aussi ses défauts. Qui aurait pensé que le voir tenter de s’occuper d’enfants me révélerait autant de choses ? A le regarder comme ça, je le trouve mignon. Il s’évertue afin d’empêcher les gosses de manger n’importe quoi et de s'empoisonner.

S'empoisonner ?! Eho ! Aaron réveil toi ! C’est pas le moment de rêvasser ! Alban a justement besoin de toi ! Je me lève difficilement mais le mal est déjà fait. Le monde tangue quelques secondes autour de moi. Ca m’apprendra à me perdre dans des divagations infinies plutôt que de me concentrer sur le moment présent, tiens ! Les enfants crient, que disent-ils ? Je suis encore dans les vapes, j’arrive pas à les comprendre. Mais je les vois. Et ce que je vois me terrifie. Ceux qui ont eu le malheur de manger une baie sont dans un état pitoyable. Une fille tangue en tentant de faire quelques pas avant de finir sa course contre un arbre. Aïe. Ca n’a pas dû faire que du bien ça … un autre s’est assis -ou est tombé, je sais pas- avant d’entamer une chansonnette qui n’a ni queue ni tête. Le dernier a en avoir mangé est … ben ? Il est passé où ? Je n’ai pas le temps de m’en préoccuper, le châtain se dirige vers moi pour m’expliquer que ce sont des baies qui ont tendance à rendre confus les enfants ainsi que … les pokémons. Automatiquement mon regard se tourne vers Vivaldy. Où est-elle passée ? Je la vois un peu plus loin, somnolante. Impossible de vérifier son état d’ici. J’espère juste qu’elle va bien. Elle a l’air de s’être fait péter le bide à coup de baies … ça lui apprendra ! Nan mais ho !

Il faut se dire qu’actuellement mon pokémon est le cadet de mes soucis. Pas que je ne m’en préoccupe pas, loin de là mais… cette fois-ci Alban me fait comprendre qu’il nous manque un enfant. Un vrai. Martin n’étant en fait qu’une peluche. Je soupir. C’est celui qui a mangé une baie. Je ne connais pas tout ses effets, peut-être s’est-il mis à voler ? Ou alors il a creusé un trou pour se cacher. Il peut être n’importe où. Raaah. Ils vont me faire péter un plomb. Ce job est un enfer … Sauvez-moi. Je me sens tout bizarre. Un peu planant. J’ai l’impression que tout me passe un peu au dessus. Je n’arrive même pas à déterminer dans quel état peut se trouver Alban alors qu’il vient quand même de découvrir la disparition d’un enfant. C’est très étrange. Mes idées s'éparpillent sans que je ne puisse les rattraper à temps. J’ai la désagréable impression que se détachement vis-à-vis de ce qui m'entoure m’est déjà arrivé. Flash. Noir. Mal de crâne. Hurlement. Cris stridents. Grésillements. Bruissements. Bourdonnements. Des bruits d’ailes. Je fais un pas en arrière, reprenant difficilement conscience de ce qui se trouve réellement autour de moi. Je n’ai pas l’impression d’être moi-même. Mon corps met plusieurs secondes à exécuter mes ordres. Les bruits environnants paraissent assourdis comme s’il manquait plusieurs spectres sonore.

D’un coup, tout redevient normal. Mon corps a retrouvé toute sa substance, je me sens plus lourd, j’entends la chansonnette du gamin de façon tout à fait normale. Ma main répond aussi vite que mon cerveau quand je lui demande de serrer le poing. Je n’ai aucune idée de combien de temps a pu durer cette absence. Okay. Je souffle un coup. Reprenons. Nous avons donc deux enfants à moitié fous. Un troisième fou introuvable. Et … vingt-neuf autres à moitié morts. Très bien. Tout va pour le mieux, ça va se régler en moins de deux. J’avoue être à court de solution. Cette balade atypique dans la forêt me paraissait être une bonne idée. Elle aurait pu nous sauver … mais non. Tout a encore foiré. Comme tout ce que nous avons essayé de mettre en place aujourd’hui. C’est extrêmement frustrant. Je sens les larmes me monter aux yeux. Je tente de les retenir, c’est beaucoup moins facile que la dernière fois. En plus, les enfants sont certes fatigués mais ils commencent à déprimer sérieusement.

“_ Papaaaaaaaaa, on va mourir iciiii
_ Je veux voir Tatiiiie
_ J’ai froid.
_ J’ai faim.
_ J’ai soif.
_ Lalalalalal et tait boum dadimana pityloumaréééé ! ♪♫”


Il n’y en a qu’un qui a l’air joyeux. Les problèmes sont en train de s’empiler sans qu’aucun ne puisse se résoudre. Je ne sais vraiment plus quoi faire. Tenter d’aller chercher de l’eau ? Par où ? Comment la transporter ? Trouver d’autres baies ? Qui me dit qu’elles ne seront pas mortelles cette fois-ci ? Partir à la recherche du disparu ? Toujours pareil, par où est-il parti ? Est-il sage de laisser l’un de nous deux ici pendant que l’autre le cherche ? Ou alors y aller avec tout les enfants ? Ben voyons Aaron, trimballe donc encore une trentaine de gamins à travers la forêt alors qu’ils sont dans un état lamentable. Non. Définitivement, je ne vois aucune putain de solution.

“_ Alban … j’ai … j’ai la désagréable impression qu’on est royalement dans la merde.”

Je ne mâche pas mes mots. J’ai pas envie. Que les enfants m’entendent et apprennent une nouvelle grossièreté. Tant mieux. J’ai plus envie de faire d’effort, tout me semble perdu. Mon Vivaldaim s’approche alors timidement de moi. Je crois que cela ne lui ai jamais arrivé. Elle a toujours préférée garder ses distances. Pourtant, elle ose venir frotter ses oreilles contre ma main. Cela me met un peu de baume au coeur. C’est agréable. Je pense que les baies qu’elle a ingurgité l’aide aussi. Elle ne doit pas être dans son état normal. Les papaya n’ont pas l’air d’avoir le même effet sur elle que sur les enfants, elle a quand même l’air d’aller un peu mieux qu’eux.

Oh merde.
Je me rappel soudain de la fillette qui s’est mangée l’arbre. Elle est toujours en bas du tronc, l’air sonnée. Je m’approche d’elle avant de l’attraper sous les bras pour la relever. Mauvaise idée. Très mauvaise idée. Elle vomit ce qui lui reste de baies dans la bouche. Sur moi. Forcément. Je la regarde, l’air dégoûté. N’empêche, je crois qu’elle va mieux. Ouf. Par contre … elle a un vilain bleu sur le front.

“_ Ca va ? Tu peux marcher ?
_ Oui … je crois”


Je la lâche et … en effet elle se met à gambader de façon normale. Soudain, tout ce fait plus silencieux. Le petit garçon s’est arrêté de chanter pour vomir lui aussi ses tripes. Après, il s’arrête de chanter. Je crois que le pire est passé. Je me lève. Je frotte mon t shirt pour faire partir le plus gros du vomi. J’ai les mains dégueulasses. Bordel… Calme Aaron. Zen. Ce n’est qu’un tout petit peu de vomi. Ca va. Je retourne auprès d’Alban.

“_ Peut-être pouvons-nous suivre des traces de vomissures pour retrouver celui qui a disparu ?”

J’hausse les épaules. Il y a peu de chances que cela fonctionne… mais au point où on en est. Il faut mettre toutes les chances de notre côté.



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Alban Abernaty
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Son monde venait de s’effondrer. Comme animateur, il était clairement nul. Il faisait pleurer les gamins, ne parvenait pas à les empêcher d’ingérer des baies qui les rendaient totalement bourrés… Il eut envie de se recroqueviller sur lui-même et ne rien faire. Il avait l’impression d’être un an plus tôt, lorsqu’il avait appris qu’il ne pourrait plus faire de courses aériennes car son genou était blessé. C’était le même sentiment ; celui de ne servir à rien. D’être juste une énième poussière dans le cosmos dont tout le monde se fichait. Malheureusement, il ne pouvait pas se le permettre, aujourd’hui. Il avait une trentaine d’enfants sous sa responsabilité, et il se devait d’accomplir la mission qu’on lui avait confiée. Par ailleurs, il n’était pas seul, aujourd’hui ; Aaron était là. C’était son binôme. Son coéquipier. Ils ne se connaissaient pas vraiment bien et pourtant, tout comme le jour de l’invasion de la planque des Rouages, ils s’entraidaient et se soutenaient mutuellement. Comme ce jour-ci, Alban devait garder la tête froide et ne pas flancher. Il était Alban Abernaty, que diable ! Les gens pensaient qu’il était cool, réfléchi, intelligent, et qu’il avait toujours la solution à tous les problèmes. Lui était loin de cette image-là, et pourtant, maintenant, il avait envie d’y croire. D’être cette personne-là. Se relevant brusquement, il plaqua ses yeux bleus mouchetés d’or dans ceux d’Aaron. Le pauvre Phyllali avait complètement craqué, et Alban voyait dans son expression qu’il commençait petit à petit à perdre pied. L’attrapant sans ménagement par le col, il le remit debout, le forçant à se ressaisir. Il lui aurait bien collé une claque pour faire bonne figure, mais il s’en était assez prise le mois précédent pour savoir que ça ne faisait pas grand bien ; que ce soit physiquement ou moralement. Aaron n’était pas stupide. Il n’avait pas besoin de le violenter pour qu’il comprenne les choses. Avec une voix ferme, mais compatissante, Alban essaya de rassurer son camarade.

- Ecoute. Tout va s’arranger. On va trouver une solution, et on va s’en sortir tous les deux comme des grands garçons, ok ?

Ses mots semblèrent booster un peu le roux, car ce dernier repris contenance. Se souvenant brutalement de la petite fille qui s’était pris un arbre, il alla vers elle pour essayer de voir comment elle allait. Visiblement, pas trop mal. Alban siffla Auster et, en attendant, il lui demanda de regrouper les élèves. Il avait laissé la situation échapper à leur contrôle trop longtemps, il était temps de se foutre un coup de fouet, là. Le Noctali accourut aussitôt vers lui en bonds élégants et se figea dans une position raffinée, une patte avant l’autre. Ses yeux rouges plongèrent dans ceux de son dresseur, et, en un accord tacite, le Pokémon Ténèbres reparti faire le tour du groupe, claquant des dents pour essayer de regrouper les enfants en un troupeau soudé. Le châtain vit son collègue revenir vers lui, couvert de vomi… Hm… Pas la chose la plus ragoutante de la journée, mais qu’importe. Ils n’étaient pas des chochottes.

- Zéph’, Pistolet à O, dit-il à son Goélise.

Aussitôt, un jet sortit de la gueule de la mouette chromatique pour toucher de plein fouet Aaron. Le roux se retrouva trempé de la tête aux pieds, sous les rires des autres enfants. Avec un sourire en coin, Alban constata le travail ; mouillé, ok, mais propre, au moins. Un regard taquin plus tard et une expression mutine sur le visage, Alban haussa les épaules en réponse aux interrogations silencieuses du Phyllali.

- Bah… Au moins t’es propre, dit-il avec un sourire.

C’était drôle, à quel point il venait de péter les plombs. Il ne connaissait pas Aaron plus que ça et pourtant, il le considérait déjà comme un bon copain ; assez proche en tout cas pour se permettre de lui jouer des tours. Comme l’arroser d’eau, par exemple. Il eut envie de rire, mais il n’y parvint pas. Après tout, comment le roux allait-il réagir ? Bah… Pas le temps de s’en préoccuper, il s’en inquièterait plus tard. En attendant, ils avaient toujours un problème sur les épaules, même s’il se sentait beaucoup moins tendu, depuis. A la question d’Aaron, Alban réfléchit un moment. Les baies Papaya, ça ne faisait pas toujours vomir. D’autant plus que s’ils s’enfonçaient encore dans les bois, ils n’arriveraient plus trop à voir le sol, avec cette faible luminosité. Le temps avait beau être clément, le couvert des arbres était de plus en plus dense à mesure qu’ils pénétraient dans le cœur de la forêt. C’était tellement obscur… Attendez…

- Auster, viens à moi, dit-il à son Noctali, qui, content d’avoir quelque chose à faire, revint trottiner doucement vers lui.

Alban se pencha pour frotter l’encolure de son Pokémon, et celui-ci commença à briller doucement. Ses anneaux jaunes se mirent à luire pour créer une douce lumière ; puissante mais pas agressive. Avec un sourire satisfait, le châtain caressa de nouveau les oreilles du Noctali, qui jeta un coup d’œil à Aaron et se mis à grogner. Que lui arrivait-il ? Il semblerait que quelque chose, chez le roux, lui déplaisait. Mais pourquoi maintenant ? Le Noctali montra les dents et toisa de son regard dur et rouge, le Phyllali. Sur ses épaules, Zéphyr commençait à dandiner nerveusement, et à faire des bruits de gorge. D’un petit bond sur le côté, la mouette chromatique alla se réfugier dans les cheveux d’Alban. Pas grand-chose d’inhabituel en soi, mais, couplé à la réaction d’Auster, tout ça était bizarre.

- Calme toi… dit-il à son Pokémon en essayant de le rassurer.

Mais le Noctali continuait toujours de grogner en direction d’Aaron. Aïe. Mieux valait ne pas trop laisser ces deux-là l’un en face de l’autre pour ne pas avoir de problèmes. Une brusque idée traversa l’esprit d’Alban, et il trouva la solution à deux de leurs problèmes actuels. Mais oui ! Pourquoi n’y avait-il pas pensé plus tôt ?

- Auster… Renifle les enfants, et essaye de trouver la trace d’un autre. Normalement, il devrait se trouver à quelques pas de là, dans ces bois… Tu y arriveras ?

Le Noctali se désintéressa d’Aaron et il acquiesça d’un hochement de tête. Puis, repartant au galop, il flaira les enfants qui le caressèrent au passage. D’un coup, il sembla détecter une piste, et il alla dans une direction. Avec un geste vers les enfants, Alban leur demanda de le suivre, et la petite procession s’avança ainsi. Ils allaient retrouver le gamin. Le Voltali reprenait petit à petit le contrôle des opérations, et cette sensation de ne pas être dépassé par les évènements et de parvenir à sortir progressivement la tête de l’eau n’était pas désagréable. Avec un coup d’œil vers Aaron, il vérifia que son camarade fermait bien la marche, et ils partirent à la recherche du disparu.

Au bout de quelques minutes à peine, Auster s’arrêta, et trouva le gamin qui avait la tête dans un buisson, et qui dégustait… Des baies, encore ! Cette fois-ci cependant, il s’agissait de baies Ceriz, beaucoup plus digestes et beaucoup moins nocives pour les enfants. Avec un sourire, Alban se tourna vers les gosses.

- Le goûter est servi… annonça-t-il. Par contre, je compte sur vous pour ne pas disparaître de cette zone-là !

Avec des cris enthousiastes, les gamins plongèrent vers le buisson et entreprirent de cueillir des poignées de fruits, hilares. Alban pu se poser contre un tronc d’arbre. Et là, il avisa les nombreuses cordes que quelqu’un avait laissées sur le côté d’un arbre. Il siffla Auster de nouveau, et lui donna l’extrémité d’une corde. Puis, lui demandant de créer un périmètre autour des arbres, il délimita un large cercle pour ne plus que d’autres enfants échappent leur vigilance. Le Noctali revint vers lui, et Alban attacha un bout de corde à une branche. Puis, remarquant les nombreuses planches que les massons avaient laissé là, sûrement n’ayant pas eu le temps de retourner au camping avec toute cette matière première, il eut une nouvelle idée. Avec un sourire, il coula un regard vers Aaron.

- Eh. Ça te dit qu’on fabrique quelques balançoires ?
Nemo Kendhall
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Nemo Kendhall
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Alban a réussi à me remettre les idées en place. C’était pas gagné. D’habitude je suis plutôt partisan de la non-violence, de l’explication. Mais j’imagine qu’il a bien fait de me soulever comme ça pour me replacer dans le droit chemin. Sinon, je serais encore assis passivement à broyer du noir. Son action était donc plus que bienvenue. Je ne parle même pas des paroles qui l’ont suivi. C’était … hypnotique. Son regard froid plongé dans le miens. J’en ai eu des frissons jusqu’au fond de moi-même. Je ne saurais vous décrire réellement ce qui s’est passé à ce moment. Cet instant si fugace aurait pu durer une éternité sans que je ne m’en rende compte. C’était intense. C’est avec regret que je suis parti aider cette petite fille. Son regard bleu figé dans mon esprit.

Je ne suis pas au bout de mes surprises. Je reviens vers lui après m’être pris le vomi de la fillette sur le t shirt. Devinez comment Alban m’accueille ? Ben oui, quelle meilleure idée que de me balancer un bon pistolet à O pour nettoyer les saletés de mon haut ? Qui n’y aurait pas pensé, n’est-ce pas ? Je suis un instant surpris avant de sentir le froid de l’eau pénétrer mes vêtements. Ils collent à ma peau. Le vomi est parti mais une certaine odeur est restée. Bref, je me sens puant. C’est pas très agréable. J’ai l’impression que je vais tourner de l’oeil. Alban a pourtant l’air fière de ce qu’il a fait. J’avoue être plus partagé. Son intention peut être louable, certes. Mais je n’ai qu’une envie : me mettre à chialer comme un gosse, sous les rires des enfants. C’est horrible. Je ne peux pas faire ça. Il ne pensait pas à mal, c’est sûr. C’est juste une blague. Allez Aaron, ça va aller.

Au lieu de pleurer je me mets alors à rire franchement, histoire d’extérioriser les sentiments contradictoires qui me hantent. Il a raison après tout. Je suis propre. Mon regard humide -larmes ou résidus du Pistolet à O, allez savoir- croise le sien. Regard amical, taquin. Comme si une amitié implicite était en train de se créer. Comme si une nouvelle confiance tacite était née. Et pour moi, ça, ça me réchauffe plus que n’importe quelle attaque Flammèche et cela me guérit de n’importe quelle attaque eau. Je lui réponds donc par un large sourire amical et un petit “Merci”. Grâce à lui les enfants ont repris du poil de la bête, on a l’impression qu’ils sont prêts pour de nouvelles aventures. Ca tombe bien, il va encore nous falloir retrouver ce cher … tiens, on ne connaît pas son nom ? Peu importe. Mon coéquipier à l’air d’avoir une solution. Il est justement en train de faire appel à son Noctali tout beau tout neuf. Je ne peux m’empêcher de jalouser un peu leur relation. Ils ont déjà l’air si proche …

Oups, je n’aurais pas dû penser ça. Auster me regarde avec un air méfiant. Il se met même à grogner. C’est pas moooooi. J’y suis pour rien. Impossible de détacher mon regard de celui du pokémon. Il le faut. Je vais le faire fuir. Je vais perdre la confiance que m’accorde Alban. Forcément, comme l’un a peur de moi, le Goélise fait de même. Il se planque à nouveau sous les cheveux de son maître. Bon. Voilà qui ne m’arrange pas beaucoup. Je parviens à faire un pas en arrière. J’espère retrouver Vivaldy… mais un bruit de branche sur ma gauche m’indique qu’elle a pris la fuite. Raaaah. Aujourd’hui tout c’était très bien passé avec les pokémons. Je ne comprends pas pourquoi d’un coup ils en ont tous après moi. Néanmoins, c’est déjà une sacrée amélioration. Avant, ils me fuyaient tous en quelques secondes. Là, ils me supportent de temps à autre. C’est plutôt encourageant. Heureusement, Alban sauve à nouveau la mise. Il parvient à calmer son Noctali et lui demande de partir à la recherche de l’enfant perdu grâce à son flaire. Excellente idée ! J’aurais pu y penser plus tôt et envoyer mon Vivaldaim. Peu importe. Son flaire sera beaucoup plus fiable que mon idée, celle de suivre des traces qui n’existent peut-être pas.

Auster se met en marche et Alban intime les enfants à le suivre. Cette fois-ci c’est à moi de fermer la marche. Mon collègue a quand même gagné en assurance tout au long de l’après-midi. Je ne pense pas qu’il y a quelques heures il aurait mené le groupe de cette façon. Ou peut-être est-il simplement guidé par la peur de voir mourir de faim les enfants. Ca serait compréhensible. En tout cas Auster nous mène de main de maître à travers les bois. Je suis perdu. Si l’on me demandait de retrouver la sortie, j’en serais totalement incapable. J’espère qu’Alban est moins paumé que moi, ou du moins que ses pokémons sont capables de retrouver notre point de départ. Ce n’est pas le moment de penser à ça ! D’abord, trouver à manger.

Maintenant que j’en parle … nous venons juste d’arriver devant un buisson contenant des baies et … le gosse perdu ! Soulagement. Nous en avons à nouveaux trente deux. N’empêche, ces baies, elles se ressemblent toutes. Pourtant c’est d’une voie enjouée qu’Alban s’exclame que le goûter est servi. Ca alors, comment a-t-il fait la différence entre les mauvaises baies et celle-ci ? Peu importe, les enfants se jettent dessus et les engouffrent dans leur bouche par poignée. J’en prend quelques unes pour calmer mon estomac. En plus d’être juteuses, elles sont extrêmement sucrées et apportent assez de liquide pour ne pas mourir de soif. C’est un bonheur de les déguster. J’en profite avant de croquer dans un nouveau fruit. Pendant que je faisais mon petit repas, le châtain a eu la bonne idée de délimiter le périmètre à l’aide d’une corde. Peu de chance qu’un nouvel enfant s’éloigne grâce à se stratagème. Je cueille une nouvelle baie avant de me rapprocher de mon camarade.

L’endroit où nous sommes arrêtés doit être un lieu de coupe de bois et de menuiserie. Des anciens outils rouillés traînent par terre. Des planches finement taillées sont rangées en tas bien droits à différents endroits. Alban me propose de construire des balançoires. Pourquoi pas ! Il a déjà les cordes. Soudain pris d’une nouvelle folie je les lui prends des mains. Je le regarde, un sourire rieur à la bouche.

“_ D’accord … mais c’est moi qui monte à l’arbre !”

De toute façon, je ne lui laisse pas le choix ! Bwahaha ! Je mets la corde en bandoulière et choisis un arbre dont la première branche n’est pas trop haute. J’ai toujours été très proche de la nature et je ne compte même plus le nombre de fois où j’ai construis des cabanes. Grimper à cet arbre ne peut que me rappeler des souvenirs. Je m’attaque au tronc. Il est assez large pour que je puisse l’enlacer de mes bras et commencer mon ascension. Je crois que quelques enfants se sont rassemblés en bas pour me regarder monter. C’est un jeu d’enfant. C’est comme si, pendant quelques minutes, je me retrouvais dans la ferme de mes parents, sur les hauteurs de Nénucrique. Comme si, lorsque j’arriverai à la cime de l’arbre, j’allais découvrir la mer qui s’étend à perte de vue. L’appel des hauteurs, l’appel du large. Je grimpe sans même m’en rendre compte. Je dépasse la première branche. Je veux monter plus haut. Les branches s’enchaînent, il est maintenant encore plus aisé de monter. Je m’écorche les genoux à plusieurs reprises. Je m’en fout. Je veux aller en haut. Je suis tel un gamin qui veut son jouet. Je veux juste ma vue. Le ciel se rapproche. J’arrive en haut. Ma tête dépasse les dernière feuilles. Ce n’est pas l’océan que je vois. Mais une forêt s’étendant à perte de vue. C’est magnifique. Le vent souffle sur ma peau. J’ai l’impression d’être réellement à ma place, ici.

Je me souviens tout à coup de ma mission. Oups, les enfants. J’espère qu’Alban a réussis à les empêcher de monter … sinon ils vont tous finir blessés. Allez, j’arrête mes pirouettes et je descends. La descente est bizarrement plus compliquée que la montée. Je parviens néanmoins à retrouver la branche basse. J’adresse un sourire d’excuse à Alban. Je n’ose pas imaginer le bordel qui a pu se produire pendant ma courte absence. Mais je ne regrette pas, cela m’a changé les idées. Je pense soudain à quelque chose. Depuis plusieurs mois maintenant Alban est cloué au sol à cause de son genoux. Il n’aurait jamais pu monter à l’arbre, ma demande était inappropriée et … totalement déplacée. J’espère ne pas lui avoir fait de peine … Je lui revaudrais ça. Et... je l’épaulerai dans sa quête. Il revolera un jour, j’en suis certain. Peut-être pas au même niveau qu’avant. Mais il prendra à nouveau son envol. Je serais là pour le voir, c’est sûr.

En attendant, je passe plusieurs fois la corde autour de la solide branche. Je fais un noeud et lance le reste de la corde à mon équipier en dessous. J'entends un bruit sourd. Merde, j’ai visé sa tête ? Haha ! Ca lui apprendra à m’arroser, tiens ! Je descends en glissant contre le tronc. Les enfants me regardent, bouché bée. Je leur adresse un grand sourire. Vous aussi vous pourrez le faire plus tard, mais pour le moment, c’est dangereux. Je choisis un autre arbre pour aller attacher de nouvelles cordes. Voilà, deux balançoires seront bientôt fonctionnelles. Le problème, c’est qu’ils risquent de se battre pour les utiliser. Ding Dong ! Nouvelle idée !

“ _ Les enfants … qui veut construire une cabaaaaane ?”

Voilà de quoi les occuper pendant qu’Alban installe les planches pour les balançoires. Ils accourent tous vers moi, sauf ceux restés près du buisson de baies. Certains se sont même endormis. Du coup, nous n’avons plus qu’une vingtaine d’enfants éveillés et près à en découdre avec le bois ! Bon, par contre c’est toujours le même bordel, ils parlent tous en même temps.

“_ Je veux être le chef !
_ Non c’est moi !
_ Je l’ai dis avant !
_ Noooon !
_ On peut construire une écurie ?
_ Et un château ?
_ Je veux faire un lit pour mon DadAlban !
_ Moi une église pour mon mariage avec A ... Ah ron !”


Je mets fin à ces tergiversations en mettant un doigt sur ma bouche. Bizarrement, ça marche. Ils sont tous calmes et prêts à m’écouter. Comme quoi, dès fois les gestes valent bien mieux que la paroles. C’est mon moment. C’est mon free style. Je vais leur imposer un thème.

“_ Bienvenue dans la Forêt … des … euh. Dans la Forêt Enchantée. Cette forêt est peuplée de petites bestioles. On les appelles des Pokémons. Mais … ces Pokémons ne sortent que s’ils sont invités dans un endroit chaud et confortable. Vous êtes tous des petits Dresseurs en herbe. Votre mission est de créer un endroit confortable et accueillant pour nos amis Pokémons pour qu’ils viennent vous voir ! Vous pouvez utiliser tout ce que vous souhaitez tant que vous restez à l’intérieur de la corde.”

Ils me regardent tous avec de grands yeux. Je pense qu’ils croient véritablement à mon histoire. C’est TROP MIGNON. Umh. Ils attendent quoi là ? Euh.. ?

“_ Vous pouvez y aller ! Si vous voulez faire une pause, vous pouvez aller vous reposer vers le buisson ou faire de la balançoire. On dit “Merci Alban” pour les balançoires !”

Ils se tournent tous vers Alban et crient.

“_ MERCI ALBAAAAAAAAAN !”

Ils se dispersent tous à des endroits différents. Certains se jettent sur les balançoires fraîchement fabriquées. D’autres se ruent sur les planches abandonnées pour commencer les cabanes. Les derniers se mettent à ramasser des feuilles et de l’herbe pour construire un endroit douillet. C’est vraiment beau de les voir travailler tous ensemble dans un même but. Ils ont chacun leur technique et leur moyen. J’ai l’impression qu’on va avoir un petit moment pour souffler. Enfin, je l’espère, en fait. La fatigue commence à se faire douloureusement ressentir. J’irais bien m’allonger vers le buisson moi aussi. Au lieu de ça, je me dirige vers Alban. Autant profiter de ce peu de répit pour en apprendre un peu plus sur lui. J’arrive le grand sourire aux lèvres, heureux que mon idée ait aussi bien fonctionné.

“_ Ca va ?”



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Il était parvenu à calmer Aaron, ce qui n’avait pas été une mince affaire. Le Phyllali avait complètement perdu les pédales et avait l’air de s’être enfermé dans sa bulle de déprime ; prostré sur le sol, se demandant encore comment sortir de cette situation. Pourtant, Alban n’avait pas eu envie de le laisser se morfondre. Depuis le départ, Aaron était en quelques sortes sa bouée de sauvetage. Il gérait bien mieux les situations que lui. Il s’entendait avec les enfants, et était fort d’idées pour les occuper. Il avait cette sorte d’aura qui lui donnait un air sympathique et abordable ; chose qu’Alban n’avait pas. Le Voltali s’était senti inconfortable dès lors qu’il avait posé un pied dans ce camp de vacances. Contrairement à lui, son coéquipier avait brillé tout du long. Si Aaron craquait, c’en était fini d’eux. Il s’était montré brusque avec lui néanmoins ; mais si ça avait permis de redonner le moral au roux, quelle importance ? Lui adressant un de ses rares sourires, ceux plein de sincérité et de camaraderie qu’il n’offrait qu’à une poignée de personnes, le châtain regarda le Phyllali se diriger vers la gamine qui avait mangé les mauvaises baies. Puis, dès qu’il fut de retour auprès de lui, Alban l’accueillit d’un coup de Pistolet à O de Zéphyr. La scène était drôle ; beaucoup trop pour qu’il reste de marbre. Se délestant donc d’un sourire narquois, Alban attendit une quelconque réaction de celui qu’il considérait à présent plus que comme un coéquipier. Un ami peut-être ? Un partenaire ? Il n’en savait rien, mais il se sentait étrangement proche d’Aaron ; tout comme Calliope. Dans l’adversité et dans les situations extrêmes, il y avait ce filin invisible qui se tissait entre deux personnes, sans qu’on s’en aperçoive de prime abord. Plus que des amis, c’était comme une grande famille. Aussi, Alban fut soulagé d’entendre le rouquin rire à en avoir les larmes aux yeux. Il n’aurait su que faire, si ce dernier l’avait frappé pour se venger de cet affront. Il se joignit donc à l’hilarité, et un petit rire traversa ses lèvres. Ca faisait combien de temps, depuis qu’il n’avait plus ri avec un ami ? Beaucoup trop pour qu’il s’en souvienne. En tout cas, en présence d’Aaron, Alban se sentait revivre. Un remerciement plus tard et le duo était reparti pour cette folle après-midi d’animations et d’encadrement.

Sur les pas d’Auster, Alban mena la petite troupe à travers le bois. Le gamin ne devait pas être loin après avoir eu le cerveau embrouillé par les baies. De ça, il en avait la certitude. Les anneaux de son Noctali brillaient d’ailleurs entre les arbres, ce qui permettait de chasser la douce obscurité qui rendait la forêt inquiétante. Il ne fallait pas que les gamins aient l’air de penser que toute cette balade n’était pas prévue. Ils partaient en « randonnée » dans une forêt tranquille. C’était la seule chose qu’ils devaient retenir. Car une petite voix chuchotait à l’oreille d’Alban que s’ils merdaient avec les enfants, ils auraient des problèmes hautement plus graves que le fait d’avoir juste été mauvais. Après tout, les parents pouvaient se montrer bien plus effrayants que n’importe quel Pokémon sauvage. S’assurant donc qu’Aaron fermait bien la marche, le châtain continua de suivre son Noctali, qui, au bout d’une courte promenade, s’arrêta enfin devant un grand buisson de baies Ceriz dans lequel le petit s’était perdu. Le goûter était servi ! Abandonnant toutes leurs larmes et leurs questions incessantes, les enfants se ruèrent vers les fruits pour s’en délecter. De quoi donner un peu de temps libre à Alban, qui en profita pour créer un périmètre de sécurité.

Ses Pokémon revenus autour de lui et tous les enfants protégés dans leur enclos improvisé, Alban se sentait plus serein. Il donna une nouvelle caresse à Auster, qui toisa Aaron de ses grands yeux rouges et courba l’échine, comme prêt à bondir sur lui s’il faisait un geste trop brusque. Alban tenta de le calmer, étonné par son comportement. Bien que taciturne comme lui, son Noctali n’avait jamais montré d’agressivité contre quiconque aux intentions louables. Pourquoi diantre semblait-il ne pas apprécier le Phyllali ?

- Calme, Auster, lui ordonna-t-il en essayant de le détourner d’Aaron.

Sur son épaule, Zéphyr piétinait également, même si ce comportement était déjà un peu plus habituel. Le Voltali soupira. Ce n’était pas le moment de perdre du temps avec ces futilités, maintenant qu’ils avaient à peu près repris les choses en main. Il décida donc de se mettre à la construction de balançoires pour occuper les enfants lorsqu’ils auraient fini de se remplir la panse. Sûrement une idée un peu vieillotte, mais à Cimetronelle, il n’y avait pas beaucoup d’autres jeux plus modernes. Et puis bon, une balançoire, ça plaisait toujours. Lui-même adorait en faire, quand il était gamin. Ca le rendait plus proche du ciel et lui donnait l’impression de voler dans les airs. Un rêve qu’il avait pu mettre en œuvre quelques années plus tard, en volant pour la première fois sur le dos de Cirrus… Ah… Que de beaux souvenirs. Perdu dans sa nostalgie, il sentit les cordes disparaître de ses mains. Aaron, avec un grand sourire aux lèvres, venait de les lui subtiliser, en lui disant que c’était lui qui allait grimper aux arbres. Puis, d’un bond, il s’élança à la conquête du tronc, agile comme un Capumain. Aussitôt, pour une raison qu’il ne s’expliquait pas, le cœur d’Alban se serra. Avec son genou, évidemment que ce n’était pas lui qui allait monter de branches en branches. Il le savait, et pourtant… C’était étrangement douloureux d’entendre le rouquin lui dire ces mots-là. D’un côté, c’était comme s’il considérait Alban comme quelqu’un de normal ; comme s’il n’avait pas remarqué son boitillement incessant, et qu’il disait ça simplement car il pensait que c’était son égal. Et pour ça, il lui en aurait été reconnaissant. A moins que ce ne soit que simple maladresse de sa part, aucune idée. Non. Ce n’était pas possible qu’Aaron n’ai pas remarqué, après tout. Benjamin le Noctali le lui avait dit lorsqu’il l’avait frappé dans la base de la Team Rouage. Ses mots, bien que prononcés un mois plus tôt, restaient encore vifs dans son esprit. « Tu crois que personne ne parle dans ton dos ? » Alban pris sa tête entre ses mains, enserrant des mèches de ses cheveux entre ses doigts fins. Il ne devait pas y penser. Il ne devait pas accorder d’attention au blond. Après tout, quelle importance ? Il n’y pouvait rien. C’était bas de se moquer de lui pour son handicap ; et il était plus intelligent que ça, il ne fallait pas que ça le mette mal. Pourtant, la douleur restait vive dans sa poitrine. Autour de lui, les enfants piaillaient en essayant de grimper aux arbres à la suite d’Aaron. Se recentrant sur sa mission actuelle, le châtain les en écarta doucement, demandant à Auster d’aider à tenir les gamins en respect grâce à quelques claquements de dents menaçants. Il en attrapa même un qui venait de sauter, les bras haut sur sa tête, pour essayer d’atteindre une branche.

- Non, il ne faut pas que tu grimpes, c’est dangereux. Pour cela, il faut que tu ais un diplôme officiel de grimpeur, délivré uniquement si tu heu… effectues plusieurs tâches avant, inventa-t-il dans une tentative désespérée pour les dissuader de suivre son collègue.

Pourtant, le stratagème fonctionna, et les enfants firent des « Oooooh » impressionnés en le regardant avec de grands yeux.

- Albaaaan ? Comment faut faire pour avoir un dis pomme office ciel  de grimpeur ?
- Alban, tu peux m’en donner un ?
- A moi aussi !
- Et moi aussi !

Il les fit s’assoir d’un geste autoritaire de main, comme un ministre qui s’apprête à délivrer ses décisions. Il tenta de prendre sa voix la plus solennelle possible. Après tout, il faisait partie du jury prestigieux qui délivrait les dis pomme office ciel de grimpeur ! Heu pardon. Diplômes officiels.

- Alors pour cela, il faut tout d’abord m’écouter et-…

PLAF. Une corde lui atterrit en plein dans la figure, coupant son beau discours. Les enfants commencèrent aussitôt à s’esclaffer. Ah ben bravo, il avait réussi à les tenir à peine deux minutes, et voilà qu’on ruinait sa crédibilité ! Levant un œil mi courroucé mi amusé vers les hauteurs pour tenter d’apercevoir Aaron, il ne put le trouver. Le roux venait déjà de se laisser glisser du tronc comme un pompier, et le voilà qu’il était reparti avec un sourire vers le second arbre. Bon, c’était pas tout mais avec tout ça, le siège de la balançoire n’allait pas se monter tout seul ! Laissant donc les enfants suivre Aaron des yeux et lui lancer des baies pour tenter de le canarder comme un vulgaire gibier – bah ! Ça lui apprendra à balancer des cordes dans la tronche des gens ehehe -, Alban attrapa une planche. Il s’assit contre un tronc d’arbre et entrepris de creuser des trous avec un tournevis qu’il avait dégoté dans le coin et qu’il se promit de ranger mieux une fois son travail achevé. Zéphyr participa également en donnant des coups de bec puissants dans les trous à moitié creusés par son dresseur, perçant la fine couche de bois qu’il restait. Beau travail d’équipe ! Il confectionna donc deux planches ainsi trouées et les accrocha aux cordes suspendues par Aaron. Il fit des nœuds qu’il pensait solide et en testa la prise en s’asseyant lui-même sur une balançoire. Si la planche pouvait supporter son poids, il n’y aurait pas de problèmes avec les gamins. Satisfait de son travail, il se balança doucement d’avant en arrière, tandis qu’Aaron lançait une nouvelle animation : construction de cabanes !

L’idée était géniale, trouvait Alban. Il regarda les gosses encore éveillés s’activer pour chercher branches, feuilles ou poignées de mousse. L’habitation n’allait pas ressembler à grand-chose, mais les voir tous ainsi travailler sans se chamailler, c’était plutôt agréable. Se dirigeant vers les endormis, Alban ramassa quelques grandes feuilles de bananier tropicales pour en improviser des duvets. Auster l’aida en attrapant plusieurs d’entre elles dans sa gueule, et en les déposants sur chaque enfant qui faisait une sieste à l’ombre du buisson de baies. Bien, au moins une bonne chose de faite. D’un seul coup, les gamins se tournèrent vers Alban pour le remercier pour les balançoires, geste qui lui réchauffa le cœur. Il fallait dire qu’il commençait à s’y attacher, à ces mômes ! Avec un sourire, il se dirigea vers un coin reculé pour avoir une vue d’ensemble sur tous les groupes. Au sein de l’enclos de cordes, ils ne risquaient pas grand-chose, mais mieux valait être prévoyant. Son regard bleuté embrassa toute la scène, imprimant chaque détail dans son esprit. Il se sentait bien à présent. Bien mieux qu’au départ.

Un bruissement près de lui l’alerta. Aaron venait de se frayer un chemin jusqu’à lui, et il vint s’enquérir de son état. Prenant Zéphyr sur son poignet, il le déposa au sol pour qu’il aille jouer avec les enfants, tout en adressant un sourire au Phyllali.

- Bien mieux qu’au départ. Et toi ? demanda-t-il, en se décalant pour laisser une place à son camarade près de l’arbre.

Au loin, Auster était en train de veiller sur les enfants endormis, éteignant volontairement la lumière de ses anneaux dorés pour ne pas les déranger. Zéphyr venait de rejoindre le groupe des cabanes et deux petites filles entreprirent de lui faire un petit nid de mousse douillet et confort able, dans lequel il sauta bien volontiers. De l’autre côté, cinq enfants utilisaient les balançoires tour à tour, riant aux éclats. La journée filait et bientôt, ils devraient retrouver leurs parents, mais en attendant, ils profitaient pleinement en croquant la vie à pleines dents. Toute cette insouciance, cette naïveté, cette innocence. C’était plutôt adorable, et Alban eut du baume au cœur. Etrangement, ça lui rappelait sa propre enfance, son passé, et la petite douleur dans sa poitrine revint le chatouiller désagréablement. Décidant de se changer les idées, il se tourna vers Aaron. Après tout, même s’ils avaient passé la journée ensemble, ils n’avaient pas eu l’occasion de faire plus ample connaissance. Alban se rendit compte du fait qu’il ne connaissait pratiquement rien du rouquin.

- Où as-tu appris à monter aux arbres comme ça ? lui demanda-t-il donc, se rappelant de l’incroyable agilité du roux. Tu dois venir d’une région où il y a beaucoup d’arbres, non ? Ecorcia peut-être ?

Il y avait mieux comme phrase d'accroche, mais Alban avait toujours été plutôt mauvais pour les discussions. Bah. Aaron parviendrait bien à meubler si jamais il tombait à court d'idée !
Nemo Kendhall
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Nemo Kendhall
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Toi aussi deviens animateur !

Tout est plus calme maintenant. J’ai enfin l’impression de pouvoir respirer, de pouvoir me détendre. C’est vraiment très agréable. Les enfants ont réussi à créer une atmosphère harmonieuse, en respect avec la nature ici présente. Qui aurait pensé cela d’eux il y a à peine une demie heure ? Quelques filles s’amusent à se balancer au bout des planches de bois que nous avons installé. L’autre balançoire est inoccupée, elle tangue de droite à gauche sous la légère brise. Un petit vent largement bienvenu. Il sèche la sueur qui s’est agglutinée sur mon front ainsi que mon t shirt, trempé par l’attaque Pistolet à O de tout à l’heure. Sacré Alban ! Qui aurait pu croire qu’il était aussi joueur ? Certainement pas moi jusqu’à aujourd’hui. C’est dingue comme une relation peu prendre pied en si peu de temps. Ca n’est pas désagréable, c’est juste déstabilisant. Je suis quelqu’un de sociable qui parle à tout le monde, qui ne cherche pas à avoir d’ennui, mais il est assez rare que je m’attache vraiment. Je pense ne jamais avoir véritablement rencontré les bonnes personnes à qui m’attacher. Jusqu’à mon entrée à la Pokémon Community. C’est drôle. Ici, on est un peu tous sur la même longueur d’onde. Je me sens bien, je me sens à ma place. Pour la première fois de ma vie.

Mes yeux vagabondent. Les petits monstres sont sages. Certains se réveillent doucement, les autres leur expliquent les règles du nouveau jeu d’un air très sérieux. Ils sont vraiment investis dans leur tâche. Les meneurs ont tout de suite pris la tête du jeu mais avec parcimonie, laissant à chacun une place de choix dans leur hiérarchie. Qui ne rêve pas d’un monde pareil ? Aucune lutte de pouvoir, pas de bagarre, personne pour remettre en cause des pensées pré établies, tous allant dans le sens commun. Pour le groupe. Finalement, je ne sais pas si c’est beau ou si cela doit faire peur. Les bagarres ne naissent-elles pas justement par ceux qui remettent en cause des préceptes qu’on croyait fondamentaux ? Pour eux, est-ce réellement un jeu ? Ou bien un apprentissage ? Deviendront-ils tous des petits moutons qui écoutent bien sagement ce que dit le supérieur ? Lesquels d’entre eux font semblants ? Mes yeux se posent un à un sur les enfants. Ils y en a qui suivent assidûment les plus âgés, cherchant reconnaissance et modèle. D’autres sont plus boudeurs, n’osant juste pas remettre en cause la parole du chef, ça lui attirait juste des problèmes. D’autres, encore, sont solitaires. Ils suivent de loin les ordres, n’en font un peu qu’à leur tête. Construisent une jolie maisonnette de leur côté. Les derniers pourraient être classifiés comme “Rebelles”, ils montent un camp à part, cherchant à faire mieux que l’autre groupe. Mais lequel de ces camps peut être considéré comme le camp “gentil” ? Les premiers installés ? Quoi qu’il en soit, ma préférence va aux solitaires. Ils sont sans règle, c’est ici que l’on retrouve les créations les plus originales. Des petits sentiers bordés de cailloux se rejoignant à une place centrale : le bosquet aux fruits. Sans même s’en rendre compte, ils sont reconnaissant envers cet arbuste. Les deux camps rivaux ont chacun pris un côté du terrain, ils ont pour but de construire la plus haute tour possible. Ils ont deux méthodes différentes. L’un prônant un rassemblement strict des ressources pour ne les utiliser qu’à la fin. L’autre étant plus désordonné où chacun met ce qu’il veut, où il veut, mais, attention, un faux pas et c’est l'humiliation par le chef. C’est dingue cette mini-société qui se construit juste sous mes yeux. Ils copient, sans savoir ni comprendre, ce qui les entoure.

Vivaldy approche d’un pas souple. Elle semble intriguée par tout ce remue-ménage. Ma Vivaldaim a l’air de s’être remise des baies paralysantes. Ses oreilles sont à l’affût et elle hume l’air de son petit museau marron. Elle a l’air de s’interroger sur la provenance de cette fraîche odeur de terre retournée. Puis, d’un pas hésitant, elle s’enfonce dans le village qui prend forme. Elle regarde d’un air jaloux le petit Goélise dans son nid de mousse. Elle part aussitôt en quête d’un endroit tout aussi douillet. C’est sans mal qu’un enfant lui propose une maisonnette tapie de mousse bien verte. La cabane est construite en forme de tipi, laissant tout juste la place à Vivaldy de s’installer. Elle fait quelques tours sur elle-même avant de se coucher confortablement sur le tapis mousseux. Mes yeux papillonnent un instant. Je regarde vers le ciel, le jour commence à tomber. Je reviens à la conversation avec mon coéquipier. Alban va mieux. C’est bien. Je suis content.

“_ Oui, moi aussi ça va mieux. Je pensais pas qu’on s’en sortirait finalement aussi bien !”

Puis, il reprend, me demandant où est-ce que j’ai appris à grimper aux arbres tout en émettant des hypothèses sur mon origine. Je replonge dans mes pensées. Je me rappel de la cabane qu’on avait construite avec mon père. C’était à l’époque où leur élevage ne prenait pas encore tout le jardin. C’était juste un petit parc, le fond du jardin recelait une forêt de hauts pins. Tout était encore vierge. Je crois qu’on venait d'emménager. Je ne me souviens plus très bien. Mon père m’avait proposé de construire une cabane, ici, au milieu des arbres. Tout joueur que j’étais, j’avais accepté. Et là, je l’avais vu monter aux arbres comme un vrai petit Ferosinge pour décrocher les meilleures branches : celles de la cime des pins. J’étais tombé en admiration devant une telle technique. Il m’avait promis de me l’apprendre. J’aurais peut-être préféré ne pas la connaître si c’était pour l’apprendre dans de telles conditions. Je devais avoir une dizaine d’années. Il était temps d'agrandir le parc pour les Pokémon. Mon père m’avait amené à l’orée du bois, me faisant comprendre qu’on allait devoir couper ces arbres. Casser, briser la cabane cachée derrière ces sombres branches. Pour couper l’arbre, il fallait d’abord en couper les branches. C’est comme ça que mon père m’a appris à grimper. Douloureux souvenir. L’image de la cabane s'effondrant sur elle-même reste gravée dans ma mémoire. Je chasse ces idées noires pour répondre à Alban.

“_ C’est mon père qui m’a appris cette technique. A l’époque où notre jardin possédait encore quelques arbres. Je viens d’Hoenn, de Nénucrique plus exactement. Mes parents habitent à l’extérieure de la ville, il reste encore quelques forêts parsemées là-bas. Là où le tourisme n’a pas tout ravagé.”

Aujourd’hui, je pense que mes parents ont fait ça pour l’argent. Vendre du bois. Non, vendre des immenses pins. Un bon moyen de se faire de l’argent facilement. Surtout dans une ville en pleine expansion. Maintenant, je me dis qu’il reste encore de nombreux arbres, la nature est encore présente, il ne faudrait pas qu’à mon retour, elle soit totalement ravagée.

“_ Je te retournerai bien la question… mais je crois déjà savoir d’où tu viens. Du coup, tes parents font quoi ?”

J’ai déjà mis assez les pieds dans le plat. J’ai pas envie de remettre sur la table les souvenirs douloureux de son passé. J’ai donc essayé de changer de sujet. Je connais beaucoup de chose sur le Alban médiatique, son affection pour les Pokémon vols, son parcours, sa formation. Mais le tout reste est nimbé de mystères...
Aaron S. Mightley



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Spoiler :
Le couple le plus improbable avec... une fille
Alban Abernaty
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Alban Abernaty
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Malgré le couvert des arbres, Alban pouvait voir que le jour déclinait progressivement. Les feuilles avaient beau ombrager les bois, le châtain n’en était pas moins sensible aux plus petites perturbations du ciel. C’était son don, sa capacité. Lui qui avait peut-être vécu autant de temps dans le ciel que sur terre, il s’en sentait proche, comme deux vieux amis. Pourtant, il avait beau lever les mains loin au-dessus de sa tête, il n’était plus possible de le toucher. Il n’avait pas oublié la sensation de ses doigts dans les nuages, mais celle-ci s’estompait progressivement. Il se força à baisser les yeux pour ne pas perdre son regard dans ces branches qui formaient comme une cage au-dessus de sa tête. Prisonnier. Cloué au sol. Lui, l’oiseau qui ne pouvait  plus voler… Alerte, il chercha Zéphyr. Au loin, le petit Goélise était la coqueluche des enfants qui construisaient les cabanes. Son nid de mousse et de brindilles formait un lit douillet où la mouette chromatique vint volontiers s’étendre. A présent que les enfants étaient plus calmes, les Pokémon étaient également moins craintifs. Après tout, ces créatures pouvaient sentir les émotions des humains qui les entouraient. Ils avaient été paniqués plus tôt à cause de toute la fébrilité des enfants ; à présent que ces derniers se concentraient sur une tâche sans s’éparpiller, la confiance était de mise. Alban, appuyé sur le tronc d’arbre dont l’écorce lui labourait la chemise, observait d’un air paternel les bambins monter branche après branche leur demeure. Ils étaient fascinants. La perspective de créer leur propre cabane les avait soudés, et ils travaillaient main dans la main. Chacun semblait avoir trouvé sa place, petit rouage dans une machine bien huilée.

A présent, Zéphyr avait accepté de se mettre à contribution pour aider les enfants. Certains lui demandaient de tirer des Pistolet à O pour humidifier la terre et en faire de la boue, petite tambouille maison qu’ils s’amusaient à mélanger avec des branches et à se distribuer dans des bols en feuille improvisés. Un garçon s’était fait cuisinier du jour, et il posait le couvert pour ses camarades sur un gros tronc d’arbre tombé au sol. Les sentiers de cailloux brillaient dans l’ambiance tamisée, formant comme un petit réseau routier à plus modeste échelle. Les cabanes commençaient à prendre forme. Un tipi en herbe et mousse servait d’enclos au Vivaldaim d’Aaron, qui venait s’y reposer. Un autre enchevêtrement de branches et de planches en bois, plus bancal, prenait place à l’opposé ; des petits galets avaient été entreposés pour former des cercles délimitant un coin jardin, et quelques fillettes avaient cueilli des poignées de fleurs pour décorer leur terrasse. Auster, qui surveillait les endormis, occupait ses fonctions avec brio, rallumant de temps à autres ses anneaux lorsqu’un petit tremblait dans son sommeil, probablement victime d’un quelconque cauchemar. Au bout d’un moment, un enfant l’attrapa par la patte et il accepta à contrecœur de s’allonger tout contre lui pour lui tenir chaud, peluche atypique dans cette aquarelle.

Sans s’en rendre compte, Alban avait ramassé des marguerites et autres fleurs à longues tiges, improvisant machinalement une couronne de fleurs. Pas du plus bel ouvrage, car c’était la première fois qu’il faisait ça, mais le tout prenait forme en une joyeuse entremêlée végétale. L’ambiance était reposante ; ils pouvaient enfin s’octroyer un peu de repos depuis le début des opérations. Aaron, à ses côtés, allait bien mieux également. A présent qu’ils avaient les choses en main, il n’y avait plus de place pour la déprime. Les enfants étaient plus disciplinés, et eux-mêmes exerçaient un meilleur contrôle, trouvant plus facilement des idées pour les occuper, calmant les foules en cas de soulèvement. Ils en avaient donc profité pour discuter un peu. De loin, la conversation aurait pu paraître des plus banales. Cependant, Alban s’intéressait à Aaron, de même que la réciproque était valable. Le châtain avait été impressionné par les capacités du Phyllali. D’autant plus qu’il avait un très bon feeling, avec ; une sorte d’affection mêlée à du respect et de la confiance. Les questions posées par Alban semblèrent cependant plonger le garçon dans ses souvenirs. Pas une chose dont il aurait pu le blâmer ; lui-même se perdait souvent dans les limbes de sa nostalgie. Grimper aux arbres. Sûrement de vieux souvenirs d’enfance agréables. Le garçon tiqua cependant en entendant Nénucrique. Cette ville, aussi belle soit-elle, ne réveillait pas que de bons souvenirs en lui. Il avait certes adoré l’endroit ; cette belle plage, la mer au loin, les grottes immenses et l’odeur de vent marin. Pourtant, le spectre de Cirrus flottait au-dessus de lui. Son magnifique Roucarnage tombé au combat. Dans les faits, Cirrus avait eu une mort noble ; en pleine course, enserré dans des bras d’écume, sombrant vers les profondeurs. Il n’aurait certainement pas pu rêver d’une autre fin aussi belle. Mais c’était douloureux, peu importe la beauté du récit.

Il eut cependant une mine triste lorsque le Phyllali lui parla des arbres. Il était vrai que malgré sa beauté, Nénucrique n’était clairement pas une ville proche des végétaux. Il y avait bien des pins marins, mais ils se faisaient rares. En tout cas, ce n’était rien de comparable à Cimetronelle, où les habitants vivaient au cœur des arbres. Les maisonnettes sur pilotis, faites en rondins de bois, avaient ce quelque chose de charmant et de rustique. Mais dans les régions très habitées, il y avait peu de villes où la forêt était vraiment au centre des préoccupations des habitants. Même Céladopole, qui avait pourtant une championne spécialiste du type Plante, était bien trop industrialisée pour laisser place à la nature.

- C’est vrai que Nénucrique est incroyablement touristique. Entre les concours, les courses, la plage… c’est un bel endroit, mais de plus en plus industrialisé. Ceci dit, il y a encore très peu d’endroits qui ne le soient pas. Si on met de côté les îles comme celles-ci, évidemment…

Aaron lui posa ensuite des questions sur lui. Cependant, quelque chose dans sa phrase firent tiquer Alban. « Mais je crois savoir d’où tu viens. » Il n’avait pas fait le rapprochement plus tôt, mais si Aaron habitait à Nénucrique, il était probable qu’il ait déjà entendu parler de lui… ou même, qu’il ait assisté à une des courses où il était. Il ne s’était pas posé la question avant. Mais est-ce que le roux en savait plus sur lui ? Il en avait trop dit ou pas assez, pour le coup. Le regard d’Alban se fit plus dur, mais il ne releva pas. Peut-être avait-il simplement entendu parler de la poste de ses parents, un jour ou un autre. Peut-être que l’attitude très sauvage d’Alban donnait des pistes à ses interlocuteurs. Il en doutait, mais préféra ne pas jeter un froid sur la conversation. Il se contenta donc de rebondir sur la seconde partie de la phrase, comme si de rien n’était.

- Ils sont postiers. Ma mère a hérité des Postes Amargein. C’est un ancêtre à elle qui avait lancé le truc, il y a de cela une éternité, pour assurer les services de communication par le biais des Pokémon Vol. Mon père travaillait à la Station Météorologique de Cimetronelle, avant, mais quand ils se sont rencontrés, ils ont repris l’affaire ensemble. Et toi, que font les tiens ?

Il laissa le roux répondre, puis vint le moment d’inspecter les cabanes des enfants. Les différents clans avaient fini de monter leur propre maison, et ils réclamaient un peu d’attention à grands cris. Les balançoires étaient à présent vides, tous les gamins encore éveillés s’étant regroupé autour du buisson de baies Ceriz pour admirer le village de bric et de broc.

- Alban ! Aaron ! Regardez ce que j’ai fait !
- Et moi !
- Et moi aussi !

Tiraillés de toute part, les deux animateurs retrouvèrent le groupuscule. Zéphyr était posé sur une petite pyramide de cailloux, et il crachait doucement de l’eau en l’air pour donner un effet de fontaine. Auster, qui avait fini de servir de peluche, vint se balader noblement entre les allées, reniflant les maisons, et se délectant de quelques baies que les enfants avaient posées pour les Pokémon. Alban fut impressionné de ces belles cabanes, reflet de l’imagination débordante des gamins.

- C’est vraiment beau. Vous avez fait du très bon travail, les complimenta-t-il.

Sa phrase sembla soulever des murmures enthousiastes. Ils étaient contents d’eux, ça se voyait sur leur visage. Malgré tout, une petite fille restait de côté, accroupie dans une cabane de feuilles. Elle avait la mine maussade et un brin boudeuse. Alice. Avec un sourire, Alban se pencha vers elle et déposa la couronne de fleurs qu’il avait faite plus tôt sur sa tête. Aussitôt, la demoiselle leva ses grands yeux vers lui. Elle ressemblait à une petite elfe de la nature, avec ces tresses de tiges et de fleurs colorées. Taquin, le châtain regarda ensuite son camarade de façon suggestive.

- Eh bien, maintenant que les maisons sont construites, je suppose que nous pouvons finir ce mariage, non ?

Ce furent des cris et des exclamations joyeuses. A présent que chacun avait fait sa cabane, les enfants allèrent se réfugier à l’intérieur, disciplinés. On était bien loin du début de l’après-midi, avec tous ces gamins qui se chamaillaient pour être aux premières loges ! Revêtant son rôle de Prêtre, Alban se plaça devant le couple, solennel. Alice était partie chercher Aaron par la main, et les deux se tenaient face à lui. Après le mariage, ils allaient devoir abandonner les cabanes et repartir au camp pour rendre les enfants à leurs parents. Mais en attendant, autant profiter des derniers instants pour finir sur une note joyeuse, non ? Zéphyr le rejoignit et grimpa sur son épaule en quelques bonds. Puis il déclencha de lui-même son attaque Brume pour donner à la scène un aspect magique et mystique.

- Sir Aaron, voulez-vous prendre Dame Alice comme épouse ? demanda Alban, de sa voix profonde et grave.

Les enfants retenaient tous leur souffle, de même qu'Alice, qui regardait son futur mari avec une expression d'extase. Qu'allait faire le marié ?
Nemo Kendhall
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Toi aussi deviens animateur !
Ce matin je n’aurais jamais soupçonné une journée aussi surprenante. Je pense que “surprenante” et le bon mot. Si je m’étais levé en sachant que j’allais devoir garder des gosses, leur courir après, recevoir leur vomi, je n’aurais pas mis un pas dehors. Mais la vie nous réserve de belles surprises. Malgré tout, cette journée est exceptionnelle. C’est tout ce que je recherchais en arrivant dans cette école, des journées variées, pleines de surprises qui nous tombent tout les jours dessus. C’est à la fois agréable et terriblement excitant. Je meurs toujours d’envie de savoir ce que me réserve le lendemain. A chaque jour ses découvertes. Puis, mes parents me reviennent en mémoire. Je ne leur est pas donné de nouvelles depuis le début de l’été alors que nous étions autorisés à aller les voir. Je suis bien un fils indigne. Ils doivent penser que je suis trop occupé et que je n’ai pas une minute à moi. Ils pensent peut-être que je suis trop occupé à m’entraîner avec mes Pokémon. Mais non, toujours pas, je les ai déçu, c’est sûr. Je ne suis qu’un pauvre Scientifique…

Pourtant, le spectacle qui se déroule sous mes yeux parvient à me rendre le sourire. Tout ces petits êtres agissant dans un même but. C’est beau. Et puis, il faut dire que cette conversation personnelle avec Alban me réjouit aussi. C’est un peu un rêve de fan qui se réalise. J’imagine encore tout mes copains de Nénucrique en leur disant que je suis devenu ami avec Alban Abernaty. Je ne peux m’empêcher d’éprouver une certaine fierté. J’imagine que c’est humain. J’essaie de ne pas lui montrer. Peut-être un jour lui avouerai-je que j’ai suivi son parcours avec une immense attention. Que j’ai regardé toutes ses courses à la télé et que mon rêve de le voir en vrai c’était enfin réalisé à la course de Nénucrique. Le jour où il a dégringolé du ciel. Le jour où tout cela s’est arrêté. Je m’en suis vite remis, j’ai juste simplement arrêté de regarder les courses aériennes pour me trouver d’autres passions. Pour moi, tout cela n’était qu’une page à tourner. C’était une petite histoire qui se terminait, des sportifs qui brillent trop vite et qui s’éteignent tout aussitôt, c’est bien connu. Revoir Alban dans cette planque de la Team Rouage a pourtant réussi à me rappeler à quel point j’étais fan de ce qu’il faisait. J’essaie de me contenir, je n’ai pas envie de passer pour un hystérique. Et puis, nous avons gagné une certaine proximité, j’ai pas envie de faire le con et de perdre tout ça.

J’hoche la tête quand il me parle de Nénucrique. Il doit bien connaître cette ville, j’imagine. Je me demande combien ça lui en coûte de dire “course”, comme ça, à voix haute. En tout cas, je ne peux qu’être d’accord avec lui. Nénucrique s’industrialise, c’est indéniable. Jusqu’où cette industrialisation va-t-elle aller ? C’est le grand mystère de notre siècle, j’imagine.

Je ne préfère pas trop y penser. Ne pas trop penser à quel point toute cette pollution peut avoir un effet néfaste sur la nature qui l’entoure. Que vont devenir les Pokémon de nos générations futures en continuant comme ça ? Qu’allons-nous leur laisser… ? Des Vivaldaim à moitié morts ? Des Abra devenus fous à cause de leur pouvoir amplifié par les Hommes ? Tout cela peut aller si loin. Et je suis malheureusement certain que la Team Rouage travaillait dans ce sens, celui d’humilier les Pokémon pour les asservir. En faire des gentils toutous qui leur obéissent au doigt et à l’oeil. Alban me tire à nouveau de mes pensées en répondant à ma question. Ses parents sont postiers. Evidemment, j’aurais dû le savoir, c’est de là qu’à dû naître sa passion pour le vol, c’est logique. Les pièces du Puzzle s’enchâssent parfaitement. Peut-être l’ai-je su à un moment ou à un autre, impossible de me rappeler.

“_ Waouh ! C’est génial ! Cet ancêtre à été drôlement ingénieux ! Pour le coup, j’ai aussi été élevé au milieu des Pokémon, mes parents sont tout les deux éleveurs. Ils élèvent tout types de Pokémon, depuis toujours, je crois.”

En fait, je n’ai absolument aucune idée de ce que faisaient mes parents avant de se rencontrer. Pour moi, ils ont toujours été ensemble pour élever leur Pokémon. Un jour, peut-être, j’oserai leur demander. Mais ce n’est pas le moment. Les enfants ont terminé. Il est l’heure de se bouger les fesses pour aller admirer leur travail. Je me lève difficilement en remettant en place mon chapeau sur la tête. Un frisson me parcours tout entier. La fraîcheur commence à arriver. Les petits monstres sont affreusement fiers de leurs créations. C’est vrai qu’ils peuvent l’être ! Le village dégage une certaine harmonie. Vivaldy est réveillée par les bruits de nos pas proches. Elle baille avant de se lever et d’aller trottiner dans l’ensemble du village. Alban les félicite. Je dois faire de même. Il est vrai que ce qu’ils ont fait est vraiment splendide, on ne peut pas le nier !

“_ C’est vraiment extraordinaire les enfants ! C’est fabuleux ! Vous avez vraiment donné une âme à ce village.”

Ils se regardent entre eux. Ils ont vraiment l’air fiers. Ils s’échangent des sourires discrets. Se tapent dans la main. Certains commencent à bailler. La journée a été longue. Il va vraiment falloir commencer à penser à partir. Au vu du jour baissant les animateurs ne vont pas tarder à venir les rechercher. Mais, pour l’heure, mon nouveau compagnon a d’autre projets pour moi. Il a coiffé la petite Alice d’une jolie couronne de fleurs. Il propose dans la foulée de terminer le mariage. Tout les enfants sont enthousiastes à cette idée. Moi, beaucoup moins. Mais si cela peut leur faire plaisir. De toute façon, Alban est à nouveau devenu prête et Zéphyr nous a déjà entouré de brume. Les enfants sont sagement assis dans les différentes cabanes. Alice me regarde, les yeux pétillants. Je lui prend la main pour nous emmener vers l’autel improvisé. Le prêtre pose la question déjà énoncée plus tôt. Je me rappel un instant du bordel qui s’en était suivis. J’en suis certain, là, ça ne sera pas le même fiasco.

“_ Oui, je le veux.”

Qui pensait que j’allais dire “non” ? Sérieusement, dire “non” à ce moment c’était rendre les enfants tous déçus et tous tristes, je ne pouvais pas m’y résoudre. Je lui passe alors la bague au doigt. J’avais gardé la petite marguerite de tout à l’heure.  Alice accepte aussi de devenir ma femme et me donne mon anneau : des copeaux de bois. Ca ferra l’affaire. Maintenant, on fait quoi ? Mon hésitation a été trop longue. Les autres scandent déjà.

“_ LE BISOU ! LE BISOU !”

Je me sens rougir, cela ne doit pas se voir dans cette pénombre. Je soulève alors la petite fille dans mes bras pour lui déposer un léger baiser sur la joue. Je l’avais déjà fait tout à l’heure pour la calmer, mais là, elle répond en me faisant un bisou sur la bouche. Je sursaute en l’éloignant comme je peux. Tu parles ! Elle est morte de rire et les autres n’en loupent pas une.

“ Oh les ammouuuuureux ! Un autre ! Un autre !”

Elle en profite pour essayer de m’en coller un autre sur les lèvres. Mais non, je ne peux pas ! On va me prendre pour un pervers ! Alors je tourne la tête et son bisou se termine dans mon oreille. Ouf. Bon, ils sont tous un peu déçus par ce deuxième baiser mais… tous assez excités pour qu’on puisse les faire bouger. Il est largement temps de partir. Je dépose Alice au sol qui s’en va vite rejoindre ses copines en leur montrant sa bague et sa jolie tresse de fleurs. Elles sont un peu jalouses, je crois. Mais je n’ai pas le temps d’y prêter attention. Nous devons partir, sinon, nous allons être piégés par le noir. Et… des gosses dans une forêt noire, ça risque de mal se passer même si le Noctali d’Alban peut nous fournir un peu de lumière. D’un regard je demande à Vivaldy de rassembler les troupes. Elle s’en sort pas trop mal. Bon, il faut avouer qu’Auster est beaucoup plus efficace. Je lui prête donc main forte.

“_ Les enfants ! Le village est construit, le mariage célébré, il est temps d’aller retrouver vos… vos… Il est temps de rentrer !
_ Mais ! Mais ! On a pas vu les Pokémon !
_ C’est vrai ça ! On a pas vu les Pokémon !”

Oups. Merde. Eviter l’émeute. A tout prix.

“_ Euh. Oui, c’est vrai. Mais vous savez, ils sont très sauvages. Vous leur avez construit de magnifiques abris. Maintenant ils ont besoin de calmes et d’être seuls pour pouvoir en profiter. Nous devons donc partir.”

Ils me regardent. Certains ont l’air enthousiastes à l’idée que les Pokémon en profiteront même après leur départ. Pour d’autres, c’est plus compliqué, ils sont un peu boudeurs, un peu déçus. Mais ils finissent pas tous l’accepter. Je pense que la fatigue joue aussi en notre faveur. Je laisse la queue de la troupe à Alban en prenant la tête. Vivaldy trottine à mes côtés, elle va m’aider à retrouver l’entrée de la forêt.

Je jette de temps à autre des coup d’oeil derrière moi. La petite troupe me suit. Parfait. Je garde une allure assez lente pour que tout le monde puisse me suivre. J’ai pas envie de les tuer à la marche ni d’en perdre un à nouveau. Surtout que je ne sais pas exactement pour combien de temps nous en avons. La noirceur commence à se faire plus dense. Mon coeur commence à battre plus vite. Tout ce noir… il me rappel quelque chose de désagréable. J’ai l’impression que des craquements proviennent de ma droite. Je tourne la tête, je ne distingue rien, et, apparemment, je suis le seul à les avoir entendu. Je me mets à respirer plus calmement. Ca va aller Aaron, ça va aller. Je sens tapis au fond de moi un monstre, prêt à surgir de toute cette noirceur qui m’entoure. Je ne le distingue pas, mais il est là. Toujours.

Heureusement, à quelques pas devant moi, c’est l’entrée de la forêt. Il y fait plus clair. Abra est toujours allongé. Il a pris soin de rassembler les affaires en un petit tas. Bon, maintenant il est couché dessus, mais au moins, il l’a fait. Je lui frotte la tête pour signaler notre retour. Il y a un soulagement palpable dans l’air. Les enfants utilisent toute la fin de leur énergie pour gambader dans le champ, autour de l’arbre. Oh, tiens, je n’avais pas remarqué. Le mec de ce matin ! Il est sous l’arbre ! Je marche dans sa direction. Il semble plus rassuré que ce matin. Je le salue.

“_ Bonsoir ! Nous vous ramenons les enfants !
_ Quelle bonne nouvelle ! Je commençais à m’inquiéter.
_ Désolée, les faire partir de leurs cabanes n’a pas été facile. Je vous les laisse, donc.
_ Oui… oui. C’est ça ! Laissez-les moi !
_ Vous … vous avez pu faire les réparations nécessaires ?
_ Oui, tout à l’air de tenir, pour le moment.
_ Parfait ! Eh bien… si vous avez un quelconque problème à l’avenir, n’hésitez pas à nous demander ! Cette journée a été une folle aventure !”

Je lui adresse un sourire. Il n’a pas l’air très confiant. Mais alors que je m'apprête à partir il me retient.

“_ Merci, merci infiniment. A vous deux. Je ne sais pas comment nous aurions fait sans vous.”

Je hoche la tête avec un nouveau sourire. Je laisse à Alban la réponse. Quant à moi je me dirige vers le groupe d’enfant. Certains sont encore à se courir après dans l’herbe mais la plupart sont sagement rassemblés, baillant aux corneilles. Je pose amicalement ma main sur la tête de ma bien aimée qui s’accroche aussi vite à mon bras.

“_ Bon, eh bien… les enfants, il est temps pour moi de vous quitter. Vous allez retrouver vos animateurs favoris !
_ Mais pourquoooi ? Pourquoi tu pars ?
_ C’est vous nos animateurs préférés !
_ Noooon ! Reste !
_ Aaaronroooon ! Non !
_ Si, je dois partir les enfants. Je reviendrai vous voir.
_ Promit ?
_ Oui. Promit !”

Je leur adresse un sourire rassurant. Je ne sais pas si on m’autorisera à les revoir durant l’été. Mais j’ai promis. Et je tiens toujours mes promesses. Je me baisse à leur hauteur pour les serrer dans mes bras. Certains me murmurent des choses gentilles dans les oreilles. D’autres pleurent à chaudes larmes, je les essuient à l’aide de mon pousse en répétant que nous nous reverons. Je ne pensais pas m’attacher autant à ces monstres. Mais là, ils sont touchants, vraiment. Je sens à nouveau les larmes me piquer les yeux. Mais, si c’est moi qui pleure, ils vont tous y passer. Je ne peux pas leur infliger ça. Alors je m’écarte doucement d’eux. Ils me regardent tous avec des airs pitoyables. Je leur souris à nouveau. Je pars tout doucement, je regrette de les laisser comme ça. Si ça n’avait tenu qu’à moi je serais aussi aller les coucher. Je récupère mon sac. Je prends Invy dans mon bras droit. Je chercher Vivaldy des yeux. Elle a pris de l’avance et a déjà remonté le champ dans notre direction de départ. J’adresse un dernier signe aux enfants. Je leur tourne le dos. Une larme coule le long de ma joue. Putain. Je suis bien trop sensible. Je l’essuie avec ma main libre. Je rejoins Vivaldy. Je décide d’attendre Alban pour repartir. Autant rentrer tout les deux au camp. Je m’assois dans l’herbe.

Quand il arrive quelques minutes après, c’est en silence que nous prenons le départ. J’imagine que nous avons tellement de choses à dire qu’aucune n’arrive à sortir. C’est en tout cas le cas pour moi. J’ai envie de le remercier. Après tout nous avons fait une belle équipe aujourd’hui. Grâce à lui, nous avons échappé à plusieurs catastrophes, il a été prévoyant et adorable avec les enfants. Seul, je n’aurais pas fais la moitié de ce qu’à deux nous avons pu faire. Heureusement qu’il a été là, vraiment. Cette aventure nous a rapproché. Je lui suis très reconnaissant. Je finis par retrouver ma langue.

“_ Merci, Alban pour tout ce que tu as fais aujourd’hui.”

Je lui adresse un sourire des plus sincères. Sans lui, tout aurait foiré. J’ai soudainement envie de lui sauter dans les bras. De l’embrasser, même, peut-être. De lui prendre la main. Je me retiens, non, c’est pas le moment. Je rougis. A quoi est-ce que je viens de penser ? Je garde les yeux rivés au sol, il ne faudrait pas qu’il remarque mon trouble. Le visage de Lucenzo s’impose à ma mémoire. Mon coeur bondit. Bordel, qu’est-ce qu’il m’arrive ?
Aaron S. Mightley


RP Terminé pour Aaron.
Spoiler :
MERCIIII Alban ♥ Un véritable plaisir ! C'était génial ! On se revoit vite >8D



HAIL NOCTA
[Mission Ordinaire : Surveillance de Monstres] Toi aussi deviens animateur ! [PV Alban] Turtwig

Spoiler :
Le couple le plus improbable avec... une fille
Alban Abernaty
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t3557-alban-abernaty-le-ciel-se-nourrit-d-ailes
https://pokemoncommunity.forumactif.org/t3559-alban-abernaty-voltali
Région d'origine : Hoenn
Âge : 17 ans
Niveau : 70
Jetons : 20638
Points d'Expériences : 2487
Hoenn
17 ans
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Hoenn
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Alban Abernaty
est un Pokeathlète Coach
Parler de son passé avait toujours été douloureux. Il y avait tant de choses qui lui faisaient mal au cœur lorsqu’il les évoquait à voix haute. Ou même, rien que le fait d’y penser, ne serait-ce qu’un instant, le mettait au supplice. La poste de ses parents ne faisait cependant pas partie des souvenirs tristes. Evidemment, il avait commencé à s’intéresser aux courses aériennes parce qu’il vivait au milieu des oiseaux. Cirrus était d’ailleurs un des premiers Pokémon Postier qu’il avait éduqué lui-même, mais il avait séparé automatiquement les courses et la poste. Après tout, il ne pouvait pas déprimer constamment uniquement en pensant à l’endroit où il habitait, à ses parents, ou à lui-même. Il eut donc un sourire quand Aaron vanta les mérites de son ancêtre dont il ignorait presque tout. Quel était son nom ? Quand les postes avaient-elles étaient fondées en premier ? Ce n’était pas qu’il ne s’y était pas intéressé. Alban aimait l’histoire, et il aurait été trop heureux de se targuer de tout savoir sur un personnage « important » de sa lignée. Cependant, à l’époque, il n’y avait que peu d’écrits et peu de faits relatés avec précision. Il n’avait jamais pu déterminer précisément depuis quand le système de postes Pokémon existait, et si c’était bel et bien un Amargein qui avait découvert le concept. Malgré tout, l’affaire s’était transmise de père en fils, de mère en fille, jusqu’à ce que sa mère en soit la dernière héritière. C’était d’ailleurs assez fou que le siège social se situe dans une ville aussi modeste que Cimetronelle, mais Alban supposait que c’était le meilleur choix à faire, compte tenu de la présence d’Alizée dans la ville en tant que championne. Et puis, on pouvait rarement trouver mieux pour des oiseaux qu’une ville au milieu des arbres. Depuis ce centre aux allures pittoresque, ses parents dirigeaient cependant d’une main de maître toutes les autres postes du Monde. Hoenn était leur pôle majeur, évidemment, mais ils avaient également pouvoir décisionnel sur les responsables des autres régions. Pour simplifier, disons qu’il y avait un responsable poste régional, et au-dessus de tous ces gens, les Abernaty. Même si en règle générale, chaque responsable dirigeait sa propre région, il n’était pas rare que les parents d’Alban aient à leur transmettre des directives de temps à autres. C’était d’ailleurs en jouant sur cela que le Voltali avait pu s’éviter des ennuis lors de son inspection de la poste de Mauville. A la base, il était simplement venu rendre service à Albert, sur demande d’Alizée, pour élucider son problème de volière. Au final, il avait dû se faire passer pour un auditeur surprise envoyé par ses parents pour justifier son intrusion dans un domaine privé. Car même s’il était postier également, dans les faits, c’était juste un gamin de 15 ans qui avait pénétré au beau milieu de la nuit dans une volière pour aller y espionner les propriétaires. Un acte qui l’aurait amené en maison de correction si on supposait que tels endroits existaient.

Quoi qu’il en soit, Alban écouta attentivement le roux lui parler de ses parents à lui. Ils étaient éleveurs, apparemment. Un métier noble qu’Alban appréciait, étant donné que sa propre famille pouvait aussi s’apparenter à des éleveurs. A l’exception près que les Abernaty ne dressaient que des Pokémon Vol, évidemment. Tout comme Alban, Aaron avait dû vivre au milieu des Pokémon. Un point commun qu’ils avaient, donc.

- C’est sympa comme métier. Vivre au milieu des Pokémon… Je trouve ça bien, commenta-t-il avec un sourire discret.

Ils furent ensuite tirés de leur conversation par les enfants qui voulaient qu’on inspecte leurs cabanes. De diverses tailles et formes, elles étaient aussi imaginatives que bancales. Cependant, Alban félicita les enfants pour leur travail et leur sérieux durant toute la construction, tandis qu’Aaron s’extasiait sur les fabrications artisanales.

Vint ensuite le moment tant attendu du mariage. Ce serait mentir d’avouer qu’Alban n’avait pas fait ça juste pour embêter Aaaron. Il était persuadé que la plupart des gamins autres qu’Alice avaient oublié cet événement, et il avait plus remis ça sur le tapis pour embarrasser son camarade que pour faire plaisir à la petite. En voyant le sourire éclatant de la gamine coiffée de sa couronne de fleurs et le visage écarlate du Phyllali, le châtain su qu’il avait pris une bonne décision. Se retenant de rire devant le côté comique de la situation - enfin, il pouvait parler, lui qui était coiffé de deux petites couettes cerises et que les enfants avaient cru confondre avec une fille – Alban endossa son rôle de prêtre avec sérieux. Pour une fois, son visage impassible l’aidait à ne pas paraître trop ridicule. Tant mieux ! Car si son état intérieur se voyait sur son faciès, sûr qu’il aurait été bien peu crédible. Zéphyr jouait son rôle à merveille ; il faisait sortir de la Brume de son bec, pour une petite ambiance magique et un brin mystique. Il ne manquait plus que la robe de mariée et la traîne pour s’y croire. Les enfants étaient tous silencieux, pour une fois. Installés confortablement dans leurs « cabanes », ils regardaient et attendaient la réponse des deux futurs époux. Alice avait l’air d’être aux anges, et finalement, ce mélange de fleurs sauvages ne lui allait pas si mal. Alban n’avait pas fait du mauvais travail, le bougre. Associées aux boucles blondes de la gamine, les couleurs des pétales étaient magnifiques. Aaron finit par déglutir et à se décider. Il avait le choix entre se faire charrier par Alban pour le siècle à venir, ou bien faire pleurer tous les gosses. Il sembla trouver plus judicieux d’éviter un nouveau scandale, et fini par accepter de prendre la petite Alice pour épouse. La promesse scellée par la bague en marguerite, les deux amoureux pouvaient à présent se faire un bisou, réclamé à grands cris par les enfants.

Alban eu un petit rire tandis qu’Aaron était de plus en plus désemparé. Le Phyllali se décida cependant à déposer un baiser sur la joue de la gamine, qui profita de la proximité de son « mari » pour lui coller un baiser sur les lèvres. Ouuups ! Aaron rougit et écarta la demoiselle. Alban lui-même su que le jeu était allé un peu loin. Ils étaient mineurs, ok, mais aller rouler des gros patins à une enfant de primaire, c’était passible de quelques jours chez l’Agent Jenny. Enfin, même si dans les faits, c’était le contraire qui s’était produit. Le châtain s’apprêta à intervenir lorsque les enfants se mirent à rire. Hm ouais. Ils étaient innocents ces petits, encore insouciants de par leur âge. Il ne fallait pas qu’il réagisse comme un adulte. Esquissant un petit sourire, il fut rassuré de constater que le second baiser d’Alice se termina sur la joue d’Aaron, et que les gamins se contentèrent de cela. Puis, après avoir bien célébré, il fut enfin temps de revenir au campement.

- Auster, regroupe les enfants s’il te plaît, dit Alban à son Noctali, qui partit aussitôt d’un bond souple.

Le Noctali alla pousser les enfants du bout de son museau pour les ranger en file indienne. A côté, le Vivaldaim d’Aaron en faisait de même, aidé par son dresseur. Alban entendit les gamins réclamer à grands cris des Pokémon, dont la venue avait été annoncée par Aaron plus tôt. Aïe. Nouvelle crise ? Alban en attrapa deux à bras le corps et les fit grimper sur son dos pour les distraire. Pendant ce temps, le Phyllali avait trouvé une nouvelle excuse pour réussir à les faire partir et Alban eu un sourire. Décidemment, le roux s’en sortait bien mieux que lui. Le garçonnet qui était sur son dos attrapa ses couettes pour jouer avec.

- Alban ? On va rentrer à la maison ? demanda-t-il d’une petite voix triste.
- Eh oui mon grand, il est temps, répondit Alban en le hissant mieux sur son dos, tandis que la fillette occupait l’autre partie de son épaule.

Zéphyr à ses pieds fit la moue, agacé de voir son perchoir préféré ainsi occupé par des étrangers. Il sautilla cependant le long de la route de son dresseur, et le duo ferma la marche tandis que la petite procession se mettait en branle. Durant le trajet, ils entonnèrent quelques chansons de randonnée, comme trois kilomètres à pied, ou c’est à bâbord/tribord qu’on hurle le plus fort. Sûr que s’il y avait des Pokémon dans le coin, ils s’étaient tous fait la malle, vu le boucan que les enfants faisaient. Cependant, Alban était content qu’ils aient l’air de s’amuser autant. La journée n’avait pas été de tout repos, et gagner la confiance de ces gamins avait pris du temps. Cependant, ils étaient à présent tous soudés, comme une vieille bande.

Ils retournèrent à l’orée des bois. Aaron récupéra ses affaires et son Abra, tandis qu’Alban faisait descendre les enfants de son dos pour récupérer son sac. Il vérifia que l’œuf irisé était intact et soupira de soulagement en constatant qu’aucune fissure ne zébrait son précieux œuf. Une fois revenus au camp, les gamins se séparèrent à grands cris, jouant comme lorsqu’ils étaient arrivés, Aaron et lui. Le châtain les regarda un moment puis se dirigea vers l’homme qu’Aaron semblait connaître, et qui devait être le directeur du camp ou un truc dans ce goût-là. Ils discutèrent un moment puis passèrent le relai pour la garde des enfants. L’homme les remercia ensuite chaleureusement, et Alban inclina la tête avec respect.

- Pas de soucis, ce fut un plaisir. Juste, si vous pouviez passer le mot à leurs animateurs. Ils ont construit des cabanes un peu plus loin dans les bois ; ce serait bien de les y amener de temps à autres, histoire qu’ils puissent continuer à jouer dans leur « village ». Ce serait dommage que tout ça se perde.
- Ok, j’en prends note. Merci encore. Ah oui, et avant que j’oublie…

Il glissa deux enveloppes dans la main d’Alban. Une pour lui, et l’autre pour Aaron qui était déjà parti dire au revoir aux enfants. Alban les glissa dans sa poche et alla retrouver son ami, qui était au beau milieu de déchirants adieux.

- DadAlban ! Tu peux garder les couettes, ça te va bien !
- Oh oui, garde les s’il-te-plaît ! Tu reviendras nous voir, d’accord ?

Croisant le regard d’Aaron, Alban eu un petit sourire.

- Oui, je reviendrai avec Aaron. Prenez soin de vous en attendant et soyez sage. N’oubliez pas : on ne mange pas de baies Papaya !

Les promesses scellées des deux côté, Aaron et Alban quittèrent le camp. Alban enlaça quelques gamins qui voulaient des câlins, essaya d’en consoler d’autres, puis, d’un commun accord, ils s’éloignèrent pour retourner dans leur village. Il fit semblant de ne pas remarquer les yeux rougis d’Aaron. Ils marchèrent en silence quelques temps, puis Aaron remercia Alban pour son travail. Ce dernier lui rendit son sourire. Il sortit l’enveloppe de sa poche et la donna à son camarade. Le paiement pour leur service du jour.

- Tiens, c’est de la part du type de tout à l’heure. Et c’est à moi de te remercier. J’ai passé une journée super, malgré les quelques coups de stress. On retourna les voir ensemble, d’accord ? Enfin… Si tu as envie de trainer avec moi occasionnellement.

Ils se sourirent. Ils savaient qu’ils continueraient de se voir. Après tout, une belle nouvelle amitié était née entre ces deux-là. Reprenant le chemin de leur village, ils restèrent silencieux tout du long. La fatigue les rendait moins bavards. A moins que… ce soit à cause d’autres sentiments bien plus complexes ? Ça, la suite seule nous le dira… Mais pour le moment, d'autres aventures les attendaient !
Sir Trouille
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Appréciation
Alban Attention, Alban est amoureux des femmes plus âgées ! Ok, blague à part... La lecture est vraiment agréable, on est bien ancré dans les écrits ce qui nous permet de nous projeter vis à vis du personnage. Beaucoup de détails.

Aaron Quelques fautes parsemées ici et là, sans trop de gravité. Lecture fluide et agréable. On a vraiment l'impression que les enfants sont des fous pas possible. (Merci la pauvre gamine qui court à poil !) Aaron fait preuve de maturité même si ça ne l'enchante pas. Mais c'est qu'il est grand le Phyllali alors un peu d'autorité !

Conclusion Les ados se font mener par le bout du nez, rendant un aspect relativement comique de la situation. (en même temps, on ne pouvait pas s'attendre à autre chose !) D'ailleurs, ils sont même mal à l'aise, ne sachant pas trop comment s'y prendre. C'est intéressant mais surtout très logique : personne n'a vraiment le contact facile avec les enfants. Et les deux compères s'en sortent plutôt bien. (Bon, même si faire marcher de pauvres petits enfants c'est pas le top. Ni leur donner des mauvaises baies. Et les laisser se prendre des arbres... On dirait des tortionnaire pour le coup) Complices, il n'hésitent quand même pas à mettre en difficulté l'autre juste pour le rendre ridicule. Et puis, ils apprennent aussi à faire plus amples connaissances. En clair, une mission géniale, approfondie sur toutes les facettes et surtout, qui m'a bien fait rire !

■■■■■ - Cinq étoiles : parfait ! Vous avez exploré la mission dans ses plus profonds recoins, vous avez fait de cet énoncé banal une grande épopée et l'application se ressent dans le moindre de vos rps ! Vous recevez 100 jetons, 25 expérience et un objet rare !

Alban > Tu obtiens un foulard spécial (+1 point en athlétisme si objet tenu)
Aaron > Tu obtiens un collier aimant (+1 point en recherche si objet tenu)



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