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Tu abandonnerais ce pauvre locataire démuni à son déménagement, en « empruntant » sa camionnette en plus… ? Je ne te pensais pas voleur, Josh.
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Cha-charmant… normalement c’est en mission avec Josh que je frôle la mort, pas en rentrant chez les Phyllalis.
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Je vais chuter, encore, et ça sera long, et ça sera douloureux, et t'auras pas envie d'être là. Parce que toi, tu as Aoi mais moi j'ai quoi maintenant que Maya est partie, dis-moi ?
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Ce n'est pas le parc que je souhaite anéantir...
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Mademoiselle Alézar, Pecheresse Caroline ! Où êtes-vous ?
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La triche sera permise évidemment.
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Q…. Quéééééééééééééé ?!
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Henry Reece
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Henry Reece
est un Adulte Barman accompli


Vingts petits œnologues

Abygaëlle Keelin

L’invitation trône sur ta table depuis quelques jours. Un soupire parcours tes lèvres. Est-ce que tu devrais y aller ? Devrais-tu passer par Vestigion ? Est-ce là une bonne idée ? Non, tu serais retenu par une discussion musclée avec tes parents, après tout, n’est-ce pas là terrible ? Se dire que tu leurs en veux autant que tu comprends leurs actes concernant ta sœur. Ton père à consenti à briser ses deux enfants dans le bien de la famille, il a sacrifié son propre bonheur… Tu as sacrifié le tien, sans être réellement consentant. Non. Vestigion sera évité, tu as un autre navire après ton arrivée à Rivamar. Tu prétexteras un agenda beaucoup trop stricte pour passer. Les visages tirés et fatigués de la famille manquent à ta vue. La famille, c’est tout ce que tu as.

Ce morceau de papier, une invitation à un colloque, tu es honoré, mais tu ne t’y connais pas spécialement en vins, mais le nom des Reece doit se suffire à lui-même. Le liqueur reste un alcool à base de fruit, comme le vin. Tu iras, bien entendu. De toute façon, tu n’es pas à ça prêt. Au contraire. Un colloque se tient sur une semaine en général, le temps que les conférences se fassent. Qu’à cela ne tienne. Tu te dois de partir demain et le bar sera fermé. Une bonne occasion de faire l’inventaire, des commandes spécifiques et des petits travaux sur le mobilier abîmé. Une semaine de vacances, la première en deux ans. Ce mot t’es étranger, tu ne connais pas le repos Henry. Toute ton équipe est de sortie dans ce vaste appartement qui commence à être un peu trop… Petit. A terme tu espères bien aménager une grande bâtisse comme celle de tes aïeux, mais il faut refaire tes finances. Tu as songé à emmener Yuna avec toi à ce colloc, mais tu t’es ravisé, c’est bien trop tôt. Alors que tu sors une grosse valide, tu siffles ton équipe. Viennent s’asseoir alors un sacré groupe : Un Pyrax, à tes côtés, un Machopeur, une Mesmerella qui tient un œuf qui déjà est là depuis un gros mois. Une Mygavolt avec ton Rapion assis dessus. Enfin, Une Tiboudet qui sert de perchoir à ta Bleusaille. Dire que l’oeuf d’Otaquin est sous couveuse, tu comptes bien le laisser ici, tu t’en voudrais qu’il lui arrive quelque chose.

-Je vais faire simple. Je pars une semaine, la boutique sera fermée. J’emmène avec moi Napoléon, Gorgo, Tomyris et Attila. Je délègue à Bismark l’autorité en l’absence de Elizabeth qui viendra vous surveiller, il sera là pour aviser le groupe puisqu’il connaît un peu mieux les habitudes. Son autorité fait foi et je ne tolère bien entendu aucun excès. Il en va, bien entendu, de même pour ma sœur.

Tu grilles une clope.

-Il faudra me faire l’inventaire complet, je laissera un mot concernant ce que je prends avec moi pour le colloque à Frimapic. Tu soupires. Au moins le bar saura proposer de bons vins, puisque vous savez qu’à terme, je compte intégrer un étage pour de la restauration. Oui, on va finir par tenir un établissement renommé. Un autre bar plus populaire sera ouvert ailleurs. Bien, profitez en aussi pour retaper ce qui a été abîmé, je veux que tout soit nickel quand je reviendrais.

D’un geste demain, tu disperses le groupe qui retourne à ses activités. Tu prépares, une chemise pour chaque jour, quatre pantalons, trois paires de chaussures, sept nœuds papillon, sous-vêtements, deux gilets et la veste où trône fièrement l’écusson de la famille. Le soir, tu reçois un appel, numéro peu utilisé, c’est un chercheur en chimie moléculaire, très intéressé par la cuisine moléculaire. Tu as vu son nom sur la liste des conviés. Mais malade, il semblerait qu’il ne pourra suivre. Toutefois il te demande de prendre sous ton aile une jeune chercheuse qui l’accompagne. Tu clôtures rapidement en acceptant, tant que cette Abygaëlle reste à sa place, tu n’en a rien à foutre. Le rendez-vous est demain à 6 heures devant le bateau qui fait le voyage pour Rivamar.

Tes affaires sont prêtes et… crack. Tu hausses un sourcil et te retournes vers l’oeuf de Scarhino sous sa couveuse, Catherine dors juste à côté. Elle est réveillée en sursaut par le bruit. Tu souris légèrement, un lève-tôt, très tôt même. Tu viens t’asseoir et poser l’oeuf au sol, retirer la couveuse qui abrite cette coquille qui craquelle. La corne émerge en premier, bleutée, masculine. Bien, sais déjà comment appeler ce guerrier. Alexandre arrive dans ce petit monde alors que Catherine vient rapidement lui retirer les restes de coquilles. Il a ce regard un peu perdu de naissance et titube en se levant pour la première fois. Tu viens doucement gratter son front en lui tendant un verre d’eau et de quoi manger.

-Bienvenue parmi nous Alexandre. Tu n’as pas beaucoup de chance que je doive partir demain. Catherine s’occupera à la perfection de toi.

Tu restes un peu avec nouveau compagnon pour le dorloter, lui donner un peu d’affection paternelle et partir dormir quelques heures.

Au réveil, tu te prépares très rapidement, douche et rasage inclus, coiffure rapide, soin pour la peau, tu ranges tes affaires de toilette et pars avec le quatuor désigné, seul Napoléon est debout, les autres dorment dans leurs pokéballs. Tu as tes bouteilles, dans leur compartiment et bien entendu un six coups, comme si tu allais partir à l’aventure sans défenses. Qui sait ce qui peut arriver.

Tu es au port à l’heure, compte tenu de la description qu’on a dû faire de toi et celle que tu as eu d’Abygaëlle, tu l’observes arriver, moyenne, menue, de long cheveux blanc. La casquette sur tes yeux masque ton regard, mais les traits tirés, la chemise, le nœud papillon logé de deux lames de rasoir ne trahissent pas cette signature. La fumée de ta cigarette s’élève et se confond dans le froid de ce mois de mars. Lorsqu’elle est assez proche de toi, tu distingues des cernes, creusées, un peu comme les tiennes. Cette jeune femme est dans la vingtaine… Comme Aurélia ou Lysithéa, même Marie, décidément, tu ne côtoie que la gente féminine. C’est avec un temps de latence qu’elle réagit à la présence de Napoléon. De ses deux mètres et lévitant, c’est un gros insecte. Un bel insecte. Qui crache de sacrées flammes. Tu écrases ton mégot sous semelle de ta chaussure avant de le ranger dans une boîte spécifique. Tu ne lui tends ni la main ni la joue, ta voix est sombre, caverneuse, froide et grave.

-Henry Reece. Je serais votre accompagnant, suite à l’appel que j’ai reçu hier. Tu prends une autre clope et en tend une à Abygaëlle, puis allume la tienne si elle refuse, et enfin lui offre ton feu si elle accepte. Vous vous y connaissez en œnologie ? Chercheuse en chimie ou biologie moléculaire ?

Tu libères alors ton Machopeur, Attila, qui directement prend ta valise et s’occupe des affaires d’Abygaëlle sans demander. Ton Pyrax te suis, légèrement derrière toi et décalé sur la gauche. Vous entrez sur le navire sans difficultés, vous en avez pour une demie-journée avant de prendre un autre navire pour Frimapic si la ligne circule. Vous serez là-bas avant le début du colloc à 17h, puisque tout le monde n’a pas le luxe de voyager en avion ou par moyens privés. Tes affaires à tes côtés, à l’avant du bateau, tu jettes quelques regards à cette femme que tu ne sens pas du tout à ta place.

-Vous êtes déjà allé à Sinnoh ?

Pour la première fois, tu avises la Muplodocus à ses côtés. C’est gros et grand. Tout autant que Napoléon, mais en volant il domine le dragon d’une cinquantaine de centimètres. Puisque le navire s’apprête à partir, tu laisses sortir Tomyris et Gorgo. La reine spartiate prend son envol, profitant de pouvoir voler librement sans obstacles. Ta petite monture reste à côté contre ta jambe alors que tu lui caresses doucement le crâne.

-Vous verrez, Bon Parte est un gars un peu taré, obnubilé par le vin, mais c’est une encyclopédie vivant. Tout se passera bien, tant que sa femme ne se met pas à chanter à cause de la picole.


© BBDragon
Abygaëlle Keelin
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Abygaëlle Keelin
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Les choses s’enchaînent et en entraînent d’autres. Si tu pensais t’être approchée de la définition de morosité en 2015, tu t’étais lourdement trompée. L’esprit encore accablé par le mois de Février, tu t’étais plongée lentement dans ton travail. Tu avais tout accepté, jusqu’à la surcharge. Même plus loin. Personne ne pensait que tu pouvais tout mener à terme, dans les temps. Pas même toi. Alors pourquoi, Aby ? Tu avais besoin de te changer les idées, par n’importe quoi. Après ce fameux 14 Février 2020, les choses s’étaient enchaînées.  Un oubli en entraînant un autre, une pensée en amenant une seconde, un pas après l’autre, tu t’étais retrouvée accablée.

Tu ne comptais plus les heures passées à pleurer, à ressasser un passé presque maudit, à laisser tes émotions envahir ton quotidien, jusqu’à tes nuits mêmes. Les cernes sous tes yeux laissaient deviner les tourments qui te hantaient, mais malgré tout, tu essayais de rester droite. Ton Ipok résidait entre les mains de Kaia, désormais gardienne de ta morale, fidèle défenseuse du bon sens. Tu l’avais déjà frappée, insultée et même menacée, mais elle n’avait pas cédé. Lorsqu’elle t’avait vu chercher ce contact fantôme, elle t’en avait empêchée. Quand elle t’avait vu tenter, en secret, d’envoyer un message larmoyant à ce qui t’affectait tant, elle l’avait supprimé, avant qu’il ne soit envoyé. Elle avait toujours été là, fidèle. Aujourd’hui encore, elle t’empêchait de faire les pires bourdes de ta vie. Il fallait attendre, du temps. Tes instructions étaient claires, pourtant. Oui mais hélas, tu les avais comme oubliées sous le poids des émotions qui t’animaient désormais. Les seuls instants où tu avais le droit à ton Ipok étaient bien pour échanger avec ce « Lucian » qui se clamait être du même sang que toi. Tu ne savais pas encore s’il fallait que tu en sautes de joie ou que tu en pleurs, car l’annonce d’une telle chose n’était pas venue anodinement.

C’était un soir courant Mars. Il y a quelques jours à peine. Il y eut cet appel, d’un numéro inconnu, d’une voix inconnue. Tu ne savais pas vraiment, encore aujourd’hui, pourquoi tu avais décroché, mais il en était ainsi. Identifié sous le nom de « Lucian Lewis-Kahuna », cet homme disait être ton aîné de cinq ans, rien que ça. Encore aujourd’hui, tu cherchais à trouver la vérité parmi ses mots, car s’il avait effectivement raison, la Daphnée que tu connaissais n’était pas la réelle femme qui t’avait mise au monde. Par-là, tu entendais que Daphnée n’était pas la femme droite que tu avais toujours vu. Il te parla aussi des Keelin, rapidement, de leurs méthodes, de l’histoire de ta mère. Un mariage arrangé, une courte aventure pour semer de doute et le chaos, pour contredire en secret les agissements des deux familles. Si tu connaissais les Keelin depuis ta naissance, tu ne savais pas ce que « Héritière » signifiait réellement. Tu avais toujours bien vécu, comme tu le voulais, surtout après la mort d’Elrick. Mais aujourd’hui, ces mots avaient un autre sens. Un tout autre sens.

Encore une fois perdue dans tes pensées, tu ne remarquas pas immédiatement que l’Ipok que Kaia portait sonnait affreusement. Lorsque tu le remarquas, tu lui fis signe de te donner l’appareil. « Labo ». Que te voulaient-ils encore ? Tu avais rendu les derniers rapports, fais ta veille scientifique, consulté les rapports de stages des étudiants, conseillés d’autres personnes, pris contact avec Unys. Avais-tu oublié quelque chose ? Les larmes remontaient déjà. Putain, pas maintenant. Tu les séchas d’un revers de ta manche, avant de décrocher. Ta voix était monotone, fatiguée, et trahissait ton état.

« Abygaëlle Keelin… ? »

Il y eut un silence, tu écoutais ton supérieur, au bout du fil.

« Un colloque œnologique ?... Mais je ne suis pas… »

Un nouveau silence, suivi d’un soupir.

« Si vous pensez que ça me ferait du bien, d’accord. »

Un autre silence, un soupir et un léger rire.

« Je ne le fais pas pour moi, mais pour vous… Patron. »

Ce mot que ton supérieur détestait tant, que tu employais juste pour détendre l’atmosphère. Il raccrocha, tu lâchas un nouveau soupir. Demain… A six heures du matin… Tu regardas l’horloge au mur. Vingt-deux heures passées. Tu reçus un mail avec quelques informations, dont le lieu d’embarquement. Tu dévisageas Kaia avant de, finalement, éteindre ton ordinateur. S’il fallait partir tôt, le peu de temps qu’il te restait serait pour préparer tes affaires.

Une simple valise noire, non pas que la blanche soit démodée, mais tu n’avais pas le cœur à la prendre, tout simplement. Tu y jetas quelques affaires sans prendre en considération les couleurs, les détails ni le reste, tu y ajoutas le nécessaire pour être présentable, et tu la fermas. Tu prendrais tous tes pokémons, question de survie, tu ne pouvais les laisser seul ici.

Au terme d’une « bonne » nuit de sommeil, pour ajouter une pointe d’humour, tu te levas vers cinq heures, le temps de te préparer : une bonne douche, si tu avais pu l’apprécier, le temps d’une petite remise en forme comme tu le pouvais… Tu avais réussi à atténuer les cernes, mais ton visage laissait clairement voir que tu n’étais pas au mieux de ta forme. S’il était habillé d’un sourire dont tu avais le secret, ton visage aurait pu avoir un air normal. Mais au-delà d’un simple coup au moral, d’autres choses s’ajoutaient. Voir flou de temps à autre par exemple, ou commencer à se demander s’il s’agissait d’un vert pomme ou d’un vert prairie. Oui, il y avait une réelle différence, mais cette subtilité, tu commençais à la perdre. La boule au ventre, tu commençais à réellement t’inquiéter de ce genre de changements. Visuellement, rien n’avait changé. Oooh, Aby, tu avais bien assez de problèmes pour rajouter la peur de ressembler à Elrick. Certaines choses arrivaient sans qu’on s’en rende compte… Les choses s’enchaînent et en entraînent d’autres. Chacune semble se ressembler mais aucune n’est semblable, tu devrais faire avec.

Les six heures se profilent doucement sur ta montre, quand tu arrives au port, pile à l’heure. Pas d’avance cette fois, comme tu en as le secret. Parfois, il faut juste laisser les choses faire et être pile dans les clous. Ni plus ni moins. Tu devais rejoindre un certain « Henry Reece ». Non pas que ce nom te soit inconnu, tu avais dû faire halte une ou deux fois dans son bar, certainement. Hélas, Abygaëlle, si tu avais mieux suivi les cours de cette chère dame Keelin, aussi perfide fut-elle, tu aurais su que les Reece n’étaient pas qu’un nom, bien loin de là. A l’époque, tu sous-estimais fortement l’importance de l’Histoire, reléguant le passé au passé, défiant sans cesse les préceptes des Keelin.

Ton regard trouve une personne semblable, presque en tout point, à la description qu’on avait fait de ce curieux personnage. Ton regard était encore perdu dans le vague, tu n’avais pas pensé à réfléchir à quoi dire, quoi faire. Tu te laissais porter, traîner, plutôt, par ce que la vie voudra bien faire de toi. Ta Muplodocus remarque tout de suite une présence qui t’était dérangeante. Un Pyrax. Elle ne grogne pas, elle se contente de se rapprocher de toi, au cas où. Quant à toi, tu relèves les yeux lentement, tu distingues une forme rouge… Peut-être orange, tu n’es pas sûre. La fatigue n’arrange pas les choses. Cela te rappelle vaguement quelque chose. La forme, un soleil, trois ailes de chaque côté, un duvet doux, blanc, un peu de noir… Tu n’as même plus la force de réagir en grandeur nature. Un Pyrax. C’était un pokémon feu. Une seconde… Deux… Trois… L’information était arrivée au cerveau. Aby ! Un pokémon Feu ! Tu eus un mouvement de recul, tu te collas à ton pokémon Dragon. L’insulte fuse dans ton cerveau, tel un éclair un soir de tempête. Putain de merde, dans quoi tu t’étais embarquée. L’adrénaline avait clairement dissipé ta fatigue, tu sentais ton cœur battre à tout allure, et même rater un battement, alors que tu commences à trembler légèrement. Non, tu ne devais pas laisser ce genre de futilité t’impacter. Reprends le contrôle ! A défaut, laisse Kaia te protéger. Ce pokémon insecte n’est pas des plus petit. De ses deux mètres d’envergure, il s’impose à toi tel un astre à part entière, et te rappelle fortement ce que tu te tuais à oublier. Mais il avait quelque chose de beau, de gracieux. Est-ce que tu voulais t’en approcher ? Bien entendu. Allais-tu le faire ? Oh que non. Tu avais encore un minimum de conscience pour ne pas t’y risquer. A l’image d’une flamme qui attire les yeux, hypnotisant par sa danse archaïque, ce pokémon attirait autant ton regard que ton âme. Et c’est ce qui t’effrayait : te brûler en te laissant charmer. N’était-ce pas ce que tu avais vécu, autant 2012 qu’il y a un mois à peine ? Tu avais espéré, tu t’étais laissée adoucir, charmée. Et tu t’étais brûlée. En ces mots, il s’agissait plus d’une morsure glaciale qu’une réelle flamme, mais la sensation était la même : désagréable.

- Henry Reece. Je serais votre accompagnant, suite à l’appel que j’ai reçu hier.

Ces mots résonnent dans ton esprit. Perdue dans tes pensées, tu émerges vers la réalité doucement. Ce voyage promettait d’être long, très long, Abygaëlle. Il te faudrait tenir, et ne pas sombrer, contrairement à ce que tu venais exactement de faire. Pouvais-tu te rattacher à cette présence aussi désolante et malheureuse que toi, et espérer qu’à chaque action, chaque parole, tu émerges à nouveau ? Tu laisseras faire le temps, le hasard, la vie. Tu ne savais faire que ça, après tout. Un soupir, d’abord, passa tes lèvres. Face à l’objet de la tentation qu’il te tendit, une cigarette, chose que tu n’approuvais pas, que tu fuyais par ses conséquences, tu te laissas amadouer. Tu la saisis sans vraiment t’en rendre compte. Peut-être en avais-tu besoin à ce moment, de changer un peu, de t’évader. Après tout, le soir même de la Saint-Valentin, tu avais entamé ta descente par une bouteille, un verre, un autre, et ainsi de suite. Qu’ajouterai cette cigarette à tout ce que tu avais déjà fait ? Rien.

Une fois la cigarette allumée, tu hésitas. Les dernières onces de raison te hurlaient de ne pas jouer à ce jeu-là. L’alcool, le tabac, et ensuite ? Ce serait toujours moins pire que l’enfer que tu commençais à vivre depuis quelques temps. Qu’importe. Tu finis par la porter à tes lèvres, les mains légèrement tremblantes. Pour une première fois, ce n’était pas très gracieux, certes. Mais il en fallait une à tout. Ce n’était pas ta famille qui t’aurait enseigné ce genre de chose. Tu écoutas les questions avec un intérêt à peine perceptible, alors que Kaia te dévisageait, outrée par le geste, l’affront que tu avais fait à la fois aux Keelin et aux Lewis.

- Vous vous y connaissez en œnologie ? Chercheuse en chimie ou biologie moléculaire ?

Un nouveau soupir, expirant la fumée qui te brûlait réellement les poumons. Ironique, n’est-ce pas ? Toi qui avais peur du feu, toi qui fuyais la chaleur comme le choléra, tu venais de l’imposer à tes poumons, tu te brûlais de ta propre volonté. L’effet que cela faisait ? Tu avais l’impression de vivre, un peu. Tu répondis quelques mots. Ils t’étaient difficiles à prononcer, comme si chaque souffle t’arracher un peu plus le reste d’âme que tu avais ce matin-là, chaque souffle dont personne ne saurait qui de la fatigue, la cigarette ou la déprime en avait eu raison.

- Bioécoéthologue. Ou biologiste en écologie et en éthologie, à votre convenance.

Ca ne sonnait pas très glorieux. En ce moment, tu t’attachais peu aux nominations. Après tout, n’importe qui pourrait être n’importe quoi, cela ne changerait pas le fond de leur âme. Tu ne savais plus si tu devais haïr ces gens, ou continuer à les aimer, ni l’un, ni l’autre, tu ne savais pas ce que tu devais, ni ce que tu ressentais réellement. Tu oublias un détail, tu revins dessus.

- Abygaëlle Lewis-Keelin. Ma famille s’y connaissait un peu.

Prononcer le nom des Lewis, de ta famille maternelle, te faisait doucement rire et souffrir à la fois. Qu’importe ce que tu pouvais en penser, tu étais à la fois une Lewis, à la fois une Keelin. Peu importe ce que Daphnée avait fait. Peu importe qui Elrick avait été. Question vin, tu ne savais pas vraiment. Certainement que la présence d’une cave dédiée dans ta maison familiale, autant que l’immense zone réservée chez les Keelin de Sinnoh, t’avait mis la puce à l’oreille. Toi, personnellement ? Tu t’y connaissais peu. Est-ce que tu espérais boire à n’en plus soif et débiter toutes sortes de conneries ? Non, non. Certainement pas. Enfin, franchement ? Si. Tu allais à Sinnoh, quelle probabilité que tu croise un Keelin là-bas, franchement ? Tu n’y avais pas pensé. Ta gorge se serra. Il ne devait pas y en avoir, ou ce serait un carnage intérieur. Tu ne voulais pas les voir, pas les rencontrer. Même s’ils te nourrissaient encore, grâce à la fortune accumulée, que tu dilapidais doucement pendant qu’une poignée d’entre eux nourrissait ce compte qui t’appartenait par ton ascendance. Qu’importe. Au mieux, ils ne te reconnaîtraient pas.

Encore perdue dans tes pensées, tu laissas volontiers ta valise au Machopeur, sans vraiment t’en rendre compte. Tu fixais de nouveau le Pyrax. Il y avait quelque chose de malsain qui émanait de lui. Non pas qu’il soit méchant, mais le simple fait qu’il soit un type feu te provoquait, maintenant que tu étais pleinement éveillée, un réel malaise. Tu montas à bord du bateau qui devait vous mener à Sinnoh. Le trajet semble long, mais se trouve réellement court lorsque l’occupation est aux pensées.

Positionnée à l’avant du bateau, tu aurais d’ordinaire contemplé l’étendue des eaux, la beauté des pokémons sous-marins et leur magnifique ballai. Mais à la place, tu te surpris à fixer l’horizon et à te questionner intérieurement. Aurais-tu fait les mauvais choix ? Aurais-tu dû fermer les yeux à l’époque, une fois, deux fois, une troisième fois peut-être ? Est-ce que cela aurait changé quelque chose ? Aurais-tu dû rejoindre le manoir à Sinnoh et te complaire en ta position d’héritière Keelin ? Mais ce n’était pas ta faute, Abygaëlle. Daphnée avait merdé, Margareth avait merdé. Si l’une ou l’autre avait eu un minimum d’honneur envers les Lewis, elles n’auraient pas défié cette famille, au risque que quelqu’un d’autre en paye le prix. Non, attends. Qui en payait le prix ? Toi ? Certainement pas. Ecoutes ce que tu dis. Ca n’a aucun sens. Ce n’est ni la faute de ta mère, ni celle de ta tante, Abygaëlle. Tes choix étaient probablement les bons à cet instant. Tu ne penses pas… ?

- Vous êtes déjà allé à Sinnoh ?

Le court de tes pensées furent interrompues. Tu sentis une larme rouler sur ta joue, en silence. Tu fis mine de remettre une mèche de cheveux en place pour la sécher. Ton regard glissa lentement vers le Reece.

- Ma famille y habite-... Les Keelin y habitent.

Kaia a ce regard fermé et accusateur qu’elle n’a que peu souvent. Elle toise l’homme, elle craint qu’il ne te brise plus que tu ne l’es déjà. Ta réponse quant à elle, est aussi fermée que ton cœur à présent. La simple prononciation du nom de ton père suffit à provoquer un malaise dans ta voix. Tu pouvais pratiquement sentir l’étreinte qu’il exerçait encore, six pieds sous terre, autour de toi. Il te tenait à la gorge, malgré sa disparition, malgré sa mort.

Le bateau prend le large, les vagues ont quelque chose d’attirant, presque d’envoutant. Tu te surprends à essayer de les suivre du regard, à penser au large, au vague, à l’horizon. Ta Muplodocus finit par s’asseoir à côté de toi, sans quitter des yeux Henry, de peur qu’il ne tente quelque chose. Tu n’essayes même pas de la rassurer, tu te contente de poser ta main sur sa patte. Elle a toujours eu quelque chose de rassurant, elle te rappelait 2015, mais pas dans le mauvais sens, étrangement. Tu écoutas les mots d’Henry, avec une certaine inattention, mais tu l’écoutais tout de même. Il avait quelque chose de rassurant, aussi bizarre cela puisse être. Il te changeait de ton quotidien, il te changeait de Aaron, il te changeait de Josh. Et des autres. Tous les autres. Tu avais l’impression qu’il n’attendait rien de toi, autant que tu n’attendais rien de lui. Il y avait cette part d’inaccessible en lui, qui ressortait comme une sorte de carapace, un peu comme toi, maintenant.

Tu te surpris à sourire, à rire presque, à ses remarques. Une légèreté que tu avais presque oublié dans ta solitude et ton isolement. Il ne devait pas être mauvais. Et Kaia commençait à le penser : s’il pouvait te faire sourire, alors elle le laisserait faire. Toujours sur ses gardes, mais un peu plus tolérante, elle lui laisserait sa chance, la chance qu’elle n’avait pas eue, d’essayer de te changer les idées.

- Si elle se met à chanter, je la ferais taire. Quitte à lui clouer le bec en chantant plus fort qu’elle.

Venais-tu t’invoquer une passion qui s’était éteinte il y a cinq ans ? La Muplodocus te regarda, surprise, avant de lâcher un espèce de ronronnement guttural, et de fixer à son tour l’horizon. La voilà rassurée, un peu, mais surtout anxieuse de réveiller de tels souvenirs. Quant à toi, tu laissas ton regard suivre les nuages, les lignes invisibles du ciel, à penser avec une certaine légèreté, sans pour autant oublier la lourdeur de ton cœur.

Le voyage se termina bien plus rapidement que tu ne l’aurais pensé. Fermée à la discussion, tu auras répondu aux questions du Reece sans hésiter, avec une franchise qui te manquait étrangement, depuis quelques temps. Le trajet d’un bateau en passa à un autre, et vers 17h, le manoir de Bon Parte s’offrait à vos yeux. Gigantesque, sublime et imposant. Probablement semblable à la stature de l’homme qui le possédait. La neige rendait le lieu intensément puissant, en un sens. L’isolement le rendait presque irréel, il aurait eu quelque chose de magnifique à tes yeux, sans toute cette brume dans ton esprit, sans toutes ces pensées parasites. Mais tu te surpris, une fois de plus, à pouvoir apprécier un tel spectacle et, si tes yeux n’arrivaient plus à exprimer toute la magie d’un émerveillement, ton attitude laissait entrevoir ce que tu pensais intérieurement, entre deux pensées obscures : un édifice d’une beauté époustouflante, presque écrasante. Probablement une des plus belles merveilles que l’homme ait jamais créé, sublimé par l’environnement dans lequel il avait été soigneusement placé.
(c) Apomenon



Fiche ~ T-Card ~ Liens & RP ~ Couleur : #39CCC5
Henry Reece
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Vingts petits œnologues

Abygaëlle Keelin

Cette jeune femme, elle ne va pas bien, cela ne fait aucun doute. Elle a ce regard et cette attitude de personne désemparée, perdue et incertaine. Lui proposer une clope n’était pas la meilleure des idées surtout qu’elle ne sait pas fumer, ça se voit à la gestuelle, peut naturelle, la grimace, la manière dont elle recrache la fumée. Fumer pour se donner un style ? Fumer pour s’en trouver un ? Où peut-être déclencher quelque chose ? Tu ne réagis pas plus que ça. Ce serait dommage de gâcher pareille beauté. Pourtant Henry tu aimes bien corrompre ce qui t’approches, ce défaut est vilain et nocif. Son visage, tu l’as peut-être observé au bar en de rares occasions, tu ne préfères pas insister et rester d’un ton naturel. Ton Pyrax ne cesse de l’observer, la détailler, elle est intrigante à sa manière, puis il avise le grand dragon, est-ce un adversaire intéressant ? Dangereux ? La réponse, nous ne l’aurez jamais à vrai dire. Mais qu’importe.

Vous embarquez, le navire décolle après quelques échanges verbaux. L’information de ses études et son nom forme un duo particulier. Les Keelin, ça te parle, c’est riche, c’est même noble, enfin, tu crois. La noblesse ou les gens légalement riche depuis plusieurs générations, c’est pas un truc que tu connais spécifiquement. Ce sont là deux familles bien différentes qui se côtoient. Elles n’ont rien à voir hormis le prestige du nom. Celui des Reece à Sinnoh à fait son chemin. L’occasion de poster des questions plus intéressées à le temps de se présenter, tu es barman, cette fille va mal, si besoin, elle sera une excellente distraction si elle a la langue bien pendue. Pour l’instant, tu te contentes de lui répondre.

- Leur domaine est impressionnant à Sinnoh, j’admire un tel patrimoine et une famille aussi prospère, tu tires une taffe. Bien que chaque famille ait ses… Originalités.

Le navire s’envole sur cet océan salé. L’atmosphère est tendue, tu fais dans le sarcasme pour qu’elle se détende, sentant aussi le regard du Muplodocus moins lourd. Tu es un danger à ses yeux ? Tu espères bien. Car tu n’apportes que rarement du bien-être aux gens dans l’immédiat de tes agissements. Les connards savent se faire pardonner.

-Me feriez-vous le plaisir d’une Sonate si l’occasion se présente ? Abygaëlle ?

Le soleil prend vite place dans un ciel obstrué, les nuages gris de cette fin mars grimacent. En espérant que le mois d’avril soit plus clément à terme. Tu sors ta flasque, l’odeur de baie maron qui s’en dégage est forte, de la liqueur, bien sèche, qui racle la gorge et la purifie, avec ça, impossible d’être malade. La présence de cette jeune femme n’a rien de désagréable pour les yeux et sa voix n’est pas embêtante. Bien vite, vous vous retrouvez à Rivamar, une escale courte, le temps pour toi d’enfiler un triple café noir sans eau et sans sucres. Un peu d’eau sur la figure. C’est long, ces plages t’ont manquées. Pourtant, tu ne risques pas d’en profiter. Au nord. Un autre navire, plus modeste, prend le large. Direction le nord, encore quelques heures de voyage avant de profiter du froid. À mi-chemin, tu remets ta longue veste rembourrée de laine, tu ne prendras pas le risque de tomber malade.

Vers quinze heures, vous arrivez, enfin, l’eau est froide, quelques morceaux de glace dérivent, tu as l’impression que l’eau entière te reflète, ce manque d’humanité et de compassion sincère. Tu as grillé un paquet entier, sans reproposer à Aby, car visiblement, elle ne sait pas fumer et rajouter une dépendance à nicotine serait bien pire que ce qui peut défiler vaguement dans esprit. Tu es malsain.

Le vent froid mord ton visage, sans réaction. Tu n’as pas peur, bien au contraire. Tu es habitué. Attila prend vos affaires, il ne se plaindra pas pour si peu. Tu rappelles quand même Tomyris et Gorgo, car ces deux-là pourraient se perdre vite et l’idée de partir à leur recherche te paraît étrangement peu motivante. Les routes sont difficiles à pratiquer, un guide vous ouvre le chemin pendant une heure de voiture spéciale, vous êtes au chaud, tu as pris la seconde place avant, sans remord.

Le manoir vous fait enfin face. Grand et majestueux, trois étages, tu sais qu’il y a un petit jardin botanique au centre, sous verrière et chauffé, pour profiter du temps à chaque instant de l’année. D’un style XVIIIe, ce manoir va sur ses trois siècles. Il est un peu moins de dix-sept heures, le temps de jeter vos affaires et partir pour l’introduction avec un pot de bienvenue, le temps de discuter légèrement avant d’entrer dans le vif du sujet avec des dégustations et une leçon sur l’aspect visuel extérieur. Tes pieds battent la neige qui recouvre les marches.

-Suivez bien mes pas, je trouverai ça dommage de perdre ma collègue si tôt avant le début du colloque.

Il fait chaud à l’intérieur, tu enlèves très vite ta veste et ton gilet, pour être seulement en chemise. Un nœud papillon noir et deux lames. Nous n’êtes pas les derniers, quelques fous remontent la longue route depuis Vestigion. Des fous. Ils mourront peut-être avant d’arriver. Vous n’avez toujours pas vu, monsieur Bon Parte, tu entends d’abord déposer tes affaires dans ta chambre, fumer une clope pour la baptiser et indiquer à ta sœur que tu es bien arrivée L’idée d’une douche semble naître dans ton esprit, mais économiser l’eau dans un lieu pareil serait bienvenu. Tu ranges tes affaires, la chambre de la scientifique est en face de la tienne, facile d’accès, pratique en cas de problèmes. Après t’être débarbouillé le visage, tu en profites pour toquer en face, ouvrir la porte légèrement.

-C’est Henry, êtes-vous prête à descendre ? Il vont démarrer.

De l’alcool à boire, une occasion à ne pas raté. Tu as avec toi deux bouteilles pour offrir une petite dégustation à la quinzaine d’invités présents. Tous ne pouvaient venir si loin dans les hauteurs où ne disposaient pas du temps libre à cause de concours ou d’autres conférence par-delà le monde. Ton Pyrax ne te quitte pas, il est ta signature, si ton regard est toujours typique de ta famille, ce pokémon est bien la preuve que tu es l’héritier légitime de la nouvelle génération.

C’est le gratin qui se réunit. Ton Machopeur ne sera pas de service ce soir, tu veux qu’il écoute, qu’il puisse obtenir des informations favorables. À terme, tu lui offriras une formation de sommelier, tu en suivras une également. La vingtaine d’invités est là, dans cet immense hall, de vastes lustres aux cristaux translucides inondent la pièce dans une chaleureuse lumière. Tu le plus jeune après Abygaëlle, ton père aurait pu prendre ta place, mais c’est toi qui prendra la suite bientôt, moins de dix ans, c’est toi qui a une carrière fulgurante à proposer. Les tables sont couvertes de mets savoureux, les traiteurs de Frimapic se sont surpassés, c’est certain.

-Je suis bien heureux de vous savoir parmi nous !

La-bas,tu vois descendre Archibald, habillé d’un long kimono, le soixantenaire dispose toujours de ce corps musclé et ciselé par le froid, ou sa femme, à voir lequel brûle le plus ses calories. Madame Bon Parte, Isabelle, de son prénom, plus jeune, dans une jeune quarantaine, voluptueuse et gracieuse, descend, habillée d’un kimono, son Séviper géant chromatique suivant sa trace. Par ses teintes rouges et blanches, il se confond sur le tapis turc et les motifs floraux qui enveloppe le parquet parfaitement lustré. Accompagné d’un Tylton qui virevolte à ses côtés, le premier pokémon de votre hôte est réputé pour son palais parfait.

-J’espère, mesdames, messieurs, que vous avez fait un agréable voyage. Soyez les bienvenus dans cette humble demeure. Avant de vous faire savourer bien des vins, je vais faire décanter votre excitation pour en extraire la plus savoureuse des fermentations : la soif de savoir !

Sur ce, il se dirige vers les différents invités, alors que sa femme par de l’autre côté. Bien que typique, ce couple à un sens des affaires et un sens des relations sociales extraordinaires. Aux mœurs très libres, chacun s’abandonne aux plaisirs de Dionysos. Tu suspecteras toujours Archibald d’être le dieu romain lui-même.

Isabelle finit par arriver à ta hauteur et celle d’Aby, tu as une bouteille dans le bras, la seconde posée sur la table adjacente. Gorgo est déjà parti s’amuser à chasser sa nouvelle proie, la jugeant depuis les hauteurs des tringles à rideaux. La Bleusaille, depuis son évolution aime bien rappeler qu’elle est une reine à en devenir. Qu’importe le lieu : c’est chez elle.

- Ho, mais vous devez être le fils de Georges ! Ce regard, cette mâchoire fermée. Aucun doute, vous êtes un Reece ! Et rien n’y trompe quand on observe cette bouteille et la forme de l’étiquette ! Elle se tourne. Archibald ! Finalement, les Reece ont répondu présent ! Hélas, pour vous, c’est le jeune sang qui viendra s’abreuvoir de votre science !

-Je suis bien heureux de vous revoir madame Bon Parte, le temps ne semble avoir aucun effet sur vous et seul mûrit votre bon goût et votre sagesse.

Ses yeux perçants coulent alors que ton accompagnatrice, la tête de l’immense Séviper se haussant au-dessus de l’épaule de sa dresseuse.

- Vous êtes ?… De toute évidence pas une Reece, mais, elle lui prend le visage, de ses doigts doux et le tourne un peu. Hum.. oui, ces cheveux, ces yeux, cette peau… Une Keelin ! Si nous avions su votre présence, ho, il est vrai que nous n’avons pas invité directement, mais vos proches sont toujours si occupé ! Ah rien que d’y penser!... Elle enquille un verre de vin blanc, cul-sec ! Ça me donne soif. Profitez bien ici de votre séjour ! Au plaisir de vous revoir !

Son doigt glisse légèrement sur les contours du menton d’Abygaëlle, alors que tu soupires et déposes la bouteille de liqueur. Tu prends une clope que tu t’apprêtes à allumer, puis tu te rappelles qu’il serait dommage de foutre le feu ici ou déclencher l’alarme anti-incendie. À regret, tu ranges ce tube de nicotine goudronnée à sa place. Tomyris s’est allongée devant toi, fatiguée de sa journée.

-Je vous avez prévenu. Tu lui tends un verre de vin. Profitez de découvrir, une fois Bon Parte lancé, il est impossible à arrêter et votre vin changera de saveur. Tu attends qu’elle boive pour lui dire avec un sourire. Vous venez, en une gorgée, de boire 150 jetons. Félicitation. Les crues des Bon Parte sont parmi les plus chers du monde, même les grandes maisons de Kalos peinent à imiter ce goût illustre des vins blancs du nord. Les productions très limitées empêchent une large diffusion et les prix explosent. Vous risquez ici de boire une quantité de jetons bien plus élevée que ce vous ne pourriez dépenser en une vie.

L’hôte vient à vous. Bon Parte est un homme que tu as très peu croisé dans ta vie, une fois, deux, tout au plus.

- Ah Henry ! Quel plaisir de te voir, c’est bien, bien, bien, tu as grandis décidément, enfin en âge de mépriser tout le monde du regard ! Il te donne un petit coup dans les côtes et pourtant loin d’être en sucre, la respiration est coupée un bref instant, tu manques de recracher ce qu’il y a dans ton verre. Mais pas de ces yeux avec moi ! Nous ne sommes qu’amour, douceur sucrée et voluptés alcoolisées ! J’ai hâte de découvrir quels crus sont avec vous ! Je suis par ailleurs surpris de ne point vous voir avec votre sœur, les rumeurs vont bon train, est-il vrai qu'Elizabeth n’est pas morte ?

Tu déglutis difficilement, l’air grave et fermé, méprisant au possible. Tu as beau apprécier ses qualités scientifiques et d’artisan. Nul ne peut se permettre d’évoquer un sujet aussi sensible. Ton père savait parfaitement où il t’envoyait en te faisant prendre sa place. Tu fais tourner le vin dans ton verre.

-Peut-être que si vous sortiez de vos contrées gelées pour visiter les miennes vous pourriez en avoir le coeur net ? Qui sait, vous savez les Reece attachés aux fantômes… Ils tuent sans être inquiétés.

Le ton est donné. Les lames de rasoirs accrochées à ton nœud papillon brillent, elles sont parfaitement affûtées et Napoléon réagit, ainsi parler de ta sœur, c’est également parler de sa jumelle Pyrax.

- Ho ho ! Décidément, vous êtes bien là le fils de votre père, je me souviens avoir évoqué la mort de votre grand-oncle, j’ai eu la même réponse ! Il est bon de voir que tout prospère chez vous, même l’absence de langue de bois !

Son regard noir vient enfin observer Abygaëlle, même si à vrai dire, il l’avait déjà bien observée au préalable.

- Ma femme m’a glissé un mot. Les Keelin se font rares en ce moment, mais à qui ai-je l'honneur ? Votre visage m’est inconnu et pourtant, je dois bien voir ces vieux croûtons tous les deux ans. Seriez-vous du genre à vous cacher dans les placards quand les invités viennent ? Un rire franc passe sa gorge ! Je suis heureux d’avoir des invités comme vous. Il murmure. Les gens trop conventionnels sont lassants, peut-être aurions-nous l’occasion d’insulter la terre entière ! Promis, l’abus de vin ne finira pas en orgie romaine !

Tu secoues la tête alors qu’il s’éloigne, enfin, Elizabeth l’aurait déjà tué, saoul ou sobre, qu’importe. Tu observes Abygaëlle avait un sourire ironique.

-Alors, un premier avis ?


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Abygaëlle Keelin
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Abygaëlle Keelin
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A tes oreilles, la discussion du voyage semblait lointaine, presque irréelle. Bien qu’elle t’apaisait, entendre Henry parler ne t’apportait presque rien. Tu répondais, probablement par politesse, sans vraiment peser tes mots.

- Leur domaine est impressionnant à Sinnoh, j’admire un tel patrimoine et une famille aussi prospère, bien que chaque famille ait ses… Originalités.
- Probablement…

Tu étais perdue dans le vague, cette réponse le montrait. Tu ne l’avais pas écouté, tu ne savais pas vraiment de quoi il parlait, peut-être aurais-tu dû. Un peu comme cette réplique que tu avais lâché, ce défi à cette Madame Bon Parte que tu ne connaissais pas encore… Parler du chant. Tu aurais dû te taire. Faire dans le comique n’était pas ton genre, mais tu avais dérapé, qu’importe. A sa question, sa demande, tu le dévisageas, après un long moment passé à fixer l’horizon. Tu ne sais pas s’il est sérieux ou s’il blague. Tu ne sais pas ç quoi t’attendre, mais tu réponds, franchement.

- Après quelques verres de trop, probablement. Ce sera à vous de créer l’occasion, je suppose.

Une invitation, une ouverture. Même si cela sonne faux, même si tu as cette impression de jeter une bouteille à la mer, un appel de détresse dans l’obscurité qui t’entoure, cela n’y change rien, tu ne plaisantais pas. Pousser la chansonnette, t’exprimer d’une mélodie, cela faisait bien longtemps que tu avais cessé, sur quelques larmes à la fois salées et amers, un soir d’hiver, un début d’année, cloîtrée entre quatre murs, le regard dans le vague, fixant le soleil qu’i s’enfuyait. Cette image, étrangement ne t’était plus dérangeante, tu l’avais accepté… Accepter que ce que tu pensais linéaire ressemblait aujourd’hui plus à une boucle, qui tourne, encore et encore, pour te tourmenter. Peut-être même qu’elle se resserrait doucement autour de toi, autour de ton cœur. Tu ne savais pas très bien si les choses étaient identiques ou différentes.

Le voyage n’aura pas été long à tes yeux. Tel un nuage dans le ciel, tu te contentais d’être silencieuse et d’observer, tu n’entamais aucune interaction, avec personne. Même Henry donnait l’impression de te laisser de côté, il valait probablement mieux. Dès que vous aviez mis pied à terre dans la ville qui allait vous accueillir, tu avais rappelé Kaia. Elle n’aimait pas le froid, et tu ne pouvais risquer de la perdre. Tant mieux d’ailleurs, car elle n’avait pas non plus sa place dans un véhicule, du haut de ses quelques mètres. Le silence te fit étrangement bien, alors que le paysage défilait dehors. Tu aurais pu avoir froid, tu aurais dû le ressentir, mais outre ta peau qui rosit face aux températures, tu n’avais pas réagi. Ton cœur était bien plus froid que les températures d’un mois de mars.

Quelques secondes suffirent pour apprécier la beauté d’un bâtiment tel que la demeure des Bon Parte. En gentilhomme, Henry ouvrit la marche et t’invita à le suivre. Sans broncher, tu le fis. Tu avais l’impression de revivre ce soir du 31 décembre 2020, alors que tu étais prête à abandonner l’idée de t’incruster au bal, à la fête, quelqu’un t’avait aidé. Tu ne l’avais pas revu depuis, c’était de courte durée. Il avait été une personne assez intangible à tes yeux, malgré tes efforts pour essayer de t’en approcher, tu avais l’impression qu’il s’éloignait toujours un peu plus. Quelque part, toutes tes rencontres étaient ainsi, depuis Adala.

Arrivée à l’intérieur, tu retiras ton épais manteau, aussi lourd que chaud, tu dévoilas une tenue qui aurait pu être l’une de ces journées « cozy avec style », si tu l’avais décidé. Un pantalon noir, légèrement de velours, à pont bien entendu -bien que ces boutons argentés ne furent que pure décoration-, car le style n’attend pas… Si seulement tu avais fait attention à ce détail…  Avec une chemise blanche à jabot, très professionnel, et très raffiné, mais aussi décontracté. Bien entendu, elle n’était pas fermée jusqu’au dernier bouton, le col était dégagé, de peur probablement de t’étouffer… Qui sait. Tu observas un court instant les lieux, puis tu continuas de suivre Henry.

Ta chambre était en face de la sienne, peut-être pour des raisons pratiques, ou peut-être triaient-ils les invités… ? Qu’importe, tant que tu avais un endroit où t’isoler au besoin, tu ne ferais pas la fine bouche. Tu entrepris de la visiter, alors que le Machopeur déposait tes affaires. Un remerciement était recommandé. Avant même d’y réfléchir, tu avais déjà murmuré un « Merci » au pokémon. L’habitude certainement. Tu lâchas un soupir avant de découvrir ta chambre. Une seconde passa, puis une autre. Pas plus… Les larmes revenaient déjà. Oh Aby, la solitude ne t’avait jamais autant fait souffrir… Tu levas les yeux, tu essayas de te calmer. Le bruit contre la porte suffit largement, la voix qui vint en complément chassa les derniers démons. Tu essayas de t’éclaircir la voix, tu inspiras, tu tremblais, tu le savais. Tu répondis, malgré tout :

- J’arrive…

Quelques secondes plus tard, tu sortis de ta chambre, les larmes séchées, un sourire d’obligation collé au visage, léger, mais présent. Tu avais eu le temps d’essayer d’avoir meilleure mine, mais ce n’était toujours pas le visage que tu arborais d’ordinaire. Tu l’avais probablement laissé au restaurant, le 14 février. Tu avais abandonné beaucoup de choses là-bas. Ta main retsait dans ta poche, tu avais tes pokéballs. Toutes. Les cinq. Même le petit Verpom était avec toi, tu ne pouvais te résoudre à l’abandonner sous un quelconque prétexte. Tu avais besoin de les avoir près de toi, tu te sentais en sécurité.

En bas, il y avait des airs de grande réunion. Tu n’en avais jamais vu, tu n’étais pas encore allé à des colloques scientifiques, mais tu en avais entendu parler. Ton cœur se serra. Est-ce que le repas des Keelin-Lewis avait ressemblé à ça, à l’époque ? Probablement. Probablement, Aby. Tu estimais le nombre de personne à une vingtaine environ, bien trop pour tous t’en souvenir. Aucun visage ne t’es familier, normal. Ils ont tous l’air d’importantes personnages, et tu te trouvais là, une inconnue parmi tous. Tu faisais tâche Abygaëlle, tu pouvais le dire, autant par ton apparence, que par tes connaissances ou ta famille. Enfin, quoique, ça se discutait.

Ton regard s’arrête sur les tables, drapées pour l’occasion. Il y avait des airs du bal du nouvel an, ah ça oui. Le souvenir de Kaia en train d’engloutir tout ce qu’elle pouvait te fit sourire. Tu espérais qu’elle ne recommence pas. Tu ne lui en laisserais probablement pas l’occasion, tu prendrais volontiers sa place, ce soir.

- Je suis bien heureux de vous savoir parmi nous !

Une voix inconnue, des paroles adressées à Henry. Oh, tu avais l’air d’être l’une de ces cavalières qui sert plus de trophée que de réelle personne. Non, non… Tu avais ta place ici, tu remplaçais ton supérieur. Tu ne devais pas penser ça, les larmes montaient déjà.

Cet homme portait un kimono, et avait environ soixante ans. Etait-ce Archibald ? Probablement. Tu avais pu avoir un rapide topo sur les Bon Parte et sur le voyage d’aujourd’hui, tu n’étais plus certaine d’avoir tout retenu, mais ce vieil homme, encore bien en forme, était certainement le propriétaire des lieux. Tes yeux glissèrent vers une autre personne. Une femme magnifique, tu aurais pu l’envier. Non, tu l’enviais. Aujourd’hui, Abygaëlle, tu l’enviais. Elle était belle, sublime, tu te sentais médiocre à côté, fade, sans couleurs… Et ce n’était pas pour jouer sur ton albinisme. Isabelle Bon Parte. Tu ne pouvais oublier le nom que tu avais lu sous ce magnifique portrait. Assortie à son mari, elle avait, à sa suite, un Séviper aux couleurs extravagantes, magnifiques. Comme si sa simple beauté ne suffisait pas, elle avait un pokémon rare et immense pour l’accompagner. Mais le temps n’était pas aux comparaisons de vos palmarès, Aby, un petit discours s’imposait. L’éloquence d’Archibald n’était plus à prouver, son discours n’aurait pas pu être mieux prononcé, à tes yeux. Saurais-tu capable d’en faire autant, lorsque tu devrais présenter les résultats de tes recherches à une assemblée d’inconnus… ?

Tu te perdis à nouveau dans tes pensées, fixant le sol un peu plus loin. Une de tes mains jouait avec la pokéball de ta Muplodocus, tu ne t’en rendais pas compte, tu étais stressée, anxieuse, tourmentée. Tu ne remarquas pas la sublime femme qui s’approcha de vous, tu ne relevas les yeux que lorsqu’elle parla. Elle s’adressait à Henry, mais tu ne perdis pas le fil de ses mots. A l’entendre parler, doucement, une lumière vont s’allumer au fond de ton esprit. Si tu avais oublié, quelques heures plus tôt, toute l’immensité de ce que « Reece » voulait dire, maintenant, tu t’en souvenais, tu peu que tu connaissais. Voilà pourquoi il avait été invité ici. S’en suivi quelques mots de charmes, de courtoisie, auquel tu n’étais pas habituée. Voilà de quoi il en retournait, dans de telles réunions précieuses. Hélas pour toi, tu n’aurais pas d’éloges, toi, pauvre Abygaëlle, sans famille, sans renom. Tu t’apprêtais à fuir le terrain des rencontres, l’inconfort qui commençait à te démanger, quand on ne te laissa pas le choix. Isabelle te toisa, elle te saisit le minois que tu aurais eu plaisir à montrer sans les quelques marques de fatigue qu’il te restait, sans cette lueur dans tes yeux. Avaient-ils légèrement rosi avec le temps ? En avais-tu honte, Aby ? Mais l’avais-tu seulement remarqué, que le bleu azur de tes yeux si purs se ternissaient peu à peu ? L’annonce de ton nom, te crispa. Tu te laissais faire, à contre-cœur, tu avais voulu fuir. Tu déglutis, tu regardais autre part. Un sourire accusateur se dessina doucement sur ton visage, tu étais en train de craquer, tu ne voulais pas jouer au jeu des mondanités, tu n’étais pas une Keelin. Autant le hurler maintenant.

- Nourrir la bouche de l’héritière n’est pas chose aisée depuis le décès de feu Elrick, mon père, vous savez.

Tu t’étais dégonflée. La rage te prenait à la gorge, tu avais presque craché ces mots, tu étais prête à bondir, toutes griffes sorties, sur cette Isabelle. Mais si elle t’avait affilié sans hésitation aux Keelin, qui d’autre le pouvait ?

Tu laissas la vipère, si tu pouvais l’appeler ainsi malgré qu’elle ne soit pas mauvaise, desserrer son étreinte pour enfin te libérer. Tu expiras longuement, lâchant la pression. Tu tremblais, bien plus qu’avant, entre le stress, la peur, l’angoisse et la rage maintenant. Se défaire d’un nom n’était pas si facile, Abygaëlle, il te faudrait du temps, et probablement changer toute ton apparence. C’était chose impossible. Si on confondait parfois les Lewis d’Alola et les Keelin de Sinnoh, ce n’était pas pour rien. Seul leurs yeux trahissait leur origines… Et parfois leur peau. Henry te tendit un verre de vin. Sans retenue, tu le pris, le remerciant d’un geste, avant de regarder la boisson qu’il contenait. Aaaah… La débauche commençait Abygaëlle. Tu le portas à tes lèvres avant d’en boire une gorgée. En temps normal, tu aurais probablement eu les mots pour le décrire, sa robe, sa saveur… Mais là, tu sentais l’alcool, la saveur « communes » aux blancs. Tu avais soif, mais ce n’était pas de l’eau que ton esprit attendait, ah ça non. L’annonce du prix de Henry te fit hausser les épaules, de même que le discours qui en découla. Aurais-tu pu être aussi frivole dans ta réponse ?

- Tant que c’est pas moi qui paye, qu’importe. Aujourd’hui c’est pas l’argent qui me manque… Malheureusement.

La soirée promettait d’être longue. Tu n’étais pas à ta place c’était certain, et tu en venais à regretter de n’avoir pas été plus sérieuse dans ton enfance. Eviter d’être ridicule semblait être la meilleure option dans cette situation. Tu faisais tache, bien plus que tu ne l’aurais cru. Cette fois, c’est Archibald qui vint vers vous. Oh bon Arceus, n’allais-tu donc pas pouvoir être tranquille ? Fort heureusement, c’est Henry qui captait l’attention. Tu profitas de ces quelques minutes de répits pour faire sortir Kaia. Tu pensais qu’elle allait se jeter sur les mets proposés, en bonne Muplodocus, mais elle n’en fit rien. Elle restait près de toi, toisant tous les passants, les jaugeant, prête à, boxer, pourrait-on dire, quiconque oserait t’importuner. Heureusement qu’elle n’avait pas vu Madame Bon Parte il y a quelques minutes.

Un regard, une oreille tendue vers Henry, suffit à savoir que la discussion n’allait pas durer bien longtemps, le vieillard venait de mettre les pieds dans le plat. Ton regard s’efforçait de ne plus s’attarder sur les deux hommes, tu t’amusais, en quelques sortes, à essayer de repérer des visages, quelque part, qui auraient pu t’être familier. De temps à autre tu dégustais, à ta manière, le vin qu’on venai de t’offrir.

Et lorsque tu pensais être tranquille, le sujet fut remis sur le tapis, à tel point que tu lâchas un claquement de langue, à peine audible, un « tsii », qui fit réagir Kaia. Elle toisa l’hôte comme s’il venait de faire un pas de travers, marcher sur la traîne d’une reine. Tu fis un geste, discret, pour calmer ton pokémon : tout allait bien, ce serait ainsi toute la soirée.

- Abygaëlle Lewis-Keelin, Monsieur Bon Parte.

Tu le toisas un instant, peut-être avec le regard d’Elrick à cet instant, tu méprisais les mots qu’il prononçait, comme un venin qu’il répandait. Il n’était pas méchant, il ne voulait probablement pas t’offenser, mais c’était inconsciemment chose faite, même si tu maitrisais tes mots. Toute cette émotion -et l’alcool que tu venais délicatement d’ajouter à ton état- avait eu dont de réveiller tes sens.

- Fille d’Elrick Keelin et de Daphnée Lewis. Je n’ai pas eu l’occasion de vivre dans les mondanités Sinnohienne, Père a été… muté à Unys dès son mariage, pour affaire.

Il enchaîna comme un vieux fou face à un lion enragé. Tu maintenais ton sourire alors qu’il divaguait. Tu clôturas avec un sérieux des plus profonds :

- Les Keelin se sont effacés depuis la mort d’Elrick Keelin, il y a huit ans. Non, Aby… Ne te lances pas sur ce sujet-là… Sa passion pour les pokémon Feu l’aura probablement perdu. Stop… C’est une mort digne de sa stature qu’il aura eu. A la hauteur de la vie qu’il a menée. Tu dérapais déjà, alors que tu n’avais pas une goutte d’alcool dans le sang… ? Hélas, par son décès, j’en suis devenu la successeuse des Keelin, ce qui peut expliquer leur absence à toutes ces… Mondanités.

Tu avais presque craché tes derniers mots. A l’image d’une cocotte qui cède devant la pression, d’un verre qui se brise face aux vibrations, toute ton âme venait d’éclater en morceaux. Tu sentais battre ton cœur jusque dans tes oreilles, tu pouvais entendre ton âme crier de fuir, tu ne tremblais plus que par rage. Une rage d’être affilié au Keelin alors qu’il t’avaient tout pris, une haine envers ce nom que l’on te donnait alors que tu n’avais rien d’eux, outre le sang maudit qui coulait dans tes veines.

Fort heureusement, il s’éloigna. Pas de meurtre ce soir, Abygaëlle. Tu pouvais te calmer, te détendre. Tu vidas le reste de ton verre d’une traite. Tu desserras le poing, ta retenue s’était traduite par les marques d’ongle sur ta paume. Même si tu ne saignais pas, on y voyait bien ce que tu ressentais réellement. Il était rare de pouvoir autant t’agacer et te faire sortir de tes gonds, mais cet homme, et cette femme ! avaient réussi en quelques secondes à peine, par une lame fine, aussi acérée que des lames de rasoirs, en un direct au point vital.

- Alors, un premier avis ?
- Perfides.

Cette pensée, ce simple mot, passa tes lèvres, comme le feulement d’un Némélios. Tu reposas ton verre dans une violence semblable à tes mots. Tu commençais à vraiment haïr ces deux personnages, même si tu ne savais pas s’ils étaient juste inconscients dans leurs paroles, ou s’il s’agissait d’une manipulation des plus précises. Tu détournas les yeux d’Archibald, qui n’était plus qu’une silhouette parmi d’autres. Tu ne fermas tes paupières qu’un instant, un court instant, mais ce fut probablement une erreur. La sensation était semblable à ces derniers jours, à ce moment dans ta chambre, une perle, froide, irritante, humide, qui roulait et dessinait les contours de ton visage. Purée… Cet homme avait réussi à te faire pleurer. Heureusement qu’il ne l’avait pas vu, il en aurait été enjoué. Tu passas tes doigts sur ton visage.

- Je les déteste.

Hélas en vérité, tu ne pouvais t’en prendre qu’à toi-même, tu aurais dû couper court à tout ça au lieu de jouer à leur jeu. Si tu avais été à Alola, on t’aurait parlé des Lewis, cette noble famille, bien que discutable, qui y résidait depuis longtemps. A côté les Keelin n’étaient qu’une bande de parasites qui avaient arrachés l’aînée pour la marier, de force, afin de produire une descendance sublime, à l’image de l’élevage pokémon pour les concours. Cela te répugnait au plus haut point.

La discussion étant passé, le siège des Bon Parte s’étant retiré, tu pouvais profiter, ou du moins, essayer, de ta soirée. Comme tu l’avais pensé, tu te dirigeas vers les tables. Loin de te retenir, tu commenças à piquer ce qui pouvait te plaire. Tant que tu étais tranquille, tu ne mordrais personne. C’était toujours mieux que ces journées dans ton appartement à ruminer, non… ? Tu avais l’impression que les Bon Parte t’avaient déclaré la guerre. Tu t’isolais déjà. Lorsqu’un invité essayait de faire la conversation, en invoquant le nom des Keelin, tu lui souriais, avant d’indiquer que ton cœur n’était plus à prendre. Purée. Ça en devenait presque fatiguant. Tu te tenais bien, ou plutôt tu essayais, mais les mauvaises habitudes étaient tenaces.

Entre quelques vins qui t’étaient inconnus, une bouteille, elle t’était familière. Tu n’arrivais pas vraiment à te souvenir sur quelle table tu l’avais vu, mais qu’importe. Un vin était un vin, un alcool était un alcool, quand on voulait oublier. Ainsi, en quelques secondes, après avoir confié ton assiette à Kaia, tu tenais désormais un verre plein. Pas pour longtemps. Mais rien qu’à l’odeur, tu sais que quelque chose ne va pas. Hélas, ta conscience ne crie pas assez fort. Tu y trempes les lèvres, tu y gouttes, aussi inconsciente tu fus. Au départ, il y avait l’inconnu, dans ce verre, et peu à peu, tu reconnus des arômes, des saveurs. Le trajet ne fut pas long jusqu’à ton cerveau, qui d’un souvenir gustatif, ressortit des souvenirs que tu voulais enfouir. Ce vin, même s’il portait un nom différent, était semblable à un autre. Il avait un goût de « 14 février 2020, repas foireux dans un gastronomique pourtant assez bien ». Ou peut-être de « Soirée dépressive entre deux alcools un peu trop forts » ? Tu ne savais plus très bien. Mais la date elle, si. Tu reposas le verre comme s’il venait de te foudroyer, et tu t’éloignas, autant de cette table maudite que de cette réception tout aussi intenable. Le balcon te semblait être une merveilleuse idée, malgré le froid mordant. Tu laissas Kaia sur place, qui regarda autour d’elle, interloquée, elle aperçut Henry, quelque part dans la foule, et s’éclipsa à son tour, pour te rejoindre.

L’air frais te faisait du bien, tu avais l’impression de suffoquer, prise à la gorge par trop de choses, étranglée par des émotions que tu ne voulais pas ressentir. Tu avais mal, ça oui. Le cœur écrasé sous le poids de souvenirs oubliés, tu étais accoudée à la rambarde, presque affalée, et tu ne pouvais plus retenir tes larmes. Impuissante, tu te contentais de laisser tout sortir, essayant de temps à autres de te reprendre, en vain. Ta Muplodocus était à l’entrée -ou la sortie selon le point de vue- de ce balcon glacial, plongé dans le noir, dont seule la lumière de la réception éclairait. Elle ne voulait pas que tu sois dérangée, qu’on t’importune. Elle avait ces regards vers qui s’approchait trop, les pattes avant croisées, contre le mur. Elle te surveillait, pour que tu ne fasses par ce que tu risquais de regretter. Son assiette, elle l’avait posé sur cette même rambarde, un peu plus loin, sait-on jamais que tu veuilles d’un seul coup t’empiffrer. Elle ne savait pas de quoi tu avais besoin, mais certainement pas d’un câlin baveux. Alors, elle restait silencieuse, observatrice, telle une mère face à un enfant perdu.

La soirée n’aurait pas pu être pire. Ton avis était probablement le seul tien, car pour beaucoup ici, ils vivaient leur meilleur jour. Tu aurais dû refuser l’offre de remplacer ton collègue et supérieur, tu aurais dû rester chez toi, à te morfondre seule. Ici, tu avais froid, tu étais en rage, apeurée, stressée, inquiète, triste, désemparée. Ce lieu t’était inconnu, tu avais l’impression de vivre un destin qui t’était destiné depuis vingt ans, alors que tu ne t’y étais jamais résolue. Pouvais-tu seulement renier ta généalogie, porter un autre nom et, qui sait… Disparaître ? Tu avais tout fait, bafouer les valeurs de ta famille, vivre sur le dos d’un renom auquel tu n’avais aucunement participé, craché sur un mort qui avait une valeur inestimable pour les Keelin, mais ils ne te lâchaient pas. Tu étais au fond du trou, quoi de pire pouvait bien arriver, hein ? Une coupure de courant, par exemple… ? Oh, si tu savais Abygaëlle ce qui t’attendait ce soir, tu serais bien surprise.
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Abygaëlle Keelin

Tu ne peux pas dire que les Bon Parte soient des gens les plus adaptés aux conversations diplomatiques. Ils ont toujours aimés mettre les pieds dans le plat, non par méchanceté, mais juste, car ils sont maladroits et un peu joueurs aussi. Il n’y a rien de mauvais pour eux à secouer les gens. Le cumule du couple semble toutefois de trop pour la jeune Keelin à côté de toi ton les variations du timbre de voix, le langage corporel et cette capacité à vider ses verres sans avoir mangé au préalable de l’après-midi démontre un agacement profond. Une chose est certaine, bien que tu n’aimes pas plonger les gens dans leurs tourments en dehors des heures d’ouvertures et des affaires spéciales, tu te délectes de leur détresse. Admirer la souffrance des gens sans en être la cause, voilà un plaisir malsain qui te rassure. Si tu peux rire du malheur d’autrui, c’est peut-être qu’il te reste une étincelle de vie au fond.

Tu en apprends sans même questionner, décidément, cette petite ne porte pas le sang qui coule en elle dans son coeur. Préférait-elle mourir qu’être Keelin ? Dans le pire des cas elle peut s’offrir le luxe d’une saignée. Rien n’est réellement dramatique dans ce cas. Tu découvres quelques failles chez cette jeune femme, c’est souvent en creusant dans les brèches qu’on extrait les meilleurs joyaux. Abygaëlle, mérite-t-elle cependant tes talents de joaillier ? Arceus sait que tes méthodes sont… Artisanales. L’évocation du feu et du décès de son père tilt avec le malaise qu’elle éprouve à proximité de Napoléon. Les flammes, ont-elles consumés cette pauvre jeune femme ? Tu ne le sais point et pourtant, tu sais déjà que tu pourras te délecter d’approfondir le sujet. Comment réagit une pyrophobique si on la contraint à la vision des flammes ? Comment soigner cette douleur ? Sûrement en l’exposant de force aux flammes proches et prouver qu’elles n’ont rien de mal. Tu n’y songes pas sérieusement, Henry ? Hélas, le rictus aux lèvres confirme mes doutes. Monstre.

Ta dernière question attendait, une phrase la réponse. Mais ce mot unique, craché, délecte tes oreilles, tu bois silencieusement, sans répondre, tu ne voudrais pas attiser sa colère… Quel comble penses-tu. Tu laisses Abygaëlle, indiquant que certaines obligations diplomatiques obligent ta présence. Avec sa Muplodocus, elle ne sera pas non plus seule et désarmée. Dans le pire des cas, laissera-t-elle l’éruption de sa colère s’abattre sur autrui ? Affaire à suivre.

Un verre à la main, tu enchaînes les discussions, de nombreux scientifiques et œnologues réputés, tu es le seul qui ne fait pas dans le fin, mais les techniques peuvent se rapprocher, alors pourquoi pas partager afin d’inventer l’alcool de demain ? Pour ne pas te laisser piéger par l’alcool et ses vices, tu manges un peu, quelques petits fours salés croustillants, parfaits pour s’allier aux vins blancs qui s’écoulent le long de vos gorges sèches. Ces gens parlent hélas avec lassitude, ils ont perdu le goût du spontané à force de tout analyser. Le gosier s’éduque par la pratique et non la théorie et ici, tu ne vois quasiment que des théoriciens.

Un quart d’heures, c’est plus que tu ne peux supporter. Tu poses ton blanc, préférant quand même un verre de liqueur. Pourtant ces avec un second à la main que tu te diriges vers le balcon. D’un sifflement et bref, ton Pyrax comprend qu’il vaut mieux pour lui s’attendre face à la Muplodocus dans laquelle tu passes après un bref regard. Doucement, tu déposes les deux verres entre Abygaëlle et toi, commençant à fumer.

-Je préfère vous saouler d’un art familial ancestral que d’un mélange de tabac et de bitume. Tu recraches ta fumée qui se confond dans la nuit qui tombe. Pourquoi cet attrait pour une clope si vous n’avez jamais fumer Abygaëlle ? Tu soupires longuement, aucun jugement, une mauvaise habitude. Ça va être long… Ho ça oui et vous morfondre ne vous soulagera pas.

Tu ne connais pas l’étendue de ta peine, mais tu estimes avoir assez donné dans ce domaine. Il n’existe aucun réel remède aux coeurs brisés, encore moins aux coeurs morts comme le tien. La nuit commence à s’étendre sur les vastes forêts de Frimapic, tu devines le lac Savoir, plus loin.

-Sans vous, le colloque risque de me paraître interminable, j’ose espérer compter sur votre présence, chaude comme le Sirocco ou froid comme l’Helm. Quoi qu’il en soit, elle en demeurera tout à fait agréable.

Bien que tu ne détailles pas le contenu du verre, sa couleur citron indique qu’il ne s’agit pas de vin, le cas échéant, tu t’inquiéterais du viticulteur qui dispose de pareils parcelles. La liqueur de baie Sitrus est un exemple étrange, où toutes les saveurs s’enchaînent de façon irrationnelle, chaque personne vit un enchaînement différent et c’est toujours un ordre partant du plus désagréable au plus apprécié, ainsi les gens en redemandent souvent. Forcément, l’amertume vient à la fin pour toi.

On finit par appeler, il semblerait bien que la soirée s’apprête à réellement démarrer. Tu te tournes, quittant le promontoire sans un mot pour retourner à l’intérieur. Le couple Bon Parte au centre d’un demi-cercle de personnes attentives. Ton Machopeur ferme derrière toi la porte-fenêtre. Va-t-il finalement annoncer le contenu de la semaine ? La nuit s’est abattu d’un coup sur le manoir, le nord de la région propose des journées bien plus courtes.

-Bien, après cette brève introduction, où nous avons pu discuter avec chacun, je suis heureux de vous transmettre quelques informations sur la semaine. Contrairement à la dernière édition de ce colloque, il y aura une partie pratique, nous pourrons dès lors vous laisser concocter votre vin.

Un vidéo projecteur descend du plafond, éclairant un pan du mur pour afficher une diapositive. Quelle maison moderne et pleine de surprises. Attila est revenu contre toi, caressant doucement Tomyris alors que Gorgo a élu domicile sur le sommet de son crâne. Imperturbable comme toujours le Machopeur s’occupe du duo.

Les informations défilent, sous le regard d’une Isabelle qui se plonge dans celui des invités. C’est une femme qui aime se donner en spectacle. Sûrement une lionne ascendant lion. Un sens du spectacle inné malgré tout. Les horaires des conférences défilent, quelques exemples et tours linguistiques d’Archibald, plus l’âge passe plus son verbe devient sinueux, irrécupérable.

-Vous saurez enfin admirer le plaisir de goûter un bon vin.

Le propriétaire des lieux n’avait pas encore bu jusqu’ici et tu jettes un œil sur Abygaëlle, le colloque à au moins l’avantage de confirmer une rumeur. Dès que le sexagénaire laisse le liquide alcoolisé couler dans sa bouche, ses vêtements se déchirent, laissant apparaître son corps musclés, viril, taillé par le froid et l’effort. Le résultat de décennies de labeur. Une réaction classique. Le goût des bonnes choses provoque chez cet homme une réaction musculaire qui décuple brièvement sa masse physique, déchirant souvent les vêtements trop petits. Cela dure généralement une minute, le temps de reprendre sa corpulence. Face à ce spectacle, sa femme ne se prive pas de lorgner sur son homme, tout comme l’ensemble des femmes présentes. Archibald Bon Parte, cette légende physique seulement vêtu d’un sous-vêtement traditionnel et il faut admettre que tu ne pensais pas qu’on pouvait avoir un tel fessier à cet âge.

-Hum… Mes excuses. Bien… Inutile de me rhabiller, le goût des bonnes choses est plus fort que tout.

Il reprend alors son discours, sans hésiter, arguant sur la suite du contenu.

Toutefois, une inconnue dans l’équation vient tout perturber, d’un instant à l’autre, la pièce ou plus précisément le manoir, sombre dans le noir. La lumière est coupée, seul les astres percent les ténèbres avec une faible lumière, tout comme la lune pénètre l’immense salon.

-Napoélon. Élève toi et utilise danse-flammes.

C’est après ton propre sec et imperturbable que ton pokémon s’élève entre deux lustres pour faire jongler quelques flammes autour de lui et des lustres pour se servir du cristal comme d’un exposant supplémentaire, la salle est baignée dans une lumière chaude et rassurante. Tu jettes un œil à Aby, arguant.

-Vous ne craigniez rien cette fois.

Ces flammes suffisent à attirer l’attention et calmer les foules. La beauté de ton Pyrax n’est plus à faire. Magnifique pokémon parmi les mortels, tu as la chance de posséder une espère aujourd’hui très rare et appréciée. Un toussotement grave suffit à ramener l’attention sur Archibald.

-Merci Henry. Cela est cocasse. Nous allons rallumer les feux et les chandeliers qui sont rangés. Je vais devoir partir à l’extérieur pour vérifier le générateur. Isabelle, restez ici au chaud avec nos convives. Je n’en ai que pour vingt minutes.

Il va réellement sortir par ce froid ? Cet homme, une légende. Tu ne peux qu’admirer ce roc massif insensible au froid tel l’acier. Il se casse l’air de rien avec son Tylton, seul.

Tu n’as pas besoin qu’on t’indique la place du bois, il est logiquement rangé à côté de l’imposante cheminée dans un salon plus petit que cette salle de réception. Isabelle s’y dirige déjà suivit de son imposant Séviper. Quelques marches suffisent. Ton Pyrax reste dans la pièce, mais se rapproche de la sortie pour que personne ne baigne dans la pénombre. Dans ce salon, assez grand pour vous où se trouvent des sièges d’un excellent confort. Tu es déjà entrain de placer le bois dans la cheminée. Vous pourrez vous réchauffer.

-Napoléon, dirige une gerbe de flammes par ici.

D’un vrombissement caractéristique, le Pyrax fait venir l’une des flammes à la cheminée qui se transforme en une gueule de flammes naissantes, du papier journal est réparti avec des brindilles pour faire prendre le feu. Tu fermes ensuite et verrouille la porte transparente protégée par une armature en acier. Tu as pris place dans un siège prêt du feu, ton verre de liqueur à la main, ton machoppeur à disposé les bouteilles derrière, sur un chevalet où se trouve une lampe. La maîtresse de maison à installé les chandelier et quelques bougies que ton Pyrax allume d’une minuscule flamme. Tu as fait revenir Tomyris et Gorjo dans leurs pokéballs.

-Il ne nous reste plus qu’à attendre… Abygaëlle, venez donc par ici. Tu indiques un fauteuil à côté de toi à laquelle tu sers de rempart en t’interposant entre le fauteuil et la cheminée. Isabelle vous fait face. Vous n’avez pas trop froid Abygaëlle ?

L’ambiance est d’un coup plus calme, il s’agit là d’un hasard. Bon Parte n’a besoin de personne pour raviver le courant. Tu le sais parfaitement. Dans moins d’une heure, la soirée pourra paisiblement reprendre.



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Entre l’alcool et les souvenirs, tu te surpris presque à fixer l’étendue blanche un peu plus bas. Un si blanc manteau immaculé, dont quelques cristaux de neige seulement brillaient à la lueur de la lune montante. C’était d’une beauté époustouflante, tu en oublias la froideur qui s’en dégageait. Tu ressemblais à ces petits flocons, éparpillés sur le sol, brillants indéfiniment, à la recherche de quelqu’un qui serait assez attentif pour en détailler toute la subtilité.

Tu te mis à soupirer, expirer, une première fois, une seconde, à rajouter des notes, quelque chose de familier, comme si ton cœur même se mettait à chanter ta détresse. Une chanson, quelques mots, mis bout à bout, il y a de cela plus de cinq ans maintenant, une mélodie qui fit tiquer Kaia, mais sans plus. Elle t’adressa un regard, dans ton dos.

« Wind howls … In my hair …
The world stops when you come … this near
Starlight… on your skin
The sky sways as you pull me in…
And I ... I wanna swim in you ocean
»

Tu marquas un arrêt, les larmes aux yeux, mais le fredonnement était trop imposant pour juste t’arrêter là, à tel point que tu en soupiras les derniers mots, avant de te taire, probablement à jamais.

« I ... Wanna know how to love again… »

Tu ne remarquas la présence du Reece que lorsqu’il posa deux verres à proximité de toi. Tu te râclas légèrement la gorge, visiblement embarrassée. Tu le dévisageas, avant de tourner la tête. Même si tu ne savais pas s’il t’avait entendu ou non, tu ne voulais pas le savoir, tu avais peur du jugement, surtout sur les vocalises que tu avais pour habitude, des années avant, de faire écouter avec joie.

Sa remarque t’arracha cependant un sourire. La métaphore était belle, appréciable. Et appréciée. Tu pris lentement le verre qu’il venait de te proposer, puis tu fixas cette couleur or, peut-être un peu trop prononcée, qui, au fil de tes gestes, se mit à danser gracieusement dans ce verre étroit. Cependant, tu n’en bus pas une goutte immédiatement.

- L’un et l’autre font autant de dégâts, mais différemment.

Etrangement, juste après avoir prononcé ces mots, tu te remis à fredonner, à peine perceptible. Tu lâchas un soupir pour te calmer et évacuer la mélodie qui commençait à te hanter. Tu réfléchissais à une réponse pour Henry, toi-même tu ne savais pas. Tu finis par répondre simplement :

- Le changement. Un vieux démon.

Tu posas à nouveau le regard sur ton verre, qui commençait à se refroidir avec la température extérieure. Presque amusée, tu expiras ta propre fumée, condensation simple et scientifique de l’humidité de tes poumons… Peut-être de ton âme aussi à cet instant. Tu la regardas s’envoler et se dissiper lentement. Elle avait des airs de déjà-vu. La dernière remarque d’Henry se noya dans ton observation. Quelque part, peut-être aurais-tu voulu à cet instant, devenir comme cette condensation, et t’envoler puis disparaître. Enfin, tu portas le verre à tes lèvres. Tu hésitas un instant, avant d’en vider le contenu cul-sec. Peut-être pour te donner du courage, ou pour noyer ta peine, tu n’en jugeais plus les futurs dégâts. Tu lanças à Henry, en guise de réponse à son invitation concernant ta présence :

- Elle pourrait vite vous sembler insupportable, avec quelques verres en plus, mon cher Henry.

Tu étais déjà alcoolisée, c’était clair. Pas assez pour le voir physiquement, mais tu commençais à ressentir la chaleur illusoire de ses effets. Si tu avais eu ce regard un peu plus jugeant sur ce que tu venais de boire, si tu avais fait un peu plus attention à l’odeur et au goût, tu aurais su que ce n’était pas un 10% que tu venais de descendre, mais bien un 50%. Tu aurais cru pouvoir défier n’importe qui, et même draguer un Bourrinos sans retenue. Attention, tes propos devenaient dangereux, Abygaëlle.

La discussion fut écourtée, puisque vous fûtes invités à rejoindre le hall, pour un autre discours d’Archibald. Tu t’apprêtais à rentrer, de toute façon. Tu laissas Henry passer devant, en profitant pour récupérer l’assiette de Kaia, et tu retournas au chaud, accompagnée de ta fidèle gardienne.

Le planning de la « semaine » tomba rapidement. Tu ne te sentais pas spécialement concernée, mais tu pensas que ton cher « patron » allait te demander des comptes, en rentrant, alors, tu devrais bien participer à ce colloque, comme une vraie membre. Un diaporama diffusait des informations, tu surpris Kaia à essayer de les lire, de les comprendre. Tu savais qu’elle n’y arriverait pas, mais cela t’amusait un peu de la voir essayer.

Ton regard croisa celui d’Isabelle Bon Parte, une seconde à peine. Tu détournas les yeux, tu serras ton verre vide entre tes mains, tu te reconcentras. Il t’en fallait un autre, mais qu’importe, ce n’était pas le moment. Tu le donnas à Kaia, pour te dissuader, tout comme l’assiette que tu avais récupérée et vidée. Le spectacle qui suivit te laissa étrangement de marbre. La réaction d’Archibald face à l’alcool était certes surprenante mais à cet instant, ce jour-là, tu restas simplement de marbre, inexpressive. Non, ce n’était pas un vieil homme, aussi bien monté aurait-il été, qui te ferait tourner la tête. Tu n’étais pas comme ça, tu ne l’avais jamais été. Aaron avait été mille fois mieux que ce Bon Parte. Et voilà la pensée de trop. Tu fronças légèrement les sourcils, tu baissas les yeux. Oh, Aby… C’était la dernière chose à penser, maintenant.

Désormais, tu avais perdu l’attention que tu avais eu sur ce colloque. Les images d’un jeune homme souriant, à la chevelure rouge, défilaient dans ton esprit, et d’une certaine peine, tu retrouvas l’essence même d’une colère de cinq ans, d’un deuil qui ne pourrait jamais s’achever. Tu t’efforçais de te souvenir de ce qu’il avait été, ce qu’il avait fait, et comment il t’avait laissé… Même si c’était toi qui t’étais enfuie ce jour-là. Tu essayais d’oublier, de te reconcentrer.

C’était sans compter sur le hasard pur, qui vint tout gâcher. Sans un bruit, si ce n’est celui de l’électricité qui se coupe brutalement, le noir vint se répandre sur tout le manoir. Tu te figeas sur place, tu retins ta respiration une seconde à peine, avant de commencer à réagir. Au début, tu étais dans le noir complet. Instinctivement, tu tendis la main, pour rencontrer Kaia. Sa chaleur visqueuse avait quelque chose de rassurant. Elle n’avait pas hésité, lorsque le noir était apparu à tes yeux, à se rapprocher de toi, jetant presque ses déchets sur une table non loin. Elle rapprocha sa grosse tête gluante de toi, et te murmura un « Muplo », qu’on aurait pu interpréter comme un « je suis là ». Doucement, tes yeux d’habituaient à cette obscurité, alors que tu sentais ton corps en trembler, et les sueurs froides revenir. Le souvenir de ces journées dans cette petite pièce, en proie aux bruits étranges et peu rassurants, revenaient.

Comme si cela ne suffisait pas, la lumière revint, rouge, chaude. Ta réaction empira, tu feras les yeux, tu essayas de te calmer. Kaia fixait le pokémon feu, alors que doucement, tes mains vinrent se poser sur tes oreilles, et que tu te servais de l’éteinte de la Muplodocus comme une carapace rassurante. Même les mots d’Henry ne suffisent pas à changer ta situation. Tu t’efforças, libérée de l’obscurité totale par ta seconde peur, à te redresser. Tu te collas à ton pokémon, ou presque, pour te rassurer. « Le feu n’est pas là », « il n’y a rien à craindre », « ce ne sont pas des flammes qui t’observent »… Tu te répétais sans cesse ces mots, alors que Kaia jaugeait désormais tous les invités : qu’importe qui, oserait en faire une remarque, te blesser, il aurait un bon coup spécial Kaia dans les côtes. Il ne fallait désormais plus la chercher.

Archibald quitta la pièce. Vingt minutes devaient être suffisantes, courtes pour beaucoup, assez pour subsister en enfer pour toi. Profitant du mouvement, Kaia s’éloigna alors que beaucoup se mirent à se dissiper. Elle t’entraîna avec elle, une mère charmante, aimante, protectrice, et tu ramenas à proximité du balcon, là où la vue des flammes étaient moindre, là où, d’un pas, tu pourrais fuir, te protéger dans le froid.

La main tremblante, tu sortis la pokéball de Kali. Elle aussi saurait te protéger. Kayser était encore peureux, tu ne pouvais te permettre de l’inviter dans une pièce aussi lugubre. La Goupix d’Alola se colla à toi avant d’entreprendre une ascension jusqu’à tes épaules. Là, tu lui adressas une caresse, elle avait le don de te réchauffer le cœur, à défaut de physiquement. Isolé de tous, tu restais contre tes deux pokémons, attendant des informations… Attendant l’électricité. Invitée dans le petit salon comme beaucoup, Kaia t’obligea à t’y rendre, pour ne pas que tu gèles, seule dans ton coin. Bien que réticente, tu ne peux contredire tes instincts naturels. D’un soupir, tu laissas la Muplodocus gentiment te pousser vers la chaleur.

Les propos de Henry te firent presque grogner. Tu estimas qu’il ne savait pas que tu avais peur du feu, et qu’il s’agissait d’une simple courtoisie. Tu affichas un sourire forcé, du fond de cette si petite salle, avant de lui lancer :

- Le jour où j’aurais envie de me cramer les mains, je vous ferais signe, monsieur Reece.

La Goupix d’Alola sur tes épaules lâche un glapissement caractéristique de son espèce, avant de toiser la cheminée. Le mystère sur comment son type avait pu changer restait épais autour d’elle, mais elle aimait la chaleur, étrangement. Tu lui caressas doucement la tête, avant de regarder ta Muplodocus, qui s’était avancer pour faire une sorte de barrage entre le feu et toi. A la lueur de la cheminée, ton regard semblait bien plus glacial que d’habitude. Tu n’avais pas un regard pour ce feu chaleureux, malgré tes tremblements, à la fois de peur et de froid. L’obscurité suffisait bien assez, nul besoin d’en rajouter une couche de pyrophobie, et de claustrophobie. Mais à choisir, Abygaëlle, lequel préférais-tu ? Être plongée dans le noir, devoir supporter un feu ou bien être enfermée dans une si petite pièce… ? Et à choisir entre le feu d’une petite pièce, et l’obscurité de cette même pièce ? Aurais-tu eu moins peur ce jour-là, si cette pièce avait été baignée par des flammes douces et rougeoyantes ? Tu déglutis, et ce regard que tu eus pour ce fauteuil si attirant, cette douceur et cette chaleur que tu ne connaissais pas de là où tu étais, suffisait à te faire comprendre. Sous l’effet de l’alcool, tu étais capable de tout, et ces flammes te semblaient désormais attirantes et envoutantes. Tu détournas les yeux, vers une zone plus sombre, plus calme. Tu étais piégée entre deux peurs, deux souvenirs. Tu finis par choisir ce mur, à côté de toi, en zone neutre, intermédiaire, et tu t’y adossas.

Les minutes passèrent. Tu identifias sans peine les vingt passées. Tu eus un regard, un soupir, une simple phrase, qui brisa le silence de ce petit salon.

- Monsieur Bon Parte n’est pas revenu, ça fait vingt-neuf minutes. Il me semble qu’il est un homme de parole, non ?

Ton regard s’adressa à sa femme, un instant, assez pour semer le doute. Tu ne connaissais pas les Bon Parte, mais à en juger par leur attitude, la ponctualité semblait être l’une de leurs qualités. Et cela suffit. Quelqu’un rajouta que ce n’était pas normal, et s’en suivi une discussion digne des plus grands films « Qui va le chercher ? », « Où est-il ? », « Il lui est arrivé quelque chose ? ». Et dans ce film, Henry était cet homme calme et posé, qui n’avait peur de rien, qui minimisait probablement la situation, et tu étais celle qui, impatiente, gardait un œil au temps, et faisait ces remarques importunes qui avaient le don de semer le doute chez tous. Jusqu’où cette histoire irait-elle… ?

- Je vais aller le chercher.

Une fois qui s’éleva au sein du brouhaha que tu avais créé, un sourire presque aux lèvres. Oh Aby, si tu donnais dans la tourmente désormais, rien n’allait plus. Tu eus un regard sur ton Ipok, dans ta poche. Tu laissais faire les autres, leurs débats, leurs décisions. Tu n’attendais que la suite, la fin, pour rentrer, retrouver ton train-train quotidien. Le goût de la liqueur encore aux lèvres, tes yeux parcoururent la salle. N’en avais-tu pas déjà assez fait, Abygaëlle ? Même Kaia avait ce regard désapprobateur. Mais après tout, une semaine, ça laissait le temps de dessouler d’une soirée, non ? Un regard pour Henry, pas plus. Ton attention revint sur ces bouteilles, à une distance raisonnable du feu, mais trop proche des flammes à ton goût. Ta main n’y parviendrait jamais sans ressentir la brûlante chaleur des flammes.

Tu remarquas à peine le volontaire sortir de la pièce, s’absenter, s’isoler, aller chercher ce vieillard, pourtant fier et droit. Enfin… C’est l’allure qu’il avait eu en quittant le manoir pour venir au secours d’un disjoncteur à bout de force. Si Archibald n’était pas revenu, est-ce que cette personne-là reviendrait ? Ces airs de films revenaient, et cela te fit doucement sourire, de moquerie et de sarcasme. La soirée promettait d’être longue, tu envisageais déjà devoir envoyer une seconde personne, puis une troisième, et ainsi de suite. Tant qu’il n’y avait pas de morts, tout irait bien.
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Henry Reece
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Vingts petits œnologues

Abygaëlle Keelin

Courageuse, pensas-tu alors qu’elle avalait cul sec la liqueur, en espérant qu’elle est un bon foie. Toutefois, observer ton alcool disparaître tel de la bière te fait tiquer, tu vas lui apprendre à déguster l’alcool de bonne qualité si elle continue, jusqu’à ce qu’elle en vomisse. L’heure n’est pas aux reproches. La réaction de la jeune femme indique tout d’une pyrophobie, tu as eu le temps d’admirer les gens effrayés autour de toi. Vous voilà présent au nombre raisonnable de dix-neuf convives dans ce salon. À ta proposition la femme à le verbe tranchant et sec et son petit sourire ne le cachera pas à tes oreilles. La grande Muplodocus à la chance d’avoir une assez belle hauteur sous plafond pour ne pas se tasser. En ce lieu, vous tenez avec assez d’espace pour tout le monde. Ton Machoppeur garde la porte, au cas où. Tu viendrais presque à en regretter l’absence de ton six coups sur toi. Tu ne sais pas pourquoi, mais il y a cette mauvaise impression générale. L’endroit est immense, deux étages, deux grandes ailes, plusieurs cuisines et salles d’eau. Le terrain extérieur est immense.

Les vingts minutes passent, tu n’as pas bougé, le même verre à la main, à observer les foules. Isabelle semble sereine jusqu’au seuil critique de vingt-deux minutes. Dix pourcents de marge d’erreur et Archibald n’est pas revenu. Sa main tapote sur le siège, ses sourcils se froncent. Ce n’est pas normal. L’homme connaît parfaitement sa demeure. Le problème, c’est que la seule personne de confiance ici, fin si on peut appeler ça de la confiance, est à moitié ivre et réagit mal au feu alors que ça va devenir votre seule source de lumière pour les temps prochains. Tu ne vas supporter longtemps qu’elle se cache dans un coin. Tu soupires et bois ta gorgée. À l’extérieur, le vent s’est levé. Vous êtes à deux heures de Frimapic en voiture. La neige commence à couvrir le bord de la fenêtre. Parfait. Tu hausses les sourcils, yeux fermés, secouant brièvement la tête.

La remarque d’Aby est un nouveau seuil dans le groupe. Le problème c’est qu’il faut limiter celui de non retour. Quel est le meilleur moment pour s’imposer ? Maintenant ? Alors que le retard de neuf minutes de Monsieur Bon Parte peut-être la source du hasard, une complication, un accident, une attaque ? Toujours à voir le danger partout tu ne peux t’empêcher de te dire qu’ici résident de grands noms de l’industrie du vin et de l’alcool de Sinnoh, et même mondial. En soit leur disparition, eux et leurs techniques seraient une aubaine ou bien leur rapt ? Hum… Le liquide citroné tourne dans ton verre. Ils piaillent, tu es fatigué d’entendre ces enfants pleurer avant d’avoir mal… Si seulement Elizabeth ou Edward étaient là, l’affaire serait vite pliée, pour sur. Il faudra faire avec, seul. Tu jettes un œil à ton « téléphone », fin le truc cellulaire portable énorme que tu ranges dans ta poche intérieur. Pas de réseau. Peu étonnant pour une telle antiquité.

Une voix s’élève.

Trentenaire. Grand. Bien bâtit. Un jeune doctorant. C’est embêtant de laisser partir ce sang jeune, mais nécessaire, tu peines à te convaincre que la masse de cinquantenaires sera d’une bonne utilité dehors. Un énième soupire passe tes lèvres. Ils continuent de boire, persuader qu’il s’agit d’un malentendu, les gens en voulaient juste pas aller dehors ? Pathétique. Les questions de première nécessité défilent :

- Où est le plan de la maison ?
- Où sont les armes ? Car il y a au moins une hache et un fusil de chasse en vivant ici.
- Archibald et Isabelle, sont-ils réellement fiables ?
- Ce climat, est-il normal ? Il a fait bon toute la journée et étrangement, un giboulée neigeux débarque maintenant.
- Qui savait pour le colloque ?
- Certains, ont-ils du réseaux où faut-il un téléphone satellite ? Si tel est le cas, qui en dispose ? Où se trouve-t-il ?
- Auras-tu assez de six balles en cas de besoin ? Car tu doutes que la menace policière soit réelle par des temps pareils.
-Un stock de bougies ?
-Surtout : Est-ce que tu auras assez de liqueur putain.

Les réponses à l’heure actuelle sont toutes inconnues. Mais dois-tu affoler tout le monde ? C’est une situation de crise qui apparaît et la folie et la parano de chacun empêchera forcément de s’en sortir. Si réel problème il y a. Mais tu envisage fortement la chose à mesure que le temps passe. À ta montre, cinquante minutes, qu'Archibald est parti, quinze pour le gaillard. Encore dix minutes et une réelle question va se poser. Tu n’as pas bougé, comme une statue. Tu daignes demander, l’air de rien.

-Pardonnez-moi, mais auriez-vous du réseau ? Je ne parviens pas à en percevoir et mon téléphone date d’un autre temps.

Tu sors ton antiquité, réellement. Ce téléphone à facilement quinze ans, tu hausses les épaules, un air de « David Goodenough » qui ne détendra sûrement pas la situation, mais l’ironie arrache un sourire bref à Isabelle. Et tu observes une première réponse cumulé dans un nouveau de flot de paroles désagréables : pas de réseau. Pas de réseau : pas de communication. Pas de communication. Pas de palais. Pas de palais ? Pas de palais. Tout simplement. Une première réponse élucidée. Tu enchaînes en observant Isabelle.

-Vous auriez peut-être un téléphone satellite ? Qui peut se passer des futilités du réseau terrestre ?
-Oui, nous en gardons un dans notre chambre et le second dans la cuisine principale.
-Bien. C’est ici notre prochaine destination alors.
-Notre ?
-Pensez-vous que je vais me risquer seul ce manoir sombre alors que le blizzard règne dehors avec deux personnes que je vais considérer comme disparues ? Je refuse de partir en binôme, tu observes l’assemblée, non pas que je n’ai pas confiance, mais un trio permet toujours une certaine sécurité. La trigonométrie, n’indique-t-elle pas qu’un plan est forcément stable en trois points ? Quelques voix s’élèvent, mais elles cessent quand tu te lèves. Isabelle, vous viendrez et, vous, Yves Monségur.

Ton Pyrax embraye ton pas, tu ne tends la main à personne, ils sont tous des suspects. Lorsque tu passes à côté d’Abygaëlle, tu ajoutes.

-Et que cette petite ne picole plus dans un verre avant quelques heures.

Tu quitte la pièce, baignée dans le noir et entouré par ton les gerbes de flammes de ton Pyrax. Isabelle à ta droite, Napoléon adjacent à Yves qui est juste derrière toi. C’est un homme vieillissant, voix aiguë, cri fort, un très beau cri d’alarme s’il lui arrive quelque chose, parfait. Ses qualités vocales seront enfin vues à leur juste valeur.

-J’aurai besoin d’un plan détaillé du manoir car je vais vous avouer, Isabelle, ne pas connaître par cœur votre demeure.

-Bien entendu, et le double des clés ?
-J’allais justement vous le demander.

Un échange de regard indique clairement que tu es sérieux alors qu’elle répondait seulement par ironie. Henry fait donc comme chez-toi. N’es-tu pas le maître incontesté de bas monde ? Que la plèbe lèche tes derbys pendant que tu sauves le monde. Les couloirs par lesquels tu passes semblent en bon état, pas de traces de pas extérieur, pas d’humidité sur le tapis, rien sur les murs. Arrivé à la cuisine principale, devant une porte close, tu jettes un œil Yves.

-Ouvrez la porte Monsieur de Monségur.

-Vraiment, pas très envie, on est pas bien là dans le couloir ? Un vrombissement menaçant de ton Pyrax se fait entendre. Non en vrai, je pense que j’ai bien envie de manger un jambon beurre, le meilleur de ma vie.

La porte s’ouvre, sans difficulté. Sauf que ce qui aurait dû être attaché au mur est éclaté dans une bassine d’eau de javel à en juger par l’odeur. Parfait. Tu soupires en secouant la tête alors qu'Yves commence à paniquer et Isabelle s’accrocher à toi. Tu as tes deux pokéballs avec toi. Tu ne crains rien, mais tu commences à comprendre que vous ne partirez pas d’ici de si tôt.

-J’ai peu d’espoir pour celui de votre chambre. Mais on peut toujours essayer. Vous auriez un stock de lampes ou bougies ?
-J’en dispose, dans une pièce à côté de l’entrée, justement au cas où.
-Parfait. On y va, on garde la même formation.
-On… On devrait repartir voir les autres et… dormir ?
-Bien entendu, j’ai hâte d’observer votre corps sans vie au réveil… Tu soupires. Il faudra prendre des mesures aussi pour cela. Isabelle, pour les clés, on verra ça plus tard.

Le trinôme se met en route, peu rassuré. Objectivement, il est normal d’avoir peur, cette boule au ventre est naturelle. Elle te rappelle que tu es vivant et pour cela, tu remercies ce colloque. Si Elizabeth était venu, sûrement aurais-tu eu des réactions différentes. Ô terrible irrationalité. Votre route vous oblige à passer par l’entrée. Vous n’êtes parti que depuis quelques minutes, mais ça te semble une éternité. Ils sont quinze là-bas. Ils ne risquent rien. Réellement. Dans un placard verrouillé à clé dans le hall, plusieurs caisses avec des lampes torches et des bougies. Prévues pour justement ces cas-là. Une caisse chacun, même pour Isabelle, tout le monde est dans le même galère donc chacun met à la patte. Il y a une ambiance pesante, les portes vibrent au grès du blizzard à l’extérieur, une fenêtre latérale permet d’observer la neige qui tombe inlassablement. Il faudra déblayer demain, impérativement, sous peine de se retrouver complètement bloqué.

Le chemin retour est plus calme, mais tu as l’impression que des objets ont changés de place. Tu soupires, haussant un sourcil pour l’instant. Lorsque vous arrivez dans la grande pièce, tu avises les tables plongées dans l’obscurité. D’un sifflement, tu réclames que ton pokémon décuple ses flammes pour illuminé toute la pièce. Quitte à y être. Attiré par le sifflement, ton Machopeur arrive.

-On va ramener de quoi manger et boire. Autant y être.

Tu t’approches des tables et habitué au service, tu remplies tes bras d’assiettes avant de remarquer sur la table, une vingtaine de statuettes. Curieux Tu observes brièvement, mais c’est codé. Un soupire aux lèvres, tu prends ce rouleau comme tu peux. Dans le salon les foules semblent s’agiter un peu. Tu déposes de quoi manger alors que ton papillon revient derrière toi et que le Machopeur inspecte l’entrée.

-Lampes et bougies. On se déplace par groupes de trois, toujours… Tu comptais en même temps pour composer les groupes puisque vous êtes dix-huit. Attendez, pourquoi on est que dix-sept ? Où s’est barré le dernier ?
-Une envie pressante, a-t-il déclaré… Réponds une voix.
-Autant dire qu’on le reverra pas… dis-tu en te servant un nouveau verre qui tourne dans son récipient. Vous êtes fatiguant de bêtise. Tu hausses les épaules. Tenez, j'ai trouvé vingt figurines de Lippoutou  qui sont dans la salle et ce texte codé, j'vous laisse entre diplômés, ça vous va si bien.

Ton verre à la main, tu as presque envie de l'éclater sur le crâne de quelqu'un.


© BBDragon


Henry fume en C0756B


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Le malaise était palpable. Au fil des minutes qui s’écoulaient, chacun commençait à changer de comportement, peu à peu. Si Isabelle commençait à s’agiter à deux minutes de retard, d’autres tiquaient à cinq. Et après ton unique remarque, au terme de neuf minutes, tous avaient changé, sauf quelques rares idiots.

Henry quant à lui, semblait étrangement calme à tes yeux. Confiant, insouciant, peu concerné ou inattentif, tu ne savais pas à quoi cela était dû, mais ça te fit froncer les sourcils. Tu écoutais les questions fuser, à droite à gauche, avec une certaine inattention. Les bras croisés, fixant des regards dans l’ombre, tu t’amusais presque de leurs réactions. Ton esprit scientifique se réveillait doucement, alors que l’alcool faisait son effet. Tu avais de clairs et courts instants de lucidités, avant de resombrer dans les effets de tes breuvages, et de tes émotions. Tu regardas le volontaire sortir de la salle. Il tremblait presque, il faisait le malin, mais clairement, il flippait. Aby… Ne commence pas à analyser les gens, tu sais que c’est mauvais.

Le temps se remet à défiler. Tu adressais de temps à autre des regards à ton pokémon Dragon, qui s’était détendue, alors que ta main venait jouer avec le pelage de ton pokémon Glace. Tu t’ennuyais, pour sûr. Mais la soirée ne faisait que commencer. Tes yeux étaient parvenu à se dire que ce feu n’était qu’un décor parmi tant d’autres, et ton cerveau à oublier ce malaise, même si un simple regard vers les flammes dansantes suffisaient à te rendre mal à l’aise.

Les minutes passent, toutes se ressemblent. Quinze. Une question de la part de Henry. Il demande du réseau. Tu regardes ton Ipok, ont les barres s’amusent à apparaître et disparaître. Inutile de te demander pourquoi : l’épaisse neige dehors suffit comme preuve. Tu soupiras :

- Avec ce temps, n’espère pas trop.

Oula. Tu étais sèche, froide. Mal à l’aise, ça aussi. Tu voulais que la situation se débloque. Les regards se tournaient vers toi, tu étais isolée, comme ils se tournaient vers Henry, confortablement installé, et vers Isabelle, reine incontestée de cette demeure. Vous faisiez tache, tous les trois. Et c’était peu dire. Le court échange entre cette belle dame et Henry te fit sourire. Des airs de films, hein ? Oooh oui. Un téléphone satellite, une bonne trouvaille, une belle antiquité, utile en ces temps capricieux. Jamais l’humanité ne saurait s’en défaire. En quelques secondes, le Reece monte une expédition. Isabelle, lui et un certain Yves. Tous les scientifiques, ou ceux qui le sont vraiment du moins, connaissent cette règle. La logique ensuite est imparable. A trois, chacun peut veiller sur l’autre et, à moins d’avoir deux meurtriers complices, impossible de se faire froidement assassiner avec un témoin. Bon, l’exemple n’était pas le mieux choisi, certes, mais l’idée était là. Il allait se barrer. Tu n’aimais pas les regards qu’il te lançait, ce Henry. Oh et sa remarque te fis grincer des dents. C’est un papa poule maintenant ? Tu lâchas un soupir, et tu le laissas sortir.

A peine la porte refermée, les regards se tournèrent vers toi. Tu étais froide, glaciale. Tu ne montrais pas les crocs, mais tu y étais presque. Tu te décollas du mur d’un soupir, il y eut des réactions. Tu affichas un léger sourire : ça allait être amusant. Tu laissas quelques minutes passer, alors que tu faisais mine de faire quelques pas. Finalement…

- Alors, qui es l’heureux élu ?

Silence général, puis murmures. Tu te dirigeas vers les bouteilles scintillantes avec ce feu. Il y eut des gestes, des pas. Tu sifflas, Kaia s’avança. Qui oserait te défier, ou plutôt défier un pokémon aussi massif. Là, tu repéras un jeune, qui avait l’air sur ses gardes. Oooh, il allait probablement bondir. Tu caressas délicatement ta Goupix, avant d’avancer vers la table. Là, voilà.

Ce jeune homme prit son élan, il allait parler, t’empêcher de boire. Immédiatement, c’est la queue d’un spécimen de plus de cent kilos qu’il se prit dans le ventre. Un aller simple. Tu ouvris la bouteille avant de te servir un verre. Ensuite, tu allas rejoindre le courageux individu. Tu t’accroupis pour arriver à sa hauteur, alors que la Muplodocus le toisait, autant que les autres, de ses deux mètres de haut.

- Il n’y a qu’un pas entre le courage et la témérité, mon chou. Apprends à faire la différence la prochaine fois.

Tu bus une gorgée de la liqueur que tu venais de te servir, pour le narguer, puis tu souris avant de te relever. D’un « Bon, ensuite… » tu avisas les autres. Tu remarquas à peine ta petite victime se relever, et fuir la pièce. Il fallait dire qu’un coup de cette ampleur donnait nettement la nausée. Tu souris.

- Et vous tous, vous avez clairement pas de couilles. Pardon mesdames. Si vous pensez qu’une Muplodocus est violente, au point de défier la personne qui vient de quitter la pièce, vous êtes tout simplement fous.

Tu levas légèrement ton verre, comme pour trinquer à leur idiotie, puis tu retournas t’installer contre le mur, le verre à la main. Tu voulais narguer Henry. Pour cela, tu devrais savourer ce verre, qui avait un étrange goût amer. Probablement celui de tous ces pauvres hommes qui venaient d’échouer. Il n’y avait pas à dire, toi, éméchée, c’était comme voir la puissance et la fureur des Keelin, semblable aux flammes d’un feu de forêt en plein été sec. Tu en avais probablement besoin, de cet affront, de cette amertume passagère dans ta vie, avec un arrière-goût de festival du 14 février. Kaia s’en souvenait mais elle semblait plutôt bien prendre ce retournement de situation.

Et voilà, quelques minutes passent encore, et Henry revint enfin, avec son Machopeur en plus. Tiens, tu n’avais pas remarqué qu’il avait quitté la pièce. Tant pis, tu haussas les épaules. Tu laissas Henry faire son petit tour, poser sa question, tu entendis la réponse, tu le laissas continuer, un sourire aux lèvres. Est-ce que les invités étaient anxieux ? Bien sûr. Tu te décollas du mur, tu fis tourner ton verre, l’étrange couleur née du mélange du liquide avec le reflet du feu te donnait satisfaction. Tu lâchas enfin :

- Il faut dire qu’un coup de Muplodocus, c’est pas de tout repos. Il reviendra après avoir vomi ses tripes, probablement…

Tu dévisageas Henry, probablement pour la première fois depuis le début de soirée. Tu te mis à penser qu’il déteignait sur toi, alors que l’effet de l’alcool était extrêmement ravageur sur toi, surtout lorsque ton esprit était autant mis à l’épreuve. Tu le vis déposer ces figurines, et ce message, laissant les scientifiques connaisseurs en cet art aussi étrange que passionnant, s’afférer à cette tâche. Peut pour toi. Enfin… Si en temps normal, mais tu avais l’esprit embrumé, et tu étais plus d’humeur à briser des esprits et à réfléchir sur du concret que de t’adonner à quelques gribouillis, utiles, certes, mais des gribouillis tout de même. Tu fis mine de boire, avant de te rappeler de quelque chose.

- Au fait. Avant de me défier, il faut s’assurer d’avoir les bons pions. Ceux-là sont misérables.

Avec un certain orgueil que tu te connaissais peu, tu montras ton verre à Henry, il n’en restait plus grand-chose, mais il fallait dire que les longues minutes à attendre son retour avaient attisées ta soif. Tu terminas ton verre d’une gorgée, celle de la victoire.
(c) Apomenon



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Abygaëlle Keelin

Avant de partir, lorsque tu demandais du réseau, si des gens avaient le matériel nécessaire, tu espérais seulement une réponse négative, que les gens se rendent compte que vous vous isoliez progressivement de tout moyen de communication moderne, le problème de l’isolement, c’est que vous serez seuls pour les jours à venir. Toutefois, la réponse de la Keelin t’agace, tu lâches ce petit onomatopée d’agacement lorsque la langue vient contre les dents. Tu avais rétorqué l’instant d’après en plongeant ton regard froid turquoise dans ses yeux.

-Mademoiselle Keelin. Vous avez mal accordé le verbe « espérer », prenez garde à ce que je n’oublie pas autre chose.

Puis vous êtes parti en trinôme après l’échange déjà détaillé, les modalités et les objectifs.

La tension avait progressé d’un cran lorsque tu es revenu de la pièce sain et sauf avec tes deux comparses d’expédition. Ce n’est pas normal et il s’est passé quelque chose, dont les révélations peuvent attendre que tu exposes clairement vos trouvailles et plus particulièrement ces figurines. Attila a déposé la nourriture sur la table collée au mur de droite, la disparition de l’un des hommes est un problème. Vous avez déjà perdu trois personnes. Une personne sur sept, c’est déjà trop. Quatre personnes commencent à observer le code alors que deux autres se penchent sur ces étranges figurines taillées.

Ton sang ne fait qu’un tour à la remarque d’Abygaëlle, tu dresses à nouveau ce regard froid sur elle avant qu’il ne coule sur ce liquide ambré dans le verre de ses mains. Tu as un rictus. Vraiment ? Réellement ? L’alcool faisait pousser des ailes de cire à cette petite pyrophobe qui espérait pouvoir prendre son envol en pensant pouvoir exister ce soir en temps qu’être humain. Elle est comme les autres : un divertissement soumis à ta volonté. Il est temps qu’elle apprenne. Tu fais donc tourner le verre de tes mains alors que ton regard brille d’une colère sourde. Tu aurais pu te montrer seulement sec dans le propos…. Mais il a fallu qu’elle en rajoute, c’est à cet instant que tu regrettes de ne pas avoir de six coups, pour lui comprendre que tu es à la fois, le roi, la reine, le fou, le cavalier et la tour d’un échiquier où elle est seule pion en jeu. Elle patauge dans la gerbe de sa tristesse et médiocrité humaine et elle ose venir te défier, de face ? Mademoiselle, j’espère pour toi Abygaëlle que ta vertu ne s’évapore pas aussi vite que a raison… C’en est trop pour Henry qui secoue brièvement la tête en haussant les épaules en avisant la Muplodocus. Grosse, mais foncièrement pas dressé au combat.

-Le problème des gens comme vous. C’est qu’ils se croient à l’abri en raison de leur pokémon, mais seuls, ils ne sont que des cloportes qui fuient la lumière du jour qui révèle la médiocrité de leur être.

Tu mâcheras pas tes mots.

-Abygaëlle, ne vous a-t’on donc jamais appris qu’il était particulièrement impoli de vous servir dans les biens d’autrui ? Peut-être pas, puisque votre père est mort.

Il va falloir la remettre à sa place avant qu’elle n’ouvre la bouche, tu réponds, toutefois, elle a encore la volonté de rire.

-Taisez-vous et écoutez, avant que je ne vous jette dehors seule. Le groupe n’a pas besoin de parasites comme vous. Alors Fermez, bien votre gueule Abygaëlle et écoutez moi bien. Tu bois lentement une gorgée. Croyez-vous que nous avons besoin d’une jeune écervelée saoule pour nous sortir de cette situation ? Non. Donc votre retour à la sobriété est souhaité, imposé. Napoléon. Papillodanse.

Tu déposes alors ton verre alors que le Pyrax derrière toi commence à bouger d’une façon ésotérique et que ses ailes brillent de plus en plus.

-Il y a là un triple affront. Vous avez conduit un homme à la mort. Félicitation, assassin. Ensuite, vous mettez en péril l’intérêt général. Mais surtout, ne pensez pas être mon égal, surtout lorsqu’on dévoile aisément ses faiblesses. Napoléon. Sécrétion sur Abygaëlle.

Ca se passe très vite, ton Pyrax est plus rapide ici que tout le monde, sa toile se jette sur Abygaëlle, et le reste du jet forme une longue mèche à tes pieds, épaisse et capable de vite brûler. Elle ne fait pas réagir sa Muplodocus, le pokémon est discipliné au moins. Tu as toujours cet air impassible, comme si tu t’en foutais. Le groupe est inquiet et terrorisé. Que se passe-t-il ? La suite va vite le révéler. Tu comptes bien lui faire entendre raison.

-Napoléon, mets le feu à cette mèche, puis danse-flammes autour de notre Keelin.

Dans l’instant ton pokémon s’exécute, lentement la flamme au sol progresse vers celle qui t’accompagnes alors que de belles et épaisses gerbes de flammes sortent des ailes brûlantes du papillon pour venir, chacune par des chemins différents s’enrouler autour d’Abygaëlle. Tu te fiches qu’elle hurle. Tu te fiches qu’elle pleure. Tu veux qu’elle réalise. Ça marche. Après quelques secondes, le sourire disparaît et le doute naît. Parfait. Compte tenu de ton comportement, tu veux qu’ils y croient, que tu es capable de la brûler vive cette gamine. La femme aux cheveux blancs cède sous tes yeux à une panique complète et Kaia ne bouge pas d’un pouce, quel sang-froid, croit-elle que tu arrêteras le moment venu ? Celui précédent le meurtre ? Des larmes chaudes décorent le visage de ta victime, tu vas la briser Henry. Vraiment. Je pense qu’elle saisit déjà l’ampleur de sa connerie et devrait être prête à reconnaître son erreur, pourtant, tu en ajoutes une couche.

-Alors ? Vous n’arrivez plus à articuler ?

La mèche à bien régressée, maintenant à moins d’un mètre du bûcher et les flammes qui dansent sont comme un décor morbide, un avant goût des enfers, leur lumière est vive et singulière à la fois. Tu saisis exactement le moment où elle se fissure, se craquelle, se brise. Le regard prend une tournure résignée, prête à mourir. Tu connais ce regard, au fond, tu l’as eu durant des années après le décès supposé de ta sœur, l’envie d’en finir, se demander si chaque semaine qui passe n’est pas une longue agonie. Tu aurais presque un rictus, mais tu le ravales, tu as déjà le mauvais rôle. Les autres sont comme suspendus dans le temps, comment s’interposer entre un Pyrax et une Muplodocus de deux mètres sous le regard courroucé d’Henry ? Difficile d’oser.

Difficilement, Abygaëlle annonce sa reddition, la voix sèche, suffoquante. Tu as gagné. Le triomphe est total. De cette manière, tu sais que personne n’osera t’insulter de la sorte. Tu es devenu le leader légitime du groupe. À l’instant où elle implore ta clémence, tu appelles simplement ton Pyrax, qui ramène ses flammes et utilise l’attaque bourdon pour venir annuler les flammes en coupant par la même occasion la sécrétion. Attila n’attend pas la suite pour étouffer le reste de flammes au sol. D’un pas rapide, tu t’avances vers Abygaëlle, tu croises la Muplodocus du regard, elle te déteste, c’est bien normal. Tu lui lances alors.

-Je suis un connard, mais pas un monstre.

L’instant d’après tu récupères Abygaëlle dans tes bras, venant lentement l’asseoir contre le sol. Elle tremble de tout son être, terrorisé. Chacun vit avec le souvenir d’horreurs diverses et variées. Tu caresses doucement sa joue, mais ne cherches pas à l’empêcher de pleurer ou s’exprimer. Ton Machopeur dépose un verre d’eau à proximité, dans le cas où elle voudrait boire et un sceau si jamais elle veut vomir.

-C’est fini, Abygaëlle… Tu prends son visage entre tes mains pour maintenir un contact visuel. C’est fini, regardez-moi maintenant. Le groupe passe avant n’importe quelle individualité. Je ferai toujours ce qui me semble nécessaire pour le groupe, je ferai ce qu’il me semble nécessaire pour la survie des gens présents, qu’importe ce que je suis obligé de faire.

Tu prends ensuite Abygaëlle dans tes bras, la portant comme une princesse avant d’annoncer la suite.

-Tout le monde dormira par groupe de trois dans les chambres, sauf Abygaëlle et moi, nous sommes dix-sept, il faudra un duo et… tu avises Kaia et Napoléon. Nous sommes ceux qui semblent pouvoir le mieux être défendu.

Isabelle jusqu’à la silencieuse, observe son sol endommagé, mais un regard échangé vous suffit à comprendre que tu donneras de ton argent pour les réparations… Si vous en sortez vivant. Le code sera sous la protection d’un groupe de trois scientifiques et les figurines laissées ici. Chacun commence à déplacer ses affaires, Attila s’occuper de bouger les tiennes dans la chambre d’Aby et les poser dans un coin. Napoléon va simplement s’endormir en haut de l’armoire.

Tu laisses Abygaëlle dans le lit, restant accroché à elle si jamais elle en a besoin, de t’insulter, pleurer, parler, qu’importe. Le plus important ce n’est pas de briser, mais reposer de bonnes bases pour reconstruire quelque chose de solide.

Tu finis par partir te doucher dans la salle d’eau de votre chambre (raison aussi du choix, ça évite d’être seul dans une pièce), tu te débarbouilles le visage, tu te brosses le temps, mais subsiste un peu cette odeur de tabac froid. Il y a un étrange silence, tu laisses la jeune femme prendre la salle de bain pour se préparer à dormir. Pendant ce temps, tu t’affaires à garder le six coup à portée de main, dans une sacoche à côté de toi, avec tes clopes et ta flasque. Le turquoise de tes yeux, adoucit maintenant que vous êtes seuls, plonge dans les siens et doucement, tu portes ta main à sa joue, effleurant ses lèvres. Tes doigts glissent vers son épaule alors que le rideau tombe, couvrant la pièce d'une intimité qui se révèle à la chute de la chemise d'Abygaëlle sur le sol.


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Tu avais merdé. Et encore, le mot était faible. Le regard d’Henry, l’atmosphère dans la pièce, tout changea lorsqu’il remarqua ton verre. Tu étais allée trop loin, Abygaëlle. Beaucoup trop loin. Il y eu un simple regard pour ta Muplodocus, et la guerre était lancée.

- Le problème des gens comme vous. C’est qu’ils se croient à l’abri en raison de leur pokémon, mais seuls, ils ne sont que des cloportes qui fuient la lumière du jour qui révèle la médiocrité de leur être.

Tu serras les dents. Quitte à merder, autant aller jusqu’au bout, hein ? Tu affichais un sourire de défi, telle une reine qui avise le roi, ennemi, d’un autre pays. Oh oui, c’était une guerre entre ours et lionne, entre lion et louve. L’alcool avait clairement un mauvais effet sur toi, tu le savais désormais. « Ose seulement me provoquer, Reece ». Tes yeux exprimaient cette exacte pensée. Tu posas ton verre lentement, sur cette table, qui semblait étrangement vide à cet instant.

La suite ne tarda pas. Parler de ton père, de ce Elrick Keelin ? Tu eus un sourire qui retenait ton rire. Mais intérieurement, c’était l’euphorie. Sérieusement ? La seule chose bien que ce connard ait fait dans sa vie, c’était de crever. Il parlait de bien lui appartenant, mais en soit, qu’est-ce qui lui appartenait vraiment ici… ? Tu entrouvris la bouche, prête à répliquer. Hélas, Le Reece en décida autrement. Il te provoquait, sérieusement ? Tu avais réellement envie de rire là, mais tout ce que tu fis, fut de hausser un sourcil et de croiser les bras. Tu attendais la suite. Alors quoi ? Il allait faire quoi ? Ce petit con se prenait pour un roi, dans la demeure d’un couple qui avait tout pour gouverner un pays ? Sérieusement ?

Et voilà, les choses commencèrent à bouger. Sur ordre d’Henry, le Pyrax commença à utiliser Papillodanse. Jusque-là, rien de dangereux. Tu avisais toujours ton adversaire, sans oublier ce pokémon insecte et feu, qui allait probablement passer à autre chose. Et la suite de ses paroles ne te laissèrent pas dans le doute. Il t’accusa de meurtre. Ce n’était pas ta faute si ce fragile, après un petit coup de Muplodocus, était parti vomir ses tripes. Il aurait pu le faire ici ou, avec un minimum de force, ce qu’il n’avait pas, se retenir. Henry continua son discours digne d’un dictateur, assez drôle, en connaissant le nom de son Pyrax. Napoléon.

Les derniers mots d’Henry firent bouger Kaia. Elle était prête à répliquer. Hélas pour elle, un seul geste de ta part, une main qui avait bougé de quelques millimètres, et elle se stoppa net. « Non ». Le mot était clair. Tu voulais régler ça seule. La Muplodocus n’avait pas sa place dans ce conflit. Si tu devais servir d’exemple aux autres, si tu devais payer pour ce que tu venais de faire, soit. Mais elle ne serait pas mêlée à ça. Enfin… Tu aurais bien aimé, au vu de la suite.

Tu vis à peine le Pyrax bouger, la seconde d’après, tu étais collée au mur par Sécrétion. Même si tu passais un moment désagréable, que cette attaque avait le don de coller, tu avais toujours ces yeux, ces magnifiques yeux de Keelin, « Continue si tu l’oses ». A cet instant, grâce à l’alcool qui t’embrumait, tu n’avais peur de rien, tu ne savais pas ce qui allait se passer, alors que tu aurais pu le prévoir.

- Napoléon, mets le feu à cette mèche, puis danse-flammes autour de notre Keelin.

Oh. Oh non. Tu gardais en apparence cet air de défi et ce sourire idiot, mais intérieurement, tu savais que ça allait mal se passer. Tu déglutis discrètement, continuant de fixer Henry. Il n’oserait pas, hein… ? Le verdict est là. Il a osé. Il s’arrêterait peut-être avant que tu ne flambes, qui sait. Les secondes passent, c’est fini. Ton sourire s’effaça, tu commençais à douter. Il en serait capable. Ses yeux le montraient.

A la vue du feu, si proche, te brûlant presque, tu replonges quelques années en arrière, alors que tu avais quinze ans. La fumée, les flammes. Tu commenças à paniquer. Ta respiration se fit plus rapide, et vint en amont d’une crise de panique réelle : sueurs froides, incapacité à parler, tu t’étouffais presque, ton cœur battait bien trop vite, bien trop fort, tu en souffrais. Kaia continuait de fixer la scène, la haine se lisait dans ses yeux, elle hurlait intérieurement, mais tes ordres, ceux-là, étaient sérieux, fixes. Elle ne pouvait les contredire, elle en avait peur. Et d’un côté, elle avait cette pensée, celle que vivre cet instant t’aiderait, que tu en avais besoin.

Plongée dans tes souvenirs, mais avec l’étrange pensée que cette fois, tu ne t’en sortiras pas, tu finis par craquer. Le peu de vie que tu avais se mit à fuir, car il pouvait. Des larmes perlèrent, et glissèrent le long de tes joues alors que tu commençais à sangloter. Tu tremblais, bien plus que tu ne t’en serais cru capable.

- Alors ? Vous n’arrivez plus à articuler ?

Pas de réponse. Tu ne l’avais pas entendu, tu suffoquais dans tes propres souvenir. Ton regard dans le vague repassait ces scènes, ces souvenirs. Et ce visage. Elrick te suivait partout, il ne te lâchait jamais, tu avais l’impression de le revoir, à la place d’Henry. S’il avait survécu, il aurait pu faire ça. C’était tout lui… L’odeur, les sons… La vue des flammes. Leur bruit, leur craquèlement, autant dans la cheminée, que le bruit qu’elle produisaient sur cette toile… Cette odeur de bois brûlé, de toile brûlée. Tu sentais le décor changer, tourner, tu étais à bout de force, tu avais la nausée. Enfin, ton regard change. La panique semblait être passée, tes émotions commençaient à se taire. Tu avais disjoncté, c’était terminé. Sans lever la tête pour soutenir le regard d’Henry, tu murmuras :

- S'il vous plait Henry... Laissez-moi... Je ferais tout ce que vous voulez... Mais cessez...

Ces mots étaient soufflés, après tant d’énergie passée à paniquer, avec si peu de vie qu’on aurait pu croire que tu étais en train de mourir, réellement. Tu pensais aussi que ce moment allait arriver, tu t’étais fait une raison, entre souvenirs et réalité, tu étais perdue. Les larmes séchaient lentement, d’autres ne voulaient venir, tu n’en avais plus. Ces mots, c’étaient les même que des années auparavant, lorsque tu avais été enfermée dans cette pièce pendant des jours durant. Ta reddition était totale. Tu ne ferais plus d’affront, comme Elrick t’avait dressé, Henry venait de te rappeler la cruauté des humains.

Tu ne réalisas pas que le Pyrax t’avait libéré et avait cessé ce spectacle affreux. Tu avais toujours les yeux dans le vague, une fatigue extrême, tu tremblais terriblement, tu n’avais plus la force ni de tenir debout, ni te dire quoi que ce soit. Kaia manqua de peu de réagir, mais les ordres étaient les ordres. De toute façon, elle ne pouvait ni te porter, ni se coller à toi. Tu détestais tellement ça, qu’elle n’osait plus. Elle se contenta d’un regard aussi noir que meurtrier vers le Reece. Elle le tuerait un jour, elle en ferait la promesse. Et ce jour-là, elle lui briserait chaque os, jusqu’à ce que ce ne soit plus que de la poussière.

L’éteinte d’Henry te semblait bien lointaine. Tu ne savais plus vraiment si tu étais en train de penser, de cauchemarder ou si tu revoyais la fin de ta vie, encore une fois. Quelques secondes plus tard, tu réalisas que tout était terminé. Son contact avait quelque chose d’irréel, presque de doux. Tu t’agrippas à ses vêtements, lentement, comme si c’était la dernière chose qui te maintenait en vie, et là… Là enfin, les larmes coulèrent abondamment. Tu étais terrorisée, il n’y avait pas de mots pour exprimer tout ce qui se passait dans ton esprit à cet instant. S’accrocher à Henry, c’était le seul espoir que tu avais, la seule chaleur que tu sentais à cet instant. La tragique histoire de cette petit Abygaëlle Keelin s’était terminé autrement, dans la chaleur d’autrui, et non pas dans le regard glacé d’un père monstrueux. Mais tu n’arrivais pas à sortir de ce souvenir, qui t’enlisait toujours plus. Les mots d’Henry semblaient toujours plus lointain. Son regard, plongé dans le tien, avait quelque chose de vague. Si tu réussis à t’y rattacher un peu, à reprendre pied, tu n’étais plus en état. Il t’avait brisé, comme une poupée que l’on jette au sol, tu étais incapable de te relever.

Tu repris doucement tes esprits dans la douceur et la fraicheur de la chambre dans laquelle tu étais installée. La tienne, si on pouvait dire ça. Tu émergeais comme on émerge d’un cauchemar, toujours agrippée à Henry. Ta réaction ne fut probablement pas celle qu’on attendait. Tu te serras un peu plus, tu pleuras encore une fois, tu évacuas cette frustration par des larmes, avant de le lâcher. Ton regard avait certainement repris de ces magnifiques couleurs d’une Abygaëlle qui découvre le monde avec éblouissement, même si les stigmates des événements récents étaient encore là. Vivre autant de douleur et de souffrance d’un coup t’avait donné un goût de « il n’y a pas pire ». Tu te sentais un peu mieux, bien que toujours alcoolisée.

Tu vis vaguement Henry s’éloigner, tu entendis le bruit d’une douche, et enfin, tu commenças à réaliser qu’il était dans ta chambre, celle qu’on t’avait prêté, et qu’il comptait y rester. Tu te souvins de ses mots. Personne ne devait être seul. Ainsi, vous étiez le groupe de deux… Tu inspiras longuement avant d’expirer. Tu fixas le plafond, il portait de belles couleurs. Il était simple, les couleurs aussi, mais elles avaient quelque chose de beau, à tes yeux. Le silence est pesant, mais quoi de plus normal après ce qu’il venait de se passer ? Kaia avait fini par retourner dans sa pokéball, consciente qu’elle ne servirait à rien, et qu’elle ne pouvait rester en présence d’Henry et Napoléon, pour l’instant.

Le malaise continua lorsque Henry te laissa la salle de bain. Ta douche dura probablement bien plus longtemps que d’habitude, mais tu étais plongée dans tes pensées. Tout semblait irréel, vague et étrange. Il y avait une atmosphère étrange, comme si tu t’étais mise à nue, volontairement et brutalement, devant Henry… Ou qu’il t’avait incité implicitement à le faire, à voir. La situation était étrange. Sortant de la douche, tu pris le peigne que tu avais emmené, et tu le passas lentement dans les cheveux. Kaia le faisait d’habitude. C’était d’autant plus étrange. Est-ce qu’il s’était passé quelque chose que tu n’avais pas vu ? Elle te laissait seule avec le Reece. Confiance… ? Non, c’était autre chose. Tu lui en parlerais demain.

Tu sortis de la salle de bain, propre, changée, et surtout, à moitié dans le vague. Tu pensais encore à ce qu’il s’était passé, et tu rougissais, presque de honte, rien qu’en croisant le regard d’Henry. Mais c’était un regard dont tu ne pouvais te défaire. Tu ne l’avais jamais vu chez cet homme, que tu pensais méprisant, autant que tu ne l’avais plus vu depuis bien longtemps. Il t’a adoucie, il a pansé tes blessures, bien qu’en étant brutal et choquant, mais il t’avait charmé, toi qui avais dit que cela n’arriverait plus jamais. Tu en avais peut-être besoin à cet instant.

Telle une poupée, une femme que l’on offre à un homme éminant, ou un cœur que l’on tend pour le donner à l’élu de son cœur, tu te laissas faire, appréciant chaque geste qui te manquait depuis des années, ces gestes que tu avais espéré voir, retrouver, que tu avais retrouvé, mais avec une certaine froideur. Si tu n’avais pas bu ce soir-là, si tu n’avais pas ouvertement provoqué Henry, si tout ne s’était pas passé ainsi, est-ce que les choses en auraient été autrement ? A cet instant, tu en doutais, et tu espérais que non.

Ce soir-là, le temps s’était arrêté pour toi, mais ce n’était pas plus mal. Après une journée chargée en émotion, tu avais eu le droit à un peu de douceur et de répit, bien que les apparences étaient trompeuses. Est-ce que tu regrettais un seul instant de ce voyage, au premier jour ? Non.

Au-delà d’un début de nuit très agité, mais pour d’autres raisons que tes pensées, et pour une raison qui ne venait pas de toi… Le reste de ta nuit n’était pas de tout repos. Entre les réveils brutaux, le cœur serré, les mains tremblantes, les rêves dérangeants qui te tournaient et te retournaient dans ton lit, les gémissements qui s’échappaient parfois de tes lèvres, tu avais du mal à te reposer.

Plusieurs fois, tu t’étais levée, tu avais fait quelques pas, lâché quelques soupirs et tu avais rejoint la salle de bain. Un peu d’eau au visage, quelques regards vers le miroir et derrière toi, puis tu retournais te coucher, comme si de rien n’était, comme si tout était normal, y compris la présence d’Henry à tes côtés, dont le sommeil ne semblait pas plus reposant que le tien. Une fois même, la dernière fois que tu t’endormis, pour te réveiller le lendemain, tu avais tenté un rapprochement inconscient. Lentement, mais sûrement, tu t’étais lovée contre Henry, de manière à trouver à la fois refuge, entre tes cauchemars, vers un élément réconfortant, et à la fois une étreinte protectrice. Qu’importe, la raison t’échapperait à jamais, pourquoi tout ça s’était passé, mais ça s’était passé, et aucun regret tu n’avais.

Le lendemain, tu ne fus probablement pas la première à te réveiller. En fait, tu te réveillas en même temps que Henry. Sentir son oreiller bouger, ce n’est jamais de tout repos. Il ne te fallut qu’une seconde, toi qui avais désormais décuvé, pour comprendre la situation. Autant de hier soir, après ce traumatisme, que là, maintenant, alors que tu étais lovée contre Henry, comme si cela faisait des années que vous vous connaissiez, que vous étiez comme ça. Argh… Tu fermas les yeux, tu fis comme si tu n’avais rien vu, hélas ce fut probablement ta pire erreur. Tu rougissais à vu d’œil, pour une raison que tu ne pouvais t’expliquer. Il était probablement cinq heures du matin.

Lorsque tu ouvris les yeux à nouveau, trois heures avaient passées. Désormais seule dans un lit bien trop grand pour toi, tu compris rapidement par tes frissons, et par la fraicheur de la pièce, qu’il te manquait quelque chose. Tes yeux parcoururent le sol jusqu’à rencontrer cette masse visqueuse et rose qui te servait de domestique. Heu… De pokémon.

Kaia te fixait, la chemise entre les mains, d’un air jugeur. Oooh, oui elle te jugeait, toi Abygaëlle qui, en ce moment, ne portait que des draps pour vêtement, et qui avait dormi dans le même lit que ton bourreau. Elle te jugeait, aussi fort qu’elle put. Elle s’avança après quelques longues secondes, et posa la chemise devant toi. Elle croisa ensuite les bras. Tu soufflas :

- Je sais Kaia… Inutile de me faire la morale.

Le regard de la Muplodocus s’adoucit. Erreur, puisque tu murmuras « Mais je ne regrette rien ». Elle lâcha un grognement avant de faire les cents pas dans la pièce. Tu pris quelques secondes pour enfiler ta chemise, et tu te hissas enfin hors du lit. Oooh, tu avais mal au crâne… Mais pas que. Tout ton corps t’était douloureux, et si tu avais l’impression que cela venait de cette horrible scène de hier soir dont tu en avais des vagues souvenirs, quelque chose te disait que cela venait, aussi, du reste, de la suite. Tu avais mal au ventre aussi, pas étonnant après avoir vidé tant de verres sans les compter. Tu avais abusé, vraiment. Tu te hissas difficilement vers la salle de bain, sans chercher une seule fois Henry du regard. Il attendrait, comme le reste. Là tu émergeais, et sans un café, tu n’arriverais à rien. Arrivant à peine à te tenir droite et à marcher, chaque effort accentuant ton mal de crâne et tes douleurs abdominales -bien plus que les autres-, tu ouvris la porte de la salle de bain. Tu avais besoin d’eau, avant que tu ne rejettes tout ce que tu avais consommé de la veille. De l’eau, pour la gorge, et pour ton visage. Oh, tu en avais grand besoin.
(c) Apomenon



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Henry Reece
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Taille de l'équipe : 10
Région d'origine : Sinnoh Vestigion
Âge : 28 ans
Niveau : 25
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Henry Reece
est un Adulte Barman accompli


Vingts petits œnologues

Abygaëlle Keelin

Dans cette vaste demeure où le confort électrique a disparu, tu es bien heureux d’avoir un chauffage portatif et volant comme Napoléon. Les yeux clos, il ne verra rien de cette nuit, s’abandonnant à dormir paisiblement. Une nuit, que le noir a bercé dans votre intimité, protégée bien entendu. Ce revirement n’est pas celui que tu attendais. Une haine viscérale, une colère à vie, tous ces sentiments négatifs étaient légitimes pour la jeune Keelin. Le destin réserve bien souvent quelques surprises et la douceur d’une peau jeune, frêle a ravivé quelques souvenirs et sensations passées, celle d’être vivant.

Il y a quelque chose de sincère que tu ne parviens pas à expliquer après cette nuit singulière. Tu t’es réveillé, une ou deux fois, le sommeil léger, lorsque Abygaëlle se levait. Tu n’as jamais eu un sommeil réparateur, peut-être est-ce la cause de ces cernes qui chaque jour creusent un peu plus ton visage. Tu finis par te rendormir sur le dos, un flan ouvert. Tu ne songeais pas à sentir la présence de la jeune femme contre toi au matin lorsque tu te réveilles vers cinq heures, son visage, endormi dans une paix intérieure, est une vue très agréable, surtout pour la première de la journée. Un bref interlude de douceur avant que ton esprit ne plonge dans les troubles de la journée à venir. Il fait nuit à cinq heures, mais que veux-tu, tu es réglé comme une horloge. Toutefois, tu prends un peu le temps de savourer cette plaisance contre ton torse dénudé. La chaleur humaine avait toujours quelque chose de réconfortante. Tu te lèves, discrètement, offrant l’intégralité du lit à Abygaëlle. Napoléon a déjà redressé la tête, on dirait un vieux couple. Un rictus passe tes lèvres à cette maigre pensée et tu passes par la salle de bain pour une brève toilette. La vue de ton propre corps dans le visage pâle, ces traits tirés, cette gueule morne t’indiffère, tu ne vois pas quiconque la rendre plus vivante à terme.

Tu t’habilles, chemise, veste, nœud papillon, pantalon et chaussures avant de faire sortir ton Machopeur à qui tu demandes de veiller activement sur Abygaëlle, le temps que tu sortes et qu’il pourra retourner dormir lorsqu’elle et Kaia seront réveillées. Napoléon te suit, tu n’as pas besoin d’une lampe, mais dans le doute, tu en prends une. Tu libères également Gorgo, vous ne serez pas assez de trois pour veiller les uns sur les autres. Tu es probablement le seul debout, le seul à faire un tour. Tu avises les fenêtres, toutes à moitié obstruées par le blizzard. Dans une petite pièce, tu tentes quelque chose. Fenêtre ouverte, tu retires l’entrave de neige afin de vérifier s’il neige encore beaucoup. La tempête à cessé, mais cette quantité de neige n’a rien de naturel. Une neige très épaisse qui n’a rien de normal. Tu soupires, mais tu n’as personne capable de vérifier la provenance de cette neige qui vous a coincé ici pour de bon. Durant les heures qui suivent, tu libères la vue des fenêtres du hall, salle de réception, cuisine et petit salon, qui seront vos espaces communs les plus utilisés, tu as le temps d’observer la nuit céder sa place au jour. Tes doutes se confirment, personne ne pourra partir avec tant de neige.

Tu prépares le café, pour tout le monde et de quoi manger, tu es barman, mais en soit, tu aimes également le goût de la bonne cuisine, bien que simple. Toasts, cafés, confitures et des œufs au bacon. Les premiers debout sont surpris de t’observer dans cet élan de gentillesse, le contraste avec la veille est totale. Ils arrivent par trinômes, apeurés à l’idée de disparaître, mais tes doutes se confirment, le type que Kaia à frapper hier n’est pas revenu après, même dans une chambre, envolée. Quelque chose ne te signale rien de bon, car il y a toujours un con pour ne pas respecter les mesures préventives de sécurité. Isabelle finis par arriver, fatiguée, cernée, préoccupée, comme tout le monde, rares furent les gens qui parvinrent à dormir. En voyant la table dressée et le repas prêt, son visage s’illumina.

-Vous êtes adorable Henry, je ne savais pas les tyrans capables d’une telle attention.

-Les troupes sont moins efficaces le ventre vide, elles meurent plus vite.

Rien de sincère, seulement de la répartie bien entendue. Vous conversez de la nuit, avec d’autres personnes présentes. Vos impressions, vos idées, tu évoques le problème de la neige et du fait que vous êtes bloqués ici. Chacun se rassure, tu essaies autant que possible, il faut que le groupe soit unis et solidaire. Ta Bleuseille surveille tout le monde, jugeant du regard et croassant de temps à autre. Peu après, Abygaëlle arrive, ton regard glisse sur elle, mais ton comportement ne change pas moins du monde, votre intimité ne regard que vous et tu sais Kaia déjà en train de te tuer du regard. Les toasts sont encore chauds et le beurre légèrement refroidi s’étale à la perfection. Logiquement, tout le monde devrait se regrouper ici. Jusqu’à ce qu’une voix s’élève.

-Où se trouve René ?

Tu hausses un sourcil, alors qu’un second répond.

-Il n’est pas parti en même temps que toi de la chambre ?

-Je pensais justement qu’il était parti avec toi ?

Un de plus ? Tu ne dis rien, silencieux, vous voilà à seize. Comme si ça ne suffisait pas. La personne qui vous joue des tours, pour peu qu’elle soit seule, opère méticuleusement et connaît les lieux, mais ça ne peut être Isabelle ou seulement Isabelle, la folie d’Abygaëlle aura prouvé son innocence dans plusieurs théories. Il faudra bien finir par réagir, mais l’heure, il faut analyser. L’exploration de la demeure est primordiale pour déterminer les moyens à disposition de votre ravisseur invisible de se déplacer et surtout : où cacher tout ce bordel et ces gens ? Une cabane extérieure ? Les laisser mourir dans le froid ? C’est surprenant, surtout que la dernière disparition est arrivé en raison d’un quiproquo. Tu te contentes de finir ta tartine, café à la main. Tu ne t’es pas assis pour manger.

-Bien le bonjour, j’espère que vous aurez trouvé un semblant de sommeil. Il faut explorer la demeure et travailler sur le code qui devrait nous être utile. En étant seize, nous allons diviser un groupe de quatre chercheurs ainsi que quatre groupes de trois chercheurs. Isabelle si vous voulez bien vous joindre à moi et Abygaëlle.

Compte tenu de ce qui s’est passé hier soir et cette nuit, mais dans une moindre mesure, tu ne comptes pas la laisser sous la surveillance de qui que ce soit. Les courbes de ses hanches ne font pas office de pardon. La maîtresse de maison accepte de se joindre à votre duo, sûrement le plus rassurant.

-Avant ce soir, il faut qu’on ait visité toutes les pièces au minimum. Pour le code, je vous laisse, je suis un parfait néophyte. N’oubliez pas de n’être jamais seuls et soyez vigilants cette fois.

Tu secoues doucement ton verre attendant que les premiers groupes se forment.


© BBDragon


Henry fume en C0756B


Merci Ida pour le Mood Board :

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Abygaëlle Keelin
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Abygaëlle Keelin
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Appel d'Offre — ft. Henry
Peut-être fus-tu surprise de ne pas trouver Henry dans cette pièce, non plus. Il avait l’air d’être du genre à se lever tôt, à s’occuper rapidement. Qu’importe. Tu te dévisageas dans le miroir, tu avais sale mine, mais ton sourire était naturellement là, bien que faible. Ah ça, tu avais repris des couleurs. Mais pas pour longtemps. Un geste de trop, rapidement, brusque. Tu n’eus que quelques secondes pour repérer les toilettes, et tu rendis tout ce qui datait de la veille. Ah, bien, bravo, Abygaëlle. Voilà les dégâts de l’alcool, et tu le savais. Tu en avais les larmes aux yeux, tu en souffrais, ça c’était sûr. Un petit regret pour ces verres de trop ? Forcément. Kaia te jugeait toujours du coin de l’œil. A tes douleurs de la veille vinrent s’ajouter ces crampes d’un geste aussi brusque.

Après quelques minutes à retrouver tes esprits et à te dire que c’était passé, tu entrepris de faire un brin de toilette. Enfin, par un brin… Tu pris de nouveau une douche, une habitude que tu ne perdrais sans doute jamais. Et cette fois, ta Muplodocus fut au rendez-vous pour te brosser les cheveux, aussi affectueusement que toujours, malgré ses regards jugeurs. Aaaah… Tu devrais t’y habituer. Tu lui souriais en retour.

Le temps était passé vite, Kaia avait pris son temps. Vêtue cette fois d’un pantalon noir, semblable à la veille mais plus décontracté, et d’une chemise bien plus simple, tu descendis rejoindre les autres, guidé par les voix. Tu en profitas pour relever tes cheveux en une queue de cheval haute, alors que ta Muplodocus passait devant toi. Elle avait l’air pressée.

En bas, un vrai festin, « home made » t’attendait, autant que tous les autres. Tu parcours la salle su regard. Oh, était-ce toi, où il y avait une atmosphère étrange … ? Ton regard croisa celui de Henry. Fuite immédiate, tes yeux se dirigèrent vers n’importe quoi d’autre, pourvu que tu ne croises pas le sien. Embarrassée ? Oui. Qui aurait pu prévoir ce qu’il s’était passé ? Tu ne savais pas trop comment t’y prendre, après tout ce qu’il s’était passé. En revanche, ta Muplodocus le fixe, fermement, et semble le menacer de ses simples yeux. Elle au moins, elle savait quoi en penser et comment réagir.

Tu soupiras, puis tu pris une chaise de libre. Tu as des maux de tête, ça se voit clairement, et chaque geste te semble douloureux. Au-delà de ça, lorsque Kaia t’apporta un petit-déjeuner « standard » pour toi, tu grimaças. Bien que tu portais le café à tes lèvres avec une certaine envie, les quelques toasts, accompagnés de bacon et d’œuf, très peu pour toi. Ton estomac te faisait un mal de chien, et déglutir te faisait légèrement grimacer. Tu irais plus doucement sur l’alcool désormais, Abygaëlle. Tu étais dans un piteux état, et quelques regards s’égaraient vers toi, de même que quelques murmures. Qu’importe, tu avais servi d’exemple, tu étais peut-être la victime dans cet histoire, mais tu avais l’impression d’être un peu celle qui se relevait de tout, même d’une tentative d’assassinat.

- Où se trouve René ?
- Il n’est pas parti en même temps que toi de la chambre ?
- Je pensais justement qu’il était parti avec toi ?

Tu tiquas à ce court échange. Encore un disparu ? Ton regard dévisagea rapidement chaque personne présente. Tiens, l’autre non plus. Peut-être était-ce en partie ta faute… Qui sait. Kaia n’avait-elle pas frappé un peu fort ? Etait-il évanoui dans un coin, incapable de se lever, avais-tu accidentellement provoqué une blessure plus grosse que tu ne l’aurais voulu ? Tu commenças à froncer les sourcils en pensant que tu avais bien plus de responsabilités que tu ne voulais le penser, au départ.

Henry brisa le court de ta pensée en s’exprimant, en leader, comme toujours. Tu le laissas prendre les devants et donner les ordres du jour. Ainsi, tu serais avec Isabelle, et lui. A la simple évocation de « Moi et Abygaëlle », tu tiquas, et tu posas un peu violement la tasse sur sa coupelle. Oh. Tu aurais mieux fait de ne pas réagir, tu sentais déjà le rose monter à tes joues. Eh, il fallait te calmer. Reprends tes esprits, Abygaëlle Keelin ! Ce n’est pas un homme qui allait te faire perdre tes moyens, tu en avais vu d’autres. Il y eut des regards, des autres, vers toi, puis vers Henry, et ainsi de suite. Des murmures à nouveau. Pitié, faites que personne n’ait eu vent de votre soirée, ou de votre nuit, ça valait mieux pour tout le monde.

Alors que tout le monde s’affaire à finir son déjeuner et former les groupes, tu restas assise. Kaia restait à côté de toi et insista lourdement, en silence, pour que tu manges, ne serait-ce que ce qu’elle t’avait cherché. Elle poussait l’assiette lentement vers toi. Tu n’avais vraiment pas faim. A la limite, ut préférais ingérer la dose maximal journalière autorisée d’anti-douleurs. Tu massas tes tempes, lentement. Non, ça n’allait pas. Kaia commença à insister, lourdement.

- Muplo... Docus...

Tu lâchas un soupir, tu dévisageas Kaia. Tu savais qu’elle avait raison et que tu ne tiendrais pas, même pas deux heures, si tu n’avais rien dans le ventre. Tu t’avouas vaincue, et tu commenças à manger, avec une réticence semblable à celle d’un enfant de cinq ans devant de brocolis. Tu te forçais, clairement.

Alors que les premiers groupes partaient, certains pour exploration du manoir, d’autres pour s’installer dans une autre salle et réfléchir au sens des statuettes et du code, tu terminais ton petit déjeuner. Aaaah, qu’est-ce que tu aurais aimé être à leur place… Ton regard glissa vers Henry. Ainsi donc, il continuerait à te tourmenter. Soit. Tu te relevas après un long déjeuner, et non pas des plus appréciés. Tu jetas un coup d’œil autour de toi, avant de lancer, un peu dans le vide :

- Et donc… On se charge de quoi, tous les trois ?

Pas un regard vers Henry, tu ne t’étais pas directement adressée à lui, alors que ça se voyait, tu lui parlais. Tu devrais vite changer d’attitude et oublier la veille, si tu voulais avancer dans cette lugubre histoire. Mais qu’y pouvais-tu ? Le simple fait de croiser son regard te rappelait la veille, mais pas n’importe quelle scène. Certainement pas celle où vous aviez eu un public. Tes mains jouaient avec les cinq pokéballs que tu possédais. En cas de danger, tu pouvais appeler encore quatre pokémons pour vous aider. Le Pyrax d’Henry te met mal à l’aise, autant que la veille, mais différemment. Il t’apparaissait toujours aussi menaçant, mais tu percevais plus cet aspect « insecte » chez lui maintenant. Il était aussi beau que dangereux. Cette pensée ne te rappelait pas autre chose ?

Bref, bref. La décision fut que vous deviez explorer ce que vous pouviez du second étage. Muni d’un plan fourni par cette charmante Isabelle, impossible de vous perdre. Vous aviez l’allure d’explorateurs de maison hantée. Tu t’étais volontairement placée à l’arrière, devant Kaia. Pour te rassurer, Kali ornait à nouveau tes épaules, et surveillait les alentours. Impossible pour toi de rester à côté d’Henry sans éprouver un certain stress. Et la présence d’Isabelle derrière toi t’était très inconfortable, d’où cette position, à l’arrière, que tu avais acquise en ralentissant lentement et discrètement.

La première salle de votre exploration fut une pièce peu utilisée, servant de débarras, bien qu’extrêmement bien rangée. Elle était assez petite. Il n’y avait rien à dire : peu de choses, rien d’intéressant, après une inspection rapide, vous quittiez la pièce. La seconde, la troisième et quelques autres étaient des chambres, certaines occupées, d’autres non. L’inspection fut rapide. La suivante en revanche, presque au milieu de ce gigantesque couloir, était bien plus imposante.

Une salle de lecture, gigantesque, la hauteur sous plafond était la même que tout l’étage, mais l’arrangement donnait une impression de profondeur. Et ces bibliothèques… Il y avait tant d’ouvrages différents, des récents, des anciens, tous classés et soigneusement rangé. Quelques fauteuils, assortis au décor, et des tapis. Si tu doutais de la richesse des Bon Parte, là tu ne pouvais plus. Un vrai paradis sur terre. Sans attendre de consignes, tu entras dans cette magnifique salle, prête à t’y perdre… Heu… A l’inspecter. Kaia à ta suite, elle avisa une fois de plus le Reece, avant de te suivre. C’était tellement immense que tu ne savais pas par où commencer.

- Purée... Ca va nous prendre un temps fou... En plus d'être un gâchis de ne pas pouvoir en profiter...
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Vingts petits œnologues

Abygaëlle Keelin

Chacun finit par s’activer, les groupes fonctionnent par affinité, c’est certain, globalement les gens vont avec les personnes qu’ils connaissent, ils se sentent plus en sécurité et espèrent, en un sens, esquiver le danger, se disant que s’il y a un traître parmi vous, ça ne peut pas être un des « siens ». Tu souris à cette pensée. Les gens sont faibles, cruels et corruptibles. La réaction de la jeune Keelin ne t’as pas haussé un sourcil, mais si les gens font le rapprochement de votre nuit, cela va réellement poser problème. L’intimité et plus particulièrement la tienne n’ont pas à être éventé, bien au contraire, efface les preuves, c’est long, fastidieux et long. Sans rien dire que tu finis ton verre, ton Pyrax embraie le pas, ton Machopeur servira à clôturer la marche. Tu réponds avec ce timbre de voix froid et sec usuel.

-Le second étage, partie est, jusqu’à ce que vos yeux pleurent à force d’observer.

Ainsi votre trinôme prend la route. Une carte, de quoi s’éclairer au cas ou et une prudence de mise. Tu restes assez confiant sur la journée, tu ne penses pas qu’il y aura une disparition de jour, votre agresseur, pour peu qu’il soit seul, doit profiter des ténèbres de la nuit et de la fatigue pour frapper. La guerre d’usure ne te fait pas réellement peur, bien au contraire. Tu mènes la marche avec Isabelle, proche de toi, tu penses sincèrement qu’elle n’a rien à voir avec cette histoire, mais tu doutes, de tout le monde, sauf d’Abygaëlle, car les gens stupides ou fragiles ne peuvent être de cruelles personnes ainsi, surtout qu’elle était sous ta totale surveillance cette nuit, cela se saurait si quelqu’un pouvait partir ou entrer dans la piaule où tu dors sans te réveiller.

Il y une sale ambiance, celle des films d’horreurs ou d’exploration périlleuse. Le danger n’est jamais loin et c’est effrayant, il faut se l’avouer Henry, tu n’es pas parfaitement confiant, mais c’est parce que tu doutes, tant que tu doutes, rien n’est faux, mais rien n’est juste et c’est ainsi que tu pourras correctement te sortir de cette épineuse situation. Les escaliers emboîtés, un silence morbide pèse sur le couloir sombre qui vous fait face. Sans dire un mot, tu progresses, jetant un œil derrière toi pour vérifier que la jeune femme ne s’est pas évanouie du simple fait de ta présence. Les deux premières salles ne donnent rien, inintéressantes au premier coup d’oeil et trop petite pour être une planque ou contenir une anomalie de taille. Cependant la troisième salle révèle une grande bibliothèque à la présence discrète, tout au fond du manoir. Un simple regard à Isabelle suffit à savoir qu’elle est fier de son aménagement, son Séviper, discret jusqu’alors vient s’enrouler sur une table usées par la répétition de ce geste. C’est visiblement sa taille et personne ne viendra l’emmerder dessus.

Tu pénètres lentement, ce lieu est magnifique, les bibliothèques sont bien connues pour contenir des lieux cachés, trappes et autres joyeusetés. Attila ferme derrière fois, il sera le gardien de l’endroit, personne n’entrera, ni ne sortira sans ton accord. Tu grilles une clope, l’endroit est vaste et de toute façon, personne ne viendra contester ton autorité. Absolument personne.

-Tu auras tout le temps d’en profiter, à la fin de cette délicate situation.

Tu tires une taffe, lâchant ta fumée en l’air et la cendre dans ton cendrier de poche. Tu fais quelques pas, impossible de tout lire, mais pouvoir trouver le lieu adéquat devrait pouvoir se faire sans trop de difficultés. Les décors en bois sont fabuleux, de belles gravures et des bas reliefs tapissent l’ensemble des murs et du plafond. Un soupire passe tes lèvres.

-Isabelle, avez-vous fait construire ici des passagers dissimulés ? Qu’importe où ils mènent, y en a-t-il ?

-Nullement, La pièce est entourée de murs, comment créer un passage ?

-Une trappe ? Rien n’est impossible avec une trappe.

Sans rien ajouter, tu passes le sol en revue, tapant du pied assez fort, les trappes sonnent forcément creuses, même les plus perfectionnées. Aucun bruit, l’endroit est clean et protégé, c’est le principal. Tu commences à fouiller de ton côté, pas grand-chose, des bouquins, sur bien des sujets, mais principalement sur l’alcool, le vin et des mémoires des défunts Bonparte. Cette famille prestigieuse n’a de cesse de surprendre par son ancienneté dans le monde des élites de Sinnoh. Napoléon à tes côtés, pas un bruit, que du calme. Curieux, tu prends le temps de passer les détails de quelques pages hasardeuses prises au hasard, mais rien. Après une longue heure, tu reviens vers ton groupe.

-Rien de mon côté, je présume qu’on ne fait que lire ici.

Tu espérais trouver des ouvrages sur la mythologie du nord, les gens sont si créatif. Tu repars, entraînant le groupe avec toi pour la suite, des chambres, vestiaires, rien de passionnant, mais c’est curieux de voir que certains convives ont oubliés certains objets spécifiques qu’on ne trouve pas en cherchant autant, tu n’hésites pas à tout donner pour que les recherches avancent plus cite, l’intérêt du groupe prévaut sur tout. Vers quatorze heures, vous finissez par revenir dans le salon.

Bilan général. Le codage fait référence à une ancienne comptine impliquant vingt chercheurs antiques plongés dans leur orgueil, suffisance et défauts. Cette histoire à bien des airs d’artifice, le problème, c’est que ton grand-père l’a trop souvent raconté pour que tu sois sage, pourtant vous êtes tous turbulents chez les Reece. La première fouille ne donne rien de spécifique, beaucoup de pièces vides et inutilisables et où rien ne vous intéresse. Ce n’est pas normal, bien au contraire, il doit bien y avoir une entourloupe, cachée quelque part, à vous attendre. En attendant il faut se rattacher à ce que vous avez. Les statuettes symbolisent donc l’avancée de votre disparition, un moyen de vous narguer, que vous vous rattachiez aux disparus et non aux présents, semer le doute, le trouble, la peur. Ça ne prend pas avec toi. Si tu mets la main sur ces types le premier et sans être vu, tu feras jongler le plomb.

Il est temps de manger, il faut se mettre aux fourneaux. Tu te désignes, autant que tu restes loin d’Aby lorsqu’il n’y a pas besoin de surveiller cette enfant, elle ne touchera plus dans la liqueur sans l’autorisation que tu as donné. Tu es aidé par deux jeunes hommes, habitués aux plats simples et rapides : une souper et de la viande saignante, pour les végétariens, du riz. Pour le désert, du pain perdu, autant éviter le gaspillage, si vous êtes là une semaine, vous n’avez pas fini de rationner. Tant que la bouffe ne disparaît pas, tout va bien.

Pour l’après midi, chacun est libre de chercher par groupe de trois ou de s’occuper de la maison. Tu restes à trier les lampes, vérifier les piles et leur état, si besoin tu pourras réparer, tant que c’est simple, tu n’as pas la dextérité de ta sœur, toutefois tu as le savoir de base pour survivre à bien des imprévus du quotidien. Avant de t’y coller tu avises discrètement Abygaëlle.

-Soyez vigilante.

Rien de plus, de toute façon, que dire de plus ? Rien. Aidé par Patrick, vous vérifiez le matériel, espérant qu’il y aura au minimum une lampe qui marche pour chaque personne encore présente. Plus le temps passe, plus du toute d’un assassinat, la disparition est trop propre et puis vos têtes peuvent rapporter de l’argent, une Keelin, un Reece, le couple Bonparte, et d’autres anecdotiques à ton humble avis. Ce soir, tu comptes bien faire une escapade nocturne si vous trouvez quoi que ce soit de suspect, bien que tu aimerais quand même que Abygaëlle découvre quelque chose d’étrange et qu’elle te mette seule dans la confidence.


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Il n’y avait rien à redire sur l’aménagement de cette pièce. Elle était parfaite. Tu regardais d’un œil le Séviper prendre possession de ces lieux, comme s’il s’agissait de sa tanière… Parce que ça l’était. La fouille d’une pièce si grande allait être longue, et difficile, au milieu de tous ces ouvrages que vous aviez envie de dévorer des yeux. La remarque d’Henry te fit hausser les épaules. Plus tard, tu t’en doutais. Tu n’étais pas venue pour ça.

Alors que tu commençais à t’aventurer dans la pièce, le Reece posa quelques questions à Isabelle, concernant l’aménagement de la pièce. Tu n’écoutais qu’à moitié, toi et ta Muplodocus étiez déjà en train de fouiller. Tu fis sortir Oriana, ta Altaria, afin d’inspecter les lieux hors d’atteinte, au cas où. Ta fouille en solitaire te prit une bonne heure, même avec Kaia et Oriana. Rien. Il n’y avait que des livres et des beautés ici, mais rien de suspect.

- Rien de mon côté, je présume qu’on ne fait que lire ici.
- Rien non plus de ce côté-là.

Tu revins vers l’entrée de la pièce, après un signe à tes deux pokémons de revenir eux-aussi. Inutile de s’attarder plus longtemps, malgré le repérage de quelques ouvrages intéressants, il n’y avait plus rien à faire ici : la lecture attendrait, Abygaëlle. La suite n’était que monotone et sans intérêt : chambres, vestiaire, passant même par la plus petite et inutile des pièces. Tout s’enchaîne, le temps passe, sans que tu ne t’en rende vraiment compte.

Quatorze heures sonnèrent. Votre petit groupe revint dans le salon, parmi d’autres invités, qui sont déjà revenus, ou jamais partis. Ce fut le moment de la mise en commun des informations, avant un repas bien mérité. Le code est une une comptine ancienne, tu ne suivis pas vraiment ce qu’ils disaient, mais cela parlait de vingt chercheurs antiques avec bien des défauts. N’étiez-vous pas vingt vous aussi ? Pour les chercheurs, cela pouvait se discuter. Les statuettes vous représentaient, ainsi que l’avancée des disparitions. Mh. Tu voyais le schéma, il ne fallait pas être surdoué pour comprendre cette méthode de psychologie. Côté fouilles, vous étiez tous revenus bredouille. Dommage. Bref. Repas.

Ce moment fut d’un calme insoupçonné. Chacun était plongé dans ce qu’il mangeait, d’autres discutaient un peu entre eux. Quant à toi, tu restas silencieuse tout le long de ce repas. Plongée dans tes pensées, tu mangeais par vague, lorsque le flux de réflexion te le permettait. Il n’y avait pas à dire, tu cogitais sur beaucoup de choses à la fois. Surtout sur cette étrange histoire, mais aussi sur tout ce qu’il se passait depuis des mois. Sur toi, sur tout ce que tu avais appris. Quelque chose n’allait pas, dans tous les cas.

Au terme du repas, tu eus le choix, t’occuper de la maison, ou chercher, dans un groupe de trois. Tu n’avais pas envie de passer encore du temps en trinôme. Mais tu n’avais pas non plus envie de t’amuser à faire la femme de maison. Alors que tu commençais à te décider, tout en réfléchissant, Henry te glissa :

- Soyez vigilante.

Un sursaut. Ce fut ta première réaction. Tu ne t’y attendais pas, surtout que tu avais l’impression de l’éviter depuis ce matin, et qu’il s’en était rendu compte. Tu lui adressas un court regard, qui devint rapidement fuyant, avant de souffler :

- Ne t’en fais pas.

Oh. Ehm. Tu venais de le tutoyer. Qu’importe, qu’importe, tu avais parlé peu fort, personne n’était à côté, même si quelques regards indiscrets étaient tournés vers vous, intrigués par ces interactions. Sans attendre plus longtemps, tu t’éloignas de Henry, et tu rejoignis un groupe de deux jeunes, visiblement un peu perdus.

- Si vous ne savez pas quoi faire, venez avec moi. J’ai des choses à inspecter.

Il y eut un échange de regard. « Est-ce que la furie au Muplodocus nous demande de la suivre ? », « Je ne suis pas confiant ». Tu lâchas un soupir avant de répéter ta demande, en y ajoutant le ton. Pas de choix possible. Ils finirent par accepter.

Tu avais déjà remarqué quelque chose la veille, mais tu n’y avais pas vraiment fait attention, à cause de l’alcool. Tu retournas dans la pièce principale, plus particulièrement près du balcon. Là. Surveillée par ta Muplodocus, tu t’accroupis à l’angle de la fenêtre. Les deux autres jeunes hommes étaient visiblement mal à l’aise, allez savoir pourquoi… Peut-être que la présence d’un pokémon si massif qui avait mis KO en un coup un gars était intimidant. Mais qu’importe. Tu avais raison.

Une poudre brillante, fine, comme des paillettes de quelque chose… Cela te rappelait étrangement des attaques comme Poudre Dodo ou Spore. Tu te tournas vers un des jeunes.

- Trouve-moi une loupe. Et ne quitte pas cette pièce. Oriana va venir avec toi.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Accompagné de ton Altaria, le jeune partit à la recherche d’une loupe. En attendant, tu fis sortir Kali, ta Goupix d’Alola, pour avoir toujours deux pokémons avec toi, par sécurité. Bon. Personne n’avait de loupe, et la tienne était dans ta valise. Tu te retins de pester. Tu fis sortir ton Verpom, Kayser.

- Regarde ce que c’est, s’il te plait. Kali, surveille-le, j’arrive.

Hophophop. Tu fis le tour de ce magnifique salon. Tu repéras une bouteille en plastique, tu fis le tour des invités présents pour récupérer un briquet et des ciseaux, puis tu pris un verre d’eau. Débrouillarde, hein ? Tu pris quelques minutes pour fabriquer une loupe de fortune, avec deux disques de plastique, fermés en fondant la matière, tu fis passer de l’eau entre les deux plaques et tu refermas. Bem. Trop fort la Abygaëlle. Tu revins vers ton Verpom, en surveillant les deux jeunes gens. Ils étaient toujours là. Bien. Tu fis sortir ta Bibichut.

- Irina ? Tu peux traduire pour Kayser s’il te plait ?
- Bibi...
- Poudre Dodo, peut-être. Pas sûr.

Tu lâchas un soupir. Irina n’était pas encore habituée à communiquer par télépathie, et elle te parlait directement en privé, et ça s’entendait. Au moins, elle avait su dire l’essentiel. Poudre Dodo. Bien. Tu approchas la loupe, sans toucher les résidus, par sécurité. Tu devrais peut-être penser à te trouver des gants. Effectivement, rien de sporique. Enfin… Tu ne pouvais pas reconnaître là des spores d’espèce connue, c’était simple, trop simple. Une attaque pokémon… ? Tu réfléchis. Tu avisas les deux jeunes avant de lâcher :

- On va inspecter le reste du manoir. Restez avec moi, et pas de bêtises.

Tu adressas un regard à Henry, occupé avec des lampes torches, et tu quittas la pièce, avec tes pokémons et les deux jeunes. Tu passas par la chambre, pour chercher ton vrai matériel, que tu gardais toujours avec toi dans une trousse, un peu rigide. Inutile d’attendre plus. Tu commenças à regarder un peu partout, loupe à la main, pour repérer ce que tu avais déjà repéré, sans en informer tes compagnons, au cas où l’un d’eux serait impliqué. Tu passas ton après-midi à chasser un fantôme qui laissait de la poussière derrière lui. Tu pus en repérer plusieurs, surtout au sol, dans les coins, des endroits où personnes n’allait. Ce n’était pas concluant. Le soir, tu retrouvas les autres, et tu lâchas les deux jeunes, visiblement à plat, exténués d’avoir couru partout, d’avoir dû surveiller, chercher, comme des esclaves sans répit. Tu avais peut-être été un peu sévère avec eux.

Tu avais passé la soirée, les sourcils froncés, à réfléchir, bien plus que le midi du même jour. Tu avais rappelé tous tes pokémons, Kaia comprise, pour qu’elle se repose un peu. Quelque chose n’allait pas. C’était étrange, bizarre, illogique. Tu te torturais l’esprit, tu lorgnas sur une bouteille d’alcool, tu avais besoin de te détendre, mais tu ne pouvais pas te le permettre, tu devais réfléchir. Encore, jusqu’à ce que tu trouves la solution… Que tu ne trouvas pas.

Après le repas, tu attendis que Henry soit un peu isolé, et que les regards soient concentrés sur autre chose. Tu le rejoignis, après avoir appelé ta Muplodocus, et tu lui lanças, sans même considérer s’il t’écoutait ou non.

- J’ai trouvé des résidus de poudre brillante et de spores, mais aucune espèce connue. Kayser m’a confirmé qu’il s’agissait bien de Spore, Poudre Dodo et Para-Spore. Quelqu’un s’amuse à faire disparaître les invités, mais en vie.
- Vous en avez parlé à quelqu'un ? Vous avez trouvé ça où ?

Un ton neutre, presque sec. Tu n’aimais pas quand on te parlait ainsi, mais Henry était Henry, et tu avais eu cette attitude avec ceux qui t’accompagnaient, alors tu tentas de ne pas en tenir compte. Tu désignas le balcon d’un regard, tout en évitant soigneusement le sien.

- Au niveau des fenêtres du balcon, j’avais repéré ça hier soir, inconsciemment. Il y en a aussi aux étages, dans les coins, et les zones peu utilisées.

Tu te pinças les lèvres, tu attendis quelques secondes, avant de continuer :

- C’est très volatile. Dans les lieux de passage, elle s’envole à chaque courant d’air, et se coincent dans des cul-de-sac. A moins d’en trouver des fraiches, là où personne n’est encore passé, on n’en tirera rien.
- Cette nuit on ira vérifier. Vous savez vous servir d'un six coups?
- Bien sûr que non.
- Vous allez apprendre à l'instinct alors.

Soupir. Henry avait la tête d’un mafieux, l’attitude d’un mafieux, et les paroles d’un mafieux. On se croirait dans un film, vraiment. Tu ne lui répondis que par un soupir.

Tu laissas la soirée passer, et la nuit se profiler. Au fur et à mesure, le salon se vidait, laissant les invités sortir trois par trois, sauf le petit groupe désormais duo, qui avait perdu son troisième membre par un quiproquo, la veille. A votre tour, Henry et toi, vous quittiez la salle pour rejoindre la chambre, mais pas pour longtemps. Ce soir, une petite escapade nocturne était prévue, alors que tous dormiraient, pour trouver d’autres indices, qui ne seront pas altérés par les passages des invités.

Juste le temps de faire croire que vous étiez allé vous coucher, de laisser le manoir doucement s’endormir, et de vous préparer, et vous étiez de nouveau de sortie. Armée d’une lampe, tout comme Henry, vous quittiez la chambre. La règle principale ne changeait pas : ne pas être seul. Tu fis sortir Oriana et Irina, toutes deux d’une discrétion extrême, l’une volant, l’autre, pokémon psy, sur ton épaule. Elle pourrait remarquer plus facilement les intrus. Et si quelqu’un s’amusait à sonner les invités pour les enlever, vous n’étiez pas à l’abri qu’il y ait aussi un type psy pour l’épauler. Vous n’étiez pas sortis d’affaire.

Hélas, au terme de votre nuit presque blanche et de patrouilles dans tout le manoir, Irina ne détecta aucune présence psychique, Oriana commençait à s’endormir en volant. Le seul point fort, fut que certains endroits au sol étaient parsemés de poudre, brillante, probablement une attaque, comme le confirma le petit pokémon Pomme, et surtout au rez-de-chaussé, dans un cul-de-sac. Un petit tas, légèrement éparpillé, mais qui n’avait aucunement sa place ici, et ainsi : personne ne venait ici, aucun courant d’air ne pouvait expliquer la présence d’autant de poudre à cet endroit. Cela ne faisait aucun chemin, pas de pistes, mais cela prouvait la présence d’un pokémon Insecte, Electrique ou Plante dans le manoir. Rien de concluant, mais quelques pas en avant. Vers cinq heures du matin, tu commençais toi-même à somnoler. A vrai dire, avec les résidus de Poudre Dodo dans l’air, tu te sentais vraiment plongée dans le vague. Tu aurais dû penser à couvrir tes voies aériennes avant de te lancer dans une telle inspection.

Avec Henry, la patrouille terminée, vous retourniez dans la chambre. A peine arrivée, tu te laissas tomber sur le lit, épuisée. Pour une fois, comme sou l’effet de somnifères, tu ne tardas pas à t’endormir, juste le temps de t’installer sur le lit. Pas assez pour te glisser sous les draps. Tu n’étais jamais aussi fatiguée, en quatre ans de vie. Si tu avais su, tu aurais adopté un pokémon avec Poudre Dodo plus tôt. Le meilleur somnifère que le monde ait connu. Oriana s’installa sur un meuble en hauteur, non loin de Napoléon, qu’elle observait parfois avec intérêt, puis elle ferma les yeux à son tour. L’aube se profilait doucement à l’horizon, mais cela ne te perturba pas. Avais-tu le sommeil lourd grâce à une petite attaque ? Probablement, mais tu n’avais jamais été aussi paisible dans ton sommeil. Tu en avais oublié où tu étais, avec qui, pour quelles raisons et, surtout, le drame qui s’était profilé depuis deux jours désormais.
(c) Apomenon


Dernière édition par Abygaëlle Keelin le Mer 22 Avr - 16:47, édité 1 fois



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Abygaëlle Keelin


Tu n’apprécies pas spécialement d'être tutoyé, cette marque de proximité n’est offerte qu’à une petite partie de la population. Compte tenu des évènements exceptionnels qui prennent place dans ce manoir de malheur, tu préfères passer l’éponge. Tu auras d’autres occasions de lui faire remarquer qu’elle ferait mieux de ne pas abuser. Cet immense coffret de lampes mérite d’être trié. Il faut souvent les démonter, vérifier l’état de l’ampoule, qu’elle n’est pas fissurée ou cassée, que les fils ne menacent pas de s’embraser à la moindre occasion. Seul Napoléon est là, à côté de toi, dormant d’une seule oreille, prêt à réagir au moindre problème. Une bonne partie du matériel est défectueux, il n’y aura pas une lampe par personne, tant mieux, ça pousserait ces idiots à se séparer plutôt que de rester unis. Tu es tenté de les trier par état, certaines pourraient bien lâcher d’un instant à l’autre, pour éviter ces désagréments, tu rédiges une petite liste en réclamant à ton Machopeur d’aller les chercher. Les minutes s’enchaînent et se ressemblent, hélas.

Pendant ce temps, tu croises Abygaëlle, qui fait quelques allers-retours et s’active. Elle met du coeur à l’ouvrage, tant mieux ça lui occupera l’esprit plutôt que de boire. Ton visage froid et impassible laisse pianoter tes doigts en te multiples opérations pour décortiquer avec précision chacune des lampes. Chaque composant que tu as demandé arrive, progressivement. Ils ne sont pas de la meilleure qualité possible, mais ils feront parfaitement l’affaire, tu n’as pas le temps ou le luxe de faire la fine bouche. Ta survie en dépend, celle des autres aussi, mais ils peuvent faire office de dommages collatéraux. Tu espères que chacun saura donner les bonnes informations, car des petits malins pourraient bien chercher à cacher ce qui pourrait s’assurer leur survie. Les deux larbins de ta collègue semblaient bien épuisés, l’habitude de marcher avait-elle disparu ?

Les corps fatiguent plus vite, le nombre de disparus croissant, la paranoïa ne tarderait pas à s’installer, surtout si la preuve que des gens ici meurent. La finalité n’est pas la mort, bien au contraire, tu ne comptes pas trépasser dans un tel endroit, tu as bien plus important à faire. Les moires peuvent bien se coaliser, jamais tu ne tomberas, qu’importe les vagues funestes, contrairement à Oreste, jamais tu ne te résigneras. Tant que ta sœur vivra, toi aussi. Seule consolation, seule réussite visible, les lampes sont opérationnelles après une après-midi de travail, seul sur cette table où personne ne vient te déranger.

Le soir venu, Abygaëlle vient te trouver alors que tu es en train de fumer, seul, un peu à l’écart. Chacun ici essaie de se reposer, profitant des cheminées et autres bougies pour se réchauffer, il ne faut pas gâcher vos lampes. Les informations qu’elle révèle sont intéressantes, mais surtout : capitales pour vous. Puisqu’elle tend à fuir ton regard, tu te prives de considération à son égard, tant qu’elle n’aura pas le courage de tout assumer, à quoi bon la ménager. Tu lui réponds, neutre et froid.

-Tu en as parlé à quelqu'un ? Tu as trouvé ça où ?

L’information est donnée, Aby savait faire avancer les choses, votre porte de sortie se dessinait au loin d’un chemin encore bien sombre. L’escapade nocturne est impérative, lorsque tout le monde dort, il est plus simple de trouver ce que l’on cherche, en évitant les mouvements des autres, cette poudre volatile ne pourra pas vraiment bouger.

- Cette nuit, on ira vérifier. Vous savez vous servir d'un six coups ? Réponse négative, tu enchaînes sur le même ton. Vous allez apprendre à l'instinct alors.

La soirée profile une nuit sombre où les plus éreintés s’en vont, toujours par groupes résidant dans la même chambre. Bientôt vous voilà seulement quatre. Un verre à la main, tu vides lentement le liquide ambré pour te délecter du goût qu’il a. Cette amertume certaine qui traîne dans ta gorge et proportionnelle à ton agacement. Tu vous laisse quarante-huit heures avant que tout dérape et il faut absolument s’en sortir, sous peine de vraiment avoir des problèmes.

Vous finissez par retourner dans votre chambre. De là, tu finis par prendre ce six coups que tu as mis sous le lit, à portée de main immédiate. Devant elle, tu fais rouler le barillet et vérifie qu’il a bien ses six balles. Il est brillant, comme neuf, mais pourtant centenaire. Tes initiales y sont gravées tout comme le logo familial. Tu le tends à Aby avec une petite boîte de douze cartouches.

-Vous visez plus bas que le point où vous désirez tirer. Le recul va rectifier pour vous. Tirez sur ce qui est physiquement menaçant. Tu laisses une pause, allumant une clope. Je ne suis pas, tant que vous ne me refaites pas le même coup que l’avant-veille.

Lorsque vient le moment de sortir, tu remarques une Altaria et une Bibichut à ses côtés, on est jamais trop prudent. Attila et Tomyris resteront ici pour veiller sur la chambre. Seule Napoléon et ta Bleuseille t’accompagnent. Une troupe assez grande, mais silencieuse, le petit bourdonnement de ton Pyrax est assez anecdotique. Tu préfères laisser l’arme à Aby, ça fera toujours son effet si elle a des problèmes, tu sais te battre et tu n’as pas peur des coups, au contraire.

Vous finissez par trouver des traces de cette poudre, un peu partout, mais surtout au rez-de-chaussée. Une nuit entière a exploré en silence la totalité les différentes ailes et couloirs. La présence d’une telle quantité de poudre dans un cul-de-sac n’est pas anodine, bien au contraire. C’est d’autant plus suspect. Abygaëlle en conclu la présence d’un pokémon possédant au minimum un des trois types suivants : plante, insecte, électrique, peut-être même les deux ? Ça ne serait pas surprenant, bien au contraire. Les échanges sont brefs, vous ne voulez pas faire de bruit


De retour dans la chambre, tu récupères ton arme, que tu ranges pour partir dormir. Un sommeil lourd et réparateur de quelques heures te font le plus grand bien. Demain sera une journée chargée et tu escomptes bien trouver la finalité de ce qui se passe. Tu es levé après quatre heures, pourtant, tu te sens en pleine forme. Il est neuf heures. Tu te douches rapidement au gant pour l’imiter l’épuisement des stocks d’eau chaude.

En arrivant, le ton est grave. Deux statuettes de plus sont amochées, portant le nombre total à six. Mademoiselle Bonparte vous avise du regard.

-Où est Abygaëlle ? Avec elle et les deux autres de la chambre duo, vous étiez ceux qui ne s’étaient pas levés avant huit heures.

-Un sommeil lourd, mes pokémons veillent sur la chercheuse qui était toujours en train de dormir lorsque j’ai quitté la pièce.

-Ca veut dire que

-Vous n’êtes pas allés voir ?

-Eh bien

-Les adultes ne chialent pas lorsqu’ils sont réveillés, contrairement aux nourrissons.

Tu tournes les talons pour aller dans la dite chambre que tu ouvres sans te soucier de ce que tu trouveras en y entrant. Quelques personnes ont emboîtés le pas pour observer. La chambre est vide. Un soupire passe tes lèvres, vide. Les draps sont défaits, l’air y est frais pourtant, c’est étrange. Tu inspires profondément pour ne pas gueuler un bon coup. Cette nouvelle inconnue change beaucoup de choses, le danger progresse bien trop vite.

-On ne peut même plus dormir tous en même temps. Réunion dans le salon

Tu vas réveiller Abygaëlle, il est neuf heures et demi. Tu te fiches royalement que ça la dérange, elle pourra se reposer le jour où elle sera morte.

-Debout Abygaëlle. On a deux disparus. Réunion dans le salon, vous avez dix minutes pour venir sinon j’vous traîne jusqu’au salon.

Tu tournes les talons, laissant Attila au cas où, juste si un problème arrive. Dans le salon, dix minutes, plus tard, lorsque tout le monde est présent, tu prends la parole.

-Je vais faire simple et m’affirmer comme chef du groupe et je ne vous laisse pas réellement le choix. Deux disparus qui dorment ensemble peut sembler anodin, deux gars de plus. Mais rendez-vous compte que même en groupe vos nuits ne sont pas sûres.

Tu as ce verre de liqueur à la main, à vrai dire, c’est le second déjà.

-On va faire déplacer les lits ici et on va dormir ensemble avec des rondes. Nous sommes quatorze, deux groupes de trois et deux groupes de quatre vont alterner toutes les deux heures. Tout le monde dormira et se lèvera en même temps. Tu avises Abygaëlle. Parlez donc de votre découverte d’hier. Je pensais que ce serait plus simple à entendre après une nuit de sommeil, il semblerait que je me sois trompé.

Tu laisses la parole à Abygaëlle, sans lui laisser réellement le choix. Le groupe ne réagit pas réellement bien, ça marmonne, ça discute, ça s’offusque. Il faut vraiment, trouver l’issue rapidement. Il faut s’en sortir.

-Bien. Aujourd’hui, je veux qu’on est des résultats sur le texte codé et qu’on trouve tous les endroits suspects. De toute évidence, il y a ici des passages secrets que personne ne connaît sur la carte des lieux… Je ne remet pas en cause les propos de madame Bon Parte, toutefois, je pense qu’on ne vous a pas tout dis sur les lieux. Disposez, prenez une heure pour vous, jamais loin des autres.

Le groupe à besoin d’évacuer, tu n’attends pas à ce que tout le monde s’y mette immédiatement. Tu en profite pour aller voir Abygaëlle.

-Hier, je n’ai pas fait la remarque, mais n’oubliez pas que lorsque vous vous adressez à quelqu’un, considérez qu’il est un être humain et qu’il vous écoute. Ne fuyez plus jamais la conversation, car vous avez peut-être du mal à assumer vos excès de débauche. Vous vous offrirez ce luxe une fois que vous serez certaine d’être en vie et dans de bonnes conditions une fois sorti d’ici.

Tu tournes les talons pour aller fumer, un verre posé sur la barrière en pierre du balcon. Tu enchaînes plusieurs clopes sans savoir dans quelle direction, tu vas. Tu as l’impression que personne n’y met du sien.

Un peu avant onze heures et quart, les gens s’activent à bouger les lits dans le salon. Quand on parle de lit, c’est juste tous les matelas qui sont empilés par deux pour un minimum de confort dans la salle de réception, il faut bien une heure et demi, car c’est lourd y a les étages à descendre et monter. Pendant ce temps, Madame Bon Parte se décide à prendre Abygaëlle pour faire le repas, entre femmes.

-Dites moi, Abygaëlle, n’est-ce pas rude de partager la chambre de notre sauveur et tyran ? Un sourire taquin se dresse sur ses lèvres, son immense Séviper vous observant. Je trouve qu’il est fascinant, il approche de la trentaine et il n’est toujours pas marié. Il vient d’une famille grandiose de Sinnoh, peut-être serait-ce un bon parti pour vous ?



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Avant de quitter la chambre, tu avais eu une leçon éclair sur comment se servir d’un six-coup, à ton grand désarroi. Tu ne pensais pas un jour tenir une arme entre tes mains. Autant dire que la scène était à la fois risible et pathétique. Tu espérais le jamais t’en servir, ni aujourd’hui, ni un autre jour et ce, jusqu’à la fin de ta vie… Que ce soit cette arme ou une autre.

Au retour, tu avais rendu l’arme à son propriétaire, quoi de plus normal. Tu avais toujours cette impression sur tes mains, le métal froid, l’odeur… Mais qu’importe, ce n’était pas si différent des autres outils métalliques que tu avais l’habitude de tenir dans ta paume.

Le lendemain arriva bien trop vite à ton goût. Si Henry se leva vers neuf heures, ton sommeil s’étendit jusqu'à dix heures passées. Enfin, il aurait dû, puisque tu te fis réveiller trente minutes plus tard. La voix d’Henry n’a rien de rassurant, tu te met à grommeler avant de te lever finalement.Contrairement à la veille, Kaia n’était pas présente pour t’aider, et tu dus te hisser hors du lit à ta manière. Ton Altaria à tes côtés, tu descendis dans le salon, sept minutes plus tard, le temps qu’il te fallait pour te changer et de rafraîchir un peu. Tu commençais à te faire à cette étrange ambiance, où le danger était partout. Trois jours… Deux nuits… C’était compréhensible.

Henry entama un discours de leading, et de mise en garde. S’en suivit des conseils, des ordres et des changements. Camping en famille, colonie de vacances, internat en dortoir, appelez cela comme vous voulez, mais cela te fit grimacer. Au mauvais souvenir, certainement. Enfin, après son discours, Henry te donna la parole. Ravisant un bâillement, tu expliquas :

- Des résidus d’une attaque à base de spores ou de poudre ont été retrouvées par endroits dans le manoir. Para-spore, Poudre Dodo ou Spore. Trois attaques sont possibles, mon pokémon Plante a confirmé. Ce sont des résidus extrêmement volatiles, mais dont certains se sont accumulés dans un cul-de-sac, sans raison apparente. Si vous en trouvez, évitez de toucher, vous pourriez être pris au dépourvu. Ils s’accumulent dans l’air et vous embrument l’esprit à chaque respiration.

Tu manquas de rajouter “A part si vous voulez un sommeil de plomb, auquel cas, ce sont de très bons somnifères”, mais tu te ravisas. En parlant de cela, l’hypothèse de Para-spore semblait moins plausible, puisque les effets d’une somnolence s’étaient fait sentir cette nuit. Tu ne pouvais pas exclure que cette attaque soit utilisée elle-aussi, mais disons simplement que les probabilités avaient changé. Pas le temps de réfléchir, Henry entama un nouveau monologue. Il libéra ensuite les “troupes”. Tu pensais être un peu au calme, mais Henry t’aborda.

- Hier, je n’ai pas fait la remarque, mais n’oubliez pas que lorsque vous vous adressez à quelqu’un, considérez qu’il est un être humain et qu’il vous écoute. Ne fuyez plus jamais la conversation, car vous avez peut-être du mal à assumer vos excès de débauche. Vous vous offrirez ce luxe une fois que vous serez certaine d’être en vie et dans de bonnes conditions une fois sorti d’ici.

Tu ne compris pas tout, mais tu te contentas de l’écouter, ça avait l’air important. Manque de sommeil ou simplement un manque de cohérence entre vous, tu ne saurais pas pourquoi ces mots sonnaient étranges à tes oreilles. Qu’importe. Avec une nouvelle nuit de sommeil, la première semblait bien loin, heureusement. Tu comptais t'atteler à un travail de ton envergure : la recherche, lorsque cette fois, ce fut Madame Bon Parte qui te prit à part, demandant de l’aide pour le repas. Ne pouvait-on pa te laisser tranquille, QUELQUES MINUTES ?! Qu’importe. D’un soupir, tu la suivis. Tu sentais le piège, mais tu ne pouvais que continuer de marcher. Quelques minutes… Et voilà.

- Dites moi, Abygaëlle, n’est-ce pas rude de partager la chambre de notre sauveur et tyran ?

A cette phrase, tu la dévisageas, haussant presque un sourcil, manquant de répondre quelques mots qui restèrent coincés dans ta gorge. Elle se mêlait de ce qui ne la regardait pas. Mais au delà de ça, tu ne pouvais tout simplement pas lui répondre. Tu ne savais pas quoi lui répondre. Il est vrai qu’au vu des faits, tu aurais dû fuir cette chambre, quitte à demander un autre groupe. La logique était là, mais tu ne l’avais pas fait. Tu te contentas de continuer ton activité culinaire, tout en écoutant vaguement ses mots.

- Je trouve qu’il est fascinant, il approche de la trentaine et il n’est toujours pas marié. Il vient d’une famille grandiose de Sinnoh, peut-être serait-ce un bon parti pour vous ?

La fin fut de trop. Le couteau dérapa et tu t’entaillas légèrement la paume. Pestant intérieurement, tu pris un chiffon pour faire pression, lâchant tes outils. Tu te tournas vers la propriétaire des lieux, et tu lui lanças, menaçante :

- Si vous voulez lui trouver une femme, allez-y. Prenez-le aussi si vous voulez, mais je ne compte en rien participer à vos plans… Mondains. L’amour ne s’achète pas, Madame, et encore moins mon coeur, mon esprit ou mon corps. JE déciderai où, quand, et comment ce jour arrivera. Et si mon coeur choisit un fermier oublié du plus petit village de Kanto, je ne m’y opposerai pas.

Tu coupas court à la discussion en t’éloignant de la vipère au serpent. Oriana sur tes talons, elle t’amena de quoi t’aider. du désinfectant, quelques compresses, un bandage et le tour était joué. Cela te permit aussi de te calme, tu avais le rouge aux joues, la rage à la gorge. Tu n’allais pas bien, mais tu avais oublié à quel point madame Bon Parte pouvait être vile. Une chose était sûre, tu n’avais plus envie de pleurer. C’était déjà une bonne chose, un signe que tu avançais dans l’obscurité.

Après t’être calmée, et lançant un regard noir à la propriétaire, et collègue d’atelier cuisine, tu continuas, dans le silence, à préparer le repas. Au menu, pommes de terre rôties, sans assaisonnement façon Aby, puisque la pomme de terre en question avait terminé sa route dans la poubelle, avec un peu de viande. Il fallait économiser, selon les mots de Madame Bon Parte. Un repas simple, mais assez équilibré. Les pommes de terre serviraient de ciment dans l’estomac de chacun, et c’était l’essentiel.

De ton côté, le repas fut le plus silencieux de ta vie. Outre quelques regards meurtriers à la peste qui t’avait encore une fois faire sortir de tes gonds, tout se passa bien. Tu adressas aussi quelques regards aux autres, pour les observer, essayer de les cerner, de les comprendre. Est-ce que le coupable était parmi vous ? Tu n’en conclus rien.

Au terme de ce repas “calme”, tu pris quelques minutes pour toi, pour réfléchir. Après quelques échanges avec l’équipe que tu aurais bien voulu rejoindre, il s’avéra que le codage n’était pas un indice, ni quelque chose de très utile. En réalité, il ne semblait pas complet. Quelques minutes te suffirent pour comprendre le problème. Tu expliquas aux chercheurs que leur seconde hypothèse était plus plausible : le message était dans une langue ancienne, codée, puis recodée. En le décodant, puis en essayant de le traduire tel quel, ils avaient fait quelques erreurs. En somme, quelqu’un, qui n’était pas très futé, avec codé un message codé. Du moderne sur de l’ancien. Et au terme d’une nouvelle traduction bancal, le message délivrait un avertissement, telle une prophétie.

« Le lyon ieune le vieux surmontera
En champ bellique par singulier duelle
Dans Cage d'or les yeux luy creuera
Deux playes vne, puis mourir, mors cruelle. »

Un soupir passa tes lèvres. Tu ne t’y connaissais pas assez en histoire pour savoir ce que cela voulait dire, mais en tout cas, rien de bon, c’était certain. Cette découverte fut bien sûr partagée avant que chacun retourne à ses occupations.

Comme convenu, ou du moins, comme tu le pensais, Henry, Madame Bon Parte, et toi alliez chercher l’entrée secrète d’une possibl cave, suite à ce que vous aviez découvert dans la nuit. Même si cela ne t’enchantait pas que la vipère vienne avec vous, il fallait cependant qu’elle soit du voyage, ne sait-on jamais. Ton Altaria à tes côtés, tu te contentas de suivre le petit groupe jusqu’au lieu où vous aviez trouvé ces traces suspectes. Arrivé au cul-de-sac, vingt minutes passèrent, voire plus, avant que vous ne trouviez le mécanisme d’ouverture d’une petite trappe que personne n’aurait pu soupçonner. Le bon vieux coup d’une latte de parquet servant de plaque de pression. Bien trouvé, inconnu qui avait créé ce passage.

La descente se fit sur une échelle en bois, vieille et craquante… Peu rassurante. Les lieux étaient poussiéreux et peu entretenus, un tunnel creusé dans la pierre dont seul la lumière froide de vos lampes pouvaient vous faire découvrir. Allez, un petit tour dans un film d’horreur. Le tunnel n’était pas long, et au terme de quelques minutes de marche, en tournant quelques fois, une lumière vacillante remplaça l’obscurité lointaine. Et la vision d’une cave secrète n’avait rien d’enviable, et même si certaines étranges personnes l’aurait envié, elles n’aurait plus voulu après avoir découvert ce qu’il se passait sous vos yeux. Bien que vide, ou presque, la pièce, creusée dans la pierre, étaient aménagées de tables et chaises en bois mal vieillis, quelques chaînes de métal et des clous, enfoncés dans la roche, avec des entraves au bout. Tu ne savais pas quoi d’une salle de torture, une prison de fortune ou lieu d’un étrange hobby était cette endroit. Toiles, poussière, taches… Tu ne pouvais qu’imaginer ce qu’il y avait eu ici. Et cela n’était pas terminé, puisqu’un autre couloir partait de cet endroit. Tu te sentais déjà mal, tes pensées fusaient dans ton esprit, et l’atmosphère, autant que l’air, était lourde, pesante et irrespirable. Par mesure de sécurité, tu portas ta main blessée, merci au tissu d’ailleurs, à ton visage pour couvrir ta bouche et ton nez. S’il s’agissait d’un réflexe, tu ne pus t’empêcher de verbaliser :

- C’est possible que l’air soit saturé de Spore. Faites attention.
(c) Apomenon



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Abygaëlle Keelin


Que la jeune femme se blesse, la Bon Parte ne réagit pas réellement, taquine, charmeuse, ce regard plein de malice, elle se divertit comme elle peut en ces temps rudes d’isolation. Après tout, pourquoi pas ? Elle aimerait bien se sortir de cette galère et le rouge vermillon qui s’écoule sur cette main est un divertissement comme un autre. Malgré tout, aux propos acerbes et violents de la jeune femme qui l’aide, elle ne dit rien, préférant le silence et se focaliser sur sa tâche. Voir la jeune femme s’affirmer ne peut réellement lui faire du mal.

Le repas se passe, péniblement pour certain, agréablement pour d’autres, les goûts et les couleurs sont propres à chacun et la morosité ambiante ne permet pas spécialement d’apprécier quoi que ce soit. Tu ne prends pas spécialement goût à ce repas, un peu fade, mais c’est peut-être à cause d’une fatigue mentale certaine, personne, pas même toi ou qui que ce soit, ne peut rester calme et totalement sain d’esprit en subissant une telle situation. Tes pokémons mangent, silencieusement également, mais à leur faim. Gorjo fait sa peine, en râlant sur la nourriture.

Enfin, chacun reprends ses activités et on parvient enfin à décoder cet étrange texte, Aby s’illustre surtout avec ses capacités. C’est une jeune femme pleine de ressources, une femme intelligente. Elle mérite de prendre en maturité, mais c’est un cru prometteur. On parle donc de la chute d’un lion, sa crinière, Archibald ? Il faut dire que sa barbe et sa chevelure sont impressionnantes. Maintenant que l’on sait que ces propos sont rattachés à la chute des Bon Parte, la cage peut évoquer une captivité et l’idée de rançon ? Le but se précise, mais il est temps pour vous de partir à l’aventure, chercher une ouverture, vous enfoncez et enfin réussir à résoudre cette histoire.

Tu vas chercher ton six coups que tu ranges ainsi que ton manteau, au cas où, si jamais vous vous retrouvez à descendre dans un endroit froid, autant ne pas mourir si vous êtes enfermés (on meurt plus vite de froid que de faim.) Accompagnés de la charmante hôte de maison, vous partez en trinôme pour une charge. Tomyris est présente, son type sol lui permettra de mieux ressentir les vibrations qu’un Pyrax ou une Bleuseille qui lévitent ou volent, concernant Attila, tu as peu d’espoirs sur le Machopeur bien qu’il soit un « good guy ». C’est lorsque tu marches sur une latte, que ta monture réagit. En effet, cette chose ne devrait pas réagir de la sorte, les vibrations que la Tiboudet reçois sont suspectes. La trappe cachée ouvre sur une veille échelle. Tu décides sans hésiter de descendre en rappelant tes pokémons, laissant ta Tiboudet en haut pour recevoir les vibrations que tu vas émettre, comme un tir au plafond etc. C’est sale, désagréable et il fait froid. Tu laisses ton pyrax de sortie et sa chaleur rassurante permet entre autre de pouvoir vous soulager en partie du froid. Compte tenu de la phobie d’Aby tu préfères ne pas faire danser les flammes, vous n’êtes pas en position de porter un légume aussi grand.

Équipés de vos lampes torches, tu as la main sur le revolver, au cas où, mais il est toujours rangé, si jamais tu tirais sur un innocent, ce serait dramatique. L’environnement n’a rien de rassurant, bien au contraire, chaînes, fers, le tout dans un état d’oxydation avancé, Isabelle silencieuse, est choquée de trouver cela. Visiblement, elle ne connaissait pas l’existence de cette trappe et ce sous-sol caché. La remarque d’Aby pousse à la prudence et tu ferme le col de ta veste, pour te protéger la gorge et le cou. Tu décides d’avancer en premier, de toutefois, tu t’en voudrais de ne pas ouvrir la marche. Napoléon clôture, laissant des gerbes de flammes derrière lui pour se couvrir.

Un autre couloir vous mène à une autre pièce, mais cette fois quelque chose te choque, mais c’est discret. Entre la pénombre, le froid, l’aspect veillot, pourquoi cette table n’a-t-elle pas de poussière ? Contrairement au sol ? Tu t’approches, curieux, laissant un doigt passer, à certain endroit, c’est gras. Comme s’il y avait de l’huile, en portant à ton nez, tu reconnais sans mal de l’huile d’olive. Il y a bel et bien quelqu’un ici, ou quelque chose.

-Soyez prudentes… Nous ne sommes pas seuls. Tu désignes tes doigts et la table pour limiter le bruit.

La pièce n’a rien d’intéressant, sinon des traînées au sol, de toute évidence ici on a poussé quelque chose ou quelqu’un. Peut-être que vous ne voyez que maintenant ces cartes, car le reste du sous-sol était emprunté avant. Tu affermis ta prise sur l’arme, Napoléon, en prévention lance une attaque Papillo-Danse, pour réagir du mieux possible.

Un autre couloir s’amorce, le silence ambiant, cette poussière toujours dans les airs, visibles avec cette lampe, rend le tout angoissant. Pourtant, vous finissez par arriver devant une porte, il y a un faible rayon de lumière qui s’en échappe. Le locataire indésiré semble donc être ici, résider, vous percevez très clairement du bruit, frottements, quelque chose semble mâcher.

-Votre gamelle arrive, mais vous vous partagerez ce qu’il reste. Faut dire qu’ils m’ont filé de petites rations.

Les disparus sont en vie, ils ont sûrement faim, mais qu’importe. Il faut régler ça vite et bien. Tu ne t’encombres pas de politesses lorsque tu fracasses la porte du pieds pour l’ouvrir en pointant ton arme sur l’homme habillé en noir.

-Ta gueule et laisse ces mains à plat, Napoléon, fige le.

Le Pyrax bouscule ces deux dames pour venir scotcher l’homme à la table avec ses sécrétions de toiles. Une pillule glisse au sol et tu la reconnais, du cyanure, ce type avais de quoi se tuer pour certaines situations. Tous les disparus sont dans des cages sales, une hygiène un peu douteuse, considérant l’état des sous-sols. Tu ne remarques peut-être que trop tard la présence de ce Migaloss au plafond qui pointe son dard sur toi, t’infligeant une blessure au bras quand tu te protège, visiblement le type ne veut pas réellement se rendre. Tu n’es pas disposé à ce qu’on te contre dise, tu tires juste au-dessus de ta tête, laissant la belle se loger dans le mur.

Une fois l’homme ligoté, ce dernier répondra que par un nom de code, « Chaos ». La fin, aurait pu arriver bien vite, si seulement cette femme n’étais pas arrivée. Par une portée sur votre droite, tu reconnais ce visage, ton Pyrax également qui frémit de haine. Depuis Cobaba, cela faisait bien longtemps. Ainsi, c’était cette famille « là », celle qui s’occupe des riches, les vrais, pas des pauvres bourgeois comme vous. Ils viennent de Joliberges, tu le sais, leur écusson y fait référence avec la vague d'or dans un verre gravé sur son blouson. Vous vous pointez mutuellement l’arme dessus. Cette fois, c’est un combat équitable, elle ne jettera pas ton pokémon dans l’océan, tu peux répliquer.

-Vous m’aviez manqué.

-Je suis bien triste de vous croiser dans de telles conditions, vous étiez moins confiant à Cobaba

-J’ai toujours rêvé de vous flinguer d’une balle… Depuis ce jour.

Alors qu’elle pointe son arme vers les captifs, son Lampignon sort de l’ombre et commence doucement à secouer sa tête… C’était donc la source de la poudre dodo. Napoléon bat des ailes pour dissuader le pokémon de continuer.

-Je n’aurai pas de remords à m’occuper d’eux

-Barrez-vous et on dira que ça n’est jamais arrivé. Que personne n’a été retenu captif, de toute façon

-La justice ne fera rien, dit-elle en te coupant. Le monde des truands est ainsi. Mais vous n’êtes pas en position de force.

Tu décides de prendre les avants en tirant sur sa main alors que Napoléon crache une gerbe de flammes sur son pokémon, forçant à reculer. Un râle de douleur perce ainsi la pièce alors que ta veille connaissance recule, laissant son acolyte à son propre sort. Si la violence ne résout rien, normalement, ici tu te sens obligé.

Tu tires dans le couloir, sur le mur pour la forcer à partir. Ça ne sert à rien de la rattraper, vous avez déjà une victime toute désignée et il faut s’occuper de ces braves gens.

Un épilogue bref, car tu te fous bien de savoir s’ils seront traumatisés, mais tu as bien fais comprendre aux captifs que cette femme n’avait jamais existé. Que ce « Chaos » avait tout géré seul et que les motivations sont inconnues, ce qui est le cas. Enfin sûr que vous ne risquiez rien dehors, vous pouvez partir chercher les secours, tu accompagnes Isabelle, tu laisses à Aby le soin de convaincre chacun d’avoir la même version : un type seul à voulu vous emprisonner pour vous tuer, un homme fou qui agis seul. Avant de partir pour chercher les secours, tu prends le temps de discuter avec Abygaëlle.

-Vous n’avez rien. C’est tout ce qui compte. Le séjour va rapidement se clôturer, je ferai le trajet retour avec vous, m’assurer que vous n’avez rien… Nous partons ce soir, je vous offre une bouteille. Tu marques une pause. Vous la méritez, rares sont les humains dignes d’un tel courage.

Tu laisses ce type aux autorités, il n’était qu’un pion, rien d’intéressant, mais cette fois, tu as pu déjouer les plans de cette femme, elle qui représente les intérêts de riches personnes de Joliberges. Tu n’as rien évoqué en détails, tu préfères te dire qu’au moment de revoir cette femme, tu pourras t’en débarrasser, pour de bon.

Concernant les Bon Parte, Achibald et Isabelle participent au mensonge, sans discuter, conscient que ces événements pourraient nuire à toutes les personnes présentes. Tu vas pouvoir parler de ces événements à la famille et à ta sœur, qui sûrement va pester de ne pas être venu.




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Un regard vers la Bon Parte te suffit à savoir qu’elle ne savait pas ce qu’il se cachait ici. D’un côté, cela te rassurait, car elle n’était pas mêlée à tout ceci, mais de l’autre, tu devenais anxieuse : si même elle ne savait pas ce que le manoir cachait par ici, vous avanciez à l’aveugle. Votre petit cortège de fortune s’aventura lentement, mais sûrement dans les couloirs souterrains glauques du manoir.

L’autre pièce semble moins poussiéreuse que l’autre par endroit, comme s’il y avait eu du passage. Pire encore, la table qui meuble les lieux semble étrangement propre. Henry réagit plus vite que toi, et conclut que vous n’étiez pas seuls. Oui, quelqu’un habitait ces lieux, c’était certain. L’exploration continuait, tu avais une main sur une pokéball, un peu au hasard, tu angoissais doucement, et l’hôte restait étrangement silencieuse. Tu lui adressas un regard. Elle était probablement aussi choqué que toi.

L’exploration se termina à une porte, fermée, d’où une lueur s’échappait. Et si lumière il y a, alors résident vous trouverez. Le responsable de cette mascarade, certainement. Puis, une voix. Inconnue. Des informations, tu expiras longuement : tu ne trouveras pas de cadavre derrière cette porte, mais des prisonniers, et un homme, le kidnappeur. Henry fracassa la porte et se rua dans la salle, armé, tel un commissaire face à un criminel. Le Pyrax passa rapidement et ligota le pauvre homme. Oooh oui, pauvre pour toi Abygaëlle, car tu avais encore des souvenirs de ce Pyrax.

Un soupir soulagé passa tes lèvres lorsque tu reconnus, et comptas, les disparus. Tous en vie, malgré un sale état. Tu étais prête à les libérer lorsqu’un pokémon se laissa tomber du plafond, directement sur Henry. Un Migaloss. Rien de bien grave, une belle peur, mais une blessure tout de même. Tu fus assez étrangère à la suite. Le criminel : Chaos. Puis une dame, inconnue, mais pas pour Henry. Tu te figeas, oubliant tout ce que tu comptais faire : libérer les prisonniers, t’assurer de leur état… C’est-à-dire qu’avoir une arme pointé vers soi, même si ce n’est pas pour soi, c’est aussi efficace qu’un ligotage. Henry régla ça bien vite, sans même que tu comprennes tout de ce qu’il se passait. Bref.

L’attitude d’Henry s’approchait réellement d’un mafieux plus que d’un homme. Il incita les prisonniers à oublier la femme, ou plutôt, il t’en chargea, de toute façon qu’importe, vous ne l’aviez pas vraiment vue. Tu en profitas pour vérifier leur état. Quelques jours, ils seront de nouveau sur pieds. Avant que Henry ne te quitte, il te lança quelques mots. Tu ne lui répondis que par un léger sourire, occupée à vérifier l’état des victimes et à leur parler. Les convaincre n’aura pas été si difficile, ils étaient en état de choc et, après quelques répétitions précises, ils s’abandonnaient à tes mots. Bon sang, Abygaëlle, depuis quand donnais-tu dans ce genre de mensonge… ? Avais-tu si peur d’Henry désormais, pour simplement suivre ses ordres sans réfléchir… ?

Au terme de la journée, comme convenu, Henry te ramena à Adala. Le cadeau de la bouteille te fit doucement rire, c’était certainement une manœuvre pour que tu n’oublies pas ce qu’il s’était passé, le jour où tu y avais touché dans autorisation, mais tu acceptas le présent, sans un mot. Cette bouteille-là trônera sur ton étagère, à l’abri des catastrophes causées par tes pokémons turbulents, comme une décoration, une relique, un souvenir. Qu’importe.

HRP :
Fini pour Aby \o/
Merci
(c) Apomenon



Fiche ~ T-Card ~ Liens & RP ~ Couleur : #39CCC5
Compte PNJ
Icon : [Appel d'Offre] Vingts petits œnologues [Henry - Aby] CeOUB4f
Région d'origine : -
Âge : -
Niveau : 0
Jetons : 0
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[Appel d'Offre] Vingts petits œnologues [Henry - Aby] CeOUB4f
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[Appel d'Offre] Vingts petits œnologues [Henry - Aby] CeOUB4f
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Modération Appel d'Offre Henry & Aby


Appréciation Voilà un appel d'offre avec une sacrée ambiance. Un mafieux égal à lui-même associé à une femme en difficulté, cela promet un duo pour le moins particulier. Toute l'introduction au manoir avec l'ensemble des familles de Sinnoh est bien gérée, et les PNJs à l'origine de ce coloc tout aussi intéressant (et classe). Mais l'ambiance change à cette fameuse coupure d'électricité et dévie petit à petit sur un Agatha Christie, pour mon plus grand bonheur. La référence aux statuettes est géniale et la phase d'enquête relativement intéressante, même si mon côté fan de policier en aurait voulu un peu plus. Au final, ma déception repose plutôt sur la résolution que je trouve très rapide. Pas d'explication sur les motivations de ce "Chaos" me laissant un peu sur ma faim. Autrement très bon rp ! Note : 15/20
PS : La relation entre Henry et Aby me laisse relativement perplexe xD Entre les courbettes, les menaces extrêmement appuyées puis les retrouvailles au coin d'une chambre de manoir théâtre de disparitions inexpliqués, on peut dire que ces deux-là ne font pas comme tout le monde.
Gain Vous gagnez 30 xps (15 x 2 comme Appel d'offre réalisé en duo dans les temps) !



[Appel d'Offre] Vingts petits œnologues [Henry - Aby] 7z5c
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