[294] Hazel Haymitch [GIVRALI]
Hazel Haymitch
Hazel Haymitch
Région d'origine : Archipel Orange
Âge : 14 ans
Niveau : 10
Jetons : 1372
Points d'Expériences : 259
Pokeathlète Médecin
Sujet: [294] Hazel Haymitch [GIVRALI]   Mer 4 Nov - 0:11
HAZEL HAYMITCH

"Les maladies que l'on cache sont les plus difficiles à soigner"

Nom : Haymitch
Prénom : Hazel
Âge : 14 ans
Date de naissance : 15 Décembre
Région d'origine : Archipel Orange
Ambitions futures : Devenir Médecin puis Espion, très certainement.

[294] Hazel Haymitch [GIVRALI] XW86M

HISTOIRE

« Parfois, les fragrances sucrées des baies usuelles me rappellent ma patrie natale. Me rappellent cet endroit où les arbres sont perlés de rose, où l’air est paisible, où les embruns marins sont parfum courant. Il y a des jours où, bercée de nostalgie, j’en viens à avoir le cœur lourd, hantée par les chimères de mon passé. Car ô, belle île où la nature est reine, je ne puis te revoir. Quand pourrais-je enfin fouler ton sol de nouveau ? »

Le couvert des arbres formait comme un confortable cocon au-dessus de la tête des quelques élus qui avaient la chance d’habiter dans ces contrées sauvages. L’air était chaud et humide, presque tropical, même si les nombreuses falaises qui enserraient l’île comme dans un étau lui prodiguaient quelques vents d’une fraîcheur bienvenue. Parmi les feuilles d’un vert de chêne, quelques fruits d’un rose éclatant bourgeonnaient à la façon des fleurs de printemps. Le ciel, à cette heure de la journée, avait presque la même teinte que les fruits ; rose moucheté d’or, se perdant dans les siphons qui encerclaient les falaises en contrebas. Un silence apaisant emplissait l’atmosphère ; ici, nulle rumeur de foule. Nul tapage des outils industriels des Hommes. Rien que la nature, les Pokémon et les personnes chargées d’en garantir la sécurité.

Assise contre le tronc d’un arbre, une jeune fille aux cheveux d’un bleu d’opale astiquait un imposant fusil qu’elle avait posé sur ses genoux. Son arme, d’une couleur acajou, se fondait parfaitement dans le paysage d’écorce, caméléon qui disparaît en un clignement d’œil. Ses cheveux coupés courts s’éparpillaient dans tous les sens sans aucune discipline, vainement retenus par quelques barrettes, discrète coquetterie que la demoiselle s’octroyait. Ses yeux couleur amarante avaient la profondeur de ces joyaux qu’on pouvait parfois voir à la télévision, lors de ces reportages sur la belle Illumis. Avec un sourire satisfait, l’adolescente rangea soigneusement son matériel dans la sacoche qu’elle portait toujours sur elle, puis passa son fusil en bandoulière. Elle rajusta sa veste camouflage et son écharpe d’un blanc de nacre puis s’apprêta à repartir lorsqu’elle entendit un bruit inhabituel. Le son, comme un chuintement, la rendit aussitôt alerte. Dans un mouvement souple et discret, elle se plaqua au sol comme une ombre, restant immobile quelques longues minutes, ses oreilles à l’ouïe fine écoutant pour discerner. Il y avait comme le bruit d’un pas lent et traînant. Elle avait l’habitude des bruits sur cette île ; aussi ne s’en affola-t-elle pas. S’il s’agissait d’un Pokémon, elle n’aurait qu’à s’éclipser discrètement ; en général, la faune locale n’était pas agressive avec les gens comme elle. S’il s’agissait cependant de braconniers, les choses risquaient de se compliquer, même si la présence du fusil à ses côtés la rassurait. Pas de panique. Après 13 ans à vivre ici, elle avait appris qu’il n’y avait aucune raison de craindre la faune locale. Et également, que les falaises et siphons empêchaient en général les braconniers d’accoster sur l’île. Par précautions cependant, elle avança prudemment, se camouflant habilement derrière les troncs et les hautes herbes pour éviter de se faire repérer. Un coup d’œil rapide lui permis de constater que la « menace » n’était qu’un Noadkoko qui se mouvait lentement pour aller manger des fruits. Fait amusant par ailleurs, ce Noadkoko était complètement rose.  

Avec un sourire, la jeune fille se redressa. Le Noadkoko ne lui accorda que peu d’attention et se contenta de l’ignorer pour aller satisfaire ses fringales matinales. Passant son fusil derrière son dos, la demoiselle soupira et suivit le long sentier qui traversait les hautes herbes. Les Pokémon s’éveillaient lentement, sortant de leur torpeur nocturne ; un Roucool au plumage rose déploya ses ailes et alla picorer un grand fruit rond. Hazel, car tel était son prénom, regarda d’un air attendri ces Pokémon qui évoluaient en pleine nature sans se soucier de sa présence. Elle ne s’approchait jamais d’eux, car elle n’en avait pas le droit, mais ils s’étaient habitués à son odeur et pouvaient à présent passer à côté d’elle sans s’affoler outre mesure. Il n’y avait qu’une poignée d’humains qui avaient l’autorisation d’habiter cette île ; et Hazel avait le privilège d’en faire partie. Car elle appartenait à une famille de gardes forestiers ; et, de ce fait, elle en était une également.

Un Taupiqueur rose sortit de terre sur son chemin, puis, après l’avoir observée un moment, se détourna d’elle sans aucune panique pour retourner vaquer à ses occupations. Sur une branche, un Férossinge rose également mangeait goulument un fruit de la même couleur. Un fruit de Guimauvrier. Hazel leva les yeux pour observer ces étranges fruits riches en colorant qui donnaient cette teinte si particulière aux Pokémon. Elle qui était née ici, elle avait toujours cru que les Pokémon étaient roses ; pourtant, après avoir vu leurs illustrations dans les livres ou d’autres représentants de la même espèce dans les reportages, elle avait compris que cette anormalité ne touchait que les Pokémon qui mangeaient les fruits du Guimauvrier. L’un des arbres les plus rares au monde et qui ne se trouvait que sur cette île de l’Archipel Orange, l’île Guimauve. C’était pour cette raison que l’île était classée comme réserve naturelle. En temps normal, il était pratiquement impossible d’y accoster ; les falaises qui l’encerclaient repoussaient les visiteurs indésirables, tandis que les siphons et courants marins qui l’emprisonnaient empêchaient les bateaux ou Pokémon d’y accoster. L’une des seules façons de s’y rendre était d’emprunter la voie aérienne ; mais là encore, les hautes falaises rendaient l’atterrissage mal aisé.
Seule une poignée de personnes était autorisée à vivre à l’année sur cette île, et uniquement dans le but d’en assurer la protection. Hazel, ses parents et sa tante. Quatre personnes en tout. Ce n’était pas énorme mais compte tenu de la difficulté d’accès à l’île, peu de personnes osaient s’y risquer. D’autant plus qu’une lourde condamnation attendait les braconniers qui avaient l’audace d’y poser un pied. D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, Hazel n’avait vu des braconniers que deux fois dans sa vie. La première fois lorsqu’elle avait 7 ans, et la seconde lorsqu’elle en avait 10. A chaque fois, sa tante et ses parents avaient su maîtriser les indésirables et les livrer à la justice de l’Archipel Orange. Il n’y avait donc aucun soucis à se faire, d’autant plus que depuis, Hazel avait appris elle aussi à devenir une véritable garde forestière. Esquivant un Nidorino qui traversait sur sa route, l’adolescente continua de s’engouffrer plus loin encore sur l’île, jusqu’à arriver à sa bordure. Cerclé de falaise sur tout un côté, un grand bâtiment recouvert de plantes grimpantes lui faisait face.

Passant une main dans ses cheveux céruléens pour les ébouriffer encore plus, la jeune fille pénétra dans le seul bâtiment construit sur cette île, à l’écart des zones à forte densité de Pokémon. De la superficie de deux Centres Pokémon, l’infrastructure se composait d’une partie habitable avec des logements et des pièces de commodité journalières, ainsi que d’une partie centre d’entraînement et de surveillance. Hazel bifurqua sur sa gauche et passa la tête à travers la grande salle de surveillance, tapissée de nombreux écrans diffusant en temps réel certains panoramas de l’île. Sa tante était déjà installée sur une chaise de bureau, un café fumant à la main. Tout comme Hazel, elle avait naturellement des cheveux bleus et des yeux dans des teintes oscillant du rouge au pourpre. Elle était vêtue d’une tenue d’officier bleue qui tranchait avec la tenue plus conventionnelle et discrète de garde forestier de l’adolescente. En voyant sa nièce, un sourire au rouge à lèvre carmin se dessina sur ses lèvres et elle la salua d’une main gantée de blanc.

« Salut Hazel, comment vas-tu ce matin ? Tu es venue t’entraîner un peu au tir avant de patrouiller ? » lui demanda-t-elle d’une voix chaleureuse.

Hazel acquiesça d’un hochement de tête timide.

« Bonjour Tante Jen. Je vais bien merci. Et oui, je vais aller faire quelques exercices histoire de ne pas me rouiller. Rien d’anormal sur l’île aujourd’hui ? »

« Non, comme tous les jours. Je crois que tes parents sont déjà en conférence avec les hauts dirigeants de l’Archipel Orange. Il y a quelques activités inhabituelles sur les îles voisines, des groupes de criminels ou de terroristes qui auraient été aperçus, ou des choses dans ce style. Ils veulent que tes parents acceptent de se voir remettre des Pokémon pour nous défendre et défendre l’île, ce serait plus sûr selon eux. Mais bon, tu connais tes parents… Ils n’accepteraient jamais d’avoir un Pokémon, ça irait contre leurs principes. »

Hazel eu un petit rire incrédule à l’évocation de ces informations.

« Posséder des Pokémon ? Quelle drôle d’idée ! » répondit-elle avec un haussement d’épaule, comme si l’idée d’avoir un Pokémon lui était complètement aberrante.

L’Agent Jenny lui jeta un regard compréhensif non dénué de patience.

« Hazel, je sais que tes parents t’ont élevée comme ça mais tu sais, il y a de nombreux dresseurs dans le reste du monde qui vivent en harmonie avec les Pokémon qu’ils ont capturé. J’en ai rencontré qui s’étaient égarés par ici et qui n’avaient rien de braconniers. Il y a un certain lien qui se crée entre son dresseur et son Pokémon. Ce n’est pas toujours pour les exploiter ou les revendre. Certaines fois, ils peuvent devenir compagnons, voire amis… Beaucoup de Pokémon sont plus heureux avec quelqu’un pour prendre soin d’eux. »

Hazel piétina sur place, un peu mal à l’aise. Sur cette île, comme humains, il n’y avait qu’elle, ses parents et sa tante Jenny. La notion d’avoir des amis lui semblait bien vague, même si quand elle voyait des groupes dans les séries à la télévision, elle trouvait que les relations humaines non familiales avaient quelque chose d’attractif. En outre, les Pokémon sauvages de son île semblaient heureux comme ça. Alors pourquoi envisager qu’ils le seraient plus avec un dresseur pour s’occuper d’eux ?

« Je… ne comprends pas très bien, mais si tu le dis Tante Jen, ça ne doit pas être si mauvais que ça d’avoir son Pokémon. Maman et Papa n’en voudront jamais, ceci dit. Pourquoi n’en prends-tu pas un, toi ? »

Ce fut au tour de la Tante Jenny d’avoir l’air mal à l’aise. Son regard grenat se perdit dans le vide, et elle soupira.

« Ce n’est pas si simple que ça, Hazel. J’ai essayé il y a longtemps mais n’ai pas réussi ; et ce genre d’échec laisse des marques. Quoi qu’il en soit nous avons tous nos raisons de ne pas vouloir de Pokémon, et je pense que ces conférences stériles ne parviendront pas à nous faire changer d’avis. Je voulais juste que tu comprennes que tout n’est pas tout blanc ou tout noir, et qu’être dresseur, ce n’est pas forcément une mauvaise chose en soi. »

Un sourire énigmatique s’inscrivit sur les lippes de la femme, et Hazel acquiesça, un peu gênée du tournant que prenait cette conversation. Puis, après avoir refusé un café qu’on lui proposait, la jeune fille quitta le centre de surveillance et alla s’engouffrer dans la salle d’entraînement.

Cette nouvelle pièce était spacieuse, permettant d’accueillir jusqu’à quatre tireurs en même temps. Des cibles rondes étaient disposées sur de solides piliers, intactes car les utilisateurs devaient les remplacer après chaque fin d’entraînement. Hazel posa sa sacoche au sol pour avoir plus d’amplitude de mouvement, puis sortit une petite boîte de sa poche. Celle-ci, de la longueur d’un index à peine, contenait deux lentilles d’un turquoise moucheté de cyan. Des lentilles de pointe réservées aux protecteurs de cette réserve naturelle, permettant d’augmenter grandement l’acuité visuelle de jour, et basculant automatiquement sur un système de vision nocturne de nuit grâce à un mécanisme de détection photique. Hazel les revêtit, son regard passant du pourpre au bleu. Aussitôt, le monde de dessina de façon bien plus précise et, après avoir mis un chargement de « projectiles d’entraînement » dans son arme, elle mit son fusil en joue. Elle resta dans cette position le temps de calmer les battements de son cœur ; dans sa cage thoracique, elle l’entendait cogner frénétiquement. Elle expira longuement pour stabiliser sa position, puis, lors de sa seconde expiration, elle appuya sur la détente.

Une minuscule flèche alla se ficher sur la cible avec une vitesse effrayante. Proche du rond central, mais pas encore avec assez de précision néanmoins. Hazel respira et tira une seconde fléchette, qui alla rejoindre la première. Elle continua ainsi, les projectiles allant se ficher dans l’aire du cercle le plus étroit de la cible. Certaines fois, elle parvenait à viser l’encoche centrale. La majorité du temps, elle était à côté. Au bout d’une demi-heure à tirer, elle reposa enfin son fusil. Pour ses 13 ans, elle avait un contrôle assez satisfaisant, même si tirer des fléchettes était plus simple que de tirer de véritables balles. Cependant ce n’était pas un problème pour Hazel car il n’y avait de toute façon aucune arme à balles dans l’enceinte de l’île. Les gardes forestiers étaient certes accompagnés d’un fusil chacun, mais il était inconcevable de tirer des projectiles qui pourraient blesser grièvement les Pokémon. Ils utilisaient donc uniquement des fléchettes enduites d’un produit paralysant pour calmer les Pokémon en cas d’agitation brusque, ou de maîtriser les braconniers en cas d’infiltration illégale dans le périmètre protégé de l’île. Lassos, filets de capture ou gaz soporifiques faisaient également partie du matériel qu’ils devaient apprendre à manier, mais Hazel était encore trop jeune pour maîtriser toutes ces disciplines ; aussi se contentait-elle du fusil, qui était encore le moins risqué à utiliser sachant qu’elle pouvait tirer des flèches depuis une zone sécurisée.

Elle but une gorgée d’eau puis regarda sa montre de poignet. Depuis le temps, ses parents devaient avoir achevé leur conférence. Rangeant tout le matériel et remplaçant la cible qu’elle avait abimée par une nouvelle, Hazel quitta le centre d’entraînement et retourna dans les pièces communes pour se poser devant la télévision avant de devoir patrouiller. Elle alluma l’écran, zappa pour trouver un programme qui l’intéressait et finit par tomber sur la chaîne Nature & Découverte. Cette fois-ci, un village de Hoenn, Atalanopolis, était à l’honneur. On y voyait la ville au milieu des flots d’eau douce, à laquelle on ne pouvait accéder que par voie aérienne ou par voie sous-marine. Elle écouta les commentaires du reporter, se laissant bercer par ces images paradisiaques d’endroits qu’elle ne visiterait jamais. Car un garde forestier de l’île Guimauve naissait et mourrait sur cette île. Une fois par an, des chercheurs venaient accoster l’île pour y faire quelques relevés, restant en général un mois ou deux. C’était là la seule occasion pour les habitants de faire des rencontres, de se lier d’amitié et, éventuellement, de trouver l’amour. C’était comme ça que ses parents et ses grands-parents s’étaient rencontrés. Il en serait de même pour elle. Et si elle laissait passer sa chance, elle finirait seule comme sa Tante Jenny. C’était une triste vie qui l’attendait, mais, au final, elle avait fini par s’y faire et même à apprécier ce privilège qu’elle avait. Pour le moment, dès que les Scientifiques débarquaient, elle ne leur accordait que peu d’attention car ses parents préféraient qu’elle se consacre à sa tâche ; en outre, ils étaient bien trop âgés et ne voulaient pas qu’elle reste dans leurs pattes. Mais dans quelques années, elle était persuadée qu’elle pourrait commencer à les fréquenter. Peut-être même parviendrait-elle à devenir ami avec certains d’entre eux, voire plus ? Les histoires d’amour, Hazel en rêvait. Elle adorait regarder ces films romantiques où se tissaient de magnifiques liens. Elle souhaitait vivre une belle histoire d’amour elle aussi. Laissant ses pensées vagabonder, elle sursauta quand le reporter annonça la fin de l’émission. Elle éteignit la télé puis récupéra son fusil pour une patrouille.

Changeant ses vêtements pour une nouvelle tenue propre, elle remonta son col pour camoufler la partie basse de son visage et retourna parcourir les plaines de l’île des Guimauvriers. Elle ajusta son oreillette afin de pouvoir communiquer avec Tante Jenny si une zone avait besoin d’intervention directe, puis se dirigea vers les coins qu’elle préférait. Il n’y avait pas d’itinéraire type pour une patrouille ; en général, elle se contentait de déambuler dans les endroits qu’elle appréciait le plus, du moment qu’elle restait dans la zone qui lui avait été attribuée. Ses parents étaient en charge de surveiller les deux autres zones afin que chaque protagoniste puisse intervenir le plus rapidement possible en cas de problème. Gaiement, elle escala un arbre puis se posa sur une branche afin d’avoir une vue d’ensemble sur une grande partie de sa zone. Aujourd’hui, tout semblait paisible, comme d’ordinaire. Les Rhinocorne mâchonnaient des feuilles et des fruits de Guimauvrier tandis que les Rafflesia se faisaient la cour, expulsant parfois des nuages de poudres pour se rendre plus impressionnant. Hazel aimait quand ces Pokémon faisaient ça. D’une part, elle trouvait que la beauté de la prestation était époustouflante, tandis que de l’autre, il y avait là un réel intérêt pour les gardes forestiers. Après avoir attendu que les Rafflesia aient quitté l’endroit, elle se coula doucement de sa branche et se dirigea vers un bosquet recouvert d’une poudre jaunâtre. De la Para-Spore.

Sortant un tissu spécial et une boîte hermétique de sa sacoche, elle récolta précautionneusement la poudre afin de l’utiliser plus tard. C’était de ce genre de poudre qu’elle et sa famille utilisaient pour enduire leurs fléchettes. A forte concentration et additionnée à d’autres substances, la poudre devenait une véritable arme permettant de contenir la fureur de certains Pokémon. En général, une fléchette avec une dose modérée permettait de maîtriser la majorité des Pokémon de taille modeste de l’île, en plus des braconniers humains. Pour les poids lourds comme les Rhinocorne ou les Nidoking, il y avait des fléchettes à fort dosage. Mais en règle générale, une simple dose suffisait. Souriant, Hazel rangea son matériel. Elle n’avait pas encore vu ses parents de la journée mais ne s’en inquiétait pas ; elle dînerait avec eux le soir même. S’ennuyant, elle activa son oreillette pour parler un peu avec la Tante Jenny. Elle lui demanda de lui raconter les histoires de dresseurs qui étaient déjà venus par hasard sur l’île, les relations qu’ils entretenaient avec leurs Pokémon… Même si ses parents lui avaient inculqués des valeurs différentes, elle était intriguée par cette étrange d’amitié que la Tante Jenny avait mentionnée. D’autant plus qu’elle n’aurait pas été contre de le fait rencontrer un dresseur. Peut-être de son âge. Peut-être qui pourrait lui plaire… Peut-être avec qui elle pourrait devenir amie, également ? Elle soupira, un doux sourire sur les lèvres. Les pensées pleines d’histoires qu’elle venait de s’imaginer, Hazel ne remarqua même pas que l’après-midi avait filé en un battement de paupières. Dès que le jour commença à décliner, la jeune fille rangea ses affaires pour regagner son domicile et enfin dîner avec ses parents.

« Mais les choses ne se passent jamais comme prévu, n’est-ce pas ? Quelques fois encore, je me souviens de cette soirée-là. C’était au beau milieu de l’été, une nuit sans étoiles. Parfois j’y resonge, et je me demande si j’aurais fait les choses différemment. Si quelqu’un d’insignifiant comme moi, du haut de mes 13 ans, aurait pu faire quelque chose pour changer la trajectoire de la course des étoiles. Mais comment aurai-je pu aller à l’encontre du cosmos ? Oui petite Hazel, comment aurais-tu pu lutter contre la destinée ? »

Un bruit sec la surprit, plusieurs mètres derrière elle. Hazel s’arrêta et se cacha à l’ombre d’un grand Guimauvrier. Dès que la nuit tombait, tout paraissait plus effrayant. Ce n’était sûrement que son imagination, mais elle préféra rester sur ses gardes. Le fusil glissa doucement pour se positionner correctement entre ses doigts. Sa prise était ferme, assurée. Elle ne sentait même pas ses mains trembler, ce qui était bon signe. Ses lentilles passèrent en mode vision nocturne, et le monde se teinta d’un vert éclatant. Elle retint sa respiration. Etait-ce encore un fruit de son imagination, ou entendait-elle réellement des voix ? Hazel leva les yeux vers la caméra de surveillance la plus proche. Petites et discrètes, elles n’en restaient pas moins repérables de nuit grâce au petit voyant rouge qui indiquait qu’elles étaient en fonctionnement. La jeune fille savait que Tante Jen surveillait encore à cette heure-là, et que ses écrans perfectionnés lui donnaient des images de l’île comme si on était en plein jour. Son oreillette grésilla et la voix de sa tante lui parvint distinctement.

« Hazel ? Il y a quelque chose de bizarre dans le Secteur 27. La caméra affiche un écran noir, comme si elle avait été désactivée. Il y a peut-être un dysfonctionnement, peux-tu aller voir avant de rentrer ? »

Hazel sentit son sang faire un tour. D’ordinaire, un écran noir signifiait simplement qu’un Pokémon avait endommagé la caméra sans le faire exprès. Mais pile au moment où Hazel croyait entendre des voix ? Il y avait que chose d’anormal, la jeune fille en était sûre. Serrant ses doigts autour de son fusil, elle répondit à voix très basse pour éviter de se faire repérer.

« Je vais aller voir, oui, mais j’ai cru entendre des voix. Penses-tu qu’il puisse s’agir de braconniers ? Tu vois quelque chose via les caméras des Secteurs limitrophes ? »

« Non, je ne vois rien pour l’instant et- »

La communication fut brusquement interrompue. Par réflexe, Hazel leva les yeux vers la caméra. Le voyant venait brusquement de s’éteindre, indiquant que l’appareil avait été désactivé. Coupure de courant généralisée ? Intrusion ? Hazel décida de prendre les devants et d’aller voir ce qui se passait. La batterie de secours ne tarderait pas à se mettre en marche et elle pourrait bientôt communiquer de nouveau avec Tante Jen. Mais les caméras allaient rester muettes jusqu’à ce que la panne soit définitivement réparée. En attendant, Hazel devait avancer au maximum et voir ce qui se tramait. Ses parents lui viendraient probablement en aide dès lors que les communications seraient rétablies. Elle pesta intérieurement. Même si elle s’était entraînée pour cette situation, elle n’avait que 13 ans. Que devrait-elle faire face à des braconniers ? Elle sentit que ses jambes devenaient flageolantes. Elle se força à se mordre la lèvre pour empêcher son corps entier de trembler. Elle n’était pas prête. Elle n’était clairement pas prête pour ça ! Dépitée par sa propre impuissance, elle s’avança cependant vers le Secteur 27. Elle avait des fléchettes paralysantes. S’il y avait un ou deux braconniers, elle pouvait user de l’effet de surprise pour leur décocher une fléchette chacun. Il ne fallait juste pas qu’elle se loupe et se fasse repérer. Attaquer avant de demander. Il n’y avait qu’ainsi qu’elle pourrait sauver sa peau, et par la même occasion, celle de tous les Pokémon de l’île.

Plus elle avançait, et plus son esprit cogitait. Il y avait trop d'éléments anormaux pour qu’il ne s’agisse que d’une coupure de courant banale ou d’un Pokémon qui serait rentré dans une caméra. Il fallait qu'elle reste prudent. Alerte, Hazel se mit à ramper quand elle arriva aux abords du Secteur 27. Ses lentilles lui permettaient de voir dans l’obscurité, et elle chercha du regard la trace d’une quelconque anormalité. Braconniers ? Pokémon ? Autre ? Son cœur tambourinait dans sa poitrine, et elle tendit l’oreille. Au début, il n’y eut que du silence, jusqu’à ce que…

« Le courant a été intégralement coupé. Les caméras de surveillance ne fonctionnent plus, donc. On a un peu de temps avant qu’ils ne comprennent qu’il y a une intrusion, mais quand ce sera le cas, il sera déjà trop tard. Les ondes ont déjà été diffusées, leur effet ne devrait pas tarder. »

Des braconniers. Hazel s’immobilisa, priant pour que ses tremblements ne la fassent pas repérer. Les ondes ? De quoi voulaient-ils parler ? Quoi qu’il en soit, c’était clairement une intrusion illégale, il n’y avait pas à tergiverser là-dessus. Il fallait donc qu’elle neutralise ces braconniers dès que possible.

« Bien. Commencez par embarquer tous les Pokémon que vous verrez. Des raretés comme ça, ça se revendra une fortune. Ce ne sont pas de vrais chromatiques et hors de l’île, ils reprendront bien rapidement leurs couleurs d’origine mais ils devraient rester rose jusqu’à ce qu’on les vende. Après la vente, ce qui se passe n’est plus de notre ressort, du moment qu’on a empoché l’argent. »

Hazel crispa sa main sur son fusil. Elle s’avança en rampant, déterminée cette fois à les mettre hors course. Doucement, elle cala son œil dans le viseur du fusil afin d’avoir une meilleure vue. Son cœur rata un battement lorsqu’elle vit qu’au lieu de deux pauvres braconniers, c’était une véritable équipe d’une dizaine de personnes qui s’étalait devant elle. D’où ces gars-là sortaient-ils ? Comment la Tante Jen avait fait pour ne pas les voir sur ses caméras de surveillance ? Hazel avisa les énormes Pokémon Vol qui se tenaient aux côtés des braconniers. Effectivement, en passant par les airs, ils avaient moins de chance de se faire repérer. Elle se sentit trembler de plus belle. Elle ne pouvait pas tirer dix fléchettes simultanément. Elle allait se faire attraper. Que se passerait-il s’ils mettaient la main sur elle ? Que lui feraient-ils ? Elle sentit la peur se diffuser en elle comme un poison. Elle ne faisait clairement pas le poids face à tant d’adultes. Que faisaient ses parents ? Où étaient-ils ? Quand est-ce que la batterie de secours se mettrait en route ? Comme une bénédiction, la voix de la Tante Jen s’éleva dans son oreillette.

« Hazel ? Hazel tu m’entends ? La batterie de secours vient de se mettre en route. Qu’est-ce qui se passe ? »

« Je suis dans le Secteur 27. Il y a une dizaine de braconniers avec leurs Pokémon. Ce sont eux qui ont coupé le courant. Que dois-je faire ? » murmura-t-elle en s’assurant d’être inaudible pour les personnes qu’elle voyait dans son viseur, plusieurs mètres devant elle.

La Tante Jen jura dans son oreillette. Après un court silence, elle reprit la parole.

« Ok, j’envoie tes parents tout de suite. Reste où tu es, ne tente aucune action, tu ne pourras pas les maîtriser tous toute seule. Ils ne sont pas loin, ils devraient arriver d’ici 5 à 10 minutes. Tu as ton masque à gaz ? Mets-le, tes parents risquent d’enclencher un nuage de gaz soporifique quand ils arriveront dans ta zone. En attendant, trouve un endroit où te mettre à l’abri tout en continuant de surveiller leurs allées et venues. Je vais tenter de remettre le courant en marche. Si on a les caméras, on les coincera facilement. »

« Bien reçu. »

Elle coupa la communication, le temps de laisser Tante Jen contacter ses parents. Tremblante, elle sortit son masque à gaz de sa sacoche et le plaça sur sa bouche et son nez. Maintenant, que devait-elle faire ? Elle s’assura tout d’abord d’être bien cachée. Puis elle attendit, tout simplement. Tante Jen lui avait bien dit de ne rien tenter. Et honnêtement, elle n’aurait pas eu le courage de le faire. Lâche ? Disons qu’à 13 ans, on n’était pas forcément téméraire non plus. Hazel savait analyser les situations intelligemment. Et pour le coup, cette situation-là sentait vraiment mauvais. Patiente, elle regarda sa montre. Deux minutes à peine ? Ça lui avait semblé une éternité ! Tremblante, elle aperçut un braconnier au loin lancer un filet sur une famille de Mimitoss. Un autre avait déjà embarqué quelques Chetiflor. Plus loin, un Pokémon que Hazel ne connaissait pas et qui n’était clairement pas de l’île était en train de maîtriser un Noadkoko et de le traîner jusqu’à leur groupe. Ses parents arriveraient-ils à temps pour les sauver ? Quatre minutes. Encore un peu, juste un peu, et ils pourraient renverser la donne et inverser la tendance. Elle n’attendait que ça. L’intervention aux gaz soporifiques… Un bruit sec derrière elle la fit se retourner brusquement. Ses parents ? Elle regarda à l’intérieur de son viseur, et ce qu’elle vit la pétrifia.

Une femme aux longs cheveux s’approchait d’elle. Elle était repérée ! C’était stupide, elle le savait, mais elle décocha tout de même sa fléchette. Le bruit sec de l’arme alerta immédiatement les autres braconniers, et Hazel se redressa pour s’enfuir. La femme qu’elle venait de toucher s’effondra sous l’effet du poison, et la jeune fille l’enjamba. Derrière, elle entendait quelqu’un hurler et donner des ordres, puis trois braconniers se détachèrent du groupe pour la poursuivre. Elle prit ses jambes à son cou, consciente que malgré son avantage sur le terrain, elle ne parviendrait pas à les distancer complètement. Ils étaient adultes, c’était une gamine. Non. Il fallait qu’elle réfléchisse à une stratégie pour ne pas se faire attraper. Se retournant brusquement, elle tira une première flèche vers l’homme qui n’était qu’à 10 mètres à peine d’elle. Le tir fit mouche, et l’homme tomba à genou, paralysé par la dose de sédatif. Le second et le troisième ne se laissèrent cependant pas avoir aussi facilement, et ils créèrent une sorte de barrière autour d’eux grâce à un Pokémon qui les accompagnait. Elle ne connaissait pas cette espèce, mais il devait s’agir d’un type Psy, certainement. Continuant de courir, Hazel slaloma entre les arbres pour désorienter ses assaillants. Elle tenta de tirer à l’aveuglette mais la flèche se désintégra sur la barrière. Merde ! Pourquoi n’avait-elle pas de Pokémon ? La voix de la Tante Jenny s’éleva dans son oreillette pour lui demander ce qu’il se passait, mais elle n’eut pas le temps de lui répondre. Elle sauta par-dessus un rondin et s’engouffra un peu plus dans le réseau dense d’arbres de Guimauvrier. Elle connaissait l’île comme sa poche, ce qui n’était pas le cas de ces braconniers. Avec un peu de chance, elle pourrait les distancer. Avec un peu de chance…

Trois rayons d’un bleu éclatant fusèrent vers elle. Grâce à ses réflexes, Hazel les esquiva tout en continuant de courir, sans comprendre pourquoi ces derniers venaient de devant elle, et non pas de derrière. La réponse lui vint lorsqu’elle vit un énorme Rhinoféros de l’île apparaître sur son chemin. Le Pokémon semblait furieux. Ne reconnaissait-il pas son odeur ? Hazel tenta de baisser son arme pour montrer qu’elle n’était pas une menace, mais rien à y faire. Le Pokémon la chargea et elle dû se jeter sur le bas-côté en une roulade maladroite pour ne pas se faire piétiner. Elle se redressa gauchement et tomba nez à nez avec des Nidorina. Etait-ce une impression où leurs pupilles étaient dilatées ? L’une d’entre elle se mis à gratter le sol, comme pour charger.

« C’est m-… » commença Hazel avant de s’écarter brusquement pour éviter une attaque.

La Nidorina grogna lorsqu’elle rata sa cible, puis, les yeux fous furieux, chargea un Mimitoss qui passait par là. Le Pokémon riposta, incroyablement agressif, et tout autour d’Hazel ne fut que chaos. Que se passait-il ? La jeune fille pris ses jambes à son cou, sans comprendre quoi que ce soit. Les Pokémon de l’île semblaient brusquement agressifs, eux qui d’ordinaire ne s’attaquaient que rarement. Une douleur fulgurante se répandit dans sa cheville lorsqu’elle sentit une liane l’agripper. Sous le choc, elle tomba tête la première dans les herbes et se retourna pour distinguer un Herbizarre appartenant aux braconniers. Ces deux derniers s’avancèrent vers elle avec un regard mauvais.

« Bah, ce n’est qu’une gamine ! » marmonna l’un deux. « Tu nous auras donné du fil à retordre, petite. T’inquiète, on ne va pas te faire grand mal. Juste te donner une petite leçon pour que tu comprennes que tirer sur nos potes, c’était pas une bonne idée. »

La seconde liane du Pokémon jaillit pour envoyer valser son fusil au loin et lui enserrer les poignets. Hazel tremblait de peur. Ses grands yeux bleus étaient dilatés par la terreur. Qu’allaient-ils lui faire ? Qu’est-ce qui allait se passer ? Le braconnier attrapa son propre fusil et lui envoya un coup de crosse dans la figure. Sous l’impact, Hazel étouffa un cri, la joue douloureuse. Elle sentit que sa peau lui chauffait, et ses yeux mirent un moment à faire le point, tant le choc avait été violent. Le braconnier sortit alors des cordes de sa ceinture et lui noua pieds et mains. Il lui arracha son masque à gaz pour le récupérer et le revêtir, puis la traina au pied d’un arbre après lui avoir mis un torchon dans la bouche. Tremblante de peur, Hazel vit les deux braconniers repartir. Un coup de crosse, ce n’était peut-être pas grand-chose comparé à tout ce qu’ils auraient pu lui faire, mais l’adolescente était en état de choc. Elle pleurait abondamment aussi, même si elle aurait préféré ne pas s’en apercevoir. Elle tenta de recracher le torchon mais elle n’y parvint pas. Elle eut une subite nausée et se concentra pour ne pas vomir. Elle avait mal. Elle avait peur. Elle avait honte, également. Sanglotant, elle attendit là toute la nuit que le cauchemar se dissipe. Elle allait se réveiller, n’est-ce pas ? Au bout d’un temps qui lui parut interminable, son père la retrouva enfin. Lui aussi avait des blessures. Mais étaient-elles aussi profondes que les blessures du cœur d’Hazel ?
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Elle attendait assise sur une chaise, la Tante Jenny à ses côtés. On avait apposé une compresse sur sa joue ; une Infirmière Joëlle d’une île voisine était venue spécialement pour panser leurs plaies. Depuis l’incident de la veille, de nombreuses personnes avaient déboulé sur l’île Guimauve. Des infirmiers tout d’abord, pour tenter de soigner les Pokémon blessés durant la nuit. Des scientifiques ensuite, pour tenter de comprendre la raison de l’agressivité des Pokémon. Et des politiciens et agents, enfin, pour essayer de tirer au clair toute cette affaire avec les gardes forestiers de la réserve naturelle. De ce que Hazel avait compris, les braconniers faisaient partie d’une mystérieuse organisation qui volait des Pokémon pour les revendre. Ils étaient arrivés par voie aérienne, désactivant la caméra qui était dans leur secteur grâce à des Pokémon Electriques. Le courant avait rapidement été coupé et d’étranges ondes avaient été diffusées pour rendre les Pokémon agressifs. De ce que Hazel en compris, ce genre de mécanisme avait déjà été utilisé auparavant sur une autre île ; mais dans le cas précédent, il avait s’agit d’ondes psychiques décuplées par la puissance d’un amplificateur. Ici, ils n’avaient aucune idée de la façon dont les brigands s’y étaient pris, d’autant plus que les Pokémon rendus agressifs l’étaient encore même bien après leur départ. Quant aux braconniers, ils étaient parvenus à capturer une vingtaine de Pokémon qu’ils avaient expédiés ailleurs grâce à des attaques Teleport avant de s’enfuir quand les parents d’Hazel étaient arrivés aux abords du Secteur 27. Hazel avait le regard dans le vide. Son père l’avait rassurée en lui disant qu’elle avait fait au mieux, mais rien à y faire ; elle ne s’était jamais sentie aussi inutile et faible de sa vie.

« Et les journées avaient défilé, encore et encore, toutes semblables les unes aux autres. Il y avait de nombreuses personnes qui venaient débattre sur le sort de l’île. Qu’allait-on en faire ? Mes parents n’avaient réussi qu’à faire fuir les assaillants ; pas à les repousser, encore moins à les capturer. Ils n’étaient plus considérés comme étant capables d’assurer leurs fonctions. On leur proposa encore une fois des Pokémon, mais ni mes parents, ni Tante Jenny n’acceptèrent cela. Quant à moi ? J’étais bien trop jeune pour être considérée dans le débat. Alors, la décision tomba, irrévocable… »



Plusieurs mois s’étaient écoulés depuis le vol en masse des Pokémon de l’île Guimauve. On n’avait plus entendu parler de terroristes ou de criminels sur les côtes de l’Archipel Orange. Il y avait eu des rumeurs, des suppositions. Certains avaient entendu parler d’un groupe qui semblait avoir des actions similaires sur une île par-delà les mers, loin au-delà des falaises qui entouraient ces contrées. Mais ce n’était que des bruits de couloir. Il n’y avait aucun fait réel sur lequel se baser pour affirmer qu’il s’agissait de la vérité. Suite à une décision du gouvernement de l’Archipel Orange, Hazel et sa famille avaient été bannis de l’île Guimauve, au profit de gardes forestiers accompagnés de Pokémon. Plus sécuritaire apparemment. Pour combattre des Pokémon, il fallait utiliser des Pokémon. C’était la conclusion qui était ressortie du rapport du désastre de cette nuit d’été. Les Haymitch, n’ayant plus aucune légitimité pour assurer leurs fonctions sur la fameuse île protégée, avaient été relogés sur l’île Zesti, un lieu paisible majoritairement occupé par les Pokémon, mais beaucoup moins convoité que la réserve naturelle de l’île Guimauve. C’était d’ailleurs sur cette île que la famille de la mère d’Hazel habitait. Les parents d’Hazel vivaient assez mal ce changement, surtout son père. Il était né et avait grandi sur cette île ; se voir démis de ses fonctions avait été un véritable déshonneur. Tout leur matériel de pointe leur avait été retiré. Il n’y avait pas grand-chose à protéger sur cette île-là. Les seuls Pokémon présents, outre les rares qui appartenaient à des gens du village, étaient des Magicarpe désireux de remonter la cascade pour évoluer en Léviator. Privés de leur travail, les parents d’Hazel s’étaient reclus chez les grands-parents maternels. Hazel avait cru que ce déménagement dans une île un peu plus peuplée lui aurait permis de se créer des liens, de se faire des amis, et de comprendre enfin le sens des relations sociales. Mais sur Zesti, la vingtaine d’habitants à peine ne comportait pas beaucoup d’enfants de son âge. En dehors de ses deux cousins qui avaient quatre et six ans de plus qu’elle, elle ne parvint pas à tisser beaucoup de liens. Et encore une fois, ce n’étaient que des liens familiaux, même si être au contact de gens qu’elle n’avait jamais appris à connaître lui permirent de s’ouvrir un peu plus aux autres et de découvrir un aspect de la vie jusqu’alors inconnu.

Tante Jenny était bien évidemment venue avec eux. Elle s’était reconvertie en Agent de la Police et assurait ses fonctions avec brio, mais dès qu’elle en avait le temps, elle tentait de faire jouer son réseau d’informateurs pour essayer de retrouver les criminels. Une tentative bien vaine selon Hazel, qui de son côté préférait laisser toute cette histoire derrière elle et passer à autre chose. Elle avait laissé tomber les armes, la protection des Pokémon, les entraînements… Elle n’oubliait cependant pas la folie qui touchait les Pokémon de l’île Guimauve, et secrètement, elle nourrissait l’espoir de devenir Médecin pour tenter de trouver un remède à leur mal. Ce n’était pas une confusion banale, c’était plus fort que ça. Et à l’heure actuelle, aucun Scientifique n’était parvenu à trouver un antidote.
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Un an après le drame jour pour jour, Tante Jenny invita Hazel chez elle pour parler seules à seules. La jeune fille n’avait pas vraiment envie d’évoquer de nouveau cet incident mais sa tante semblait avoir envie de se confier. Elle lui présenta donc ses suppositions, ses hypothèses. Il y avait deux groupes criminels qui pouvaient correspondre aux profils des braconniers qu’ils avaient vus sur l’île Guimauve, ce fameux soir. Soit un groupe localisé à Kantô dont la spécialité était le vol des Pokémon. Soit un groupe localisé sur une île au loin, dont les motifs restaient encore flous mais qui avait un passif dans le vol massif de Pokémon rares et puissants.

« La seconde île est l’île Lansat. Et regarde ce que j’ai trouvé en effectuant mes recherches. »

Elle glissa une brochure vers Hazel, qui la parcourut d’un air intrigué. Une académie permettant de devenir dresseur de Pokémon, avec de nombreux cursus différents. Un enseignement de pointe, avec la possibilité - Hazel sentit son cœur bondir dans sa poitrine - de devenir Médecin, mais également…

« …Espion. Je sais que tu ne l’as pas forcément envisagé, mais Hazel, tu es douée pour le maniement des armes et le camouflage. Pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups en te formant et en enquêtant sur cette fameuse organisation de Lansat ? J’ai entendu dire qu’ils avaient kidnappé des élèves durant les vacances d’été, mais je n’ai pas eu plus d’informations sur l’intervention des forces de l’ordre qu’il y a eue dans leur quartier général. Peut-être se sont-ils enfuis. Honnêtement, je ne pense pas qu’ils aient tous été capturés, et les organisations criminelles sont comme des reptiles ; du moment qu’on ne leur écrase pas la tête, ils pourront continuer de vivre. Ça m’aiderait énormément dans mes recherches, et penses-y, tu pourrais permettre de révéler des complots au grand jour et d’éviter que ce qui nous est arrivé se reproduise ailleurs. »

Son regard grenat était incroyablement insistant. Hazel était mal à l’aise. Tante Jenny partait parfois trop loin, et même si son raisonnement se tenait, elle ne comprenait pas pourquoi elle devrait participer aux manigances de sa tante. Quant à devenir un dresseur Pokémon. Elle n’était pas persuadée d’être assez forte pour aller à l’encontre des valeurs que lui avaient inculquées ses parents. Même si un de ses cousins avait son propre Pokémon, et qu’elle en venait parfois à envier la relation qu’ils avaient.

« Alors, qu’en penses-tu ? »

Hazel déglutit. Elle ne savait pas quelle décision prendre, et tout cela était bien trop brusque pour elle. Il fallait qu’elle prenne le temps de réfléchir, de peser le pour et le contre. Pourtant, une partie d’elle était attirée irrésistiblement par cette fameuse école. Pas pour le parcours Espion. Pas pour l’île Lansat. Mais pour devenir Médecin…

« Je… vais y réfléchir. » répondit-elle timidement.
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« Il y a parfois des décisions qu’on prend sur un coup de tête. D’autres, qui sont plus réfléchies mais ne témoignent pas forcément d’une plus grande sagesse. Je ne saurai expliquer pourquoi j’ai finalement accepté d’aller à l’académie de Lansat. Ce pourrait être pour l’île, pour la Médecine, pour l’école, pour les Pokémon. Ou peut-être aussi pour les amis que j’espérais m’y faire. Quoi qu’il en soit, ce départ apportait un vent de renouveau. Un souffle neuf qui balayait tout ce que j’avais vécu auparavant. Mes parents avaient écouté mes arguments ; ils n’avaient pas forcément été d’accord avec ma décision, mais ils avaient appris à lâcher prise et à s’adoucir au fil du temps. Je ne sais pas s’ils sont déçus de moi, ni même si nous sommes fâchés. Je sais juste qu’ils vont me manquer, que je vais leur manquer, mais que nous nous retrouverons dans un futur proche. Et peut-être à ce moment-là aurai-je grandi. Peut-être même qu’eux aussi. Quoi qu’il en soit, c’est une nouvelle aube qui commence. Une page se tourne, une autre recommence. Qui sait ce que je parviendrai à découvrir, et quelles histoires je serai capable d’y écrire ? »

DESCRIPTION

Elle tournoya devant son miroir pour observer son reflet, légèrement troublé par les imperfections de la glace. De nombreux changements s’étaient opérés durant l’année de ses 13 à 14 ans. Curieuse, Hazel observa ses longs cheveux qui lui descendaient à présent jusqu’en bas des épaules. Autrefois, quand elle était garde forestière sur l’île des Guimauvriers, elle n’aurait jamais pu les avoir de cette longueur. Pas pratique pour courir ni pour faire des patrouilles, et trop difficile à entretenir. Mais dès son arrivée à Zesti, elle avait pu s’habiller et se coiffer comme bon lui semblait. Diantre que ça faisait du bien de ne pas devoir revêtir sa combinaison de garde forestière et de pouvoir mettre des jupes comme ces jolies écolières qu’elle voyait dans ses films à l’eau de rose ! Au départ, il est vrai qu’Hazel avait été quelque peu traumatisée par ce qui lui était arrivé un an plus tôt. Pourtant, quelques longs mois après son déménagement sur l’île Zesti, elle se sentait comme revivre. Elle avait l’impression qu’une nouvelle voie s’ouvrait à elle ; une voie où elle pourrait choisir ce qu’elle deviendrait, et non pas se conformer à toutes ces valeurs qu’on lui avait inculquées. Quitter l’île des Guimauvriers et recommencer à zéro avait été une bénédiction ; elle se rendait compte du fait que toutes ces années, elle s’était retrouvée étouffée et conditionnée par ses parents. Elle ne regrettait cependant pas tout ce qu’elle avait vécu au milieu des Pokémon roses de son île natale. Mais à mieux y réfléchir, elle hésitait entre l’impression d’avoir gâché son enfance, et celle d’avoir vécu une expérience incroyable. Pas de place pour les regrets et la nostalgie cependant, à présent il était temps d’avancer.

Attrapant une mèche de ses cheveux qu’elle nouait généralement en queue de cheval, Hazel regarda sa coloration. Autrefois bleus comme tous les membres de la famille de son père, sa chevelure arborait à présent une teinte avec des reflets prononcés de violet, assortie à ses yeux amarante. C’était la Tante Jenny qui lui avait suggéré de camoufler sa couleur naturelle. D’après ses dires, elle avait énormément de cousines dans toutes les régions du globe et arriver à l’académie avec ce genre de coloris lui aurait très certainement valut une catégorisation directe. Pour Tante Jenny, cacher sa couleur naturelle lui permettrait donc de ne pas se faire repérer en tant qu’Espionne, car il arrivait parfois que les Espions et les Agents travaillent en étroite collaboration. Pour Hazel, qui se fichait bien du parcours d’Espion, c’était plutôt une façon de ne pas être mise dans une case dès son premier jour de cours. Aussi avait-elle opté pour une teinte de cheveux similaire à celle de ses cousins, caractéristique de tous ceux de la famille du côté de sa mère. Et de ce qu’elle avait pu observer de ses premiers jours sur Lansat, elle avait bien fait car les gens lui parlaient normalement ; mieux, quelques garçons lui avaient même lancés quelques regards intéressés.

Ah les garçons ! Depuis qu’elle avait commencé sa vie étudiante, Hazel avait déjà pu se faire une liste de tous les beaux garçons qui lui plaisaient. En général, ses goûts se portaient plutôt vers des jeunes hommes mystérieux, charismatiques, et surtout, surtout, plus vieux qu’elle. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle leur trouvait une aura particulière. Aussi tenait-elle un carnet où elle notait précieusement leurs allées et venues, ce qu’ils faisaient de leurs journées, et les fois où ils avaient croisé son regard. Candide et jeune fille très fleur bleue, Hazel s’imaginait des scénarios où elle était le personnage central d’histoires mettant en scènes ces beaux mâles. Mais elle était bien loin de réaliser à quel point tout cela pouvait être glauque.

Elle chassa la pensée de ses beaux apollons de son esprit pour ne pas rougir plus devant son reflet. Non, non, il était inconvenant de montrer qu’ils lui faisaient de l’effet ; tout était dans la discrétion, personne ne devait savoir qu’elle avait ces penchants étranges. Avec un sourire, elle rajusta sa chemise et sa jupe plissée qui lui arrivait à peine au-dessus des genoux. Elle avait de belles jambes, Hazel. Athlétiques car elle avait été très sportive durant ses années précédentes. Et elle continuait de se maintenir, d’ailleurs. Pour autant, malgré son physique qu’elle considérait comme n’étant pas vraiment disgracieux, elle rencontrait encore des difficultés avec les relations sociales. Rattraper 13 années d’isolement en quelques jours de cours à peine, c’était presque impossible. Mais elle faisait des efforts pour cela ; elle se montrait gentille, enthousiaste, avenante. Et c’était d’ailleurs dans son caractère de base, donc elle n’avait pas trop à forcer pour cela. Toujours de bonne humeur et incroyablement candide, Hazel n’entrait que rarement dans les conflits. Malgré son côté bonne pâte, la jeune fille était cependant consciente de posséder un côté extrêmement sournois. Garde tes amis proches de toi, et tes ennemis encore plus ? C’était un véritable dicton chez elle. Car même si en règle générale, Hazel était incroyablement gentille et sympathique, chassez sur le même terrain qu’elle et vous tomberez avant même d’avoir réalisé pourquoi.

La jeune fille soupira et attacha son nœud autour de son col. Elle s’habillait souvent en tenue classique d’écolière, allez savoir pourquoi. Elle était tombée amoureuse de ces tenues classiques et élégantes à la fois. Avec un sourire, elle rajusta ses cheveux. Elle était encore incertaine, Hazel. Elle se cherchait, à vrai dire. Comment devait-elle s’habiller ? Comment devait-elle se comporter ? Elle avait toutes ces insécurités, mais avançait pas à pas, comme elle le faisait à chaque fois. Et au fond, elle espérait qu’elle parviendrait à se faire de bons amis. Car elle ne voulait plus jamais être seule comme avant. Enfilant une veste, elle sortit de sa chambre. Une nouvelle aventure commençait pour elle. Qui sait ce que l’avenir lui réserverait ?

STARTER


Surnom : Lupin
Espèce : Eoko, Pokémon Carillon
Nature : Foufou
Description : Lupin est un tout jeune Eoko, encore incapable d'utiliser pleinement ses pouvoirs psychiques afin de communiquer directement dans l'esprit des gens. Contrairement aux autres Pokémon de son type, il ne peut donc que s'exprimer au travers de son faciès toujours souriant, bien qu'un peu benêt. Encore très inexpérimenté, Lupin n'a pas vu grand chose du monde, tout comme sa dresseuse, et il est avide de connaissances ; peut-être même parfois un peu trop, ce qui met Hazel dans des situations bien difficiles. Car si la jeune fille a une passion presque malsaine pour les muscles des beaux garçons, c'est pour la lingerie et les jolies courbes que Lupin craque. Un peu pervers sur les bords, il ira souvent lorgner - innocemment *tousse* - dans les vestiaires des dames, tentant de se rincer l’œil au maximum, allant même parfois jusqu'à voler une culotte ou un soutien-gorge. Si vous avez l'occasion de le croiser dans le couloir, vous verrez très certainement un soutien-gorge qui flotte, camouflant ce petit diable. Mais après tout, il est tellement mignon qu'on lui pardonne tout, n'est-ce pas ? Altruiste cependant, Lupin deviendra au fil du temps le parfait Pokémon Médecin de sa dresseuse. Les nombreuses attaques de Soin qu'il peut apprendre seront en effet un atout non négligeable tout au long du cursus d'Hazel ; peut-être là la raison pour laquelle le Collectionneur le lui a remis ? Quoi qu'il en soit, bien que réticente au départ, Hazel s'attachera très vite à ce petite carillon flottant. Même si bon, elle aimerait bien qu'il arrête de voler la lingerie de ses camarades Givrali. Après tout, pour se faire des amies, ce n'est pas la première approche rêvée.
HORS RPG

Pseudo/Prénom : Alban
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Comment avez-vous connu le forum ? Top-site
Quelque chose à ajouter ? DC d'Alban Abernaty. Si possible, je souhaiterais que Hazel se retrouve chez les Givrali, merci.
Max Arago
Max Arago
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Sujet: Re: [294] Hazel Haymitch [GIVRALI]   Mer 4 Nov - 0:41
Méchante, t'as retardé mon dodo.

Ta fiche est géniale, j'adooooooore et je me suis régalée à la lire !

Hazel est invitée au club de shipping de Dje et Max je suis sure qu'elle s'y sentira à son aise /pan/

Brefouille des besous et viens à Givra on est bienbienbien Qui suis-je ?

Roh et j'adooore ton Eoko pervers /PAF/

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t h e f i r e i n s i d e
Alex J. Lovell
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Sujet: Re: [294] Hazel Haymitch [GIVRALI]   Mer 4 Nov - 0:53
HAZEEEEEEEL ♥ c'est une cutie, et elle est très intéressante. La fiche est un régal à lire.

J'imagine déjà Alex courir après Lupin dans les couloirs pour récupérer ses sous-vêtements XD. En plus il est pas discret avec son carillon.

Elles pourront aussi aller s'entraîner ensemble au gymnase pour observer tous ces muscles en action /sbaf.

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Sujet: Re: [294] Hazel Haymitch [GIVRALI]   Mer 4 Nov - 17:08
Ooohhh, t'as fiche à l'air super, mais ma flemme impérial ma empêchée de la lire désolé xD sinon j'adore ton avatar, au plaisir de te croiser au détour d'un rp et bienvenu aussi :3
Merrizu Hiyouka
Merrizu Hiyouka
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Sujet: Re: [294] Hazel Haymitch [GIVRALI]   Mer 4 Nov - 18:19
Si il vole mes sous vêtements je vais tellement être en PLS XD et ouais viens chez nous on est bien Cool !

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[294] Hazel Haymitch [GIVRALI] 32108811

Nous sommes tous un peu fou ! A différents degrés et de différentes manières mais chacun cultive sa folie avec soin. La mienne? Elle prend grand soin de moi. <3
 狂気が私の唯一の友人です!
Noah A. Knox
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Sujet: Re: [294] Hazel Haymitch [GIVRALI]   Mer 4 Nov - 19:16
Gnnn ton histoire est merveilleuse, j'adore Hazel ;v; Je sais pas pourquoi mais je sens que Tabatha s'entendrait bien avec Lupin xD

Amour sur toi et yaaaay Givrali!! ♥

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before you call it convenient, please
heal my wounded heart
Elisabeth Snow
Elisabeth Snow
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Sujet: Re: [294] Hazel Haymitch [GIVRALI]   Sam 7 Nov - 11:13
Mais j'adore cette fiche... *^* Shiny ? Very Happy


Bienvenue dans le Dortoir Givrali ♀ et bonne intégration parmi tes confrères ! N'hésites pas à poser tes questions si tu as le moindre soucis à ta préfète qui est Calliope Pryde. Tu peux dès lors poster ta T-CARD dans la partie correspondante, ainsi que gérer tes RPs grâce à aux RECHERCHES DE RPs ET RELATIONS. N'oublie pas de remplir les champs de ton profil dès que possible (T-card et Fiche de Présentation) pour faciliter la navigation aux autres joueurs, et de réserver ton AVATAR dans la partie adéquate ! Tu repars aussi avec 2 Pokeball, données par le Collectionneur. Ton numéro étudiant est 0294. Bon jeu sur Pokémon Community !
Hazel Haymitch
Hazel Haymitch
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Sujet: Re: [294] Hazel Haymitch [GIVRALI]   Sam 7 Nov - 12:34

Hazel Haymitch

Max, Alex, Tab ; Comme dit sur Skype, merci les coupiiiines ! J'arrive chez vous, faites attention à vos sous-vêtements Cool

Axel ; Merci ! Au plaisir de re-RP avec toi pour compenser le RP avec Wendy qu'on a jamais pu finir Very Happy

Merrizu ; T'inquiète, je demande autorisation écrite avant de faire ce genre de chose. Donc sauf si tu veux te mettre en PLS... A ta guise !

Elisabeth ; Han trop cool ! Si gentiment proposé c'est difficile de refuser un shiny *-* Je changerai mon sprite et ma description quand j'aurai Photoshop (pour le moment c'est compliqué JetevoisJetobserve). Merci pour la validation !

A très vite à tous sur le marché du RP !

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Sujet: Re: [294] Hazel Haymitch [GIVRALI]   
[294] Hazel Haymitch [GIVRALI]
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