Marathon Scientifique #3 [11/04/2015]
Elisabeth Snow
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Sujet: Marathon Scientifique #3 [11/04/2015]   Sam 11 Avr - 18:14
MARATHON SCIENTIFIQUE #3 [11/04/2015]

Rappel des règles
Pour cette épreuve, vous devrez élaborer un prototype. Pas de thème en particulier, ça peut être tout et n'importe quoi. (Dans la limite du raisonnable bien entendu) Vous aurez alors la journée pour réfléchir à votre projet pour ensuite l'élaborer. Soyez inventif et surtout, amusez vous !

Pour validation votre participation, vous devrez :
- Poster un unique RP de 700 mots minimum, décrivant votre personnage en train de réfléchir, d'analyser, de travailler et même d'essayer de comprendre l’élaboration/la fabrication du prototype. L'un de vos Pokemon pourra vous aider lors de la fabrication.
- A la fin de votre RP, faire une courte description du prototype (expliquant son fonctionnement ou autre) comme l'aurait fait votre personnage.
Vous avez accès à votre iPok pour réaliser des recherches, donc n'hésitez pas à vous décrire en train de vous documenter. Vous pouvez parler dans votre RP des autres joueurs (si ceux-ci ont déjà posté avant vous), mais en aucun cas démarrer un dialogue avec eux, puisque vous n’aurez droit de poster qu’un seul RP.

Nous ne demandons par un travail très sérieux, philosophique ou scientifique. Le mot d’ordre reste : amusez-vous, et surtout, surprenez-nous ! L’humour, le style, l’orthographe et l’originalité seront toujours appréciés, et vous permettront de gagner des points plus facilement.

Vous avez 2 mois (soit, jusqu’au 11/06/2015) pour poster votre RP. Des délais pourront être accordés si les participations ne sont pas assez nombreuses, et seront annoncés dans le TOPIC D’INSCRIPTION.


Description du lieu
Vous vous trouvez dans la manufacture. La description du lieu est la même que celle figurant dans les Papiers Administratifs. De nombreuses tables et des outils de toutes sortes sont mis à votre disposition.
Franklin Roseverte se charge de surveiller l'évènement, et de récupérer vos prototypes à la fin du temps imparti. Il se contera de lire ses notes et ne vous sera d'aucune utilité.

Météo du jour : aucune importance car vous êtes à l'intérieur.


Précisions supplémentaires
- inRP la compétition dure 7h maximum !
- Pas de prototype "surpuissant" ou je ne sais quoi venant par exemple d'un savant fou. Soyez raisonnable mais aussi cohérent, merci.
- Le Pokemon choisi peut affecter votre note suivant ses points de recherche. Un seul Pokemon peut participer.
- Inscrivez-vous dans le topic adéquat avant de poster.
Warren Lightning
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Sujet: Re: Marathon Scientifique #3 [11/04/2015]   Dim 17 Mai - 16:47
Certains diront que je suis fou, d'autres diront que je suis simplement courageux. Et ben ces deux types de personnes auront tors, car je suis ni fou, ni courageux, enfin, si, mais pas dans ce cas là. Ils me prennent tous pour un moins que rien, alors que je suis bien plus intelligent que la moitié de l'établissement. Mon intelligence ne s'est juste pas manifestée depuis la rentrée scolaire... M'enfin. Malgré le fait que je suis un top dresseur, rien n'empêche qu'un dresseur comme moi, ait un gros cerveau, genre, à l'Einstein … Comment ça « non » ? Bref. Mon intelligence est bien plus grande que certains scientifiques de Pokémon Community, et j'ai bien l'intention de le démontrer. Comment ? Ah, ah, ah. Dire qu'il y a quelques jours je ne savais pas comment...

J'étais allongé dans le canapé de ma chambre, regardant mon iPok. Je faisais du va et vient entre les applications et les pages. Je m'ennuyais : que c'était ennuyeux les lundis soir, entre la fin des cours et le couvre-feu avant d'aller dîner ! Je pouvais tuer mon ennui en sortant tous mes Pokémons, mais ça me causera plus d'ennuis qu'autre chose : bazar, verres cassés, cadres décrochés... La pagaille, pour résumer le tout. Les laisser dans leur Pokéball, c'est très bien comme ça ! Il y a juste Knight, que j'ai laissé sortir une demie heure plus tôt, pour prendre de l'air. Knight, étant mon tout premier Pokémon, j'ai absolument confiance en lui, et je sais qu'il saura retrouver son chemin, sans foutre n'importe quoi dans les couloirs … Quant on parle du loup. Knight a débarqué dans ma chambre sauvagement, passant à travers la porte, une affiche à la main … Fuh. Je parie que c'est ENCORE une annonce de publicité pour des cookies, et c'est hors de question. Faut que j'économise, en ce moment. Malheureusement, la monnaie dans la vraie vie perd sa valeur dans l'école.

« Knight, encore des annonces pour des cookies ! J'ai dis non il y a quelques jours, tu crois vraiment que je vais dire oui, maintenant ? »

Celui-ci m'attaqua alors en balançant une grosse vague psychique, qui renversa le canapé. C'était clair. Il voulait que je lise absolument l'annonce. Je met alors l'affiche sous mon nez, et je commence à lire à haute voix, sous l'écoute attentive du jeune spectre. Après avoir scruté l'annonce de haut en bas, je compris pourquoi Knight m'avait ramené cette affiche : pour prouver à tout l'établissement que j'étais bien plus intelligent qu'ils ne le pensaient. D'un air niais, je regarde Knight, ne parvenant pas à garder le sourire qui inondait mon visage.

« Knight, t'es un génie ! »

-

« C'est le jour J ! Je vais enfin prouver au monde entier qu'un génie en herbe abrite sous le toit de Pokémon Community ! Je vais enfin prouver au monde entier que je peux être un meilleur scientifique que tous les élèves de ce foutu bahut ! Je vais enfin prouver au monde que je suis le meilleur dresseur Pokémon de tous les temps ! … Eh, oh. Knight, tu m'entends ? »

Le spectre s'était endormit sur mon épaule pendant la route vers le lieu de la compétition, c'est-à-dire, à la manufacture. Il était sûrement fatigué. Il n'a pas dormit de la soirée à cause des bruits incessants des autres élèves, hier soir. Étant donné que c'était le Pokémon que j'avais prévu d'utiliser lors du Marathon... Marathon ? Attends, je vous avez pas expliqué ? … Ah. L'affiche indiquait un concours organisé par l'école, spécialement fait pour des scientifiques, mais ouverts à tous. Le but du concours était simple : il fallait créer un prototype en moins de sept heures. Les participants ayant créés les prototypes les plus originaux et les plus plus créatifs, se verront récompensés. De quoi me mettre l'eau à la bouche ! On avait droit qu'à un Pokémon, mais comme Knight semble fatigué, il ne sera sûrement pas en forme pour le défi. Mon choix s'oriente alors sur deux autres Pokémons. Le premier va sur mon Skelénox, alias Grimm, qui est savant fou. Il adore la science, et n'a pas mal de connaissances sur. Il pourrait m'être utile pour la fabrication de mon prototype. Mon deuxième choix s'oriente alors vers mon Excalibur, qui pourrait m'être pas mal utile pour m'aider à avoir les matériaux que je veux. Vu que je ne sais pas encore quel prototype faire, je n'ai exactement aucune idée sur quel Pokémon partir. Je médite alors sur mon choix, pendant le trajet.

Une bonne quinzaine de minutes de marche, avant d'arriver à destination. Il était peuplé par quelques grosses têtes de Pokémon Community … Regrets ? Moi ? Non ? Sérieux. Tu me prends pour qui ? … Ouais bon, je regrette juste un peu d'y avoir participé, puisque je ne m'attendais pas à voir ces têtes à l’événement organisé, mais j'en suis sûr que tout vas bien ce passer. Et puis, après tout, je suis Warren ! Franchement. Qui m'a déjà vu échouer ? … Hein ? … Qui ? … Hm.

« Humpf ! Je suis déjà arrivé ! Je dois désormais faire un choix entre Excalibur et Grimm. Je vais réfléchir avec maturité avant d'énoncer un choix ... … … Am, stram, gram, pic et pic et colégram, bour et bour et ratatam, am, stram, gram. Allez, ça sera toi, Grimm. »

D'un geste fluide et souple, je fais appel au spectre grâce à sa Pokéball. Une lumière glissa entre les couches d'acier de la Pokéball avant de prendre forme. Le Skelénox était désormais à mes côtés, prêt à franchir le seuil de la manufacture. Une fois entrés, Roseverte nous accueillit chaleureusement -très, même- avant de nous montrer un atelier, où on allait travailler sur notre prototype. Je m'installa sur un siège, je m'équipe des vêtements requis -dont je ne savais absolument pas utiliser- et j'attendis le top chrono pour commencer. J'ai à peine eu le temps de me mettre ma main sous ma joue, que le vieil homme prit la parole après un long discours d'introduction.

« Bien. C'est sur ces belles paroles que déclare le concours ouvert. »

Quel con ! J'avais totalement oublié de réfléchir avant le départ, quel prototype j’aurai pu faire ! Je regarde alors Grimm, qui lui, n'avait non plus, aucune idée ! J'ai passé pas mal d'une demie-heure à réfléchir avant de voir une jeune fille se baisser pour prendre son crayon, son jeans descendant un poil beaucoup trop, faisant voir, alors, une toute petite partie de sa culotte... Ça monte... Ça monte... Rhhh ! J'ai enfin trouvé de l'inspiration.

« Hi hi, Grimm. J'ai trouvé de l'inspiration ! Hi hi hi ! » Le Skelénox me regarda bizarrement, comme s'il disait : « Je déteste quand tu parles avec cet air de niais, j'ai l'impression que tu vas sortir une connerie, encore une fois. » Il a faux ! « Mon idée de prototype est des lunettes infra-rouges, qui permettent de voir sous les vêtements des gens ! Vu les petits pervers de jury, j'en suis sûr que ça plaira, pas toi ? Hi, hi, hi. »

Quel stupide enfant suis-je quand je n'ai pas d'inspiration, mais là, j'ai été plus qu'un génie, je pense que mon QI a augmenté d'une douzaine de points. Cependant, je tenais mon idée ! Bien que Grimm insiste pour dire non, j'insistais pour dire oui. Pour une fois que je me laissais pas marcher dessus par mes Pokémons, c'est une première ! Je jette mon regard vers le travail des autres participants, avant de m'y mettre au mien. Il n'y avait pas photo, mes lunettes infra-rouge est beaucoup plus évoluée que leurs prototypes. Cependant, je ne savais absolument pas sur quoi partir, je ne sais même pas comment fabriquer les lunettes. Je pensais que Grimm saurait, mais non. Je me retrouve alors dans une assez délicate situation.

Il ne restait plus que trente minutes avant que le temps s'écoule. Je devais trouver quelque chose, avant la fin, sinon, je serai catégorisé dans les abrutis de l'établissement ! Vite, vite ! Il fallait que je trouve une solution... Et au plus vite.

« Grimm. Va chercher une paire de lunettes de soleil, s'il te plaît. »

Le jeune Skelénox s'exécuta aussitôt, en lévitant plus rapidement que d'habitude. Quant à moi, je pris une feuille vierge, et je dessina un corps, avec des sous-vêtements. J'espère que la tricherie marchera, et qu'ils voient en moi, le talent que j'ai... mais qui ne s'est pas manifesté aujourd'hui. Dommaaaage. Ça sera pour la prochaine fois. Je détourne le regard, et je vois Skelénox, ramener une paire de lunettes de soleil.

« Parfait, merci Grimm. »

Je demande à Grimm de séparer les verres des lunettes grâce à ses pouvoirs psychiques. Où je glisse entre les deux couches de verre, le dessin. Je fais alors rattacher les verres aux lunettes, et j'essaie alors mon prototype, pour la toute première fois.

« Quelques défauts, mais c'est ça l'idée ! En espérant que le jury ne voit pas la trich-... »

Le temps est écoulé. Étant dans la première rangée, je fus interrompu par la vieille voix de monsieur Roseverte, me demandant de rendre mon travail.

« Vous verrez monsieur Roseverte, vous serez fier de moi ! »

Le prototype rendu n'était pas vraiment celui que j'espérais. Mais je devais rendre quelque chose, alors j'ai rendu des paires de lunettes de soleil, avec un dessin d'une femme en sous-vêtements, intégré entre les verres. J'espère que le jury ne remarquera pas la supercherie, parce que mon don au dessin est exceptionnel.

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Sujet: Re: Marathon Scientifique #3 [11/04/2015]   Lun 18 Mai - 22:13
Roseverte me passionnait à chaque fois. Enfin, ce n'est pas plutôt le professeur, mais plutôt la science qui me façonnait. La nature est une sorte de système complexe. Prenons par exemple une citation d'un fameux scientifique du dix huitième siècle : « La vie est un jeu. Les scientifiques cherchent juste ses règles. » … Ou un truc du genre, j'ai piqué ce proverbe dans un bouquin de la bibliothèque, la semaine dernière. Tout ça pour dire, que j'écoutais passionnément le cours donné par le professeur de recherches. Main droite, liée à mon stylo, regard viré en direction du tableau, feuille dans la main, j'essaie de prendre note de chaque information que Roseverte énonce... Et puis, ce n'est pas comme s'il passait son temps à raconter sa vie, ou à dire de choses aussi inutiles les unes que les autres, comme d'autres professeurs dont je ne citerai pas le nom. Pluton se trouvait derrière mon siège, où il vérifiait chaque note que j'avais eue récemment. Déception pour lui, il n'avait trouvé que des vingt sur vingt. Mon Pokémon me paterne sans cesse, depuis la rentrée... Soit, depuis que je l'ai eu. Dire que je pensais qu'en venant ici, je deviendrai plus autonome, c'est se tromper jusqu'au bout de la ligne. Puis Roseverte aborda un sujet qui attira particulièrement ma curiosité.

« Bien, nous avons fini d'aborder ce chapitre, avant de passer au suivant, la direction m'a donné l'ordre de vous prévenir qu'un nouveau événement fait apparition au sein de l'établissement. Il s'agit d'un concours, organisé par moi-même, qui attirera sûrement les jeunes scientifiques du bahut. C'est un concours qui aura pour but de réaliser le meilleur prototype. Le thème est libre, et les inscriptions sont entièrement gratuites. N'hésitez pas à vous inscrire si vous souhaitez y participer. Si vous ne le souhaitez pas, tant mieux pour moi, ça me fera moins de prototypes à analyser, ah, ah. Sur ces belles paroles, je déclare le cours terminé. »

djekdneodndoejdoejdoejdee... Non, ce n'était Pluton qui tirait le bout de mes oreilles, mais plutôt l'excitation qui me démangeait de l'intérieur. Pour une fois que Pokémon Community faisait quelque chose, et bien, surtout. Je déballe les affaires que j'avais sortit il y a une heure, avant d'apparaître devant Roseverte, avant que lui aussi, plie ses bagages.

« Monsieur. Excusez-moi, mais comment pourrais-ton s'inscrire à ce fameux concours ? Je n'arrive pas à cacher mon enthousiasme à l'idée de-... »
« … Jonathan Smith ... Vous voilà inscrit. Le concours se déroulera à la Manufacture. Des questions ? »
« J- » Je n'ai même pas eu le temps de répondre à sa question, qu'il me coupa la parole, en s'éclipsant de la salle.
« Bien, excusez-moi, mais j'ai des choses à faire. Bonne continuation, jeune homme. »

-

L'attente ne fut pas énormément longue. Après avoir trouvé une affiche contenant plus d'informations sur le fameux concours, j'en sais désormais davantage, comme par exemple, qu'on a seulement sept heures, et qu'on aura droit qu'à un Pokémon, pour nous aider. Bon. Je ne vais pas mentir, je n'avais pas énormément de choix, je n'avais que Pluton, mon Rototaupe de départ. J'avais déjà réfléchi à un éventuel prototype que je mettrai en place, lors du top chrono donné. J'avais déjà tout en tête, il fallait juste me donner le temps et les outils nécessaires pour la réalisation... Comment ça, j'avais déjà tout planifié ? Dans les concours comme celui-là, tous les moyens sont bons pour remporter la victoire qu'on mérite. Après, je ne suis pas médium, je ne sais pas quels genres de prototypes sortiront les autres participants, mais bon, faut avouer que la concurrence me fait autant peur qu'une piqûre de moustique. En parlant de concurrence, jusque auparavant, je n'avais pas eu le moindre temps d'observer le peu de personnes qui participaient… Hum. Un rouquin était contre un arbre, l'air d'un idiot qui ne savais pas où il avait mit les pieds … Si tous les participants ressemblaient à lui, je pense qu'on me donnerait directement le prix, sans avoir à départager le moindre participant. Une voix attira tout le public vers la manufacture. À peine entré dans la salle, Roseverte m'accueillit froidement, demandant de m'installer au poste derrière le rouquin. Agréable. Avoir une touffe rouge juste devant moi, m'empêchant de regarder le tableau central. J'avais bien envie de lui dire de se pousser, mais son Pokémon spectre me faisait froid dans le dos… Ah. Pendant qu'on parle de Pokémon, il est temps de sortir Pluton. Une lumière lumineuse se glissa entre l'épaisse couche de la capsule. Peu à peu, la lumière prit forme en un Rototaupe. Je caresse alors avec amour le jeune Pokémon, avant qu'une voix attendrisse mon attention. Un looooooooooooong discours -ennuyant au passage- se fit, avant que Roseverte clos le discours.

« Bien. C'est sur ces belles paroles que je déclare le concours ouvert. »

Ce sont ces paroles que j'attendais moi. Pas le long discours ennuyant que vous m'avez fait subir. Bref, peu importe. Je prends une feuille blanche, armé d'un crayon, et je me mets à gribouiller un schéma rapidement, mettant ainsi les idées claires dans ma tête : j'avais l'intention de créer un localisateur de Pokémons pour Pokémons. En soit, c'est très facile à confectionner, mais il faut rapidement se mettre au boulot si je ne veux pas rendre le prototype à mi-fabrication. Il fallait juste trouver deux puces électroniques, un boîtier, un collier, plusieurs feuilles métalliques, un écran, des fils électriques et un paquet de piles Magnézone. Le but était de mettre dans le boîtier, les différentes feuilles métalliques, avant de placer la puce, reliée par plusieurs fils électriques, menant ainsi à l'écran du boîtier. Du côté localisateur, l'idée était là, néanmoins, le plus dur reste à faire, le boîtier qui permettrait d'être localisé. Il est possible de localiser une puce avec une autre, à l'aide de signaux sans fils divers, qui peuvent se transmettre à moins de dix mille kilomètres à la ronde. Il suffit de les connecter ensemble, pour qu'ils émettent les mêmes signaux, au même moment, pour que le rythme reste identiqu-... Je détourne le regard deux minutes vers Pluton, qui semblait se laisser endormir. Je la secousse légèrement, avant de commencer officiellement le prototype.

« Pluton. Ne t'endors pas, j'ai besoin de toi, maintenant ! Peux-tu aller me chercher deux puces électriques, un pack de piles Magnézone, des câbles électriques rouge et bleu, des feuilles métalliques de 0,7 d'épaisseur… Ah et j'ai failli oublier l'écran ! »

Le jeune Pokémon semblait n'avoir rien compris, mais essaya tout de même de trouver les ressources demandées. Il sauta de la table vers le sol, se dirigeant vers l'endroit où tous les matériaux étaient délicatement rangés. Pendant ce temps, je me distrais deux minutes en jetant un bref coup d’œil vers le travail des autres participants, en attendant que Pluton revienne. Le rouquin attira particulièrement mon attention. Le jeune rouquin dévorait des yeux, la culotte de la jeune fille qui s'est agenouillée, prendre son cr- … Ce fut un délicat moment. Le rouquin avait plutôt bon goût...

« Ton. »
« Ahhhh ! Pluton, ne me refais plus de surprises de ce genre, c'est très déplaisant pour ma pomme ! »

Ma voix était légèrement partie vers les aigus. J'avais également rougi, face à la surprise que Pluton m'avait faite alors que je faisais quelque chose de… spécialement spécial. Enfin bref. Changeons de sujet, oui. Je saisis le boîtier, où Pluton le déboîta grâce à ses griffes acérées. Je saisis la multitude de feuilles métalliques, où je la mets en ordre grâce à quelques légères secousses au coin de la table. Je l'installe dans le boîtier. Je mets également la première puce au centre du boîtier, en plein milieu des feuilles. La puce fut rapidement recouverte par différents câbles électriques, qui débutaient vers la puce, et qui se terminaient vers l'écran, que j'avais délicatement posé sur les câbles. Je fermai le boîtier, et je m'attaquai au second boîtier, qui sera localisé. À vrai dire, ce n'est pas vraiment un boîtier, pour rendre le tout plus esthétique, j'avais mis un tout petit boîtier, où des câbles et une puce y abritaient, au bout d'un collier, que porterait le Pokémon, lorsqu'il serait perdu.

Après avoir tout installé et fabriqué, je décide alors d'essayer le prototype... Qui ne s'allumait pas. Mince, qu'est-ce qu'il se passait ? Je scrute alors le moindre recoin de table, avant de constater que j'avais complètement oublié d'intégrer les piles Magnézone ! Franchement. Comment voulais-je que ça fonctionne sans de l'électricité ? Je devais faire vite. Il me reste un quart d'heure avant que le temps soit écoulé.

J'ai tout juste terminé d'intégrer les piles, que Roseverte s'empressa de me demander le prototype, certes, finit, mais non essayé.

« Monsieur Smith, donnez-moi votre prototype. Le temps est écoulé. »
« MAIS ATTENDEZ UNE SECON-... »

Mon coup de gueule ? Pour le coup, il a réellement servi à rien, puisque j'avais tout juste commencé de dire le mot « seconde » que Roseverte saisisse le prototype dans ses mains à la peau morte.

En espérant que le prototype marcherait, je l'ai nommé « localisateur Pokémon », utile pour les dresseurs qui ont la fâcheuse et idiote manie de perdre ses Pokémons. Grâce à un boîtier, le dresseur peut voir où se trouve son Pokémon à l'heure actuelle, grâce à un boîtier, positionné au bout d'un collier.
Heath S. Jones
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Sujet: Re: Marathon Scientifique #3 [11/04/2015]   Jeu 21 Mai - 21:22
Je tournais dans mon lit. Je vrillais, je soupirais et me retournais, enfouissant la tête sous l'oreiller avant de pousser de grands soupirs désespérés. Ça n'allait pas. Ça n'irait pas du tout. Trois jours maintenant que je ne dormais presque pas, cherchant sans relâche l'illumination qui saurait m'inspirer dans la création d'un prototype pour le concours scientifique. Je mourrais d'envie de présenter quelque chose en lien avec ma plus grande passion, l'archéologie, mais c'était plus facile à dire qu'à faire, surtout vu que je n'avais rien d'une mécano. Roulant encore, je laissai l'un de mes bras tomber hors du lit, suivit de ma tête qui s'immobilisa dans le vide alors que mes yeux, las, tombèrent sur Hippy. Déjà levé, le Mangriff me regardait faire mon petit numéro avec un air blasé, comme l'air de me demander quand j'allais enfin me lever pour l'entraînement. Car bon, jour de concours scientifique ou pas, personne n'échapperait aux entraînements matinaux et sadiques du Général Jackie. Rabat-joie! Étirant les bras, je les refermai autour du chat griffu en me laissant glisser au sol, m'accrochant à la pauvre créature qui tenta de m'échapper.

- Compatiiiiis à ma douleuuur! Aide moi, Hippyyyy! J'ai besoin de trouver une idée! Osef de l'entraînement matinal, le concouuurs Hippy! Le concours!

Zaaaaaaan, laissa t-il échapper en se débattant, me tirant au sol derrière lui sans son consentement. Bientôt, une patte griffue se posa sur ma joue en poussant, pour me repousser malgré mes plaintes étouffées. Insensible! Il est où le travail d'équipe hein?! Le tout se solda donc en l'abandon de mon pauvre corps inanimé au sol, sur le dos, mes yeux pairs tournés vers le plafond. La main sur le ventre, je poussai un long soupir, sentant le sol dur sous moi. J'allais avoir besoin de beaucoup de courage et d'imagination pour trouver quelque chose. Espérons que l'activité physique allait me stimuler l'intellect.

***

Non, ça ne m'a pas aidé du tout. Les muscles maintenant endoloris, la mine fatiguée et les paupières tombantes, j'étais assise devant mon bureau de travail sans un seul éclat de passion dans le regard. Après tout ce manque de sommeil, il faut croire que cette intense routine d'activité physique n'était pas exactement ce dont j'avais besoin. Épuisée, j'ouvris un petit sac de biscuits en forme de Pokémon. Refermant mes dents sur une silhouette de Pikachu sucrée, je fixais l'établi sans le voir, en pleine réflexion. Inventer un prototype à partir de rien me serait impossible. J'avais déjà retourné la question dans tous les sens possibles et imaginables les derniers jours et je ne possédait pas le savoir faire pour inventer un truc à partir de rien. Surtout que bon, les accessoires de fouilles sont généralement plutôt élaborés et j'étais encore loin d'avoir le niveau. Je devrais donc utiliser un objet ou un accessoire que je possédais déjà et l'améliorer. Pensons un peu. Qu'est-ce que tout le monde avait ici? Mis à part des Pokémon oui, on le sait ça. Oh, je sais!

Fouillant dans ma poche, j'en sorti mon iPok et le laissai tomber sur le plan de travail, l'examinant d'un oeil critique. Qu'est-ce que je pourrais faire avec ça? Déjà il faudrait sans doute l'ouvrir ou quelque chose comme ça, pour l'étudier ou je ne sais pas quoi. Mais pour y ajouter quoi? Et puis, le fait était que je n'avais qu'un seul iPok, ce serait plutôt bête de l'utiliser pour mes expérimentations de prototype et ainsi me priver de l'outil le plus pratique que je possédais. Retour à la case départ. Quoi d'autre? Un accessoire pour dresseur, quelque chose qui pourrait être amélioré... Un capstick! Je m'agitai sur ma chaise, fouillant mes poches, à la recherche d'un miraculeux accessoire de ranger, mais non, rien. Bien sûr, si je n'avais pas d'iPok de rechange, je n'avais pas de capstick non plus, mais alors là pas du tout. Ah la la! Je campai mon coude sur la table, enfonçant mon menton dans la paume de ma main avant de prendre un autre craquelin, en forme d'evoli cette fois.

- Je dois trouver quelque chose, je perds du temps... Tout le monde travaille autour et je n'ai rien commencé. Comment font mes parents pour imaginer autant de produits inutiles alors que je n'arrive pas à en inventer un seul... T'as pas une idée, Hypérion?

Je tournai vers le gros chat un air désespéré et, toujours aussi détaché, le félin donna un coup sur sa pokeball de l'une de ses longues griffes et disparu en un éclair de lumière rouge. Bonjour le support! D'habitude au moins il m'aidait à réfléchir en écoutant mes monologues à haute voix, pourquoi est-ce que, maintenant qu'on était en plein concours, il choisissait son moment pour me fausser compagnie. Non mais quel...! Génie!!

- Mais oui! C'est ça Hippy! Tous les dresseurs Pokémon ont des pokeball!

Je la décrochai de ma ceinture, laissant ressortir mon starter qui portait maintenant un air fier et satisfait. Je le grattai derrière l'oreille pour le remercier, ce à quoi il me tendit le cou et referma un peu les yeux. Lui alors, il aimait toujours autant les gratouilles. Mais bref! Maintenant que ça c'était trouvé, il était temps de trouver ce que je pourrais faire avec une pokeball lambda qui, le plus important, n'avait pas déjà été fait. C'était le moment de faire travailler ce iPok et de faire quelques recherches sur le sujet. Bla bla bla, des pokeball adaptées à chaque type de Pokemon, des sphères de capture de différentes qualités et même des accessoires de concours pour enjoliver les libérations. Au milieu de tout ça, difficile de trouver mieux hors de nulle part. Oh? Je cliquai sur un hyper lien et un article apparu "L'art de la capture critique, quand la chance nous souris parfois", ça avait l'air intéressant ce truc. Selon les informations écrites là dessus, le phénomène de la capture critique avait lieu lorsque la pokeball ne faisait qu'un seul mouvement de droite à gauche au lieu de trois ou quatre, rendant la capture presque immédiate. Et s'il était possible de créer ce phénomène de façon volontaire et répétée, afin d'obtenir de meilleurs résultats à la capture avec une pokeball lambda, au lieu de débourser plus cher pour une Pokeball de plus grande qualité?

- Forcer la balle à s'immobiliser... Ce ne serait pas vraiment un prototype que de dire aux dresseurs de se jeter dessus pour l'empêcher de bouger. Il faut trouver quelque chose d'indépendant qui stoppera le mouvement de lui-même une fois que la sphère de capture aura été lancée.Zangoose! Zan! Ouais, t'as raison! Un contrepoids!

Et me voilà à la recherche de quelque chose qui pouvait faire l'affaire! Ça n'avait pas besoin d'être très compliqué, un truc très accessible et à la portée de tout le monde pourrait faire un très bon prototype, peu coûteux et facile à utiliser. Parfois, la simplicité c'est le progrès, me dis-je en m'armant d'un rouleau de ruban gommant isolant. Maintenant trouver le truc qui ferait le poids. De préférence il me faudrait un truc pas trop gros, assez lourd, mais plat pour ne pas trop déformer la forme de sphère de l'objet initial. Des pièces de monnaie peut-être? Mais serait-ce assez lourd? Et si j'en mettais plusieurs? Porteuse d'un air concentré, je me mis à la tâche. C'était tellement simple, tellement idiot. L'idée que personne n'y ai jamais pensé était tout bonnement hallucinante, me disais-je en fixant le ruban isolant, prenant bien garde à ne pas fixer les deux moitiés de la balle ensemble. Ça aurait été assez bête, après tout, de l'empêcher d'ouvrir. Une petite vérification de dernière minute, ça tenait bien en place, maintenant ne restait plus qu'à tester.

Je me levai, suivie de près par Hypérion, maintenant affublé d'un air curieux et un peu espiègle, aussi désireux que moi de voir ce prototype à l'oeuvre. Me plaçant dans l'allée, entre les rangées de postes de travails où planchaient les autres concurrents, je me permis de lancer la sphère en retenant mon souffle. Et.... Poom. La pokeball vrilla dans un axe différent de celui que je lui avais donné en lançant. Elle tomba comme une masse, allant rejoindre le sol avec un bruit sourd de façon très peu gracieuse. Ah... C'est pour ça que personne n'avait jamais testé ça. Les pokeball étaient savament conçues de façon à être parfaitement calibrées. Maintenant que je l'avais débalancée, d'accord elle ne ferait pas plus d'un mouvement avant de s'arrêter et de provoquer -en théorie- une capture critique, mais c'était un peu inutile si personne n'arrivait à toucher un Pokémon avec pour commencer. Enfouissant ma main dans ma chevelure, je poussai un soupir ennuyé. Tout ça pour rien. D'accord, il me restait encore facilement quelques heures, mais c'était plutôt démotivant de devoir tout recommencer du début.

Je retournai m'asseoir à ma table, me laissant tomber sur ma chaise tout en récupérant mes pièces de monnaie. Ce ne serait pas la grosse découverte du jour il semblerait. Même Hippy semblait déçu et le gros animal s'assis à mes pieds, appuyant le dos contre mes jambes avant de soupirer avec moi, à l'unisson. Ne me restait plus qu'à prendre un autre biscuit Pokémon -oh un pachirisu- et à le mâcher distraitement tout en reprenant mes recherches sur mon iPok. Qui sais, peut-être qu'en poursuivant mes lectures je pourrais trouver une façon d'améliorer ma première idée ou, peut-être, je pourrais même trouver une seconde idée, complètement différente, qui offrirait de meilleurs résultats. Tous les espoirs étaient permis et la nervosité commençait à me gagner. Tout autour, les autres participants semblaient progresser à pas de géant et j'avais l'impression de sentir leurs regards sur ma nuque alors que tous pouvaient voir les morceaux arrachés de ruban adhésif à ma station, seule preuve tangible des "progrès" que j'avais fait.

- Voyons voir ça... Lors de la capture, la signature de chaque Pokémon est encodé par un mécanisme sophistiqué. Si la capture fonctionne, l'empreinte du Pokémon est imprimée dans la balle et c'est pourquoi chaque Pokémon capturé a sa propre balle. Néanmoins, les captures peuvent parfois échouer lorsqu'un Pokémon n'est pas assez affaiblit. Il peut alors combattre l'encodage et causer des dommages, comme une surchauffe par exemple, au fin mécanisme d'encodement de la balle. Alors c'est pour ça en vrai qu'on ne peut pas ré-utiliser une Pokeball! Ça tombe sous le sens.

L'oreille du Zangoose frémit alors qu'il m'écoutait attentivement lire à haute voix. Lorsque j'eu terminé, il se redressa sur ses pattes arrière tournant vers moi son regard intelligent, pour un Mangriff. Du bout de la griffe, il tapota sa pokeball, puis me montra deux de ses griffes. Quoi, il voulait que je duplique une pokeball et que j'en crée deux à partir d'une seule? Des composantes seraient manquantes et l'efficacité de la balle serait divisée par deux, ça ne servirait à rien. Sauf si, bien sûr, il voulait plutôt dire...

- Inventer une pokeball re-utilisable!

Et me voilà fébrile sur mon siège, tirant la tablette à dessin, ouvrant la pokeball, agripant un tournevis et débutant mes observations. À intervales réguliers, je prenais distraitement un nouveau craquelin et Higgy surveillait mon avancée, par dessus mon épaule. Tout d'abord, démonter la bête. C'était assez serré là dedans quand même, les composantes semblaient étudiées pour que tout ait sa place, mais avec quelques petites modifications... Je me tournai vers la feuille vierge, commençant l'élaboration de mon croquis, pour commencer. J'allais aussi devoir réaliser un dessin technique pour le remettre à la fin de la journée, accompagné d'un texte explicatif, mais il fallait débuter quelque part. Si l'on virait ça... On pouvait probablement se permettre de réduire la largeur des plaques isolantes et gagner juste le petit espace nécessaire et... Un petit coup d'efface ici, un trait reprit là, un peu d'encrage pour que le frottement des feuilles ne puisse pas embrouiller le dessin et une petite légende à côté. Premier croquis du prototype de pokeball ré-utilisable, par Megwaen Morrigan. L'idée était simple, en réalité. Installer deux systèmes d'encodage au lieu d'un seul. Suffisait de les brancher individuellement sur l'alimentation autonome de la pokeball et de designer une façon de choisir lequel des deux circuits serait opérationnel au moment de la tentative de capture et, en théorie, seul l'un des deux systèmes d'encodage serait sollicité. Comme ça, si ça échouait, on aurait plus qu'à récupérer la balle, changer manuellement le circuit sollicité et, théoriquement, le second système devait être fonctionnel. D'accord, ça ne donnerait qu'une seconde chance à la balle de faire son ouvrage, mais ce serait quand même au final deux fois plus qu'une balle traditionnelle, si tout fonctionnait comme dans la théorie. Après il était difficile de déterminer comment la lutte du Pokémon pour sortir de la balle la première fois pourrait endommager ou pas le second système. Mais bon, nous étions ici pour faire des prototypes, pas pour faire de grandes percées scientifiques.

Je retournai sur mon iPok, cherchant rapidement un exemple de schéma technique pour une pokeball lambda, histoire d'avoir un plan de base sur lequel me fier, pour tout faire dans les règles de l'art et avec les bonnes proportions. C'était assez merdique comme façon de travailler, le petit écran ne me permettant pas de voir l'ensemble du plan, je devais donc en modifier le zoom au fur et à mesure et me déplacer dans les plans. Un petit regard en coin vers l'horloge... Parfait, j'avais juste le temps de terminer mes schémas, de les encrer, d'y écrire mes notes et la légende et, surtout, de rédiger mon texte de présentation du prototype. Je touchais enfin à mon but! Bon, d'accord, dans les faits je ne présentais aucun produit fini, rien de matériel sinon mes dessins, schémas et autres, mais j'aurais bien aimé vous y voir! Bref, il était maintenant l'heure de tout aller remettre au fabuleux professeur Roseverte et à croiser les doigts.

La Pokeball réutilisable, par Megwaen Morrigan. L'idée derrière ce prototype consiste à installer, dans le boitier d'une pokeball, deux systèmes d'encodage de façon indépendante. Ensuite, il suffit de choisir manuellement lequel des deux systèmes doit recevoir l'énergie de la pile autonome de la pokeball et ainsi être utilisé dans la capture d'un Pokémon, permettant théoriquement d'avoir deux essais avec la même pokeball pour une capture au lieu d'un seul.


HRP - Hypérion possède deux points de recherche.

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Sujet: Re: Marathon Scientifique #3 [11/04/2015]   Sam 30 Mai - 20:18
La voilà arrivé cette fameuse journée, celle du concours scientifique. Quand j'ai vu les affiches je me suis rappelé pourquoi je suis venu dans cette académie (enfin pourquoi on m'y a expédié), soit étendre mon monde. Autant j'étais peu partante au début, autant après l'expérience dortoir plus celle de prise en charge de pokemon, je me suis surprise à apprécier pas mal de nouvelles choses. Je me suis inscrite donc à tout, sauf que maintenant que j'y suis... Le concours scientifique sérieux. J'aurais peut-être dû lire d'avantage de quoi ces bouts de papier parlaient. Je veux dire, je veux pas donner dans le cliché mais je suis une sportive d'une famille d'athlète. Je sais à peine me servir de ma montre ou de mon ordinateur, même Sam s'en sert plus que moi. Le truc le plus technique que j'ai dû faire, c'est regarder mon père faire l'entretien de la voiture ou des appareils de musculation du magasin. Sachant que quand je dis regarder, c'est me trouver dans la même pièce que lui à ce moment et regarder par dessus son épaule 10 secondes tout les trois mois...

- Sam tu crois que si je me blesse exprès à l'entrainement ça se verra ...?

Une foulure du pouce, c'est bien ça une foulure du pouce. Comme ça je serais soigné aussi sans problème pour les deux compétitions restantes et qui m'intéressent vraiment. Autant je ne suis pas faignante, autant là je me suis quand même dis que si ça me permettait de sêcher ça valait peut-être le coup. Problème du plan ? Vous avez déjà fait un entrainement de Jackie ? C'est bien assez dur d'y survivre en un seul morceau, alors contrôler l'action pour avoir l'air blessé sans l'être vraiment ou très peu. Au final j'ai rapidement laisser tomber. Je préfère encore me ridiculiser à ce concours qu'énerver Jackie avec une blessure dont elle devrait se charger. Haa tant pis, plus qu'à y aller...

______

- ZZzZzzzzz

Trois heures que ça a commencé et j'ai plus ou moins laissé tomber. Oui je dors mais je gène personne, je ronfle pas après tout. Si encore j'aurais pu regarder les autres faire, ça aurait peut-être était intéressant comme activité, mais même ça je ne pouvais pas. Bon je suppose que ça serait comme copier et ça serait de la triche. Même si ce n'est pas mon intention, je suppose que je ne peux pas leur en vouloir. Du coup comme je ne m'attends pas vraiment à ce qu'un génie scientifique sorte d'un coup d'un coin oublié de mon esprit, bah je m'ennuie. Puis bon entre les réveils à l'aube et les nuits blanches de Sam, je ne crache jamais sur un peu de temps de sommeil bonus. Tiens en parlant de Sam, je me demande ce qu'il fait. J'espère qu'il ne dérange pas les autres !!

- Sam ! Nan !

Me réveillant brusquement, je parle d'abord et regarde après. Tout ça pour découvrir mon singe surprit me regardant, tranquillement installé à notre atelier. Ah bah il est sage finalement, mais il fait quoi du coup... Tenant un marteau, il cogne sur une plaque de métal afin de la modeler je suppose. Allons bon, je sais qu'on dit malin comme un singe, mais de là à réaliser un prototype scientifique ? Intrigué je le regarde faire, sauf qu'il me chasse d'un mouvement de main.

- Ouh pardon de déranger monsieur le génie à l'oeuvre... Tu veux de l'aide ?

J'ai pas d'idée alors autant le laisser faire s'il est inspiré... Ce sera toujours mieux que rien. Sauf que là il me regarde surpris pour ensuite... Se mettre à rire. Non mais genre, je sais que je suis pas doué, mais quand même ! Avoir un férosinge vous prendre de haut dans un concours scientifique, c'est assez perturbant. Remarque je n'ai jamais été quelqu'un de très fier ou compétitive, du coup je laisse rapidement filé. Je ne vais pas le brider alors qu'il développe son imaginaire ! Du coup je m'assois à côté de lui et le regarde travailler en souriant, sauf qu'il recouvre sa création de son corps.

- Je vois, c'est une surprise c'est ça ? Je ne t'embête plus.

Chassée de mon propre atelier, je me retrouve d'autant plus sans rien à faire. Le problème, c'est qu'on n'a pas vraiment le droit de sortir tant qu'on a pas terminé. On doit rester dans le bâtiment. Sauf que bon on est là pour 7h et je commence à avoir faim, coup de chance on a quand même accès aux cuisines. Hmmm Le temps de faire un peu de quoi manger et je décide de faire aussi quelque chose pour Sam. Il reste trois heures avant qu'on soit libéré, je suppose que je peux faire un peu de pâtisserie. Allez va pour les cookies, mais des cookies allégés bien sûr. Hm, en fait vu que j'ai du temps, je vais peut-être en faire aussi finalement des expériences. Maintenant que j'y pense, il y a beaucoup d'ingrédients que je n'ai jamais essayé ici. Baies Algues, farine de graine d'Héliatronc... Hm y a une recette que j'avais toujours voulu essayer justement. Ah, plus de baies fraives ! Va falloir que je trouve un remplacement. Au travail !

Bon au final j'y ai presque passé l'aprem, mais je suis contente du résultat. J'aurais pas perdu ma journée au moins. Embarquant ma meilleure fournée je reviens à notre atelier ou je découvre Sam toujours en train de marteler. Me rapprochant silencieusement, j'observe le résultat de son travail. Euuuuhhh... Je ne veux pas mettre en doute tes talents mon Sam, mais ça ressemble beaucoup à une plaque cabossé. Il a enfoncé le milieu en gros créant une sorte de, euh cloche ?

- C'est un plat ?

Surpris Sam me fait que non tout en me chassant de nouveau. Ah non en fait il voulait juste que je recule. Après ça il mets la plaque sur sa tête. C'est un casque ? Un Chapeau ? Une armure non finie ? Apparemment non, mais comme je parle pas pokemon.

- Qu'est ce que c'est ? Un plateau ?

Le professeur Roseverte arrive à son tour et arrive à la même conclusion que moi après que Sam est retiré sa coiffe. On est arrivé à la fin alors ? Apparemment, par contre il n'a pas l'air très satisfait.

- Non recevable.
- C'est de l'artisanat pokemon, ça passe ?
- C'est un concours de jeunes scientifiques, pas de création pokemon.
- Donc Sam peut rien présenter ?
- Si vous n'avez rien d'autres, je m'en vais.
- Ah euh... Cookie ?

Autant je n'ai rien, autant une fois qu'on me le dit en face je me sens quand même un peu honteuse. Je m'attends même à être punie presque, sauf qu'à ma grande surprise le professeur goûte un cookie et ... Il en prend un deuxième. Il prend alors le plateau de Sam et met les cookies à l'intérieur, puis s'en va sans rien dire de plus. On dirait qu'il a accepté de prendre le tout comme un ensemble pour le concours finalement. Sam est content de voir son oeuvre accepté d'ailleurs et est même fier. Il a fait un geste pour lui il faut croire, tant mieux. Après je ne sais pas si c'est parce qu'il avait vraiment faim après avoir passé 7h à lire et nous surveiller, ou s'il voulait juste éviter de mettre un férosinge en colère. Dans tout les cas le concours semble bien terminer et je dois admettre que j'en suis soulagé. Nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses et préparer la semaine prochaine.

HRP : Sam a 1 pt de recherche.
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Sujet: Re: Marathon Scientifique #3 [11/04/2015]   Lun 8 Juin - 19:14


Inventer quelque chose à partir de rien. Voilà un véritable défi ! Pour Aileen, c’était tout de même quelque chose de beaucoup plus palpitant qu’un combat contre une championne d’arène surentraînée. Au moins, ça faisait utiliser ses neurones pour autre chose que de rentrer dans le lard des gens ! Bon, certes, le Pokéathlétisme n’était pas trop connu pour sa capacité de réflexion, contrairement à la Science, mais Aileen estimait qu’en tant que médecin (ou en tant qu’espionne, comme vous préférez) la réflexion était importante. Et là, niveau réflexion, le niveau était haut. Inventer quelque chose à partir de rien. Une aubaine pour un mécano comme elle ! Toute la semaine, elle avait feuilleté des magazines scientifiques pour trouver des idées, avait proposé certains plans à ses Pokémon qui avaient refusé ces derniers avec plus ou moins de tact, et s’était plongée, comme tous les étudiants participant au marathon, dans l’angoissante et obsédante question qu’était « Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire ? ». Elle avait même eu l’idée de se pencher sur sa spécialité de couverture, la médecine, pour créer un prototype qu’un médecin pourrait utiliser. Comme, par exemple, un, euh, un…

« Raaaaah, j’ai pas d’idééééées ! Je sais pas quoi faiiiiiiiire ! »

Encore et encore. Allait-elle réellement se pointer au marathon sans idées ? Ce serait quand même un peu la honte, de se pointer en touriste alors qu’elle était mécano ! Réfléchissons. Les mécanos bossent avec les espions, tout le monde sait ça, donc, elle pouvait peut-être faire un prototype d’espionnage ? Elle pourrait toujours prétendre qu’en tant que mécano, elle devait bosser avec des espions, et réfléchissait à toutes les éventualités… Et puis elle pourrait peut-être récupérer le prototype, après ! Mais la question se posait. Un prototype d’espionnage, d’accord, mais quoi ? Une carte d’accès qui ouvre toutes les portes ? C’est craqué, et elle aurait besoin de plus de sept heures, et d’une excellente connaissance électronique, pour faire ça. Next. Un grappin ? Bah. Les grappins mécaniques à enroulement automatique, ça existe, elle n’inventerait rien de bien neuf. Elle n’avait vraiment pas la moindre idée de ce qu’elle allait bien pouvoir proposer, et ça, c’était vraiment nul. Et ce n’était pas la voix tonitruante du Général Jackie, à cinq heures du matin, qui allait l’aider à réfléchir, bien au contraire justement. Se fichant parfaitement de la compétition scientifique qui allait se dérouler sous peu, l’intransigeante référente entraîna ses Pyroli au pas de course pour un parcours du combattant aussi rigide que les précédents. Au moins, ça lui permettait de se défouler et de se vider la tête, et elle serait un peu plus fraîche pour réfléchir après.

« Bon. Eh bah tant pis, on y va en touriste. Il ne reste plus qu’à prier pour avoir une illumination avant la fin du temps imparti. Et pour cette compétition, je choisis… Toi ! »

Silica lâcha un petit rire tout mignon quand sa dresseuse se pencha vers elle pour l’attraper, la soulever et la serrer contre elle. Evidemment, elle n’allait pas choisir sa Zorua. Trop jeune, trop naïve, elle serait surtout une gêne et s’étoufferait avec les pièces qu’elle confondrait avec des bonbons. Ce qui n’est pas vraiment le top pour ce genre de compétitions, vous en conviendrez. Après avoir fait un bisou à son renardeau, elle la posa sur la tête de l’impassible Sokka, s’amusant de voir le Riolu rester droit et fier, comme s’il n’avait pas un petit renard de plusieurs kilos sur la tête. Ca détruisait un peu toute sa crédibilité, mais c’était tellement chou ! Tendant la main vers son bureau, elle rattrapa Joyce, son petit Dedenne, qui courut le long de son bras pour se poser sur son épaule. Il serait son Pokémon assistant. C’était un peu pour ça que le Collectionneur le lui avait donné, aussi. L’inventive petite souris aimait le bricolage, alors la conception d’un prototype, c’était une cour de récréation pour lui ! Docilement, tous les Pokémon regagnèrent leurs Poké Ball, même la taquine petite Sookie, qui aurait préféré rester dehors, juché sur la tête de sa dresseuse pour jouer avec ses oreilles de lapin. De toute l’équipe, il n’y eut que l’impassible Sphax pour rester dehors. Un Pokémon par personne, avait dit l’organisateur, mais, eh, c’était un Pokémon participant, non ? On ne verrait aucun problème à ce qu’il dorme sous le bureau, hm ? Parce que bon, il était juste hors de question qu’il perde sa dresseuse de vue. Les deux seules fois où il l’avait lâchée des yeux, elle avait failli mourir d’une électrocution. A cause de la Team Rouage, la première fois, à cause des Mimiques du Pijako de Selana, la deuxième fois. Alors bon, là, elle avait Joyce, ok, mais quand même. Il comptait bien rester sous le bureau, à faire semblant de dormir pendant sept heures, pour s’assurer qu’il ne lui arriverait rien de fâcheux.

Mains dans les poches, Aileen se dirigea vers l’atelier principal, non sans oublier de faire un crochet à son propre atelier pour y récupérer ses notes et croquis. En tant que mécano, elle avait plein d’idées aussi diverses que variées, légales ou pas légales, et elle avait tout noté en vrac pour le cas où, un jour, elle aurait le temps, la possibilité et les moyens d’en réaliser un. C'est-à-dire, pas pour tout de suite, en gros. Après avoir rangé les documents, elle ferma son atelier à clé, s’amusant de voir Sphax s’enorgueillir de l’Absol chromatique qui formait son enseigne – même trois mois plus tard, il en était toujours aussi fier – et se hâta pour rejoindre les autres à l’atelier principal. Il y avait du monde, tiens, dont certains qui semblaient n’être là que pour le fun, comme Stella. Bah, ça faisait toujours une expérience, c’est sûr. Sans un bruit, la Pyroli rejoignit un bureau vide et y posa son sac, laissant Joyce sauter sur la table pour étirer ses petites pattes. Roseverte, qui passait non loin, sembla froncer les sourcils en voyant que deux Pokémon l’accompagnaient, puis se détourna quand Sphax se coucha sous la table, tête de travers sur ses pattes, en fermant les yeux. La compétition commençait. En vitesse, elle sortit ses feuillets de son sac pour les feuilleter. Alors… Ca, non, ça, non plus, ça, irréalisable, ça, ridicule, ça, nul… Le nez dans ses feuilles, elle avait l’air d’être intensément concentrée sur son travail, mais en réalité, elle désespérait. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle pourrait faire. Pas une ! Elle était tellement mal barrée. Surtout qu’autour d’elle, les autres faisaient pareil. Feignaient-ils, où avaient-ils une idée géniale ? Enfin, les autres. Warren matait le derrière d’une fille (Aileen se retint de demander à Joyce de lui lancer un Eclair sur la tête pour lui apprendre la politesse) et Stella venait de s’endormir sur sa table, laissant son Férosinge faire mumuse avec le métal. Mouais. Il y en a qui sont peu productifs, quand même. Et d’autres qui prenaient cet endroit comme une permanence ennuyeuse.

Bzzzzt bzzzzzt BZZZZZZT…

Aileen serra les dents. Autour d’elle, certains élèves râlèrent en silence. Ils avaient raison. Elle ne savait pas qui était l’abruti qui faisait mumuse avec son iPok en pleine compétition, mais il allait falloir qu’il s’arrête très vite s’il ne voulait pas énerver tout le monde. Si seulement elle avait un truc pour le faire taire. Un genre de bidule avec des ondes pour brouiller les iPok et les appareils électroniques, ce serait cool ça. Surtout ce ce foutu appareil ne cessait pas de vibrer, et ça lui tapait sur le système. Dommage qu’elle n’en ait pas un. Sauf, que… Eh ! Elle n’en avait peut-être pas un, mais elle avait tout ce qu’il fallait pour le construire, non ? Le voilà son prototype ! Voyant le doigt d’Aileen tendu vers lui, Joyce y appliqua sa patte en un brofist inter-espèces. Il ne savait pas ce que sa dresseuse voulait faire, mais il serait ravi de l’aider. Fouillant dans son sac, elle en sortit une pochette, qu’elle ouvrit pour en tirer une feuille gribouillée qu’elle posa devant le Dedenne. Pendant qu’il regardait l’idée de prototype qu’elle avait fait il y a un très long moment, elle dégaina son propre iPok pour commencer ses recherches. Voyons voir. Quelle forme ça avait, ce machin ? Un énorme boîtier noir. Bof. Un paquet de clopes. Encore plus bof. Elle préférait faire un gros boîtier trop flag plutôt qu’un paquet de cigarettes. Joyce couina doucement pour attirer son attention, tirant avec difficulté un papier pour le lui montrer. Oooooh. Ou bien, elle pouvait créer son propre boîtier. Nouveau brofist inter-espèces pour la peine. Changeant de recherche, la brune vogua de site en site, jusqu’à retrouver celui qu’il lui fallait. Heureusement qu’elle avait pris ce dont elle avait besoin à son atelier, hein. Ce qui était, au départ, un gros troll, allait avoir une utilité. Génial.

Les matériaux étalés devant elle, Aileen se mit au travail, posant l’iPok devant elle pour garder son circuit de montage sous les yeux. Le début ne serait que pure mécanique. Monter le circuit imprimé, fixer le tout, le raccorder, refermer le boîtier, ce ne serait pas bien compliqué. Ce qui allait être compliqué, c’est que l’engin était très petit. Le tournevis sonique qu’elle voulait faire – car oui, elle voulait bien faire un tournevis sonique – ne devait pas non plus être trop visible. Ce serait quand même dommage, pour un objet qui suscite l’agacement des gens privés de leur iPok. Du coup, elle voulait en faire un porte-clés. Jugeant qu’acheter un porte-clés déjà construit était beaucoup trop cher pour elle (sept cent jetons, un truc pareil, non mais ça va pas ou quoi ?!) elle avait acheté la coque et les circuits pour le créer elle-même, et avait économisé quatre cent cinquante jetons. Eh, c’est important, les jetons. S’aidant de Joyce, elle souda avec précaution les fils au circuit imprimé, faisant très attention à ne pas toucher les pattes de son Dedenne. Ce dernier lui faisait aveuglément confiance, ne bronchant ni ne bougeant quand le petit fer à souder s’approchait de ses pattes posées sur les fils et le circuit. Aileen, elle, se faisait moins confiance que ça. Certes, ses lunettes grossissantes lui permettaient de bien voir ce qu’elle faisait, mais tout de même, si elle pouvait éviter de mutiler son Dedenne chéri, ce serait bien, aussi. Heureusement pour ses nerfs mis à rude épreuve, les fils furent bientôt tous accrochés au circuit imprimé, que le Dedenne lâcha en frottant ses petites pattes l’une contre l’autre pour se les dégourdir un peu. Alors, ça, c’est fait.  Le montage serait plutôt facile. Poussant de côté la batterie qui créait le bruit caractéristique du tournevis sonique, elle inséra le circuit imprimé à sa place avec délicatesse, clipsa la pile à sa place, referma sommairement le boîtier et appuya sur le bouton. La petite diode rouge au bout du tournevis s’alluma sans un bruit. Bon. Au moins, ça, ça marchait. Option suivante… Le brouillage. Hinhinhin.

Créer un brouilleur d’ondes était un truc qu’elle avait toujours voulu faire, mais elle avait abandonné l’idée après avoir lu sur le site du gouvernement que ce genre d’objet était prohibé. Mais là, la tentation était trop forte. Puis, elle prétendrait qu’elle ne savait pas. Elle n’a que quinze ans, après tout. Une gentille petite médecin de quinze ans, qui veut entrer dans la police internationale. Très concentrée, la Pyroli démonta son petit tournevis et attrapa la petite batterie. Il allait falloir la modifier, celle-là. Garder le bruit du tournevis était quelque chose de subsidiaire, mais en bonne petite fan, elle tenait à le garder. Lâchant la batterie, elle attrapa son iPok pour chercher dessus comment elle pourrait modifier l’objet sans le péter. Elle n’avait plus trop le temps de faire autre chose, là, en fait. Livré à lui-même, Joyce se saisit de la batterie pour la manipuler avec curiosité, la tâtant de ses petites pattes, et finalement, la mordilla doucement pour la tester. Ses pattes se posèrent sur les deux pôles de la batterie, au moment où sa queue frôlait la prise électrique vissée à même la table. L’électricité passa dans le corps de Joyce, se propageant jusqu’à la batterie, qui grésilla sous le choc. Surpris, le Dedenne lâcha l’objet, et Aileen s’en saisit, catastrophée. Non, non, non ! Elle était cassée ! Eh merde ! Avec un grognement de dépit, elle reposa la batterie sur la table et prit sa tête entre ses mains. Foutu. Tout était foutu. Désolé, le Dedenne posa une patte sur la batterie et la poussa vers sa dresseuse, la faisant entrer en contact avec les fils du circuit imprimés, encore branchés au tournevis porte-clés. La diode rouge du tournevis s’alluma, produisant un petit bruit discret, et Aileen eut la surprise de voir son iPok grésiller, puis s’éteindre.

« Hey ! Mais pourquoi tu t’éteins, imbécile ?! »
« Non, non, non, marche, marche bordel, j’ai besoin de toi ! »
« Mais pourquoi ça grésille, rallume-toi, machine débile, mais rallume-toi ! »


Sans comprendre, Aileen regarda son iPok qui grésillait sans un bruit, puis Joyce, qui avait encore la patte posée sur la batterie collée aux fils. Non. Il avait réussi ? Discrètement, elle récupéra la batterie, la soustrayant à l’électricité de Joyce et aux fils du circuit imprimé, et comme par magie, son iPok se ralluma, de même que ceux des autres élèves. Avec un sourire de triomphe, elle tendit son doigt à Joyce, qui y appliqua sa patte sans comprendre. Brofist. Pourquoi, qu’avait-il fait ? Il avait juste réussi à créer un simili brouilleur en chargeant la batterie en électricité. Elle ne savait pas comment il avait fait, mais s’il pouvait le refaire… Joyce tendit les pattes vers elle pour récupérer la batterie. Bien sûr que oui, il pouvait le faire. Il la prenait pour qui, pour un vulgaire Pikachu ? Par pitié, c’est un Dedenne, il est donc supérieur à ces vulgaires mulots électriques prétentieux et stupides. Aileen lui rendit la batterie, et il posa ses petites pattes sur chaque pôle. Ses petites joues crépitèrent tandis qu’il se chargeait en électricité, qu’il déchargeait à très petites doses dans l’objet. Aileen, pendant ce temps, se mit à fouiner sur son iPok à nouveau opérationnel pour voir s’il était possible, en inversant les polarités, de faire un brouilleur local et un brouilleur général. En gros, brouiller toutes les ondes autour d’elle, ou brouiller juste celles d’une seule personne. Genre, l’autre lourdingue qui continuait à envoyer des textos sans se soucier des autres. Tournant l’iPok vers Joyce, elle lui montra l’écran, et la petite souris hocha la tête. Sa longue queue alla se planter dans la prise électrique, et il recommença à charger la pile en électricité pendant que sa dresseuse se chargeait de…

Sphax leva la tête, et tapota la jambe de sa dresseuse, qui baissa les yeux vers lui. Il voulait quelque chose. Mais quoi ? Quand il ouvrit la gueule, elle comprit qu’il avait faim. Et que comme elle mangeait des cookies, il en voulait bien un aussi. Euh. Des cookies ? Elle ne mangeait pas de cookies… S’intéressant enfin aux autres, elle tourna la tête pour regarder ses adversaires du jour, et fut à peine surprise de voir Stella avec des cookies. Mais. Pourquoi des cookies. C’est une compétition scientifique, pas culinaire. Elle est vraiment bizarre, celle-là. Se désintéressant de sa camarade Pyroli, elle se pencha vers son sac pour en sortir des gâteaux, en laissa un à Sphax, et posa les autres sur la table. Attiré par l’odeur, Joyce lâcha la batterie pour en attraper un, l’engloutit en vitesse et retourna à son travail. Il ne restait plus beaucoup de temps. Décidant de se passer de Joyce, qui ne pouvait pas faire deux choses en même temps, Aileen immobilisa sommairement son circuit imprimé avec des épingles à cheveux  qui traînaient dans son sac (et qui appartenaient à Loan, pas à elle, mais ceci est un détail sans importance) et acheva de souder les derniers fils aux emplacements correspondants. Il n’en restait plus qu’un de libre, celui de la batterie. Profitant du temps qu’il lui restait, elle en dessouda quelques-uns pour créer un genre de court-circuit, qui lui permettrait de basculer d’un mode à l’autre sans devoir tout démonter à chaque fois. Puis, se saisissant de la petite sonde qu'elle avait négligemment laissé de côté au début de la compétition, elle l'inséra avec douceur et délicatesse dans la diode colorée. Voilà qui serait parfait pour les brouillages localisés. Quand Joyce lui tendit la batterie, Aileen la souda aux fils restants, en se faisant une frayeur au passage. En effet, la petite souris avait saisi le fil pour le plaquer contre un pôle, tellement près qu’elle avait bien cru lui souder la patte dans le processus. Mais non. Avec une certaine fierté, le Dedenne attrapa la batterie soudée et l’inséra à sa place, avant d’attraper chaque objet pour le ranger dans le petit tournevis, et refermer ce dernier avant de le tendre à Aileen. Moment de vérité.

Attrapant le petit objet, elle appuya sur le petit bouton placé bien en évidence sur le dessus. Docilement, la diode rouge du tournevis s’alluma en grésillant de son petit son caractéristique, avant de s’éteindre quand elle lâcha le bouton. Alors, ça, ça marche. Passant le doigt dans le crochet, elle le tira, déroulant au passage les fils cachés à l’intérieur du prototype. Quand elle appuya sur le bouton, la diode rouge s’alluma brièvement avant de s’éteindre, et quelques protestations se firent entendre autour d’elle. Elles cessèrent quand Aileen poussa le crochet pour le remettre à sa place avant de se faire choper. Bon alors, le brouilleur général, ça marche aussi. Et maintenant… Le regard améthyste d’Aileen se leva vers l’élève qui envoyait encore et toujours des textos. Discrètement, elle tendit vers lui le tournevis, prenant bien garde de ne pas viser quelqu’un d’autre, et elle poussa le crochet vers le haut. Avec une certaine satisfaction, la Pyroli regarda son camarade s’agacer sur son téléphone qui venait de perdre tout réseau, au contraire des autres élèves qui en avaient encore et qui speedaient pour terminer leurs prototypes avant les dix minutes qu’il leur restait. Décidant bien méchamment de pourrir son camarade pendant les dix minutes restantes – juste compensation pour les sept heures qu’il avait passé à envoyer des textos en emmerdant tout le monde – elle posa son mini tournevis sur la table, l’orientant vers l’élève en question, avant de se saisir de la fiche distribuée au début de la compétition pour la remplir avec un petit sourire satisfait. Elle doutait d’avoir la première place avec son joujou, mais eh, il fallait absolument qu’elle le refasse, ou qu’elle essaie de récupérer celui-là. Ce prototype était juste magique !




Le porte-clés tournevis sonique
par Aileen Sôma

Ce tournevis sonique est loin d'être un simple porte-clés décoratif. Si on peut effectivement l'accrocher à un porte-clés, son utilité première n'est pas de clignoter en grésillant quand on appuie sur le bouton, mais de servir de brouilleur d'ondes téléphoniques. Selon la position de la molette, le tournevis a trois fonctions bien distinctes :
- la première fonction est purement décorative. En appuyant sur le bouton sans toucher à la molette, la diode rouge du tournevis s'allume en grésillant, ne s'arrêtant que lorsque le le bouton est lâché.
- la deuxième fonction consiste à créer un brouillage général. En tirant la molette tout en pressant le bouton, un brouilleur s'active autour de l'objet, coupant les ondes téléphoniques dans un rayon de un à trois mètres (calculs non scientifiques avancés par une rapide observation). Le brouillage continue si le bouton est lâché, ne cessant que lorsque la molette est remise à sa place.
- la troisième fonction consiste à créer un brouillage localisé. En poussant la molette tout en pressant le bouton, le brouilleur ne touche que la personne visée par le tournevis dans un rayon d'un à trois mètres (de nouveaux sans calculs scientifiques et par une rapide observation). Pour cela, il faut que la sonde insérée dans la diode lumineuse vise une personne bien spécifique et ne se détourne pas d'elle. Le brouillage continue si le bouton est lâché, ne cessant que lorsque la molette est remise à sa place.

HRP ;; Utilisation de Joyce (Dedenne - 5pts de Recherche).

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Sing me to sleep ★ Remember me now, time cannot erase, I can hear your whispers in my mind, I've become what you cannot embrace, our memory will be my lullaby.
Ruby L. Jones
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Sujet: Re: Marathon Scientifique #3 [11/04/2015]   Jeu 11 Juin - 16:48
Le blocage. Le blocage total. Ruby s'était inscrite à la compétition scientifique sur un coup de tête, dans l'espoir que cela puisse l'aider un jour. Sans même s'être renseignée auparavant, la voilà donc perdue au milieu d'une horde de mécaniciens du dimanche avec pour seule instruction de la part de Roseverte un grave et sec "Inventez ce que vous voulez. Vous avez sept heures". Bien sûr, demander un petit coup de pattes, c'était trop. La professeur n'adressa plus un seul mot à qui que ce soit, bien trop plongé dans ses notes pour daigner s'intéresser à des projets amateurs. Ruby soupira, s'accoudant sur le petit atelier face auquel elle s'était posée. La rousse espéra trouver l'inspiration en jetant un bref coup d’œil autour d'elle. C'est peine perdue. Ce genre de chose ne semble pas être contagieux. Elle soupira donc longuement avant de se rendre compte d'un détail qui pourrait plutôt l'aider ; tout le monde avait fait appel à un Pokémon. Enfin... tout le monde, sauf elle. Quel boulet, cette fille.

C'est donc sans patienter une seconde de plus que la miss fit appel à Mist, son fidèle et savant Kaorine alors qu'un soudain regain d'espoir la parcourut. Elle fut convaincue qu'avec l'aide de son sage, elle allait être en mesure d'inventer quelque chose de novateur, d'utile et de génial à la fois. Le Pokémon d'argile secoua néanmoins la tête de droit à gauche, transmettant à sa dresseuse qu'il ne pouvait agir directement. Ce sera donc à elle de tout faire, hein ? Nouveau soupir de la spécialiste type qui réclama au moins l'aide de Mist pour trouver une idée.

– On va commencer par un listing ! Cite-moi tout ce qui est très utile et modifiable.
*Certainement. Il y a : les Pokéballs, les objets de combat ou de recherche, l'électroménager de tous les jours, les téléporteurs, les...*
– Modifiable par moi-même.

Le silence régna.

– Mist ! Merci de ton soutien, hein.

Vexée, Ruby croisa les bras et s'affala totalement sur l'atelier alors que la créature d'argile se fondit en excuses. Il fallait dire qu'il n'avait pas tort ; les compétences en mécanique de l'étudiante sont proches du zéro. Elle n'avait à sa disposition que la théorie enseignée par Roseverte, et encore... une théorie peu fiable selon elle. Mais puisqu'il s'agissait de son seul et unique outil de travail, elle n'avait guère le choix. La rousse se fit alors pensive, si bien qu'elle fit abstraction du vacarme ambiant provoqué par les autres groupes. Son but actuel était de restituer cérébralement la plus grande partie de ses cours de physique, dans l'espoir d'y dénicher une idée... en vain. Qu'avait-elle trouvé durant ce quart d'heure de réflexions vaines ? Juste quelques notions de sidérurgie qui lui permirent de passer le temps. Qu'avait-elle fait ? Rien de bien spécial, si ce n'est se saisir de quelques maigres plaquettes d'acier et de les percer maladroitement. Ruby s'amusait à faire du gruyère métallique, en somme.

*Cela me semble très constructif...*
– Chut. Je manque d'idées. Je passe le temps. Il reste plus que six heures à attendre, c'est pas si long.


S'il avait pu soupirer, Mist l'aurait sans aucun doute fait. À la place de ça, il jeta un bref coup d’œil aux pseudos créations de sa dresseuse. Sans même que Ruby ne se doute de quoi que ce soit, le Kaorine venait de dénicher l'idée du siècle. Enfin... l'idée du siècle de Ruby, puisque ce n'était pas si inventif que ça, en fin de compte. La sculpture animée passa donc sa tête par dessus l'épaule de la jeune rousse, réclamant toute l'attention de cette dernière. C'est une Ruby totalement démotivée qui répondit par un simple "hm ?" des plus nonchalants.

*Tes tranches de gruyère d'acier m'ont donné une idée. Tu veux bien en faire des plus épaisses et plus... soignées ? L'idéal serait d'en avoir une sans trous, une parsemée de carrés et l'autre de petits ronds.*
– Hein ? Tu veux en faire quoi ? Ça t'amuse aussi ? Ok, j'fais ça.

Aussitôt, l'artisane du dimanche s'en alla chercher d'autres petites plaques d'acier, bien qu'un peu plus épaisses cette fois-ci. Elle bloqua néanmoins sur un détail : comment les percer ? Vu leur épaisseur, il ne sera pas possible d'y aller à l'usure avec un tournevis, contrairement à avant. Ruby demeura pensive jusqu'à ce qu'elle se rappelle enfin du procédé à accomplir. Avant de modeler l'acier, il fallait toujours le faire chauffer. Seul problème, aucun four n'était mis à disposition des élèves, sans doute par souci de précaution. Il fallait en fabriquer un. Comment faire ? Ce genre de truc n'avait pas été vu en cours. La topdresseuse se saisit alors de son iPok d'un geste prompt et s'en servit pour une recherche des plus instructives, soit... surfer sur PokéTube. Bah quoi ? On y trouve des choses intéressantes, à partir du moment où on sait écrire quelque chose comme "Tuto mini forge". Cela tombait à pic, puisque la demoiselle semblait assez instruite pour savoir écrire ces trois mots sur le célèbre site de vidéos. Et là... le Saint Graal ! Après avoir passé en revue les premières vidéos affichées (pertinence mon œil, la plupart des contenus n'étaient que des tentatives de fonte d'un Chacripan mort... le pauvre), Ruby ouvrit la vidéo d'un certain Dr Kabutoman et la regarda du début à la fin. Enfin ! L'avancée se faisait ressentir. La vidéo se voulait la plus explicative possible malgré sa courte durée.

– Mist ! Fouille le dépotoir derrière toi. J'ai besoin de plâtre, de sable, d'eau, d'un truc cylindrique et d'une boîte de conserve vide.

Le Kaorine se mit alors à fouiller parmi le matériel mit à disposition. Il eût tôt fait de trouver les quatre premiers effets demandés mais tarda pour le cinquième. Une boîte de conserve, quoi... Par chance, il en trouva une. Wait, what ? Une boîte de conserve dans la manufacture ? Ils sont fous ces romai- euh... ces gens. Quoiqu'il en soit, la pseudo mécanicienne afficha un grand sourire alors qu'elle se saisit d'une bassine à ses pieds, remplissant celle-ci de sable et d'un peu plus de plâtre. S'en suivit des chutes du Niagara... ou pas. Juste une coulée d'eau minérale depuis trois petites bouteilles.

– Jusque là, ça y ressemble...
*Que fais-tu ?*
– Sonde mon esprit et aide-moi pour la suite et aide-moi. Tu verras.

Il s'exécuta, jaugeant rapidement l'état d'esprit de sa dresseuse pour connaître la suite de ses projets. Grâce à ses pouvoirs psychiques, Mist redressa la boîte de conserve et fit voleter le tube cylindrique qu'il disposa au centre de la conserve. Pendant ce temps, Ruby termina de mélanger son étrange mixture jusqu'à en avoir plein les mains. C'était un peu crade mais bon. On ne va pas mourir pour si peu ! Bref ! La rousse rapprocha alors la boîte et la remplit de la mixture pâteuse.

– C'est bon. Dépose la boîte sur la table là-bas, là où le soleil éclaire. On ira la chercher quand ce sera sec, dans une heure quoi.

Et c'est reparti pour de la glandouille ! Bah quoi ? Le projet ne pouvait avancer sans cette chose mystérieuse. Mais rassurez-vous, je ne vais pas vous décrire une heure où il ne se passe rien. J'en appelle donc au pouvoir de l'ellipse temporelle !

Une heure plus tard.

La mixture disposée dans la conserve semblait enfin sèche. Ruby attrapa donc sa fabrication et en retira le tube cylindrique avec difficulté (courage ! Tu es le Roi Arthur ! Ou pas...) mais y arriva finalement au bout d'une minute d'efforts intenses. Voilà ce qu'il restait : un espèce de cylindre de plâtre, creux à l'intérieur. Fière d'elle, la topdresseuse se retourna vers Mist et lui demanda de percer un petit trou sur le côté de la conserve. Il s'exécuta, décrochant alors une maigre partie de son propre corps qu'il fit tournoyer contre la conserve jusqu'à ce que la force générée perce l'aluminium puis le plâtre intérieur. Quand on a pas de perceuse, on fait aussi avec les moyens du bord.

– Parfait ! Maintenant, va prendre discrètement un chalumeau, des gants et des lunettes de protection.
*Ce ne serait pas interdit...?*
– Boarf. Regarde Roseverte. On a beau l'appeler, il s'en fout. Il va pas venir pour ça.

Encore un hypothétique soupir que le Kaorine aurait pu pousser s'il en avait les moyens. Il chercha néanmoins le matériel du regard et le rassembla sur un torchon, tissu qu'il referma aussitôt et fit voleter en toute discrétion jusqu'à sa dresseuse qui le remercia en sautillant. Bah quoi ? On a pas le droit d'exprimer sa joie ? Bande de brutes. Ahem. La rousse s'équipa donc en conséquence avant de faire rentrer l'extrémité du chalumeau par le trou auparavant percé. Elle pressa alors la détente et...

– CA MARCHE !

Ouais bon... calme ta joie par contre. Enfin bref ! L'étudiante put alors ranger son iPok, maintenant qu'elle n'en avait plus besoin. Après cela, elle demanda à Mist de s'apprêter à percer les épaisses plaques de métal avec le même procédé qu'auparavant. Le travail sera cette fois-ci plus minutieux et précis, d'où la fonte des plaques nécessaire. La miss attrapa d'ailleurs la première plaque à l'aide d'une pince et la plaça à l'intérieur de la forge home-made. Une petite pression sur la gâchette du chalumeau suffit à mettre le tout en route. Ruby attendit que la plaque soit rouge-orangée pour la retirer du mini-four. Ce fut alors au tour de Mist d'agir. Il fit voleter la plaquette dans les airs et détacha à nouveau une petite pierre d'argile de son corps, pierre qu'il fit tourner à vitesse modérée pour creuser des petits ronds un peu partout sur la plaque. Une fois ceci fait, le Pokémon multifonction ouvrit une bouteille d'eau par la pensée et en reversa le contenu dans une petite bassine qui servit alors de "nouvelle maison" à la plaque fraîchement percée. L'opération entière fut réitérée une fois mais bien plus lentement cette fois puisque le Kaorine dût creuser en forme carrée et non pas ronde.

– Et voilà ! On peut attaquer la partie suivante !

L'étape la plus costaud, en somme. Ruby s'accouda à l'atelier avec un air pensif, se demandant bien comment est-ce qu'elle pourrait fabriquer la plus grande partie de son projet, quoiqu'au final ce n'était pas si compliqué que ça en avait l'air. C'est en regardant le bric à brac mis à disposition que la rousse trouva un compromis. Elle se jeta aussitôt sur toutes les bouteilles en plastique recyclable et les amena sur l'établi, bien que trois auraient amplement suffit pour ce qu'elle voulait faire. Suite à quoi, elle les déchiqueta pour retirer la base mais aussi l'extrémité où se situait le bouchon. Il ne restait plus que trois bouteilles estropiées, si on pouvait le dire ainsi.

– Mist, tu peux t'occuper de forger trois tiges d'acier et de les tordre sur une extrémité?

Le Kaorine hocha la tête et s'exécuta, prélevant alors quelques métaux non précieux du bric à brac avant de les faire rentrer dans la forge miniature. Pendant ce temps, Ruby fixa un couvercle de pot de confiture – sans déconner, c'est réellement ce qu'elle a pris – sur chaque extrémité supérieure des bouteilles.  Il n'y avait plus qu'à... qu'à faire quoi ? L'étudiante prit une nouvelle pause, ne serait-ce que pour mettre l'avancée de son projet à jour par le biais de quelques notes maladroitement griffonnées. Lorsqu'elle put se repérer dans son avancée, elle sautilla de joie et se saisit des plaquettes de métal et les fit rentrer – par la force pure, oui – dans les bouteilles estropiées. La ronde à gauche, la non percée au milieu et la carrée à droite. Mist ne tarda pas à la rejoindre pour disposer les espèces de pieds de biche home-made sous chaque plaquette puis d'en recouvrir le bout qui sortait de la bouteille par une pédale de fer fraîchement forgée par le Kaorine . C'est qu'il savait lire les notes et prendre des initiatives, le bougre !

Enfin, le plus simple... fixer les trois bouteilles par trois tours de ruban adhésif et maintenir le tout en équilibre à l'aide de... devinez. Bon ok, je vous le dis. À l'aide de nouvelles tiges de métal. Bah quoi ? Fallait pas s'attendre à une construction de professionnel ! Actuellement, ça ressemblait bien plus à une sorte de triple mixeur mal fabriqué. Pour comparaison... imaginez que William Saurin se mette à concevoir des ordinateurs. Le résultat est le même avec Ruby et sa création, malgré la fierté que cette première affichait ouvertement. Bricoleuse du dimanche, va.

Mist possède 5 pts de recherche.

Notes:
 

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Gwenn Emmings
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Sujet: Re: Marathon Scientifique #3 [11/04/2015]   Jeu 11 Juin - 23:00
La manufacture... Ce lieu lui était familier désormais. Néanmoins, ce n'était pas dans son atelier qu'elle travaillera, cette fois-ci, mais bien dans l'atelier commun, vaste salle spacieuse disposant d'un large nombre de plans de travail.
Une compétition, hein ? Ceci dit, la jeune fille faisait de son mieux pour ne pas se sentir dans l'ambiance stressante. Elle n'aimait pas ça. Quand le thème fut annoncé, elle ne put réprimander un soupire de déception. Tout cela lui paraissait trop... Vague. Rien de précis ? Un prototype libre. Libre. Elle allait devoir y réfléchir par elle-même.

Écouteurs dans les oreilles, Gwenn était affalée sur une table libre où quelques matériels et outils étaient posés. Menton sur les mains, elle fixait Obsidian qui observait consciencieusement les outils. Il en avait rarement vu en dehors de l'atelier de sa dresseuse, étrangement. L'étudiante, elle, se demandait ce qu'elle pourrait bien fabriquer. Elle commença alors à se remémorer les livres et les bandes dessinés qui parlaient d'agents secrets qu'elle avait déjà lu par le passé. Elle se souvint d'une séries qu'elle regardait sur le même thème. Le campus dans lequel s'étaient déroulées plusieurs saisons la faisait rêver aussi. Ça aurait été cool un espèce de petit train stylisé qui traverserait tout le campus. Enfin, ce n'était pas vraiment dans les cordes de la demoiselle. Alors elle essaya plutôt de penser aux gadgets que les trois espionnes avaient parfois utilisés dans la série. Mais tout lui paraissait soit trop irréalisable, soit trop simple.
Elle décida au bout d'un certain temps de penser autrement. Des bulles ? Des sphères volantes ? Mais quelle utilité aurait-ce ? Se plonger dans le domaine pratique peut donner des idées aussi. Des idées un peu débiles, certes. Une machine à fabriquer le petit déjeuner en un seul clic ? Oui, c'était ringard comme idée.
Puis soudainement, son esprit s'illumina. Quelques idées qui lui plaisaient lui vinrent à l'esprit. Une carte hologramme ? Un appareil photo pour les vues aériennes ? Les idées n'étaient pas aboutis, cependant, elle constata qu'en partant de là, il était possible qu'elle creuse. Elle se voyait bien réaliser un outil pour la cartographie. Mais quoi exactement ?

Prenant une feuille de la pile posée un peu plus loin, elle sortie ensuite un crayon de son sac et se mit à gribouiller. Elle s'était déjà vaguement intéressée aux lanternes volantes, et aurait bien souhaité en reproduire mais version plus high-tech.
Des courbes apparaissait sur le morceau de papier. Un cercle, des hélices, des ailes, des caméras. Gwenn était en train de chercher comment réaliser une caméra pour les vus aériennes. Mais arriverait-elle vraiment à stabiliser quelque chose comme ça ? En quoi serait-ce utile ? Sera-ce télécommandé ? Des question en tout genre l'assaillit.
De nombreux croquis et notes passés, elle finit par se décider sur son idée. Ça sera un ballon-caméra, réalisé de manière à ce qu'il ne s'envole pas. Il lui fallait cependant encore savoir de quelle manière elle pourrait régler la hauteur de ce dernier. Une chose était sûre en tout cas. La position de l'objectif sera maintenu grâce à son poids lui-même. Le reste devait donc être léger.

« Dis, Obsidian. Tu lévites comment, toi ? »

Demanda la Givrali au Tehral. Celui-ci fixa la jeune fille avant de se mettre à réfléchir. C'était étrange, il était vrai. Le Pokémon était lourd, fait de métal, mais lévitait sans peine. Chell, ça pouvait encore être compréhensible. Elle était légère comme une plume. Voler tout en étant lourd devrait être compliqué, non ? Enfin, les avions, les hélicoptères volaient grâce à leurs hélices, mais il étaient hors de question de se casser la tête avec la création d'un moteur. Gwenn manquait clairement de temps. D'ailleurs, celle-ci décida de s'aider du fonctionnement des montgolfières. À la demande de sa dresseuse, Obsidian fit voler l'iPok de cette dernière à elle. Un sourire de remerciement.
L'écran s'alluma. Les cinq barres verticales qui indiquaient la puissance du réseau étaient toutes remplies. Une page de navigateur s'ouvrit, s'en suivit de plusieurs fenêtres. Les petites lettres noirs s'alignaient et défilaient. Parfois, elles prenaient congé pour laisser places à des images colorées ou encore, des schémas. Les équations, les formules venaient de toute part aussi.

Finalement, le projet se concrétisa. Ça sera un ballon avec une caméra intégré. Afin qu'il s'envole, il faudra placer une bouteille de gaz remplie au préalable à l'emplacement prévue. Selon la quantité, le ballon volera plus ou moins longtemps, avec un maximum de deux heures. C'était ce que Gwenn en avait déduit, pour la taille du récipient, d'après ses calculs. Le brûleur, intégré aussi à l'intérieur même du ballon, pourra être activé grâce à un interrupteur, et fonctionnera avec des piles. Il ne faudra pas oublier de bien séparer la caméra du brûleur, ceci dit, afin d'éviter les endommagements. Un tube, ou bien autre chose, à déterminer encore, permettra à l'air en surplus de s'échapper.

Concernant la caméra, la Givrali ne se foula pas. Elle se contenta de démonter un appareil photo bon marché dont elle changea quelques pièces de l'objectif surtout. En revanche, pour ce qui était du ballon en lui-même, la galère fut grande. En effet, il lui fallait du tissu spécifique afin de ne pas tout brûler. La demoiselle eut une soudaine envie de se frapper la tête contre un mur. Bon sang, c'était impossible à trouver, là, tout de suite ! Pourquoi n'avait-elle pas pensé à ce détail plus tôt ? Les prunelles miel firent le tour de la salle afin d'observer ce que les autres élèves fabriquaient. Certains semblaient concentrés, d'autres, moins sérieux. Des ruminations, des plaintes, des cris de surprises résonnaient de temps à autre également. Et elle ? De quelle partie faisait-elle ? De ceux qui ruminaient ? Peut-être.

Puis soudain, une idée surgit de sa tête. Elle n'était pas obligée de se conformer à l'exemple d'une montgolfière. Il y avait encore les lanternes volantes qui fonctionnaient de la même manière ! Prise d'un élan d'excitation, elle s'empara à nouveau de son iPok, où elle réalisa des recherches concernant cet objet là. Ceux-ci étaient faits en papier de riz, bien plus facile à trouver. En effet, il lui suffisait de trouver un abat-jour fait avec ce matériel, ce qu'elle trouva sans peine. Alors que Obsidian faisait léviter l'abat-jour, armée d'une pince, la Givrali remodelait la structure métallique pour lui donner la forme rendre qu'elle souhaitait.
Pour ce qui était du réchaud, elle eut surtout à s'arranger avec le circuit et les fils, entre-autre, afin de le relier à l'interrupteur. Le réservoir à gaz fut, quant à lui, une simple gourde qu'elle n'eut aucun mal à trouver. Elle la perça en revanche afin de passer un fil qui amènera le gaz au réchaud. Désormais, il ne lui restait plus qu'à tout monter. La jeune fille avait pris énormément de temps avec le réchaud. En effet, celui-ci refusait de fonctionner correctement. Les outils, eux, volaient tout autour de la table, sous l'emprise d'Obsidian et l'irritation de Gwenn qui n'arrivait pas à obtenir ce qu'elle souhait. Quand enfin l'appareil pu chauffer correctement, elle y ajouta alors le gaz. Le débit fut cependant trop important. Le cri perçant de la jeune mécanicienne résonna dans toute la salle quand un feu apparut devant elle. Elle débrancha rapidement la gourde de gaz avant de créer un malheur. Suite à ce léger incident, elle travailla alors afin de réduire la quantité de gaz débité ainsi que la puissance du réchaud. Voyant le temps passer bien trop vite à son goût, elle dut alors passer rapidement au montage.

Gwenn commença par installer avant tout le réchaud. Elle le plaça sur un support en fil métallique, qu'elle avait réalisé lors du remodelage de la structure. Quelques vis plus tard, elle fixa l'interrupteur à l'extérieur de la coque ainsi la gourde de gaz. Le résultat n'était pas ce qu'elle souhaitait, mais faute de mieux, elle dut le fixer, comme le reste, à l'intérieur du ballon. Ce qu'elle avait imaginé était impossible pour le temps dont elle disposait. C'est avec un soupire qu'elle procéda à un premier test. Replaçant la paire de pile dans le boîtier derrière l'interrupteur, elle pressa sur le bouton. Une petite flamme, qu'on pouvait apercevoir derrière le papier de riz, s'alluma. Le ballon flottai. Certes, à un mètre du sol, mais il flottait. ... Ce n'était pas comme ça qu'elle allait pouvoir filmer quelque chose d'intéressant. Quoique, ça pourrait toujours servir à filmer un documentaire sur les fourmis sans que ceux-ci ne grimpent sur la caméra ou le cameraman.
Enfin bon, elle tenta d'y remédier en ajustant la position du réchaud, mais rien à faire. Elle n'y parvenait pas. Elle tenta alors de tenter de procéder à un nouveau modelage de la boule ainsi qu'à un réajustement de la puissance du réchaud. Grâce à cela, le ballon put flotter une vingtaine de centimètres plus haut. Oui, ce n'était pas bien utile, mais faute de mieux... Finalement, elle accrocha la caméra qu'elle avait simplifié. La coque noir, design, avait été remplacé par un gros cube métallique. Enfin, toute la caméra était devenu un cube métallique, plutôt. D'un côté, il y avait une ouverture qui permettait surtout de changer la batterie. Sur la face opposée, il y avait le verre de l'objectif ainsi qu'un rectangle qui contenait surtout le port de la carte SD et l'interrupteur.

La jeune fille regarda l'engin. Elle finit par sourire et détourner le regard. Ça ne ressemblait en rien à ce qu'elle avait imaginé, et elle n'avait même pas le courage de faire les test. Si ça se trouvait, avec l'ajout de la caméra, le ballon ne volait plus qu'à vingt centimètres du sol, et l'objectif sera régulièrement recouvert de buée. N'empêche, qu'elle aurait franchement aimé pouvoir réussir à créer ce qu'elle souhaitait. Voir les portes ouvertes de l'académie d'un point de vue aérien aurait été magnifique. C'est sans compter sur la beauté naturelle des lanternes volantes. Gwenn soupira. Elle ira retrouver ailleurs, sont univers fantastique. Au pays des songes, sûrement...

La caméra volante est en faite une caméra intégrée à un lampion céleste. La caméra a été simplifiée, de manière à ce qu'elle filme dès qu'elle est allumée. Il est possible de décrocher la caméra du lampion afin d'enlever sa batterie.
Le lampion à un réchaud en son centre qui chauffe l'air qui se trouve dans lui. De cette manière, l'air chaud étant plus léger que l'air froid, le lampion peut s'élever. Le réchaud à un interrupteur qui se trouve à l'extérieur du ballon. Derrière l'interrupteur, se trouve la boîte où sont les piles qui procurent au réchaud l'électricité nécessaire. Le gaz à brûler se trouve dans une gourde fixer dans le sans opposé à l'interrupteur.


• Utilisation d'Obsidian - Tehral - qui possède 2 points de recherche.
Elisabeth Snow
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Sujet: Re: Marathon Scientifique #3 [11/04/2015]   Lun 6 Juil - 10:47
La compétition est terminée Merci à tous de votre participation !
Le temps pour nous de vous évaluer et d'ici quelques temps, vous aurez les résultats. Wink
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Sujet: Re: Marathon Scientifique #3 [11/04/2015]   
Marathon Scientifique #3 [11/04/2015]
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