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T’façon tu m’aimes trop pour me tuer là. Et on est sur un forum tout public tu n’as pas le droit..
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Marcher puis dormir sous la lune.
Marcher puis s'enlacer jusqu'à l'aurore.
Marcher puis s'aimer pour l'éternité.
Marchaimer.
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Contrairement à ce que tu penses, les gens ne sont pas prisonniers de leurs idéaux. Et tu devrais toi-même en prendre conscience ...
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Les gosses dans ton genre n'ont aucune expérience de vie. Et certainement pas leur mot à dire pour juger les autres.
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T’es là depuis une seconde à peine et tu me casses déjà les couilles. C’est parfait.
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Je ferai tout pour que ce soit notre flamme qui reste allumée à la fin de ce combat.
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Je te l'ai dis Alex, à demi mot, que je t'aime. C'est vrai, pourtant je t'aime… Est-ce là? La fin de notre relation? Un message perdu que j'essaie de sauver au bord d'une plage alors que tu te noies dans tes sanglots? Je ne me savais pas condamné aux sables
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Tu es prêt Germain ? Reste sage et admire le spectacle, surtout n'interviens pas et sois gentil, trouve moi une cigarette.
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Je ne peux pas te contredire, tu as merdé en beauté.
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Je continuerai de t’aider, de t’assister, ou te servir, pour atteindre ton rêve. Même en sachant tout ça. Même si, pour se faire, je dois abandonner mes propres rêves.
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Son paquet d'Eucalyptus avait provoqué le chaos.
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Mademoiselle Potts ? Je suis désolée mais … est-ce que vous pourriez m’aider à trouver un partenaire, je ne connais personne et je …
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Alex J. Lovell
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Alex J. Lovell
est un Pokeathlète Coach

( je conseille de lire aussi la conversation ipok qui se déroule en parallèle du rp )


On s'est loupé de peu je crois, Je ne comprends pas. Pour nous deux c'est terminé, Pour nous deux rien ne va.

Why you making this hard for me?
And why'd you walk away?

Le silence.

Une seconde, deux secondes. Le métronome de ton coeur interdit bat les mesures stupéfiées et te ravit tes mots. Tu es en arrêt net devant l'écran digital, à regarder les pixels dont le sens t'échappe désespérément. Tu ne comprends pas. (Il n'y a rien à comprendre.) Tu restes bloquée, tu cherches en vain. (Tu n'y peux rien.) Tu n'as même pas le temps de le réaliser que tu élabores mille versions de l'histoire qu'il vient te raconter. (Ce n'est pas la tienne.) Tu écris les mots pour lui. (Il ne le fera pas.) Tu cherches en vain ce que tu as bien pu oublier.

Mais tu n'as rien oublié.

Tu te retrouves dix-huit mois plus tôt, à la fin de l'été. Tu te retrouves indécise, et perplexe. Tu retrouves les sous-entendus, les non-dits, soupirés derrière les échanges à coeur ouvert — et les portes closes. La porte que tu avais tirée derrière toi sans éclats de voix, et qu'il t'avait simplement laissée refermer. L'été fini, vous étiez juste repartis chacun de votre côté, dans une sorte d'accord-désaccord tacite. Il t'avait sauvée. Remise sur pieds. Regardée partir, avec tes doux souvenirs. T'élancer dans la danse, dans les bras de Rodrigue, dans les plans de carrière qu'il t'avait aidée à élaborer. C'était un de ces flirts d'été, un de ceux qui tombent un peu trop fort, un peu trop vite, un peu trop brefs. Il te l'avait pourtant bien fait comprendre. Tu avais vu les panneaux, les stops, le silence qui avait peu à peu espacé vos échanges, jusqu'à les taire doucement.

Tu te retrouves à retracer sept mois passés, sans le moindre mot, et à trouver ça naturel, aussi naturel que l'avaient été vos dialogues dans la nuit, à calmer ta douleur et à reconstruire ta vie une parole après l'autre. C'était pourtant si simple. Un bagage de plus dans ta vie, pas plus, pas moins précieux qu'un autre. Alors pourquoi semblait-il soudainement peser si lourd, dans ton incompréhension ?


La bouteille d'eau sur ton bureau se retrouve dans ton poing, et balancée contre la porte.

« Mais merde ! »

Elle fracasse le silence, et la tempête explose.

« Sept mois. Sept mois, bordel ! »

Le Spectre bondit au coin de ton regard, tandis que la tête de cul cherche à démêler tes pensées, mais tu ne leur prêtes pas attention. Tu fais de grands gestes, en sélectionnant tes injures, tu ne te mesures pas et déchaînes ton courroux dans la solitude de ta chambre. C'est pourtant pas grand chose. Si on oublie le mutisme. Si on oublie les questions auxquelles tu n'as finalement jamais trouvé de réponses. La frustration que tu pensais avoir balayée. Si on oublie la date. T'avais qu'à l'ignorer, ou même répondre au message. Un simple point d'interrogation aurait suffi à démêler cette histoire, mais non, toi tu ne sais que t'empêtrer dedans. Pas un instant tu ne contemples l'idée d'une erreur innocente. Il est coupable à tes yeux, et ton indignation t'aveugle. Tu l'accuses de tout ce que tu trouves, et surtout de ta propre bêtise, à laquelle tu t'adonnes une fois de plus. Tu réfléchis trop, Alex, et ça ne te va pas au teint. (Si seulement il avait la moindre idée de l'orage qu'il vient de réveiller.) Pourquoi ce soir ? Sept mois de silence entendu, pour sept mots qu'elle ne voulait pas entendre. Est-ce qu'il pense vraiment pouvoir tout rembobiner comme si de rien n'était ? Te donner rendez-vous sans préavis, comme si c'était hier seulement qu'il t'avait emmenée danser, pour te laisser bêtement sur le pas de ta porte ? Qui fait ça, hein ? Qu'il te dise, en face s'il l'ose, avec ses beaux discours et ses sourires pleins de tendresse, qui envoie un message pareil un quatorze février, en pensant que tu penses encore à lui. Tu as passé le cap des peut-être et des fantasmes, tu les as laissés sur le pas de ta porte avec toi ce soir-là. (Tu t'enfonces dans ta mauvaise foi, et tu ne le vois même pas.) Tu pensais pourtant que vous vous étiez enfin mis d'accord, avant de trop en faire. T'avais compris. T'étais bien. (T'en fais déjà trop, et tu n'as jamais vraiment compris.) T'es juste frustrée, Alex. Frustrée de ta vanité, de ta nostalgie narcissique, du plat sentimental de ta vie. Tu n'es pas faite pour la simplicité. Tu projettes sur lui tout ce que tu te refuses à admettre.

Et pendant que tu l'incendies pour la forme en faisant les quatre cents pas dans ta chambre (tu es pourtant ton seul public), ton regard dévie sur ta penderie, songeur, et ton esprit chemine lui aussi vers ses véritables desseins. Ton indignation s'épuise lentement, pour laisser place aux débats intérieurs concernant ton plan d'action. Tu songes à répondre, mais tu ne saurais pas quoi écrire, chaque tentative mentale t'irrite un peu plus. Tu penses à l'ignorer, l'imagines poireauter devant son fichu restaurant, et tu trouves certainement l'idée séduisante. Parce que toi, tu ne l'as pas attendu. Parce que toi, tu t'es juste dit que ça ne se ferait pas. Parce que toi, tu ne restes pas fixée sur un petit crush que tu refuses d'admettre pendant des mois, des années, sans jamais en souffler mot. Hein, c'est pas toi qui ferait ça ? (Tu chasses de ton esprit l'image entêtante de la belle Hanaë, premier amour auquel tu n'auras jamais donné sa chance.) Parce que ta déclaration la plus ferme serait finalement de ne rien dire du tout, de le laisser face à ton indifférence, à cette volonté furieuse de prouver que tu n'es pas à sa disposition comme il semble te le suggérer. Tu te demandes s'il est bien habillé, s'il a ressorti son beau costume, préparé ses explications, peut-être quelques excuses, ou s'il est vraiment désespéré. (Ton égo n'a plus de brides.) Mais plus tu imagines ta victoire, et plus tu trouves amer de ne pas être là pour la savourer. Alors tu envisages — ou plutôt, justifie, peu à peu — un jeu plus subtil. Tu pourrais répondre à la convocation, pour mieux le confronter à son absurdité. Pour cracher ton venin, sous tes plus beaux atours, dans toute ta splendeur triomphale. (Que tu es moche, dans ta rancoeur insensée.) Tu ouvres ta penderie, une étape de plus de franchie dans ton argumentaire personnel, et étudies ta garde-robe. Tu pourrais t'apprêter pour lui, soigneusement. Tu contemples les options, mais au fond ton choix est déjà fait. En attrapant la robe noire de votre dernier rendez-vous, tu pestes une fois de plus, comme pour compenser.

« J'ai même pas l'adresse. C'est vraiment un crétin fini. »

Mais ça ne t'arrêtera plus. La lui demander t'en coûterait trop, ta fierté n'est pas prête à te laisser paraître si bien disposée. (Parce que te rendre à un rendez-vous que tu n'es même pas sûre de trouver ça ne fait pas du tout trop disponible.) Ca fait un moment maintenant que ton nucléos tente de te ramener sur terre, mais tu l'ignores ouvertement, et il comprend déjà qu'il ne parviendra pas à t'interrompre, que tu partiras en solitaire ce soir, et qu'il ne pourra une fois de plus qu'attendre dans quel état tu lui reviendras. Tu te prépares en vitesse, et lui claques finalement la porte au nez. Seule la Faucheuse se faufile à ta suite, invisible.




Ca fait bien quarante minutes que tu quadrilles le centre-ville d'Adala. N'ayant pas la moindre idée de ta destination, tu as commencé par éplucher systématiquement les restaurants devant lesquels tu passais, au hasard. Mais, bredouille, tu as fini par changer de tactique, et interroger les passants sur celui que tu recherchais plus qu'un lieu dont tu ne savais rien. Et par chance, tu viens de finir par trouver une piste que tu t'empresses de suivre. L'établissement vers lequel elle te conduit finalement te surprend, tu ne t'attendais pas à à ce qu'il mise autant sur cette soirée, décidément de plus en plus surréaliste au fur et à mesure qu'elle s'avère réelle. Mais ces grands moyens n'effaceront pas l'ardoise, et tu réajustes ton regard qui manque de s'adoucir. Ton oeil parcourt rapidement les environs, mais aucune trace de lui. Pourtant la description sonnait trop juste pour s'agir d'une erreur. Tu te demandes si tu as trop tardé, l'idée qu'il puisse avoir déjà rebroussé chemin t'apparaît soudain valide et t'agace. Décidée à ne pas jeter tes plans par la fenêtre si facilement, tu décides de vérifier s'il ne t'attend pas simplement à l'intérieur, et passes la porte du restaurant. Le cadre est splendide pour la soirée la plus romantique de l'année, ce qui ne manque pas de t'intimider un peu. Tu t'avances de quelque pas dans l'espace de réception pour scruter la salle.

Et tu les vois.

Il est là, mais déjà tu ne vois plus qu'elle. Tu ne la connais pas, et elle est magnifique. Ils semblent en plein dîner. Tu ne comprends pas. Ils discutent plaisamment, et tu vois son visage s'éclairer d'un de ces sourires rares, sereins et chavirants, qu'il a déjà pu t'adresser. Alors tu recules d'un pas. Il est heureux. Il ne t'attend clairement pas. Tu te demandes à quoi ça rime. Pourquoi il aurait souhaité te faire ça. Cette fois, pour te protéger, tu lui cherches des excuses. Peut-être qu'il a pensé que tu ne viendrais pas, qu'il s'est raisonné, qu'ils viennent de se rencontrer, qu'il se montre simplement de bonne compagnie. Une fois de plus, tu ne sais pas ce que tu attendais vraiment, tu sais seulement que ce n'était pas ça. Tu tournes les talons en ignorant la réceptionniste qui t'interpelle pour te demander le nom de ta réservation, et tu t'enfuis avant qu'il ne finisse par te voir.




Tu as couru un peu, puis tu as marché. Tes pensées toujours hors de contrôle, mais au lieu de t'élever elles te tiraient vers le bas. Lasse, tu as fini par rentrer dans un bar à deux rues du restaurant, où tu t'es assise seule à une table avec un mojito. Et te voilà, 20h30 passées le soir de la Saint Valentin, avec pour seule compagnie ton cocktail et ton amertume. La surprise de ta soudaine déception passée, et quelques premières gorgées sirotées, la colère revient. Après l'avoir laissée macérer quelques instants, tu sors ton ipok de ton sac, et martèle le clavier tactile de l'appareil.

Tu appuies sur le bouton d'envoi avant d'y réfléchir à deux fois, et inspires un grand coup. Tu contemples ta situation en reprenant une gorgée de mojito, et tapotes à nouveau l'écran, pour faire appel à ton plus fidèle soutien de toujours. Tu espères égoïstement que Sirius n'a pas de grands projets pour cette soirée, malgré le vide laissé par Etna, et qu'il sera prêt à t'accompagner dans ton coup de gueule.
14 février 2020


Dernière édition par Alex J. Lovell le Dim 15 Mar - 0:25, édité 2 fois


Josh Aéris
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Josh Aéris
est un Adulte Colonel de la 24ème


Et nos mains qui se cassent sur les portes closes

Alex J. Lovell


La lumière de réverbérer te berce dans une lumière suspecte, l’impression d’être criblé pour un délit que tu n'as pas vraiment commis Tu auras beau plaider non-coupable, tout porte à croire que tu l'as poignardé en plein coeur. C’est le cas. Je n’ai même pas l’humeur à me moquer de toi ce soir, car tu vas souffrir petit. De ces rares peines de cœur que tu ne connais pas. Celles qui font hurler, car elles ne blessent pas que ton égo comme le nouvel an. Non, il s’agit de ces douleurs vives et aiguës qui hurlent à t’en vriller les tympans, car ton cœur va se craqueler lentement avant qu’on ne frappe au burin par frappes chirurgicales. Tu quittes la lumière après d’être relevé, ce soir tu as perdu tout repère dans l’océan et le phare est étreint, l’eau tumultueuse, ton esprit à la dérive. Perdu à tes pensées, tu te demandes comment est-ce possible. À quel moment as-tu pu te tromper ? Tes sentiments les plus profonds, ont-ils eu raison de ta vigilance ? Il a suffi de quelques secondes pour déclencher la haine des trois rois de l’Olympe. Tous s’allient ce soir pour sanctionner la souffrance que tu causes à leur favorite.

Elle a fait fleurir le printemps de ton cœur… Maintenant Cerbère attend de te dévorer.
Elle a apaisé mils torrents de doutes… Maintenant les grands hippocampes espèrent l’ordre de charge.
Elle t’a protégé comme les Argonautes… Maintenant la lance céleste s’apprêter à te foudroyer.


Peut-être bien que tu l’aimes depuis tout ce temps. Peut-être que tu as refoulé ces sentiments, car tu pensais trahir Janet. Peut-être que tu as invité Abygaëlle en pensant ces sentiments refoulés. Tu recommences cette étrange boucle, tu commets les même erreurs, mais cette fois, tu auras le loisir de pleinement assumer les conséquences Josh.

21:10

Tu lui envoies un message, les doigts crispés, hésitants, une intensité irrégulière dans le toucher. Il se veut doux et rassurant. Comme si cela allait marcher. Comme si c’était une bonne idée d’atténuer la chose. Que tu es naïf. Tu vas être emporté par la déception que tu as provoquée, intérieurement, tu t’insultes, de tous les noms possibles. Ringabel est debout, tout comme toi à l’abri de cette lumière accusatrice, il te regarde, avec une peine et une douceur mêlée, il souffre, tes sentiments lui sont contagieux, il espère le meilleur pour toi, car il connaît tes défauts et sait que tu ne mérites pas le malheur à venir.

21:11

Le téléphone vibre, comme une secousse préliminaire. C’est clair et concis. Le rejet. Tu déglutis difficilement et frappes nerveusement, tu n’acceptes pas ce message. Tu n’acceptes pas que la soirée se finisse ainsi. Ta soirée est foutue, tu t’enfonces profondément dans une galerie fragile, mais tu n’as plus que ça à faire. Tu n’as plus que cette solution. Une mission suicide pour désamorcer une bombe sans kit.

22:12

La réponse que tu envoies est incitative, Ringabel jette un œil, satisfait également, tu gardes ton calme, tu essaies d’amener le dialogue, c’est bien Josh. Tu te lèves après.

-Avançons Ringabel, il faut la retrouver de nous-même.

-J’ai peur qu’on s’éloigne en se déplaçant.

-Tu préfères croiser Abygaëlle au détour d’une rue ?

Vous ne tenez pas à croiser la mort nappée de sa chevelure blanche. Vous vous déplacez, un peu au hasard pour vous enfoncer dans une rue calme où il y a un espace entre deux renforts. Loin de la lumière. Loin de tout, mais proches de l’autre.

22:13

Le téléphone s’éveille d’une lumière blanchâtre, tu rives tes yeux sur le message. Tes yeux se troublent, observant le vide. Tes doigts perdent toute leur force. Le téléphone entame une chute synchronisée avec ton moral, ton estime de toi. Ça fais mal une telle frappe. Une manie… l’expression d’un trouble psycho-pathologique, l’expression d’une dégénérescence pour les médecins de l’époque. Le doute s’empare de toi. Tu es un dégénéré Josh, tu le penses à cet instant précis, tu n’as apporté que souffrance et désillusion autour de toi. Aucune de tes relations humaines n’a baigné dans la lumière du bonheur. Non, tu salis la confiance des uns, le corps des autres, le coeur des derniers. Janet, Alex, Abygaëlle tu as noirci leurs cœurs. Léonidas, Idalie, Max, tu as noirci leur corps par ta violence.

21:14

Ringabel réceptionne ton téléphone, ces quelques mots sur l’écran sont d’une violence rare. Influencé par la détresse de Josh, il conserve l’outil numérique. Il est permis d’exprimer sa souffrance, mais personne ne peut s’octroyer le droit de parler de son dresseur ainsi. Personne ne peut se permettre d’ouvrir à nouveau cette plaie béante dans le coeur de son meilleur ami. Sa respiration s’accélère, son regard se durcit, sa mâchoire se serre. Perdant un instant le contrôle, deux bruits sourdes viennent s’encastrer dans le renfort du mur, deux impactes sphèriques comme des impactes de force psychique pur. Il perd le contrôle de ses émotions un instant, touché par ton chagrin. Pour la première de sa vie, Ringabel goûte à la rage viscérale qui fait surface lorsqu’on s’en prend volontairement à un ami proche. Cette haine qui proscrit le respect pour les événements à suivre. Lui sait mieux que quiconque ô combien il a souffert de son propre abandon, logé au front, logé contre une menace sourde aux nations, il s’est isolé d’Alex.

Seul au front, il a rédigé des lettres qu’on lui a proscrit d’envoyer.
Seul au front, il s’est imaginé plusieurs fois mourir.
Seul au front, il a sacrifié ses propres sentiments pour protéger ceux de tous les autres.

Tous doivent respect.

Ringabel cède à l’ubris, guidé par la Hache du plus sanguin des dieux. Purger l’offense par la souffrance.

Les mots sont tranchants et concis. Le second message traduit de tout l’orgueil duquel il s’amuse à jouer, sauf que c’est par pure méchanceté. De ton côté, tu te remets difficilement de ces mots puissants qui t’ont pris à la gorge comme une prise d’étranglement, tu voudrais frapper trois fois au sol, que cela s’arrête maintenant, car tu réalises que tout ne fera qu’empirer.

21:15 – 21:18

Un silence assez long s’en suit, durant lequel, bien que dominé par cet excès démesuré, Ringabel préfère t’apaiser, plutôt que réfréner ses sentiments, il s’en nourrit pour garder une certaine lucidité. Il te saisit par les épaules et te prend dans ses bras, libérant une partie de son énergie pour t’apaiser de force, calmer ton rythme cardiaque alors qu’il murmure mentalement d’un voix douce.

-Ce n’est pas foncièrement ta faute Josh. N’accepte pas ces paroles délirantes obstruées par la frustration, la rancœur et la tristesse. Il te serre un peu plus fort. Sacrifier notre bonheur pour l’intérêt général est ce qu’il y a de plus beau, il faut régler rapidement cette histoire. Viens, on va la chercher et poser tout ça à plat.

Tu te lèves, tu as repris une certaine… présence, ce moment de faiblesse est normal, tu le comprends, être déstabilisé face à tant d’imprévus sentimentaux accordé le droit de trébucher.

-Allons y.

Tu sens que ton Gallame brûle de haine, il n’a pas accepté de te voir plonger dans cet état second de détresse, il ne t’a jamais vu ainsi, jamais, tu n’avais effleuré les abysses d’aussi près. Vous marchez lentement, tu reprends laisses ton téléphone à Ringabel, non, tu n’as pas la forcé d’affronter ses propos, ils brûlent, comme le soleil sur un albinos, comme le Roitiflam sur ta main. C’est trop pour toi. Admettre cette faiblesse prouve comme tu tiens à Alex. Elle tient à toi également, mais ce quiproquo a brisé quelque chose.

21:19

Ton téléphone vibre, Ringabel regarde le contenu du message alors que vous êtes en plein milieu d’une rue. Tu découvres en même temps la réponse de ton Gallame, tu n’aurais pas fait mieux. Tu n’aurais pas osé surtout. Tu hoches la tête, oui, il peut lire en toi, deviner tes intentions et les traduire, l’heure n’est plus à la maladresse.

Des majuscules, c’est signe d’énervement, d’emportement, le temps entre les messages vient de celui nécessaire pour encaisser la réponse précédente. Ringabel l’a sûrement plongé dans un état similaire au tiens précédemment. Un sourire cruel borde les lèvres de ton pokémon, il est heureux, d’une joie malsaine, il a atteint son objectif.

Il vibre à nouveau, une requête, elle n’avait pas tort, mais il n’y a pas de honte dans ces instants douloureux à déléguer une personne qui saura traduire ton ressentit en verbes. Vous vous regardez, quelques instants, ne sachant pas quoi répondre. Tu es perdu de ton côté, tu ne veux plus converser par messages, tu ne veux pas cette distance électronique, non, tu veux la voir, l’entendre, la sentir, l’enlacer, qu’elle frappe, hurle, pleure au diapason de votre peine commune.

21:20

Un troisième message vient clôturer sa réponse, fixant en trois points son argumentaire. Tu n’es pas lucide, en voyant les deux verres, le message, tes lèvres tremblent. Elle ne peut pas, elle n’a pas le droit de se venger ainsi ! Qu’elle ne t’inflige pas quelque chose que tu n’aurais fais, qu’importe le chagrin qui consume d’une flamme froide ton âme.

-NO…Ringabel te coupe avant que tu ne cries dans la rue.

-Elle faiblit. Observe-la. Elle vient de nous dévoiler des informations. On va chercher ne même temps que je lui réponds. Je peux ?

Un signe de la tête suffit. Tu as le béguin pour cette fille, mais tu ne parles que l’alien. Tu imagines cette histoire latine, s’aimer avec la passion des Olympien, mais seule la larme floutte ta rétine, car tu seras encore seul au matin.

S’en suivent plusieurs manipulations de Ringabel qui parvient par sa force psychique à enchaîner les messages et les recherches. Utiliser l’outil de comparaison d’images, pour trouver le lieu où elle se cache, la décoration à l’arrière, qu’indique-t-elle.? Correspondent-elle à l’identité visuelle du lieu où elle est? Tu crois à son message, crédule et attristé que tu es, que feras-tu devant cette personne ? Tu as déjà fais de conneries, aveuglé par des situations où tu n’avais aucun contrôle. Tu as peur de la perdre comme de te perdre.

Ringabel a bien compris bousculer Alex semblait la faire parler, plus elle serait vulnérable, plus il serait cruel, plus il avait de chance d’offrir des pistes pour la trouver. Vous étiez presque certains du bar où se cachait Alex. Elle devait parler, plus, se dévoiler autant que possible. Il ne compte pas se gêner, pendant trois minutes, il tranche de son verbe trois fois durant.

« Le Styx brûlant espère se gaver des chaires.
D’âmes désolées, meurtries par leurs caractères,
Amenés par celle qui navigue en galère,
Sous le nom affectif et cruel de « Corsaire
».



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Le militaire s'exprime en D46100


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Alex J. Lovell
est un Pokeathlète Coach

When you stayed with me just before, I wanna know, Do you love me? How long you had to wait for me, You can't think of yesterday.

Tout devient vite désillusoire

Le temps coule, et le cocktail aussi, au creux de ta gorge. Tu es toujours seule, le regard sombre que tu as braqué sur ceux qui auraient fait mine de s'approcher de trop près de ta petite table ayant fait son office. Tu n'avais pas pensé que la fête des amoureux profiterait si tristement aux établissements de ce type. Mais tu n'es pas là en quête de rencontres. Le seul contact que tu espérais, c'était une réponse de ton frangin. Mais l'ipok, posé sur la table, demeure silencieux. Ça ne t'a pas empêchée de te lancer dans une conversation unilatérale. Tu as même envisagé de solliciter d'autres numéros, comme celui de Max, mais il te reste semble-t-il un peu de retenue dans l'égoïsme de ton appitoiement égocentrique et tu te contentes d'encombrer la messagerie du noctali. C'est d'ailleurs alors que tu écris ton quatrième message, en rapportant ton deuxième verre à ta table, que s'affiche la notification. Mais ce n'est pas Sirius qui te répond, non.

C'est Josh, qui veut te voir pour s'expliquer.

Irritée, tu l'envoies bouler. Tu ne te laisseras pas avoir une deuxième fois ce soir. Tu ne mâches pas tes mots, et frappe sans réfléchir. Tu fais plus mal que tu ne le penses, et alors que la tension monte rapidement, un message à la tonalité détonante te fais arquer un sourcil outré. T'es déjà pas d'humeur à parler à Josh, mais alors à son pokémon, ça c'est la goutte de trop.

Du tac au tac, tu improvises ta vengeance et rassemble tes deux verres sur la table pour en prendre une photo, et t'imaginer un partenaire imaginaire. Tu espères au fond de toi porter un coup à son égo, comme il a pu le faire au tien.

Moi aussi, je sais me trouver de la compagnie.

Les réponses qui jusqe-là fusaient dans l'instant se taisent, et tu savoures un instant ce moche sentiment de victoire. Avant de te raviser : et s'il te cherchait ? Tu avais cadré serré, mais le coin de la serviette sous ton verre ne portait-il pas le logo de l'établissement ? Un nouveau message interrompt ta réflexion. Puis un deuxième. Puis un troisième. Et tu te tais, assise dans ton petit coin, comme si tu venais de te prendre une baffe. C'est Ringabel qui mène l'échange, et tu comprends qu'il t'en veut. La colère suinte dans la méchanceté des propos, en écho aux tiens. Les attaques sont directes, mais s'éparpillent, tombent à plat. Tu reconnais l'aveuglément de la frustration, et de la douleur, vraie, face à l'injustice de la situation. Tu cherches quoi répondre, quelle insulte retourner d'un geste sec. Tu sais que tu as touché une corde sensible, tu penses dominer, et tu comptes bien en profiter. Tu as de la rancoeur à épancher, du venin à déverser dans les plaies. Tout a toujours tourné autour d'elles, entre vous. Vous savez autant panser les blessures, que vous en infliger de nouvelles. Alors s'il voulait se relancer dans cette petite danse, tu t'écorcherais sur lui, encore, pour pouvoir lui griffer le coeur.

Tu vides la moitié restante de ton mojito d'une seule traite.

Il te parle de courage, et tu lui craches à la figure. Ton courage, c'est de lui que tu le tiens, c'est lui qui te l'a appris, lui qui te l'a offert — et tu ne le laisserais pas l'entâcher de la sorte. Pas comme ça, pas ce soir. Il n'a pas le droit de te parler de courage après t'avoir fui comme un lâche.

Si tu voulais discuter tranquillement, Josh, t'avais d'autres façons de le dire d§s le début, avant.

Tu en reviens là. A ces quelques mots maladroits qui ont provoqué la débâcle de votre échange.

Là, bizarrement, je comprends juste pas ce que tu veux.

Il faut croire que ton impulsion de sincérité arrive jusqu'à lui, car l'amerture de sa réponse s'estompe doucement dans le message qui suit, et se livre en détresse. Et toi, face à tes deux verres vides, tu sens tes yeux et ton coeur qui te piquent. Tu ne sais pas chasser l'image de son fier uniforme, ni de la tristesse que tu as parfois vue tapie au fond de ses yeux quand il te regardait.

J'aimerais, cette nuit, me perdre ailleurs dans les bras multiples des rues

Tu cherches dans ta mémoire trouble, mais en vain. C'est la déclaration la plus claire qu'il t'ait jamais faite. Cette fois-ci, tu sais qu'il ne reviendra pas sur ses mots. Pas de facétie de Ringabel, pas de retour en arrière. Elle est là, la vérité que tu as tant cherchée, à peine voilée sous le lyrisme dont se peignent ses regrets. Il t'a fallu attendre ce soir l'entrevoir. Votre été de douceur. Votre valse brillante. Le murmure de ton abandon dans la nuit, la porte du chalet tirée sans un bruit. Ta relation avec un autre, agitée sous son regard fuyant, et l'assourdissant silence de son indifférence. Rien de tout cela n'y avait rien fait. Pour le voir finalement se livrer, face à ta méchanceté. Une véritable reddition, une capitulation militaire. Ce que tu as espéré autrefois te fait si mal aujourd'hui. Toujours une mesure de retard entre vous. après tout, il t'a prévenu être mauvais danseur. N'êtes-vous véritablement bons qu'à souffrir ensemble ?

La victoire que tu n'espérais plus ne te laisse qu'un triste goût de défaite, et l'alcool dont tu t'es empoisonnée te pousse à une mélancolie désolée. Ce qu'il t'offre ce soir, tu as le sentiment de l'avoir déjà perdu.

grand, unifrme militaire avec des cehveux tout ebourrifes et un sourire comme un coucher de soleil

Tu n'en conjures qu'un souvenir

mais peut etre que c'est juste ce que j'aimerais

fuyant—

aurais aimé*.

Tu n'en sauras rien, à présent.
Ce songe que tu pensais avoir laissé derrière toi, ce soir tu l'as brisé en t'armant de cruauté.

Le souhait pourrait être réalité—

Tu as le coeur creux.
Lui seul en voit encore la beauté.

il n'est pas trop tard et le dédale des coeurs n'a pas à se confondre en quelque chose de plus tortueux.

Tu te sens comme engourdie. Ta bêtise qui te monte à la tête, accentuée par ton estomac vide. C'est vrai, tu n'as pas dîné. Mais ça n'a plus vraiment d'importance. Tu réponds, en te moquant de toi-même. De vous. De la brutalité de vos jeux. Tu es désinvolte. Vous connaissez la tendresse, mais la douceur n'est pas pour vous.

Tu te demandes jusqu'où il te suivrait. Tu es juste curieuse de voir ce qu'il pense encore pouvoir sauver. Chaque message qui semble te rapprocher de lui, c'est toi qui recules d'un pas de plus vers le bord, et lui qui te suis.

Tu te lèves, et quittes le bar. Tu pars te perdre dans la nuit, et il te jure de te suivre.
14 février 2020


Josh Aéris
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Josh Aéris
est un Adulte Colonel de la 24ème


Et nos mains qui se cassent sur les portes closes

Alex J. Lovell


Ils sont douloureux ces messages à lire, même si au fond, tu aimerais savoir haïr et l’exprimer comme Ringabel. Sauf que tu as toujours étais un homme d’action, ses problèmes faut les frapper, les fracasser sans chercher à les dénouer méticuleusement. Combien de fois vous êtes-vous embrouillez avec Léo au point de vous foutre de bonnes, vous saisir aux cols. La gifle remet en place plus facilement les esprits perdus, ni ton père ni ta mère s’en privait, tu as écopé de cette mauvaise habitude.

Peut-être es-tu comme Pénélope, à défaire chaque nuit ce que tu avances le jour, sauf que tu sabotes ta propre progression vers le bonheur, est-ce que l’illusion de l’atteindre te motive plus que de le posséder ? Dans ce cas saches que tu es un terrible maso, la souffrance n’est pas une motivation dans laquelle tu peux t’engouffrer.

21h28

-C’est de la PUTAIN DE MAUVAISE FOI ! Ainsi résonne l’écho de Ringabel, énervé au possible. Elle admet elle-même qu’elle était pas venue ! Bah qu’elle reste chez elle ! Elle s’est prise pour qui ? Diantha ? Genre elle pop, elle lâche ses meilleures paillettes et tout lui est dû ? Et elle a forcément raison ?! Woula !

-Guette, le coin de la serviette

Pour le coup, il y a bien un petit symbole sur la serviette et souvent les bars en disposent avec leur logo ou une devise pour reconnaître l’établissement. La recherche viendra après, le vibreur s’active à nouveau, venant afficher un message. Tu soupires, longuement, prend une longue respiration alors que tu te demandes aussi pourquoi c’est si compliqué, pourquoi t’es pas revenu vers elle en revenant d’Unys ? Pourquoi t’as pas su réagir ? Fallait porter ton courage à deux mains, celui-là même que tu vantais à la rouquine.

-Passe le tèl.

La voix éteinte, tu récupères l’objet pour répondre, tentant un sarcasme sûrement mal maîtrisé, car tu n’es pas doué, la langue de bois ne peut s’épanouir dans la bouche d’un homme qui n’a jamais eu un langage bien fleuri. Déméter ne t’a pas gâté.

21h30 – 21h32

Tu laisses porter tes sentiments à répondre, depuis trois longues années, tu avoues, enfin, quelque chose, tu sous entendu, que peut-être, tu l’aimerais, que peut-être tu aimerais être contre elle, que tu aimerais que tout se passe pour le mieux. Si seulement… Comme Eros, tu as des problèmes avec la Pysché. Point commun avec Alex ? Peut-être la volonté du coup de couteau dans le dos. Mais tu doutes de la sincérité de l’action, parfois ces réactions naissent d’une peur primale, d’une incompréhension, d’une appréhension des langues, mais ça ne l’a pas empêchée de prendre ton coeur.

Tu l’aimes. Rend toi à l’évidence Josh. Ce message veut tout dire. Ringabel t’observe avec une contradiction en bouche, il ne sait pas s’il doit t’insulter maintenant ou attendre demain. Vous naviguez en eaux troubles et ce putain d’phare à Oliville est éteint. Tu croises les yeux de ton Gallame, tu hausses les épaules, le regard désolé.

-Je ferai un effort pour améliorer ma moyenne en Sciences sociales.

-Tss… Ringabel détourne le regard. Le prof n’a donné de bons cours ce trimestre

21h38 - 21h41

Les minutes sont longues à attendre un message, ce qui vous laisse le temps de chercher jusqu’à la réception du message. Vous avez estimé l’endroit où se trouve le bar. Vous avancez face aux risques comme aux Thermopyles, vous réduisez les possibilités à plusieurs bars, car les logos se ressemblent, sauf qu’ils ne sont pas collés les uns aux autres. Vous partez au sprint pour le premier, peut-être que vous aurez un peu de chance. À termes, tous les chemins mènent à Rome, mais vous n’avez pas le de temps de vous égarer pour aller à Marathon. Le temps est compté.

Tu ralentis le pas en sortant le téléphone, souriant avec amertume aux messages, tout remonte, d’un coup, les souvenirs heureux ensembles. Tu dois t’enfoncer dans cette brèche, jouer la carte des sentiments, la faire parler, quitte à subir la logorrhée, ce n’est rien. Tu envoies le message au moment où un autre arrive. Hélas, il vient contre-dire le précédent, du souhait présent, on passe à celui passé. Que c’est drôle. Ahah. Tu ris jaune un bref instant.

-Le bar est juste là, on essaie de la prendre par surprise.

Vous entrez avec fracas en poussant la porte de ce bar moyennement rempli, il n’y a pas foule de personnes seules, car Ringabel ne s’attend pas à voir la rouquine accompagnée, elle devrait avoir mieux à faire que d’être collée à son téléphone. Elle n’est pas de ce genre à s’abandonner au premier venu. Fin ça, il en doute un peu maintenant, mais faut prendre le pari, faut laisser son destin à Fortuna et tourner la roue sauf qu’aucun de vous ne sait s’il s’agit de celle de la fortune où de celle de la mise à mort. L’un dans l’autre, le carrosse est bancal.

-Elle n’est pas là, demi-tour.

Vous ressortez, tu as fait un bref tour, poussant un peu les gens sans ménagement, demandé aux barmans s’ils avaient vu Alex. Abus de pouvoir, tu leurs as foutu la plaque sur le bar d’un claquement sec, les yeux rouges, le regard noir, tous tes points de diplomatie ils ont migré en intimidation. Tu réponds brièvement, un appel à la discussion. Tu n’as pas à la perdre maintenant, bien au contraire.

21h42 – 21h44

Quelle réponse surréaliste.

Tu tournes l’écran vers ton pokémon pour lui montrer le second message, le premier est une clôture de cette partie de la conversation et tu ne peux pas assumer une double discussion et la chercher en même temps. Tu es au pas de course pour Marathon, ta respiration est déjà sifflante, tu te forces malgré ce point de côté. Tu es dans un état minable. Tu réponds, instinctivement. Tu ne vois pas le fond de ce précipice où tu as trébuché, tu n’attends rien de spécifique au bout de la chute. Un fleuve de flammes, un pêcheur ivre qui réclame obole pour t’amener tout droit aux enfers.

Pourquoi ?

Tu voudrais lâcher ton meilleur « Car, je t’aime ». Sans retenue, mais tu tendrais l’autre joue pour te faire battre. Ringabel entre dans le second bar pendant que tu reprends ton souffle. Tu peux pas tout faire, limite toi à trois activités, sachant que « regretter » en est une à part entière. Tu tournes autrement cet aveu sentimental pour autre chose. Ne perd pas de vue qu’il faut la trouver, tu pourras profiter de l’autoflagellation plus tard, tu as tout le week-end pour ça.


21h44 – 21h46

Le signe est apparu comme la tête de proue qui conseille Jason. Cap au bar, qu’importent les tempêtes, les monstres de Troie, tu briserais comme Héracles tous les murs qui entravent ton chemin. C’est le troisième bar. Avec une bonne course, vous en êtes à cinq minutes.

-Ringabel, issue trois !

-Je l’utilise ?

-Tout est bon… On est pas au bout de nos peines.

Une autre réponse fuse, taquin, un essaie, un espoir. Pourquoi pas après tout, elle pourrait s’y accrocher ? Tu embrayes le pas au Gallame qui utilise son attaque distorsion pour inverser les rapports de vitesse, ton corps fatigué et le point de côté offrent une belle occasion de te faire courir vite sans trop d’efforts. Il faut que vous vous économisiez. Maintenant tilt l’instant « mais je vais faire quoi en arrivant à son contact ». Comment réagir ? Que dire et faire? Tu as chaud dans ta tenue et tu n’as pas souvenir que Léonidas soit plus sexy après l’effort guerrier. Le roi, pas l’ancien préfet, j’avoue ne pas être motivé par l’état de ce brave blondinet avec.. Ouais, bon, on s’arrête là. Quoi qu’il en soit notre caporal anticipe un peu tard sa réaction, mais comme toujours, elle sera spontanée, maladroite, mais sincère.

21h47 - 21h50

Vous arrivez devant l’établissement, Ringabel tremble des jambes et s’adosse devant le bar, un signe de la main, il parvient à peine à articuler. Tu ne réceptionnes que maintenant le message de la coach, tu aurais peut-être dû répondre plus tôt pour l’empêcher de sortir… à moins que ce soit un piège ?

Impossible.

-J’y vais

-Ouais, ramène-moi un verre d’eau aussi, avec des glaçons.

Ton téléphone vole dans les mains de Ringabel, le temps que tu pêches les infos. À nouveau, tu entres dans un bar, l’ambiance est paisible, quelques couples, des hommes seuls, tu avances au comptoir et comme pour le premier, tu poses ton badges de caporal en reprenant ton souffle.

-Bonsoir, deux grands verres d’eaux s’il vous plaît. Tu respires un coup. On cherches une jeune femme rousse, vingt ans, cache-oeil, qui a prit un mojito.

-Un seul ?! Ho, bah ça non, deux ou trois plutôt ! Elle avait une sacrée descente la petite ! Elle semblait attendre quelqu’un ! C’vous ?

Il tient les deux verres dans les mains, mais ne lâchera pas sans réponse.

-Ouais, disons que j’ai confondu Marathon et Carthage.

-Ne finissez pas comme la seconde cité m’sieur. Elle est partie par la droite.

- -246 n’est pas encore arrivé. Merci m’sieurs.

Tu prends le verres que tu descends cul sec et ramènes le second à ton pokémon. En lui tendant le verre, il te rend le téléphone.

-J’ai improvisé gros, j’te jure j’ai été gentil. Je te jureeeeeeeeeeeeeeeeeeee que je l’ai pas insulté, elle, sa mère, sa sœur, sa tante, son autre tente, tous ses grands morts !

-

Inquiet alors que le Gallame cul-sec aussi son verre d’eau et croque les glaçons, tu observes les messages. Cette action soudaine, cette quête de l’information, tu avais oublié un instant que ça allait mal. D’un œil externe, c’était un jeu amoureux peut-être ? C’est ce que tu essaies de te dire, tu espères t’en convaincre. L’échange est, en effet, simple, clair, on pourrait croire que tu as écrit ces messages… Puis tu tiques. Une femme ? Ton cerveau cesse de fonctionner un bref instant. Les files ? Préférer aussi ?

Nani ?

La réponse de Ringabel sauve très clairement la situation, tu n’aurais jamais su quoi répondre dans un cas comme celui-ci.

-J’ne suis pas un Sharpedo, mais ce verre d’eau ma Requin-quer.

Un rictus aux lèvres, tu regardes ton con de Gallame, moment de répit à savourer avant de reprendre ce jeu de traque. Vous vous êtes ratés d’une minute ou deux. Sauf que courir partout ne vous aidera plus maintenant. Elle compte jouer avec toi, comme une carte qui ne divulgue que les informations qu’elle désir. Le dédale prend une autre dimension.

21h51 – 21h57

Nouveaux messages.

Vous débutez la seconde partie de votre quête, d’une certaine façon vous pouvez barrer une vaste partie de la ville aux déplacements possibles… Même si la surface à ratisser est sacrément vaste et Démeter ne semble pas disposée à vous offrir ses bonnes grâces, depuis que Koré a changé de nom, le germe d’un chaos amoureux semble mûrir.

Tu lèves les yeux. Il fait un temps radieux, comme ce soir sur la plage de Cobaba, le sable encore tiède de sa journée. Tu soupires, zieutes Ringabel. S’énerver ne sert à rien, tu le sais, tu as réussis à apaiser la situation, les mots ont perdus de leur acidité pourtant traîne une amertume certaine… Cette soirée à un goût désagréable. Tu continues, flattes la pirate qui a saborder ton coeur, en quête d’un trésor perdu : son sourire. Elle a bu, c’est un fait, un poil de trop, mais sonner l’alarme n’a rien de rassurant. Pour une fois Ringabel et toi, êtes unanimes que les messages à envoyer. Continuer de la flatter encore et toujours et lorsque apparaît à tes yeux ce calembour phonétique, tu ne peux t’empêcher de la saisir, tes doigts sont emprunts de Polymnie, sous l’oeil avisé d’Uraniel qui offre un ciel propice à ces envolées lyriques.

Finalement, ce jeu de mot paie, l’information primordiale est le bord de mer, elle est à proximité des vagues, de la plage. Tu commences à marcher, assez vite, sait-on jamais, que d’autres indices permettent d’identifier un peu plus précisément sa position. Il faut répondre… Le bord de mer n’est pas accessible que par plage Josh, le port offre une belle vue, les pieds dans le bitume.

22h - 22h04

Tu marches, nerveusement quand même. Alex a bu, peut-être déjà trop et de tout temps les rues ne furent jamais sûres pour une femme seule, surtout alcoolisée, surtout la nuit. Et si ? Non, tu refuses d’y croire, tu arriveras à temps quoi qu’il arrive. Les échanges sont brefs, mais lorsqu’elle mentionne les motards, tu paniques. Tu es un être plein de préjugés quand tu vois ces loubards qui boivent de l’alcool, roulent trop vite, parlent mal, se croient tout permis. Non, il ne s’agit pas là de personnes à fréquenter pour toi. Tu tentes l’ironie, la dérision, mais rien de ces artifices ne fonctionnent, elle est déjà avec eux…


22h04 – 22h13

Tu paniques.

Difficile d’utiliser un autre qualificatif lorsque tu te rends compte qu’elle ne te répond pas Josh. Elle ignore peut-être tes messages ? Est-ce un jeu ? Est-ce qu’elle te nargue ? Est-ce qu’elle est vraiment avec eux ? Ton coeur palpite encore, tu as de nouveau du mal à contrôler cette boule qui gonfle sous tes poumons et t’empêchent de respirer convenablement. Le long de la plage, tu poses un main sur un réverbère, tu baignes à nouveau dans cette lumière suspecte… finalement tu fais quelques pas de plus, à l’ombre de la nuit. Tu aimerais recevoir un message, tout, n’importe quoi qui puisse prouver qu’elle va bien. Mais ce téléphone se refuse de vibrer…

-Réponds

Pourtant l’ordre n’est pas respecté.

-RÉPONDS PUTAIN !

D’un geste plein de rage tu t’apprêtes à éclater ton téléphone au sol, il faut que tu te défoules, cette inquiétude exacerbée par une colère liée à l’incompréhension. Cette stabilité émotionnelle bien que précaire semblait te maintenir ce soir dans un certain état de tranquillité. Alex était la clé de voûte, le maintien d’un contact social par le biais des messages l’était. Ton Gallame récupère le téléphone avec ses pouvoirs psychiques pour le ranger dans ta poche et te poser une main sur l’épaule. Tu as le regard rouge, la respiration rapide et saccadée par la bouche, les lèvres sèches par ce rythme cardiaque trop rapide.

-Shhhh, ne rentre pas dans son jeu. Ne casse pas tout ce que tu as construis cette dernière heure. Ne brise pas tous les efforts. Si tu lui montres que ça t’atteins, c’est fini. Tu en as déjà trop dévoilé Josh. Tu t’es déjà trop mis à nu compte tenu de ta position… Il faut faire comme si de rien n’était. Elle répondra. Elle finira par répondre. Le jeu perd tout intérêt si elle ne répond plus. On va profiter du beau temps pour admirer les étoiles dans cette fraicheur hivernale. On est deux en plus. Tout se passera bien… Mais sache que tout ce qu’elle t’a fait subir ne restera pas impuni Josh. Tu as déjà vu une décimation sur une seule personne ? Je t’en ferai un jour la démonstration.

La voix douce de Ringabel te calme, comme précédemment, il absorbe cette colère, il essaie de te soulager de ton fardeau pour l’endosser à ta place. Comme Atlas, il s’adaptera.

22h15 – 22h17

Tu perds la possession littéraire du téléphone, Ringabel se chargera de répondre alors que tu as la gueule relevée vers les ciel, collée à une murette, assis, les jambes à même le sol, tu tâches ton pantalon, mais cela n’a que peu d’importance…

Toutefois, Ringabel ne cesse d’avoir des mouvements de tête incompris, cette logique absurde des messages n’a aucun sens. Mais il doit y faire face, l’air de rien, sans trahir que c’est lui qui tient le téléphone au nom de Josh. Il lui incombe d’adoucir la relation entre son dresseur et celle qu’il aime, bien qu’il lui voue un culte de la haine, bien qu’il ne fera jamais l’impasse sur ce qu’il s’est passé. Il joue, avec des réponses comiques… Superman a troqué sa bonté naturelle pour la colère de Lex Luthor.

-Alors ?

-Elle a répondu comme si de rien n’était, j’en ai fais de même

-Montre

Il te pose le téléphone sous les yeux après un long soupire. Tu te demandes comment il fait pour garder son calme maintenant alors que tu crèves d’envie de hurler ta détresse.

Il est admirable.

« Jamais tu n’avoueras toute ces faiblesses
Plutôt mourir que reconnaître ta détresse
Le ciel peu clément saborde toute ébauche
Car le salut ne t’es pas alloué, Ô Josh
 »



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Alex J. Lovell
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Alex J. Lovell
est un Pokeathlète Coach

When it all comes to an end Our minds they comprehend. Will they lie and play pretend, Or will they save us from ourselves?

I'm a heart that's stone-cold
I think it's time to come home

En y repensant, c'est toujours dans la nuit que vos paroles se libèrent. Si tu devais décrire le point culminant de votre relation, tu parlerais de cette nuit que tu avais passée, tremblante et en sueur, dans la force de ses bras, alors qu'il s'était glissé dans ton lit sans réveiller personne. Il n'y avait pourtant rien de sensuel dans vos étreintes, rien que de chastes caresses, effleurant ton visage pour essuyer tes larmes, chasser tes cauchemars. Et pourtant, c'était un degré d'intimité que tu découvrais pour la première fois, plus fort que tes plus belles nuit d'amour.

Mais ton souvenir le plus cher était probablement plus anodin encore, loin des ombres de ta chambre. Pour toi, tout avait commencé avec les étoiles. Les constellations qu'il avait vues dans les hideuses cicatrices qui te brûlaient encore la chair, le soir de ce barbecue où vous vous étiez véritablement rencontrés. Alors que tu étais encore perdue dans l'obscurité de ta grotte, funeste tombeau dont tu n'étais pas véritablement sortie, il avait trouvé des étoiles sur ta peau. Elles te suivent depuis, et quand tu as besoin de courage, ce sont précisément ces mots qui te reviennent à l'esprit, avant tous les autres. Ce sont à eux que tu repenses encore ce soir, en levant les yeux vers le ciel, et tu ne peux t'empêcher de lui en faire part. Tu ignores si ces lumières lointaines ont autant de sens à son oeil qu'au tien. Mais tandis que tu vacilles sur le fil de vos jeux d'enfants, tu t'y raccroches encore une fois, malgré toi. Tu aimerais perdre ce qu'il reste de ta vue, et ne garder que ce scintillement imprimé sur tes pupilles. En plein vertige, tu te sens sur le point de le perdre, avec le reste. Et c'est ce qui te fait hésiter.

C'est ce qui te fait jouer avec lui quand il t'offre une porte de sortie, encore un peu, « une dernière danse » te murmures-tu à demi-mot, juste le temps de lui dire au revoir (après tout ce temps à vous y refuser). Ta mauvaise foi n'a d'égal que ce que j'éprouve pour toi. Egoïste, tu veux lui montrer toute la mauvaise foi du monde, juste pour le croire capable de soulever des montagnes. La force de ses mots sur ton coeur te terrifie. Tu y mettras fin ce soir.

Tes piques et ta répartie sont légères, malgré ta peine. Tu vous offre quelques instants de répit, il faut seulement que tu respires. Il t'arrache presque un sourire, avec son humour à deux balles. Qu'il est maladroit. Et qu'est-ce que tu aimes ça. Ca fait quinze minutes que vous vous renvoyez l'ascenseur, et que tu l'égares pour ne pas lui dire qu'il est déjà trop tard. Tu le ramènes sur la plage de vos souvenirs, alors que tu pousses d'un geste mal assuré la porte d'un nouveau bar où il ne viendra pas te chercher. Tu es fière de lui faire faire le voyage, petite conne. En te voyant entrer, le barman lève les yeux vers toi.

« Tiens, je pensais pas te voir ici ce soir. Est-ce que le verre est de la même couleur que tes sentiments ? »

Tu t'arrêtes, hésitante. Tu as déjà le rouge aux joues, et son regard amusé te perce à jour. Henry et toi connaissez bien l'histoire de ces soirées à t'écouter parler sans que tu saches t'arrêter. Mais les messages que tu tapes sont de plus en plus décousus, et tu te dis que tu as probablement assez bu.

« Finalement, j'ai peut-être pas envie de voir ta face ce soir. »

Tu t'excuses d'un geste de la main, et il te regarde partir sans rien dire, en rigolant gentiment. Tu reprends l'ipok en mains, inspirée, pour t'inventer de nouveaux compagnons de beuverie peu recommandables. Tu t'excuses silencieusement auprès de Josh en lui plantant tes mots dans la peau, avant de te lui imposer l'indifférence de ton silence. Tu lui révèles toute ta brutalité. Tu veux le voir s'inquiéter.

Tu remontes les rues où les passants se font rares. Ta solitude se rappelle à toi, et avec elle, comme toujours, l'Ombre. Elle te suit de près, son oeil unique intensément braqué sur toi, et tu retrouves en elle toute la laideur de ton âme. Peu importe tes progrès, elle te pourchasse et te rattrape toujours. Elle est cette part de toi que tu ne te pardonneras jamais, et dont tu ne parles à personne. Pas même à Sirius. Pas même à Josh.

Tu arrives au bout de ton voyage, et reporte enfin toute ton attention sur lui.

Tu t'inquiètes ?

Tu trouves un maigre réconfort dans cette idée. Tu devrais, penses-tu ajouter. Mais il te reste une once de clémence dans ta noirceur, et tu cèdes à la récipiscence. Tu rentres les griffes, pour mettre fin à ses tourments.

t'en fiais pas jxe vais pas me noyer

Tu prends une grande inspiration. S'il était là, il le verrait dans ton regard. Tu te prépares à regrets.

on devrait arrêrter là.

Tu dois lâcher prise, parce que tu sais qu'il ne le fera pas. Il ne comprend pas. Tu fais des efforts de lucidité, pour tenter de lui expliquer. Tu ne trouves pas tes mots. C'est une douleur qui te lacère. Tu ne veux pas de ses promesses, quand tu n'as rien à lui offrir en retour. Tes yeux te piquent, maintenant que tu te fais enfin face. Tu ris de votre bêtise, tu ris de ton impuissance, sous un rideau de larmes amères. Tu le libères dans de derniers aveux, penses-tu en le rejetant finalement. Tu le sais bien entouré. Tu espères qu'il le sera mieux sans toi. C'est ton ultime signal de détresse.

je comprends maintenant pourquoi on hésitait tant

Tu fixes ses mots sur ton écran, ce que tu arrives encore à en lire.

Pourquoi alors?

Tu lui as menti, Alex. De vous deux, c'est bien toi la plus conne.

Tu appuies sur le bouton d'appel, en te raclant la gorge.
Le bip de la tonalité te martèle l'âme.

« Agence superman bonsoir ? »

L'espoir dans sa voix te détruit.
Tu déglutis, pour empêcher la tienne de trembler.

« Parce que ça fait une heure que je te fais courir dans le froid alors que je suis tranquillement rentrée dans ma chambre, idiot. »
14 février 2020


Josh Aéris
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Icon : Et nos mains qui se cassent sur les portes closes. (josh) S-l300
Taille de l'équipe : 8
Région d'origine : Kanto
Âge : 21
Niveau : 40
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Et nos mains qui se cassent sur les portes closes. (josh) S-l300
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Et nos mains qui se cassent sur les portes closes. (josh) S-l300
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Josh Aéris
est un Adulte Colonel de la 24ème


Et nos mains qui se cassent sur les portes closes

Alex J. Lovell


22h17 – 22h21

Tu détestes les questions rhétoriques dans des moments pareils. Si les gens veulent parler seuls, bah qu’ils cessent la conversation pour discuter avec eux-mêmes dans un miroir et c’est bien l’impression que te donne la suite. Ce qui t’insupporte par-dessus les propos qu’elle tient, c’est que l’alcool n’y est pas étranger. Tu soupires. Oui, tu t’inquiètes. Rien ne te soulagera de cette inquiétude. Une fois encore. Ringabel, lui, se demande encore comment il fait pour résister à ce flot de sentiment qui coule contre lui. Au fond, c’est elle qui mérite mieux. Bien mieux que ce gars con et maladroit, incapable d’avoir l’intelligence de saisir sa chance, le genre de cons qui roule à droite à Galar.

Tu réponds, brièvement, ironie au bout des doigts, Pandore murmure doucement à tes oreilles, mais résister devient difficile. Tu te dis que le sarcasme mélangé au sincère devrait pouvoir renforcer la puissance de chaque message. Au fond de toi, tu aimerais que cela cesse. Pour toujours, que tu te dis que vous pourriez vous accorder à être heureux. Peut-être un peu, sincèrement, pour une fois. Tu continues de marcher, sur cette plage lourde de tant de choses. Le sable à une double symbolique où l’Idylle et le Tartare se mêlent dans un chaos absolu. Est-ce que tu dois réellement apprécier cet endroit ? Car les étoiles de ses yeux, de sa peau, de son sourire, forment une constellation qui t’a sauvé des tourments de l’abandon précédent. Tu es bien mauvais marin et Alex, c’est est devenue la boussole, le compas et la carte vers un bonheur qui te semblait à portée de main.

22h22 – 22h30

Il fait froid, tu regrettes d’être sorti sans ta grande veste de militaire, seulement de quoi te couvrir les épaules, mais qui pouvait prévoir cette percée soudaine dans la nuit noire ? Pris au dépourvu et sans défense les propos que tu reçois sont douloureux. Qui ? Un sourire ironique passe tes lèvres alors que tu t’adresses à ton pokémo psy.

-T’as une bouée de sauvetage ?

-Ouais, toujours, laisse-moi juste la gonfler. J’ai même un tuba et des palmes, ça te convient ?

-Parfait, car j’vais sûrement me noyer ce soir.

-Envoie un sms que j’arrive à temps.

-Qu’est-ce que tu es con

Un bref rire passe tes lèvres, s'il te fait du bien. Bref, mais il te donne un peu de courage pour avancer. C’est un peu comme cette blague à la con qui passe alors que vous vous apprêtez à donner l’assaut les pieds dans le sable brûlant d’un continent où l’idéal et la réalité ne sauraient correctement exister.

Tu réponds toujours avec une certaine ironie, ça te donne de l’espoir, de l’imaginer sourire bêtement à ta bêtise derrière son écran. Ça te fait sourire, d’imaginer son visage radieux malgré la tempête qui fait rage. Pourtant, tu fuis un destin programmé. Tu finiras les deux yeux crevés, sans pour autant être devenu roi. Je ne sais pas comment le formuler. Mais rien ne vas plus et malheureusement les jeux sont faits. Ton chiffre boite, le 7 s’est fait amputer de son principal atout, dommage.

La réponse ne se fait pas attendre, tu as l’impression d’être dans l’œil du cyclone. C’est calme, forcément, si la situation s’est apaisée, pourquoi ne pourrait-elle pas tendre vers l’éclaircie ? Non ? Faux-espoirs ? Déni ? Bien entendu. N’entends-tu pas le son des furies au-dessus de toi ? Qui observent ta situation, voir comment va se peindre le dernier pan de ce triptyque. Pourtant, elle ment, tu le sais, tu glisses un regard à Ringabel, tu espères y lire quelque chose de similaire. Pourtant, il confirme les propos de la rousse, usuellement, il se permettrait même d’être plus tranchant, mais à quoi cela servirait-il ? Hein ? Rien. Alors il reste silencieux sans approuver ce que tu dis.

Tu tentes en vains de lui faire remarquer sa bêtise et que se tirer dans le pied ne sert à rien, que se tirer dessus aussi. Pourtant, tu lui réponds réellement par une autre question, tu veux seulement qu’elle réalise que chacun a ses tords et que si chacun s’offre le luxe de les reconnaître, tout est possible. Le pardon, n’est-il pas le propre des dieux ? Le prix à payer est élevé, mais tu n’es plus à ça prêt, mais après une main et un œil, tu n’auras bientôt plus de monnaie à l’échange, alors si tu pouvais préserver ton coeur, ce serait une bonne chose.

22h31 – 22h43

S’en suivent de longues minutes de discussion stérile. Vos réponses ne conviennent à personne. Enfin, tu as l’impression que tes réponses ne conviennent pas, tu peines à trouver les mots face à un discours si décousus, détaché, pessimiste. Toi qui est un homme d’action te voilà contraint à la lettre. Elle ignore au fur et à mesure tes réponses malgré un certain sarcasme avant des aveux.

Ça te déchire le coeur, elle non plus, n’avait jamais réellement formulé une ébauche d’attache. Elle non plus, n’avait jamais fais face à la souffrance de votre relation de pleine face. Tu ne sais pas si elle s’en veut réellement ou si c’est seulement l’alcool qui l’attriste ? Cela fait plus d’une demie-heure que tu ères dans le sable froid et humide de la mi-février, tes pieds te font souffrir. La vraie question est : qu’est-ce qui ne te fait pas souffrir actuellement ?

Ringabel a prit un peu de recul, il te laisse gérer, il se repose, il se préserve un peu, car il a cette impression terrible qu’il n’est pas au bout de ses peines, tes peines. Tu ne sais pas comment gérer la suite, tu ne sais pas ce que tu trouveras au bout de ce dédale, pourtant, tu fais de ton mieux Josh. Comme toujours. Mais ça ne suffit pas. Comme toujours.

L’ambiguïté avec Abygaëlle te lève un sourcil. Tu y as peut-être songé parfois ce soir, de brefs instants, mais là aussi, maladroit que tu es, te voilà parti. Un repas entre collègues, connaissances, amis ? Tu ne sais pas quel terme apposer sur elle à par son surnom, sauf que Alex aussi divise par zéro et mauvais mathématicien que tu es, la réponse t’échappe.

22h44

Le téléphone vibre en continue, le visage d’Alex apparaît : appel entrant. Tu avises Ringabel, ton téléphone, puis ton pojémon.

-Josh, c’est vraiment une mauvaise idée.

Tu décroches.

Tu décroches, car tu vas pouvoir parler de vive voix, tu vas pouvoir t’expliquer Josh, tu vas pouvoir lever ces mois de quiproquos. Tu as tant d’espoir Josh. Tu n’es pas suffisamment brisé.

Ringabel lui turbine de haine, il s’est retenu de l’insulter, il s’est retenu de t’insulter. Il ne la pensait pas capable d’un tel égoïsme, l’appeler, pour lui dire quoi ? De vive voix des propos secs, cruels et pourtant terribles ? Cette étape-là, c’était la dernière qui séparait Alex de sa condition humaine de celle de l’animal. Hélas pour la Grivrali, aux yeux du Gallame, elle n’a plus rien d’humain et ne mérite nullement une quelconque forme de compassion, de pardon. La vermine se traite bien différemment de l’homme.

-Agence superman bonsoir?

Une voix ferme, assurée, tu dois faire miroiter l’illusion que tu te tiens debout sans faillir, tu n’as pas pleuré, tu n’as pas hurlé, tu n’as pas vrillé. Non, tu es resté calme tout du long.

C’est faux.

-Parce que ça fait une heure que je te fais courir dans le froid alors que je suis tranquillement rentrée dans ma chambre, idiot.

Sa voix tremblotante, la tension dans sa voix, la dureté de chaque syllabe, ébranle tout ce que tu essaies de lui faire croire. Ringabel lui observe autour de lui, d’une rotation du bassin, les bras levés. Tu cours donc après un fantôme ? Alors qu’elle est rentrée chez elle après le premier bar ? Quel foutage de gueule hein ? Tu as l’impression que ton caporal va réellement exploser, qu’il n’arrivera pas du tout à se contenir à terme.

Chaque seconde glisse comme une éternité dans ce sablier.

-Je t'ai mené en bateau, comme je le fais toujours

Il se passe une petite seconde avant que tu ne répondes, ton corps agit par réflexe, il a tout comprimé de négatif, tout ce qui pouvait entraver ton discours, il l’a avalé, il essaie du mieux qu’il peut.

-Heureux de savoir que tu ne t'es pas foulé la cheville.

Ironie, encore, il faut désamorcer la bombe qui menace de partir, il faut renverser le sablier, pas le cours du temps, mais celui de vos coeur. L’économie sentimentale est une science que tu ne maîtrise pas et pourtant, tu vas t’improviser spécialiste. Au moins les réactions de vive voix sont une catégorie de l’interaction sociale que maîtrise le mieux.

-Faut dire, j'ne suis qu'un soldat de l'armée de terre, j'ai besoin d'une figure de proue dans nos eaux troubles. Tu as peut-être abusé de certaines eaux ce soir non?

Éviter la culpabilité, éviter le drame, apaiser autant que possible. Le boulot de militaire, c’est également savoir interagir avec les victimes. Pourtant, réussir à lui faire admettre son abus d’alcool serait un moyen d’aller de l’avant. Tu as l’impression que la balle qui est dans ton camp n’est pas un T7 de basket, mais une 12mm perforante. Attention à ce que tu renvoies à Alex, car la conséquence de l’impact ne sera pas la même. Il faut te protéger autant que la protéger.

-... C'est cruel. De se vouloir autant quand on se fait autant de mal. J'ai l'impression de t'empoisonner à petit feu

Tu réponds instantanément, le ton doux, avec un sourire bordé aux lèvres.

-C'est con, j'ai jeté l'antidote sur une plage à Cobaba Une seconde plane avant que tu n’enchaînes. Et j'en suis heureux

Tu l’es vraiment, pas dans l’immédiat, mais elle t’as toujours tant apporté. Ce soir, sa colère est légitime, mais ce n’est pas en t’énervant contre elle que tu sauras calmer la situation. Tu dois lui tendre la main, même la joue, qu’importe, mais ce n’est pas trop tard.

-Tu devrais écouter ton pokémon, Josh. Tu vas pas longtemps être heureux de m'entendre de vive voix. Je me suis juste dit que je te devais mieux que cet échange de messages fuyants. Mais j'appelle pas pour recoller les morceaux, tu comprends pas qu'on en a assez fait comme ça ?

Sa voix tremble, d’autant plus, elle est lourde et chargée de peine. De ces peines qu’on pourrait peut-être s’éviter si l’on n’était pas si bête. Mais tu t’ébranles à chaque phrase et tes yeux se floutent légèrement. Ça défile très vite dans ton esprit, les scénarios catastrophes sont pourtant si nombreux. Le doute émerge et tant bien que mal Ringabel réagit à l’instinct, il est fatigué, lessivé par sa propre colère et vos courses en utilisant Distorsion pour aller plus vite, mais qu’importe, il aura tout le temps de se reposer une fois mort. La main sur ton dos, il évacue, quelques attaques vibra-soin en vague régulière pour que tu maintiennes le cap, dans ce navire où les voiles sont déchirées, la coque percée, les matelots sont morts de faim et le mat se casse. Au moins, il y a le gouvernail ? Pour rentrer à bon port ?

-Heureusement que je l'écoute pas au mot prêt, il a perdu son langage fleuri et ses épines font peur à voir. Je t'écoute, je suis tout ouïe.

L’ironie ? Encore ? Une dernière fois avant d’y laisser le peu consistance qui te reste ? Ta voix à trembler, un bref instant à « je t’écoute ». Tu ne veux pas entendre ce qui va suivre. Tu ne veux pas l’imaginer. Tu ne veux pas le vivre.

-J'aurais jamais dû te répondre ce soir. J'aurais pas dû te provoquer, te faire dire ce que t'as dit, te dire à quel point tu me manquais. C'était pas un mensonge, mais ça aurait été plus simple qu'on le sache jamais vraiment. Je pense que j'aurais préféré toujours me demander ce que ça aurait pu donner, plutôt que de me rendre compte que ta déclaration me rendait pas vraiment heureuse. …

C’est dur, hein, Josh ? De voir s’effondrer l’espoir de souder la fragilité du lien qui vous unis. C’est dur, car ça se passe au téléphone, comme pour Janet. Bis repetita. Trois petits tours puis elle s’en va. Tu ne parviens pas à répondre, ta voix s’étrangle.

-... Je me suis encore perdue dans mes fantasmes. Ca marchera pas, Josh. Je peux pas répondre à tes sentiments, et t'encourager sur cette voie, alors que je sais que j'y crois pas. Je veux pas refaire comme avec mes ex, et me servir de toi pour flatter mon ego. Tu m'as... vraiment aidée. J'me suis accrochée à toi, et je pourrai jamais te revaudre ça. Faut que ça s'arrête là. Je suis…

Tu voudrais que cela cesse. Te réveille au matin de cette journée, un bras en moins, aveugle, qu’importe, mais te laisser l’espoir de corriger ce qui t’arrive. Pourtant elle pleur. Tu entends le sel de ses larmes couler sur tes lèvres. Elles sont pourtant un goût amer. Ton regard perdu dans l’océan, si tu en avais la force tu aimerais rire, quelle ironie. Comme si l’étendue salée sous tes yeux ne suffisait pas. Ton coeur a dérailler, le rythme n’a rien de naturel et cette tachycardie naissante oblige ton Gallame à user de ses dernière force pour t’apaiser.

-...vraiment désolée, Josh. Je regrette beaucoup de choses, et cette conversation est très haut dans la liste.

Tu respires, profondément, silencieusement. Ton estomac est noué, tu trembles, mais pas de froid, ni de colère. Mais tu réponds avec une voix assurée.

-Pourquoi faut-il toujours que tu prennes le poids du monde seule sur tes épaules ? Tu soupires. Tu sais, dans une relation tout s'endosse à deux, alors ne m'exclus pas. Je ne regrette rien, aucune de mes maladresses, aucune de mes erreurs passées, car elles n'auraient pu me guider jusqu'à toi. Un courte pause à nouveau. L'enfer à bon goût lorsque tu me tourmentes. L'enfer à meilleur goût lorsque c'est toi qui voile mes yeux et non le sable. Un bref souffle ironique passe tes lèvres avec un sourire. Je te l'ai dis Alex, à demi mot, que je t'aime. C'est vrai, pourtant je t'aime… Une nouvelle longue seconde pause. Est-ce là? La fin de notre relation? Un message perdu que j'essaie de sauver au bord d'une plage alors que tu te noies dans tes sanglots? Je ne me savais pas condamné aux sables.

Ta voix change après chaque pause, traduisant une lente descente aux enfers, étage par étages tu n’arrives même plus à te convaincre toi-même que ça ira. Tu ne parviens même plus à y croire. Finalement, ce n’est pas la balle de basket T7, mais bien la 203mm que tu lui as livré. Le nucléaire a une meilleure saveur quand c’est Bethesda qui en parle. Tes yeux ont perdu toute lumière.

Le long silence où tu l’entends renifler ses larmes t’achève. Désespéré, tu lances encore après une éternité durant laquelle ne s’est écoulée que dix secondes dans le sablier.

-Je serai là, aussi longtemps qu'il faudra. Aussi, longtemps, que tu voudras. Dès que tu en auras besoin.

C’est sincère et c’est bien ça le pire. Assez Josh… Laisse couler, la conversation comme le navire, qu’importe, tu as beau apercevoir la côte et tenir le gouvernail, l’eau caresse tes pieds, comme la promesse erronée de Scylla.

-... Deviens le héros de quelqu'un d'autre. Bonne nuit, Josh.

-Je !…

Elle a raccroché avant que t’entâmes cette réponse abrégée par le son du téléphone. Ringabel s’apprête à poser sa main sur le téléphone, mais tu as déjà rappelé, ta respiration est irrégulière, saccadée, tes yeux obscurcit par un voile transparent.

Pas de réponse.

Encore, tu essaies.

Pas de réponse.

Ringabel parvient à te prendre le téléphone et le ranger dans ta veste. Tu vacilles. Tu as mal aux genoux, peut-être, car ils viennent de frapper le sable humide.

Ce soir Alex pleurait et toi, tu ne faisais que l’imiter.



« Comme les sables, ton coeur plein d’espoir s’érode
Au vent froid qui souffle sur le blanc sablier.
Les pierres succombent tel que l'émeraude 
»



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